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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 19:51

Madame, Monsieur,

Je vous remercie vivement pour cette invitation à faire vacciner mon enfant. C'est beaucoup plus appréciable qu'une obligation vaccinale comme se permettent d'en envoyer certains employeurs du privé. Je retrouve là tous les motifs de mon attachement au service public qui sait raison et décence garder.

Je répondrais volontiers favorablement à votre invitation car si cela ne tenait qu'à moi, il y aurait bien longtemps que mon enfant serait vacciné. Hélas cet adolescent refuse catégoriquement cette vaccination salvatrice. Je suis désemparé quand il m'affirme que le vaccin n'en est pas un, qu'il est toujours en phase expérimentale, qu'il ne protège ni de la transmission, ni de la contamination et que la balance bénéfices/risques est défavorable pour sa tranche d'âge. Je me demande où il va chercher tout ça !

Il ose prétendre que ces données sont disponibles sur enfance-libertés.fr ou sur d'autres sites complotistes comme toutvabien44.fr ou Réinfocovid. Il a même lu un article sur anthropo-logiques.org qui démontre que la Suède qui n'a ni confiné, ni imposé le port du masque à son peuple s'en trouve très bien aujourd'hui.

Je trouve très grave que des jeunes soient exposés à des informations aussi dangereuses, mais en tant que parent je n'arrive pas à contrôler les risques d'internet.

Je vous l'ai dit, je suis désemparé. L'ambiance à la maison est devenue infernale.

Quand je tente de le raisonner en disant que ce qu'il avance, c'est tout l'inverse de ce que je vois à la télévision, il ricane. J'ai bien essayé de le menacer concernant le risque d'éviction scolaire si un petit camarade choppe un rhume avec PCR positif, ou bien se retrouve avec ce même test positif en dépistage avant une sortie scolaire...Mon adolescent est intraitable ! Il ose rétorquer que sur le plan juridique il s'agit de discrimination ! Et que c'est un crime qui est puni par la loi.

Alors j'ai besoin de votre aide en urgence pour régulariser sa situation. Je ne souhaite qu'une chose, qu'il accepte le vaccin et rentre dans le rang.

Pourriez-vous m'adresser les documents scientifiques qui permettent de démentir le délire complotiste de mon enfant ? Je ne trouve pas ces informations dans le courrier cosigné par Monsieur le Recteur et Monsieur le Directeur de L'ARS.

C'est regrettable. Je n'ai aucun argument solide pour faire obéir cet adolescent qui est si exigeant sur le plan intellectuel. Seuls des documents scientifiques sourcés et indépendants sauraient le convaincre.

Dans l'attente anxieuse de votre réponse, je vous d'agréer Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Un parent au bord de la crise de nerf

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 19:32

Voyage éclair, que l'on ne peut qualifier d'inutile puisque tout à sa raison d'être, l'Univers conspire à notre bien, mais quand même, cette fois c'est la fois de trop !

Parties lundi dernier sous la grisaille, à peine débarquées sur le Causse du Quercy le cagnard nous assommait.

38° à l'ombre, pour randonner sous des chênes plutôt rabougris, non merci !

Nous avons donc gagné les rives du Lot, stationné le Ptibus à La Magdelaine, sous les noyers et marchotté après avoir renoncé à gagner le village de Laroque des Arcs, le cocktail soleil de plomb et sol calcaire chauffé à blanc ayant eu raison de notre détermination.

 

Le lendemain, à la fraîche nous partions pour Cabrerets mais j'y reviendrais !

L'après midi se révélant tout aussi chaud, nous avons poursuivi notre périple vers le Limousin en faisant quelques zigzags au gré de nos coups de cœur et à la recherche d'un peu de fraîcheur.

 

Sous un soleil ayant revu ses ardeurs à la baisse, nous avons fait halte à St Yriex la Perche dont le cœur de ville est parfaitement "conservé dans son jus". Cité médiévale connue dès l'antiquité pour ses gisements aurifères, c'est du kaolin que la ville tire aujourd'hui ses lettres de noblesse.

Toute la ville vécut longtemps au rythme de la porcelaine, un gisement important de Kaolin ayant été découvert à Marcognac, sans cette découverte la porcelaine serait encore aujourd'hui toujours de Chine !

Nous avons à St Yriex notre fournisseur de porcelaine, mais oui !

Les établissements MP Samie proposent sur deux étages, un choix invraisemblable de bols, assiettes, plats, cafetières, théières, ramequins ... juste le temps de retrouver les 3 assiettes plates que nous avions massacrées et nous terminions notre visite dans une librairie de rêve. Cela tombait bien les trois quarts des monuments et sites étant fermés !

L'heure étant venue de songer à faire étape, nous avons gagné les vergers de Leycuras ouverts à l'accueil des camping-cars. Des centaines de producteurs fermiers, viticulteurs, éleveurs ... proposent gracieusement aux adhérents du groupe France Passion de séjourner chez eux.

Voyageant hors saison, nous sommes souvent seules au milieu des champs ou vergers en compagnie de personnes désireuses de faire partager leur vie ! Que du plaisir.

A peine arrivées alors que nous tâchions de voir où nous allions bien pouvoir stationner un homme, portable en main est venu nous parler météo. Orages "maousse" costauds, grêle, vents forts puis pluie toute la semaine ! Un tableau tellement angoissant que nous avons décidé de regagner Souillac où selon lui la météo s'annonçait plus clémente !

Nous avons donc rattrapé l'autoroute et à partir de cet instant le matraquage a commencé. Tous les dix kilomètres les portiques de signalisation affichaient le même message anxiogène : Alerte météo, orages violents, écoutez 107,7. Sur Toulouse chaque entrée relayait le même message.

Nous avons passé quelques coups de fil, le discours restait identique. L'heure semblait grave même chez nous où un épisode méditerranéen carabiné était attendu. Une amie nous l'ayant annoncé pour 23 heures, nous avons décidé de rentrer dare dare ! S'il devait pleuvoir nous saurions que faire, rangements, piano, cuisine ... côté espace se serait plus vaste que les dix mètres carrés du fourgon.

Alors Ptibus a montré ce qu'il avait sous le capot ! 130 à l'heure, nous sommes rentrées en à peine plus de 5 heures de temps !

A 23 heures il faisait toujours sec ! Au petit jour, un coup de tonnerre, une belle averse qui a rempli la citerne en berne depuis mai. Jeudi et vendredi ont été mi figue mi raisin mais d'épisode méditerranéen foin !

Alors c'est la dernière fois que nous cédons à la peur que l'on cherche à instiller partout et en toute occasion. Peur de la maladie, peur des intempéries, peur de l'autre, peur de la différence, peur de vivre !!!

Nous repartirons et s'il doit pleuvoir, il pleuvra, il tonnera, grêlera, ventera.

Ce sera à "La Buena de Dios" comme disait Jeannine !

De toute façon par le passé nous en avons vu d'autres et après tout nous sommes mortel(les) !

Non ?

Et là pour le coup, nous savons où nous voulons aller ... à NOIRMOUTIER !

Dominique

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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 18:44

Personne ne pourra nier que même en période de vacances la mobilisation n'était pas au rendez-vous. Vac-cinnés, non vac-cinnés au coude à coude pour la Liberté !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 19:55

Encore une balade ! Cela vous tente ?

Des bouchons pour entrer dans la petite ville du Mont Dore, personnellement je n’avais encore jamais vu cela, des ralentissements, oui, mais au touche-touche comme ce fut le cas ce matin là, jamais même si nous aurions pu nous y attendre compte tenu de l’affluence sur les rives des lacs Chambon et d’Aydat. Heureusement pour nous l’immense majorité des véhicules se dirigeait vers le téléphérique du Puy de Sancy. Savez vous que c’est sur les flans du Sancy que deux cours d’eau, la Dore et la Dogne mêlent leurs eaux pour donner naissance à l’une des plus belles rivières de France, la Dordogne ?

Presque seules à gagner le « salon du Capucin », un curieux nom pour un resto apparemment fort réputé, nous avons vite repéré le départ de la balade. Précision, le Capucin est en fait le nom d’un volcan qui surplombe le Mont Dore, c’est aussi un site d’escalade où, Dieu merci, ne se cachait pas notre œuvre d’art du jour.

L’installation, « Un arbre m’a dit », puisque l’humanité semble ne pas réussir à se hisser à la hauteur de l’Arbre, propose que l’Arbre se penche sur l’humanité. Un renversement de ce monde qui marche sur la tête.

L’Arbre se met à hauteur d’homme et grâce à un système optique, le paysage environnant apparaît la tête en bas.

De là à imaginer une prise de conscience de notre monde sur ce que nous faisons subir au monde végétal, il n’y a qu’un pas ... que je ne franchirai pas !

Le chemin du retour au milieu des sapins majestueux nous a offert un cadeau royal, un énorme tapis de Millepertuis ! Nous avons sorti chacune nos sacs de cueilleuses, prélevé sur chaque sommité quelques fleurs et en deux temps trois mouvements, la cueillette impressionnante est venue compléter celle des jours précédents. Pas d’huile solarisée cette année, les réserves ont été à peine entamées, mais quelques tisanes en perspective en cas de coups de froid cet hiver.

Evidemment ce ne fut pas la seule balade du jour, une vrai rando fut le point d’orgue de ce séjour montagnard. Des vaches curieuses, toujours du Millepertuis, beaucoup de soleil et le lac Chauvet nettement moins bucolique que le Lac Pavin que nous avons boycotté cette fois, trop de monde pour jouir de ce site enchanteur !

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 19:50

Pour mon anniversaire Frédérique m’avait offert, en plus de la nouvelle que j’ai partagée avec vous à ce moment là, ce texte poétique que notre jardin, El Refugi, lui a inspiré.

Moins long à lire que la nouvelle « En coulisses », sans doute vous régalera t’il comme il a fait mes délices. Dominique

 

El Refugi

Petit bout de terre,

Oasis de verdure et de fraîcheur

Grouillant de vies à protéger, à faire éclore et prospérer.

Univers mystérieux, fragile et vigoureux,

Propice à la contemplation et à la méditation.

Nourriture du corps, de l’âme et de l’Esprit,

Émerveillement des sens,

Source inépuisable de découvertes.

Alliance magique et subtile de l’infiniment grand et du microscopique,

Jardin des promesses, de l’espoir, de la déception parfois.

École de la patience, de l’acceptation, de l’adaptation et de la gratitude.

Jardin de l’effort et du partage, de la récompense et du don.

 

« Belle jardinière », cheffe d’orchestre bienveillante et attentive

Toujours sur le métier tu remets ton ouvrage…

Tu souffles et tu souffres.

Tu luttes et tu sues.

Mais… pourquoi tu fais ça ?

Pour la Vie !!!

 

Frédérique

Longville

 

 

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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 19:43

Les sites étant assez proches les uns des autres nous n’avons pas boudé notre plaisir cumulant plusieurs découvertes sur une même journée. Un cratère et ses orgues basaltiques le matin, un village situé à cheval sur au moins trois anciens volcans.

Pour découvrir le premier site nous avons fait halte à Brion, minuscule hameau qui par ailleurs est doté d’un foirail démesuré, complètement excentré par rapport aux habitations et situé sur un plateau complètement dénudé. L’hiver, nous avons expérimenté, « oh, ça caille ! ». Après avoir parqué le « Ptibus », nous nous sommes jointes à un troupeau de vaches pour gagner l’œuvre ! C’est quand même d’une taille impressionnante et quand elles ne se contentent plus de vous regarder l’œil bovin mais décident de croiser votre route, il n’y a pas à dire, j’aime modérément.

Les boules de Qi Gong sont utilisées en Chine pour rétablir l’harmonie entre la Nature et l’humain, « Qi Flowers » présentent ici 300 boules miroitantes qui telles des fleurs égaient ce cratère austère ! C’est joli, dommage qu’une vieille mangeoire n’ait pas été déménagée ou au moins vidée de tout un fatras rouillé ! Toujours ce souci du détail qui fait défaut.

Si le matin nous dominions la situation, l’après midi, à Chastreix, bain de verdure au milieu des épicéas, des hêtres et sur un tapis de mousse tel que je n’en avais jamais vu.

Une féerie qui doit abriter des êtres de la Nature, fées des arbres, lutins, que sais-je ?

En tout cas ce fut un vrai bonheur que de suivre ce parcours qui en plus permet de découvrir tout un patrimoine agricole et architectural aujourd’hui abandonné. Une ancienne auberge écroulée et envahie de ronces, des « drailles* » empierrées qui jadis reliaient les villages entre eux hors les routes, des réseaux de canaux encore intacts et qui acheminaient l’eau dans les endroits les plus improbables.

Et au moment où nous avions oublié notre quête du jour, nous sommes tombées sur un joli ruissellement de perles translucides faisant le lien entre les frondaisons et la mousse du sol ! Des gouttes de verre soufflé qui rappellent à quel point l’eau est un bien précieux !

Léger, poétique, lumineux !

Une belle découverte avant de se hisser jusqu’au pas du Diable ! Une empreinte de pied de belle taille, pas vraiment humaine inscrite sur une gigantesque dalle d’où la vue sur le Puy de Sancy est ma foi très chouette !

De toute façon on le voit de partout, comme le Canigou.

Mais il est moins haut ! Rassurez vous.

* La draille se présente comme un chemin creux, elle était surtout empruntée pour mener les animaux à l’estive et les pierres qui la bordent sont le résultat de l’épierrage des terres avoisinantes en vue de les cultiver. Il y en a un peu partout en zone montagnarde.

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 19:42

Cinq jours de grand soleil, pas un nuage et des panoramas à 360 ° voilà ce qui a fait notre joie au pays des puys ! Depuis 2011, chaque année nous filons au pays du Sancy découvrir des œuvres d’artistes disséminées en pleine nature. Occasion toute trouvée pour assouvir notre désir de randonnées dans un environnement qui au fil des ans est devenu presque le nôtre.

C’est également l’occasion de découvrir des curiosités architecturales, géologiques, bien évidemment artistiques et de rire un brin.

Cerise sur le gâteau, nous y avons fait de jolies rencontres et avons même croisé de nombreuses familles avec de jeunes enfants ou des adolescents que l’effort physique ne rebutait pas !

Par contre ces œuvres sont toutes assorties d’un verbiage dans l’esprit de ce que Jean-Pierre Bacri qualifiait de « truc à enculer les mouches ». Exemple à propos de l’œuvre intitulée « Lava » : « Lava agit à l’échelle du paysage en faisant émerger sur le promontoire la forme d’un dôme rougeoyant qui paraît presque irréel.  La terre se fissure en un réseau géométrique de failles qui semblent laisser s’échapper des gerbes verticales. Le vent s’en empare et fait danser ces lignes dans le ciel ».

Je préfère de loin ce qu’en a dit notre ami Jean-Pierre : « un objet non identifié surgi de nulle part ».

Vous apprécierez par vous même !

De lac en cratère, de dôme en forêt, nous avons cuit et recuit sous un ciel uniformément bleu juste un peu troublées en réalisant que l’inversion des températures étaient devenue une constante au fil des ans. Les nuits en altitude se révèlent beaucoup plus chaudes qu’en plaine !

Comme mise en bouche voici notre première découverte « I beleive I can fly » une invitation à se laisser porter par ses rêves !

Le site est grandiose avec un panorama sur le Puy de Sancy décoiffant mais le plus interpelant est de découvrir qu’ici, jadis il y eut un village et que la chapelle qui couronne le sommet de ce puy est tout ce qu’il reste d’un monastère autrefois florissant !

La disparition du village de Colamine n’a jamais été vraiment expliquée, épidémie, guerre de 100 ans, déclin du monastère, le mystère perdure.

Il y avait également un lac qui s’est petit à petit comblé. Occupant une bonne partie du site du Puy St Pierre, il était la création des moines qui a l’époque médiévale élevait des poissons d’eau douce fort prisés de la population, une population que devait avoir le jarret ferme et le coeur costaud, cela monte très très raide. Et descend en proportion, ce que je n’apprécie guère. Monter n’est pas un problème, oserais je dire que j’aime, descendre ...

Aujourd’hui le site sert de décollage aux parapentistes et croyez moi ce n’est pas du pipeau !

A suivre …

Dominique

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 20:07
Réunion de conspirateurs ? Non !
Mais, première visite aux ruches en compagnie de Jean-Louis.
On a tout, le costume, l'enfumoir et c'est parti pour les bases.
Un peu de fumée pour avertir de notre arrivée mais pas trop pour ne pas énerver les abeilles, l'inspection peut commencer.
Nous observons pour tenter de définir où l'activité est la plus intense dans la ruche, là où le "trafic" est le plus intense se trouve en général la reine !
Nous apprenons à différencier le couvain qui va donner les bourdons de celui où les abeilles sont en gestation et constatons que la première ruche est un peu faiblarde, sans doute une vieille reine, peut-être se nomme t'elle Elisabeth ?
Nous apprenons également à réaliser une partition afin de réduire l'habitat des butineuses dans le but de leur éviter un surcroît de travail pour maintenir à la bonne température leur lieu de vie.
Dernière étape, déménagement d'une vieille ruche dans une de nos neuves. On enfume et les rayons passent de l'une à l'autre sans générer d'affolement, cela fait juste drôle quand l'une des abeilles vient se poser sur le voile à deux centimètres du nez. Mais j'aime bien leur bourdonnement et c'est un émerveillement que de voir certaines d'entre elles, "les fesses" en l'air, si je puis m'exprimer ainsi, battre le rappel des nostalgiques qui trainent encore dans la vieille ruche !
Quelle société super organisée, chapeau ! Aujourd'hui cela me ferait presque envie d'être une abeille. certes je ne vivrais pas bien longtemps, 15 jours en été, mais notre époque est si moche ! Dominique
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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 20:12

Voilà, je ne résiste pas à la joie vous faire partager la nouvelle dont Frédérique m’a fait cadeau pour mon joyeux anniversaire !

Cela a été pour moi un moment d’une intense émotion que j’ai eu envie, avec son assentiment de vous offrir !

N’est-ce pas en fait le principe du Don qui prend tout son sens quand il débouche sur le « re » Don !

Je l’ai intitulé « En coulisse », elle n’avait pas été baptisée, j’imagine qu’arrivé à la fin, vous comprendrez pourquoi !

C’est une tranche de vie, peu banale, et que pourtant nous avons déjà tous vécu, c’est en tout cas ma conviction !

Les personnages dessinent subtilement la trame d’un drame, en ce sens que l’on voit brosser à petites touches les multiples tonalités qui composent une vie et si leurs prénoms peuvent surprendre, ils leur collent à la peau !

Je ne vous en dis pas plus mais j’aimerais vraiment avoir des retours car j’ai tant de choses à ajouter !

 

 

En coulisses

 

- Ça y est, jubile Néroli, Rose et Yuzu ont enfin réussi à se retrouver ! Elle l’a vu passer dans la rue et elle l’a reconnu au premier coup d’œil ! Je crois que cette fois nous sommes enfin tirées d’affaire !

Litsée pousse un gros soupir de soulagement, mains jointes, yeux levés vers le ciel en signe de remerciement :

- Ah ! Formidable ! Notre petite famille est sauvée ! Elle nous aura bien fait peur avec son Coco. Elle avait beau se rendre compte que ce n’était pas lui le bon, elle aura duré, cette histoire ! On était mal partis…

- Tu l’as dit… Remarque, c’est comme Yuzu, avec Sarriette, sa première femme. D’accord, on ne peut pas dire que c’était une erreur, puisqu’il n’y a pas d’erreur ; il n’y a que des expériences. Il n’empêche que ça ne va pas nous simplifier l’existence.

- C’est certain, mais c’était prévu, souviens-toi ! On en a longuement parlé tous ensemble. C’est un passage obligé pour Yuzu… Pour nous tous, d’ailleurs.

Litsée opine vigoureusement du chef :

- Oui, même s’il y a eu des égarements, on peut dire qu’ils faisaient parti du plan.

- Exact ! Enfin, on peut dire « ouf » quand même. Je suis bien contente.

- Et moi donc !

Malgré tout, le sourire de Litsée s’efface rapidement. La voilà songeuse, et contre toute attente, vaguement contrariée.

- Sauf que maintenant, il va falloir y aller.

Néroli secoue la tête, rassurante :

- On a encore un peu de temps devant nous !

- Toi, surtout ! riposte Litsée. Moi, ça va être plus rapide ! Et je suis de moins en moins sûre d’avoir envie de m’y recoller !

Néroli se rembrunit à son tour :

- Je te comprends. Moi aussi, en fait.

Elle soupire bruyamment :

- Mais il faut voir le bon côté des choses : la période est plutôt favorable. La guerre est terminée et le progrès est en marche avec plein d’inventions géniales pour faciliter la vie des gens, des femmes en particulier. Une sorte d’eldorado de la liberté… On a de la chance.

- Le progrès, objecte Litsée, l’air sombre ; il n’y a pas que des belles choses dans le progrès ! Regarde la bombe atomique !

- Bien sûr, le progrès, c’est tout l’un ou tout l’autre. Je sais que ça pourrait aussi détruire la planète ! Mais on ne va pas voir tout en noir et moi je pensais déjà à ce qu’à vécu Rose.

Litsée l’interrompt :

- Tu ne devrais plus dire Rose…

- Oh, je sais, mais je préfère continuer à l’appeler comme ça. En tous les cas, regarde, elle a dû traverser deux guerres ! Et puis franchement, elle n’a pas cherché la facilité en choisissant sa famille et ses origines. D’ailleurs, plus j’y réfléchis et plus je me dis qu’on aura intérêt à se serrer les coudes parce qu’ils vont nous donner du fil à retordre ! C’est du lourd, les ancêtres !

Litsée en est déjà convaincue :

- C’est bien pour ça qu’ils nous envoient !

- On n’est pas sorties de l’auberge.

- Au moins, ce sera plus facile du côté de Yuzu.

- Tu parles ! Tu oublies sa fille ! Il y a des péripéties en perspective !

Litsée émet un petit rire :

- Oui, mais je pensais aux ascendants en disant ça ; il n’y a plus grand monde de ce côté-là.

Néroli hausse les épaules en riant :

- Oh, écoute, on verra bien ! On ne va pas se mettre la rate au court-bouillon à l’avance !

Un bref silence s’installe. Une idée traverse soudain l’esprit de Litsée ; elle adresse un regard complice à Néroli :

- Et si on y allait ensemble ?

Néroli soupire :

- J’aimerais bien… Mais ce n’est pas prévu comme ça, répond-elle d’une voix douce.

Litsée a du mal à cacher sa déception. Néroli pose la main sur son genou avec tendresse :

- Mais je serai là quand même !

Listée grimace douloureusement :

- Je sais… Mais j’ai un peu la trouille… Si au moins Sirius pouvait m’accompagner…

Néroli esquisse une moue dubitative :

- Je ne sais pas… On pourra toujours le lui demander tout à l’heure quand il va nous faire sa petite visite.

- D’accord.

 

§§§

 

   Plus tard…

Sirius surgit d’on ne sait où.

- Oh ! Les filles ! Toujours à papoter ?

Une fois les retrouvailles célébrées dans l’enthousiasme, le trio s’installe confortablement sur la mousse, au pied d’un grand chêne majestueux. Sirius s’empresse de donner des nouvelles de Rose totalement accaparée par ses nouvelles amours.

- Elle est heureuse, ça fait plaisir à voir. Elle a complètement oublié que ce ne sera pas toujours facile. Tout le monde oublie. C’est la vie !

Néroli intervient, curieuse :

- Et toi ? Tu as un nouveau projet à ses côtés ?

- Oui, mais ce n’est pas pour tout de suite.

Litsée profite du silence qui suit :

- Tu sais, Sirius, je me disais que tu pourrais peut-être venir avec moi.

Sirius la considère d’un air sincèrement désolé :

- Non, hélas, ce n’est pas encore possible. J’ai des obligations… On en a tous et moi-même, si je reste attachée à Rose… A vous… je devrai attendre encore un peu avant de vous rejoindre. Tu sais bien qu’on ne fait pas ce que l’on veut.

Litsée a beau s’y être préparée, la réponse de Sirius la laisse déçue. Le trio sombre dans un silence pesant.

Quelques instants plus tard, un garçon plein d’enthousiasme vient à leur rencontre :

- Oh ! Lili ! Mon départ est enfin programmé !

En quelques bonds, il rejoint Litsée et s’accroupit à ses côtés :

- Si tu savais ce que je suis impatient ! On va encore bien s’amuser ensemble !

Litsée lui adresse un regard sombre :

- Saro, tu oublies une chose : moi, je n’avais pas du tout envie de ça… On m’a forcé la main.

Saro accuse le coup avec humilité :

- Mais j’ai changé, tu sais… J’ai appris.

Litsée s’impatiente :

- Oui, ben on verra. Tu ne vois pas qu’on parle avec Sirius ? Tu nous déranges, là !

La mine boudeuse, le garçon se redresse et s’éloigne, le dos voûté. Sirius le suit des yeux avec un petit sourire énigmatique.

- Tu ne le ménages pas, commente-t-il sobrement.

Litsée se défend avec ardeur :

- Non. Je n’ai pas intérêt ! Je sais comment il est. Et puis tu sais bien que je ne voulais pas m’y recoller avec lui ! Il m’en a fait baver, quand même !

- Oui, mais toi, tu sais que ton travail avec lui n’est pas terminé.

Elle grogne :

- Je sais.

Sirius hoche la tête :

- Et cette fois, il ne tiendra qu’à toi d’en finir pour de bon.

Elle sert les dents.

- Je sais. Compte sur moi.

Néroli se redresse en soupirant. Quelque chose l’intrigue depuis longtemps ; il faut qu’elle en ait le cœur net :

- Sirius… Toi qui guides si bien les humains… As-tu déjà été l’un d’eux ?

Le regard de Sirius se perd dans le lointain :

- Il y a longtemps…

- Tu n’as plus envie ?

- Pas pour l’instant.

- Pourquoi un chien ?

- Pour l’amour inconditionnel.

Une tendresse infinie brille dans le regard de Sirius.

- Les animaux, eux, savent ce que c’est, ajoute-t-il.

- Pourtant, leur sort n’est pas forcément enviable auprès des humains, remarque Litsée.

- J’essaye de bien choisir ! Répond Sirius avec un petit clin d’œil facétieux.

- Tu as déjà choisi d’être un chat ?

- Oui, et ma foi, je recommencerai volontiers ! Le chat est libre. Le chien ne l’est jamais.

- Les chats… Quelle leçon ont-ils à apporter aux humains ?

- L’art de profiter de l’instant présent ! Et aussi, contrairement au chien, celui de s’aimer, de se choisir. C’est important aussi...

Litsée et Néroli ont savouré les paroles de leur ami avec délectation, comme toujours. Il va devoir partir ; la séparation, même provisoire, est toujours un peu triste.

- Tu nous accompagneras toujours ? Partout ? Demande Litsée.

- Toujours. Partout.

- Mais comment allons nous te reconnaître ? S’inquiète Néroli.

- Moi, je vous reconnaîtrai. Et je saurais vous le faire comprendre.

 

§§§

 

Une nouvelle fois, Litsée et Néroli sont réunies sous le chêne majestueux à l’orée de la forêt.

- J’ai fais ma petite enquête, tu sais, confie Litsée. On va devoir alléger le fardeau de la famille. On ne sera pas trop de deux pour faire ce travail. C’est pour ça qu’il est prévu que nous restions ensemble.

Néroli approuve :

- Oui, j’ai bien compris qu’on n’allait pas avoir une vie tout à fait « normale », si l’on peut dire comme ça. Disons que nous allons devoir cultiver notre différence, assumer une certaine marginalité.

- Rose est là pour nous y préparer.

Néroli sourit :

- Ça va changer de la vie de couple, des enfants, et tout le toutim ! Très bien ! Et puis j’aime bien cette idée de partager le même objectif toutes les deux, parallèlement à notre mission personnelle. C’est encourageant !

- Sûr qu’il faut bien ça pour envisager de tout reprendre à la base ! Retourner à l’école ! Non mais, tu te rends compte ?

Elles éclatent d’un rire joyeux.

- J’ai hâte de retrouver Rose et Yuzu, déclare Litsée en retrouvant son sérieux.

- Moi aussi ! Et à moi, le temps va sembler long avant de vous rejoindre. Heureusement qu’il y aura Vanille et Jasmin.

Néroli marque un temps de pause, soucieuse :

- Ils n’ont pas choisi la facilité, tous les deux… Surtout Jasmin. Tu vois, finalement, heureusement qu’on oublie tout ! Ça doit être horrible de savoir que tu vas être malade, ou handicapé, ou que tu n’arriveras jamais à l’âge adulte ? Pourquoi on choisit des « trucs pareils » ?

Litsée hausse les épaules :

- Tu le sais, on l’a tous fait, dans une vie ou dans une autre. Et plusieurs fois, sans doute. A toi aussi, c’est forcément arrivé. Tu avais ce travail-là à faire pour grandir ; ou alors, c’était tes parents, ton entourage, qui étaient appelés à progresser à travers ton épreuve. Jasmin a choisi. Sa mère, Marjolaine, aussi… Tout comme son futur père.

Néroli grimace :

- C’est difficile.

- Oui… C’est comme ça. Les rôles sont différents à chaque fois. Certains nous apportent plus de joies que d’autres. Mais nous en sortons toujours grandis. C’est ça, le but.

- Je sais tout ça. Mais au seuil du grand saut, on « mouline » un peu !

- Ce n’est pas moi qui vais te dire le contraire !

Après un court silence, Néroli relance la conversation, curieuse :

- Tu as choisi de travailler quel domaine, toi ?

- Transmettre, répond Litsée sans hésitation. Transmettre et éveiller.

- Moi aussi ! Et témoigner !

- Aussi, et soigner.

- Ah non, pas moi. Mais développer ma spiritualité, oui…

- On fera ça ensemble !

- Ce sera génial.

- Moi, j’ai soif d’apprendre ! Déclare Litsée avec ferveur.

- Sirius m’a confié l’autre jour ce que l’on attendait de nous… Nous allons devoir tout mettre en œuvre pour intensifier la Lumière autour de nous, participer activement à l’élévation des énergies pour l’entrée dans la nouvelle ère. Nous ne pouvons pas rater ça… Nous devons aider de notre mieux pour faire émerger un nouveau monde d’Amour, de Paix et de Joie. Ah, l’Amour inconditionnel ! Sirius nous apprendra. Il m’a dit qu’il aurait un grand rôle à jouer dans notre éveil spirituel. Il sera toujours notre guide. Tout autant que Rose et Yuzu.

 

§§§

 

Litsée se prépare au grand départ. Depuis quelques temps, elle fait de fréquents aller-retour pour découvrir et s’accoutumer à son futur « chez elle », à sa famille. Elle raconte à Néroli, la grande maison, le vaste jardin, promesse de partie de jeux interminables, l’entreprise familiale partagée avec la sœur aînée, Marjolaine, la première fille de Yuzu. Elle est très enthousiaste, même si la perspective de la séparation gâche un peu son plaisir. Elle sait déjà qu’elle va recevoir beaucoup d’amour, la base la plus solide pour bien grandir. Il y aura aussi la musique, la fantaisie, le non-conformisme, le sport, la nature, l’humour, les animaux, un sacré cocktail de positivité pour s’épanouir en dépit des vicissitudes inévitables de la vie. Litsée est irrésistiblement attirée… Mais parfois aussi, l’appréhension du changement est plus forte. Elle angoisse, menace de renoncer. Néroli l’encourage. Alors elle persiste.

Ses séjours vont devenir insensiblement de plus en plus longs. Jusqu’au jour J. Néroli est fataliste. C’est le processus normal. Il en sera de même pour elle dans quelques temps. Mais ce sera plus facile ; elle ne laissera presque personne derrière elle, elle. Vanille va bientôt partir à son tour. Il ne restera alors que Jasmin, et quelques autres avec qui elle a déjà « joué » une ou plusieurs « pièces » et qu’elle retrouvera ici et là, au fil de sa future aventure. Et il y aura surtout encore et toujours Sirius qui ne cessera jamais de faire la navette d’une dimension à l’autre.

Tout est en place. Le décor est dressé et les personnages possèdent leur rôle sur le bout des doigts ! Ah oui, mais il y a ce fichu « oubli » qui laisse la part belle au libre arbitre, aux tâtonnements, aux erreurs d’aiguillage, prévus ou non… Au « hasard » ! Le « hasard est l’ombre de Dieu » dit le proverbe arabe. Il faut trouver sa voie, sa mission, prendre conscience de ses dérapages et redresser la barre pour retrouver Le Cap. C’est tout l’art de la vie : accomplir ses missions avec la Lumière en filigrane et briller, rayonner comme un phare dans la tempête pour faire triompher l’Amour, la Paix et la Joie.

Frédérique

Précision, le texte est protégé par Copyright, il ne peut donc être copié et partagé !

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 15:16

Jolie randonnée en sous bois à quelques encablures du col de Jau au-dessus de Mosset.

Mis à part un balisage aléatoire si l'on se référait à notre topo guide, nous avons fini par nous en affranchir et c'est allé nettement mieux, nous nous sommes vraiment régalées.

Pas vraiment longue mais bien pentue par moments avec une belle cueillette de Millepertuis et quelques tiques collantes sur la fin.

Régalez vous aussi !

 

 

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