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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 21:02

Petits roulés au sésame


Petits-roules-au-sesame.JPG

Une idée originale pour l’apéritif ; une adaptation personnelle de ce que Marie-Jo nous a concocté il y a peu.

Du Boursin, du thon au naturel à parts égales, à mélanger dans un petit saladier puis à réserver au frais quelques heures.

Dans une assiette remplie de Sésame, de petites boules de la mixture roulées dans les grainées.

Un petit tour au frais!

C’est tout !

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 20:58

Mardi 10 heures, nous pénétrons à Calicéo, centre aquatique de Perpignan. A la caisse l’hôtesse nous annonce que nous bénéficions de l’offre promotionnelle de 3 heures au prix de 2 !

L’une comme l’autre, cela nous fait ni chaud ni froid car avant même d’avoir atteint les 2 heures lassées de tremper généralement, on sort !

Pendant que nous attendons les cartes magnétiques qui permettent d’accéder aux vestiaires puis au bassin, nous remarquons un panneau mettant en garde le public contre la dangerosité du sol glissant. Pas de chance, nous n’avons pas de sandales antidérapantes !

Ayant revêtu nos costumes de naïades, à pas menus, nous gagnons la zone de bain. Un groupe de têtes chenues trempe dans le bassin intérieur monopolisant toutes les buses d’eau pulsée. Du coup nous décidons d’aller tremper dans l’un des bassins extérieurs, la tram démente ayant découragé les baigneurs. Seules nous profitons un temps des jets à forte pression, des sièges bouillonnants puis, les buses fonctionnant en alternance, privées de jets massant, plutôt que de nageoter sans but, nous regagnons le bassin intérieur. Plus de têtes chenues, elles sautillent au loin dans un autre bassin où se déroule un cours d’aquagym, pourtant là aussi pas de jets massant juste des bains bouillonnants. Nous brassons sans conviction et sortons au bout d’une heure et demie. Yeux rivés au sol, nous marchons avec précaution sur le sol hyper glissant quand Frédérique part en glissade.

coup.png

Spectatrice impuissante je la vois en une fraction de seconde s’affaler puis se redresser se tenant la tête à deux mains. Un groupement de baigneurs s’est instantanément formé plein de sollicitude. Frédérique les rassure, elle va bien. D’ailleurs elle se relève et nous regagnons le bassin intérieur. Au passage j’enregistre quelques apartés chez d’autres usagers, les accidents de ce type on l’air légion !

Nous trempons depuis à peine une ou deux minutes quand Frédérique me demande ce qui vient de se passer. Je lui raconte le dérapage, la chute. Une ou deux secondes plus tard, elle me repose la même question, même réponse. Elle ne comprend pas, ne se rappelle pas de ce qui s’est passé et s’inquiète de cette douleur à la tête et de la bosse qu’elle palpe. Je lui propose de regagner les vestiaires et l’attrape par le bras, ça serait ballot de retomber.

Elle cherche manifestement à comprendre et commence à s’inquiéter de ne pas se rappeler de ce qui vient de se passer.

Nous enchainons douche et rhabillage en un temps record et quittons Calicéo en moins de deux.

Je regrette de n’avoir pas de dose d’Arnica sur moi et comme elle est de plus en plus inquiète, parlant de fracture du crâne, me demandant si c’est grave, je ne vois plus qu’une solution : le médecin. Je gare la voiture et appelle le notre dont coup de pot, nous sommes à moins de 5 minutes.

Lorsque nous arrivons au cabinet, la panique a gagné Frédé qui m’a fait raconter encore et encore ce qui s’est passé. Elle ne se rappelle plus être tombée, être allée à Calicéo et répète que c’est grave d’avoir tout oublié, que ce n’est pas normal !

Le docteur Saïs prend la relève, zen et efficace. Il essaie de faire diversion en ne lui posant aucune question sur les circonstances de la chute mais cherche à lui prouver que sa mémoire fonctionne toujours. Il lui demande son nom (à lui), elle lui répond en rigolant et ne se trompe pas pour le prénom non plus, ce qui n’aurait pas été mon cas, je veux toujours l’appeler Jean-Paul ! Frédé lui répétant pour la énième fois qu’elle ne se souvient de rien, qu’elle a perdu la mémoire, il lui demande en quelle année nous sommes, elle sèche. Il enchaîne lui réclamant le nom du président de la république. Je vois Frédé se détendre, elle sait ! Sarkozy !! Bingo !

sarko.png

Le nom a fusé et je me marre intérieurement tout en cherchant à lui faire retrouver ses esprits. « Mais non, pense à Monique ! »

Du coup elle nous lâche un timide : Hollande ?!

Hollande

C’est vrai qu’on a du mal à y croire, la preuve !

Mine de rien, JM Saïs procède à un examen neurologique pour s’assurer qu’il n’y a pas d’hémorragie cérébrale : Frédé est invitée à se gratter le nez avec la main droite tout en levant le pied gauche, à lever la jambe droite et faire les petites marionnettes en même temps. Elle va faire des nœuds si ça continue ! Pourtant elle s’exécute avec brio mais ne démord pas de son obsession : elle a une fracture du crâne Il a beau lui expliquer que son état n’est pas inquiétant, qu’elle a pris un coup sur la tête et que l’œdème externe affecte certaines fonction de manière transitoire, la panique la gagne, elle est en larmes. Avec un gros clin d’œil à mon endroit, il lui prescrit alors une radiographie du crâne et termine l’auscultation.

Nous reprenons la route via la bergerie et pendant tout le trajet, je lui ré explique ce qui s’est passé à chaque fois qu’elle me pose la question. A peine arrivées, comme elle fait une fixette sur ses trous de mémoire, j’insiste sur tout ce dont elle se rappelle, le nom de Virgile, de la présence du fourgon. Peine perdu elle s’étonne de plein de choses un peu perturbantes pour moi : le vieux frigidaire, le chèque d’Agnès dont elle a oublié l’existence (Agnès), le colis en attente sur le bahut. Elle a oublié le passage de Dominique Gentils et ne comprend pas le pourquoi du devis dont je prends connaissance. A l’instant où elle semble tiquer lorsque je parle de notaire, je décide de rester dans le présent. C'est le seul moment où j'ai eu peur, peur qu'elle ait oublié le départ de Jeannine !

Nous mangeons et comme je n’arrive pas à obtenir de rendez-vous pour la radio car il m’est répondu que c’est interdit d’en faire, il faut leur préférer le scanner.

Le docteur Saïs appelé n’est pas d’accord, il me conseille d’appeler à Elne ou d’aller à Céret pour le scanner mais il me précise que ce n’est que pour rassurer Frédérique ! Céret ne répond pas, je n’ai pas envie d’aller à Elne. J’appelle le docteur Delay, il me dit de lui amener Frédé à 16h30, qu’elle se repose mais qu’elle souffre juste des suites d’un KO. Moins angoissée Frédé se fait répéter encore et encore ce qui est arrivé, heureusement que les enseignants ont l’habitude de répéter les choses, l’habitude est une seconde nature.

Frédérique ne sachant pas vraiment se reposer, ça doit être génétique, nous partons faire un tour, il est 15h30 ! Ce sera le premier souvenir qui lui reviendra depuis qu’elle s’est cabossée le crâne.

A 18 heures nous revenons de voir Delay. En passant devant le bahut, de retour à la maison, Frédérique remarque que nous avons oublié d’expédier le colis à la copine d’Agnès, elle a repris le cours des choses en marche, le devis lui parle, le nouveau frigidaire aussi MAIS !

Mais elle ne se rappelle toujours pas être allée à Calicéo, d’être tombée, d’avoir barboté.

Ce ne sera que 2 jours plus tard que Frédé aura des bribes de souvenirs qui referont surface et que nous rigolerons comme des folles en nous imaginant avec des semelles à ventouses, s’ensuivra même sur la promenade d’Argelès une scène de mime hilarante !

Praz-de-Lys--86-.JPG

Dire qu’on a marché dans la neige et sur le verglas pendant 7 jours sans jamais se gameller !

Do


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 18:21

DOCTEUR  SLEEP

« Doctor Sleep » (Scribner, New-York, 2013)

Stephen King

(Albin Michel, Paris, 2013)

 

 Dr-Sleep.png

 

  Ceux et celles qui ont lu le livre (1977), ont vu le film de Kubrick, « Shining » (1980) vont retrouver le petit Danny Torrance, Dan devenu adulte. Les autres vont faire sa connaissance car « Dr Sleep » n’est pas la suite de « Shining » mais une entité propre.

  Sur une centaine de pages, très dures, couvrant plusieurs décennies, nous suivons Danny jeune homme luttant contre son passé puis trentenaire vivotant comme il peut, avant que l’histoire proprement dite ne débute.

  Dan est aide-soignant dans une maison de retraite et lutte contre son addiction à l’alcool (S. King sait de quoi il parle !). Grâce à son « don » il accompagne avec tendresse les pensionnaires arrivés au bout de leur chemin (d’où son surnom de docteur Sleep).

  Mais, lorsque les True Knot, une bande d’énergumènes « américains moyens » sillonnant l’Amérique en camping-car, vivant de la vapeur produite par les enfants ayant le « shining » quand ils sont torturés, se lance aux trousses d’Abra, une fillette ayant le même « don » que Dan, c’est une haletante lutte à la vie à la mort qui commence.

 

 

Prix du meilleur roman fantastique 2013 décerné par la rédaction de Lire.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:30

Je suppose qu’à vous aussi, il arrive d’un coup d’être submergé par un vieux coup de blues et de vous retrouver la tête à l’envers, parfois même sans savoir pourquoi jusqu’à ce que la cause pénètre votre conscience.

Ce peut être le pouvoir évocateur d’une photo, d’un parfum !

Une chanson ou un morceau de musique et le temps est aboli.

Il y a ainsi, aussi, les moments de nostalgie que l’on s’inflige, on ne sait pas trop pourquoi. Mais si ça fait du mal, pourtant ça fait du bien aussi. C’est ainsi que de temps en temps je regarde la toute dernière photo de Jeannine, c’est douloureux mais cela ayant été le prélude à sa libération, je me sens pleine d’espoir.

Pleine d’espoir pour tous ceux qui comme elle, sont en partance.

 nostalgie.jpg

En ce qui concerne les parfums, là, c’est nettement plus contrasté.

Il y a les parfums bonheur, moi c’est l’odeur du mimosa qui me ramène systématiquement en 1972 pour notre premier l’hiver dans les Pyrénées Orientales. Autre parfum chouette, le monoï. Je n’ai qu’à déboucher un flacon et humer pour m’offrir un voyage à l’œil en Egypte.

Mais s’il y a le meilleur, il y a fatalement le pire comme ces parfums qui viennent vous chatouiller les narines dans la rue, ou ailleurs, et vous rappelle une personne aimée, perdue de vue ou décédé.

Mais en ce qui me concerne pour me retrouver avec le moral dans les chaussettes, rien de tel depuis des années que le Concerto pour violon de Beethoven. Pourtant j’ai « travaillé » sur moi et je croyais bien être arrivée à pouvoir l’écouter sans état d’âme, après tout cela a bien marché pour d’autres oeuvres !

Et vous ?

Qu’est-ce qui vous fusille sans sommation ?

Do

 

Mayotte,

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 21:10

La Rayonnance, un miracle ?!

Mardi 14, sans raison apparente, j’ai soudainement senti ma cheville qui lâchait. Craquements sinistres, douleur fulgurante, chute inévitable.

 Je me suis retrouvée sur le dos ayant évité le pire grâce à mon sac à dos.

 Merci !

 Le temps pour moi de récupérer le souffle, Frédé s’est accroupie à mes côtés. Mains posées sur ma cheville, elle a immédiatement activé certains rayons. Je n’ai tout d’abord rien ressenti puis un courant chaud a commencé a circulé dans le pied apaisant la douleur initiale, ensuite RIEN.

 Je ne sentais plus rien !

 Une amie venue nous récupérer nous a déposées à la maison.

Possédant tout un échantillonnage d’attelles, bandages, strappings et même une paire de cannes, je suis arrivée aux urgences toute équipée. Le radiologue a confirmé le diagnostic du pendule, absence de fracture, d’arrachement osseux, de déchirure ligamentaire.

cannes.jpg

Une entorse.

 Un point c’est tout !

 La nuit a été bonne, sans douleur jusqu’à 4 heures du matin. La cheville ayant commencé à me titiller, mon « truc » à moi, étant de soigner en imposant les mains, j’ai officié, la douleur s’est calmée.

 

Mercredi 15, je clopinais avec mes 2 cannes, sur de courtes distances, la cheville un peu raide.

Jeudi 16, toujours aidée de mes cannes, je marchais quasiment aussi vite qu’avant. Le soir je laissais tomber l’attelle, la cheville presque complètement dégonflée.

 Si je n’avais eu 2 beaux bleus-violets-rougeâtres sous chaque malléole, j’aurais pu croire avoir rêvé ! Rêvé ou cauchemardé ?!

Vendredi 17, plus de cannes, l’attelle juste pour marcher, plus d’enflure, juste des bleus. Il n’y a qu’une seule chose que je ne peux pas faire sur la durée, conduire !

 Inutile donc de regretter de n’être pas montées à Paris, 2000 kms en 3 jours, c’était beaucoup trop ! Demain, je retire l'attelle, et hop !

La rayonnance sacrée, ça n’a rien de magique, ce n’est pas un placébo.

 C’est 100/100 efficace, 100/100 naturel.

Chacun peut l’utiliser, il suffit d’y croire. L’énergie de ces rayons constitue notre enveloppe énergétique, elle est présente partout dans l’univers, elle est ce dont nous sommes fait. Activer tel ou tel rayon permet de ré équilibrer, harmoniser, corriger nos énergies, maintenir, rétablir la cohésion de notre être.

La Rayonnance sacrée est un soin !

Do

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 20:37

A quand une chartre définissant les droits des personnes âgées ?

 Ce pourrait être aussi le titre de cet article.

Que de fois avons-nous eu l’opportunité de découvrir sur les panneaux d’affichage des Valbères des rappels à destination des familles de résidents demandant de penser à réassortir et ou actualiser en fonction de la saison les garde-robes, de ne pas oublier de renouveler les produits de toilettes !

Les réflexions du genre « Ah bon ! Mais il (ou elle) avait des chaussettes (culottes, chemises, pyjamas) en entrant » lorsque le personnel réclamait l’un de ces éléments de trousseau à une famille qui avait oublié que tout s’use avec le temps, étaient (sont encore) malheureusement monnaie courante !!!

Je ne m’étendrai pas sur le cas très classique du parent qui se retrouve parachuté en maison de retraite, dépossédé de son vivant de sa maison et de ses biens mobiliers au bénéfice de sa descendance. Cela s’inscrit dans la logique des choses puisque dès la soixantaine, de tout bord, fleurissent les appels à faire don de son vivant de son patrimoine à ses enfants. Tout cela parce que les jeunes consomment, eux !

De là à en conclure que c’est un droit légitime que de disposer des biens de ses parents, il n’y a certes qu’un pas très facilement franchi !


Mr-Goignet.JPG

Que nombreuses personnes n’aient personne pour veiller sur elles s’explique de multiples façons à commencer par l’absence de famille, enfants, neveux ou conjoints. Il y a aussi l’éloignement géographique ou les brouilles familiales … Pourtant ce n’est pas forcément dans ces cas de figures que l’on trouve le plus de comportements flirtant avec la maltraitance.

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En vrac, voici quelques faits dont nous avons été les témoins.

Un enfant qui se permet de refuser à son parent ce que ce dernier lui réclame, par exemple faire le point avec lui sur ses avoirs financiers. Et quand bien même cette personne ne maîtrise plus la situation, si cela la rassure !


Mme-Salesme.JPG

        

Que penser des familles qui ne disent pas la vérité et travestissent la situation, parlant de séjour temporaire plutôt que d’intégration définitive, empêchant ainsi l’ancien de faire son deuil et d’entrer dans un processus d’adaptation.

Il y a ceux qui décident pour la personne dans des domaines personnels comme ceux ayant trait à la coquetterie. « Tu ne sors pas, tu n’as pas besoin de chaussures ! ». Et alors, on a le droit, même à l’intérieur d’avoir envie de se présenter sous son meilleur jour !? Est-ce parce que l’on est âgé que l’on doit être fagoté comme l’as de pique ?

Il y a le cas des résidents que l’on trimballe comme des pions, les changeant d’étage pour des commodités de service ou pour rassurer les familles face à un danger potentiel (chute, fugue…). On ne les a pas consulté, seule la famille a eu à se prononcer pour entériner une décision prise par ou avec la direction.


De quel droit les enfants décident pour leurs parents, le grand âge ne rend pas forcément sénile ! Et quand bien même le serait-il ?! Que fait-on des repères, des liens qui se tissent avec le personnel, les autres résidents, de ce semblant de sécurité qui s’installe et que l’on n’hésite pas à mettre à mal.

L’affichage des maisons de retraite vise à sensibiliser les personnes sur la maltraitance mais outre celle qui se voit, il y a la maltraitance qui entraine la misère psychologique, ô combien destructrice !

A une époque où l’on voit fleurir les conseils municipaux de jeunes, il est stupéfiant de constater que les personnes âgées sont bien souvent traîtées comme des irresponsables.

Je terminerai ce coup de gueule avec ce qui me parait être pire encore : la loi Léonetti et la manière dont certains membres du corps médical en conçoivent l’application. Cette loi est le remaniement de la loi de 1999 qui prévoyait que la personne malade puisse s’opposer à toute investigation ou thérapeutique. La loi Léonetti approfondit cette loi et repose sur une éthique qui peut se résumer à « laisser mourir sans faire mourir ». C’est l’absence d’obstination déraisonnable, le droit du refus de soin mais (hypocritement, c’est du moins mon point de vue) en excluant le suicide assisté et l’interruption du processus vital des personnes en fin de vie !

A ce propos une question : que faut-il entendre par personnes en fin de vie ?! A un mois de son centenaire, alors que nous nous opposions à ce que Jeannine subisse un doppler, le médecin nous avait répondu avec hauteur et mépris que n’étant pas en fin de vie, elle y avait bien droit !

 

C’est une amie qui tout dernièrement nous a mises au parfum en nous faisant partager son angoisse. Sa mère, de 94 ans, a souffert dernièrement d’un AVC, dont elle se remet avec à ce jour un seul handicap : elle ne met pas forcément sur les mots le sens conventionnel qui leur a été attribué. Une situation vécue douloureusement par cette femme qui ne se résigne pas, se bat et progresse ! C’est pourtant dans ce contexte que les médecins de la maison de convalescence lui ont demandé de prévenir le corps médical au cas où sa mère souffrirait d’un autre AVC (et pourquoi donc ?) pour que s’applique la Loi Léonetti.

Que doit-on comprendre ? Qu’on ne la soignera pas ?! La laissera t’on « partir » sans tenter quoi que ce soit ?

Imaginez-vous dans quelques années, à sa place !

Non, ce n’est pas de la science fiction, il y a déjà des pays européens où selon l’âge du malade, on soigne ou laisse aller !

Faîtes de beaux rêves quand même.

Do

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 18:54

 

 

L’autre soir, regardant par hasard le JT de 20 heures sur France 2 (d’une manière générale, nous évitons les (dés)infos de la télé), nous avons pris au vol un reportage où il était question d’un homme ayant à cœur de cultiver sa forme. Exercice physique et nourriture saine pour un corps sain. Son régime ? Un verre d’argile verte à jeun pour nettoyer l’organisme, quelques fruits secs riches en antioxydants,  pain complet et jus de fruits frais, maison. Cet homme explique ensuite que le sucre blanc est un poison. Banni de son alimentation, donc. Mais Marc Menand (c’est son nom), journaliste, va plus loin : il ne mange plus de viande, ne prend plus de produits laitiers et ne consomme plus d’alcool. Pourtant, franchement, on n’a pas envie de le plaindre ; il a l’air heureux.

 

Intervient alors un psychiatre, Gérard Apfeldorfer, grand spécialiste de ce trouble. Car en fait, Marc Menant va mal. Il est malade. Et le pire, c’est qu’il ne s’en rend même pas compte ! C’est fou, quand-même. Il souffre d’orthorexie.

 

Quésaco ?

 

Un français sur cinq est orthorexique. C’est grave, docteur ? Hé oui, car ce trouble qui consiste à faire attention à ce que l’on mange (« recherche de l’aliment parfait pour avoir un corps parfait et ne jamais mourir », dit le psy ; comme s’il y avait des gens assez bêtes pour penser qu’ils n’allaient jamais mourir !), ce trouble, donc, cette maladie en fait, conduit à l’asociabilité du sujet. Non, mais c’est vrai, quoi : comment voulez-vous faire la fête si vous ne mangez pas comme tout le monde et si vous ne buvez pas de vin ? Comment voulez-vous vous faire des amis en mangeant des graines et en sirotant du jus d’orge ? C’est carrément pas sortable. ( Comme si le seul intérêt à se retrouver entre amis était de manger… )

 

Et voilà. Do et moi, nous pensions être en bonne santé. Funeste erreur. L’orthorexie nous guette. Nous aimons trop le fromage, la crème fraîche et les yaourts pour envisager de supprimer les produits laitiers, mais nous ne mangeons presque plus de viande (sauf un peu de cochon de temps en temps ; c’est bon, la charcutaille, quand-même) et nous ne buvons quasiment pas d’alcool (sauf du muscat pet’ - de Corse-, du rhum et du champagne). Par ailleurs, nous achetons bio le plus souvent possible ; au pire, nous privilégions les petits producteurs locaux. Pas d’argile le matin, mais un quart de citron pressé dans de l’eau tiède ; ça nettoie aussi. Il y a bien longtemps que nous boycottons les produits raffinés au profit des aliments complets. Ce qui ne nous empêche pas de nous payer un bon resto de temps en temps, de manger de la viande si nous sommes invitées (d’abord, lorsque nous sommes invitées, nous mangeons de tout, même si nous n’aimons pas… Tout, sauf des fruits de mer ! Là, on n’a pas confiance.)

 

P1010940

Notre mère nous l’a toujours dit : il faut faire attention à ce que l’on mange : « c’est comme le carburant qu’on met dans sa voiture ; ça doit être de bonne qualité ». C’est elle qui nous a initiées aux médecines douces et à la nourriture saine. Elle a semé en nous les graines de l’orthorexie.

 

Non, mais vous vous rendez-compte ? Un français sur cinq fait attention à ce qu’il mange !!! Un français sur cinq refuse de se laisser empoisonner par l’industrie de l’agro-alimentaire… Et il y a de fortes chances pour que ces mêmes personnes optent pour les médecines douces, rejettent l’allopathie et les vaccins. Mais ou va-t-on ?!!!  

 

 

 

Trêve de plaisanterie : l’heure est grave. A l’heure de la malbouffe et des Mac Do, considérer les gens qui cherchent à se nourrir correctement et qui font de l’exercice pour se maintenir en forme, comme des malades est significatif : qui a intérêt à ce que l’on continue à manger mal et à être malade ? Hein ? Qui ? Qui ?... Mais ils vont bientôt nous envoyer au goulag comme des malfaiteurs !!! Coupables de mettre en péril l’économie mondiale… Au « gnouf »,  les orthorexiques, avant que ça devienne une pandémie ! Non, mais sans blague !

 

Fredo  

 

 

 

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 15:04

    No Pasaran !*

(On espère bien que si !...)

 

Nouvelle

         

Les deux mains posées à plat devant lui, le président Sarkhollandzy balaya d’un regard circulaire l’assemblée de ses ministres. Sous son regard sévère, peu à peu, le brouhaha des voix diminua jusqu’à s’éteindre tout à fait, laissant place à un silence craintif et respectueux.

- Mesdames et messieurs, je vous ai rassemblés aujourd’hui pour ce conseil des ministres exceptionnel afin de faire le point sur une situation préoccupante que nous avons déjà évoquée ici-même plusieurs fois. Depuis plusieurs semaines, chacun, dans son domaine, a donc travaillé afin de dresser un état des lieux. Le moment est venu, mesdames, messieurs, de faire le point ensemble, d’en tirer les conclusions qui s’imposent et d’établir un plan d’attaque afin de contrer les tendances émergentes dévastatrices qui nous préoccupent tout particulièrement. Je vais donc donner la parole à Monsieur le ministre de l’intérieur qui va nous faire un exposé général de la situation.

Petit et rond, Emmanuel Tazère de la Gachaite se redressa vivement à l’appel de son nom, esquissant un petit salut à l’adresse de son supérieur hiérarchique avant d’ouvrir son dossier et de prendre la parole en se raclant la gorge :

- Je vous remercie, monsieur le président. Je vais commencer par un bref rappel de la situation, si vous le voulez bien. Il y a quelques mois, nous avons été alertés au sujet d’un phénomène culturel inquiétant ayant vu le jour dans nos campagnes et ayant une fâcheuse tendance à se généraliser. Nous avons tous entendu parler de monnaies locales, d’échanges de services, et autres petits arrangements locaux qui se font ici ou là en marge de l’économie traditionnelle. Ce sont des fonctionnements marginaux qui existent depuis fort longtemps et qui n’ont jamais suscité la moindre inquiétude, justement parce qu’ils restaient marginaux. Or voilà que depuis quelques temps, plusieurs semaines, voire même plusieurs mois, ces initiatives locales ont tendance à prendre une ampleur préoccupante. Bien entendu, lorsque nous avons commencé à constater que le phénomène s’amplifiait, les médias ont reçu l’ordre de cesser la publicité involontaire qu’elles leur apportaient afin de tenter d’enrayer l’épidémie. Hélas, vous savez bien sûr qu’il est très difficile de contrôler de la même façon les informations qui circulent sur le net et c’est évidemment de cette manière que le processus a pu s’accélérer jusqu’à arriver à la situation de crise que nous connaissons aujourd’hui. Mais je pense que madame le ministre de l’économie et des finances en parlera mieux que moi.

Face au ministre de l’intérieur, une longue dame brune aux cheveux sagement regroupés en chignon sur la nuque, se prépara prestement à prendre la suite de son collègue, mais le président, qui avait pris quelques notes au cours de l’intervention du ministre de l’intérieur, l’arrêta d’un geste discret :

- Juste une question, avant votre intervention, madame du Flouze, si vous le permettez ! Monsieur le ministre de l’intérieur, vous avez parlé de plusieurs semaines, voire même plusieurs mois… Ne peut-on parler d’années, dans certains cas ?

Le ministre de l’intérieur rougit comme un élève pris en faute :

- Tout à fait, monsieur le président, dans certains endroits, on peut effectivement dire que cela dure depuis des années.

- Merci. Madame, c’est à vous…

Un peu déstabilisée par cette intervention, Marilyne du Flouze, ministre de l’économie, attaqua son exposé en bégayant un peu :

- Oui… Hé bien, oui… Merci, monsieur le président. Effectivement, tout a commencé il y a quelques années dans certains petits villages de nos provinces… En Bretagne, mais aussi en Ardèche et en Ariège plus particulièrement. Les populations ont commencé à s’organiser au niveau local pour lutter contre la crise. Remplaçant progressivement les monnaies locales déjà existantes, l’échange de service est devenu le fondement de ces microsociétés. Avec un principe de base incontournable : limiter les transactions monétaires au maximum. Les valeurs avancées étaient et sont toujours : le partage, l’échange, la circulation des objets, l’entraide et la confiance. Une large place est laissée, bien sûr, au bénévolat.

Le président hocha la tête d’un air entendu :

- Oui, pour l’anecdote, j’ai entendu dire qu’un journal acheté circulait ainsi de famille en famille… De même pour les livres ; il est parait-il question de bibliothèques communautaires où le prêt de livre est totalement gratuit… On offre ses compétences, on en reçoit d’autres…

- Tout à fait. Même les vides-greniers fonctionnent sans que ne soit échangé un cent ! On fait la chasse au gaspis. Rien n’est jeté, tout est recyclé !

Au bout de la table, une petite main se leva. Elle appartenait à une jeune femme blonde aux cheveux fins tombant sur les épaules.

- Il semblerait que madame le ministre de l’écologie veuille intervenir, commenta Jacques François Sarkhollandzy. Madame, on vous écoute.

- Merci, monsieur le président… En effet, j’ai l’impression, madame le ministre, que vous déplorez cette attitude… Pour ma part, je suis à cent pour cent pour le recyclage. On jette tellement facilement, de nos jours !

- Je comprends votre remarque, madame Hulotte Pastouret. Moi-même, à titre personnel, je m’inscris tout à fait dans cette démarche, mais vous comprenez bien, madame, que ce qui est louable tant que cela reste un phénomène isolé, peut devenir catastrophique au niveau économique lorsqu’il se généralise. Car ces gens là n’ont qu’un seul mot à la bouche : non consommation. Pour eux, ce qui ne peut être réutilisé, composté ou recyclé ne devrait pas exister. Durabilité, réparabilité et mobilité durable. Que cette épidémie en vienne à toucher les grandes métropoles et c’est tout notre système économique qui s’effondre ! Que dis-je, notre système économique… Le système économique mondial, en vérité !

Baissant la tête, Nicole Hulotte Pastouret esquissa une moue dubitative.

- Vous trouvez que j’exagère, madame ? Sachez que ce mouvement s’accompagne d’une idéologie particulièrement redoutable pour nos industries. Les adeptes de cette nouvelle philosophie prônent les économies d’énergie comme seul moyen de lutte contre la raréfaction des ressources. Mais loin de se laisser séduire par les énergies propres, chères en investissement pour une rentabilité lointaine et parfois douteuse, leur solution consiste donc à limiter au maximum la consommation, à commencer par le nombre d’appareils électriques… Oui, cela parait simpliste, mais le secteur électroménager en est tout particulièrement touché! Les enquêtes menées sur place par nos agents montrent que ces individus ont réussi à réduire considérablement leur facture d’électricité, en dépit des augmentations conséquentes de ces derniers mois. Et sans aucune perte de qualité de vie. Disent-ils.

Assis à la droite du ministre de l’économie, le ministre des communications leva le bras avec impatience. Aussitôt, le président l’invita à s’exprimer d’un geste significatif. Solimane Ng’allo s’exécuta d’une voix puissante :

- Le secteur électroménager n’est pas le seul touché, monsieur le président. On note une forte baisse de consommation dans la téléphonie mobile au cours des derniers mois. Les abonnements Internet eux-mêmes accusent une courbe décroissante. Il y a semble-t-il, une volonté évidente de s’affranchir de ces technologies, jugées trop invasives par ces populations, que l’on dit rurales à tort, car il s’agit pour beaucoup d’anciens citadins. On compte aussi de plus en plus de foyers sans télévision dans les zones les plus touchées.

- Sans télévision ? fit la voix incrédule de Marcel Peyre-Pette, ministre de la justice.

Solimane Ng’Allo confirma d’un air solennel :

- Absolument. Sans télévision. Il y a d’ailleurs une forte baisse des redevances cette année. Les personnes interrogées ont expliquées qu’elles en avaient assez des programmes sans intérêt diffusés à longueur de journée sur le petit écran, allant même jusqu’à les qualifier de débiles. Mêmes les journaux télévisés, pour eux, n’ont plus matière à informer, mais plutôt à désinformer.

- Ces gens-là ne s’informent plus ? questionna le président interloqué.

- Détrompez-vous, monsieur Sarkhollandzy. Ils sont très bien informés.

Solimane Ng’Allo baissa la voix pour ajouter :

- Beaucoup mieux que les autres, en fait, monsieur le Président.

Quelques ricanements et commentaires interrompirent un instant le cours du conseil. Le président se retourna d’un air agacé vers son ministre de l’économie et des finances :

- Dans ce contexte, madame du Flouze, j’imagine que le secteur automobile accuse une certaine baisse de forme ?

- Absolument, monsieur le Président. La vente des voitures neuves a baissé partout, certes, mais plus particulièrement dans les zones rurales, là où les populations sont pourtant censées avoir le plus besoin d’un véhicule. Les gens hésitent à changer de voiture en dépit de primes à la casse, boudent les modèles trop sophistiqués, gardent plus longtemps leurs vieux véhicules, s’organisent entre eux, pratiquent le covoiturage… On remarque par ailleurs que dans ce domaine, ils évitent les sites internet consacrés à ce système. L’indépendance est leur crédo. L’autonomie, également. La fréquentation des grandes surfaces est en baisse, au profit des petits producteurs locaux. Les commerces de proximité sont favorisés et beaucoup disent que la réduction des frais de transports compense les prix plus élevés que dans la grande distribution, d’autant que les produits sont de meilleure qualité. Ils prônent le manger moins pour manger mieux !

Un silence méditatif s’installa dans l’assemblée. Le président promena un regard circulaire autour de lui avant de s’arrêter sur une petite femme boulotte dont le visage rond était auréolé de cheveux gris courts et bouclés.

- Que pensez-vous de tout cela, madame le ministre des solidarités ?

La bouche pincée, Elisabeth Donnadieu prit une longue inspiration destinée à se ménager quelques instants de réflexion, d’autant que son avis risquait fort de déplaire à beaucoup.

- Hé bien, monsieur le président, on peut dire que ces populations ont compris le sens du mot solidarité. Cette idée de ressources communes est intéressante. Ils remettent au goût du jour des valeurs trop souvent bafouées au cours des dernières décennies. J’ai entendu dire que les lieux publics étaient transformés en potagers communautaires… Les personnes démunies sont prises en charge au niveau des communes grâce à une très large implication de personnes bénévoles, chômeurs et retraités… Tout cela ressemble à une société idéale.

Pierre Glaiseux, le ministre de l’agriculture, chauve et bedonnant, bondit littéralement de son siège, le visage congestionné de colère :

- Mais totalement utopique, madame Donnadieu ! Complètement utopique ! Et qui plus est, à la limite de la légalité ! Ces gens ignorent tout bien sûr du catalogue des plans autorisés par la communauté européenne ! On ne cultive pas n’importe quoi, de nos jours ! Vos joyeux hurluberlus ont-ils seulement pris conscience de leurs responsabilités vis-à-vis de l’avenir de la société ?!

Elisabeth Donnadieu fusilla son collègue de son regard bleu :

- Beaucoup plus que certains, monsieur Glaiseux, répondit-elle froidement.

Le président réagit promptement pour ramener la paix dans des esprits qui s’échauffaient visiblement un peu trop :

- Allons, allons, du calme, je vous prie ! Monsieur Lebac, s’il vous plaît, avez-vous des remarques à faire de votre côté, en ce qui concerne l’Education ? Nous vous écoutons.

Le ministre de l’Education Nationale adressa un regard de reconnaissance au président et se pencha sur ses notes :

- Le constat est assez inquiétant, monsieur le président. Cette année, de nombreuses fermetures de classes ont dû intervenir dans les zones concernées. On constate en effet une forte chute des effectifs dans la plupart des écoles.

- Comment cela se fait-il ? fit le président, visiblement étonné. Aucune baisse de natalité n’a pourtant été signalée au cours des années précédentes !

- Non, effectivement. Les parents retirent leurs enfants de l’école. L’école ne les satisfait plus. Beaucoup vont dans le privé… Et, il y a un très fort engouement pour l’éducation en famille.

A ses mots, Sébastien Lussape, ministre de la jeunesse et des sports demanda la parole.

- On constate le même phénomène au niveau des activités périscolaires, monsieur le président… Les familles s’organisent entre elles pour garder les enfants en dehors du temps scolaire. Ni l’école, ni les centres de loisirs ne semblent plus répondre aux attentes des familles.

- Que leur reproche-t-on ?

- Pour l’école, un appauvrissement de la culture générale et une regrettable uniformisation des acquis. Quant aux activités périscolaires, s’agissant de petites communes ayant peu de moyens moyens, il ne s’agit généralement que de garderies.

- J’ai entendu dire au cours de mon enquête, monsieur le Président, reprit Lionel Lebac, que l’école n’apprenait plus aux enfants à réfléchir, mais qu’elle cherchait au contraire à formater des individus faciles à manipuler par des gouvernements peu scrupuleux, des moutons, en quelques sortes…

- Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? s’écria le ministre du travail d’une voix forte.

- Je vous en pris, monsieur Orsoni ! Gronda le président. Maîtrisez vos paroles, s’il vous plaît !... Bien, tout cela est inquiétant, effectivement. Et vous, madame Achivé ? Quel constat du côté de la santé s’il vous plaît ?

L’expression grave et solennelle de Roselyne Achivé était déjà une réponse en soi.

- Même constat, hélas, monsieur Sarkhollandzy. Comme dans le domaine de l’éducation, on remarque des familles désireuses de s’affranchir d’un système qui a pourtant toujours fait ses preuves. Le phénomène le plus significatif est sans doute celui des vaccins… Le refus de vaccination est de plus en plus fréquent, notamment le refus des vaccinations polyvalentes…

- Comment cela, refus de vaccination ? s’indigna le président Sarkhollandzy. Et comment ces familles peuvent-elles se soustraire à ces obligations ?

- C’est qu’il n’y a pas de réelle obligation, monsieur le président. Légalement, seuls la diphtérie, le tétanos et la polyo sont obligatoires… Primo vaccination et premier rappel seulement. Tout le reste n’est que recommandé.

- Hé bien il va falloir y remédier, répondit vivement le président. Le plus rapidement possible. Voilà au moins une chose qui ne parait pas trop compliquée.

- Hum… Mais qui nécessitera un certain doigté ! Par ailleurs, je voulais ajouter que les populations concernées par le phénomène que nous évoquons sont plus enclines à pratiquer les médecines douces, l’automédication par les plantes…

- L’Europe a déjà pris conscience du problème et des mesures sont en cours à ce sujet, coupa sèchement le président.

- C’est exact. Mais il y a aussi cette attirance pour les médecines parallèles, guérisseurs, chiropracteurs…

- On se croirait revenu au Moyen-Age, ne put s’empêcher de ricaner le ministre de l’Intérieur.

- Vous ne croyez pas si bien dire, riposta Roselyne Achivé, également en charge du ministère des affaires sociales. Car ce phénomène de société va très loin et on assiste à une modification profonde des comportements. Les croyances évoluent également considérablement. La baisse de fréquentation des églises est un fait acquis depuis de longues années, dans ces régions, comme ailleurs. Mais les enquêtes ont révélé que ces populations évoluaient inexorablement vers une spiritualité indépendante… Beaucoup ont avoué pratiquer la méditation, insistant sur l’importance de cultiver la pensée positive. C’est pour cette raison, du reste, que la plupart en vient à bouder ces médias qui véhiculent trop volontiers la peur et les catastrophes… Comprenez-bien que dans ce contexte, nous n’avons plus aucune prise sur ces gens !

Un silence prolongé s’installa au sein de l’assistance accablé par l’ampleur du problème. Le président méditait et tous semblaient attendre une réaction de sa part. Elle vint enfin, provoquant un soulagement général :

- Hé bien messieurs dames, nous allons donc relancer la chasse aux sorcières ! Nous allons fouiller, débusquer, sanctionner et ramener tout ce joli monde dans le droit chemin de la consommation et de la croissance ! Mais dans un premier temps, il faut enrayer l’épidémie… Nous avons parlé des campagnes… Les villes sont-elles atteintes, monsieur Tazère de la Gachaite ?

- Certains quartiers, monsieur le président. Oui, on peut dire que les villes commencent à être touchées, elles aussi.

- Bien. Il nous faut tout particulièrement surveiller ce qui circule sur le net. Lancer des alertes avec des mots-clé ciblés… Eplucher les sites, les blogs, les courriels… Tout. Nous allons retrousser nos manches et légiférer, censurer, in-ter-dire ! Chacun va donc poursuivre le travail en imaginant les moyens de répression adaptés aux problèmes que nous avons évoqué. Monsieur Lebac, le problème de l’école est primordial. C’est là que tout commence, n’est-ce pas ? Il y a longtemps que nous aurions dû nous intéresser au sort de l’éducation en famille… Désormais, ce n’est pas l’enseignement qui doit être obligatoire… C’est l’école. Et pour ce qui est de la santé, secteur particulièrement sensible également, ou en est cette soi-disant pandémie en Chine ?...

Roselyne Achivé fronça les sourcils :

- Hé bien il semblerait  qu’il s’agisse d’une mauvaise plaisanterie…

Le président opina lentement du chef en réfléchissant intensément.

- Dommage… Mais je pense… qu’en utilisant judicieusement le réseau Internet, nous pourrions peut-être faire en sorte que cela devienne une réalité…

D’abord interloqués, les ministres échangèrent des regards incrédules, voire désapprobateurs pour certains. Le président se fit sévère et déterminé :

- Comprenez-moi bien, mesdames et messieurs ! Seule la peur peut ramener ces brebis égarées au bercail. Il faut qu’elles se sentent menacées dans ce qu’elles ont de plus précieux, leur santé. Et nous apparaitrons alors comme des sauveurs ! Dites-vous bien que l’heure n’est plus aux scrupules. Nous sommes entrés dans une logique de guerre. Nous faisons la guerre à une secte d’ampleur nationale. Nous ne devons rien laisser au hasard. Il en va de la grandeur de l'état. La tâche sera rude.

Un silence accablé accueillit cette déclaration. Le président se redressa, gonflé de toute l’importance de sa fonction :

- Mesdames et messieurs, la séance est close. Nous nous retrouverons dans trois jours pour un nouveau point. Je vous remercie.

  

* « No pasaran ! », pour ceux qui l’ignorent, est le célèbre slogan prononcé par les républicains espagnols en lutte contre franquistes.

 

Fredo.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:22

    Le poids des mots même en pensée n’est pas une vue de l’esprit.

Si vous ne me croyez pas voici qui vous permettra, peut-être, de vous en convaincre.

Souvent, je visualise et traduis en mots ce qui me ferait plaisir, histoire de mettre toutes les chances de mon côté dans certaines situations.

Si je dois accomplir des démarches qui me paraissent aléatoires, comme par exemple obtenir un dégrèvement d’impôt, c’est la première chose qui m’a traversé l’esprit, je m’imagine en situation et je la visualise tournant à mon avantage.

Je me dis que mon désir est mon ordre et je me mets dans l’état d’esprit qui sera le mien lorsque j’obtiendrai ce que je souhaite !

Je vibre positivement pour attirer le meilleur !

Seulement j’ai découvert récemment qu’il y avait un mais !

Encore faut-il faire attention au vocabulaire, parfois à double sens.

Un peu avant de prendre la route pour gagner Paris, il y a déjà un certain temps donc, j’avais souhaité bénéficier d’une route d’enfer ! Entendez par là, d’une route sans neige, embouteillage, une route paradisiaque quoi.

   

Quelques secondes plus tard, j’ai réalisé que le mot enfer était peut-être malheureux, alors j’ai rectifié après avoir « gommé » le terme inapproprié et reformulé ma requête visualisant l’Autoroute A75 sous le soleil, vide de voitures dans un paysage miroitant sous la neige au loin.

Pourquoi l’A75 ? Et bien parce qu’elle file à une altitude moyenne de 1000 mètres et que pour l’avoir empruntée pendant des années à raison d’une fois par mois, je sais que souvent les conditions météorologiques la rendent traitresse !

VIADUC-DE-MILLAU.jpg

Nous avons donc mis cap au NÔrd mais à peine dépassé Perpignan, patatras, les choses se sont compliquées. Ce fut en premier un télescopage évité de justesse.

Nous roulions les uns derrière les autres sur une seule voie de circulation, celle de gauche étant condamnée par des balises quand subitement il nous a semblé que l’autoroute nous était rendue sur toute sa largeur. Et hop ! Un, deux véhicules ont doublé avant de freiner sec et de se rabattre sur nous. Les balises avaient été bousculées sur une bonne distance mais les travaux étaient bel et bien là !

Nous avons ensuite été happés par des nappes de brouillard très épais. Même en écarquillant les yeux, il fallait vraiment être sur les poids lourds pour les repérer. Stressant !

Passé Narbonne, le brouillard s’est fait givrant. Circulation en accordéon dans un premier temps puis arrêt total de 20 minutes avant de repartir à une vitesse d’escargot ramollo pour finalement passer devant un amas de tôles encastrées les unes dans les autres. 13 véhicules s’étaient percutés !

Brouillard et givre pour un cocktail mortel !

Quelques kilomètres plus loin, nous quittions l’A9 pour l’A75 : soleil, peu de voitures et un spectacle de rêve sitôt passé le Pas de l’Escalette. La neige miroitait au loin, l’horizon était dégagé, la route aussi, que du plaisir !

Col de la Fageole

Le poids des mots même en pensée n’est pas une vue de l’esprit mais une réalité.  

Mais alors que doit-on penser de tous ces mots qui sont maintenant complètement sortis de leur contexte et employés par les ados, à nos yeux de « vieux chnoques », à contre-sens ?

Do

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 08:16

Ne pouvant arriver à incérer la vidéo promise et intitulée "une rando à Paris sur un air de Mark Knopfler, voici u lien qui devrait vous permettre d'y accéder !

Bonne balade.

http://www.youtube.com/watch?v=5UtxD5mkQ58

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