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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:17
 
Le petit train jaune, quel bordel !
Depuis longtemps, nous envisagions une « dépose » en petit train jaune (pas question d’hélico, restons modeste) pour redescendre pédibus le long de la vallée de la Têt avec halte aux bains de St Thomas. 
St-Thomas.jpgProfitant de la présence d’amis marcheurs, nous avons donc peaufiné notre rando y ajoutant un crochet par Mont Louis, histoire de se ravitailler, ensuite il n’y aurait plus qu’à suivre le cours de l’eau.
 A peine garés, nous rallions la gare de Villefranche, non sans avoir repéré d’un œil soupçonneux un groupe de scolaires qui, à coup sûr, risque de nous piquer les places dans la « baignoire », entendez par là, le wagon découvert.
Dans la gare, l’affluence des grands jours, nous attend : deux guichets ouverts, deux queues plus ou moins organisées.
queue.jpg Si tout va bien, cela devrait aller vite.
 Mais justement tout ne va pas bien !
 Cela s’agite dans le guichet de gauche, coups de fil à répétition et c’est l’émigration massive vers le guichet de droite, où nous faisons la queue.
 Profitant de ce moment de flottement, un couple avec 3 mouflets, fraichement débarqué dans le hall, en profite pour nous passer devant. Il fait beau, nous sommes entre gens civilisés, on laisse faire. Après tout d’autres wagons et baignoires sont en gare !
 L’attente se prolonge, nous sommes plusieurs à faire la queue à tour de rôle, un petit saut aux toilettes étant envisageable. Escapade que je vous déconseille car côté sanitaire le constat est assez lamentable ; côté dame, je ne suis pas allée voir ailleurs, 2 WC dont un bouché et (car ?) sans eau et un second à la serrure arrachée.
 
De retour dans le hall, écouter les conversations aux guichets aide à passer le temps. Instructif car Christiane à l’ouïe particulièrement fine.
 Au seul guichet opérationnel, une grosse dame s’incruste depuis un moment pour arriver à récupérer son dû : réduction de 90% en qualité de femme de cheminot retraité, qui lui voyage gratos, tout comme l’enfant de 3 ans qui les accompagne ! C’est qu’elle en connaît un rayon en matière de tarif, la bougresse !
 Qui paie vraiment sa place, à part nous qui allons payer plein pot et le chien demi -tarif ?                                                                                                                                                                                   Demi tarif pour les enfants de 4 à 12 ans et gratuit au-dessous de 4 (ils sont majoritairement les plus nombreux), des réductions ou exonérations à foison sauf pour les séniors, évidemment !
 
On patiente et on reprend espoir car dans le guichet de gauche, une certaine agitation semble indiquer que la file d’attente va peut-être se résorber. La responsable du groupe des scolaires qui monopolise les lieux depuis tant de temps s’apprête à récupérer les X billets aller et X billets retour de ses élèves. La guichetière ayant tamponné, signé je ne sais combien de bordereaux, nous piétinons sur place, tous autant que nous sommes. Nous voilà prêts à bondir vers ce fichu guichet quand une personne se présentant comme handicapée (quel handicap, mystère !), en profite pour se propulser au comptoir qui vient de se libérer, tout en nous fusillant tous du regard.
 
Qu’à cela ne tienne, zen, il n’y a plus que le jeune couple resquilleur à passer et c’est à nous !
C’est ce moment précisément que choisit la guichetière de droite pour annoncer à la cantonade qu’après CES personnes, le train est complet !
Nous nous faisons préciser la chose.
 Nous avons bien compris, nous répète t’elle et nous n’aurons qu’à prendre le prochain train à 13h50 (il est 9h30 !).
 
Beaucoup on besoin de se faire répéter l’annonce, notamment ceux qui comme nous ont payé leur parking (à la journée, il n’y a pas d’autre possibilité).
Ecœurés, nous sortons en compagnie d’un touriste étranger, furieux. C’est la troisième fois qu’il tente de prendre ce train. La première, l’absence de contrôleur avait fait capoter l’expédition, le second, il y avait grève … aujourd’hui il n’y a plus de place.
Dire que si nous n’avions pas été aussi cool avec la petite famille de 3 mômes (5 places occupées dont seulement 2 payantes), nous aurions pu faire cette balade !
Sans compter que pour la SNCF, il y aurait eu plus de profit, nous représentions quand même 4 occupées et 5 payées car si Virgile « paie » (9.25€ quand même), cela m’étonnerait qu’il puisse profiter de la banquette, encore que !!!  
petit train jaune
Chaque année, nous entendons dire que des menaces pèsent sur la survie de ce petit train, franchement, cela n’a rien d’étonnant, comment pourrait-il être rentable ? Les trois quarts des voyageurs occupent des places qu’ils ne paient pas, ou à peine.
 Si l’été, il circule souvent avec 2 baignoires et au moins 5 wagons fermés, n’aurait-il pas été possible de mettre un des autres wagons présents en gare en service ? Nous avons été au moins une trentaine de personnes à devoir renoncer à nos projets.
 
Et dire que dans les années 70, nous nous sommes mobilisés pour le sauver de la privatisation. Si je me rappelle bien des japonais voulaient l’acheter. Les connaissant de réputation, cela aurait été mieux gérer !
 
La SNCF, c’est vraiment le bordel, quant à la mairie de Villefranche, propriétaire du parking (dixit la guichetière) elle ne peut que se frotter les mains en constatant la situation. Nous avons été un sacré nombre à quitter le parking après avoir régler un stationnement pour des prunes et ce ne doit pas être un cas isolé.
 
A suivre …
 
Do
 
 
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 20:15

Serres est un chouette village non loin de Rennes les bains donc par voie de conséquence de Rennes le château.

Serre-Pech-Cardou-1.JPG

Un admirable pont en dos d’âne de l’époque médiévale sur le Rialsesse, un ancien château et l’église constituent une partie du patrimoine culturel de ce beau village. Patrimoine architectural qui intrigue les passionnés d’ésotérisme qui rodent autour de Rennes le château pour en sonder le mystère.

Concernant Rennes, sans rentrer dans les détails, c’est un lieu fort où nous avons vécu un moment extraordinaire et qui, nous l’avons découvert au hasard de nos lectures, a à voir avec Serres.

L’église de Serres, restaurée en 2000 présente quelques particularités : une double croix dont la partie horizontale est commune,

serres_double-croix.jpg

des peintures murales apparemment commanditées par l’ordre du Temple et une porte des morts, murée et portant une étrange croix pattée surmontée d’un arc reliant les deux extrémités de la partie horizontale.

serres-croix-pattee.jpg

Ce lieu est plein de mystère et le seul document datant de 1347, susceptible de nous en apprendre plus, se trouve au Vatican … qui refuse à le livrer. Autant dire que cela ne fait qu’ajouter au crédit de ceux qui tentent de percer le mystère de Rennes.

Serres est le départ d’une très belle et rude balade : le Pech Cardou.

De ce sommet se dévoile un panorama exceptionnel : Rennes les bains, le Pech de Bugarach, château d’Arques … un panorama à 360° et au sol un curieux assemblage de pierres.

Serre-Pech-Cardou--10-copie-1.JPG

Apparemment, cela intrigue mais aucune réponse satisfaisante comme le curieux délire d’un québécois auquel je ne comprends rien. Mis à part que dans ce cercle de pierres d’autres cercles dessinent une croix, je n’ai su qu’en penser jusqu’à ce que nous allions visiter le prieuré Saint Michel de Grandmont.

Ce prieuré, situé près de Lodève est implanté dans une région excessivement riche en dolmens. C’est dans ce lieu que j’ai découvert les vestiges d’un dolmen arrasé.

Dolmen-ruine.JPG

Et si la construction du Pech Cardou était une ancienne sépulture mégalithique ?

Il y a dans le coin pas mal de menhirs, alors pourquoi pas ?

Bon !

Si vous avez testé la recette de brioche vendéenne de Frédo et que vous avez besoin d’exercice, au départ du pont de Serres, celui-ci franchi et tournant le dos au village remonté droit devant vous jusqu’à un panonceau indiquant « Pech Cardou direct » et suivez le balisage. Cela grimpe raide jusqu’en haut et redescend encore plus sec jusqu’au petit col aux tables de pique-nique déglinguées mais ce n’est pas suffisant pour perdre ces calories !!!

Pour éliminer la brioche, le retour ne se fera pas par le même chemin mais par Rennes les bains. Faut ce qui faut ! Et puis à Rennes, il est possible de faire trempette gratos, alors !

Do

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:22

La brioche vendéenne

 Ingrédients :

2 cuillérées à café de levure de boulanger

100g de sucre

500g de farine de type 45

2 œufs à peser, puis compléter avec du lait jusqu’à 255g

1 cuil à soupe de fleur d’oranger

1 cuil à soupe d’eau de vie ou de rhum

1,5 c à c de sel

100g de beurre froid coupé en petits morceaux

Prélever un peu du lait (du mélange œufs - lait) pour délayer la levure. Faire un puits dans la farine et incorporer la levure. Ajouter ensuite le mélange œufs - lait battu, le sucre, le sel, la fleur d’oranger et le rhum. Pétrir longuement, puis ajouter le beurre. Pétrir jusqu’à obtenir une pâte homogène. Faire lever la pâte une première fois dans un endroit tiède.

Au bout d’une heure et demie, rabattre la pâte et la placer quelques heures au réfrigérateur (même une nuit).

Sortir la pâte du réfrigérateur et la diviser en trois morceaux. .

Façonner chaque pâton en un brin d’une bonne longueur. Tresser la brioche en commençant par le milieu de la tresse ; retourner ensuite pour faire l’autre moitié.

Placer la tresse sur une plaque antiadhésive ou dans un moule à cake assez large.

Dorer à l’œuf et laisser lever jusqu’à ce que le volume ait doublé.

Dorer de nouveau la brioche.

Cuire dans le four préchauffé à 150° pendant 35 minutes.

Laisser refroidir sur une grille et glisser dans un sachet tout de suite pour conserver le moelleux.

P1000890

 

Et voilà le résultat… N’ayant pas de fleur d’oranger (on n’aime pas trop chez nous, sauf sur l’arbre… Quel parfum ! ) j’ai mis de la vanille. Mariage parfait avec le rhum ( pourrait-on vivre sans rhum ?). Bon, elle a un peu trop bronzé, mais quand même… elle est bonne ! Et pour Jean Luc, après ça, je recommande l’ascension du Pech Cardou, article à suivre…

Fredo

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:55

Si la Foi déplace des montagnes, elle les fait gravir, aussi !

Nous nous étions déjà fait la réflexion en gravissant le piton volcanique de Saint Michel d’Aiguilhe au Puy en Velay, nous en avons été convaincu à Arlempdes.

Le-Puy-en-Velay--28-.JPG

Arlempdes, prononcer « Arlande » est un site remarquable de Haute Loire à environ 30 kilomètres au Sud du Puy en Velay.

Perché à 100 mètres au-dessus du cours torrentiel de la Loire, sur un piton volcanique, le château et sa chapelle se donnent des allures de météores.

Meteores.JPG

 

Tout autour de spectaculaires coulées basaltiques, des orgues, déploient leurs parois austères.

Le lieu est une merveille que chacun peut découvrir à son rythme, il suffit de récupérer la clef du château à l’auberge du village et de se mettre dans la peau du châtelain.

Le vestige le mieux conservé est aussi le plus ancien. Il s’agit de la chapelle datée des XI ème et XII ème siècles !

L’appareillage de pierres volcaniques lui donne un curieux air inachevé mais quelle beauté au moindre rayon de soleil, rouge sur fond noir.

Arlempdes--44-.JPG

Le château est tout entier imbriqué dans la roche dont il épouse la moindre anfractuosité. Les appareils défensifs sont adaptés à la topologie du site. La herse par exemple, elle existe bien mais pas telle que nous la connaissons d’habitude, verticale. Là, elle se déploie à l’horizontal sous la forme de mandrins que les hommes de garde plaçaient dans des trous superposés verticalement.

Herse.JPG

Déambuler librement dans ce château est un pur plaisir, les vestiges sont très évocateurs, fenêtres à meneaux, geôles, salle d’armes, tours, créneaux … on s’y croirait ! Et puis ce panorama !

La découverte terminée nous avons soigneusement refermé la porte d’entrée et gagné les bords de Loire pour repenser à cet exemple épatant de restauration menée par des gens comme vous et moi, des passionnés, qui ne tirent aucune gloriole d’un titre de noblesse qu’ils n’ont pas.

Arlempdes-et-la-Loire.JPG

Alors si un jour, vous passez non loin, faîtes un crochet d’autant que le coin, bien que touristique, n’est quand même pas surpeuplé, nous nous y étions les seules.

Do

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 19:20

Lidl, 16 heures, vendredi 31 mai 2013.

A l’entrée du magasin deux SDF sont là, cools. L’un deux est un petit monsieur déjà âgé qui ne demande rien à personne, il n’a même pas de sébile, rien !

Assis par terre, il attend ! L’autre, la quarantaine souriante, papote avec qui le veut bien, son litre de jus de fruits (vous avez bien lu !) à ses côtés.

Sur le parking, RAS, calme plat mis à part un camping car indélicat qui occupe 4 places à lui tout seul. Sans commentaire !

Dans le magasin, on fait la queue sans état d’âme jusqu’à ce que chacun porte son attention sur l’agitation subite qui règne à l’extérieur.

Un car de la gendarmerie ET la police municipale sont là.

Damned !

Y aurait-il eu un accident, une agression ? Va-t-on apprendre qu’Al Quaïda a frappé ? Je n’ai rien entendu, mais !!!!

Soudainement les langues se délient car ce sont les deux SDF qui font les frais de ce déploiement policier et l’atmosphère assez conviviale dans le magasin vire d’un coup lorsque déboulent deux représentants de la maréchaussée en quête du gérant !

Globalement, nous sommes tous d’accord.                                                                      Je résume : « ils feraient mieux de s’attaquer aux malfrats qui nous gouvernent plutôt qu’à ces 2 victimes de notre société corrompue ».

Nous sortons enfin et constatons que les deux « délinquants » ont disparu du paysage à la grande satisfaction de celui qui a appelé les forces de l’ordre. Le gérant n’est pas dans le coup mais un usager du magasin que ces présences dérangeaient et qui est entrain de gratifier les flics d’un « merci, les gars ! » bien sonore.

 

Nous nous dirigeons écœurées vers la voiture et ce faisant je remarque que le car de flic est stationné en plein sur les bandes hachurées jaunes agrémentées de deux énormes panneaux d’arrêt et de stationnement interdit, emplacement permettant d’évacuer parking et magasin en cas de nécessité.

Et de dire à Frédo : « et il stationne où c’est interdit ! ».

A cet instant retenti derrière moi, une voix féminine ordonnant de répéter ces propos mais n’ayant pas réalisé que c’était à moi que l’on s’adressait, je poursuis mon chemin avant de reprendre pied dans la réalité en entendant Frédérique s’exclamer : « mais ce n’est pas à vous que l’on cause ! ».

Arrêt et pivot, je fais soudainement face à une gendarmette survoltée que ma remarque indigne. Elle est inadmissible, ils sont en mission !!!

J’insiste un peu, parle de liberté d’expression ; on a quand même le droit de dire ce que l’on pense à sa frangine car je ne me suis pas mise à haranguer la foule, que je sache. Je tente de préciser ma pensée, j’ai envie de faire remarquer qu’à quelques mètres de là, ils étaient tout aussi opérationnels sans être en infraction, je m’échauffe un brin.        La gendarmette est au bord de l’apoplexie et tente de rallier sans succès son collègue à son point de vue ; « vous êtes bien contente de nous trouver quand vous avez besoin de nous ». Tu parles ! Je n’arrive pas à comprendre que leur présence sécurise les gens. Me voilà prête à embrayer sur le sujet, je commence une phrase puis réalise qu’avec eux, je peux finir au trou alors je lui tourne le dos, royale et tout, jubilant intérieurement.

Ça fait du bien, je vous assure, ça m’a rajeunie.

Do

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:45

Il s’agit d’un court magazine sur France 2 ! Court mais encore trop long.

La première fois que je l’ai entendu, je n’ai écouté que la fin et n’en croyais pas mes oreilles. L’animatrice venait de nous conter le rêve devenu réalité d’un bonhomme qui venait d’acquérir un tableau de Chagall, moyennant une somme dont je n’ai même pas retenu le montant. Trop de zéros !

Depuis, comme nous ne sommes pas des assidues de la télé, j’ai entendu cette chronique 2 autres fois.

La première, c’était le rêve d’un « pôvre » homme qui venait de se concrétiser ; il s’offre la construction d’un nouveau Titanic !

La seconde, aujourd’hui 28 mai 2013, nous avons appris que la bague de fiançailles de Joséphine et Napoléon était tombée dans l’escarcelle d’un doux rêveur moyennant 896400€. Et l’animatrice d’ajouter que Napoléon avait très peu de fric à l’époque et que donc la bague est d’une simplicité remarquable !!!

 bague.jpg

Comment une chaîne publique peut-elle présenter une telle émission ?

C’est une insulte à tous ceux qui rament, aux SDF dont le rêve est d’avoir un toit d’Algéco sur la tête, aux chômeurs à la recherche de n’importe quel petit boulot pour survivre, à tous ceux que l’on piétine, méprise parce que leur compte en banque est voisin de ou à zéro !

 SDF.png

Histoire d’un rêve !

Des rêves tout simples, à la portée de citoyens lambdas, voilà qui serait bien !

Do

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 09:56

RIEN NE S’OPPOSE À LA NUIT

Delphine DE VIGAN

(Ed. J.C. Lattès, Paris, 2011)

images-1-.jpg 

Sur la couverture : Lucile, la mère de l’auteur

 

« Ma mère était bleue,….ma mère était morte depuis plusieurs jours. »

Après la mort de sa mère, l’auteur d’abord hébétée, prend la décision d’écrire sur, autour, à partir d’elle.

Dans la mythologie de chaque famille il y a LE drame inaugural. Dans la famille de l’auteur, la mort du petit Antonin tient cette place. Beaucoup d’autres douleurs suivront.

Hantée par son souvenir (sa mère a mis fin à ses jours en janvier 2008), par la culpabilité, par le sentiment de ne pas avoir compris son appel au secours, par le besoin de comprendre ce qui a pu l’entraîner jusque là, Delphine de Vigan se lance pas à pas avec délicatesse et tendresse dans une psycho-généalogie de sa famille. Une famille où l’apparente gaieté cache l’omniprésence de la mort. Elle découvre des secrets de famille, la force morbide du silence, du déni ; la souffrance des adultes, les phénomènes de répétition d’une génération à l’autre.

C’est, quand la vie bascule, la perte de l’insouciante. Autant le dire tout de suite c’est un livre d’une grande beauté, d’une grande force, il m’a bouleversée.

 

Ce livre a reçu le Prix du roman France Télévisions 2011, le Prix Renaudot des lycéens, le Prix du roman Fnac.

Mi de Paris

 

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:25

La France est un état républicain dont nous sommes les citoyens.

Nous avons une constitution, élisons un président de la République, des députés sensés nous représenter même si nos votes ne se portaient pas sur eux, c’est la Loi républicaine.

Être citoyen implique des droits mais aussi des devoirs dont un : appliquer la Loi !

Lorsqu’une loi est en projet, chacun a le droit et même le devoir de s’exprimer.

Lorsque la Loi est votée le droit républicain s’applique.

Pour ou contre le « mariage pour tous », chacun s’est exprimé sur le sujet mais aujourd’hui la Loi est passée, elle doit s’appliquer.

Point !

Pourquoi ces manifs, ce refus d’appliquer une Loi ?

Au nom de quels principes un député peut entraîner des citoyens sur la voie de la désobéissance civique, un maire peut se permettre d’annoncer qu’il refusera de célébrer un mariage gay ?

Le maire représente l’autorité municipale et en certaines occasions il est même détenteur du pouvoir exécutif, premier magistrat !

Un représentant du parlement, un magistrat refusant d’appliquer la Loi !

On marche sur la tête !

Que de haine et sous la bannière de la religion pour beaucoup !

L’autre c’est, moi, toi, nous !

En respectant l’autre, c’est soi que l’on respecte.

En bafouant l’autre, c’est sur soi que l’on crache !

Do

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 19:42

Aujourd'hui nous nous sommes lancées et avons pu déguster notre première pizza maison cuisinée au feu de bois.

6.JPG

 

L'an passé nous nous étions décidées pour l'achat d'un four à bois, histoire d'être autonomes côté énergie et de parer à toute éventualité.

4.JPG

Si vous êtes intéressé, voici les proportions pour une succulente pate :

450g de farine

280ml d'eau

une cuiller à soupe d'huile d'olive

sel

et pour la garniture, laisser parler votre imagination et le contenu de votre frigidaire. Ensuite surveiller la cuisson de près !

5.JPG

 

Bon appétit, que le témoin ne joue pas les affolés que Gilbert ne craigne rien, quant à Jean-Luc et Andrée nous les attendons !

Do

 

 

 

 

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:26

Avec un peu de retard.

10 mai 2013, jour anniversaire de l’abolition de l’esclavage, j’entends sur France Info que le CRAN (conseil représentatif des associations noires) demande des comptes à l’état français pour avoir profité de l’esclavage, ce à quoi le président de la République répond qu’il est impossible de régler financièrement la note de l’esclavage. Je cite : « l’histoire ne peut faire l’objet d’une transaction au terme d’une comptabilité qui serait impossible ». En entendant cet échange, j’étais plutôt d’accord, comment en effet connaître le montant d’un tel préjudice ? J’ai donc cherché de la matière pour alimenter mes propos, un article était en vue et il m’a échappé … voilà pourquoi.

Rappel des faits. En 1804 l’esclavage est aboli en Haïti et en 1825 l’armée française compte reconquérir le pays. Pour éviter de retomber dans l’esclavage, Haïti accepte de payer des « réparations » aux anciens propriétaires d’esclaves et la Caisse des Dépôts et Consignation est chargée de recueillir les indemnités versées par les anciens esclaves, soit 90 millions de franc-or. Haïti qui avait subi l’esclavage, a donc payé pour ne pas retomber sous ce joug ! Des banques et autres se sont enrichies sur le dos des esclaves et cela n’a pas de nom d’autant que l’on sait où est allé le fric : à la Caisse des Dépôts et Consignation ! Mais ça, sur France Info, cela n’avait pas été précisé, il n’avait pas plus précisé que l’action du CRAN concernait Haïti. Voilà pourquoi l’article m’a échappé !

Où sont allés ces 90 millions de franc-or ? La comptabilité ne devrait pas être si difficile à faire ? Je ne suis donc pas d’accord avec le président mais il y a deux choses que je ne comprends pas vraiment.                                                                

esclavage.jpgLa première est que le CRAN demande une réparation de préjudice envers les descendants d’esclaves. Vu le temps écoulé pourquoi ne pas demander que cette somme soit restituée à l’état Haïtien ? Sans doute cela lui donnerait-il un coup de pouce, vues les difficultés qu’il rencontre pour se remettre du dernier tremblement de terre ! La seconde incompréhension est en lien avec les propos du président justifiant l’action de l’armée française au Mali comme contre partie à la dette de la France envers les états noirs ayant subi l’esclavage. Dans ce cas précis soulevé par le CRAN, quel rapport avec le Mali ? Haïti n’est pas le Mali et le fric haïtien était en France ! Et puis l’armée comme réparation de préjudice !!!

Bon enfin ce n’était pas la seule chose que je voulais dire concernant l’abolition de l’esclavage. En théorie, c’est un fait qui semble acquis, en pratique, j’en doute.

N’est-ce pas de l’esclavage que tous ces sales boulots que l’on fait faire (laisse faire) dans les ateliers clandestins en France? N’est-ce pas de l’esclavage que de faire confectionner dans des pays du Tiers Monde des fringues et autres accessoires par des personnes taillables et corvéables à merci ? Cela ne vous a-t-il pas étonné d’apprendre que plus de 1000 personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’UN seul immeuble au Bangladesh le 24 avril ? Comment peut-on entasser tant d’êtres humains dans si peu de place ? Je suis allée pécher quelques informations et cela a commencé à faire tilt lorsque j’ai lu que ce drame était qualifié de pire accident industriel de l’histoire du Bangladesh. Le propriétaire de l’immeuble et les patrons des ateliers ont été arrêtés et le gouvernement accuse la mauvaise qualité des matériaux employés et met en avant le fait que le propriétaire et les constructeurs s’étaient passé des permis nécessaires à la construction. Un bâtiment qui abrite tant de monde ne doit pas passer inaperçu, n’y a-t-il pas de contrôle ? En cas d’infraction à la loi, il y a certes ceux qui enfreignent mais il y a aussi ceux qui laissent faire, donc les autorités ! Cet immeuble abritait des ateliers de confection et les conditions de vie des employées étaient connues du monde entier, nous retrouvons ces articles dans nos boutiques mais voici un lien qui vous en dira plus que tous mes papotages : http://www.europe1.fr/International/La-vie-des-petites-mains-du-textile-1497689/

Vous penserez peut-être que ce n’est pas chez nous, mais en achetant ces produits nous cautionnons ces pratiques, nous sommes responsables de nos actes et de leur portée. Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas ou alors attendons-nous à ce que dans quelques années lorsque ces « esclaves » se seront libérés, des comptes nous soient demandés.

Peut-être nous en tirerons-nous avec cette pirouette qui consiste à demander pardon ? Pirouette, oui ! Cela empêche t’il les discriminations envers ceux ont connu le pire (dans la plus grande indifférence). Le délit de sale gueule existe toujours, les actes antisémites continuent, les émigrés clandestins sont traités comme de la merde et dans les DOM TOM les noirs ont toujours l’impression d’être la seconde roue du carrosse. Je me souviens des conversations que nous avons pu avoir aux Antilles (nous y sommes allées 3 années de suite et pas en voyage organisé) avec des personnes écœurées de constater qu’à qualification supérieure, elles passaient toujours après le blanc fraîchement débarqué de la métropole. Je ne vous parlerai même pas, enfin si, de l’attitude de bon nombre de touristes allant même jusqu’à parler « petit nègre » à des employés qui eux usaient d’une fort belle langue pour s’exprimer. Encore un coup de pub, allez-voir sur le site du Témoin en Guyane, édifiant !

Alors commémorer l’abolition de l’esclavage, ça me fait doucement rigoler !

Do

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