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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 17:27

La Montagne de Sel est un phénomène naturel unique au monde et encore de nos jours elle grandit à mesure que la pluie l’érode.

Ses 120 mètres ne sont que la pointe d’un énorme diapir (type de formation salifère) de presque deux kilomètres de profondeur.

La visite de la Muntanya de sal dure une heure, on y accède en dévalant les montagnes de scories issues de l’exploitation, la balade découverte nous permet de nous enfoncer à 86 mètres en empruntant à la suite des mineurs un réseau de galeries offrant aux visiteurs un spectacle haut en couleurs et en saveur, à n’en pas douter !

Le spectacle des formes et des textures qu’offre le massif salin est d’une grande beauté. Aujourd’hui il nous est donné de visiter cette exploitation ainsi que la vieille enceinte minière devenue Parc culturel et témoignage vivant d’un pan de l’histoire de l’humanité !

A l’époque de la Pangée la zone du globe occupée par la région comprise entre Cardona, Suria et Manresa en Catalogne était recouverte par l’Océan Atlantique,

sans doute n’est-ce pas pour vous un scoop mais savez-vous que dans un nombre conséquent de millions d’années les continents européen, africain et asiatique auront fusionné (photo à l’appui).

Des sédiments s’y sont accumulés, l’eau s’y est retrouvée emprisonnée, la zone s’est asséchée. Le glissement et le chevauchement des plaques tectoniques européenne et ibérique ont piégé d’énormes quantité de sel. Chlorure de Sodium, Potassium, Potassium et Magnésium sont présents dans ce qui est dénommée « Conque de Cardona ».

Comme à Manresa et Suria l’extraction se fit d’abord à ciel ouvert, une exploitation qui a commencé dès le néolithique.

Le sel était une richesse fantastique tant pour les exploitants que les mineurs payés en sel ! Tel est là l’origine du terme salarié !

La mine de Cardona est la seule fournissant du Chlorure de Sodium, encore aujourd’hui subsiste une petite exploitation de sel blanc qui n’est toutefois pas destiné à l’alimentation humaine.

Dans les années 1920 l’exploitation au coeur de la mine par des galeries fut décidée. Le point le plus bas possible ayant été atteint (1300m sous terre), la fermeture de la mine fut décidée en 1990. Plus on descend en profondeur, plus la chaleur monte, atteignant 50° dans les galeries, les filons à cette profondeur étant horizontaux, le fond de la conque quasiment atteint, la ventilation des galeries étaient devenue impossible ! C’est l’érection des Pyrénées qui est à l’origine de l’inclinaison des filons de sel, une pression que ne s’est pas fait sentir en profondeur. En 1923 un nouveau projet industriel mené par Paul Floquet, un français, imposa la nécessité de faire appel à plus de manœuvres. On fit appel à des personnes émanant de régions de traditions minières : Murcia, Almeria, Huelva, Païs Vasco et Asturias. Dans les années 30 pour répondre à l’expansion de la mine, des travailleurs venant d’Andalousia, d’Extremadur vinrent se joindre à ceux déjà installés. Le flux migratoire reprit après la guerre civile, des mouvements ouvriers obligèrent la direction de l’entreprise à s’occuper du problème des logements. Trois colonies se développèrent autour du centre ville, Arqiers, Manuela et Aramburu dotées d’une chapelle, de commerces, d’écoles, ce sont les femmes qui ont constitué la colonne vertébrale de cette société.

Au fil des ans les conditions d’extraction évoluèrent, un tapis roulant de 5000 mètres de long se substitua aux wagonnets et s’il n’y avait à redouter les coups de grisou, la pollution générée par les engins mécaniques (charbon, gasoil, poussière des explosions), la corrosion dûe au sel en faisait un travail dangereux, 80 morts en 60 ans.

Aujourd’hui la mine est fermée et les galeries les plus profondes petit à petit sont ennoyées naturellement, quant aux autres elles toutes appelées à se resserrer sur elles-même sous l’effet de la pression des roches.

Voilà vous savez tout ! Do

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:46

Voilà une visite que nous ne sommes pas prêtes d’oublier. Tous les qualificatifs peuvent y passer, merveilleux, magique, grandiose, sublime … un régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles, un baume pour le coeur qui n’en finissait pas de chavirer d’émotion.

Après n’avoir pu honorer nos réservations en octobre, l’opportunité nous étant offerte de retrouver ma « plus vieille copine d’enfance » en Avignon nous avons eu la chance de pouvoir, enfin, découvrir ces fameuses Carrières de Lumière.

Au XIXe siècle le développement industriel imposa la construction de nombreux bâtiments signant le coût d’envoi de l’exploitation de la pierre des Baux, une roche calcaire riche en fossiles marins et vieille de quelques 20 millions d’années.

La carrière des Grands Fonds venait de prendre du service pour ne fermer qu’en 1935, l’apparition de matériaux d’un moindre coût entraînant un déclin de la demande.

Petites nous nous y étions baladées, c’était en 1961 et grâce à Cocteau la carrière doucement se réveillait.

C’est en partie dans ces lieux que fut tourné le « Testament d’Orphée », son testament ! Pour la première fois les carrières servaient de décor au monde artistique. Le cinéma, la peinture, la musique, la littérature, la danse leur donnaient leurs lettres de noblesse ... Aznavour, Picasso, Françoise Sagan, Jean Marais, Serge Lifar et tant d’autres !

Le ton était donné et dès 1977 des spectacles audiovisuels ont animé ce que l’on a commencé à connaître sous le vocable de Cathédrale de Lumière.

Depuis 2012 la carrière des Grands Fonds est devenue un centre d’art numérique selon le concept AMIEX (Art et music Immersive Expérience) et offre une immersion en musique dans l’oeuvre d’artistes plasticiens tels Renoir, Chagall, Klimt, Michel Ange …

Cette année Van Gogh est à l’honneur, l’an prochain ce sera Dali et mon petit doigt le dit que nous y ferons sans doute un tour, de toute façon nous avons repéré plein de randos dans les Alpilles, ces Alpilles qui ont tant charmé notre enfance.

En attendant si une petite mise en bouche vous tente, un clic !

Evidemment c’est un peu long mis comment réduire un tel enchantement à peau de chagrin ? 

https://www.youtube.com/watch?v=8m92JRminy4

Par contre, attention, il y fait froid ! Do

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 20:23

A quelques encablures de Roses et non loin de Cadaquès se niche en surplomb de El Port de la Selva un pur joyau architectural, le monastère San Pere de Rodes.

L’histoire de ce monastère nous fait remonter aux origines de la chrétienté et très précisément au sac de Rome, celui de la fin du Ve siècle. A cette époque afin de soustraire les reliques de l’apôtre Pierre aux appétits des barbares quelques hommes prirent la mer et vogue la galère … c’est ainsi qu’ils accostèrent quelque temps plus tard sur la côte non loin de ce qui est aujourd’hui El port de la Selva et cheminèrent jusqu’à trouver un lieu propice où mettre les reliques de St Pierre en sécurité, depuis on a oublié où elles étaient, ballot. La présence d’une source fut pour eux le signe d’avoir trouvé le lieu idéal doté par la suite d’un sanctuaire à l’instigation du pape Boniface IV. Historiquement parlant les premières traces écrites attestant de la présence d’un sanctuaire date IXe siècle néanmoins des fouilles ont mis à jour des vestiges datés du Ve siècle prouvant que la légende repose sur du réel !

Ce monastère bénédictin atteignit sa pleine magnificence au XIIe siècle.

Lieu de pèlerinage de toute l’Europe comme l’atteste les déambulatoires autour du Chœur, il commença à décliner au XVIIe siècle pour être abandonné au XVIIIe.

Nous connaissons ces lieux depuis une bonne trentaine d’années et chaque visite est une redécouverte. D’importants travaux de restauration mais aussi des campagnes de fouilles et de mises en valeur du site font que chacune de nos visites est un enchantement. Aujourd’hui outre l’abbatiale d’une grandeur époustouflante, il est possible de cheminer dans le temps pour comprendre comment le monument a évolué et imaginer sans peine ce que fut la vie des moines en ces lieux qui connurent le Maître de Cabestany !

Une restauration magistrale comme bien souvent c’est le cas en Catalogne.

Doté de murailles crénelées, de contreforts imposants et de tours de défense le monastère abritait à la fois les moines mais aussi une population laborieuse occupée à l’entretien des lieux mais aussi des jardins, celliers, du logis de l’Abbé, de l’hôpital des Pèlerins …

Visiter San Pere de Rodes impose de passer un bon bout de temps sur les lieux car ce n’est pas le seul site d’importance. Perché sur un éperon le Castel San Salvador de Verdera date approximativement de la même période que le monastère auquel il a toujours été très lié.

Les ruines sont importantes et pour le visiter il faut avoir le jarret ferme, ne pas être sujet au vertige et ne pas s’y aventurer les jours de vent. Autant dire que ce vendredi 1er novembre ce n’était pas le top. 

https://youtu.be/ejrJs3K4gxo

Vent, nuages nous ont quelque peu compliqué l’ascension mais ce n’est pas grave, nous reviendrons pour y musarder plus à l’aise et découvrir les restes de sa chapelle.

Autre lieu emblématique, le village de Santa Creu de Rodes.

Installé autour de son église Santa Elena il n’offre à la vue aujourd’hui que les soubassements de ses maisons et deux magnifiques portes défensives.

Impossible de ne pas le traverser pour se rendre au monastère, toutes les voies y convergeaient. Doté d’un marché hebdomadaire le village a grandi au fil des siècles et aujourd’hui il est possible de deviner les traces des habitations hors les murs. Ce qui est quasiment certain c’est que son déclin est contemporain de celui du monastère. Les raids des pirates qui sillonnaient la Méditerranée ont eu raison de l’un comme de l’autre.

Vibratoirement ce lieu est exceptionnel et je trouve frappant de constater que ces trois sites dotés chacun d’une église dessinent un triangle d’une régularité parfaite !

De toute façon toute la région est exceptionnelle, il n’y a pas un chemin qui emprunte un itinéraire permettant de découvrir, un mégalithe, une chapelle, une source !

Après avoir lu avec délectation « L’énergie des lieux sacrés » de Thierry Gauthier il est évident que cette région est vibratoirement très ressourçante, ça vibre très haut.

Un conseil donc, si vous avez du vague à l’âme, un coup de pompe, besoin de recharger vos batteries et que vous aimez les vieilles pierres et marcher, voilà où aller !

En plus le tarif des visites est modique, il y a même des tarifs pour seniors et seul la visite du monastère est payante, tout est hyper bien organisé, parkings à chiens,

lieu de pique-nique agréable, vaste (à moins que vous ne préfériez le restaurant du monastère),

des sentiers et des panneaux partout.

Bon, c’est la Catalogne, quoi !

Pour finir ne manquez pas en redescendant d'aller faire un petit tour au délicieux village de El Vall de Santa Creu !

Dominique

 

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 17:03

Bien qu’ayant vécu des dizaines d’années sur Paris nous n’avions jamais pris la peine de rendre visite à Monet à Giverny. Nous avons donc mis à profit notre remontée sur le Nôôôrd pour remédier à cet oubli et amis camping-caristes, bonne nouvelle, la municipalité de Giverny met à notre disposition un vaste parking enherbé, en bordure de champs, à deux pas de la maison de Monet. Bucolique à souhait !

Ancien Hôtel Baudy

Il est même possible de déjeuner à l’ancienne épicerie-café-auberge Baudy qui ouvrit fin XIXe ses portes aux peintres impressionnistes américains de l’Académie Julian. L’établissement petit à petit évolua pour offrir à ses hôtes un confort très novateur pour l’époque comme l’eau courante et en rapport avec les activités de la clientèle dotant les lieux de deux ateliers d’artistes ! Arrivés là pour vivre dans l’Aura du « Maître », ils y restèrent suffisamment longtemps profitant du cadre, des opportunités de jouir de la nature et offrir au Giverny de l’époque un parfum très particulier. Aujourd’hui l’ancien hôtel Baudy a un petit côté musée désuet et sympathique mais si l’on déambule dans le village, soyons clair, c’est avant tout pour Monet, sa maison, le jardin et le musée des impressionnistes qui s’y est ouvert car côté vie «urbaine » à part des ateliers d’artistes, c’est avant tout un village musée.

Monet est né à Paris le 14 novembre 1840 mais c’est au Havre qu’il a grandi et démarré une carrière de portraitiste, par contre ce sont ses peintures de Honfleur qui le firent remarquer la première fois et c’est sa muse, qui deviendra sa femme, qui lui apporta son premier succès au « Salon » de Paris en 1866.

Monet a bousculé les codes picturaux, il a parfois choqué, innové. Monet peignait directement sur la toile, sans mélange employant uniquement 4 ou 5 couleurs franches. Pas de bases sombres, beaucoup de matière, des milliers de touches sur un mètre carré de toile. Monet peignait d’après nature mais terminait ses toiles en atelier. Il pouvait avoir recours à la photographie pour se remémorer des détails mais utilisait plus généralement certaines de ses toiles, celles appartenant à ses fameuses séries comme la série des « Cathédrales ». Monet qui pouvait peindre sur plus d’une dizaine de toiles en parallèle s’est particulièrement attaché aux effets de lumière d’où ses « séries » qui reprenaient un même thème à différents moments de la journée, à différentes saisons !

Les Nymphéas appartiennent à ces séries, environ 250 peintures à l’huile car si Monet était peintre c’était aussi jardinier émérite. Son jardin est une merveille !

Un perfectionniste aussi qui a détruit de nombreuses toiles avant sa mort, « je dois veiller à ma réputation d’artiste pendant que je le peux, lorsque je serai mort personne ne détruira un seul de mes tableaux, quelque mauvais soit-il ! ».

Claude Monet a presque toujours eu la Seine comme fil conducteur et la Normandie, Haute ou Basse comme pôle d’attraction et même s’il a pas mal voyagé, c’est à Giverny qu’il a quitté notre monde. C’est là-bas qu’il repose, que nous sommes allées le saluer.

Nous nous sommes régalées à Giverny partageant notre plaisir avec le sien et vous savez quoi ? Nous avons eu parfois les mêmes sources d’inspiration, la preuve … 

Do

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 19:13

Depuis 2007 la région du Puy de Dôme organise chaque année entre les mois de Juillet et Septembre une manifestation artistique, Horizons Sancy, qui vise, tout en permettant à des artistes de s’exprimer, à faire découvrir des sites particuliers, leur histoire, la symbolique qui s’y rattachent.

L’occasion de randonner aussi car bien souvent l’oeuvre ne se découvre qu’en pleine nature, autant vous dire que ce sont ces découvertes là que nous privilégions. Nous y sommes fidèles et cette année bien que n’ayant pas prévu de faire halte au Sancy nous avons honoré le rendez-vous.

La vie en avait décidé autrement, enfin une fin de vie !

Nous avons donc fait halte à Besse et la première œuvre nous a permis de randonner jusqu’au Puy de Montcineyre, le monts des cendres. Lors de l’éruption qui a donné vie au volcan le cours d’une rivière a été tout chamboulé donnant naissance aux lac, étangs et tourbière des alentours !

Fleurs d'Eau

Pour rendre hommage au « Bon Géant qui aimait les fleurs », une légende locale, deux plasticiennes Sophie Paumelle et Amélie Lengrand, ont parsemé l’étang de Montcineyre des fleurs de bois tressé. Des fleurs géantes qui ont malheureusement pas trop bien survécu au temps, heureusement la forêt est grandiose et le contraste avec les pâturages râpés saisissant !

Résonnance

Dès le lendemain nous étions à pied d’œuvre pour découvrir le cirque glaciaire de Moneaux. Las, là aussi l’oeuvre a mal vécu, composée d’une multitude de miroirs, les paysages s’interpénêtrent.

Les créateurs nous disent que « l’œuvre invite à traverser les limites spatiales et temporelles de la clairière pour prendre le temps de se questionner face à l’infini ». Soit ! Comme aurait dit Bacri, « un truc à « enculer » les mouches » qui en plus se laisse découvrir dès le départ du parking ! Côté randonnée cela aurait pu tourner court, heureusement que le réseau de chemins est conséquent !

Un peu circonspectes nous avons gagné le Puy de Sancy pour y découvrir le « Trou de vert ».

Trou de Vert

Conçu comme un dialogue entre les éléments naturels cela s’est révélé l’occasion idéale pour approfondir nos connaissances en géographie car c’est en ce lieu que prend naissance la Dordogne !

Née de la confluence de la Dore et de la Dogne, deux torrents freluquets à cette époque de l’année, une rude grimpette au-dessus de ce « Trou de vert » permet de découvrir les 4 « sœurs » de la Dogne, l’Isle, la Vézère, la Cère … et la Dogne.

Mais c’est notre dernière découverte qui m’a le plus emballée et pourtant nous avions gardé un souvenir pas vraiment folichon de La Bourboule !

Le Léviathan est un monstre aquatique, mi crocodile, mi poisson, il se régale des âmes qui passent à sa portée. Au niveau mythologique son apparition renvoie à l’idée d’un cataclysme imminent, quoi de plus normal dans un pays que les volcans ont façonné.

Léviathan

Tout d’écailles d’acier nous avons osé affronter ses mâchoires et franchir la passerelle sans frissonner !

Après cela bien en jambe nous étions prêtes pour le lendemain « faire » le Puy de Dôme, à pied et du bas et découvrir les ruines du temple de Mercure !!! Do

Temple de Mercure

 

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 19:07

Lorsque nous quittons Potes en ce cinquième jour de voyage le plafond est bas mais le ciel retient ses gouttes. Nous arrivons à découvrir l’église Santa Maria de Lebeňa au sec.

Santa Maria de Lebena

Entourée de vergers l’architecture est à coup sûr très belle mêlant arts mozarabe et wisigothique et si l’on veut bien croire que les chapiteaux, les motifs solaires de l’autel et enfin la statue d’une vierge allaitante valent la visite, nous devrons nous contenter de les imaginer. Pourtant à notre arrivée nous aurions pu croire que la chance allait nous sourire, une équipe de journalistes était déjà sur site, d’autres touristes patientaient et le préposé à la visite venait d’arriver armé d’une clé XXL. Seulement même à deux, trois minutes près, avant l’heure ce n’est pas l’heure et comme il n’avait pas l’air très avenant ni pressé d’ouvrir, le groupe de journalistes semblait l’indisposer, nous sommes parties, le MUJA nous attendait

Kesako ? Juste le Musée du jurassique des Asturies !

Installé sur la côte atlantique au lieu dit Rasa de San Telmo le MUJA abrite dans un bâtiment en forme d’empreinte de tridactyle une exposition permanente dédiée aux dinosaures qui peuplèrent il y a 150 millions d’années la côte de Gijón à Ribadesella et dont un œil averti peut découvrir les empreintes sur le littoral !

Empreinte de dinosaures sur La cote asturienne près de Llastres

De leur apparition à leur disparition le musée fourmillent de détails pointus, certes, mais présentés de telle manière que jamais on ne s’ennuie.

Le MUJA

Le ton est donné dès l’arrivée quand après avoir laissé son véhicule apparaît dépassant la crête des eucalyptus la tête d’un sauropode, l’un des plus grands représentants de cette famille. Non loin un tyrex joue les terreurs à deux pas d’un tricératops !

Le visiteur va remonter le temps des premiers organismes qui peuplèrent la terre jusqu’à leur disparition. Chaque espace est conçu pour faire la lumière sur un aspect bien précis de l’évolution des dinosaures.

La visite commence par un rappel, notre Terre est vivante et en constante évolution, d’ailleurs l’Océan Atlantique est en perpétuelle expansion. La cote américaine s’éloigne de nous à raison de 2 cm par an. Bye bye Trump !

C’est peu, me direz-vous, mais pas anodin. C’est la conséquence de la formation constante de la croûte océanique au niveau de la dorsale atlantique mais il y a un hic ! Car du côté pacifique c’est la même chose. Après cela étonnez-vous que cela secoue parfois ?! Il apparaît en tout cas clairement que la terre vivait avant nous, qu’elle a survécu aux extinctions de masse et nous survivra. Alors soit-dit en passant même si nous la malmenons, les grands perdants seront les humains !

Le plus du MUJA à mon sens est d’offrir une lecture de ses contenus à plusieurs niveaux. Des petits aux professionnels de l’enseignement (remarque pouvant surprendre, mais l’enseignante n’est jamais bien loin) chacun peut y trouver son compte. Ainsi si la datation d’un évènement, d’un objet etc. au niveau des temps géologiques vous laisse dubitatif, le MUJA permet de comprendre pourquoi il est possible d’obtenir une datation absolue du plus infime fragment. J’explique !

Dans la nature chaque isotope radioactif d’un élément chimique déterminé se transforme en un isotope stable à une vitesse constante. En comparant la proportion d’isotope radioactif original à un isotope stable n’importe quelle trouvaille archéologique peut être datée. C’est ce que l’on appelle la datation au carbone 14. La vie moyenne du Carbone 14, ou le temps nécessaire pour que la moitié d’un élément soit constitué à parts égales de carbone 14 et de Nitrogène 14, est de 5700 ans
Quand un élément à dater contient 3 fois plus de Nitrogène que de Carbone on peut en déduire que 11400 ans se sont écoulés depuis son origine !

Simplissime, non ?

Pour tout dire comme beaucoup d’entre nous les dinosaures m’intriguent et aujourd’hui je suis assez satisfaite de pouvoir les placer au sein de la chaîne de l’évolution et de pouvoir constater qu’ils n’ont en fait pas vraiment disparu. Le MUJA met très clairement en évidence que sans problème à affronter la vie ne se serait pas déployée sur terre. La maîtrise de la capacité à quitter le milieu aquatique chez les vertébrés est la conséquence de la résolution de multiples problèmes tels que ceux liés à la locomotion, la respiration, la reproduction … les premiers organismes qui ont réussi à vivre sur la terre ferme ont vu leur squelette évoluer et quand ils se sont totalement affranchis du milieu aquatique la vie telle que nous la connaissons est devenue possible ! Ces premiers organismes sont les amniotes en référence au sac amniotique qui protège l’embryon, nos ancêtres en quelques sorte puisqu’il s’agit des premiers représentants dont sont issus tous les vertébrés terrestres !

Les amniotes ont donné naissance à deux lignées principales, les synapsides et les diapsides. Nous sommes issus des premiers quant aux diapsides ils ont évolué en deux branches distinctes, lézards et serpents d’un côté, crocodiles, dinosaures et oiseaux de l’autre, ces deux espèces appartenant à la même branche celle des théropodes ! Voilà pourquoi on peut dire que les dinosaures n’ont pas totalement disparu !

Bon, je ne me perds pas dans les détails mais c’est assez marrant de penser que nos tourterelles et les petits piafs que nous nourrissons sont des représentants très éloignés des dinosaures !

Autre remarque au passage, sans problème pas d’évolution, qu’on se le dise car à trop vouloir aplanir les difficultés, notamment de nos chères têtes blondes, on risque de les abêtir et de leur couper les ailes !

Le MUJA est une expérience sympa à vivre et c’est satisfaites que nous avons poursuivi notre découverte de la côte asturienne qui offre aux curieux de jolis villages aux allures (un peu moins léchés certes) de Cinque Terre. Là aussi les dénivelés sont impressionnants et le nombre de marches à avaler tant en descente qu’en montée est considérable d’autant que afin d’éviter de se retrouver coincé dans des ruelles exiguës nous privilégions les rares parkings aux entrées de villes.

Tazones

Dans le coin le village de Tazones est de loin le plus joli et le plus pittoresque. Les barques de pêche sont encore remontées sur les quais et si le treuil qui permettait jadis de les sortir de l’eau n’est plus là qu’à titre de souvenir, il est aisé de s’imaginer ce qu’était la vie des pêcheurs.

Charles Quint, encore lui, est passé par là et son souvenir y est toujours commémoré. Difficile d’ordonner la visite, Tazones se déguste au petit bonheur, le nez en l’air mais pas trop car le sol est inégal et un instant d’inattention ne pardonne pas. Les détails fourmillent depuis la casa de las conchas où un émule du facteur cheval a sévi à moindre échelle.

Casa de las conchas

Les balcons colorés habillent les façades et chaque bistrot propose le cidre des Asturies et autre spécialité du coin.

Voilà demain étant un autre jour, c’est près de Gijón que nous avons stoppé le Ptibus, pour la nuit, sous la pluie !

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 19:22

Jouxtant Sarreguemines et installé sur les rives de la Blies, frontière naturelle entre France et Allemagne, se trouve le site de Bliesbruck-Reinheim, parc archéologique européen. Dès l’âge du bronze (1200 avant JC) ce site a été occupé et les premiers qui y laissèrent la marque indélébile de leur implantation furent indiscutablement les Celtes. La communauté de peuples celtes apparaît pour la première fois au centre de l’Europe avec ce que la communauté archéologique nomme la civilisation d’Hallstatt.

Extension maximum du peuplement celte en Europe

Très présents un peu partout en Europe ils sont à la source du peuplement gaulois. On les retrouve au fin fond de l’Ecosse, en Irlande, au Pays de Galles, en Val d’Aoste, en Espagne … aujourd’hui l’héritage celte est toujours présent !

En Moselle, les celtes sont à l’origine de l’exploitation du sel et, conditions

climatiques obligent, d’une nouvelle technique d’évaporation du sel, le briquetage. A Moyenvic une cinquantaine de fours celtiques ont été mis à jour et si un jour vous faites halte à Marsal le musée du sel vous dévoilera les secrets des celtes.

En tout cas je connais un de ces secrets que je peux vous dévoiler tout de suite, Charles Perrault n’est pas l’inventeur du Petit Poucet ! Il n’a fait que reprendre une vieille légende celtique transmise de génération en génération par les peuples antiques. Une transmission faite par les chants sacrés !

Le sel à une époque où stérilisation, surgélation, congélation n’existait pas, n’avait pas de prix. Cet « Or Blanc » dûment contrôlé cheminait au long des voies antiques vers les comptoirs étrusques et les lieux où s’opéraient le contrôle des marchandises vivaient dans l’opulence. Bliesbruck est dans ce cas ce qui explique qu’en ces lieux a été mise à jour au sein d’une nécropole datant de l’âge du Fer la tombe de la Princesse ! Nous étions en 370 avant JC !

La sépulture nous a livré les nombreuses parures, les objets symboliques dont on avait gratifié la défunte dont un vase rituel.

Ils témoignent de son rang et nous ont livré un témoignage de ce qu’était cette civilisation à l’origine d’innovations révolutionnaires pour l’époque. Maîtrise accrue du traitement du fer, apparition de l’épée plate et de son fourreau, invention de la cote de mailles, invincibles les celtes ne pouvaient que partir à la conquête de l’Europe !

Les romains ont succédé aux celtes sur les lieux et vers le milieu du premier siècle avant JC une ville s’est petit à petit développée. Découvrir le parc archéologique de Bliesbruck demande d’avoir le jarret ferme et une bonne demie journée de disponible. 2 à 3 milles habitants ont vécu là dans une ville dont nous pouvons aujourd’hui nous faire une représentation très précise.

Chauffage par le sol pour les pièces à vivre, une innovation des gallo-romains qui adaptèrent aux pièces d’habitation l’hypocauste, un mode de chauffage en vogue chez les romains utilisé pour chauffer leurs thermes,

caves et celliers fonctionnels avec soupirail pour engranger les victuailles de l’extérieur, réseaux de canalisations d’eau sophistiqués, le côté sanitaire était parfaitement maîtrisé ce que confirme la découverte des thermes.

La sauvegarde du site hyper bien menée permet de se faire une idée très précise de l’organisation des bains romains !

Tépidarium, caldarium et frigidarium en enfilade
au premier plan le caldarium
réseau de canalisations

Il est certain que la découverte côté allemand de ce qui fut la Villa romaine paraît bien fade à côté de ce que nous avons pu découvrir côté français !!! Tout est net, tiré au cordeau, trop sage et les vestiges plutôt absents !

Enfin si l’on n’en est pas à sa première villa romaine et que l’on a visité les ruines d’Ampurias par exemple (voilà une idée de visite par exemple) l’imagination prend le relais !

Réseau de puits permettant de traiter les eaux usées

Si donc vous passez dans les parages ne ratez pas la visite !

Do

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 19:54

Au fil des ans la ville de Sarreguemines a rassemblé dans les locaux du Moulin de la Blies une collection invraisemblable de machines, d’outils relatifs à l’industrie de la céramique aux XIX et XXe siècles. Ce site qui fut l’une des nombreuses unités de production de faïence à Sarreguemines, ancienne scierie devenue moulin à « cailloutage » pour les faïenceries,

la force de l’eau étant utilisée pour le broyage de la matière première, a été racheté par la ville de Sarreguemines qui en a fait le musée des Techniques Faïencières, un musée agrémenté par le magnifique jardin des Faïenciers.

La visite se fait sur 3 niveaux, nous y apprenons tout de la préparation de l’argile au biscuit, de la décoration aux finitions qui donnent aux pièces leur valeur artistique. Aujourd’hui les faïenceries de Sarreguemines, Lunéville et Saint Clément sont regroupées et si seule la faïencerie de St Clément produit encore des pièces, cela n’a plus rien à voir avec ce qui en a fait la valeur. Ces trois faïenceries sont mondialement connues et toutes les cours d’Europe ont eu à coeur d’honorer leurs invités en leurs servant les mets les plus raffinés dans du St Clément ou du Lunéville. Quel jubilation en découvrant à Vienne que Sissi à la Hofburg mangeait dans du St Clément, parce que St Clément c’est notre fief ! Encore un allez-vous penser ! Et oui car les Dampfhoffer en quittant l’Alsace pour rester français (reportez-vous à l’article intitulé « Virée dans le grand Est » ou en cliquant sur le lien suivant http://www.longville-dofredo.com/2019/04/viree-dans-le-grand-est.html) ont atterri à St Clément où ils ont sympathisé avec des Daujat–Barba qui étaient artistes et peintres à la faïencerie !!!

Sarreguemines ne fut pas en reste mais ce qui l’a fait connaître mondialement c’est le décor « Obernai ».

Un décor par impression selon les principes de la sérigraphie ou de la lithographie, plus de décors peints à la main comme à St Clément, des services de table pour « monsieur et madame Tout le Monde ».

Si vous voulez tout savoir sur la Faïencerie, un petit film de notre cru et un clic sur le lien ci-dessous !

https://youtu.be/7nh-Bo_Di9Q

 

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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 20:21

La ville de Sarrebourg est placée sous le signe de la Paix. A ce titre elle offre aux visiteurs et à ses administrés l’opportunité de découvrir deux merveilles, la Tapisserie dite de la Paix et les vitraux de la chapelle des Cordeliers.

Chapelle des Cordeliers

Ces œuvres sont la résultante de complicités entre Marc Chagall et des maîtres verriers, Charles Marq et Brigitte Simon et une « liceuse », existe t’il un féminin à licier ?!, Yvette Cauquil-Prince.

Yvette Cauquil-Prince a travaillé à cette tapisserie à partir de la gouache préparatoire réalisée par Marc Chagall pour le vitrail de la Paix de l’ONU. Cette tapisserie entièrement tissée à l’envers, le licier ne peut contrôler son travail, a demandé 3 années de travail. Ses dimensions (4,72x6,96)m sont exceptionnelles et sa créatrice a utilisé la spécificité du langage du tissage pour l’adapter au langage de la peinture et rendre la poésie, la rigueur et la profondeur du travail de Chagall. Cela a commencé par le choix délicat de la qualité de la laine, de ses teintes.

Tapisserie de la Paix

Sarrebourg propose une découverte de l’univers de Chagall, une immersion dans sa vision de la Paix, vision dont la monumentalité de la Tapisserie et celle du vitrail rendent toute la force.

En ce qui concerne le vitrail, tout l’art du verrier a consisté à trouver le moyen de jouer avec les couleurs pour traduire la force de la lumière. Tous les vitraux de la chapelle des Cordeliers ne sont pas de Chagall, Brigitte Simon et Charles Marq ont créé dans un camaïeu de bleu les vitraux du choeur de la chapelle faisant de celui-ci un écrin pour mettre en valeur l’oeuvre de Chagall, une œuvre foisonnante !

Choeur de la Chapelle des Cordeliers

Marc Chagall est né en Biélorussie à Vitebsk dans une famille pieuse qui lui a fait découvrir la Bible, une source d’inspiration inépuisable ! Après des études aux Beaux Arts de Saint Pétersbourg, en 1910, Chagall débarque à Paris où il se lie avec Blaise Cendrars, Appolinaire, Klee, Nina Berberova … Berlin, les USA, Chagall bouge beaucoup mais n’oubliera jamais ses origines où il retournera. Toutes ses œuvres, Chagall s’est essayé à toutes les formes de créations plastiques, rappellent Vitebsk : « Oh si je réussissais à cheval sur la chimère en pierre de Notre Dame, avec mes bras et mes jambes, à tracer mon chemin dans le ciel le voilà Paris tu es mon second Vitebsq ! ».

Chagall a sublimé ses souffrances, ses douleurs par son art « Seul est mien le pays qui se trouve dans mon âme ». La création artistique lui a permis de transcender la vie « Si toute vie va inévitablement vers la fin nous devons durant la notre la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir ».

Le choix du vitrail chez Chagall est récurent dans son œuvre. Allemagne, Angleterre, Etats Unis, Suisse, Israël, France. « Le vitrail représente la cloison transparente entre mon coeur et le coeur du monde ! »

Toute l’oeuvre de Chagall est teintée d’Amour « Il n’y a qu’une seule couleur qui donne un sens à la vie et à l’Art, la couleur de l’Amour ». Une œuvre qui nous parle au coeur.

Elle nous parle au coeur à un point tel que depuis un an nous ne le quittons plus. Moissac en mars 2018, Le Saillant en juillet de cette même année, le plafond de l’Opéra de Paris en février 2019, Céret il y a 3 semaines, Sarrebourg 8 jours plus tard ! Entre Chagall et nous, c’est une histoire d’Amour qui débuté par un grand coup de foudre à Landerneau en 2016 !

Et non, nous ne sommes pas prêtes d’en avoir fait le tour ! Clin d'œil !

Et maintenant un petit bonus avec ce petit film à découvrir !!!

https://youtu.be/Eh_I_2_hfGM

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 18:35

Il y a des lieux dont le nom résonne en vous et attire, Caylus en était, alors, parties vadrouiller du côté de Limogne en Quercy, dans le Lot, nous avons mis le cap sur cette cité d’origine médiévale après une jolie randonnées sur le Causse que je compte bien vous narrer prochainement.

Premier passage en repérage histoire de savoir où garer le fourgon, demi-tour à la va comme je peux et rebelote pour un second passage tout aussi infructueux. Point de parking, nous faisons donc comme nous pouvons et stationnons dans la rue juste à la hauteur du monument aux morts. Fallait-il y voir un signe que nous n’avons pas su décrypter ?!

Bien avant le 12e siècle un castrum existait déjà sur cette butte où petit à petit une cité se développa. De nombreux sièges lors des croisades contre les albigeois, la guerre de 100 ans, la peste noire, les massacres engendrés lors des guerres de religion en eurent raison, elle ne retrouva jamais sa superbe !

Dès que l’on pénètre dans la vieille ville il saute aux yeux que le patrimoine bâti est grandiose mais il est immédiatement évident que les fonds manquent pour l’entretenir. Dans l’impossibilité de récupérer un plan de visite à l’Office de tourisme, fermé évidemment, nous visons le point culminant occupé par le château qui se révèle fermé et privé tout comme l’ancienne tour médiévale impossible à atteindre.

Les rues sont désertes pourtant notre déambulation nous fait tomber nez à nez sur un contingent de militaires en manœuvre et même si les mitraillettes sont chargées à blanc, on le suppose, cela surprend quand même.

L’atmosphère que dégage la cité n’est pas plaisante néanmoins ayant repéré des « œuvres d’art » disséminées aux hasard des encoignures, jardinets et ruelles, toits interpellées, nous poursuivons notre exploration d'autant que parfois le matériel utilisé est très à contre emploi ! 

Oserai-je vous dire que leurs créateurs semblent un peu « tracassés ». Ce n’est ni serein, ni lumineux, l’inspiration a de quoi surprendre et dans l’église cela secoue carrément. On n’y sent pas vraiment l’appel du divin, il y fait un froid polaire, c’est d’ailleurs une constante depuis que nous parcourons la Dordogne et le Lot. Humides, sombres et très dépouillées il faudrait carrément me payer pour assister à un office. A Caylus le constat est identique mais il y a pire ... des toiles d’une inspiration tourmentée, un grand Christ à moitié décloué et semblant implorer notre aide ont de quoi épouvanter les paroissiens.

Quel message doit on y voir ?

La question sera récurrente pendant toute la visite. Au bistrot de la halle, sans doute très belle mais noyée dans une mer de voitures, une créature simiesque installée en terrasse nous décourage d’aller y prendre un pot.

Qui peut donc avoir envie d’acheter ces sculptures. Une hyène et un loup (garou?) occupent la largeur d’une impasse menant à un atelier d’artiste. De quoi vous flanquer la trouille !

Quant à celui qui a emballé les fesses de sa statue de barbelés je voudrais bien connaître la nature du message délivré, enfin s’il y en a un !

A moins que ce soit un fantasme inavouable.

Non franchement à Caylus il y a du mouron à se faire. Est-ce le passé douloureux et violent qui s’exprime ?

Do

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