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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 19:50

Connaissez-vous le syndrome de la rousquille ?

Et en premier lieu, connaissez-vous les rousquilles ? (Ben quoi ? Tout le monde n’est pas catalan !) La rousquille est une spécialité de chez nous, un petit gâteau tout rond, du genre biscuit, en forme de couronne, souvent enrobé de sucre glace. Vous trouverez les meilleures à Arles sur Tech, chez Touron, mondialement connu dans le département (prononcez « touronne »). Notre voisine, Conchita, en fait également de délicieuses; mais c'est moins connu.

Industrielles (Lor, Le Tech) ou artisanales, elles ont généralement un trou au milieu (sauf celles de chez Touron, justement). Le détail a son importance pour la suite de l’article.

Le syndrome de la rousquille est une maladie qui, depuis plusieurs années, frappe nos villes et nos villages. Quels en sont les symptômes ? Tout comme à Perpignan, cela commence par une croissance démographique quasiment nulle, mais une surface urbanisée en pleine expansion (multipliée par six entre 1968 et 1990). Les zones pavillonnaires explosent en périphérie, enrichies de gigantesques mails commerciaux. Le centre ville se vide ; les commerces s’effondrent et ferment les uns après les autres. Le cœur se désertifie. C’est le trou de la rousquille.

Aujourd’hui, la surface les centres commerciaux implantés à la périphérie de Perpignan représentent 300 hectares, soit la superficie de l’ancien centre ville. C’est énorme.

Dans les villages, même combat. Les lotissements se multiplient ; les commerces de bouche, les boulangeries notamment, les pharmacies s’installent à la périphérie afin d’offrir aux clients la possibilité de se garer plus facilement et le centre des villages se meurent, au grand désarroi de ceux qui y résident encore et n’ont pas de voiture, les personnes âgées en particulier. Mais qui s’en soucie puisque économiquement, elles ne sont pas rentables, mis à part pour les laboratoires pharmaceutiques ?

Ce phénomène n’est pas exclusivement français et nous avons pu l’observer à l’étranger, en Allemagne, en Autriche et au Luxembourg. Ne cherchez pas un commerce de bouche au centre de Salzbourg (nous, c’est une boulangerie que nous voulions)! Il n’y a que des magasins pour touristes.

Bref, la situation, ici à Perpignan, a atteint un niveau critique et ils ont l’air de commencer à s’intéresser au problème. Tout n’est peut-être pas perdu.

Parce que les rousquilles, c’est délicieux, mais pas en matière d’urbanisation !

Fredo

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 21:07
Clins d'oeil

Que voyez-vous ?

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Et là !

Clins d'oeil

Ressemblant ! non ?

Certains lisent dans le marc de café, là, c'est dans les nœuds du bois !

Marrant !

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 20:20
Bon pour la planète ?!

Alors qu'à Rio de Janeiro la température extérieure avoisine les 30°, une chaîne de supermarchés est à l'origine de la création d'un « ice bar ».

130 tonnes de glace ont été nécessaires pour mener à bien ce projet.

Tout le mobilier, la décoration dont une réplique du Corcovado, ont été sculptés dans la glace !

Les consommateurs doivent passés 2 sas pour s'habituer au froid, la température étant comprise entre -5° et -10°.

10 000 clients sont espérés mensuellement !

10 000 complications pulmonaires ?

Bien fait !

On marche sur la tête à n'en pas douter mais le pire est que si cela vous paraît dingue, il faut quand même ne pas perdre de vue que ce concept a été importé.

Londres, Stockholm, Amsterdam, Paris, Budapest, Dubrovnik … (la liste est longue) ont leur ice-bar.

Canet en Roussillon s'enorgueillit même d'avoir eu pour l'été 2015 le seul ice-bar de plage de France.

C'est vrai, il y a de quoi pavoiser !

Franchement, avez-vous idée de la consommation énergétique que demande de telles installations pour pouvoir être opérationnelles dans la durée ?

Alors la COP21, peut-être est-ce bien, peut-être !

Je doute mais ce dont je suis sûre c'est que, pour plagier Michel Audiard, quand on fera voler les cons, ils se battront pour être chef d'escadrille !

Do

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 21:38

Nous avons trouvé la parade pour remédier aux programmes débilitants de la TV : traquer les vidéos sur la toile !

Et comme le hasard fait bien les choses, en écho à l'un des derniers bouquins que nous venions de lire « La Puissance de la Joie » de Frédéric Lenoir, nous avons passé une soirée extra à écouter une conférence sur le Bonheur, dont voici un résumé ! Do

Le Bonheur Une conférence de Frédéric Lenoir

Les aléas dans la quête du bonheur

Le Bonheur n'a pas toujours été une préoccupation sociale ; dans la Grèce antique, où la recherche d'une amélioration de la condition de vie de la collectivité était prépondérante, la sécurité collective primait sur la recherche du bonheur individuel.

C'est entre 800 et 200 avant J.-C, que la préoccupation du bonheur individuel a émergé dans toutes les cultures (Confucius, Bouddha, Zarathoustra) mais si bonheur individuel et bonheur collectif allaient de paire, le bien commun restait le plus important.

Cette quête du bonheur a ensuite été reléguée au second plan avec la montée du christianisme et la promesse d'un bonheur éternel dans l'Au-delà, au nom de l’Amour, on renonce au bonheur présent : aimer pour atteindre la béatitude éternelle. La démarche, laïque, était identique chez Socrate pour qui fidélité à la justice et aux lois de la cité primait sur la recherche du bonheur personnel.

Il faudra attendre la renaissance (Montaigne, le siècle des lumières), pour que le bonheur, assimilé à la quête de la sagesse et de la Paix, redevienne un thème central.

A partir du XVIIIème siècle, les traités sur le bonheur, tous basés sur les textes des anciens, fleurissent mais au XIXème siècle, avec le romantisme, le bonheur devient une quête bourgeoise, un peu méprisable. Le tragique est beaucoup plus intéressant.

Le malheur, le spleen, la souffrance et la passion sont valorisés quant à Freud et Schopenhauer, ils insistent sur l’idée qu'un bonheur durable ne peut pas exister à cause du désir, source de frustration: l’homme est insatisfait par nature.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes « à fond » dans le désir mimétique, toujours insatisfaits, nous envions le modèle le plus riche de la plus riche société (la société américaine, notamment), ce qui entraîne du fait de la globalisation et de la médiatisation de la frustration à l’échelle planétaire. L'ouverture sur le monde nous fait perdre nos racines, crée de l'envie, du malheur par la frustration.

La notion de bonheur est liée à la comparaison, un constat déjà émis par Schopenhauer qui comparait la vie humaine à un pendule oscillant entre la souffrance et l’envie.

§§§

Dans les années 60, 70, le brusque discrédit jeté sur les religions, le monde politique et toutes les idéologies, refait émerger l’idée de la recherche du bonheur. La question fondamentale étant :

« Quoi faire de sa vie, comment la réussir ? ».

Émerge alors le concept de développement personnel, avec la psychologie positive ; l'humain redécouvre, se tourne vers les spiritualités asiatiques (bouddhisme) où le bonheur est toujours resté une question fondamentale ; on en revient à la philosophie grecque (rééditions de textes anciens) les philosophes grecs ayant été les premiers à donner des pistes de réflexion sur le bonheur.

§§§

Reste à définir ce qu'est le Bonheur et à différencier les notions de bonheur, de plaisir, de la joie !

Une certitude, la quête du bonheur peut rendre malheureux !

La notion de plaisir est à la base de tout.

Tout ce qui vit recherche le plaisir, et fuit la souffrance mais le plaisir ne dure pas et si nous allons trop loin dans le plaisir, il devient une souffrance, d'où la nécessité de savoir limiter le plaisir.

Le bonheur, c’est la recherche d’un plaisir durable et global, une recherche intelligente et rationnelle permettant de sélectionner les bons plaisirs et de rejeter les mauvais qui créent un déséquilibre.

Pour éliminer tout déséquilibre, il faut apprendre à choisir (sélection et renoncement); c’est la raison qui permet de faire ce travail et c’est véritablement une œuvre philosophique, puisque selon Épicure, la philosophie est « une activité qui, par des raisonnements, cherche à rendre la vie la plus heureuse possible ».

La philosophie (amour de la sagesse), c’est penser bien pour vivre mieux. Remarquons que la philosophie telle que la concevait Épicure formait des hommes, aujourd'hui on forme des spécialistes. !

La philosophie de Spinoza reprend cette base : le lien social est fondé sur la raison et sur des valeurs communes. Spinoza est le précurseur de la philosophie politique (état de droit, démocratique et laïc), son ouvrage majeure, l’Éthique, est un ouvrage qui traite du chemin qui mène au bonheur.

Rédigé comme un traité mathématique, c'est une exploration de la psyché humaine. Il aborde les thématiques de Dieu, de l'âme et des passions … des moyens pour l'homme d'accéder à la liberté et à la béatitude. Pour Spinoza l’être humain n’est pas libre ; il est soumis à des pulsions, à des désirs, seule la connaissance peut l’aider à se libérer et à acquérir la béatitude. Or tout organisme est mû par l’instinct de progresser dans l’être, de persévérer.

Il est également mû par deux sentiments fondamentaux antagonistes: la tristesse et la joie.

La tristesse nous fait diminuer dans l’être (tristesse/obstacle/régression); la joie nous fait grandir et donc plus nous nous connaissons, plus nous comprenons notre nature unique et plus nous sommes attirés par des êtres qui nous correspondent et qui nous font progresser.

Nous comprenons qu’il y a des choses, des idées, des êtres qui nous empoisonnent ; d’autres qui nous élèvent. Nous devenons capables d'organiser notre vie selon notre nature profonde, de faire des choix en nous respectant nous-mêmes et en respectant autrui. Seule la connaissance nous protège des émotions toxiques et remplace le bien par le mal. Parce que le désir mène à la frustration, certaines philosophie comme le bouddhisme et le stoïcisme incitent à la suppression de tout désir par l'ascèse. Cette voie très difficile, monastique est la recherche d’une vie très sobre où l’esprit maîtrise le corps.

A contrario, Spinoza dit en parlant des désirs : « ne cherchons pas à les supprimer, les combattre, cherchons à les faire grandir. Orientons notre désir en fonction de ce que l'on est, orientons notre vie en fonction de nos émotions.

Les désirs sont différents selon les individus ; Suivons notre nature.

La notion de désir est importante selon Spinoza. En cas de tristesse, de souffrance, la raison permet de détecter le problème, mais ne permet pas d’en sortir. C’est le désir qui donne l’énergie pour sortir du problème. S’il y a souffrance, il faut pouvoir faire émerger un nouveau désir pour continuer à grandir. C’est le principe de la résilience : on a tous en nous les ressources pour rebondir parce que l'on a tous en nous des désirs à faire grandir.

§§§

Tout bonheur commence par un plaisir et le bonheur est un équilibre entre plaisir et sens. Chacun doit pouvoir trouver un sens à sa vie, ce qui est bon pour lui. Le sens, c’est trouver ce « qui va me permettre de vivre ? »

Nous avons tous des aspirations profondes qu’il faut réaliser. Engager sa vie, c’est structurer, accepter certaines souffrances passagères et savoir savourer les instants de plaisir.

Plus on persévère dans le sens que l’on s’est donné ce qui inclut souffrance et douleur, plus on atteint des niveaux de joie et de bonheur.

Le principe de plaisir ne suffit pas.

La qualité de la vie est la juste association du plaisir et du sens. On ne peut parler de bonheur individuel sans évoquer la relation aux autres.

Un bonheur durable passe par un lien, un échange avec les autres. On a tous besoin d’amis (considérant le lien d’amis au sens large : époux = amis) avec qui on va pouvoir avoir des échanges profonds, une réelle communion ; l’ami est comme un autre soi-même, quelqu’un avec qui on s’épanouit en confiance.

L'Amour est d'abord de l'Amitié.

Enfin, n'oublions pas que si nous avons besoin de recevoir, nous avons aussi besoin de donner pour être heureux (il y a plus de joie à donner qu'à recevoir-texte biblique Actes 20-35).

Le cœur humain est naturellement altruiste, mais l’histoire de chacun peut obscurcir cette qualité.

Le don, le partage, la communion, la solidarité sont autant de valeurs qui procurent de la joie.

Ce qui nous rend heureux, c’est que l’autre soit heureux et s’accomplisse dans son choix, « Aimer l'autre dans son accomplissement ».

§§§

Dans une société harmonieuse, tous les individus participent au bien commun. Un individu rayonne et le collectif est heureux (mis à part les jaloux !!!) car la force du témoignage individuel est essentielle.

Si la joie rayonne et est contagieuse, elle élève les vibrations, la comparaison rend malheureux. Plus on est entouré de gens heureux, plus on est heureux, le bonheur est contagieux.

Les piliers fondamentaux du bonheur sont : l'Amour et l'Amitié, l'Epanouissement (au travail mais que ...) et la Santé.

Néanmoins il est une attitude à cultiver pour atteindre le bonheur, savoir vivre l’instant présent en pleine conscience, être attentif à ce que l’on est en train de faire.

Plus on savoure l’expérience, plus on a de plaisir. Savourer les menus plaisirs de la vie, prendre le temps de vivre, contempler, méditer, jouir de la vie et en avoir pleinement conscience, afin de doper les substances chimiques produites par le cerveau (sérotonine, dopamine, etc.). C’est tout simple et comme le dit Epicure : « merci à la nature de nous avoir donné tout ce qui nous est nécessaire, et rendu difficile d’accès tout ce qui ne l’est pas. »

§§§

En résumé : cultiver le bonheur, c’est être à la recherche des menus plaisirs dans une existence qui a du sens. Le travail sur soi, la sagesse, le sens donné à la vie sont les piliers du bonheur.

Le bonheur et le malheur sont en nous.

Si l’on sait prendre la vie comme elle est, en apportant les changements possibles, en acceptant et s’accommodant de ce que l’on ne peut changer, ce qui ne dépend pas de nous, en ajustant ses désirs au monde tel qu’il est, il est alors possible d’accéder au bonheur.

Ne pas ajuster le monde à nos désirs

Ajuster ses désirs au monde.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 21:18
Aujourd'hui, ciné à Argelès pour découvrir le film de Mélanie Laurent et Cyril Dion, DEMAIN.
Ce film dont la mise en œuvre a né dans l'esprit de ses « inventeurs » après la publication d'un rapport plus qu'alarmiste sur l'avenir de l'Humanité, c'est une équipe de 6 personnes qui est partie enquêter pour tenter de comprendre les causes et rechercher les remédiations éventuelles à la catastrophe annoncée. Ce film fait du bien, de la veine de « Sacrée Croissance » de Marie-Monique Robin, il nous montre que tout est encore possible à condition que nous nous retroussions les manches et que surtout nous acceptions de voir la réalité en face. http://www.demain-lefilm.com/les-solutions
Lorsque vous sortirez de la séance je pense que vous aurez compris qu'il est parfaitement inutile de vous en remettre aux pouvoirs politiques complètement inféodés aux multinationales dont le Crédo se résume en un seul mot : PROFIT.
Des solutions existent mais elles ne pourront être mises en œuvre que lorsque nous aurons compris que rien de positif n'arrivera si nous n'envisageons pas de sortir de la CROISSANCE. Non, il ne s'agit pas d'en revenir à l'âge de pierre (Pierre?) d'ailleurs certaines solutions montrent que l'on peut conjuguer décroissance et modernité.
Oui, la Science a sa place dans cette démarche mais nous aussi, surtout nous !
Au chapitre « Finances » je pense que vous serez un peu estomaqué (si vous ne vous en doutiez pas) de découvrir que tout ce que vous possédez en banque est virtuel, ça fiche un coup quand même !

Le Pyrènen monnaie locale Ariège

Ce film vaut vraiment le coup d'être vu, dommage qu'il soit assez peu distribué en salle apparemment.
A Perpignan, une seule salle l'a mis à l'affiche et à une heure tardive encore !
Pourtant notre devenir, celui de notre planète est entre nos mains.
Pour finir je vous citerai cette déclaration du pape François (et oui!) lors de la journée mondiale de l'environnement en juin 2013 : « Lorsque nous parlons d'environnement … ma pensée va … au livre de la Génèse … cela suscite en moi les questions suivantes : Que signifie cultiver et garder la terre ? Cultivons-nous et gardons-nous vraiment la Création ? Ou bien est-ce que nous l'exploitons et nous la négligeons ? Le verbe « cultiver » me remet à l'esprit le soin que l'agriculteur prend de sa terre afin qu'elle porte du fruit et que celui-ci soit PARTAGÉ … Cultiver et garder la Création … cela signifie faire croître le monde avec responsabilité en le transformant afin qu'il soit un jardin, un lieu vivable POUR TOUS ! »
Il ajoute :
« En tant qu'êtres humains nous ne sommes pas les simples bébéficiaires, mais les gardiens des autres créatures. »
En matière d'économie, vous pouvez si le sujet vous interesse prendre connaissance de quelques pages puissantes dans lesquelles François s'en prend à l'hégémonie mondiale de la finance et de l'argent-roi, cliquez, c'est tout ! http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html#Chapitre_2_
Do
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 18:46

En lisant cet article, certains vont se dire : « franchement, c’est un détail ». D’autres penseront : « compte tenu de la misère humaine ambiante, il y a d’autres urgences » ou bien « d’abord, elle n’a pas de cheval, alors, qu’est-ce que ça peut bien lui faire ? »

Certes, certes. Mais…

D’abord, j’aime les chevaux, tout comme j’aime tous les animaux (sauf les moustiques !), mes frères humains, et moi-même ! (Ne dit-on pas qu’il faut savoir s’aimer et se respecter soi-même pour aimer les autres ?) Ensuite, puisque que nous formons un « Grand Tout » indissociable, nous ne pouvons espérer sauver l’humanité sans préserver notre planète et toutes ses espèces.

Là, vous vous dites : « mais où diable veut-elle en venir ? ».

J’y viens : à un détail important pour l’espèce chevaline que nous exploitons comme tant d’autres.

J’aime les chevaux, ils me fascinent. Ils sont pour moi la beauté incarnée. J’ai fait du cheval et j’en fais encore dans ma tête chaque fois que j’enfourche ma bicyclette. Voilà tout simplement pourquoi le sujet me tient à cœur.

Je pensais que les fers servaient à protéger les pieds des chevaux jusqu’à ce que je découvre à l’occasion d’une recherche documentaire pour un de mes livres qu’il n’en est rien, bien au contraire.

L’espérance de vie du cheval sauvage oscille entre 40 et 50 ans, ce qui dépasse largement celle du cheval domestique. A l’état naturel, lors de la marche, le pied du cheval joue un rôle de pompe, permettant au sang de remonter jusqu’au cœur. Le ferrage, rigidifiant le sabot, empêche le pied de s’aplatir correctement sur le sol pour jouer son rôle d’amortisseur et de pompe, entraînant une diminution du flux sanguin et une concentration des toxines dans le bas des jambes. C’est un facteur de réduction de l’espérance de vie, surtout chez les chevaux de haut niveau dont le cœur est fortement sollicité dans l’effort.

Des études ont été menées en 1984 par la cavalerie suisse afin de mesurer l’influence de la ferrure sur le sabot. Muni d’un fer, le choc qu’il subit en heurtant le sol est de 10 à 33 fois plus grand que lorsqu’il n’est pas ferré. Le ferrage entraine cinq fois plus de vibrations qui endommagent les tendons et les articulations, entraînant des pathologies souvent sévères.

Historiquement, le ferrage est une pratique relativement récente. C’est au moyen âge que l’on a pris l’habitude de garder les chevaux aux écuries plutôt qu’en liberté dans les champs ; il a donc fallu trouver un moyen, une protection, pour empêcher que le sabot du cheval soit ramolli par le contact avec l’ammoniaque (urines) et par le manque d’exercice, afin de pouvoir continuer à le faire travailler.

Au XVIIIème siècle, le fer à cheval est totalement entré dans les mœurs. Les effets néfastes se sont multipliés, faisant l’objet d’études et de parutions scientifiques, mais sans résultat : audience réduite et aucun revirement dans la pratique.

Le ferrage ne soulage pas, ne protège pas. De fait, il nuit gravement à la santé du cheval.

Aujourd’hui, même chez les professionnels du monde équestre, l’idée commence à faire son chemin et je voulais juste dans ce blog tenter de lui donner un petit coup d’accélération : si vous avez un cheval ou si vous connaissez des personnes qui en ont, vous pouvez leur faire passer le message : laissez-les pieds nus ! Ce n’est pas pour rien qu’ils ont des sabots.

Merci pour eux!

Fredo

Deux liens intéressants sur le sujet:

http://achevalpiedsnus.free.fr/lepiednu.htm

http://podologie-equine-libre.net/2015/10/11/les-fers-pour-les-chevaux-seront-obsoletes-dit-un-ex-marechal-ferrant/

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 20:53
Pierre Rabhi au sujet de la COP 21 le 5 décembre 2015 :
« Une grande illusion lancée par des pompiers pyromanes pour nous faire croire qu’on s’occupe de la nature ».
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 08:18
A Dieu

Nous avons grandi avec lui et ça fait quelque chose...

https://www.youtube.com/watch?v=Mz5JFD3wNq0

Merci pour ce beau message.

Fredo

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 07:56
" Français, je suis fier de vous"
"Mon devoir est de vous protéger"
Alors, rassurés?
Pas moi!
Un nouveau "petit père des peuples"?
Fredo

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 16:51
sorti aussi en livre de poche
sorti aussi en livre de poche

Le livre de Frédéric Lenoir au sujet du pape François est tout simplement réjouissant. Au fil des lignes, l’auteur nous fait découvrir non seulement un homme, mais aussi un prêtre hors du commun, dans la pure lignée du Christ et de St François d’Assise, le « saint des pauvres ».

Puisque l’on voit aujourd’hui à quel point les religions ont encore un rôle à jouer dans notre société, ne serait-ce que pour faire régner la terreur, pourquoi l’espoir d’une société nouvelle plus respectueuse des droits des citoyens les plus pauvres ne viendrait-il pas de cet élan de respect, de solidarité et de compassion que tente aujourd’hui d’insuffler à l’Eglise ce nouveau pape ?

François refuse les honneurs et les attributs de son rang, préférant au titre de Pape celui d’évêque de Rome, comme le fut au tout début de l’ère chrétienne l’apôtre Pierre ; il s’attaque à la lèpre qui ronge la Curie romaine depuis des années, voire même des siècles (blanchiment d’argent sale, pédophilie et autres scandales) et défie la mafia ; il fustige le consumérisme au risque d’être qualifié de marxiste. Il est le premier maître spirituel avec le Dalaï Lama à plaider la cause de l’environnement et de nos « humbles frères » (cf. St François d’Assise), les animaux, que l’humanité est censée protéger et non exploiter.

Ses détracteurs diront que, comme ses prédécesseurs, il s’oppose à l’usage du préservatif, réprouve l’avortement et l’homosexualité… C’est vrai, sur ces thèmes, il se contente de rappeler la position de l’Eglise dans sa généralité, mais il dit aussi et surtout que chaque cas est unique, qu’il ne faut pas juger, et donc en aucun cas condamner.

Et le mariage des prêtres ? La place des femmes dans la religion, des divorcés ? Patience, patience, Rome ne s’est pas faite en un jour !

Alors ? Connaîtrons-nous enfin une Eglise prête à défendre les intérêts des plus démunis, de la planète et de l’environnement, apte à mener la guerre contre la corruption, le consumérisme et la dépravation de nos sociétés industrielles modernes ? Avec ce nouveau chef de troupe à l’humanisme exceptionnel, on peut l’espérer. C’est ça, la bonne nouvelle, l’Evangile.

Fredo

Et si vous pensez que je suis brutalement tombée dans la marmite apostolique, pour Do, c’est encore pire : elle a envie de le rencontrer ! (Mais ça ne me déplairait pas non plus... )

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