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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 07:01

 

Première femme depuis 1802 à cumuler les titres de ministre de l’Éducation Nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche, je vous écris cette lettre pour vous faire partager mes souhaits, mes espoirs.

 

Enseignante par vocation, j'ai fait d'un rêve d'enfant une réalité avec la volonté de ne jamais faire subir à mes élèves ce que j'avais enduré sous le joug scolaire. Je pense avoir tenu parole et si mes dernières années d'enseignante n'ont pas été de tout repos, la faute n'en revient pas à mes élèves, ni à mes collègues mais plutôt à vos prédécesseurs qui y sont tous allés de leur(s) réforme(s) et à mes supérieurs, recteurs, inspecteurs qui majoritairement sont parfaitement « formatés » par la hiérarchie.

 

Au final un immense gâchis !

 

Sans avoir un âge canonique, la soixantaine, j'ai eu la chance de pouvoir enseigner longtemps en privilégiant une pédagogie permettant à l'enfant d'être l'acteur de son apprentissage, ce, même en primaire. Avant de remplir un cahier de vie, il vivait, expérimentait ! Nous jardinions et dégustions ce qui daignait pousser dans nos carrés potagers quand ils existaient. Nous savourions ce que les parents cuisinaient à notre intention sans chercher à savoir si la cuisinière s'était lavée les mains et leurs recettes nous servaient de support pédagogique. Nous patinions à glace et à roulettes, fréquentions la piscine, les musées. Nous nous baladions même en forêt sans avoir rempli des tonnes de paperasse afin de prouver que ce n'était pas pure récréation.

 

En maternelle nous accueillions encore les petits de 2 ans sans avoir besoin de préciser que nous ne changions pas les couches.

 

Nous osions parler d'affectif en réunion pédagogique et ce n'était pas encore vilipendé par la hiérarchie car avant de nous adresser à nos élèves, nous ne perdions pas de vue qu'ils étaient des enfants et qu'une bonne dose d'amour aide à bien grandir !

 

 

 

Les parents n’étaient pas encore nos ennemis, nous dialoguions de manière informelle et si les conseils d'école existaient déjà, c'était autour d'un café que nous tâchions de trouver comment aider les enfants à dépasser leurs points de blocage.

 

 

 

Je vous parle d'une époque où le tout sécuritaire n'avait pas encore fait une entrée fracassante dans les écoles ! C'était donc avant madame Ségolène Royal et nous n'avions pas alors à contrôler le car, les documents du véhicule et les papiers du chauffeur. Le bon sens seul nous alertait sur d'éventuelles mesures à prendre pour protéger les membres de la communauté scolaire.

 

 

 

Petit à petit, sous le prétexte fallacieux de réduire l'échec scolaire, vos prédécesseurs ont imaginé différentes stratégies. Nous nous sommes mis à participer à des réunions où se retrouvaient les professionnels de l'enseignement. Ces réunions, dites de synthèse, visaient à faire le point sur chacun des enfants qui nous étaient confiés en ne ciblant, évidemment, que les dysfonctionnements !

 

Comment peut-on envisager d'amener un enfant au meilleur de lui-même quand il sent le poids des regards si peu indulgents sur sa personne ? Croyez-vous vraiment qu'un enfant baladé de psychologue en orthophoniste, de psychomotricien en ergothérapeute, ait une chance d'avoir une image positive de sa personne ?

 

 

 

C'est mensonge que de nous dire que l'état a le souci de remettre l'enfant au cœur du système scolaire. Ce qui importe avant tout c'est de formater les enfants en vue de leur « utilisation » future par la société. Tout se résume à une affaire de profit. Une preuve ? Vous nous parlez de rythmes scolaires mais alors que toutes les études portant sur ce sujet parlent de répartition harmonieuse des jours et semaines de cours, ce qui est mis en place sert uniquement l'économie. Les congés scolaires de fin janvier à avril s'étalent un maximum de temps, sports d'hiver obligent !

 

 

 

Je rêve d'une pédagogie qui pointerait en priorité tous les points forts de l'enfant pour le valoriser, lui donner confiance en soi et restaurer si besoin est à ses propres yeux l'image qu'il a de lui.

 

Si l'enfant est un adulte en devenir il est avant tout un être humain doté d'un potentiel qui ne demande qu'à s'exprimer. Lui reconnaître le droit à la différence, développer la personnalité unique, à son rythme, est la mission que parents, enseignants, éducateurs ont à remplir. C'est ainsi qu'il pourra être libre, acteur de sa vie et non un spectateur passif, assisté, robotisé, futur consommateur dans une société où le maître mot est profit, est-ce ce que vous souhaitez ?!

 

L'enfance doit être protégée de toutes les convoitises et si vous pouviez faire en sorte que, même à notre époque, l'esprit de Célestin Freinet retrouve de la vigueur, ce ne serait pas revenir en arrière mais faire en sorte que passé et présent se conjuguent pour un futur un peu plus réjouissant pour nos enfants que celui qui se profile actuellement.

 

Ce serait permettre à un monde nouveau d'avoir une chance de voir le jour, un monde où l'humain ne sera pas uniquement bon à être mis sur le « marché » du travail (quelle affreuse expression qui en dit long sur la considération que l'on porte à l'humain), car aujourd'hui, non seulement ce n'est pas gagné mais en continuant sur la voie qui semble tracée, c'est le mur assuré.

 

 

 

Dominique Longville

 

Ps: vous conseille d'aller aussi faire un tour sur le site du Témoin en Guyane, vous devriez être nombreux à vous reconnaitre dans la lettre ouverte adressée au premier ministre.

Par ailleurs en excluant ce post scriptum, je vous autorise à transmettre ma lettre !

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 14:16

A LA RECHERCHE DE VIVIAN MAIER

 finding-vivian-mayer-poster-m-1-.jpg

Film documentaire de John Maloof et Charlie Siskel (2013)

 

 

C’est une histoire vraie, une histoire incroyable, belle et un peu triste aussi.

  Toute sa vie, Vivian Maier (1926-2009) a été une femme ordinaire et secrète, anonyme et solitaire. Nounou à Chicago dans des familles aisées, voici que, quelques années après sa mort (en 2009), elle sort de l’oubli. Vivian Maier est bien un des plus grands « Street Photographer » du 20èmesiècle.

  Le documentaire raconte cette découverte, donne la parole à quelques personnes qui l’ont connue ainsi qu’à de grands photographes.

  Chicago, 2007, lors d’une vente aux enchères, John Maloof agent immobilier de 25 ans cherche des photos pour illustrer un livre sur son quartier, il achète une malle contenant 100 000 négatifs, 700 rouleaux et des films (8 et 16 mm) non identifiés. S’engage alors une enquête longue et difficile. En 2009 il retrouve l’auteur des photos, hélas elle vient de mourir à l’hôpital, dans la misère.

  Durant plusieurs décennies, Rolleiflex en bandoulière, la nounou promène les enfants qu’elle garde dans les rues de Chicago nous livrant des photos magnifiques, témoignages remplis d’humour et de tendresse.

 

  Le documentaire nous fait découvrir, au-delà de la photographe de génie, une femme ambiguë, une originale peut être un peu « fêlée », plus complexe qu’il n’y paraît ; il nous laisse « sonnés » devant cette vie de femme dont on devine l’extrême solitude et la fragilité psychologique.  Mi

 

Bande annonce du film sur You tube:

https://www.youtube.com/watch?v=tJOkMgDBJSE

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 16:30

poeme.png

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:39

     Ayant constaté, en cliquant sur le lien "toutes nos publications", qu'il ouvrait bien la page "spotlight "de chez Lulu.com, mais en donnant les prix en dollars, voici un petit récapitulatif, en euros, et en français! 

Vous pouvez vous procurer les livres sur le site de Lulu, ou sur Amazon, mais vous pouvez aussi nous contacter sur ce blog, et nous vous livrerons l'ouvrage (+frais de port). 

 

Tout d'abord, en collaboration avec Do, un recueil de mots d'enfants, récoltés au cours de notre carrière d'enseignantes... Que du bonheur! 

Pourquoi tu m'rigoles

Le tout premier de la série, une histoire bien ancrée dans les Pyrénées Orientales, "El Refugi".

El-Refugi.png

 

Entre Cotentin et Pyrénées Orientales... "Blessures de Vie":

Blessures-de-vie.png

 

    Donne moi ta main, et prends la mienne, la cloche a sonné, ça signifie... Mais oui, mais oui... "L'école est finie"! Youpi!L-ecole-est-finie.png

 

"Je vous assure, cher cousin que vous avez dit "bizarre"... "Bizarre? Comme c'est bizarre!"... Allez, du bizarre, en veux-tu, en voilà dans "Etat d'âmes", mais du vécu, aussi!

Etat-d-ames.png

 

Le petit dernier, pour l'instant... Un roman sur la sobriété heureuse, la simplicité volontaire, la décroissance, selon le terme que vous préférerez..: "Les moutons noirs":

Les-moutons.png

Et pour terminer, un tout petit livre à la mémoire d'une sacrée bonne femme: notre mère, Jeannine. "La vie est belle, les cailloux sont en fleurs", car telle était sa devise!

Les-cailloux.png

Voilà. Pour l'instant, c'est tout! Mais c'est provisoire... Et je vous rappelle que vous pouvez retrouver la présentation de ces livres en cliquant sur le lien "L'écritoile, la chaîne You Tube des brebis"; on ne se refuse rien!

https://www.youtube.com/channel/UCof0drDgixyaRiiaayYPBFg

 

Et pour retrouver tous ces livres sur Lulu, et même, pour la plupart, en ebook, je redonne le lien du spotlight Longville:

http://www.lulu.com/spotlight/longville

Allez, merci de votre attention, et à bientôt, Fredo

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 15:17

D'un côté il y a les reportages que les différentes chaînes de télévision diffusent histoire de nous faire connaître toutes ces survivances issues de pratiques « d'un autre âge », apanage des vieilles civilisations, des sociétés traditionnelles.

fille-tatouee-en-papouasie.jpg

Tatouages et (ou) incrustations diverses sous la peau, ocres ou peintures multicolores pour habiller les corps, danses et rites initiatiques rythmant les grands évènements de la vie (purification, séparation), transes chamaniques ou non pour se mettre au mieux avec les ancêtres, les divinités !                                                                                                            Nous regardons cela fasciné, un peu condescendant envers ces braves gens, ces bons sauvages « vivant encore au Moyen Âge », défendant des causes perdues (de vue).

 

De l'autre côté il y a les reportages à découvrir sur les feuilles de choux locales ou à la télé dans l'édition régionale. Ces articles, ces émissions nous concernent ! On y voit des journées « mousse » où autochtones et vacanciers se vautrent dans la dite mousse ...

 sans-titre.png

il y a les courses en lits où les plumards font office de véhicules, des compétitions de lancer d'espadrilles

lancer-d-espadrilles.png

les concours du plus grand mangeur de gaufres … et au niveau international il y a le « Ice bucket challenge » où des célébrités (divinisées) se filment entrain de se retourner un baquet d'eau glacée sur la tête !

Il y a tous ces tatoués de la tête au pied, ces anatomies couvertes de piercings que nous dévoile la période estivale …

piercings.jpg

Nous les civilisés, nous les regardons amusés, parfois envieux de voir comment certains de nos compatriotes se lâchent et savent s'amuser en ces temps troublés !!!

Sauvage ou civilisé ?

Bonnet blanc et blanc bonnet !

Do

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:58

 

18 août 2014, permanence à la Galerie des deux clochers de St Genis, installée au-dessus de la galerie couverte du cloître. Fermé, cet ancien déambulatoire qui épouse parfaitement la galerie du cloître, s'ouvre sur un jardin intérieur.

c-St-Genis-des-Fontaines-Chapelle-des-Cabanes--3-.JPG

 

Les visiteurs du cloître ont majoritairement affronté la volée de marches qui mènent à l'exposition organisée par le lions Club de St Cyprien mais l'impression générale n'est pas vraiment enthousiasmante !

Même s'il y a l'exception qui confirme la règle ...

Ernets-et-celestine.jpg

rares sont ceux qui visitent autrement qu'à « américaine » et c'est au pas de charge qu'ils parcourent les 4 ailes de la galerie.          

Un certain raz le bol ? Il est vrai que les expositions fleurissent un peu partout. Pour qui aime engager la conversation, c'est frustrant.  

En tout cas si l'après-midi a été plus animé, la matinée fut mortelle, 10 visites dont 3 qui resteront gravées dans la mémoire.

La première, une femme d'un certain âge, très british, qui après un tour de galerie a pris la porte sur un jugement sans appel :

- « Tout ce qui est là (montrant une partie de l'exposition) c'est bien, le reste … pfeu ! ».

Je n'ai même pas eu le temps de répondre, elle filait. Je peux au moins me féliciter de faire partie du lot « des bons » !

 

Deuxième venue et visite éclair, une femme, encore : 

- « Ah, c'est une exposition de peintures ! ».

Elle redescendait l'escalier plus vite qu'elle ne l'avait monté (il est vraiment très raide) sans même avoir dépassé le seuil de la galerie.

 

La troisième et dernière visite de la matinée fut quasiment aussi rapide mais les propos incompréhensibles font que je m'interroge encore. Une dame, toujours : 

- « Je croyais que c'était une exposition sur le cloître ?! »

- « Non, mais cela vaut la peine d'y faire un tour quand même »

- « Oui … mais je suis en vacances ! »

Comprenne qui pourra !

 

L'an prochain, en tout cas, je ne renouvellerai pas l'expérience.

8-Aout-2014-vernissage-Symposium--3-.JPG

Entre le vernissage où la foule (celle des grands jours) n'attend qu'une chose, manger pendant que les officiels se parent de toutes les vertus et les permanences où l'on fait tapisserie, il n'y a pas grand-chose de motivant !

Do

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 15:02

"Une part de ciel"

de

Claudie Gallay

Une part de ciel

J’ai découvert Claudie Gallay avec un premier livre, « les déferlantes ». Dans « Une part de ciel », on retrouve son écriture forte, incisive, souvent poétique, mais qui ne dédaigne pas flirter avec le cru, le sordide. Un style qui surprend, au début. Avec des phrases courtes, à peine construites, des dialogues justes et percutants, elle trace à petites touches le portrait de gens simples que la vie a malmenés et dont on découvre la problématique au fil du récit, au travers d’une étude psychologique fine et sans excès.

Claudie Gallay s’attache à l’authenticité des personnages et des lieux, dans un monde austère, souvent hostile. Que ce soit dans le Cotentin, pour « Les déferlantes », ou au cœur de la Vanoise, pour « Une part de ciel », on est loin de l’ambiance carte postale. Elle aime les « taiseux », les marginaux ; elle les observe, elle les dissèque. Et si l’on pressent qu’il y a un cadavre dans le placard, il faudra attendre la fin de l’histoire pour le dénicher ! On pourrait dire qu’il ne se passe rien, ou pas grand-chose ; en fait, il se passe tout : c’est la vie, avec ses joies et ses peines, les non-dits, les remords et la culpabilité. Tout est dans l’ambiance et dans l’attente. C’est un livre qui sourd la nostalgie : nostalgie de l’enfance perdue, des relations qui s’étiolent, des êtres qui s’éloignent ou qui disparaissent. Mais au final, il y a l’amour et finalement, c’est tout ce qui compte. Fredo.

 

Et aussi:

 

Les Déferlantes par Gallay

 

 

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 19:19

 L'Indépendant, beaucoup de pages et rien dedans si l'on en croit les détracteurs de notre canard local ! Et bien c'est faux. Il y a fréquemment de petits articles qui offrent de quoi réfléchir.  

Mercredi, un pensionnaire de la maison de retraite de Céret, a quitté l'établissement vers 9h30 pour s'en aller traîner en ville. Le journal nous apprend que « l'intéressé bien que faisant l'objet d'un suivi médical (ce qui ne veut pas dire grand-chose car toute pathologie entraîne un suivi médical) s'avérait toutefois totalement autonome et sortait quotidiennement pour se rendre chez les commerçants ou pour aller au restaurant » !  

restau.jpg

Plutôt rassurant de découvrir que maison de retraite ne rime pas toujours avec maison d'arrêt.  

Ce monsieur n'ayant pas réapparu sur son lieu de résidence, un avis de recherche a été lancé, avec appel à témoins et inscriptions au fichier des personnes recherchées ! Le grand jeu car fréquemment en cas de disparition de majeurs, la chose n'est pas prise au sérieux mais c'est sans doute parce que notre septuagénaire a l'air d'avoir du mal à vivre entre 4 murs. L'an passé il avait gagné le bocal du Tech, une petite trentaine de kilomètres et pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit du bord de mer entre St Cyprien et Argelès.

Revenu de son propre chef à la maison de retraite le jeudi, soit une disparition d'une journée, il a expliqué être allé se promener sur Barcelone !

Personnellement cela me paraît plutôt sympa. Avoir encore envie de vivre à 73 ans, éprouver le besoin de sortir de l'enfermement de la routine, sont des symptômes que je comprends.

centre-specialise.jpg

Par contre les conséquences de cette fugue me font froid dans le dos !Dans le journal on apprend que « après avis médical, il pourrait être admis dans un service hospitalier spécialisé ! ».

On va le bourrer de médicaments, le shooter pour ne plus en entendre parler !

Vive la liberté !

Pourtant 73 ans ce n'est pas bien vieux, c'est toléré pour un président de la République, nous avons plein de députés, sénateurs, maires de cet âge. Sont-ils moins gâteux que ce résident ? Ne font-ils pas plus de dégâts que lui, qui a surtout le tord de ne s'en faire qu'à lui ?!

C'est triste et donne à réfléchir, surtout quand on prend de la bouteille et que nous constatons que certains fonctionnements en maisons de retraite, pardon EPADH (j'ai du mal à m'y faire, ça fait glauque), dont nous avons été les témoins directs, laissent songeurs.  

madame-Durand.jpg

Pauvre Eulalie qui a 99 ans bien sonnés avait encore une excellente motricité. C'est une marathonienne s'exclamait sa fille épuisée de la suivre en vadrouille quand elle lui rendait visite. Malheureusement il y a eu une longue période où les visites de ses proches se sont faites quasiment inexistantes, alors un jour, lassée de faire « tapisserie » dans le salon, elle a décidé de partir faire un tour, seule, sur le village. En un rien de temps elle avait atteint quasiment l'entrée de la commune lorsqu'elle a été rattrapée par des membres du personnel. La réaction a été hyper rapide, qualifiée de crise de démence, sa fugue ! lui a valu d'intégrer l'étage sécurisé qui accueille les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Eulalie n'a rien compris, pendant un temps elle a vitupéré ce qu'elle avait fait pour être enfermée, en prison. Un mois plus tard elle avait perdu tous ses repères, aujourd'hui elle s'étiole, l’œil vague mais tout le monde est content, elle a fêtée ses 100 ans !

Elle n'est malheureusement pas un cas isolé, Charlotte qui aussi aimait vadrouiller, l'avait précédée à cet étage fermé !  

Manque de personnel, de moyens, absences de bénévoles (c'est à double tranchant de toute manière et j'ai des difficultés avec ce concept), les raisons ne manquent pas pour justifier la privation de liberté dont pâtissent de nombreuses personnes âgées ou dépendantes.  

Cela va même jusqu'à la liberté de partir dignement !  

fin-de-vie.jpg

Non ce n'est pas vivre que de devoir rester alité, tourné toutes les 2 heures pour éviter les esquarres, perfusé à coup de glucose parce que l'on veut plus continuer le chemin et refuse de s'alimenter, de boire.

Au risque de paraître cynique j'ajouterai (je l'ai pensé si fort l'an passé) que ça a juste le mérite de faire faire des économies à l'organisme gestionnaire : les repas sont inclus dans l'enveloppe globale acquittée par le résident et le glucose est pris en charge par la sécu !!!  

Je vous choque ? Tant pis.  

Do  

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:42

Nous sommes désolées de constater que notre blog, comme d'autres hébergés par Overblog, sont envahis de publicités.

Ce n'est pas notre choix, cela nous a été imposé !

Nous ne touchons rien !

Et comme c'est le monde à l'envers, pour y échapper, il faut "casquer" !

Cela n'entrant pas dans nos vues, nous continuerons ainsi mais cherchons un autre hébergeur !

Nous vous tiendrons au courant.

Do et Frédo

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:36

 

 

 

Étant donné qu'il n'est pas si fréquent que les nouvelles soient réjouissantes voici ce que nous avons péché dans l'Indépendant !

 

Alors qu'ils venaient de cambrioler un pavillon, 2 jeunes malfrats se sont fait intercepter par un voisin « vigilant » qui ne doutant de rien leur a demandéde bien vouloir restituer le matériel informatique et autres broutilles dérobés.

sans-titre-copie-2.png

 

Que croyez-vous qu'il se soit passé ?

 

Ils ont obtempéré et après avoir déposé leur butin aux pieds du voisin, ils ont pris la poudre d'escampette avant d'être retrouvés.

 

L'un d'eux avait oublié son téléphone portable sur les lieux du délit avec comme écran d'accueil : sa trombine !

 

Narcissique mais couillon, non ?

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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