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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:19

 

En ces temps perturbés où l'économie bat de l'aile et où le « marché » du travail s'apparente à de l'esclavage la situation réservée aux « seniors » m'est source d'interrogations. Un rapide coup d'œil, critique, permet de constater que les valides qui ont eu la chance d'accéder à la retraite jouent, à leur insu ?! le rôle de substitut d'un état défaillant.

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Nounous, on les retrouve même hors week-ends et vacances scolaires, s'occupant des enfants pour pallier à l'insuffisance de place en crèche, en centre de vacances et de loisirs souvent chers et (ou) surbookés.

Répétiteurs, ils ont été courtisés pour assurer l'aide aux devoirs, remplaçant bénévolement les enseignants éloignés volontairement de cette activité, connue jadis sous le vocable d'étude surveillée. Activité qui, pour l'avoir assurée, mettait du beurre dans les épinards.

Coachs, ils interviennent au pied levé, bénévolement, souvent au sein d'entreprises où ils étaient employés, pour partager leur savoir avec de jeunes recrues fraîchement débarquées, lorsque le volet enseignement pratique était absent de leur formation.

Ces seniors sont aussi auxiliaires de vie sporadiques et à titre gracieux dans les maisons de retraite, les hôpitaux, auprès des secours populaire, catholique, protestant … ils collectent distribuent de quoi survivre dans le cadre des restos du cœur et assimilés, apportant de l'humanité au sein d'un monde déshumanisé.

 

Mais ce n'est pas tout !

 

Les banquiers et différents organismes leur font de doux yeux pour qu'ils n'hésitent pas à mettre la main au portefeuille et à donner un coup de pouce aux jeunes générations, celles-là même qui sont en situation d'accéder à la propriété. Relance de la consommation oblige !

Les associations reconnues d'utilité publique (ou non) leur rappellent à tout propos de ne pas les oublier, se revendent les listings de leurs pigeons, pigeons qui en faisant leur B A dédouanent l’État de son rôle.

État qui pousse même le vice jusqu'à exiger des organismes employant des bénévoles de les déclarer ! Ceci dit, c'est normal ! Si certains sont payés mais ne déclarent pas leurs revenus, il faut bien pour rétablir l'équilibre et faire raquer les autres, n'est-ce pas Mr Thomas Thévenoud ?

 

Enfin pour en revenir à mon propos, lorsque le senior a atteint un âge respectable qui le fait entrer dans la quatrième dimension, celle de la dépendance, quand il est lessivé physiquement par des années de labeur puis de services rendus gracieusement, pressuré financièrement par toutes les ponctions que son pécule a subi, quand il a fait donation de tous ses biens, il est aiguillé vers un EHPAD où il coulera des jours gris et monotones, trop souvent oublié de sa famille …

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C'est si douloureux de les voir s'éteindre à petit feu !

Do

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 12:25

VERS

LA SOBRIÉTÉ

HEUREUSE

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Pierre Rabhi

Editions Babel

(actes sud)

 

Ce livre est une petite merveille de bon sens et de lucidité. Je ne vais pas vous le résumer, je préfère vous livrer l’intégralité du texte qui figure à la fin, reprenant tous les thèmes développés dans cet ouvrage.

Il y a longtemps que nous avons compris que notre salut ne résidait plus dans les décisions de nos dirigeants qui ne cherchent qu’une seule chose : développer la croissance. C’est à nous, « la base », de reprendre en main notre destin, en faisant les bons choix, en refusant de nous laisser manipuler par la mode et la publicité, cet appel permanent à dépenser, à consommer, et à gaspiller. Nous avons le pouvoir de dire non, de changer de direction pour éviter d’aller droit dans le mur. La modernité veut que nous soyons des moutons consommateurs. Résistons !

 

 

Extrait :

 

CHARTE INTERNATIONALE

POUR LA TERRE ET L’HUMANISME

QUELLE PLANÈTE LAISSERONS-NOUS À NOS ENFANTS ?

QUELS ENFANTS LAISSERONS-NOUS À LA PLANÈTE ?

 

La planète Terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d’un immense désert végétal. En prendre soin, respecter son intégrité physique et biologique, tirer parti de ses ressources avec modération, y instaurer la paix entre les humains, dans le respect de toute forme de vie, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

 

CONSTAT : LA TERRE ET L’HUMANITÉ

GRAVEMENT MENACÉES

 

Le mythe de la croissance indéfinie

Le modèle industriel et productiviste sur lequel est fondé le monde moderne prétend appliquer l’idéologie du « toujours plus » et la quête du profit illimité sur une planète limitée. L’accès aux ressources se fait par le pillage, la compétitivité et la guerre économique entre les individus. Dépendant de la combustion énergétique et du pétrole, dont les réserves s’épuisent, ce modèle n’est pas généralisable.

 

Les pleins pouvoirs de l’argent

Mesure exclusive de prospérité des nations classées selon leur PIB et PNB, l’argent a pris les pleins pouvoirs sur le destin collectif. Ainsi tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur, et chaque individu est oblitéré socialement s’il n’a pas de revenus. Mais si l’argent peut répondre à tous les désirs, il demeure incapable d’offrir la joie, le bonheur d’exister…

 

Le désastre de l’agriculture chimique

L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif  d’engrais chimiques de pesticides et de semences hybrides, et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose  à des famines sans précédent.

 

Humanitaire à défaut d’humanisme

Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme.

 

Déconnexion entre l’humain et la nature

Majoritairement urbaine, la modernité a édifié une civilisation « hors sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la terre.

Au Nord comme au Sud, famine, malnutrition, maladie, exclusion, violence, mal-être, insécurité, pollution des sols, des eaux, de l’air, épuisement des ressources vitales, désertification, etc, ne cessent de croître. Ces constats interpellent très fortement les consciences, en appellent à notre responsabilité et nous invitent à agir d’urgence pour tenter d’infléchir des évolutions qui rendent notre avenir et celui des générations futures de plus en plus incertains.

 

 

PROPOSITIONS : VIVRE ET PRENDRE SOIN DE LA VIE

 

Incarner l’utopie

L’utopie n’est pas la chimère mais le « non-lieu » de tous les possibles. Face aux limites et aux impasses de notre modèle d’existence, elle est une pulsion de vie, capable de rendre possible ce que nous considérons comme impossible. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes, car la mutation sociale ne se fera pas sans le changement des humains.

 

La terre et l’humanisme

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garante de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie, et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité, comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.

 

La logique du vivant

Nous considérons que le modèle dominant actuel n’est pas aménageable et qu’un changement de paradigme est indispensable. Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service.

 

Le féminin au cœur du changement

La subordination du féminin à un monde masculin outrancier et violent demeure l’un des grands handicaps à l’évolution positive du genre humain. Les femmes sont plus enclines à protéger la vie qu’à la détruire. Il nous faut rendre hommage aux femmes, gardiennes de la vie, et écouter le féminin qui existe en chacun d’entre nous.

 

Agroécologie

De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaires, tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers.

 

Sobriété heureuse

Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.

 

Relocalisation de l’économie

Produire et consommer localement s’impose comme une nécessité absolue pour la sécurité des populations à l’égard de leurs besoins élémentaires et légitimes. Sans se fermer aux échanges complémentaires, les territoires deviendraient alors des berceaux autonomes valorisant et soignant leurs ressources locales. Agriculture à taille humaine, artisanat, petits commerces, etc., devraient être réhabilités afin que le maximum de citoyens puissent redevenir acteurs de leur économie.

 

Une autre éducation

Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le « chacun pour soi » pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature, à laquelle il doit et devra toujours sa survie, et qui l’éveille à la beauté, et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience

 

Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent,

pour que les animaux qui s’en nourrissent prospèrent,

 pour que les hommes vivent,

il faut que la terre soit honorée.

 

Pierre Rabhi

 

Différents sites à connaître pour suivre l’œuvre de Pierre Rabhi :

 

Les colibris : www.colibris-lemouvement.org

Le MAPIC : www.appel-consciences.info

Oasis en tous lieux : www.oasisentouslieux.org

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:35

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Mais si, ça bouge, à St Génis des Fontaines ! Qui a dit le contraire ? Le 31 août dernier, à l’initiative de nos voisins et amis, Chantal et Daniel, et de leur fille Frédérique, deux comédiens sont venus se donner la réplique dans leur jardin, au bord de la piscine ! Dans une ambiance décontractée, entre voisins et amis, « Bang public », une pièce de Bernard Di Marcko, a ainsi été proposée à qui voulait bien faire le déplacement, munie d’un siège de préférence, avant de clôturer cette brillante prestation autour d’un apéritif ! Voilà le genre d’expériences à multiplier pour entretenir et resserrer les liens entre voisins, non? Merci aux heureux organisateurs de cette soirée, on est partant pour recommencer !

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:31

Lu dans l'indépendant ...

 

14 septembre 2014, toutes zones confondues, ouverture de la chasse !

 

Renard, belette, blaireau , fouine, putois, martre, vison d'Amérique, ragondin, rat musqué, gibier d'eau, sanglier, chevreuil, cerf, biche, daim, caille des blés

mais aussi

pie bavarde, étourneau sansonnet, geai des chênes, corneille noire, pigeon ramier, colombin, biset, tourterelle turque, grive, merle, bécasse des bois, alouette des champs, planquez-vous !

 

 

 

Quant à moi, je déclare unilatéralement la chasse au chasseur ouverte !

 

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Je sais que ce faisant je chagrine Pierre, mon frère en Humanité, mais que l'on puisse canarder des merles, des pies, des alouettes et autres oiseaux qui nous animent nos jardins, ça me laisse baba !

 

En plus qu'est-ce qu'il y a à manger dans un merle ?

 

Do

 

 

 

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:32

Notre journée d'hier fut un parfait condensé de notre itinérance de 10 jours sur les routes de France.

 

Parties sans programme, nous avions juste planifié des retrouvailles avec des amis de longue date, « expatriés » comme nous. Que du bonheur à se retrouver « in live » car s'il est possible d'entretenir le lien avec le Net, cela ne reste qu'un pis aller. Tout au plus peut-on aider la mémoire de ce qui fut à rester vivante, mais ce n'est pas par ce biais que l'on crée des souvenirs. Nous en avons donc engrangé de nouveaux, un plus pour cette relation qui sans cesse s'enrichit de nouvelles expériences.

 

Nous sommes revenues à la bergerie, le cœur en fête, la tête pleine d'idées glanées ici et là et que nous allons tenter maintenant de faire vivre mais de toutes nos découvertes, c'est sans aucun doute celle faite dans les Monts Blonds qui mérite en « prime time » un petit article … que voici !

 

Les Monts Blonds constituent les premiers contreforts du Massif Central, un peu au nord ouest de Limoges. Le point culminant atteint quand même les 515 mètres, les paysages y sont variés, forêts, landes, lacs … les villages d'une grande richesse architecturale n'ont rien de tape à l’œil et pour les amateurs de randonnées de nombreux circuits permettent de découvrir les multiples mégalithes qui attestent d'une présence humaine fort ancienne en ces lieux.

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Notre périple a commencé à Mortemart. Petite bourgade au passé glorieux remontant grosso modo à l'époque romaine, Mortuum Mare, l'ensemble architectural de Mortemart est splendide : château démantelé sur ordre de Richelieu, douves, halle et couvent des Carmes et des Augustins. La pierre est dorée (nous sommes dans les monts Blonds !)et l'église, jadis chapelle du couvent recèle des stalles sculptées d'un réalisme ébourriffant.

Nous avons quitté le village par le chemin des moines et gagné un peu au pif Montrol-Sénard dont nous ne savions pas grand chose.

Village typique du Limousin, la première impression ne nous incitait guère à dépasser la découverte de l’Église quand, sans nous être consultées, nous avons avisé un bâtiment identifié comme étant l'école communale !

Un choc !

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Une école comme avant. Oui, j'ose le dire, j'ai connu les serpents dans le formol, la bibliothèque Rouge et Or, les leçons de morale calligraphiées par la maîtresse avant notre arrivée. Celle de ce jour était bien belle « l'ignorance toujours mène à la servitude. ».

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Sortant de l'école nous découvert à la faveur d'un affichage que presque tout le village était consacré à une évocation de la vie rurale du début du XXe siècle. Un café, une grange à cidre, un sabotier, un lavoir … une foule de lieux authentiques restituant l'atmosphère d'une époque où le lien social ne se tissait pas virtuellement.

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Un musée ethnographique donc ?!

Un musée ethnographique certes, mais d'un genre très particulier. Ce sont les Monteros (les habitants du village de Montrol-Sénard)qui ont collecté, restauré, regroupé cette multitude d'objets, les ont animé en ouvrant leurs maisons à la visite, GRACIEUSEMENT !

Vous avez bien lu, le visiteur peut aller librement au gré de ses envies, partout dans ce village paisible, joliment fleuri sans débourser un centime et tout cela grâce à des bénévoles dont on découvre au final les « trombines » sur un gigantesque montage, dans une grange.

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Quittant ce village de rêve, nous avons traversé les Monts Blonds de Blond (« la capitale ») à Cieux. Nous avons contournéLimoges, enfilé la A 20 que nous avons quitté pour éviter Toulouse, Castelnaudary en ligne de mire. A Nègrepelisse nous avons mis le cap sur deux villages que nous avions repéré lors d'un précédent voyage : Larroque près de Bruniquel et Castelnau de Montmirail, superbe !

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La nuit était depuis longtemps tombée lorsque nous avons lancé le Ptibus à l'assaut des contreforts de la Montagne Noire.       

Un moment magique !

Quel étrange et bienheureux sentiment de liberté que de filer ainsi dans la nuit chaude et en musique ! Tout le nécessaire à notre portée, portable coupé, poursuivre ou s'arrêter, c'était à nous de décider.

Nous avons refait à l'envers l'itinéraire que nous prenions au retour de nos vacances dans le sud à l'époque lointaines où nous étions encore parisiennes.

La route, majoritairement bordée de platanes, merci Colbert, et sinueuse à souhait était à nous seules. Les variations pour piano de Beethoven (Allegretto for piano in C minor, Wo 53) nous donnaient des ailes ! Jubilatoire !

Do

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 15:11

Film turc de NURI BILGE CEYLAN  (2013)118848.jpg-cx_160_213_x-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-1-.jpg

avec Haluk Bilginer, Melisa Sözen, Demet Akbag

(Palme d’or Cannes 2014)

 

 

  Quelle est la vraie nature de Aydin ?

  Ancien acteur retiré dans son village d’Anatolie, il règne en notable, écrivant des articles pour un petit journal local avec la velléité d’écrire une monographie du théâtre turc, il dirige, secondé par son fidèle Hidayet, un petit hôtel troglodyte (magnifique) où s’arrêtent quelques touristes égarés.

  Au premier abord un bourgeois cultivé, un patriarche au grand cœur. Dans ce coin d’Anatolie le temps est fait de petites choses, il s’écoule lentement, comme le film (3h 16), il faut ce temps pour nous installer par de longs et profonds dialogues dans une autre dimension, une autre vision de cet homme qui vit avec sa très jeune femme Nihal et sa sœur Necla récemment divorcée. La tension couve. Le masque tombe.

  Le scénario est superbement inspiré de nouvelles de Tchekov.

  C’est un film magnifique, fort, puissant impossible à résumer ; un film qu’on ressent au plus profond de soi et qui y laisse des traces.

  Courez y !

Mi

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 07:01

 

Première femme depuis 1802 à cumuler les titres de ministre de l’Éducation Nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche, je vous écris cette lettre pour vous faire partager mes souhaits, mes espoirs.

 

Enseignante par vocation, j'ai fait d'un rêve d'enfant une réalité avec la volonté de ne jamais faire subir à mes élèves ce que j'avais enduré sous le joug scolaire. Je pense avoir tenu parole et si mes dernières années d'enseignante n'ont pas été de tout repos, la faute n'en revient pas à mes élèves, ni à mes collègues mais plutôt à vos prédécesseurs qui y sont tous allés de leur(s) réforme(s) et à mes supérieurs, recteurs, inspecteurs qui majoritairement sont parfaitement « formatés » par la hiérarchie.

 

Au final un immense gâchis !

 

Sans avoir un âge canonique, la soixantaine, j'ai eu la chance de pouvoir enseigner longtemps en privilégiant une pédagogie permettant à l'enfant d'être l'acteur de son apprentissage, ce, même en primaire. Avant de remplir un cahier de vie, il vivait, expérimentait ! Nous jardinions et dégustions ce qui daignait pousser dans nos carrés potagers quand ils existaient. Nous savourions ce que les parents cuisinaient à notre intention sans chercher à savoir si la cuisinière s'était lavée les mains et leurs recettes nous servaient de support pédagogique. Nous patinions à glace et à roulettes, fréquentions la piscine, les musées. Nous nous baladions même en forêt sans avoir rempli des tonnes de paperasse afin de prouver que ce n'était pas pure récréation.

 

En maternelle nous accueillions encore les petits de 2 ans sans avoir besoin de préciser que nous ne changions pas les couches.

 

Nous osions parler d'affectif en réunion pédagogique et ce n'était pas encore vilipendé par la hiérarchie car avant de nous adresser à nos élèves, nous ne perdions pas de vue qu'ils étaient des enfants et qu'une bonne dose d'amour aide à bien grandir !

 

 

 

Les parents n’étaient pas encore nos ennemis, nous dialoguions de manière informelle et si les conseils d'école existaient déjà, c'était autour d'un café que nous tâchions de trouver comment aider les enfants à dépasser leurs points de blocage.

 

 

 

Je vous parle d'une époque où le tout sécuritaire n'avait pas encore fait une entrée fracassante dans les écoles ! C'était donc avant madame Ségolène Royal et nous n'avions pas alors à contrôler le car, les documents du véhicule et les papiers du chauffeur. Le bon sens seul nous alertait sur d'éventuelles mesures à prendre pour protéger les membres de la communauté scolaire.

 

 

 

Petit à petit, sous le prétexte fallacieux de réduire l'échec scolaire, vos prédécesseurs ont imaginé différentes stratégies. Nous nous sommes mis à participer à des réunions où se retrouvaient les professionnels de l'enseignement. Ces réunions, dites de synthèse, visaient à faire le point sur chacun des enfants qui nous étaient confiés en ne ciblant, évidemment, que les dysfonctionnements !

 

Comment peut-on envisager d'amener un enfant au meilleur de lui-même quand il sent le poids des regards si peu indulgents sur sa personne ? Croyez-vous vraiment qu'un enfant baladé de psychologue en orthophoniste, de psychomotricien en ergothérapeute, ait une chance d'avoir une image positive de sa personne ?

 

 

 

C'est mensonge que de nous dire que l'état a le souci de remettre l'enfant au cœur du système scolaire. Ce qui importe avant tout c'est de formater les enfants en vue de leur « utilisation » future par la société. Tout se résume à une affaire de profit. Une preuve ? Vous nous parlez de rythmes scolaires mais alors que toutes les études portant sur ce sujet parlent de répartition harmonieuse des jours et semaines de cours, ce qui est mis en place sert uniquement l'économie. Les congés scolaires de fin janvier à avril s'étalent un maximum de temps, sports d'hiver obligent !

 

 

 

Je rêve d'une pédagogie qui pointerait en priorité tous les points forts de l'enfant pour le valoriser, lui donner confiance en soi et restaurer si besoin est à ses propres yeux l'image qu'il a de lui.

 

Si l'enfant est un adulte en devenir il est avant tout un être humain doté d'un potentiel qui ne demande qu'à s'exprimer. Lui reconnaître le droit à la différence, développer la personnalité unique, à son rythme, est la mission que parents, enseignants, éducateurs ont à remplir. C'est ainsi qu'il pourra être libre, acteur de sa vie et non un spectateur passif, assisté, robotisé, futur consommateur dans une société où le maître mot est profit, est-ce ce que vous souhaitez ?!

 

L'enfance doit être protégée de toutes les convoitises et si vous pouviez faire en sorte que, même à notre époque, l'esprit de Célestin Freinet retrouve de la vigueur, ce ne serait pas revenir en arrière mais faire en sorte que passé et présent se conjuguent pour un futur un peu plus réjouissant pour nos enfants que celui qui se profile actuellement.

 

Ce serait permettre à un monde nouveau d'avoir une chance de voir le jour, un monde où l'humain ne sera pas uniquement bon à être mis sur le « marché » du travail (quelle affreuse expression qui en dit long sur la considération que l'on porte à l'humain), car aujourd'hui, non seulement ce n'est pas gagné mais en continuant sur la voie qui semble tracée, c'est le mur assuré.

 

 

 

Dominique Longville

 

Ps: vous conseille d'aller aussi faire un tour sur le site du Témoin en Guyane, vous devriez être nombreux à vous reconnaitre dans la lettre ouverte adressée au premier ministre.

Par ailleurs en excluant ce post scriptum, je vous autorise à transmettre ma lettre !

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 14:16

A LA RECHERCHE DE VIVIAN MAIER

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Film documentaire de John Maloof et Charlie Siskel (2013)

 

 

C’est une histoire vraie, une histoire incroyable, belle et un peu triste aussi.

  Toute sa vie, Vivian Maier (1926-2009) a été une femme ordinaire et secrète, anonyme et solitaire. Nounou à Chicago dans des familles aisées, voici que, quelques années après sa mort (en 2009), elle sort de l’oubli. Vivian Maier est bien un des plus grands « Street Photographer » du 20èmesiècle.

  Le documentaire raconte cette découverte, donne la parole à quelques personnes qui l’ont connue ainsi qu’à de grands photographes.

  Chicago, 2007, lors d’une vente aux enchères, John Maloof agent immobilier de 25 ans cherche des photos pour illustrer un livre sur son quartier, il achète une malle contenant 100 000 négatifs, 700 rouleaux et des films (8 et 16 mm) non identifiés. S’engage alors une enquête longue et difficile. En 2009 il retrouve l’auteur des photos, hélas elle vient de mourir à l’hôpital, dans la misère.

  Durant plusieurs décennies, Rolleiflex en bandoulière, la nounou promène les enfants qu’elle garde dans les rues de Chicago nous livrant des photos magnifiques, témoignages remplis d’humour et de tendresse.

 

  Le documentaire nous fait découvrir, au-delà de la photographe de génie, une femme ambiguë, une originale peut être un peu « fêlée », plus complexe qu’il n’y paraît ; il nous laisse « sonnés » devant cette vie de femme dont on devine l’extrême solitude et la fragilité psychologique.  Mi

 

Bande annonce du film sur You tube:

https://www.youtube.com/watch?v=tJOkMgDBJSE

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 16:30

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:39

     Ayant constaté, en cliquant sur le lien "toutes nos publications", qu'il ouvrait bien la page "spotlight "de chez Lulu.com, mais en donnant les prix en dollars, voici un petit récapitulatif, en euros, et en français! 

Vous pouvez vous procurer les livres sur le site de Lulu, ou sur Amazon, mais vous pouvez aussi nous contacter sur ce blog, et nous vous livrerons l'ouvrage (+frais de port). 

 

Tout d'abord, en collaboration avec Do, un recueil de mots d'enfants, récoltés au cours de notre carrière d'enseignantes... Que du bonheur! 

Pourquoi tu m'rigoles

Le tout premier de la série, une histoire bien ancrée dans les Pyrénées Orientales, "El Refugi".

El-Refugi.png

 

Entre Cotentin et Pyrénées Orientales... "Blessures de Vie":

Blessures-de-vie.png

 

    Donne moi ta main, et prends la mienne, la cloche a sonné, ça signifie... Mais oui, mais oui... "L'école est finie"! Youpi!L-ecole-est-finie.png

 

"Je vous assure, cher cousin que vous avez dit "bizarre"... "Bizarre? Comme c'est bizarre!"... Allez, du bizarre, en veux-tu, en voilà dans "Etat d'âmes", mais du vécu, aussi!

Etat-d-ames.png

 

Le petit dernier, pour l'instant... Un roman sur la sobriété heureuse, la simplicité volontaire, la décroissance, selon le terme que vous préférerez..: "Les moutons noirs":

Les-moutons.png

Et pour terminer, un tout petit livre à la mémoire d'une sacrée bonne femme: notre mère, Jeannine. "La vie est belle, les cailloux sont en fleurs", car telle était sa devise!

Les-cailloux.png

Voilà. Pour l'instant, c'est tout! Mais c'est provisoire... Et je vous rappelle que vous pouvez retrouver la présentation de ces livres en cliquant sur le lien "L'écritoile, la chaîne You Tube des brebis"; on ne se refuse rien!

https://www.youtube.com/channel/UCof0drDgixyaRiiaayYPBFg

 

Et pour retrouver tous ces livres sur Lulu, et même, pour la plupart, en ebook, je redonne le lien du spotlight Longville:

http://www.lulu.com/spotlight/longville

Allez, merci de votre attention, et à bientôt, Fredo

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Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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