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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 13:49

Il a vraiment commencé avec une première halte dans le Jura, à Poligny dont je ne vous vanterai pas le charme des fruitières à Comté, ni des caveaux de vignerons puis à Arbois …

 

Arbois.JPG

 «Quand je bois du vin clairet, amis tout tourne, tourne, tou, ou, ou, rne, aussi désormais je bois Anjou ou Arbois ! ».

 

Ensuite les étapes se sont faites plus courtes, les rives du lac de Constance, la Bavière et enfin l’Autriche. Par sauts de puce, nous avons parcouru le Salzkammergut, le Tyrol et le Vorarlberg avant de retrouver l’Alsace. Ravissement ! Nous pouvions enfin rouler, ce n’était pas pure chimère que de rêver de routes dégagées, de nature à perte de vue ! Nous avons même goûté le plaisir de faire halte dans un « vrai » camping où branchement électrique compris nous avons acquitté la modique somme de 11€. Modique parce que camper en Autriche revient à multiplier cette somme par 2, en autonomie complète qui plus est, en Allemagne ça triple. Que vous soyez en camping-car, en caravane ou toute petite tente, c’est du pareil au même, pas très égalitaire comme système !

 Une petite incursion dans le canton de Vaud, histoire de déguster des filets de perche, et nous avons craqué.

filets-de-perche.JPG

De belles randos nous attendaient toujours, depuis la chute de Frédo l’an passé, du côté du Puy de Sancy, et au lieu donc de filer vers « l’autoroute du Sud », nous avons mis cap à l’Ouest.

Cela nous a permis de découvrir les Dombes, à vélo ! Avis aux amateurs car là, contrairement à ce que nous avons découvert en Autriche, les itinéraires cyclistes n’empruntent pas les grandes routes. Les voies communales, vicinales ont été « relookées » et sillonnent la campagne permettant de belles trouvailles. Comme quoi il est possible de pédaler en sécurité, sans être parqué ! Car si l’Autriche se vante d’un réseau cycliste hors pair et s’il est vrai que les « Randweg » affichent des centaines de kilomètres, la majeure partie du temps, la piste double une route à forte circulation quand elle ne disparaît pas purement et simplement. De quoi faire le plein de particules nocives coincés derrière une glissière de sécurité : jarrets fermes mais poumons encrassés.

 

a-velo-copie-1.JPG

Nous avons connu entre les lacs de Sankt Gilgen et du Mondsee une expérience plutôt stressante. Sans cesse doublées sur la route hyper touristique qu’empruntait l’itinéraire cycliste, la piste cyclable s’étant volatilisée, nous avons rallié notre but passablement écoeurées puis désireuses de ne pas renouveler l’expérience de l’aller, nous avons opté pour une piste défoncée en pleine forêt pour le retour. Nous avons ahané comme des bêtes dans une pente démente, sur un sol glissant pour retrouver au terme d’une interminable montée le trajet initial, là où la piste cyclable reprenait enfin ! Musarder, pédaler nez au vent, s’arrêter et admirer, n’est pas chose courante en Autriche. Ils pédalent à toute allure, comme si leur vie en dépendait !

 

Brousse-le-chateau.JPG

La dernière halte de notre voyage s’est située en Aveyron, à Brousse le Château, une merveille ! Le frigo plein de tomme fraîche, Salers, Comté, lard fumé, saucisse de Morteau, jambon cru et autres joyeusetés, nous avons regagné nos pénates, le Ptibus totalisant 4000 kilomètres de plus au compteur. De notre côté, nous sommes revenus avec plein d’idées à partager.

C’est parti !

Do

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:40

Coucou, les brebis sont de retour après quelques semaines de transhumance entre Allemagne, Autriche et Suisse.


Hallstatt.JPG

Lumières à Halstatt

Je ne vais pas vous relater par le menu, là, maintenant, tout de suite, nos découvertes mais il en est une, essentielle pour nous, qui va me servir de préambule et pourra peut-être vous profiter, que je peux résumer comme suit : ce n’est pas mieux ailleurs, ce n’est pas pire chez nous !

 En fait c’est partout pareil. L’Europe existe donc bel et bien d’autant que le seul pays où nous nous soyons senties à « l’étranger », c’est la Suisse. Et la Suisse, ce n’est pas un scoop, n’en fait pas partie. Une Suisse qui se referme encore un peu plus sur elle-même et qui l’affiche ! Lors d’une dernière « votation » en février dernier, les helvètes s’étaient prononcés pour une limitation de l’immigration, une pub les incite maintenant à ne pas prendre leurs vacances à l’étranger ! « Les vacances c’est aussi en Suisse, cet été on reste ici ! »

En tout cas, personnellement, notre route de vacances ne passera plus par là. Trop cher ! Un exemple qui résume tout : 43€ un nuit en camping dont 25€ pour l’emplacement nu (sans branchement électrique) ! Trop lent aussi, 3 heures pour parcourir 80 Kilomètres entre la frontière autrichienne et Constance. D’ailleurs, le Suisse se méfie tellement de la vitesse que même le vélo électrique lui fait peur. Une campagne publicitaire bat son plein en ce moment : « Le vélo électrique ça va plus vite qu’on ne le pense ! ».

A part cela nous avons renoncé quasiment dès les premiers jours de voyage à atteindre notre objectif, trop loin compte tenu de la circulation tant en Allemagne qu’en Autriche ! Des camions en pagaille, des motos à foison, des voitures … et des travaux partout. Du coup nous avons laissé tomber la « chasse aux ancêtres » et fortes de nos enseignements passés, nous avons décidé de privilégier la découverte, d’aller au gré de nos envies.


Salzburg

Salzburg

Tout ce que nous avons fait était donc une première à commencer par Salzburg où Mozart est omni présent (un peu comme en URSS lorsque l’on s’attendait à voir Lénine même en ouvrant la porte des WC), les mines sel de Hallein, Constance et même si nous sommes retournées dans des certains coins déjà connus, c’était pour continuer notre prospection.


Neuschwanstein.JPG

le Neuschwanstein

 

Nous avons refait halte à Füssen, en Bavière, pour randonner autour de l’Alpsee qui sert de miroir aux châteaux royaux de Louis II en Bavière ! Si vous ne les connaissez pas, attendez au moins que l’afflux touristique soit passé pour les découvrir, si c’est possible, mais renoncer à contempler le Neuschwanstein quasiment désert comme nous en avions eu la chance dans les années 80. La visite ne se fera pas non plus à votre rythme, en prenant le temps de s’imprégner de l’atmosphère unique des lieux. La visite, obligatoirement guidée, doit être bouclée en 35 minutes, même le trajet d’approche est réglementé !

Voilà, c’est maintenant parti pour un nouveau carnet de voyage !

Bonne route !

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 14:04

LE BANQUET DES AFFAMÉS

cvt_Le-banquet-des-affames_2043-1-.jpg 

Didier Daeninckx

(Paris, Gallimard, 2012)

  

                    Liberté, égalité, fraternité

                    C’est beau comme devise

                    Dommage que ce soit platonique.

 

            De Maxime Lisbonne (1839-1905), en exergue :

 

  « Je suis la somme de tous ceux dont j’ai, à distance, l’impression d’avoir endossé le costume. Je me reconnais en tous. ….. Je ne réclame de vous mes frères qu’une petite place derrière la première barricade que vous élèverez pour défendre la République, je ne réclame que la gloire de mourir en combattant pour elle. »

  En disant « je », l’auteur se glisse dans la peau de Maxime Lisbonne, un homme haut en couleurs qui eut plusieurs vies et s’est battu dans chacune d’elle pour son idéal révolutionnaire.

  Soldat, chair à canon durant la guerre de Crimée, en Algérie, en Syrie, figure de la Commune de Paris il est envoyé au bagne de Nouméa ; gracié après l’amnistie de 1880, ce proche compagnon de Louise Michel de retour à Paris devient comédien, directeur de théâtre, publie à compte d’auteur « l’Ami du peuple » journal révolutionnaire.

  Entre 1887 et 1895 les cafés-concerts fleurissent. Lisbonne en dirige plusieurs successivement où se retrouvent artistes et écrivains. Il crée des « cabarets » sortes de soupes populaires « La taverne du bagne » dans le 18ème puis « La brasserie des frites révolutionnaires » boulevard de Clichy. De faillite en faillite, il finira sa vie à la Ferté Allais où il décède en 1905 après une vie d’honnête homme bien remplie.

  Didier Daeninckx lui rend ici un bel hommage.

 

 

 

 

 

 

L’ANGE DU MATIN

(Morgunengill)

(Ed. Forlagid, 2010)

Arni THORARINSSON

 cvt_LAnge-du-matin_9875-1-.jpg

(Ed. Métailié, Paris, 2012)

traduit de l’islandais par Eric Boury

  

  Dans la série « polars venus du nord » on connaissait les suédois, voici un excellent cru, islandais*.

  Plusieurs « affaires » se télescopent, le meurtre d’une jeune postière malentendante, l’enlèvement de la fille d’un de ces nouveaux vikings (ces hommes d’affaires véreux, banquiers ou traders qui ont fait fortune, puis ruiné l’Islande), un vieux rocker sur le retour, etc …

  Ce livre est certes un polar avec tous ses attributs : un crime, un enlèvement, un flic attachant, dépassé et désabusé, mais c’est aussi une bouleversante peinture de la société islandais qui, il faut bien l’admettre, est peu connue en France. On est en 2010, la crise économique a ravagé le pays, l’Islande est en faillite. On y découvre les ravages sociaux, économiques et psychologiques de ce petit pays, où tout a volé en éclat, une société qui a perdu les valeurs qui faisaient son unité. Un polar politiquement incorrect !!

 

  

* Arni Thorarinsson a déjà écrit plusieurs livres tous publiés chez Métailié, celui-ci est son 4ème

 

 

Mi

 

 

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:25

Bon, sans doute trouverez-vous l’article sur le bouquin de Frédéric Lenoir (j’entends déjà des « encore lui !!! ») indigeste d’autant que cela pêche par manque d’illustrations.

Tant pis !

De toute façon, vous avez 3 semaines pour le lire, au moins 3 semaines, car le blog des brebis prend des vacances.

 

La-Kleinwalsertal.JPG

Pour tout dire, nous avons déjà l’esprit ailleurs et caracolons en pensée sur la Deutsche Alpenstrasse. A nous Salzburg, Hallstatt, Graz et plus si affinités !

 

Bis bald !

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:57

Comme je vous l’avais laissé entendre il y a quelque temps, nous allons tenter de contrer la morosité ambiante chaque fois que faire se peut en privilégiant les bonnes nouvelles.

 Pas facile ! Mais en voici une cependant.

Un conte de fées dont nous avons été les témoins directs.

 corinne

Alexia est une toute petite brunette de presque 7 ans. Née d’un viol, rejetée avant même sa naissance par sa mère biologique, une toute jeune femme de 16 ans que l’on comprend par ailleurs, elle a été placée en famille d’accueil à l’âge de 5 jours.

Juges, assistantes sociales, éducateurs ont pris en main sa jeune vie, décidant des modalités de rencontres avec sa mère, de l’organisation de son temps, de ses vacances toujours loin de sa famille d’accueil.

Garder ses distances, ne pas s’attacher, tels sont les maîtres mots !

Des consignes plutôt difficiles à accepter tant par l’enfant que par sa nouvelle « famille » ! Pourtant, elles ont été respectées scrupuleusement.

Régulièrement au moment des vacances scolaires, Alexia quittaient le cocon familial pour intégrer temporairement une nouvelle famille. Lorsqu’elle a commencé à grandir, les rencontres avec sa mère en milieu protégé (quand elles avaient lieu car cette dernière ne venait pas souvent) ont cessé et le juge a décidé qu’elle pouvait lui rendre visite à son domicile, le temps d’un week-end. Les choses sont alors devenues difficile à vivre, aucun vécu partagé avec sa mère, la violence avec un beau-père vigile et cogneur, puis l’arrivée d’un petit frère (pas mieux loti qu’elle).

Révulsé de devoir imposer à l’enfant une situation qui perturbait gravement son équilibre psychique, son « tonton » a fini par contacter les assistantes sociales leur demandant d’accompagner elles même Alexia chez sa mère. Il ne supportait pas de la voir dans cet état, il était convaincu de trahir la confiance de l’enfant.

Cris et pleurs, crises d’angoisse, traces de mauvais traitements ont fini par alerter la justice. Dans un premier temps, la petite a été « dispensée » de voir sa mère, une enquête a été diligentée … Le temps a passé, la mère d’Alexia a finalement décidé d’abandonner sa fille. Alexia est devenue adoptable.

La famille d’accueil a immédiatement fait une demande d’adoption, ce n’était pas forcément gagné, les avait-on averti. Ils ont été entendus et depuis peu de temps, Alexia a un père et une mère épatants, 2 grands frères et une grande sœur. Elle est la coqueluche de sa « yaya » et de son « yayo ». Elle est à l’aise dans sa nouvelle vie comme un poisson dans l’eau, d’ailleurs Alexia a un rêve, quand elle sera grande elle sera sirène !

Et pourquoi pas ! Il faut croire en ses rêves !

Do

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 19:37

Comme certains d’entre vous ne figurent pas sur notre carnet d’adresses et ne sont joignables que par l’intermédiaire du blog, afin que personne ne puisse dire “on ne savait pas”, au cas où vous envisageriez de suivre les retransmissions de la coupe du monde de foot, voir même de vous offrir le voyage, je vous invite à prendre connaissance de cet article publié par le Témoin en Guyane”.

Allez jusqu’au bout, c’est édifiant.

Sans doute parlera t’on un jour de “génocide au Brésil”, mais ce sera trop tard !

Majoritairement la population brésilienne n’aura pas les moyens d’assister à un seul des matchs, réservés donc aux seuls touristes et fortunés, peut-être pourrions nous lancer un appel au boycott des retransmissions !

Un clic, donc !

http://www.un-temoin-en-guyane.com/nettoyage-social-avant-la-coupe?trck=notif-10724667-1048923-10SWk

Au fait le témoin a changé de serveur, peut-être étiez-vous abonné et ne recevez-vous plus ses notifications ? Un remède, s’inscrire à sa nouvelle newsletter !

Do

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 14:52

 

LES ENDORMEURS

Anna ENQUIST

cvt_Les-endormeurs_4071-1-.gif(Arles, Actes Sud, 2014)

(traduit du néerlandais par Arlette Ounanian)

 

 

   L’auteure, Anna Enquist (née en 1945 à Amsterdam) est poète et romancière, longtemps psychanalyste, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture. En postface du livre, elle déclare : «Dans ma profession, la psychanalyse, nous partons du principe que, dans la plupart des cas, le patient gagne à savoir ce qui se passe en lui. …L'anesthésiste, lui, épargne les sensations douloureuses, il considère qu'il a bien fait son travail si le patient n'est absolument pas conscient de la souffrance qu'on lui a infligée. Ce contraste me fascinait depuis des années.»

  Ainsi les personnages principaux de ce livre sont un frère et une sœur. Lui est psychothérapeute, elle anesthésiste, c’est dire que les deux travaillent sur la douleur, la soignent, celle du corps, celle de l’âme.

  Dans un contexte familial douloureux, un patient difficile va chambouler un équilibre déjà précaire. Les chapitres s’ordonnent selon un rythme régulier alternant un consacré au frère, l’autre à la sœur tricotant ainsi un maillage régulier.

  Au fil du livre, dense, quasi clinique, on se rend compte que ni l’un ni l’autre ne sont capables d’apaiser leurs propres douleurs.

  C’est un livre beau, fort et austère dans lequel sentiments et organes sont disséqués au scalpel. Ce roman n’est pas facile, surtout dans sa première moitié, mais si on s’accroche c’est une belle récompense. 

 

 

« Les Endormeurs », publié aux Pays-Bas en 2011, répond d'abord à une commande du département « littérature et médecine » du centrehospitalier de l'université libre d'Amsterdam. Invitée à s'immergerdans un service, la romancière a choisi l'anesthésiologie.

 

Mi

 

 

 

 

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:04

Dire que ces élections européennes nous motivent particulièrement serait mentir mais cette fois, vu le nombre de candidats, disposant d’un certain choix nous nous sommes acheminées vers le bureau de vote ! S’il nous arrive parfois d’arriver avec notre bulletin, histoire de ne pas se salir les mains en prenant certains bulletins pour noyer le poisson, ce coup ci cela s’est révélé impossible ! Le matériel de vote reçu ne contenait pas toutes les professions de fois des candidats, ni tous les bulletins. A nous deux nous n’avions même pas réussi à reconstituer « le paysage électoral » soumis à notre appréciation !

Arrivées au bureau chacune a donc cherché LE bulletin qui l’intéressait, en vain. Second passage, pour trouver notre bonheur, second échec ! Pensant tout haut : « c’est mes yeux, ou quoi ? » je m’apprêtais à un troisième passage lorsque le secrétaire de Mairie nous a précisé qu’il manquait bien des bulletins et reprenant les consignes données par la Préfecture, il nous a invitées à retourner chercher notre matériel chez nous ou à l’imprimer ou à en trouver un autre !  

6 candidats sur 25 n’étaient pas représentés.

«  J’m’en fous, j’vote pas ! » telle a été ma première réaction avant que Frédo me ramène à la raison.

Evidemment nous étions les seules à faire du foin, les seules à trouver que l’Egalité républicaine avait vraiment du plomb dans l’aile. Nous avons juste réussi à faire admettre à l’une des adjointes qu’il était pour le moins bizarre que les enveloppes électorales n’aient pas toutes le même contenu. Elle a admis qu’ils pourraient le faire remonter à la Préfecture !

Sic !

Comment le prouver même si nous savons pertinemment que d’autres ont émis un constat identique, mystère !

 

images13GN6GYR.jpg

Quittant le bureau de vote nous nous sommes décidées à faire un envoi massif de SMS pour alerter nos contacts sur ce curieux fonctionnement de la Démocratie. Nous avons eu pas mal de réponses et ce soir nous sommes un peu moins ignares et un peu plus désabusées.

Les petites listes ne reçoivent aucune subvention publique, elles ont donc à prendre en charge tous leur frais et comme, cerise sur le gâteau, elles n’atteignent que très rarement le score de 3% des suffrages, elles ne sont même pas rembourser ! Logique !

Par ailleurs l’accès aux médias est faible, le principe d’équité est souvent bafoué, et même pas sanctionné par les autorités. Au mieux le CSA (conseil supérieur de l’Audiovisuel) publie une "vive alerte" recommandant aux diffuseurs (médias) de remédier aux déséquilibres, au pire il ne répond pas !

Il ne reste donc qu’à ces candidats (au sein duquel se cache peut-être l’HOMME PROVIDENTIEL de demain) qu’une faible marge de manœuvre : le bénévolat, les dons et faire imprimer les bulletins par les électeurs. SAUF QUE : encore faut-il que ces bulletins soient conformes aux prescriptions légales, grammage et couleur du papier, dimensions ...

 

Du coup nous nous posons quelques questions :

  • Est-ce que c’est comme ça uniquement en France ?
  • Est-ce que c’est voulu pour éviter l’émergence de nouvelles têtes susceptibles de faire de l’ombre à toutes ces crapules (Do), brigands (Frédo) que l’on nous ressert de scrutins en scrutins ?
  • Est-ce que c’est pour favoriser à coup sûr la montée de « La Marine » ?

 

Toujours est-il que tout est fait pour embrouiller les électeurs et empêcher l’accès au vote à tous ceux qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies, notamment les personnes âgées !

 

Do

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 19:40

Vous serez sans doute d’accord avec moi, la prose des toilettes publiques est le plus souvent d’une poésie plus que douteuse. Une prose décoiffante dont syntaxe et grammaire sont raccords. Le style des graphismes, généralement très dépouillé, souvent maladroit, a au moins le mérite d’être parlant. Quant aux idées, au raz des pâquerettes, elles ne méritent pas vraiment que l’on s’y arrête, mais !

Mais ce n’est pas la généralité.

 Il y a des exceptions partout !

Nous avons trouvé les WC, les plus poétiques, les plus philosophiques qui soient. Perdus en Manche, sur … l’Île de Batz !

 

1-copie-1.JPG

Fais de ta vie un rêve, fais de tes rêves une réalité ! Les philosophes ne disent rien d'autre.

 

2-copie-1.JPG

 

 

Comme quoi, on peut être visité par la Sagesse même dans les lieux les plus inattendus !


Do

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 19:45

 

Hier, alors que nous revenions cool d’un tour dans le village, deux chiens de voisins ont profité de l’inattention de leurs maîtresses pour foncer sur nous. Nous n’avons pas réagi immédiatement, erreur, car en une fraction de seconde ils étaient sur Virgile dont les hurlements ont alerté le voisinage. Bien qu’ayant réagi au quart de tour, il a été mordu sauvagement. Encore heureux que ce soit un chien de petite taille et doté d’une bricole car nous n’aurions jamais réussi à le lever à bout de bras pour le soustraire à la furie des chiens.

Les chiens hors d’état de nuire, nous avons eu à subir la « connerie » ordinaire.

    -   « Non mais il voulait juste jouer ! ». Vu les traces de crocs, on peine à y croire ! Dois-je également comprendre que lorsque le chien m’a sauté sur le dos pour tenter d’attraper Virgile, il avait simplement l’humeur joyeuse ?!

 

Virgile-aux-Valberes-2.JPG


    -   « Ah, c’est un fox le vôtre, pourtant c’est dominant ces chiens là. » avons-nous entendu d’un mec inconnu, planté là comme un chou au milieu de la route. Le rapport de force étant de 1 contre 7 environ, quelle tête ferait-il si 7 balaises lui tombaient sur le râble ?

    -   « Il faut porter plainte. ». Non merci, nous n’allons pas voir les flics !

Chacun y est allé ensuite de sa remarque, alors que nous avions comme priorités, établir un inventaire des blessures pour passer à l’action et couper court aux règlements de compte qui commençaient à émerger. Règlements de comptes car dans le quartier la situation est assez conflictuelle entre le voisinage et les 2 « filles aux chiens ». Les bêtes ne sont en fait que le prétexte trouvé pour en découdre avec elles. Leur marginalité dérange et comme par ailleurs elles n’ont trouvé comme seule réponse que la provocation, la situation est constamment tendue.

Il est vrai qu’elles nous ont beaucoup perturbées aussi. Nous n’arrivions pas à comprendre la raison de leur attitude à notre endroit. Elles nous en voulaient semble t’il, mais de quoi ? Si l’une d’elle était une parfaite inconnue à son arrivée il y a quelques mois dans le quartier, nous avons vu grandir l’autre depuis une vingtaine d’années. Je l’ai initié aux subtilités du B, A, BA puis ses fugues, son mal de vivre manifeste, nous avaient incitées à lui proposer parfois de venir nous voir si elle avait besoin d’oreilles amies.

En tout cas, partisans de la Manif pour tous dans le quartier ou pas, mystère, mais il est certain que leur homosexualité exacerbe les passions.

Il y a peu, lassées de les voir nous faire la tronche, nous avons souhaité une rencontre et pof ! Le hasard, qui n’en est pas un, nous les a mis sur notre route.

Nous avons discuté un bon moment, de leurs difficultés à trouver un emploi, de l’aménagement de leur fourgon. Nous leur avons refilé quelques tuyaux quant à des employeurs potentiels, un autre pour se faire aider à équiper le fourgon.

Depuis sans être à tu et à toi, nous nous parlons et ça étonne !

 

Virgile-dans-le-colis--1-.JPG


Pour en revenir à l’agression, nous n’avions pas envie d’en découdre. En premier lieu parce que deux chiens constituent déjà une meute et que leur instinct naturel les porte à attaquer. Par ailleurs, il n’y avait pas eu intention manifeste de nuire. En fait, le seul reproche que nous pouvions leur faire est de ne pas attacher leurs chiens, mais ils sont nombreux dans ce cas à semble-t’il ignorer la Loi.

Les voisins sont montés sur leurs grands chevaux. Il était évident que chacun était manifestement content que ce soit arrivé parce qu’ils le pensaient depuis longtemps.

Les insultes pleuvaient de part et d’autre, nous n’arrivions pas vraiment à nous faire comprendre. Il n’était pas question de porter plainte, nous allions soigner Virgile nous même à coup d’huiles essentielles et de bon sens ! Cela a été le coup de grâce pour l’un des voisins !

   -   « Vous allez le tuer ce chien ! » il a tourné les talons, furieux. Contre nous et plus du tout contre les filles.

 Nous en sommes restées babas ! Et encore ignorions nous à cet instant que de victimes nous étions passées au statut de coupables.

Coupables d’avoir refusé de les suivre dans leur délire et leur hargne !

 

Aujourd’hui, nous avons été ignorées superbement et si on s’en badigeonne le nombril avec un tibia de langouste, est-ce ridicule à votre avis d’envisager que si un jour, par malheur, un autre accident de ce genre se reproduit on nous en mettra la responsabilité sur le dos, juste pour avoir refusé de porter plainte cette fois.

Vraiment, c’est difficile d’être en Paix et dans l’amour avec son prochain.

 

Je vous donne quand même des nouvelles du Pépère : ce soir, Virgile commence à récupérer, ça grogne même un peu du côté du canapé !

Oui, il est mal élevé, et alors !

Do

 

 

 

 

 

 

 

 

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