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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 17:20

Superbe film que nous venons de découvrir et que nous vous engageons vivement à visionner.

Le ton est juste, pas d’effets inutiles, la vie simple de ceux qui n’ont plus rien et qui en prime doivent affronter la mauvaise foi de ceux qui détiennent le pouvoir de décider de ce qui est bon pour eux. Des décideurs qui auraient bien besoin de se retrouver un beau jour dans la rue pour comprendre où mène le cynisme de leurs jolis discours bien pontifiants, un peu de la veine de ce que sort notre président de la République !

Manu

Manu et Audrey, travailleuses sociales, apprennent qu’elles ne disposent que d’un petit sursis de 3 mois avant que le centre d’accueil municipal qu’elles gèrent ne soit fermé !

Audrey

Pas rentable ! Le verdict est sans appel et scandaleux comme ces propos émanant de leurs supérieurs qui les invitent à cesser de « materner » ces femmes que la vie a jeté dans la rue. Prétexte invoqué, leur faire retrouver la niaque pour se reprendre en main. A plusieurs reprises dans ce film l’envie vous saisit d’enfiler pour le coup un « gilet jaune » et d’aller en découdre !

Le bien pensant, le politiquement correct est assez dur à avaler et impossible de se rassurer en pensant que cela ne nous concerne pas ! Ces femmes étaient cadre, psychothérapeute, expert comptable, femme au foyer … et un jour leur vie a basculé ne leur laissant comme « chez soi » qu’une misérable tente de camping !

Mais même cela gène, la misère est supportable à condition qu’elle ne se voit pas ! D’ailleurs pourquoi croyez vous qu’en ville, les bancs ont disparu quand ils n’ont pas été trafiqués pour que d’aucuns puissent y dormir ?!

En quittant la salle je me suis dis que pour le « Grand débat » j’aurais au moins une revendication à exposer : Abandonner tout critère de rentabilité pour tout ce qui touche à l’humain.

L’Education Nationale, les services d’accueil pour personnes en difficulté, les EPADH, les structures hospitalières etc. n’ont pas pour vocation de générer des bénéfices, elles sont là pour donner du sens à la vie, créer du savoir, du lien et de la solidarité et suppléer aux carences affectives, matérielles.

Enfin je vous rassure dès le moment où je me suis lâchée sur le papier, j’ai trouvé plein d’autres choses à dire !

Bonus, un avant goût du film !

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19580196&cfilm=261561.html

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 17:30

 

Pour nous qui allons environ une dizaine de fois au cinéma par an, parfois une quinzaine, les années fastes, l’année commence bien avec deux films en une semaine : « Au bout des doigts », de Ludovic Bernard, avec Lambert Wilson, Kristin Scott Thomas et Jules Benchetrit (fils de Marie Trintignant, et donc petit-fils de Jean Louis Trintignant), et « Pupille », de Jeanne Herry, avec Elodie Bouchez, Gilles Lellouche, Sandrine Kimberlain et Olivia Côte.

Si les critiques de « Pupille » sont presque unanimement élogieuses, celles du film « Au bout des doigts » sont plus nuancés, la presse ayant toujours du mal à vanter les mérites d’un film (ou d’un livre) « feelgood » (entendez par là, si vous n’êtes pas au courant, un film qui fait du bien) ; vous avez sûrement remarqué que les films noirs assortis de fins tragiques et désespérantes ont toujours plus de succès que les comédies, comme si le bonheur était inaccessible dans la vraie vie, et donc, à bannir sur les écrans.

"Peu crédible" est le reproche majeur retenu contre le film « Au bout des doigt ». Personnellement, je ne vois pas en quoi car, même si les génies de la musique ne courent pas les rues, on sait qu’ils existent et on ne voit pas pourquoi ils ne sommeilleraient pas aussi dans les recoins des cités banlieusardes. Bref, tout est réuni dans ce film pour nous séduire : d’excellents acteurs, une histoire qui tient la route et de la belle musique (celle que j’aime) pour nous enchanter les oreilles et l’âme. Alors, certes, on pressent rapidement la fin, et on ne se trompe pas ; et alors ? Y’a pas de mal à se faire du bien, non ?

 

« Pupille » est un grand moment d’émotion ; là aussi, on sait que cela se

terminera plutôt bien pour le bébé "Théo", mais le parcours de ce petit bonhomme rejeté à la naissance secoue pas mal. Du nourrisson aux acteurs confirmés, tout le monde est parfait. Gilles Lellouche est bouleversant de justesse dans un rôle aux antipodes de ceux auxquels il nous a habitués ; en effet, qui l’aurait imaginé dans ce rôle d’assistant maternel pétri de tendresse ? Pas moi, en tout cas ! Ce docu-fiction nous permet de découvrir tous les dessous d’une adoption et explore sans jugement les engrenages psychologiques qui amènent chacun à choisir et à décider de son chemin de vie. Une chose est sûre : si l’on ne parle jamais d’elle, dans chaque discours adressé au nourrisson par les divers antagonistes, Françoise Dolto est omniprésente, elle qui fut la première à affirmer que le « bébé est une personne ». Ce film en est la parfaite illustration : inutile de parler « bébé » ! L’enfant, dès sa naissance (et même avant !), capte parfaitement l’énergie des mots, faculté à double tranchant qui peut le sauver, mais aussi le détruire ! Je ne sais pas si tout le monde aujourd’hui en est persuadé, mais ce n’est sans doute pas inutile de le rappeler et de mettre en évidence le pouvoir des mots.

Deux mois, c’est le temps nécessaire à toute une équipe, de l’assistant maternel, aux assistants sociaux, pour décider du devenir d’un enfant, et trouver les meilleurs parents pour lui. « Pupille » nous permet de saisir l’importance cruciale de chaque instant de ces deux « petits » mois avec justesse et sensibilité.

 

Alors, votre prochain film ? « Au bout des doigts » ? « Pupille ? »… Ne choisissez pas, allez voir les deux !

Frédérique

 

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 19:20

Ah oui, ça va bien! Le film de Jean Pierre Améris, "Je vais mieux" , inspiré du livre éponyme de David Foenkinos (que nous avons beaucoup aimé) nous a fait passer une excellente soirée. Mené par une myriade d'acteurs excellents, Eric Elmosnino en tête, ce film est bourré d'humour et l'on y rit beaucoup, mais pas seulement! Car il nous délivre surtout un message d'importance (plusieurs, même): il faut savoir dire non. Beaucoup de gens se reconnaîtront sans doute dans ce personnage principal, trop gentil, qui passe son temps à encaisser, jusqu'à ce que son corps lui montre violemment que rien ne va plus, et qu'il faut changer de tactique. Alors, écoutez ce que dit vote corps, votre coeur, et soyez vrai et juste avec vous-même. Et ça ira mieux, vous verrez! Mais pour commencer, un conseil: allez voir le film! Fredo

 

     

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 18:26

 

Bien qu’ayant tendance, surtout depuis « La la land » !, à nous méfier des films américains bénéficiant d’un copieux battage publicitaire, nous sommes allées voir « Wonder », tout d’abord, parce que le thème de la différence nous est cher, et ensuite parce que nous n’avons jamais été déçues par Julia Roberts.

 

Après avoir bénéficié d’un enseignement à domicile avec sa maman, August (Auggie), atteint du syndrome de Treacher Collins, une maladie génétique assez rare provoquant de graves déformations faciales, entre au collège et va plus que jamais devoir supporter le regard des autres, les réflexions méchantes ou simplement maladroites, pour tenter de se frayer un chemin difficile et douloureux vers l’amitié et la complicité de ses pairs.

Comme annoncé, on éprouve beaucoup d’émotion devant ce petit bonhomme obligé d’assumer sa difformité faciale sous le regard impitoyable des autres enfants (et adultes !), car le monde de l’enfance n’est pas forcément celui de l’innocence ; la cruauté n’en est pas exempte, même si elle revêt parfois un caractère involontaire.

Le harcèlement scolaire, la douleur des parents face à la nécessité de ne pas surprotéger un enfant différent pour l’aider à construire son autonomie, la place difficile des autres enfants dans la fratrie, involontairement sacrifiés, le rôle de l’école en matière d’éducation civique, l’apprentissage du respect et de la compassion, tous ces thèmes sont traités avec justesse et réalisme, ponctués de phrases-clé (notées au passage par Domi dans le noir de la salle !)  telles que « Vos actes et pensées sont vos monuments », ou « Soyons bons envers autrui car chacun mène un dur combat ».

Voilà, nous, nous avons vraiment beaucoup aimé Wonder. Il nous est présenté comme un film « feelgood », selon l’expression aujourd’hui consacrée. Permet-il de se sentir bien ? Peut-être… comme après une bonne claque ! ( je dois dire que je ne comprends pas trop "faites le plein de bonheur", mais bon...) En tous les cas, il n’est pas dénué d’espoir et se termine sur une note réconfortante. Mais chacun sait que si Auggie a gagné une bataille, pour lui, la guerre n’est pas terminée, comme pour toutes les victimes de singularités physiques ou mentales qui doivent chaque jour mener un dur combat contre l’indifférence, la bêtise ou la méchanceté humaine.

Alors ignorez les critiques disant que ce film dégouline de bons sentiments, allez-y, c’est tout !

Frédérique

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 20:03
Le monde va beaucoup mieux
que vous ne le croyez !
Jacques Lecomte
Editions Les Arènes

Jacques Lecomte n’est pas un doux rêveur perché ; pour étayer son propos il a compilé des données d’organismes tels que l’ONU, l’OMS, l’Unicef ou la Banque Mondiale et toutes les études vont dans le même sens. Il y a de sérieuses raisons d’espérer, en tout cas des motifs de ne pas s’attrister. L’Humanité a réalisé des progrès inespérés.

Certes tout n’est pas rose mais des processus que l’on croyait irréversibles ont été stoppés. Le trou dans la couche d’ozone a commencé à se résorber et si des famines continuent de décimer certaines populations, l’extrême pauvreté est en régression.
Son propos vise à nous interpeller nous alertant sur le rôle des médias principalement animés par le réel souci de privilégier les mauvaises nouvelles occultant volontairement ce qui pourrait générer de l’optimiste.
Si une catastrophe peut avoir un effet boostant lorsqu’elle reste un cas isolé, les avalanches médiatiques de mauvaises nouvelles ont un effet anesthésiant nous renvoyant à notre impuissance. Or la force de l’individu réside en sa capacité à se fédérer pour tenter d’agir. Anesthésié par le négatif chacun se replie sur soi se défiant de l’autre. Le désespoir s’installe ouvrant le champ libre aux manipulateurs (pouvoirs politiques ou religieux ou autre !) qui ont tôt fait de se poser en sauveurs ! Nombreux sont ceux qui ont compris qu’en isolant les individus, en les amenant à se jalouser par la création de disparités, par la manipulation de l’information, ils annihilaient toute résistance, tout espoir. La littérature, le cinéma, le monde du spectacle se sont engouffrés dans la brèche pour formater le goût du public qui pourtant si l’opportunité lui en est donnée plébiscite ce qui est porteur d’espoir.

L’optiréalisme se fonde sur une autre démarche : la psychologie positive.
Informer en ne privilégiant ni le sensationnel ou le laid et encore moins le négatif.
Eduquer en opposant la coopération et la solidarité à la compétition.
Si Jacques Lecomte est l’inventeur de l’optiréalisme d’autres se sont déjà engagées dans cette attitude car il est intéressant de constater que lorsque quelque chose vibre juste, dans différentes sphères pourtant éloignées les unes des autres émergent les mêmes idées comme des découvertes synchrones ou l’évolution simultanée d’espèces pourtant éloignées géographiquement ! Ceci n’a rien en soi d’étrange puisque tout est une question d’ondes et plus précisément de physique quantique.
Alors n’ayons pas peur de paraître dégénéré et continuons à traquer ce qui est source de beauté, ce qui est porteur d’espoir. La fréquence de ce ressenti vibrera au fin fond de l’univers pour en revenir amplifié.
Il y a quelques jours, nous avons, enfin !, réussi à voir le film « Moi, Daniel Blake ». Ce film est vraiment excellent, plein d’émotions. Les héros sont pauvres mais grands, la société les enfonce à plaisir. « Il y a plus d’humanité dans œil d’un chien qui remue la queue que … » vous connaissez la suite ?! Dans ce film la solidarité joue à plein, ils s’entraident, se réchauffent dans un univers kafkaïen et le spectateur se dit que tout est possible. On se plaît à espérer et vlan !
La faucheuse s’invite dans la distribution !
Nous sommes restées scotchées devant l’écran, qu’est-ce que cela aurait changé de faire finir le film sur une légère touche d’optimiste. Une bonne vieille crise cardiaque certes, mais dont il réchapperait pour leur laisser le temps de croire que le meilleur est à venir ! Après tout dans la réalité tous les accidents cardio-vasculaires ne sont pas mortels !
Une touche d’optimiste dans un nuage de réalisme, est-ce trop demander ?
Do
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:31

 

LUMIÈRE ! l’aventure commence

(film documentaire français de Thierry Frémaux, 2017)

 

 

C’est un petit bijou qu’il ne faut pas rater !

 

Un montage de 108 films restaurés (de 50 secondes chacun, soit la durée d’une bobine) qui nous rendent notre âme d’enfant.

Dès le 28 décembre 1895 à Lyon, les frères Auguste et Louis Lumière inventent le cinématographe. De 1898 à 1905 les Lumière et leurs opérateurs tournent à travers le monde 15 000 films, 1422 sont référencés ! un témoignage émouvant, érudit, essentiel et merveilleux.

On est frappé par la perfection des cadrages, l’attention portée à chaque détail, la composition du plan. Tout est là déjà.

 

La « réalisation » et le commentaire sont assurés par Thierry Frémaux, grand amoureux du cinéma, lyonnais lui-même ; délégué général du festival de Cannes et directeur de l’Institut Lumière de Lyon. Le commentaire est accompagné de la musique de Camille Saint-Saëns, un contemporain des Lumière.

 

Mi

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 20:21

  

Un film de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P.Thomas

Nous sommes allées hier voir le film Willy 1er, après avoir lu à son sujet un article dithyrambique et, si nous ne regrettons pas ce déplacement, nous avons tout de même réalisé à cette occasion le pouvoir de manipulation des médias.

Ce film est présenté comme l’histoire d’une renaissance, celle de Daniel, un paumé de la vie, sacrifié par la société pour cause d’illettrisme et de naïveté. Un pauvre type trop gentil, un peu benêt, exploité durant des années par des proches peu scrupuleux, et qui, un beau jour, réalise qu’on l’a trop longtemps pris pour un c… et décide d’en finir avec tout ça. Il se rebelle, apprend à lire et prend son destin en main. Cerise sur le gâteau, ce quinquagénaire est repéré par un groupe de jeunes réalisateurs et devient acteur ; d’abord dans deux court-métrages, puis dans ce premier long-métrage censé raconter son histoire.

Nous voilà donc dans le petit cinéma d’Elne, prêts à assister à cette transformation miraculeuse (après tout, Noël approche) et découvrons l’histoire de Willy, bien différente de celle de Daniel Vannet, son interprète. Nous sommes venus à cinq et il n’y a que nous dans le cinéma, à tel point que nous ne savons pas trop où nous asseoir ! Le social n’attire pas beaucoup en ces périodes de fête ; le reste du temps non plus, d’ailleurs. Nous sommes là pour découvrir une histoire vraie où le personnage principal joue son propre rôle.

Mais pas du tout, même si Willy et Daniel ont des points communs. La cinquantaine, Willy, sous curatelle juridique, et son frère jumeau, Michel, vivent encore chez leurs parents, dans la France profonde, normande et humide. A la mort de son frère (je ne vous dirai pas comment il disparaît, au cas où vous voudriez y aller), complètement déboussolé, Willy envoie tout balader et décide d’avoir son appartement, un scooter et des copains. C’est là le seul vrai point commun entre Daniel et Willy.

Tout au long du film, nous nous sommes sentis sur le fil du rasoir, à la fois captivés et bouleversés par le récit de ce combat, mais aussi mal à l’aise, révoltés, tristes et inquiets jusqu’à la nausée pour cet homme fragile, démuni, livré à la merci de la bêtise et de la méchanceté humaine. Dur dur d’être différent ! Au final, l’émotion est là, et bien là, ponctuée par un sentiment d’amertume et de doute : Willy est-il vraiment tiré d’affaire ?

Un regret aussi : il est dommage de ne pas avoir exploité l’histoire de Daniel Vannet pour développer le sujet de l’analphabétisme, problème récurent en France, en dépit des nombreuses réformes scolaires (ou à cause ????). Un sujet trop peu illustré, contrairement à celui du handicap.

Nous sommes ressortis tous les cinq plutôt déprimés. « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ! ». C’est sans doute pour cette raison que certaines critiques me laissent pantoise : « 20 minutes » : « une tragicomédie sur fond de misère psychologique et sociale, mais traitée avec une verve humoristique et un optimiste revigorant ». Studio ciné Live : « Il (Daniel Vannet) impose une présence aussi douce que sauvage et procure des séquences comiques indéniables. ». L’express : « L'ensemble reste assez singulier et parfois très drôle pour qu'on s'y intéresse - un peu. ». L’Humanité : « La misère affective et morale est-elle vraiment un bon sujet de rigolade ?... Humoristique, optimisme, rigolade, drôle… J’avoue que ça me perturbe ; je ne dois pas avoir le sens de l’humour. Mais dans ce cas, nous étions cinq.

Le Parisien est assez lapidaire et juge le film déprimant. C’est plutôt vrai, mais, Willy 1er mérite bien ses récompenses et c’est malgré tout un beau film. A voir, si vous avez le moral !

Fredo

  

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:06
Si ce n’est pas encore fait, courez voir ce film !
Rien de plus boostant que le récit d’un combat pour faire aboutir une cause juste !
 

Même si vous croyez tout connaître de l’affaire du Médiator*, cela fait du bien de remettre les faits dans leur contexte, mais il est désespérant de constater que les choses n’ont pas évolué depuis que ce scandale a éclaté sous l’impulsion de Irène Frachon.
Distilbène, Vioxx**, Isoméride, les scandales sanitaires se succèdent depuis des décennies. Certains médicaments retirés de la circulation reprennent même du service des années après leur mise hors jeu comme le Diane 35***.
L’ANSM, agence sanitaire des médicaments, ne semble guère plus efficace qu’au temps du Médiator quand elle s’appelait Afssaps.
En 2015 une nouvelle affaire a éclaté, le scandale du Dépakine. Depuis 2006 la notice de ce produit (anti-épileptique mis en service en 1967) porte après 40 décennies d’utilisation la mention déconseillée aux femmes enceintes. En 2008 des professionnels de santé suspectaient des effets indésirables sur les fœtus et pourtant ce n’est que 8 longues années plus tard que l’ampleur du désastre a été révélée par Marine Martin, une victime.
Le scénario est le même que pour le Médiator : des implications financières qui musellent les autorités sanitaires dont l’État est garant, des laboratoires tout puissants, « des cobayes », nous !

 

 

Nous sommes ressorties de cette projection intimement persuadées que pour que les choses changent il suffisait juste que nous nous réveillons, nous, les cobayes.

 

Arrêtons de laisser les autres penser pour nous !
En 2009, en résistant aux injonctions à nous faire vacciner contre la grippe H1N1, nous avons envoyé un début de signal. L’addition avait été lourde, 19 millions de doses incinérées, 400 millions d’euros de pertes sèches !
Mais des scandales en vue, il y en a d’autres !
Depuis combien de temps le professeur Joyeux alerte t’il le public sur la dangerosité des vaccins groupés, des adjuvants qu’ils contiennent ?
Connaissez vous la réponse des autorités sanitaires, outre que le professeur Joyeux a été radié du conseil de l’ordre des médecins depuis le 1er Décembre ?
Il est question de passer le cocktail de 6 vaccins actuellement en cours, à 11 (obligatoires) et toujours avec de l’aluminium ! Imaginez l’impact sur un organisme d’enfant ?
A titre de précision, seuls 3 sont obligatoires ! Et ce n’est pas tout !
Nous sommes des milliers à alerter sur le manque d’informations et de recherche quant à l’innocuité des radiofréquences sur la santé, à demander l’arrêt du déploiement des compteurs intelligents (Linky, Gaspard). Nos objections sont balayées par les politiques et autres responsables, inféodés à ENEDIS, quant aux usagers, globalement ils n’en croient rien, les ondes sont inodores, sans saveur, ou s’en moquent ! Et puis il faut vivre avec son temps, n’est-ce pas ?
Merci à Irène Frachon dont le Médiator n’est d’ailleurs pas le seul cheval de bataille. Si vous ne le savez pas, elle est aussi à l’origine de la mise en lumière de la dangerosité de la pilule sur la santé des femmes (AVC chez des femmes de plus en plus jeunes) !
Nous voilà boostées et prêtes à reprendre à notre petit niveau notre rôle de lanceur d’alertes !
Do
*Médiator, médicament retiré de la circulation en 1997 aux USA et dans la foulée en Espagne puis en Italie en 2004
** Vioxx (laboratoires Merck) arrivé en France en 1999 avec des rapports négatifs en provenance des USA (160000 crises cardiaques et 40000 AVC) il faut attendre 2004 pour qu’il soit retiré
*** Diane 35, médicament à visée anti-acnéique (antérieur aux années 1980), usage détourné pendant 30 ans comme pilule contraceptive retiré en 2013 pour risques avérés de thrombo-embolie chez les femmes, remis depuis en service comme anti-acnéique !
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:12
Même si c’est parfois difficile à l’admettre, rien n’est figé, tout est possible.
Il y a quelque temps nous assistions à une conférence sur La Joie de vivre, un débat passionnant, des pensées parfois dérangeantes si l’on pense à ceux qui malmenés par la vie peinent à survivre !
Pourtant petit à petit le discours à pris du sens. Joie de vivre et désarroi peuvent aller de paire !
Parler de joie de vivre fait avant tout référence à un état d’être.
Un état d’esprit qui pousse à rechercher la plus faible lueur, la plus infime raison de se réjouir. Une façon d’être qui encourage à positiver pour petit à petit se laisser habiter par la certitude que le meilleur va venir, qu’il y a un après, une solution !
Il n’est pas facile de se décider à chercher la petite étincelle de légèreté au plus fort de notre détresse ! Pourtant cela vaut la peine de tenter l’exercice et de s’y astreindre jusqu’à ce que cela devienne un rituel puis une manière d’être.
A cultiver la gratitude de la vie, petit à petit, l’espoir se profile à l’horizon, on retrouve une certaine légèreté.
Nous sommes les gestionnaires de notre vie.
La vie cultive la joie et plus nous sommes dans la gratitude, plus elle nous fait de cadeaux.
Alors en décidant, envers et contre tout, que le meilleur est à venir, demain tout commence, nous choisissons de cultiver la joie d’être en vie !
Joie de vivre, joie d’être en vie !
Vivre en joie et laisser la vie nous traverser.
Vivre avec l’assurance, que même seul (nous sommes toujours seul face à la souffrance) la vie est prête à nous tendre la main !

 

 

 

 Et comme la vie fait bien les choses, alors que je cherchais comment partager avec vous ce que je viens de tenter de développer, elle nous a offert l’opportunité de découvrir le dernier film de Hugo Gélin, Demain tout commence !
Un beau moment même si comme n’aurait pas manqué de le faire remarquer Jeannine qui avait souvent le chic pour faire retomber l’émotion « c’est du cinéma ! ».
Certes !
Je dirais plutôt un conte puisque ce récit offre un regard sur la réalité par le biais d’un certain merveilleux pour distraire tout en faisant passer un message ! A ce titre il est également possible de le qualifier de fable.
Conte ou fable, toujours est-il que l’on ne s’ennuie pas une seconde, les larmes ne sont jamais très loin des rires et contrairement à bien des films, la fin est totalement imprévisible.
Samuel, notre héros, est la parfaite illustration que même lorsque tout va mal, si l’on reste acteur de notre vie, ouvert à toutes les opportunités, le meilleur nous attend, même si rien n’est jamais acquis !
La joie d’être en vie malgré les larmes !
Un après toujours possible ! 
Do

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 16:42

MOI, DANIEL BLAKE

 

(I Daniel Blake*)

film britannique de Ken LOACH, 2016

 

Daniel Blake, menuisier de 59 ans, victime d’une crise cardiaque se voit contraint, contre l’avis de son médecin, à solliciter une pension d’invalidité à l’Etat. Il se heurte alors à la procédure bureaucratique kafkaïenne. Il rencontre à ce « job center » Katie jeune mère élevant seule ses deux enfants. Ils se rendent des petits services (« je sais tout réparer sauf les ordinateurs » dit-il, ses compétences sont obsolètes), ils se soutiennent moralement, dignement, humainement.
Avec pudeur et dignité, Daniel Blake se bat pour faire respecter ses droits (parfois la situation est drôle, parfois pathétique).
 
Lui, Ken Loach, 80 ans, jamais vaincu, jamais blasé, toujours indigné décortique impitoyablement la société britannique. Ses héros à lui sont les gens ordinaires toujours dignes forçant le respect. On lui dit MERCI MONSIEUR LOACH, oui comme vous l’avez dit à Cannes « UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, NECESSAIRE ».
De toute façon, conclut-il : « Si on ne se bat pas, qu’est-ce qui reste ? »

* Palme d’or Cannes 2016

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