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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 21:12

Premier janvier 2022, il y a des habitudes qui valent d'être conservées. Aujourd'hui c'est, plus que jamais, rando et pique-nique en pleine nature comme chaque premier de l'an !

Nous mettons le cap sur les Fenouillèdes mais il demeure une certaine interrogation, le temps. Hier soir le "smog" a envahi le piémont des Albères et ce matin c'est pas gagné, inédit. On fonce dans le brouillard, un peu comme notre humanité en ce premier jour de 2022.

A Caudiès de Fenouillet, à gauche toute et nous stoppons sur le parking de Notre Dame de Laval, un sanctuaire réputé pour avoir par le passé sauvé les populations de la Peste et du Choléra. Nous pourrions peut-être voir si dans le cas qui nous occupe elle ne pourrait pas nous être d'un grand secours ?!

Va savoir !

Assez vite nous abordons le clou de la rando, les Gorges de San Jaume. Le torrent qui a donné son nom aux dites gorges a entaillé la roche pour donner naissance à des gorges ayant en certains endroits tout au plus 5 mètres de large pour une hauteur que je ne n'évaluerai pas mais plus que respectable.

Émergeant en contre-bas du village de Fenouillet nous sommes rattrapées par un chien, fort sympa qui nous a pris en affection et passera les 4 heures de rando avec nous.

Le village est sympa, riche de son passé et les vestiges historiques sont impressionnants et fort bien mis en valeur.

Au VIIIe siècle Charlemagne s'installe dans le coin avec ses troupes après avoir guerroyé du côté de Barcelone. Cet hyper-actif, toujours à cogiter, non content d'avoir inventé l'école, se met en tête de structurer la région en de multiples comtés. C'est à cette époque que le château de Fenouillet est construit et va se développer jusqu'au XIIe siècle, où il est à son apogée. A cette époque Ava, fille du dernier vicomte de Fenouillet épouse Pierre de Saissac, plus qu'acquis à la cause cathare.

La chance ayant mal tourné pour les Cathares, fin XIIIe siècle au terme de la dernière croisade contre les albigeois, le comté est absorbé par le Royaume de France, le château est abandonné. C'est néanmoins un super endroit pour casser la croute !

Ses pierres serviront à construire le village mais comme déjà à cette époque les "gouvernements" manquaient de jugeote et ne répugnaient pas à gaspiller l'argent public, ils construisirent pile poil face au château abandonné un autre château dont il ne reste aujourd'hui que quelques pans de murs et une tour, la tour de Sabarda.

Mais la contemplation du panorama du haut de ce perchoir se mérite !

Une balade sympa qui l'été doit offrir de belles piscines pour se rafraîchir.

Dominique

 

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 18:49

Même si les vents me sont contraires qui pourrait me couper les ailes ?

Il me suffit en fait de peu pour être en joie, le merle au bain dans le jardin, l'éclosion des premiers bourgeons, les jours qui rallongent ! L'accord péniblement déchiffré au piano qui me chavire le cœur au moment où je m'y attends le moins ou une senteur qui ressuscite des jours anciens.

Qui m'interdira de fondre de bonheur en écoutant Mozart, Beethoven et tant d'autres encore ? Qui donc pourra m'empêcher de sauter, virevolter, chanter sur un CD d'ABBA, de pleurer en retrouvant une photo oubliée ? 

Personne ne pourra me ravir les trésors que nos parents nous ont légués. Aujourd'hui je sais ce que veux dire persévérance, curiosité, fidélité, liberté ... aimer !

J'ai ma tête pour voyager librement, mes toiles pour m'accueillir, les "histoires" de Frédé pour m'évader. J'aime voyager immobile, même pas besoin d'y être autorisée, rien que de monter dans le Ptibus et je suis loin !

Je commence à savoir vivre chaque instant au présent. Demain est aujourd'hui. Mon âme est libre, unique, la vôtre l'est aussi !

La vie est belle et même si les vents me sont contraires qui pourrait me couper les ailes ?

Dominique

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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 21:14
Il fut un temps où la mendicité était interdite, depuis quelques années elle est devenue licite. Dieu merci car je ne pense pas que ce soit avec plaisir que l'on en arrive à mendier même si j'ai toujours dans l'oreille la réflexion d'un maire lors d'un conseil d'école me disant "Dîtes vous bien madame Longville que ceux qui se retrouvent dans la rue le veulent bien". Pour une municipalité communiste cela marquait mal mais cela n'engageait que lui !
Par contre et personnellement, il me serait agréable d'apprendre un jour, prochain, qu'il est une forme de mendicité qui vient d'être prohibée ... celle que certains organismes pratiquent au quotidien en se refilant, revendant (?) nos coordonnées pour tenter de nous racketter toujours plus !
Je passe régulièrement relever le courrier d'amis absents de leur domicile depuis quelques semaines. Je m'étais contentée depuis 3 semaines de vider la boîte à lettres et de regrouper le courrier. Aujourd'hui je suis allée le trier, j'ai jeté un nombre incalculable de publicités, mis de côté quelques lettres à caractère officiel et découvert avec stupeur pas moins de 13 courriers émanant d'associations faisant appel à des dons ! En gros une lettre tous les deux jours !
La Fondation de France et l'Institut Pasteur à deux reprises chacun et à quelques jours d'intervalle, les Restos du Coeur, La Croix Rouge, France Alzheimer, SOS village d'enfants, l'Institut du cerveau (combien en reste t'il en état de marche d'ailleurs), la Fondation Abbé Pierre, le Rire du médecin ... tous rappelant que c'est bientôt Noël, que la fin de l'année approche et que les dons sont défiscalisés.
Si ce n'est pas du racket qu'est-ce donc ?
Le pire est que je sais pertinemment que pour toutes ces associations ce n'est pas le premier appel de l'année !
Honteux ! D'autant que nos amis, non imposables sont les premiers à donner.
Pourquoi donc ne demandent ils pas à Big Pharma de mettre la main au porte-feuille ?
Dominique
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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 18:15

Coucou! Je sais que la plupart des gens n'aiment pas trop lire, surtout si les textes sont un peu longs... Bon tant pis... Je tente le coup! Voilà une petite nouvelle que j'avais écrite en janvier 2014, bien avant la crise actuelle... On peut voir que le thème de la décroissance me tenait déjà à cœur! Toujours est-il qu'elle me semble être plus que jamais d'actualité, d'autant que tout a déjà bien empiré! Par exemple, les trois vac- cins obligatoires pour les enfants sont passés à onze... Et il s'en profile un nouveau des plus inquiétants ; je ne le nommerai pas, vous avez compris!

 

Je remercie d'avance tous ceux qui auront la curiosité, le courage (?) de lire jusqu'au bout et de me me faire un petit retour! Andavant! Et il y aura une interro écrite!!! Ah, ah, ah!!!

 

Frédérique

 

No Pasaran !*

(On espère bien que si !...)

Les deux mains posées à plat devant lui, le président Sarkhollandzy balaya d’un regard circulaire l’assemblée de ses ministres. Sous son regard sévère, peu à peu, le brouhaha des voix diminua jusqu’à s’éteindre tout à fait, laissant place à un silence craintif et respectueux.

- Mesdames et messieurs, je vous ai rassemblés aujourd’hui pour ce conseil des ministres exceptionnel afin de faire le point sur une situation préoccupante que nous avons déjà évoquée ici-même plusieurs fois. Depuis plusieurs semaines, chacun, dans son domaine, a donc travaillé afin de dresser un état des lieux. Le moment est venu, mesdames, messieurs, de faire le point ensemble, d’en tirer les conclusions qui s’imposent et d’établir un plan d’attaque afin de contrer les tendances émergentes dévastatrices qui nous préoccupent tout particulièrement. Je vais donc donner la parole à Monsieur le ministre de l’intérieur qui va nous faire un exposé général de la situation.

Petit et rond, Emmanuel Tazère de la Gachaite se redressa vivement à l’appel de son nom, esquissant un petit salut à l’adresse de son supérieur hiérarchique avant d’ouvrir son dossier et de prendre la parole en se raclant la gorge :

- Je vous remercie, monsieur le président. Je vais commencer par un bref rappel de la situation, si vous le voulez bien. Il y a quelques mois, nous avons été alertés au sujet d’un phénomène culturel inquiétant ayant vu le jour dans nos campagnes et ayant une fâcheuse tendance à se généraliser. Nous avons tous entendu parler de monnaies locales, d’échanges de services, et autres petits arrangements locaux qui se font ici ou là en marge de l’économie traditionnelle. Ce sont des fonctionnements marginaux qui existent depuis fort longtemps et qui n’ont jamais suscité la moindre inquiétude, justement parce qu’ils restaient marginaux. Or voilà que depuis quelques temps, plusieurs semaines, voire même plusieurs mois, ces initiatives locales ont tendance à prendre une ampleur préoccupante. Bien entendu, lorsque nous avons commencé à constater que le phénomène s’amplifiait, les médias ont reçu l’ordre de cesser la publicité involontaire qu’elles leur apportaient afin de tenter d’enrayer l’épidémie. Hélas, vous savez bien sûr qu’il est très difficile de contrôler de la même façon les informations qui circulent sur le net et c’est évidemment de cette manière que le processus a pu s’accélérer jusqu’à arriver à la situation de crise que nous connaissons aujourd’hui. Mais je pense que madame le ministre de l’économie et des finances en parlera mieux que moi.

Face au ministre de l’intérieur, une longue dame brune aux cheveux sagement regroupés en chignon sur la nuque, se prépara prestement à prendre la suite de son collègue, mais le président, qui avait pris quelques notes au cours de l’intervention du ministre de l’intérieur, l’arrêta d’un geste discret :

- Juste une question, avant votre intervention, madame du Flouze, si vous le permettez ! Monsieur le ministre de l’intérieur, vous avez parlé de plusieurs semaines, voire même plusieurs mois… Ne peut-on parler d’années, dans certains cas ?

Le ministre de l’intérieur rougit comme un élève pris en faute :

- Tout à fait, monsieur le président, dans certains endroits, on peut effectivement dire que cela dure depuis des années.

- Merci. Madame, c’est à vous…

Un peu déstabilisée par cette intervention, Marilyne du Flouze, ministre de l’économie, attaqua son exposé en bégayant un peu :

- Oui… Hé bien, oui… Merci, monsieur le président. Effectivement, tout a commencé il y a quelques années dans certains petits villages de nos provinces… En Bretagne, mais aussi en Ardèche et en Ariège plus particulièrement. Les populations ont commencé à s’organiser au niveau local pour lutter contre la crise. Remplaçant progressivement les monnaies locales déjà existantes, l’échange de service est devenu le fondement de ces microsociétés. Avec un principe de base incontournable : limiter les transactions monétaires au maximum. Les valeurs avancées étaient et sont toujours : le partage, l’échange, la circulation des objets, l’entraide et la confiance. Une large place est laissée, bien sûr, au bénévolat.

Le président hocha la tête d’un air entendu :

- Oui, pour l’anecdote, j’ai entendu dire qu’un journal acheté circulait ainsi de famille en famille… De même pour les livres ; il est parait-il question de bibliothèques communautaires où le prêt de livre est totalement gratuit… On offre ses compétences, on en reçoit d’autres…

- Tout à fait. Même les vides-greniers fonctionnent sans que ne soit échangé un cent ! On fait la chasse au gaspi. Rien n’est jeté, tout est recyclé !

Au bout de la table, une petite main se leva. Elle appartenait à une jeune femme blonde aux cheveux fins tombant sur les épaules.

- Il semblerait que madame le ministre de l’écologie veuille intervenir, commenta Jacques François Sarkhollandzy. Madame, on vous écoute.

- Merci, monsieur le président… En effet, j’ai l’impression, madame le ministre, que vous déplorez cette attitude… Pour ma part, je suis à cent pour cent pour le recyclage. On jette tellement facilement, de nos jours !

- Je comprends votre remarque, madame Hulotte Pastouret. Moi-même, à titre personnel, je m’inscris tout à fait dans cette démarche, mais vous comprenez bien, madame, que ce qui est louable tant que cela reste un phénomène isolé, peut devenir catastrophique au niveau économique lorsqu’il se généralise. Car ces gens là n’ont qu’un seul mot à la bouche : non consommation. Pour eux, ce qui ne peut être réutilisé, composté ou recyclé ne devrait pas exister. Durabilité, réparabilité et mobilité durable. Que cette épidémie en vienne à toucher les grandes métropoles et c’est tout notre système économique qui s’effondre ! Que dis-je, notre système économique… Le système économique mondial, en vérité !

Baissant la tête, Nicole Hulotte Pastouret esquissa une moue dubitative.

- Vous trouvez que j’exagère, madame ? Sachez que ce mouvement s’accompagne d’une idéologie particulièrement redoutable pour nos industries. Les adeptes de cette nouvelle philosophie prônent les économies d’énergie comme seul moyen de lutte contre la raréfaction des ressources. Mais loin de se laisser séduire par les énergies propres, chères en investissement pour une rentabilité lointaine et parfois douteuse, leur solution consiste donc à limiter au maximum la consommation, à commencer par le nombre d’appareils électriques… Oui, cela parait simpliste, mais le secteur électroménager en est tout particulièrement touché! Les enquêtes menées sur place par nos agents montrent que ces individus ont réussi à réduire considérablement leur facture d’électricité, en dépit des augmentations conséquentes de ces derniers mois. Et sans aucune perte de qualité de vie. Disent-ils.

Assis à la droite du ministre de l’économie, le ministre des communications leva le bras avec impatience. Aussitôt, le président l’invita à s’exprimer d’un geste significatif. Solimane Ng’allo s’exécuta d’une voix puissante :

- Le secteur électroménager n’est pas le seul touché, monsieur le président. On note une forte baisse de consommation dans la téléphonie mobile au cours des derniers mois. Les abonnements Internet eux-mêmes accusent une courbe décroissante. Il y a semble-t-il, une volonté évidente de s’affranchir de ces technologies, jugées trop invasives par ces populations, que l’on dit rurales à tort, car il s’agit pour beaucoup d’anciens citadins. On compte aussi de plus en plus de foyers sans télévision dans les zones les plus touchées.

- Sans télévision ? fit la voix incrédule de Marcel Peyre-Pette, ministre de la justice.

Solimane Ng’Allo confirma d’un air solennel :

- Absolument. Sans télévision. Il y a d’ailleurs une forte baisse des redevances cette année. Les personnes interrogées ont expliquées qu’elles en avaient assez des programmes sans intérêt diffusés à longueur de journée sur le petit écran, allant même jusqu’à les qualifier de débiles. Mêmes les journaux télévisés, pour eux, n’ont plus matière à informer, mais plutôt à désinformer.

- Ces gens-là ne s’informent plus ? questionna le président interloqué.

- Détrompez-vous, monsieur Sarkhollandzy. Ils sont très bien informés.

Solimane Ng’Allo baissa la voix pour ajouter :

- Beaucoup mieux que les autres, en fait, monsieur le Président.

Quelques ricanements et commentaires interrompirent un instant le cours du conseil. Le président se retourna d’un air agacé vers son ministre de l’économie et des finances :

- Dans ce contexte, madame du Flouze, j’imagine que le secteur automobile accuse une certaine baisse de forme ?

- Absolument, monsieur le Président. La vente des voitures neuves a baissé partout, certes, mais plus particulièrement dans les zones rurales, là où les populations sont pourtant censées avoir le plus besoin d’un véhicule. Les gens hésitent à changer de voiture en dépit de primes à la casse, boudent les modèles trop sophistiqués, gardent plus longtemps leurs vieux véhicules, s’organisent entre eux, pratiquent le covoiturage… On remarque par ailleurs que dans ce domaine, ils évitent les sites internet consacrés à ce système. L’indépendance est leur crédo. L’autonomie, également. La fréquentation des grandes surfaces est en baisse, au profit des petits producteurs locaux. Les commerces de proximité sont favorisés et beaucoup disent que la réduction des frais de transports compense les prix plus élevés que dans la grande distribution, d’autant que les produits sont de meilleure qualité. Ils prônent le manger moins pour manger mieux !

Un silence méditatif s’installa dans l’assemblée. Le président promena un regard circulaire autour de lui avant de s’arrêter sur une petite femme boulotte dont le visage rond était auréolé de cheveux gris courts et bouclés.

- Que pensez-vous de tout cela, madame le ministre des solidarités ?

La bouche pincée, Elisabeth Donnadieu prit une longue inspiration destinée à se ménager quelques instants de réflexion, d’autant que son avis risquait fort de déplaire à beaucoup.

- Hé bien, monsieur le président, on peut dire que ces populations ont compris le sens du mot solidarité. Cette idée de ressources communes est intéressante. Ils remettent au goût du jour des valeurs trop souvent bafouées au cours des dernières décennies. J’ai entendu dire que les lieux publics étaient transformés en potagers communautaires… Les personnes démunies sont prises en charge au niveau des communes grâce à une très large implication de personnes bénévoles, chômeurs et retraités… Tout cela ressemble à une société idéale.

Pierre Glaiseux, le ministre de l’agriculture, chauve et bedonnant, bondit littéralement de son siège, le visage congestionné de colère :

- Mais totalement utopique, madame Donnadieu ! Complètement utopique ! Et qui plus est, à la limite de la légalité ! Ces gens ignorent tout bien sûr du catalogue des plans autorisés par la communauté européenne ! On ne cultive pas n’importe quoi, de nos jours ! Vos joyeux hurluberlus ont-ils seulement pris conscience de leurs responsabilités vis-à-vis de l’avenir de la société ?!

Elisabeth Donnadieu fusilla son collègue de son regard bleu :

- Beaucoup plus que certains, monsieur Glaiseux, répondit-elle froidement.

Le président réagit promptement pour ramener la paix dans des esprits qui s’échauffaient visiblement un peu trop :

- Allons, allons, du calme, je vous prie ! Monsieur Lebac, s’il vous plaît, avez-vous des remarques à faire de votre côté, en ce qui concerne l’Education ? Nous vous écoutons.

Le ministre de l’Education Nationale adressa un regard de reconnaissance au président et se pencha sur ses notes :

- Le constat est assez inquiétant, monsieur le président. Cette année, de nombreuses fermetures de classes ont dû intervenir dans les zones concernées. On constate en effet une forte chute des effectifs dans la plupart des écoles.

- Comment cela se fait-il ? fit le président, visiblement étonné. Aucune baisse de natalité n’a pourtant été signalée au cours des années précédentes !

- Non, effectivement. Les parents retirent leurs enfants de l’école. L’école ne les satisfait plus. Beaucoup vont dans le privé… Et, il y a un très fort engouement pour l’éducation en famille.

A ses mots, Sébastien Lussape, ministre de la jeunesse et des sports demanda la parole.

- On constate le même phénomène au niveau des activités périscolaires, monsieur le président… Les familles s’organisent entre elles pour garder les enfants en dehors du temps scolaire. Ni l’école, ni les centres de loisirs ne semblent plus répondre aux attentes des familles.

- Que leur reproche-t-on ?

- Pour l’école, un appauvrissement de la culture générale et une regrettable uniformisation des acquis. Quant aux activités périscolaires, s’agissant de petites communes ayant peu de moyens, il ne s’agit généralement que de garderies.

- J’ai entendu dire au cours de mon enquête, monsieur le Président, reprit Lionel Lebac, que l’école n’apprenait plus aux enfants à réfléchir, mais qu’elle cherchait au contraire à formater des individus faciles à manipuler par des gouvernements peu scrupuleux, des moutons, en quelques sortes…

- Qu’est-ce que c’est que ces conneries ? s’écria le ministre du travail d’une voix forte.

- Je vous en prie, monsieur Orsoni ! Gronda le président. Maîtrisez vos paroles, s’il vous plaît !... Bien, tout cela est inquiétant, effectivement. Et vous, madame Achivé ? Quel constat du côté de la santé s’il vous plaît ?

L’expression grave et solennelle de Roselyne Achivé était déjà une réponse en soi.

- Même constat, hélas, monsieur Sarkhollandzy. Comme dans le domaine de l’éducation, on remarque des familles désireuses de s’affranchir d’un système qui a pourtant toujours fait ses preuves. Le phénomène le plus significatif est sans doute celui des vac-cins… Le refus de vac-cination est de plus en plus fréquent, notamment le refus des vaccinations polyvalentes…

- Comment cela, refus de vac-cination ? s’indigna le président Sarkhollandzy. Et comment ces familles peuvent-elles se soustraire à ces obligations ?

- C’est qu’il n’y a pas de réelle obligation, monsieur le président. Légalement, seuls la diphtérie, le tétanos et la polyo sont obligatoires… Primo vaccination et premier rappel seulement. Tout le reste n’est que recommandé.

- Hé bien il va falloir y remédier, répondit vivement le président. Le plus rapidement possible. Voilà au moins une chose qui ne parait pas trop compliquée.

- Hum… Mais qui nécessitera un certain doigté ! Par ailleurs, je voulais ajouter que les populations concernées par le phénomène que nous évoquons sont plus enclines à pratiquer les médecines douces, l’automédication par les plantes…

- L’Europe a déjà pris conscience du problème et des mesures sont en cours à ce sujet, coupa sèchement le président.

- C’est exact. Mais il y a aussi cette attirance pour les médecines parallèles, guérisseurs, chiropracteurs…

- On se croirait revenu au Moyen-Age, ne put s’empêcher de ricaner le ministre de l’Intérieur.

- Vous ne croyez pas si bien dire, riposta Roselyne Achivé, également en charge du ministère des affaires sociales. Car ce phénomène de société va très loin et on assiste à une modification profonde des comportements. Les croyances évoluent également considérablement. La baisse de fréquentation des églises est un fait acquis depuis de longues années, dans ces régions, comme ailleurs. Mais les enquêtes ont révélé que ces populations évoluaient inexorablement vers une spiritualité indépendante… Beaucoup ont avoué pratiquer la méditation, insistant sur l’importance de cultiver la pensée positive. C’est pour cette raison, du reste, que beaucoup en viennent à bouder ces médias qui véhiculent trop volontiers la peur et les catastrophes… Comprenez-bien que dans ce contexte, nous n’avons plus aucune prise sur ces gens !

Un silence prolongé s’installa au sein de l’assistance accablé par l’ampleur du problème. Le président méditait et tous semblaient attendre une réaction de sa part. Elle vint enfin, provoquant un soulagement général :

- Hé bien messieurs dames, nous allons donc relancer la chasse aux sorcières ! Nous allons fouiller, débusquer, sanctionner et ramener tout ce joli monde dans le droit chemin de la consommation et de la croissance ! Mais dans un premier temps, il faut enrayer l’épidémie… Nous avons parlé des campagnes… Les villes sont-elles atteintes, monsieur Tazère de la Gachaite ?

- Certains quartiers, monsieur le président. Oui, on peut dire que les villes commencent à être touchées, elles aussi.

- Bien. Il nous faut tout particulièrement surveiller ce qui circule sur le net. Lancer des alertes avec des mots-clé ciblés… Eplucher les sites, les blogs, les courriels… Tout. Nous allons retrousser nos manches et légiférer, censurer, in-ter-dire ! Chacun va donc poursuivre le travail en imaginant les moyens de répression adaptés aux problèmes que nous avons évoqué. Monsieur Lebac, le problème de l’école est primordial. C’est là que tout commence, n’est-ce pas ? Il y a longtemps que nous aurions dû nous intéresser au sort de l’éducation en famille… Désormais, ce n’est pas l’enseignement qui doit être obligatoire… C’est l’école. Et pour ce qui est de la santé, secteur particulièrement sensible également, ou en est cette soi-disant pandémie en Chine ?...

Roselyne Achivé fronça les sourcils :

- Hé bien il semblerait qu’il s’agisse d’une mauvaise plaisanterie…

Le président opina lentement du chef en réfléchissant intensément.

- Dommage… Mais je pense… qu’en utilisant judicieusement le réseau Internet, nous pourrions peut-être faire en sorte que cela devienne une réalité…

D’abord interloqués, les ministres échangèrent des regards incrédules, voire désapprobateurs pour certains.

Le président se fit sévère et déterminé :

- Comprenez-moi bien, mesdames et messieurs ! Seule la peur peut ramener ces brebis égarées au bercail. Il faut qu’elles se sentent menacées dans ce qu’elles ont de plus précieux, leur santé. Et nous apparaîtrons alors comme des sauveurs ! Dites-vous bien que l’heure n’est plus aux scrupules. Nous sommes entrés dans une logique de guerre. Nous faisons la guerre à une secte d’ampleur nationale. Nous ne devons rien laisser au hasard. Il en va de la grandeur de l'état. La tâche sera rude.

Un silence accablé accueillit cette déclaration. Le président se redressa, gonflé de toute l’importance de sa fonction :

- Mesdames et messieurs, la séance est close. Nous nous retrouverons dans trois jours pour un nouveau point. Je vous remercie.
 

* « No pasaran ! », pour ceux qui l’ignorent, est le célèbre slogan prononcé par les républicains espagnols en lutte contre franquistes.

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 18:36

Sans passe-sanitaire certains se sont retrouvés interdits de randos, on ne les voulait plus dans les groupes même sans avoir besoin de co-voiturage ! 😡

Du coup, nous avons décidé de proposer une fois par mois une rando à ceux que le projet séduisait !

Ce 17 décembre nous étions 12 à partir de Laroque à l'assaut du circuit des deux fontaines. Nous avons même retrouvé une aide-soignante des Valbères dont nous avions pu apprécier le dévouement auprès des résidents. 

Nous avons passé un délicieux moment, joie, chaleur humaine, Paix étaient au rendez-vous !

Trois Border-collies nous accompagnaient, que du bonheur !

Notre nouveau monde est bien vivant !

Merci la Vie

Dominique

https://www.youtube.com/watch?v=dPCBoBodQbU

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 17:31
Holà!!! Le petit dernier est là!
Une question de choix...
Un roman un peu différent des autres, vous verrez!
Pour le découvrir, un seul geste, un seul clic! Et hop! Vous voilà à Noirmoutier, un de nos fiefs favoris ! Le Gois, les cabanes de bain, l'Estacade... Elle est pas belle la vie?
Le résumé, pour vous allécher un peu...
Maxime est née rebelle, de mère et de grand-mère rebelles, et construit sa vie comme elle l’entend, avec un seul objectif en ligne de mire : la liberté. Pas étonnant qu’il lui soit difficile d’admettre la soumission d’Aïda, sa meilleure amie depuis l’école maternelle, retrouvée à la faveur d’un échange de courriels après quinze longues années de silence ! Désormais éloignées physiquement, le dialogue se renoue, virtuel, offrant à chacune l’opportunité de revenir sur les choix où les non-choix qui ont guidé leur existence. Maxime a décidé de vivre ses rêves… Aïda peut-elle faire autant ? Mais surtout, le veut-elle ?
Prix public, 17€.
Livraison possible dans les PO.

https://www.leseditionsdunet.com/roman/8563-une-question-de-choix-frederique-longville-9782312087580.html?fbclid=IwAR1nxw3b5GVQzTULAKzMGiTTUWTHLfS24ScNnx8U-No_60T5DH8ebRbP4vk

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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 16:35

Nous voyons fleurir un peu partout des ateliers divers et variés nous proposant tout un panel d'activités qui si elles sont en soi souvent constructives pour un individu pris isolément sont, quand elles s'adressent à un public "tout venant", potentiellement à risque.

Je me souviens ainsi être allée assister à une présentation du chamanisme. Nous étions une cinquantaine de personnes et pour une grande majorité de l'auditoire tout était à découvrir.

En ce qui nous concerne, nous n'avons jamais eu à faire à un chaman mais avions quand même une certaine idée du rôle de ce dernier, par le biais de lectures mais aussi parce qu'une de nos relations vivant en Guyane nous avait relaté des séances de "soins chamaniques". Car le but est bien de remédier à des désordres plus ou moins sévères dans le fonctionnement physique ou psychique d'une personne par le biais notamment de la transe.

A la fin de la conférence le chaman avait été fortement sollicité pour une séance de tambour. Après avoir refusé, la pression étant forte, il s'est laissé aller ! Prenant, envoûtant, quelques personnes sont néanmoins parties en cours de séance.

La nuit qui a suivi a été, en ce qui me concerne, mouvementée, sensation d'être enveloppée de froid, visions désagréables, poids sur le plexus cardiaque ... je connais fort bien ces ressentis. Une âme était là et demandait de l'aide. Accrochée à l'un des participants de la conférence, nous l'avions ramenée suite à la séance avec le tambour. J'ai procédé ainsi que de coutume et l'âme a pu ascensionner !

Il y a quelques jours nous étions chez une personne pour un groupe de travail et tout de suite nous nous sommes senties mal à l'aise, oppressées. Nous avons mis cela sur le compte de tensions mais la nuit qui a suivi a fait la différence. Un passage d'âme et tout est rentré dans l'ordre en ce qui nous concerne.

Lorsque j'officie ainsi, j'interroge quand même pour avoir des arguments spécifiques à exposer à l'âme en détresse. Savoir si elle a peur, est dans le refus de sa situation, d'où elle vient ... enfin un peu ce que vous feriez si vous croisiez la route d'un enfant perdu.

Jusqu'à présent je croisais ces âmes à la dérive en visitant un cimetière, dans des châteaux, des habitations devenues de véritables sanctuaires en l'honneur de membres défunts, sur des lieux d'accidents ou dans des maisons de retraite. Or depuis quelque temps je note que des personnes se retrouvent squattées après avoir participé à toutes ces nouvelles pratiques jadis destinées uniquement à soigner.

Peut-être ne vais pas me faire que des amis mais je suis aujourd'hui très méfiante vis à vis de ces activités de groupe, ludiques mais qui s'apparentent à des soins énergétiques. Loin de moi l'idée de semer le doute quant à l'efficacité de ces soins, je pourrais témoigner de nombreux cas où j'en ai bénéficié positivement. Ce qui m'inquiète c'est que cela soit pratiqué en groupe donc avec des personnes ignorant leurs souffrances, sans ancrage et, ou multipliant les expériences ignorant parfois tout de la dimension invisible.

Biodanza, danse intuitive, circle-song, hypnose de rue ... il y a aujourd'hui une foule de prestations qui peuvent, en l'absence de cadre, présenter des risques pour des personnes fragilisées et si les animateurs sont formés, le nombre de participants ne peut permettre une prise en compte des faiblesses de chacun. Comme le disait une amie il y a peu "nous vivons tous sur une faille", plus ou moins importante certes mais une faille quand même !

Du coup, mais cela ne regarde que moi, pour m'exprimer, me libérer j'ai pratiquer le chant chorale, les danses codifiées en matière d'expression. Les mélodies, les mouvements sont certes imposés mais au moins cela offre une protection à l'ensemble des participants avec un plaisir inégalé car n'oublions pas la dimension vibratoire de la musique et le côté libérateur du mouvement ! En plus côté capacité de mémorisation, c'est excellent !

Dominique

 

 

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23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 17:26

Village le plus méridional de France, Lamanère est notre point de départ pour nous rendre à Notre Dame du Corral. Ermitage marial situé non loin du col d'Ares, son existence est attesté dès le 10e siècle. Apparemment un village exista en ces lieux dévastés par un tremblement de terre en 1428. Le tremblement de terre dit "de la chandeleur" qui mis à bas les remparts de Prats de Mollo. Devenu poste militaire au XIXe siècle, le sauvetage de l'ermitage a permis de redonner au site sa majesté. Outre l'église de toute beauté, il fait gîte et restaurant, des dépendances permettent la tenue d'expositions ou d'ateliers "plus perchés".

Parties comme de coutume par le chemin de randonnée que nous avons emprunté un nombre incalculable de fois, j'ai eu l'idée saugrenue alors que nous avions déjà parcouru la moitié du trajet d'aller voir de plus près un panneau d'affichage un peu à l'écart sur une piste démarrant à notre gauche.

Et là, surprise, nous y lisons qu'un énorme éboulement ayant mis à mal le sentier d'accès au Coral ?!, un itinéraire bis (point A) a été ouvert. Sachant que peu avant d'accéder à l'ermitage on traverse depuis belle lurette une zone délicate, le ravin a avalé le sentier, nous n'avons pas cherché plus loin et fait ce que nous déplorons chez les autres, nous n'avons pas lu les petites indications en marge de la carte.

Nous sommes donc revenues à notre point de départ par l'itinéraire bis, 2h30 après être parties sans avoir atteint notre but.

Banal ?!

Pas vraiment car peu avant d'arriver nous avons retrouvé le même panneau (point B) et réalisé que la partie sinistrée se trouvait sur le tronçon que nous avions empruntée ... sans difficulté !!! Défaut d'affichage à coup sûr !

Qu'à cela ne tienne, nous avons avalé notre pique-nique au chaud et mis le cap sur la Chapelle Ste Christine que nous ne connaissions pas.

Site sublime sous le regard des trois tours de Cabrenç et dans un décor que l'Automne a mis en couleur de manière flamboyante.

Nous en avons pris plein les mirettes avec en bonus un arrêt à Serralongue où du haut du Conjurador, le seul restant en Catalogne nord.

Nous avons pu admirer sur 360° un panorama de rêve avec comme "Grand supervisor" notre Canigou !

Comme quoi la vie ne nous voulait que du bien. Sans ce défaut d'affichage nous n'aurions rien découvert de nouveau !

Que du bonheur finalement.

Do

 


 

 

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 21:10

Petit arrêt à Marquixanes pour récupérer notre caisse de pommes Bios, 15 kilos pour 30 € et nous gagnions Catllar (prononcer Calla). La randonnée démarre par une côte au pourcentage très très impressionnant, même si c'est surtout à la redescente que les gambettes accusent le coup. Nous avons réalisé maintes fois cette balade qui a ceci de particulier, quoi que nous fassions nous n'empruntons jamais le même itinéraire car à chaque fois d'autres sentiers s'ouvrent à nous. La durée est donc variable puisque nous nous laissons porter par notre intuition, de 3 petites heures à 4 bien tassées.

Jadis cami ramader (chemin de transhumance), il est encore par endroits pavé et conserve ses hauts murs qui délimitent des parcelles aujourd’hui envahies de cistes, de lentisques pistachier, d’oliviers et de très vieux chênes !

Un paysage magique qui recèle d’autres trésors, de magnifiques cabanes de pierres sèches.

Leur taille est variée ; parfois adossées à des clapiers (amas de pierres arrachées à la terre pour pouvoir la cultiver) elles ont souvent été très opportunément coincées entre de gros blocs de pierres.

A l'évidence nous ne les avons pas toutes découvertes et pour une fois nous n'avons pas honoré notre rendez-vous avec un certain Robert dont l'urne repose dans une des plus belles cabanes du coin. Ombragée de chênes, d’une facture admirable, un renfort en protège l’arrière et double l’épaisseur des murs.

Le Pays catalan, est riche en cabanes de toutes sortes mais sur Catllar la concentration est impressionnante.

En suivant le sentier des cabanes et ses multiples extensions on finit invariablement par arriver à la chapelle où vit encore un ermite !

Le site fut occupé dès la préhistoire, dolmens et menhirs à ce qu’il paraît témoignent de cette occupation et le matériel archéologique trouvé permet d’affirmer que dès 3500 avant J.-C des hommes vivaient là.

En 968 l’église accorda la possession de ces terres à ce qui est aujourd’hui le village de Catllar. Casalono, Chasalons, Calaons, le nom a évolué mais l’esprit est resté !

Seul un reste de murailles témoigne qu’un village s’est implanté au lieu dit Els Casals, non loin du torrent à quelques encablures de la chapelle. Plusieurs fois ruinée, reconstruite, on ne peut être étonné que cette chapelle, prieuré au XIVe siècle et doté de son propre cimetière, soit consacrée à St Jacques. Celui qui est maintenant le St Patron des pèlerins a plusieurs casquettes à son actif. Protégeant des démons qui se cachent au fond des eaux et ayant vocation à retenir l’orage sur les hauteurs, on ne peut s’étonner que la chapelle lui soit dédiée de longue date. Le torrent est à deux pas et elle surplombe le plaine de Prades, la vallée de la Castellane, le Canigou et j’en passe !

De St Jacques il est possible de rallier Catllar en gagnant le village qui s’enorgueillit d’être le plus ensoleillé de France, Eus ! Quittant St Jacques, le sentier file presque à l’horizontal le long d’un ravin. Il offre de beaux points de vue sur la chapelle dont le toit interpelle et n’est pas sans rappeler celui des chapelles grecques et plonge vers la plaine à la hauteur d’un oratoire doté d’une délicieuse vierge à l’enfant.

Nous ne sommes pas revenues par Eus mais l'oratoire nous a accueillies le temps du pique-nique et c'est en cheminant au hasard que nous avons complété notre inventaire des cabanes. Trois de plus à notre actif !

Nous avons ensuite rallié St Genis où après nos quatre heures de marche nous nous sommes charriées chacune 20 arrosoirs histoire d'hydrater nos cultures mises à mal par la tramontane de ces derniers jours. Pas une mince affaire car il faut aller chercher l'eau dans l'agouille de l'autre côté du chemin. Mais le clou est que lorsque nous avons eu terminé, il s'est mis à pleuvoir !

Dominique

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 21:20
Besoin de vous aérer, nous avons ce qu'il vous faut !
Aujourd'hui par une tramontane déchainée nous avons rallier le col de Panissars à Riunoguès en empruntant une infime partie du GR10 qui a le bon goût de cheminer en partie en Espagne. Nous avons donc pu échapper aux assauts de la "Tram" et de curieuses bêtes !

 

Du hameau de Riunoguès, pas grand chose à raconter, si ce n'est que l'église pré-romaine date du VIIIe siècle et que pour y arriver nous avons cheminé en grande partie sous les chênes-liège qui venaient majoritairement d'être "déshabillés".

Un grand moment de bonheur dans une belle lumière !

Si vous voulez en savoir plus sur le côté historique je vous invite à retrouver notre excellent article (mais oui, on n'est jamais si bien servi que par soi-même) où vous saurez tout ce qu'il y a à savoir sur Panissars qui vit en son temps passer Hannibal et ses éléphants !

Par contre nous avons réussi à trouver la borne frontière qui nous avait manqué en février !!! 

Dominique

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