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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 20:13

Voilà, à partir d'aujourd'hui le blog ne relaiera plus les compte-rendus de voyage, trop long à mettre les photos à la taille acceptée depuis quelques temps sur Overblog d'autant qu'il n'y a plus aucun retour !

Décourageant, je me bornerai à relater les randos et certains coups de coeur ou de gueule ainsi que des publications rapidement mises en ligne. 

Si vous voulez nous suivre avec plus d'assiduité pourquoi ne pas nous retrouver sur Facebook, mis à part le premier de chaque mois où nous boycottons les GAFAM, nous sommes assidues !

C'est là : https://www.facebook.com/lecritoile

Dominique

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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 17:44

Une vie de château

Nous devons en convenir, nous avons failli ! Si nous avons bénéficié d'un belle semaine de soleil généreux durant tout notre périple au pays de Cro-Magnon, nous n'avons pas rapporté le soleil avec nous ! Tant pis, c'est bien pour la Nature, les jardins et cela me laisse le temps de vous conter ce que fut notre vie de château.

Si j'y réfléchis bien, même si j'aime bouger, voyager, la dimension de découverte que nous privilégions auparavant n'est plus une priorité.

La priorité des priorités est la Liberté.

Liberté de vivre ce que nous avons à vivre comme cela nous chante, en faisant fi du catastrophisme ambiant parfaitement alimenté par les différents pouvoirs en place à tous les échelons de la société. Nous nous arrêtons plus que dans des lieux où la Nature règne en maître, là où elle n'est pas bafouée. Exit donc les campings (qui n'ont plus de camping que le nom) où la démesure est à l’œuvre. Des places de villages, des agriculteurs, viticulteurs, éleveurs, nous accueillent. Nous n'avons besoin que d'un peu d'eau, 30 litres maxi par jour, et pour ce qui est de l'énergie nous sommes parfaitement autonomes !

Notre seul luxe fut pour cette seconde virée de l'année, une orgie de visites culturelles. Depuis le temps qu'elles nous étaient interdites, nous nous sommes montrées boulimiques. Trois châteaux coup sur coup, la (re)découverte de Lascaux mais dans sa quatrième mouture, le tout entrecoupé de randos dont une très culturelle sur les bords de la Vézère qui nous a permis en un saut vertigineux de passer du Moustérien au Magdalénien soit de 350 000 ans à 14 000 ans avant JC !

Pas mal, non ?

Notre première visite fut pour le superbe village de Beynac et, enfin, la découverte de son château. Enfin parce que jusqu'à présent nous avions toujours fait chou blanc pour le visiter. Là, miracle, nous nous y sommes régalées et même les rues du village recélaient de belles curiosités.

Brièvement je vous dirai que la première mention d'un château en ces lieux remonte au XIe siècle mais que c'est un siècle plus tard qu'il a commencé à ressembler à ce que nous en voyons de nos jours.

Un peu paradis des courants d'air, bien que meublé, "spartiatement", on ne s'éterniserait pas sur les coussièges même si le panorama sur la Dordogne est décoiffant.

Décoiffées nous le fûmes suffisamment sur les terrasses de toute façon. Simon de Montfort s'emparera du château au moment de la croisade contre les albigeois, les cathares donc, Richard Coeur de Lion y a résidé autant dire que ce château a eu par le passé un rôle non négligeable à jouer. Mais n'ayez crainte je ne vais pas vous imposer un cours d'histoire !

Notre second château sera pour demain avec la rencontre d'une "belle et grande dame" ! A demain ! Dominique

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 19:17

Lettre ouverte aux enseignants 12 mars 2022

TRIBUNE — Parce que j'enseigne depuis 16 ans, que j'ai connu l'enseignement conventionnel en lycée en tant que vacataire avant de me tourner vers un enseignement de proximité, je m'autorise un coup de gueule depuis longtemps contenu et une exhortation destinée au si mal nommé “corps” enseignant (les matheux de formation comprendront que nous sommes en réalité aussi instables qu'un semi-groupe, pour ne pas dire : “un magma” ; bien loin de la stabilité des corps donc).

"Mal nommé" car nous avons consciencieusement failli là où il s'agissait bien de faire corps pourtant, de faire “front” aussi, pour libérer l'École de l'ensemble de ces mesures iniques qui la convertissent doucement mais sûrement en un lieu non pas de liberté, pas davantage d'expression, encore moins d'instruction quand telles sont pourtant ses vocations premières, mais bien davantage en un lieu de contraintes, de seuils arbitraires et d'interdits pour ne pas dire, de propagande.

J'avais cru comprendre et osé me réjouir qu'il y aurait dès le lundi 14 mars 2022 une levée complète et sans condition des mesures dites sanitaires, lycées compris, sauf que France- Info a eu tôt fait jeudi matin de doucher cet espoir un peu naïf sans doute en rappelant qu'un nouveau protocole sanitaire sera présenté par Jean-Michel Blanquer en fin de semaine.

https://www.francesoir.fr/afp-afp-france/ecoles-fin-du-masque-le-14-mars-precisions-attendues-la-semaine-prochaine

Sous pression de qui ? Non pas du virus, maître pourtant incontesté des horloges comme on le sait désormais, mais des enseignants ou plutôt, de leurs syndicats dits majoritaires. Et la précision est importante. Nous avons entendu ces représentants dûment interrogés s'inquiéter comme un seul homme, de la rapidité (quelle rapidité ? On pense à une plaisanterie deux ans plus tard) de la levée des restrictions dans le cadre des établissements scolaires qu'ils estiment insuffisamment sécurisés.

Les requêtes présentées sont que les enseignants qui le souhaitent puissent rester masqués indépendamment de l'enseignement dégradé que cela engendre, que des masques FFP2 pourtant terriblement occlusifs, soient fournis aux professeurs qui le désirent, avant de rappeler que ces derniers sont d'ores et déjà inquiets de la future gestion des cas contacts, ce qui n'est pourtant pas dans les attributions de l'enseignant.

Sont exigés en outre à la rentrée 2022 la généralisation des capteurs de CO2 dans toutes les classes ...

Lorsque le parcours est classique et qu'il ne s'agit pas d'une reconversion, un enseignant est titulaire d'un bac +5. Nous sommes donc, à tort ou à raison, considérés comme un public instruit, éclairé, rationnel ; sincère aussi. Comment dès lors peut-on revendiquer une dépendance à une lumière rouge pour savoir si l'on doit ou non aérer une salle de cours ?

Faut-il comprendre que l'on ne demande qu'à être dépouillés de cet instinct de l'homme, qui est pourtant l'un des garants de sa survie car le meilleur capteur, biologique celui-là, c'est nous - ce sont les élèves aussi ?

Bien sûr que l'on sent quand l'atmosphère est saturée et que l'on aère entre deux cours. Nous l'avons toujours fait comme l'on avait toujours jusqu'alors, pris en charge à un stade précoce, les personnes malades.

Il ne s'agit pas d'équiper toutes les classes de capteurs, mais de rénover les lycées pour que chaque salle dispose de fenêtres qui permettent un renouvellement de l'air. Une précision tellement évidente qu'elle semble absurde en 2022.

Cette indépendance, cette capacité de jugement, il faut la revendiquer, la préserver et refuser sans condition, sans concession cette contention proche d'une mise sous tutelle, qui nous envahit chaque jour un peu plus et oriente doucement mais sûrement jusqu'à nos décisions les plus anodines. Après l'intelligence artificielle, tente-t-on de nous vendre la survie artificielle et le bon sens qui va avec ?

Comme d'autres, Roland Gori nous met en garde dans son dernier essai contre la fabrique volontaire de nos servitudes.

https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/roland-gori

Il en va désormais selon moi de notre légitimité à enseigner, puisque nous sommes a priori les garants ou les dépositaires d'une forme d'esprit critique ; nous avons pour mission d'être des passeurs de curiosité, pas des relais moutonniers de la parole gouvernementale et à cet égard, nous nous devons et nous devons à nos élèves une honnêteté intellectuelle incorruptible.

Je rappelle à cette occasion l'étymologie du mot "lycée" : “Lieu où s'assemble les gens de lettres” ; donc capables de comprendre, de se documenter aussi.

Ce que l'on va finir par déduire, c'est que les enseignants sont des êtres compacts (dans un sens mathématique, c'est-à-dire "fermés, bornés"), qui ne savent pas lire finalement. Car on ne compte plus les alertes de médecins, de pédiatres, de psychologues, d'orthophonistes décrivant les conséquences de cette vie masquée, de cette existence protocolisée au rythme de consentements extorqués ; de cette vie standardisée en liberté contrôlée dans laquelle toute notion de spontanéité a déserté.

https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/marie-estelle-dupont-lentretien-essentiel

Est-ce qu'il est encore raisonnable de nous confier l'éducation de cette nouvelle génération “si” (ou “quand”) nous ne sommes plus capables de rationalité, mais versons dans une forme d'idéologie ? Si nous n'avons plus suffisamment d'autonomie pour estimer la balance bénéfices-risques de nos décisions ? Si nous ne sommes plus en mesure de gérer nos inquiétudes, nos appréhensions, de les hiérarchiser ? Encore moins de les tempérer en les confrontant simplement aux faits, aux données actuelles de la science. Car le fait est, et il faudra bien l'intégrer, que le Sars-Cov-2 est désormais un virus endémique ; il fera désormais partie, qu'on le souhaite ou non - tant on est devenus addicts aux émotions fortes, du bestiaire des virus hivernaux.

La question se pose réellement quant à notre légitimité au droit d'enrichir des esprits en construction, des esprits jeunes si les nôtres sont si pauvres.

Sans doute, on peut être rebuté par la lecture d'articles médicaux, mais des médecins de renom, rompus à cet exercice, comme les docteurs Nicole et Gérard Delépine, ont fait ce travail pour nous ; un travail titanesque qui a consisté méthodiquement en l'exégèse de la littérature internationale dans le but de rassurer le corps professoral (mais pas seulement), à l'informer et à rappeler qu'il a en réalité fait partie du personnel le moins exposé durant cette crise du covid.

Je ne peux qu'encourager la lecture notamment de leur dernier ouvrage : "Les Enfants Sacrifiés du covid" (éditions Fauves – 2022), sachant que dans l'absolu, se documenter est un devoir.
 


D'autant que les sources comme les supports sont multiples ; on pourra aussi consulter cette lettre d'une maman médecin relayée par le site Instruire : Lettre ouverte d’un médecin à un chef d’établissement :

https://www.instruire.fr/actualites/lettre-dun-medecin-a-un-chef-detablissement.html

Avant de s'inquiéter des capteurs de CO₂, occupons-nous déjà modestement d'enseigner convenablement nos disciplines respectives et luttons contre cet enseignement plus proche du gavage pour ne pas faire de ces enfants, qui sont l'avenir, de simples professionnels du plagiat, de Photomath en plus d'être des artistes du surligneur.

Notre responsabilité, notre mission, puisqu'elle existe et qu'elle est même immense, n'est pas de masquer ces esprits bouillonnants, mais de leur donner au contraire les armes pour rester libres en toutes circonstances et devenir des citoyens accomplis et éveillés.

Est-ce qu'il est facile sur le terrain de lutter contre cette léthargie et de retrouver une indépendance de pensée, comme de penser ? Probablement pas, car le mimétisme est un outil puissant et ravageur. C'est d'autant plus difficile que nous ne sommes pas toujours soutenus ni par les familles qui nous considèrent parfois comme autant d'irresponsables lorsque l'on revendique des positions estimées à tort transverses (voire transgressives), ni même par les élèves qui ont souvent fini par intégrer cette absurde routine sans plus penser à s'en indigner, encore moins à se révolter.

Que ce corps de métier ait été comme tant d'autres, manipulé, conditionné ; sans doute. Mais il faut aussi compter avec une paresse intellectuelle qui est inexcusable, pour ne pas dire paradoxale, dans le monde de l'éducation. La sidération a bon dos car c'est une émotion ponctuelle. On ne reste pas sidérés pendant deux années.

Il est temps de retirer définitivement les masques à ces jeunes (pour les plus petits, l'urgence est absolue et la maltraitance avérée), et ce indépendamment de la petite musique qui retentit depuis quelques jours et laisse entrevoir un recrudescence des cas. La mécanique de peur est désormais bien huilée. Voir aussi : https://www.francesoir.fr/politique-france/mamans-louves-manifestation-9mars

En plus des conséquences si souvent évoquées d'un enseignement très dégradé avec des élèves que l'on ne reconnaît même pas sur le parking des établissements, tant on a imaginé à force de frustration, les visages, les mimiques, les fossettes dont on est privés, on est face à une angoisse émergente qui doit alerter : la peur, la honte d'être vu.

Retirer le masque devient, chez certains élèves mais aussi chez certains enseignants, une inquiétude insurmontable comme le sont devenus les complexes que l'on entretient tous, un dévoilement dont on ne se sent tout simplement plus capables. Exposer ses traits devient indécent, impudique devant cet Autre si prompt à juger, cet Autre que l'on nous a présenté comme une menace. Le masque était l'exception, il est aujourd'hui devenu la règle.

Une étude britannique a même été relatée sur les ondes et elle suggérait que "nous étions plus beaux avec un masque chirurgical", notamment parce que le cerveau reconstitue un bas de visage aux proportions idéales.

"Idéal, lisse " sans doute ; sauf que ce visage avec ses imperfections, ses cicatrices, ses rides pour nous les plus âgés, ce visage marqué parfois, fatigué ou espiègle, bref ce miroir d'émotions, c'est le nôtre.

Et en cours, comme ailleurs, tout commence là. Il ne faudrait pas l'oublier alors laissons définitivement derrière nous la tentation vertigineuse du : "Vivons heureux, vivons cachés." Et bas les masques !

 Karen Brandin est enseignante et docteure en théorie algébrique des nombres.

Auteur(s): Karen Brandin, pour FranceSoir

 

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 17:29

Mardi 1e mars nous faisions du tourisme en compagnie de notre amie Christine qui a tout, ou presque, à découvrir dans les PO ! Résultat des courses et du coup je commence par la fin, c'est elle qui nous a permis de découvrir une des plus belles cascades du département, Le Salt Gross à Catllar.

La trouver ne fut pas chose aisée, le balisage indigent nous a renseignées sur notre position une fois arrivées ! Après s'être fait "griffonner" les mollets sur un sentier qui "partait en eau de boudin", nous accrochant tant bien que mal aux genêts et autres arbustes nous avons vaillamment descendu le coteau quand même très très pentu pour rattraper le bon itinéraire ! La Castellane, dans un univers minéral a donné naissance à une superbe piscine où il doit faire bon barboter l'été !

Mieux que Calicéo !

Commencée à Prades notre journée nous a permis de passer un moment sympathique à l'Entonnoir. Pour plus d'infos si vous ne connaissez pas le lien est ici, au dessous !

https://www.atelierdelentonnoir.fr/page/466906-la-p-tite-histoire

Lieu de partage, d'échanges où la solidarité joue à plein, nous nous sommes régalées aussi bien sur le plan humain que gustativement ! Voilà une initiative qui me parle, eux sont passés à l'action, on est dans le concret pas dans le blabla, ils œuvrent pour l'inclusion, des ateliers de partage sont au programme tous les jours ! Pas de "laisser pour compte", jeunes et moins jeunes, chiens, paumés, artistes laissés sur la touche par les restrictions liberticides en vigueur, tous sont les bienvenus ! Merci pour cette jolie façon de conjuguer le verbe "aimer" son prochain.

Rassasiées d'un délicieux curry nous avons mis le cap sur St Michel de Cuxa prétexte à la découverte des vestiges de la chapelle St Pierre d'Orseolo aujourd'hui détruite.

Vestige est pour tout dire très exagéré pour qualifier ce qu'il reste de cet édifice qui compte-tenu de l'empreinte au sol des quelques murs encore apparents, est vraisemblablement une construction pré-romane.

Pierre d'Orseolo y arriva incognito de Venise en 978 avec à coup sûr quelques exactions à se reprocher... un coup d'état, l'assassinat d'un doge dont il prit la place en qualité de 23e doge !!!

Passons !

Mort un peu avant l'an mil après une vie de pénitence, expiation et prière, il fut déclaré "bienheureux" en 1027 et son corps déposé à l'Abbaye St Michel de Cuxa où il resta jusqu'à la Révolution. Béatifié en 1731, la nouvelle enflamma Venise qui réclama une relique. Du coup on sacrifia une des gambettes de l'ancien doge dont 3 morceaux d'os furent expédiés à Venise !

Je m'interroge quand même à propos de l'origine des ossements, restait-il vraiment des bouts de squelette 700 ans après sa mort ou y a t'il un obscur, un sans gloire qui a fait don d'un de ses tibia ou péroné ?

Je doute mais si je complote sans doute, une chose est certaine, le site est très beau !

Dominique

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 18:03
 
Nous avons au jardin deux cuves pour l'arrosage. Fin octobre nous les avons remplies juste avant que l'eau soit coupée dans les agouilles qui quadrillent le territoire.
Certains canaux remontent à l'époque romaine et d'une manière générale leur entretien est très très réglementé. Chaque riverain en assure le nettoyage et nous nous acquittons de cette tâche avec soin ayant à coeur de les aménager de manière à pouvoir accéder à l'eau aisément.
 
En cette fin février le niveau d'eau dans les citernes commençant à atteindre un seuil préoccupant j'ai, au cours d'un moment de méditation dimanche 20 février, posé l'intention de vivre un grand moment de joie en constatant que l'eau circulait de nouveau dans les agouilles.
Samedi matin 26 février, nous sommes allées au Refugi pour y travailler et entre autre pour arroser, car à défaut restait l'eau des cuves !
 
Et là, joie !
 
L'eau cavalait dans l'agouille.
 
Tout le jardin a pu être arrosé, l'eau des cuves est préservée ! Evidemment les 60 arrosoirs que nous avons charriés nous ont quand même fatigué les biscottos !
 
Mais le résultat est là !

 

Dominique
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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 21:01
Lorsque nous avons ouvert l'Ecritoile à la visite en janvier Frédérique qui présentait ses bouquins avait préparé à l'intention des visiteurs un petit atelier d'écriture. Sur un cahier elle avait démarré un texte posant le début d'une histoire, il s'agissait de poursuivre ce récit. Pas de contrainte, chacun était libre de laisser parler son imaginaire. J'ai joué le jeu mais personne ne s'est senti à ma suite de laisser libre cours à ses capacités créatrices.
Panne d'inspiration ?
Sans doute mais il en a été de même avec ma proposition. Pastels, fusains, sanguines sont restés sagement dans leurs étuis, personne n'a relevé le défi de la page blanche.
Quelques jours se sont écoulés, une idée me trottait en tête, je songeais à poursuivre le récit de ces aventuriers mais le verbe étant créateur j'ai préféré différer. Nous nous préparions avec notre groupe de randonneurs "Ramène Tes Godillots" à crapahuter du côté du Neulos et je ne tenais pas du tout à donner vie à l'aventure que j'avais concocté dans la fiction que voici... 
Dominique
 

Une aventure des "RTG"

Au terme d'une rude grimpette de près de deux heures la petite colonne des RTG* s'achemine tranquillement vers le col. (* Ramène tes godillots)

La chance leur sourit depuis le matin, un temps doux, sans vent et un soleil généreux laissant présager une halte pique-nique des plus agréables et un repos bien mérité.

Brusquement le chef de file s'arrête... L'un après l'autre, les marcheurs s'immobilisent derrière lui sur l'étroit sentier.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Fait le premier d'une voix intriguée.

Chacun lève les yeux en direction de son regard. Venue du col, une épaisse masse de nuages glisse le long du flanc de la montagne dans leur direction. En quelques minutes le soleil disparaît, le paysage se voile et un brouillard humide et frais les enveloppe.

§§§

Instantanément je tire sur la laisse du chien que je venais de rattacher pour traverser un troupeau de vaches. La queue basse il se laisse faire sans rechigner, lui qui d'habitude tient tant à sa liberté.

A mes côtés ma coéquipière, fan de rando, aguerrie aux situations quasi-extrêmes me regarde avec insistance. Je sens qu'elle essaie de me transmettre un message qui refuse de franchir ses lèvres.

Le chien décide pour nous !

Un bref écart et il fonce vers un amas de rochers que nous venions de dépasser, nous entraînant toutes les deux dans son sillage. Un petit rencoignement nous accueille juste au moment où nous constatons effarées que nous n'y voyons plus à deux mètres. Un silence ouaté nous enveloppe.

Pelotonnés tous les trois dans l'étroit réduit, nous nous abandonnons à une somnolence chaotique, le chien « collé-serré » contre nous. Un épais tapis de feuilles mortes nous isole du sol, pourtant le froid mordant nous transperce. Nous passons à l'action et je me décide à sortir ma cape de pluie prévue pour faire aussi office de tente. C'est le moment ou jamais. Les bâtons entrent en action pour confectionner un petit cocon. Les minutes s’égrainent lentement, nous n'osons même pas en profiter pour casser une petite croûte tant les circonstances sont "extra" ordinaires. Soudain le chien se relève et gronde, oreilles dressées. Il semble prêt à bondir quand un chuchotis nous fait sursauter exagérément et déchaîne de furieux aboiements. Nous risquons un œil hors de notre cachette, le brouillard semble moins dense !

Une silhouette émerge de derrière un arbre que nous n'avions même pas remarqué en fonçant vers nos rochers. Pourtant, vu sa taille, il n'est pas là d'hier. Nous reconnaissons un de nos coéquipiers de rando.

Nous giclons de notre abri pour nous porter à la rencontre de notre ami. Transi et très ébranlé il nous brosse ses mésaventures d'un débit haché. Réfugié au pied d'un bosquet de noisetiers lorsque la masse nuageuse l'a englouti, c'est au pied d'une souche tarabiscotée mais fraîchement coupée qu'il vient de se retrouver.

Une sensation d'étrangeté nous habite. Tout semble différent autour de nous et pourtant nous n'avons pas bougé d'un iota depuis que le brouillard est tombé. Un coup d’œil à notre topo de rando achève de nous convaincre que nous ne rêvons pas. Alors que nous devrions nous trouver au sein d'une vaste étendue herbeuse ponctuée de quelques hêtres rabougris et de noisetiers, nous sommes au cœur d'une zone boisée principalement de noisetiers.

A croire que nous avons été téléportés dans un autre lieu.

Des écharpes de brume s'accrochent à la végétation, le brouillard qui nous avait enseveli se dissipe aussi vite qu'il était apparu et sous le soleil revenu nous nous éloignons de notre abri. Nous endossons nos sacs à dos et cherchons à nous orienter. A priori le Neulos se trouve juste au-dessus de nous, pourtant si le sommet que nous apercevons en a l'allure globale, où sont passées les antennes ? 

Patrick, plus branché technologie que nous, semble subitement touché par la grâce. Il attrape son portable et frénétiquement multiplie les tentatives pour se connecter. Impossible d'activer le GPS. Je me décide à sortir ma bonne vieille boussole abandonnée au fond du sac. Carte IGN déployée, nous nous orientons, mémorisant le trajet parcouru au préalable, et plaçons la boussole en respectant les règles de l'art. Aucun doute n'est malheureusement possible, nous ne pouvons qu'être sous le sommet du Neulos.

Les pensées les plus folles nous traversent l'esprit. Et si nous avions subi une attaque nucléaire d'un nouveau genre ? Ou un coup de la station HAARPAprès la "plandémie" que nous venons de vivre nous sommes capables de tout envisager.

Nous nous décidons à gagner le sommet, Neulos ou pas, d’où nous devrions avoir une idée précise du lieu où nous nous trouvons. Sans compter que nous avons toutes les chances d'y retrouver nos coéquipiers de rando. Nous entamons la grimpette attentifs à ne pas perdre de vue le sommet. Par endroit les noisetiers forment une barrière difficilement franchissable ; à d'autres, curieusement, les bosquets semblent fraîchement coupés.

Soudainement nous nous figeons, des voix résonnent non loin. Nos amis bien sûr ! Nous pivotons prêts à nous porter à leur rencontre quand l'attitude de Sylvestre, le chien, nous intrigue. Queue basse il attend, sur le qui-vive !

Avisant un bouquet de noisetiers, nous filons nous cacher. Un groupe d'hommes s'acheminent vers nous. Pantalons de toile sombre, larges ceinture à la taille et amples vareuses, ces hommes qui portent sur le dos une sorte de hotte comme en avaient jadis les bûcherons, semblent sortis d'une gravure ancienne. Serions nous sur le lieu de tournage d’un film ?

Nous les laissons passer puis mettons discrètement nos pas dans les leurs. Nous oublions notre but et à leur suite nous découvrons éberlués le puits à neige, ce fameux Pou de Neu ! Devant nos yeux ahuris nous voyons ces hommes s'engouffrer à la base du puits et ressortirent les uns après les autres leurs hottes chargées de glace. De nouveau nous nous réfugions au sein de la végétation. L'étrangeté de la situation nous paralyse. Nous ne sommes pas sur un tournage de film : pas de caméra à l'horizon.

A la queue leu leu, les hommes repassent devant nous ; au loin un âne braie.
La curiosité l'emportant, nous les suivons à distance et les découvrons entrain de décharger la glace sur des charrettes menées par deux hommes armés de rapières.

Accablés nous nous affalons sur le sol. Si nous ne sommes pas sur un tournage de film, où sommes nous ? Et à quelle époque ?

Comment allons-nous retrouver les nôtres, notre vie ?

Nous nous levons en complète panique et, titubant, retournons vers le Pou de Neu. Nous avons maintes fois randonné en ces lieux ; à vue de nez, nous devrions pouvoir gagner la Font de la Tanyarède. Le refuge n'existe peut-être pas, - pas encore-, mais la source ne date pas d'hier, nous devrions pouvoir la trouver !

Au bout d'un temps infiniment long nous arrivons en vue de l'épaule rocheuse d'où la vue s'étend loin en terre Ibérique. La Font ne peut plus être bien loin. Nous descendons au sein de la hêtraie plus dense que jamais. Patrick emporté par son élan, bute sur une souche et au terme d'un roulé-boulé s'affale au seuil d'une clairière. Quelques cabanes aux toits de branchages mais parfaitement intégrées au sein de blocs de pierre en occupent l'espace. Elles ressemblent aux cabanes du ravin de Mata Porcs, un classique en matière de randonnée sur Laroque. Çà et là des morceaux de bois calciné jonchent le sol à côté d'un foyer éteint. Il est évident que des hommes et des femmes vivent là, mais quelle rusticité !

Les images du Puig Roig près d'Olot où nous avions découvert la reconstitution d'une place charbonnière me reviennent en mémoire. On s'y croirait !

Mais comment intégrer que je me suis levée en 2022 pour me retrouver quelques heures plus tard en... 1700, 1800 ? Combien de siècles en arrière ? Seul indice fiable, le puits à neige date du XVIIe siècle.

Aurions nous troqué Macron pour Louis XIV ? La Révolution Française est elle déjà consommée ou à venir ? Dans ce dernier cas nous pourrions peut-être suivre des cours de rattrapage ! Si nous retrouvons notre époque cela pourrait être utile.

Subitement le soleil se voile et un vent frais fait s'envoler quelques pièces de vêtements, des braies, si les souvenirs de mes cours d'histoire de naguère sont exacts. Un bref regard autour de nous et nous découvrons horrifiés qu'un nuage teinté de violet et de gris anthracite dévale vers nous. Nos réflexes jouant à fond nous investissons une des cabanes, en fermons la porte que nous bloquons d'une lourde planche avant de nous pelotonner tous les quatre sous une grande dalle installée entre deux blocs rocheux au fond de la cabane. La cape reprend du service.

Commence une attente fébrile.

Allons nous encore changer d'époque ?

Petit à petit nous sombrons dans le sommeil, dehors le vent mugit.

§§§

Je me réveille en sursaut, le silence nous enveloppe à peine ponctué par les cris des geais. A mes côtés Sylvestre dort comme un bienheureux. Le découvrir si serein me fait un bien fou ! Subitement, je sens la tension qui me vrillait le plexus lâcher prise. J'écarte le tissu de la cape.

Un cri jaillit de ma gorge, le vent a eu raison des cabanes, seule la grande dalle a tenu le coup. Autour de nous plus rien, hormis des hêtres. Nous émergeons incrédules, les mots peinent à franchir nos lèvres !

Quand est on ?

Seul Sylvestre semble fringant, il va de l'un à l'autre dispensant des lichettes à la compagnie, quand subitement nous le voyons filer vers mon sac à dos et stopper net, l'oreille aux aguets. Sa tête pivote sur elle-même lentement, il écoute... Le vibreur de mon téléphone portable !

Le temps d'intégrer le miracle qui est entrain de se passer, l'appel a cessé pour être remplacé par une avalanche de SMS ! Une explosion de joie nous propulse dans les bras les uns des autres, nous avons réintégré notre époque.

Sauf si nous avons fait un bond dans le futur !

Dominique

 

 

 
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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 21:08

 

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 20:14

Depuis que nous déambulons entre Vaucluse, Luberon et Alpes de Haute Provence nous n'arrêtons pas de grimper ! Il n'y a bien que notre époque moderne a ne rien avoir compris et pour construire en plaine quand ce n'est pas carrément dans le lit des cours d'eau !

Saint Saturnin lès Apt ne fait pas exception et même si de l'ancien village il ne reste pas grand chose, le site, les vestiges ont une sacrée allure .

Le premier village fut construit sur le rocher qui surplombe toute la région. Une arrête rocheuse pas bien large qui accueillit le premier castrum vers 950 et dont le donjon et la chapelle sont les vestiges emblématiques. Des extensions successives il subsiste des pans de remparts à l'appareillage en arrête de poisson, des portes fortifiées et quelques tours.

La visite est sympa mais le manque d'affichage laisse la place aux suppositions à défaut de certitudes notamment en ce qui concerne la curieuse facture du barrage que nous découvrons en amorçant le retour vers le village actuel.

Ce n'est qu'à notre retour que nous aurons la confirmation que deux barrages furent construits au même endroit, le premier trop petit et assez peu fiable fut noyé par le second !

Mais la vedette à Saint Saturnin n'a rien à voir avec le patrimoine bâti ! Elle se nomme Joseph Talon et n'est pas le "papa d'Achille" ... Talon !

Joseph Talon est l'inventeur de la trufficulture. Né en 1755 il conserva jusqu’en 1810 son secret jalousement gardé tout au long de la période révolutionnaire.

Fin de l'épisode culturel et retour dans la vraie vie pour découvrir un village sympa et plein de vie avec des cafés, des boutiques où l'on vit comme avant mais chut !!! je n'en dirai pas plus, je ne mettrai même pas de photos. Des instants de bonheur, de partage aussi où nous nous sommes ravitaillées en produits de première nécessité, miel de lavande, petits fromages de chèvre, tapenade et Huile Essentielle de Lavandin !

Nous avons refait le monde, c'était bien !

Requinquées nous avons cherché un lieu à peu près plat où nous restaurer, qu'il est dur de stationner confortablement dans tous ces villages perchés !

De village en rando nous avons terminé notre séjour par une superbe balade, pas bien longue mais qui nous a permis de découvrir un site haut en énergie bien que complètement ruiné, Vière.

De St Michel de l'Observatoire à St Étienne des Orgues la route sinue au milieu d'un plateau semé de collines avec postée en sentinelle une haute ruine. Au bord de mer elle jouerait le rôle d'amer, ces points élevés naturels ou construits par l'homme pour permettre aux marins de se repérer. Nous n'étions pas en mer et c'est pourtant ce qui s'est passé !

Garées à Ongles, nanties de quelques renseignement glanés dans un bistrot, nous nous sommes élevées progressivement pour découvrir le village ruiné.

J'avais un peu peur de me retrouver dans un village martyre comme cela nous est déjà arrivées. J'ai gardé un souvenir poignant d'Oradour, de Vassieux en Vercors. Quant au malaise ressenti en arrivant au cours d'une rando à Valchevrière, toujours dans le Vercors, village brûlé par les allemands, il a mis pas mal de temps à s'estomper d'autant que nous n'étions pas revenues seules ! Lourd !

Ici, rien de tout cela, la nature omniprésente dégage une énergie "frétillante", je ne vois pas mieux comme qualificatif. C'est lumineux, planté essentiellement en chênes, de splendides "sujets" (comme cela se dit) et la vue porte loin.

Vière fut abandonné au milieu du XIXe siècle mais connu auparavant une vie mouvementée. Son histoire remonte à l'Antiquité mais ce n'est qu'au XIe siècle qu’apparaît la première urbanisation avec l'édification de l'église et d'un château. Aux XIIe et XIIIe siècles, un premier puis un second rangs de remparts ceignent la ville.

La ville fut maintes fois reconstruite même après l'épisode des guerres de religion où elle fut complètement rasée. Petit à petit elle déborda de ses murs, les remparts servirent de carrière de pierre, la colline se couvrit d'olivettes.

C'est l'absence d'eau qui, plus que l’exiguïté des rues et l'éloignement des terres de culture a signé la désertification du village qui s'est déplacé près d'une fontaine permanente, là où se trouve le village de Ongles aujourd'hui.

Nous nous sommes régalées de grand air, de lumière au cours de cette visite, goûtant également le plaisir d'une découverte culturelle sans contrainte, sans pass quoi !

Une chose est sûre, notre retour en Haute Provence est d'ors et déjà programmé, il nous reste pas mal de découvertes à faire et ce n'est qu'à un plein de gasoil de chez nous, aller-retour !

A bientôt pour d'autres découvertes, sous d'autres cieux dans un premier temps !

Dominique

 

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 15:48

Si vous doutez du pouvoir de l'Intention, peut-être ai-je de quoi vous convaincre.

Il y a quasiment un an nous remplacions la bouteille de propane de notre fourgon. Depuis cette date nous sommes parties plusieurs fois en voyage principalement en montagne, nous avons donc dû chauffer la nuit car sans chauffage la température intérieure est celle de l'extérieur et cerise sur le gâteau, par mesure de sécurité, le chauffeau se vidange seul (joie de l'électronique). Sachant que le gaz sert aussi pour la cuisine, la douche et parfois alimente le réfrigérateur, pour notre dernier départ je redoutais de voir la bouteille nous lâcher rapidement et plus spécialement de nuit !

Toujours est-il que ce n'est pas très jouissif que de ressortir de nuit, parfois sous la pluie ou dans le vent, pour basculer la manette sur la bouteille pleine. Sans compter qu'il faut pour accéder à la trappe ouvrir grand les portes en arrière du camion et qui donnent directement sur le lit. Ça caille !

Donc je me suis appliquée, en méditation et suivant les enseignements de Grigori Grabovoï, à poser l'intention de vivre confortablement le changement de bouteille dans le camion.

Lorsque l'on pose l'intention de vivre quoi que ce soit, il convient de vivre au présent, ce qui est sensé se produire dans le futur. Le vocabulaire doit donc être précis, choisi en fonction de sa force énergétique, ainsi nous ne dirons pas "sans problème" mais "au mieux".

Il est également important de poser le cadre sans rigidité, en énonçant à l'Univers l'intention de vivre un moment particulier en se réjouissant du bien être procuré, de la joie ressentie ... mais en n'imposant rien d'autre.

L'Univers sait ce qui est le mieux pour nous !

J'ai donc posé l'intention d'avoir à changer la bouteille dans les meilleures conditions possibles et vécu cette concrétisation dans la joie !

Chaque jour je me suis attendue à devoir changer la bouteille, rien !

Le dernier matin alors que nous allions prendre la route du retour et que je me préparais à éteindre le chauffage j'ai eu la surprise de voir que la bouteille nous avait lâchées. Qu'imaginer de mieux d'autant que nous étions à quelques minutes d'un dépôt et que rien ne serait plus simple que de procéder au changement.

Dix minutes plus tard le Ptibus était équipé de deux bouteilles pleines.

Deux ans d'autonomie.

Ceci est un exemple mais j'en ai d'autres à conter si cela ne vous suffit pas !

Alors si je puis me permettre, pour vous, pour nous mais aussi pour tout ce qui est, appliquons nous à penser positif, à créer le meilleur et à ne pas donner prise au manque de quoi que ce soit, par peur, en croyant faire pour le mieux, en cherchant à se préserver de ce qui pourrait arriver car c'est la façon la plus sûre de donner vie à ce que nous voudrions éviter !

Dominique

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 20:08

Notre seconde halte provençale nous a permis de découvrir, d'un petit saut de puce depuis Fontaine de Vaucluse, notre premier village perché, Goult ! Le fourgon installé, au "pifomètre" nous quittons la route principale quand même trop fréquentée à notre goût, sans faire de jeu de mots, pour crapahuter au sein d'un fouillis végétal de pins, yeuses et chênes verts. Le chemin serpente, grimpe dur et nous mène direct à la Croix de la Roche Redon.

Juste ce qu'il nous fallait ! Jérusalem n'est plus qu'à 500 mètres... si l'on en croit le panneau de rando.

Il s'agit en fait du plus ancien moulin de Goult figurant depuis 1750 au cadastre.

Il fonctionna jusqu’à la fin du XIXème siècle puis après la seconde guerre mondiale reprit vie en accueillant l’Institut Géographique National pendant environ 50 ans.
La balade se poursuit sur un charmant sentier encadré de murs de pierre sèche quand nous apercevons un superbe borie. Borie, orry, cabane, cazelle, chaque région a son appellation. Coup de chance encore une fois, nous sommes arrivées pile poil au conservatoire de la pierre sèche, un espace didactique ouvert librement à la visite. L'équivalent du village des Bories près de Gordes, mais gratuit... et donc sans "pass". De restanque en borie nous déambulons au milieu des oliviers.

Le site paysager restauré est exceptionnel et occupe un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et des fortes gelées. Jadis la production agricole issue de ces lieux venait en appoint à celles des terres cultivées de la plaine, plus fertiles, mais inondables. Ce site témoigne de l’emploi optimal de la pierre sèche : clapiers, bories, murets, escaliers volants, citernes, abris à ruches…

Après une halte au moulin de Jérusalem, nous investissons le village encore lové dans ses remparts. L'ambiance est sympa et de nombreux détails laisse entrevoir son passé médiéval encore très vivace.

Nous déambulons un bon moment en suivant le parcours de découverte jusqu'à renoncer à découvrir la fontaine-lavoir, l'eau y coule peut-être depuis des lustres, il n'empêche que descendre encore un coup pour remonter, merci bien !

Nous zappons aussi Notre Dame des Lumières et son sanctuaire mariale et retrouvons notre halte où c'est le grand bazar, un tractopelle assure l'animation devant des camping-caristes médusés qui le regardent niveler le sol !!! Curieux quand même cette fascination chez des adultes. Nous n'y trainerons pas.

Notre second village perché nous attend et si nous ne connaissions pas Goult, nous avons hâte de retrouver Banon ! A peine arrivées nous filons dare dare vers "Le Bleuet".

Banon est peut-être célèbre pour ses petits fromages de chèvre et ses "brindilles", entendez par là de la saucisse sèche "fifine" nature ou parfumée au fromage... de Banon justement, mais en qui nous concerne c'est sa célébrissime librairie qui nous attend.

Le Bleuet est à l'origine une modeste papeterie faisant office de bazar rachetée par un certain Joël Gatefossé et transformé par ses soins en temple de la Littérature. Il confectionna lui-même les rayonnages sur plus de 800m2.

Lorsque nous l'avons visitée la toute première fois nous avions pu constaté que sa réputation n'était pas usurpée, il était possible de trouver n'importe quel ouvrage, mieux qu'Amazon ! Je cherchais à l'époque "le récit d'un pélerin russe" et j'avais fait chou blanc partout ! A peine rentrée au Bleuet je m'enquerrais du livre et quelques minutes plus tard il était mien. Pourtant le Bleut a failli disparaître, le projet de vente en ligne peut-être un peu trop ambitieux fit craindre pour ses jours. Depuis il a été racheté et sauvé. Ouvert sept jours sur sept, toute l'année, toute une équipe de passionnés y attend le lecteur. Point fort, la vente en ligne est opérationnelle, alors petit coup de pub, oubliez Amazon et acheté sur le site http://www.lebleuet.fr/

Cela ne peut que les aider et priver Amazon de quelques royalties est une bonne chose, un acte militant.

Nous en sommes ressorties considérablement alourdies des ouvrages que nous convoitions avant de poursuivre notre balade au sein de ce joli village médiéval que l'on aborde en franchissant une remarquable porte fortifiée et bien évidemment nos pas nous ont menées tout en haut du haut village, là où jadis se dressait un ancien castrum. Le cœur en fête nous y avons apposé notre signature, un cœur qui n'avait de pierre que le matériel.

Une dernière trouvaille nous a réjouies et pourrait donner des idées à certains. Derrière des volets clos d'une belle bâtisse une surprise attend les curieux. Un visage stylisé, peint sur un volet percés de 2 trous pour les yeux et sur l'autre battant une trappe. Curieuse, j'ai soulevé la trappe et déniché un interrupteur électrique.

Que la lumière soit et la Lumière fut.

Par les trous des yeux des visages grotesques appartenant à d’étranges créatures me regardaient. Ces marionnettes géantes sont les nouveaux résidents de l'Ancien Hôtel Dieu de Banon !

A demain... ou après demain ! Dominique

 

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