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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 14:59

Le diesel ! Parlons-en…

Lorsque nous avons revendu notre voiture au mois de mars pour racheter le même modèle, certaines de nos connaissances se sont insurgées : comment ? Un diesel ? Sous-entendu : mais vous n’avez donc aucun égard pour la planète ? Le diesel pollue, et patati et patata…

Depuis que le gouvernement fait monter le prix du gasoil pour lui faire rattraper celui de l’essence, bon nombre de gens ont abandonné le diesel. La vente des voitures essence est monté en flèche et les diesel battent de l’aile. Le discours politique a bien fonctionné. Le gouvernement peut être content : non seulement l’essence reste plus cher au litre que le gasoil et –nous en avons fait le constat- les véhicules à essence consomment plus que les diesel. Plus on vendra de véhicule essence et plus l’état s’en mettra dans les poches !

Tout ce discours pour en venir à ce petit article trouvé dans « ça m’intéresse » ce mois-ci qui confirme notre analyse et légitime notre choix ! Les diesel d’aujourd’hui ne polluent pas plus que les essences, au contraire… C’est prouvé !

Na.

Fredo

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14 juillet 2018 6 14 /07 /juillet /2018 19:16

Sans doute avez vous, tout comme moi, bien souvent entendu dire qu’il faut savoir pardonner, à soi, aux autres !

Mais peut-être faîtes vous partie des personnes qui se sentent mal à l’aise avec ce concept.

J’avoue que, encore récemment, demander pardon ou accepter de pardonner me posait problème parfois. Cela me semblait plutôt simpliste, réducteur et il m’est même

Que le Meilleur soit ! Joéliah

arrivé, je le confesse, de refuser que l’on vienne me demander pardon tant je sentais qu’il n’y avait là que des mots vides de sens.

« Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » !!! Je fais mal et je demande pardon, je suis blessante mais je me pardonne, je pardonne sans oublier pour autant … Autant de situations dont je ne savais vraiment que penser.

Ma façon d’envisager le pardon a commencé à évoluer en

Que le Meilleur Soit ! Joéliah

réalisant que bien souvent et en croyant faire pour le mieux, nous pouvions blesser. Nous n’avons pas tous le même vécu, les mêmes valeurs, reçu la même éducation, chacun fait donc ce qu’il peut, comme il peut avec ce qu’il a ! Alors, oui, il est inévitable de parfois avoir à demander pardon et, ou d’accepter de pardonner.

Enfin, récemment alors que nous étions en formation pour continuer notre découverte et maîtrise des Huiles Essentielles dans le cadre spécifique de la médecine traditionnelle chinoise, tout s’est éclairé.

Les Huiles Essentielles ne se réduisent pas à des molécules chimiques agissant uniquement au niveau physique, elles ont un impact énergétique très fort de par leurs énergies et peuvent aider à toucher du doigt l’indicible !

C’est en abordant l’action de l’Huile Essentielle de Rose sur le méridien du coeur que la lumière c’est fait en moi et sur ce que voulait vraiment dire pardonner !

L'Huile Essentielle de Rose a le taux vibratoire le plus haut de toutes les Huiles Essentielles, elle porte la signature de l'Amour Inconditionnel et a l'énergie du pardon. Pardonner signifiant redonner sa part pour ne plus être celui qui souffre !

A cet instant la Lumière s’est fait en moi, dans pardon il y a en effet deux mots, « Par(t) » et « Don ».

Pardon ! Un mot qui se décline donc de multiples façons.

Pardon, le don de la part de responsabilité qui nous incombe d’assumer mais aussi le don de la part de responsabilité qui revient à l’autre.

Ni coupable, ni victime, juste responsable.

Pardonner c’est donc rendre à chacun ce qui lui incombe et il est donc normal de sentir que parfois le pardon est impossible notamment quand la part de responsabilité est pleine et entière ! Je pense par exemple aux massacres, génocides !

Pour finir je ne saurais trop vous conseiller de vous offrir un flacon d’Hydrolat de Rose de Damas, l’Huile Essentielle étant très chère et s’éventant vite sauf en la diluant dans de l’Huile de Jojoba. L’énergie de la Rose nous inscrit dans le cycle de la Vie où rien ne meurt mais tout se transforme et se renouvelle. C’est un baume pour le coeur qu’elle maintient ouvert pendant toute la vie. Elle symbolise l’accueil total, elle aide chacun de nous à s’aimer, à aimer. En plus elle est l’allié le plus précieux de la peau.

N’hésitez pas à nous demander des précisions, nous nous ferons un plaisir de vous répondre !

Do

 

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 13:49

« On est les plus forts ! »

« On a gagné ! »

« On est en finale !!! »

Oui et alors ?

Des milliers de français pavoisent dans les rues et pendant ce temps là les politiques en profitent pour faire passer les augmentations de l’été, les personnes percevant une pension d’invalidité découvrent que le taux vient de baisser entraînant une baisse drastique de leurs revenus, le premier ministre prend des mesures pour doper l’attractivité de la France pour les industries pharmaceutiques leur garantissant une croissance (5 % minimum) des dépenses de médicaments et des procédures simplifiées d’autorisation !!! Et le trou de la sécu alors ? Et comment vont ils s’y prendre, va t’on être astreint à une consommation minimum obligatoire de médicaments ???

Pendant ce temps les acquis sociaux s’effritent, les migrants continuent de mourir dans l’indifférence des pays nantis, les étrangers sont montrés du doigt et accusés de tous les maux sauf quand il s’appelle M’Bappé et qu’il est bon au foot !

Là il est français, on est fier, pas de délit de « sale gueule ».

On accuse les pauvres de grever le budget de la France mais cela ne gène personne de voir le budget mis en œuvre pour le mondial de foot, tous frais confondus !

Bon, j’arrête là mais réveillons nous !

En période de Paix, rien de tel qu’un bon mondial pour entretenir le patriotisme faiblissant !

En fait depuis Juvénal cela n’a pas changé, « donnez lui du pain et des jeux, le peuple sera content » !

Do

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:27

A peine rentrées de notre périple en Slovaquie et Hongrie, nous avons repris la route pour gagner la Corrèze où nous étions invitées par nos amis Jacqueline et Gérard pour le plaisir de se retrouver et honorer un rendez-vous que tous les quatre nous avions avec Nemanja Radulovic.

Quatre jours épatants, une visite mémorable à la chocolaterie Bovetti, un orage apocalyptique, 24 heures sans électricité, un concert splendide et des découvertes dont une jolie chapelle qui, une chose est sûre, cache bien son jeu !

Qui devinerait qu’elle abrite des petits joyaux signés Marc Chagall !

Ancien village royal Le Saillant Vieux se situe à cheval sur 2 communes, Allassac et Voutezac, non loin de Brive La Gaillarde, sur les bords de la Vézère. On distingue le vieux village de la partie basse où se trouve attenant au vieux pont sur la Vézère, le château du Saillant.

La Chapelle qui faisait partie jadis du château possède toujours ses fondations du XIIIe siècle. La fenêtre du chœur est de la même époque mais l’ensemble de la construction a été remanié au XVIIe siècle.

D’apparence banale, elle a 2 particularités, ses vitraux et une vierge en bois polychrome datée de 1547. Taillée dans un seul tronc d’arbre, cette vierge allaitante est une petite merveille.

Quant aux vitraux c’est à Guy de Lasteyrie du Saillant, époux d’Isabelle Giscard d’Estaing, sœur de Valéry que nous les devons. Preuve que l’audace paie, surtout lorsque l’on n’est pas le premier venu ; il a demandé, il a été exaucé !

Exécutés entre 1978 et 1982, ces vitraux ont été posés du vivant de l’artiste, chose rare.

L’ensemble constitue une œuvre cohérente, le vitrail du choeur répond à celui de l’Oculus, tant par la symbolique que par le jeu des couleurs. Bleu, rouge profond, vert et jaune, le vitrail du choeur est d’inspiration biblique tandis que le second glorifie la Vie, sa force.

Sur les vitraux de la Nef, d’un gris lumineux réhaussé de tons or et argent, on retrouve tous les symboles de la Chrétienté, la Vigne, l’agneau, le poisson … le pain.

Chagall a participé à la décoration de quatre chapelles de par le Monde, un vitrail de ci de là, mais au Saillant tous les vitraux sont de lui !

Alors, un conseil, si vous passez dans le coin, ne vous privez pas du plaisir de faire un tour à la chapelle du Saillant, c’est gratuit et toujours ouvert ! N'oubliez pas l'appareil photo !

Do

 

 

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8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 12:43

Que du bonheur!!!

Encore une prestation exceptionnelle que nous ne sommes pas prêtes d'oublier! Merci à Nemanja, bien sûr, mais aussi à Kristina, Anne, Frédéric, Christophe et Nathanael; c'était tout simplement merveilleux, comme un pont d'orgue pour sublimer encore plus une halte amicale des plus sympathiques et ressourçantes  à Brignac, chez Jacqueline et Gérard (Merci à eux également pour leur accueil!). 

Mais, plutôt que des mots, des images (source: F3)...

Enjoy!!!

.

 

 

Une petite vidéo de F3:

https://fr-fr.facebook.com/festivaldelavezere/videos/974263029411412/

Mâââgique...

Fredo

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 19:20

Ah oui, ça va bien! Le film de Jean Pierre Améris, "Je vais mieux" , inspiré du livre éponyme de David Foenkinos (que nous avons beaucoup aimé) nous a fait passer une excellente soirée. Mené par une myriade d'acteurs excellents, Eric Elmosnino en tête, ce film est bourré d'humour et l'on y rit beaucoup, mais pas seulement! Car il nous délivre surtout un message d'importance (plusieurs, même): il faut savoir dire non. Beaucoup de gens se reconnaîtront sans doute dans ce personnage principal, trop gentil, qui passe son temps à encaisser, jusqu'à ce que son corps lui montre violemment que rien ne va plus, et qu'il faut changer de tactique. Alors, écoutez ce que dit vote corps, votre coeur, et soyez vrai et juste avec vous-même. Et ça ira mieux, vous verrez! Mais pour commencer, un conseil: allez voir le film! Fredo

 

     

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 14:14

Szentendre, village d’artistes !

Situé sur une des rives du Danube, cette petite ville dont Frédérique vous a déjà parlé est absolument charmante. Elle compte un nombre impressionnant de musées, de galeries et organise dans l’année de nombreuses manifestations culturelles au cours desquelles, pour une somme modique, 1200 forints soit 4€, il est possible de visiter autant de musées que l’on veut, ou peut ! C’est ainsi que nous avons découvert deux artistes qui nous ont séduites, Béla Czóbel et Margit Kovács.

Czobel

Peintre hongrois Béla Czóbel (1883-1976) a parcouru l’Europe de long en large. France, Allemagne, Pays Bas, Norvège son art fut honoré dans de nombreuses villes comme Paris, Berlin ou New York. Reconnu de son vivant, membre de l’école du fauvisme dès ses débuts à Paris, Czóbel est un des fondateurs du Groupe de Budapest, « les Huit » !

Le Musée de Szentendre permet de découvrir son œuvre chronologiquement en le suivant au cours de ses déplacements. Période fauve à Paris, Expressionnisme à Berlin, des œuvres inédites révèlent que tout ne fut pas rose dans la vie de cet homme qui pratiqua parfois le réemploi de toiles dont il n’était même pas forcément l’auteur ! Récemment restaurées ces toiles s’ouvrent à la manière d’une fenêtre pour permettre de découvrir l’envers du décor mais attention, à la demande uniquement ! Là, pour le coup, nous nous serions cru parachutées des années en arrière au Musée de l’ermitage à St Petersbourg où sévissaient des surveillants en jupons, véritables dragons ! Pas de risque de « grabouiller » ou « barbotter » une toile !

La peinture de Czóbel est lumineuse même lorsqu’il utilise le cerne noir, assez caractéristique de son art. C’est joyeux parfois, toujours vivant, vraiment un chouette moment.

L’autre artiste découverte est une femme, Margit Kovács (1902-1977). Plasticienne, céramiste de génie, elle est l’ambassadrice de cet art qui fit la réputation de la Hongrie.

Poteries, bas-reliefs, statues, compositions diverses, au fil des salles nous suivons l’évolution de son style.

Imprégnée de sensibilité féminine son œuvre est la résultante d’une inspiration foisonnante. Œuvres religieuses d’inspiration biblique, c’est aussi une plongée au coeur de la mythologie, toutes cultures confondues.

En tout cas c’est avec un plaisir sans cesse renouvelé que l’on passe d’une œuvre à l’autre sans se lasser souvent émues par l’intensité dramatique qui se dégage de ses personnages.

Installé dans un ancien grenier à sel, le musée héberge un café où faire une petite pause mais aussi une reconstitution de l’atelier et du lieu de vie de Margit Kovács ainsi que des expositions temporaires.

Pour finir il est à noter que, que ce soit en Hongrie, en Slovaquie et comme c’est aussi le cas en Espagne, l’art gagne de plus en plus de terrain dans les villes et villages.

Sur le Corso à Budapest

Le plus souvent c’est la sculpture qui est à l’honneur, sans doute pour le côté pratique, mais c’est vraiment très agréable de trouver sur son chemin des expressions de la sensibilité artistique d’homme ou femme parfois peu connus.

A Budapest sur le Corso

Une popularisation de l’art pas pour déplaire !

Do

 

 

 

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 19:00

L’autre visite que nous avons faite et qui m’a ébranlée fut celle du musée ethnographique de Budapest, à Skansen tout près de Szentendre où nous logions. Le principe du musée ethnographique est le même partout.

A Skansen sur un soixantaine d’hectares des fermes et leurs annexes, des bâtiments civils, des habitations ont été réimplantés. Venant de toute la Hongrie ils permettent de se faire une idée très précise de l’habitat traditionnel de ce pays quelle que soit la région.

Le berger de Skansen

De nombreux ateliers sont disséminés dans les différentes constructions en fonction de leur destination initiale : boulangerie, scierie, épicerie, céramiste, fabrique de bougies, ateliers de tissage … une occasion de découvrir les spécialités hongroises autres que culinaires aussi. Nous y avons retrouvé nos moutons à cornes torsadés et découvert des spécimens locaux comme ces canards à « châssis surélevé » ou de gros gros porcs à poils frisés et roux.

Ce musée a cependant un plus sur tout ceux que nous avons visité au fil des ans, l’Histoire avec un grand H s’y invite. Une occasion pour comprendre un peu ce pays qui a souffert de jougs multiples car passé sous dominations étrangères de nombreuses fois durant sa longue histoire. Il faut dire que le Danube est une voie de pénétration de choix et que ce ne sont pas les reliefs montagneux qui ont pu le protéger !

Plaine du Danube

Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire même si j’adore mais il est quand même un épisode de la vie hongroise que nous avons découvert à Skansen et qui mérite d’être relaté car il peut éclairer notre façon de juger la Hongrie actuellement. A la fin de la seconde guerre mondiale, la Hongrie qui avait combattu aux côtés de l’Autriche, et pour cause (elle faisait partie de l’empire austro-hongrois depuis un bon bout de temps et contre son gré) s’est retrouvée intégrée au bloc de l’Est.

Les sanctions économiques ne tardèrent pas et à partir de 1948, atteignirent de plein fouet le milieu rural. Le premier acte consista à instaurer pour la possession des terres agricoles des seuils de superficie maximale, seuils au delà desquels les terres étaient expropriées, la vente des terres passant sous contrôle du gouvernement. Petit à petit le seuil s’abaissa et dans le même temps le matériel agricole, les fermes et leurs bâtiments subirent le même sort. Réquisition, pillage des productions et des outils de travail, taxes poussèrent les paysans à abandonner de plus en plus nombreux leurs terres. Entre 1948 et 1955 400 000 d’entre eux quittèrent le monde paysan. Ceux qui restaient avaient à subir les intimidations de la police et des agents de l’ÁVÓ, police secrète hongroise et consœur de la Stasi en Allemande de l’Est.

En 1956 les coopératives commencèrent à voir le jour sous l’impulsion du parti communiste, la collectivisation forcée continuait et en 1961 500 000 villageois avaient déserté leurs terres. Ceux qui restaient subsistaient à grand peine. Quelques cochons ou veaux étaient élevés et abattus en cachette pour assurer la survie ! 

Clés de maisons "volées"

A partir de 1949 parallèlement les sanctions, comparutions immédiates pour n’importe quel motif puis les déportations des paysans commencèrent. Des milliers de familles furent arrêtées, en pleine nuit le plus souvent. N’ayant le droit d’emporter qu’un maigre bagage dans les camions, ils furent déportées pour plusieurs années avant de pouvoir retrouver pour certains leurs villages d’origine, stigmatisées et humiliées à vie car marqués du terme infamant de « Koulak ».

C’est Staline qui a dévoyé le sens du terme russe Koulak, mot désignant à l’origine péjorativement un fermier. Instigateur de la collectivisation des terres hongroises, il lui adjoignit l’étiquette d’exploiteur et d’ennemi du peuple faisant de ces hommes et femmes des humains méprisables. L’impact fut immense et encore aujourd’hui le monde paysan peine toujours à regagner le terrain perdu ! Une situation parfaitement perceptible lorsque l’on circule en Hongrie !

Sur ce je vous laisse pour cette fois, le troisième coup de coeur nettement plus jouissif sera pour une prochaine fois !

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 18:54

Lors de notre séjour à Budapest, bien que chaque jour se soit révélé aussi passionnant que le précédent, il y a quand même 3 moments phares dont j’aimerais vous entretenir.

Le premier fut la découverte de ce mémorial particulier dédié aux juifs de Budapest.

En 1939, au moment où Hitler envahissait la Pologne, annexait la région des Sudètes, la suite tout le monde connaît, le parti des Croix fléchées faisait son entrée au Parlement hongrois pour finalement prendre le pouvoir de 1944 à 1945.

Responsables de l’assassinat des juifs de Budapest, les dirigeants furent ensuite arrêtés et jugés comme criminels de guerre par les tribunaux hongrois.

Assassinat massif car si 20 % de la population de Budapest se réclamait du judaïsme au début du XXe siècle, on n’en compte aujourd’hui que 10 000 dans une ville de 1 800 000 habitants.

Oeuvre originale et très émouvante de 2 artistes, Can Toggay et Gyula Parrer, « Les chaussures de Budapest » rappellent depuis 2005 la barbarie dont se rendirent coupables les hommes à une époque qui malheureusement ne semble pas révolue.

Alignées sur 45 mètres de quai une soixantaine de paires de chaussures en acier nous interpelle ! Pas besoin de faire beaucoup d’effort pour les imaginer ces hommes, femmes et enfants se déchaussant au bord du Danube gelé avant d’être exécutés par des barbares !

Des « loupiottes », de petits cailloux maintiennent vivant leur souvenir et nous invitent à ne pas oublier !!! C’est pas gagné !

Do

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:50

Notre voyage aura été placé sous le signe du Danube.

Ce fleuve, le deuxième d’Europe après la Volga, est pour nous une vieille connaissance, puisque l’an passé, déjà, de retour du Burgenland, région la plus orientale d’Autriche, nous avions remonté son cours, de Vienne jusqu’à Mauthausen (mais sans visiter le camp !), en passant par Krems, Melk et Marbach, avant d’aller découvrir sa source à Donaueschingen, en Forêt Noire. Nous étions donc particulièrement ravies de le retrouver à Bratislava et nos premiers pas en Slovaquie nous ont menées sur ses berges, particulièrement bien aménagées en zone de promenade et piste cyclable. Une précision en passant : c’est à Donaueschingen que commence la piste cyclable internationale « le long du Danube » qui se termine, 1200 kilomètres plus loin, à Budapest. Mais comme il parcourt 2852 kilomètres avant de se jeter dans la mer Noire, on est encore loin d’en avoir vu le bout !

C’est donc le long de cette piste que, sitôt installées dans notre appartement de La Franconi, à une vingtaine de minutes à pieds du centre de Bratislava,  nous sommes allées prendre la température de ce territoire inconnu : la Slovaquie. Une jolie promenade bien ombragée, agrémentée de statues originales, menant à un sympathique espace de commerces, cafés et restaurants, puis plus loin, à la zone des embarcadères, au-delà du « pont du soulèvement national slovaque», ou Pont Neuf, bien reconnaissable à la soucoupe volante installée tout en haut de l’unique pylône soutenant sa structure en acier.

Un ascenseur permet d’y accéder pour jouir d’une vue panoramique à 360° sur la capitale, mais… non, merci ! Même morte, j’irais pas (clin d’œil aux corses…) !

Au retour, premier contact avec la vie sociale slovaque à la terrasse d’un sympathique bistrot où nous découvrons un premier mot-clef : « grep »… pamplemousse. Nous allons pouvoir déguster notre jus de fruit préféré en Slovaquie. Ça commence bien.

 

Le second jour, une croisière sur le Danube nous a permis de retrouver Vienne, puis c’est au bord de ce fleuve mythique, dans un charmant village des environs de Budapest, Szentendre, que nous avons posé nos valises. Situation idéale pour découvrir la capitale de la Hongrie, au terminus d’une liaison ferroviaire permettant de gagner le centre de Budapest en une trentaine de minutes. Précisons qu’un réseau extraordinaire de trams, de bus et de métros permet de sillonner cette très grande ville pour pas cher, et même gratuitement pour les plus de 65 ans. Une fois de plus, nous pouvons constater à quel point nous sommes à la traîne en France dans le domaine des transports en commun !!! Nous avons même vu un truc bizarre qui n’inspire pas trop confiance : un bus amphibie !

 

Durant six jours, Szentendre, situé en face de l’île du même nom, aura été notre havre de paix (même si les nuits n’y étaient pas particulièrement calmes, la location étant située en face d’un garage d’ambulances) et notre poumon de verdure. Et chaque soir une petite balade digestive nous menait jusqu’au bord du fleuve que nous longions jusqu’au centre du village joliment décoré de gros abat-jours lumineux.

Cette ville d’artistes au riche passé est dotée de nombreux musées, d’une vie culturelle très animée, théâtre de festivals divers et variés. On y vient généralement de Budapest, en excursion à la journée, en car ou en bateau, ce qui fait que le soir, tout le monde repart, abandonnant le village à une paisible animation. On flâne, au bord du Danube, à la terrasse des bistrots, on profite de la douceur du soir, d’une brise légère délicieusement rafraîchissante après les lourdes chaleurs de la journée.

Et au milieu, coule le Danube. L’aménagement des rives en prévision des crues nous laisse à penser qu’il n’est pas toujours aussi serein ; comme à Krems, l’an passé, nous remarquons les digues de béton permettant de contenir les débordements du fleuve… Impressionnant !

A Szentendre, le festival d’été est commencé. Tout au long de la saison estivale, les manifestations s’enchaînent nécessitant des aménagements temporaires plus ou moins spectaculaires : ici, un écran géant installé sur un bateau amarré le long du fleuve, là, une pelouse artificielle recouvrant le gravier des berges pour permettre aux spectateurs de s’y installer, semée de bancs, de coussins pour le confort des uns et des autres.  Le dernier jour, on projette un film en français, sous-titré en Hongrois (c’est drôle, mais quand c’est comme ça, on ne peut pas s’empêcher de lire, même si on comprend parfaitement ce qu’on entend et rien aux sous-titres), « Happy end », avec Jean Louis Trintignant. Du coup, nous nous attardons un peu… Happy, tu parles ! En tous les cas, on est sans doute loin de la fin, parce qu’ils n’ont pas l’air de rigoler.

Notre séjour à Szentendre nous aura sûrement permis de mieux vivre notre découverte de Budapest.  Belle ville, bien évidemment, mais il est certain que nous n’avons pas choisi le meilleur moment pour la visiter. Nous le savions depuis notre séjour dans le Burgenland : le mois de juin peut être hyper chaud en Hongrie (et en Slovaquie), climat continental oblige. Qu’on se le dise ! C’est donc par une température de 35° à 40° que nous avons déambulé dans les rues de la « perle du Danube ». Ajoutées à cela une circulation intense et une fréquentation touristique débridée, et vous comprendrez que la découverte de la capitale hongroise aura été un peu fatigante. Il est clair que nous l’aurions sans doute mieux apprécié en hiver, comme Vienne l’an passé ; nous avons d’ailleurs pu constater lors de notre petite incursion au départ de Bratislava à quel point la capitale Autrichienne change de visage en été, et pas en mieux (à notre goût !).

Il n’empêche : Budapest est une belle ville. A mi-chemin de son cours total, il y atteint une largeur respectable, de même que les ponts qui l’enjambent longs, longs, longs, surtout sous le cagnard.

Après les incontournables monuments phares, le parlement, le palais royal et la colline du château ( ou les relents fasciste de la relève de la garde nous ont un peu mises à mal), le parc de la ville, le marché couvert, véritable bazar oriental, nous avons beaucoup apprécié le dernier jour de sillonner sur des vélos de location les allées de l’île Margit, belle oasis de verdure et de fraîcheur, en plein centre ville de Budapest.

Fontaines sur l'île Margit

Et avant que vous ne nous posiez la question, je vais vous répondre : non, nous n’avons pas testé les bains de renommée mondiale. Cet aveu va peut-être susciter quelque étonnement, alors une explication s’impose, sous forme de question : auriez-vous envie, vous, de vous tremper dans une eau à 38°, quand il en fait 39 dehors ? Alors oui, nous aurions pu choisir de nager dans des eaux plus rafraîchissantes, à condition de coiffer un bonnet de bain, mais lorsque nous nous sommes présentées à la caisse de la piscine de l’île Margit, après avoir attendu une bonne dizaine de minutes l’ouverture du guichet, une mégère nous a refoulées d’un seul mot : « closed » ! Et pour être sûre que nous ayons compris, elle l’a gribouillé sur un bout de papier. Vlan !

Voilà pourquoi nous nous sommes rabattues sur le vélo. Sans regret.

Pas moyen de trouver une baignade dans ce pays réputé pour ses eaux ! Il faut le faire, non ? Boueux et tumultueux, le Danube n’incite pas trop à la trempette. Il n’est même pas bleu ; l’était-il au temps des Strauss ? Toujours est-il que lorsque nous aurions pu trouver notre bonheur au lac Balaton, les températures avaient tellement fraîchi qu’il ne nous serait même pas venu à l’idée d’aller tremper un orteil ! Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ce n’est pas grave ! On a une « bad » à la maison…

En avons-nous fini avec le Danube ? Pas sûr ! Nous avons déjà eu envie d’aller faire un tour du côté de Ratisbonne et de Ulm… Et il paraît que le delta du Danube est un endroit fascinant… Alors ? En voilà de belles perspectives de découverte, non ? Elle est pas belle, la vie ?

Fredo

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