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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 17:22

Après la découverte de Prades, jolie petite ville médiévale qui vit naître le peintre Joan Miró, puis une halte moyennement satisfaisante à Caspe, agglomération sans trop de charme surplombant l’embalse du même nom sur le rio Ebro, lac artificiel surnommé la « mer d’Aragon », nous filons vers Teruel avec une certitude : nous reviendrons à Prades pour une découverte plus approfondie. La ville dispose d’un camping permanent où il est possible de louer des chalets. La région est sillonnée de sentiers de randonnées permettant de découvrir « les montagnes de Prades » dont nous avons eu un joli aperçu du haut de l’Abellera, un petit ermitage accroché à la paroi rocheuse. Du haut de ce promontoire, nous avons deviné la présence de petits villages pittoresques ; bref, voilà un terrain de découvertes peu éloigné de chez nous qui nous tend les bras… Alors pourquoi ne pas y revenir en hiver ? Affaire à suivre…

 

Mais revenons-en à l’Aragon ! Depuis Mequinenza, c’en est fini des « esteladas », des nœuds jaunes et des affiches réclamant la liberté des prisonniers politiques qui florissaient encore à la Granja d’Escarp, petite ville rurale où nous avons trouvé, toujours avec le même émoi, nos premières cigognes ; il est clair que nous ne sommes plus en Catalogne et que le problème des indépendantistes ne concerne pas trop les aragonais.

 

La province de Teruel est la plus petite des provinces composant la communauté autonome d’Aragon. Pour arriver là, nous avons traversé des paysages semi-désertiques, des gorges impressionnantes tapissées d’une végétation verdoyante, à l’image des oasis dans le désert.

Autour de Teruel, c’est le Colorado. Tout est rouge. Les arbres se font rares. La ville surgit au milieu de ce désert minéral de falaises, canyons et rochers tarabiscotées, hérissées de grands immeubles plutôt bien intégrés à ce décor de western.

 

Notre découverte des lieux commence par un contournement de la ville à la vitesse d’un supersonique pour ne pas perdre de vue la voiture d’une famille d’autochtones ayant entrepris de nous conduire à bon port, l’aire de stationnement pour camping-cars située près de la Guardia Civil. Pourtant, la circulation est limitée à 50 km/h, comme toujours en ville ; nous partons donc du principe qu’ils connaissent les lieux et savent qu’il n’y a pas de radar et nous appuyons sur le champignon. Nous apercevons au passage les tours et clochers de la vieille ville, construite à près de 900 mètres d’altitude, au confluent du Guadalaviar et du rio Turia.

Peuplée par les Ibères, puis par les romains, Teruel sera occupée pendant quatre siècles par les arabes, jusqu’à sa reconquête par le roi Alphonse II en 1171. Vestiges médiévaux et édifices mudéjares se côtoient avec bonheur dans cette cité vivante et pittoresque qui fut presque entièrement détruite par les troupes franquistes, entre le 9 janvier et le 22 février 1938.

 

La chance est avec nous ! Et il en sera ainsi pendant tout ce périple où nous avons décidé de nous laisser porter par la vie… Parvenus au parking destiné aux camping-cars, nous constatons qu’il n’y a plus de place. Etant à proximité d’un parc de sports, il y a surtout des voitures stationnées là, empiétant sur l’espace dédié aux véhicules de loisirs. Qu’à cela ne tienne, nous allons nous garer plus loin, le temps de déjeuner, avec l’intention de revenir voir après si des places se sont libérées. Ils ne vont pas faire du sport toute la journée ; il faudra bien qu’ils aillent manger !

Bien vu. Une heure plus tard, nous nous garons sans problème et nous nous élançons aussitôt à la découverte de la ville.

 

Finalement, nous ne sommes pas très loin de la vieille ville. Après avoir descendu une longue avenue bordée d’immeubles modernes, nous arrivons en vue des ponts qui s’élancent au dessus de la rivière pour accéder au « casco antiguo ». Plusieurs ponts franchissent le ravin : nous empruntons le viaduc ancien, ou viaducto Fernando Hué, une construction de 1929 aujourd’hui réservée aux piétons, un accès royal à la vielle ville, avec une première découverte la statue de l’Ange et du taureau.

 

En ce premier mai, la ville est très animée ; il ne fait pas trop chaud, mais beau et il y a foule dans les rues. Les gens musardent, se font plaisir et cela se voit. Nous aussi ; la bonne humeur est contagieuse.

plaza del Torico

Nous enchaînons les sites remarquables en suivant notre plan de découverte : la plaza del Torico, bordée de superbes maisons rococos,

maisons rococos sur la plaza del torico

la cathédrale Santa Maria, aux nombreux éléments mudéjares. Encore plus belle est la tour de l’église San Martin, avec ses motifs géométriques, ses entrelacs gracieux et ses incrustations de céramiques.

tour San Martin

 

La ville conserve aussi un superbe aqueduc du XVIème, également pont piétonnier sur  son étage inférieur, considéré comme une œuvre majeure du génie civile de la renaissance espagnole.

l'aqueduc

Une autre des constructions remarquables de la cité est le « perron de Teruel », « L’Escalita », un gigantesque escalier de style néo-mudejar inauguré en 1921, reliant la gare au quartier historique.

Le perron de Teruel

Il est orné de deux petites tours carrées de style mudéjar dans sa partie supérieure et d’une sculpture représentant les amants de Teruel, dont on peut découvrir l’histoire et la sépulture en visitant le mausolée du même nom, près de la cathédrale. La visite s’impose mais s’avère décevante, car un peu trop exploitée sur le plan touristique. L’histoire elle-même, ou la légende, ne vaut pas celle de Roméo et Juliette !

les amants de Teruel

 

 

Aux alentours de seize heures, après avoir déjà bien crapahuté, nous passons un long moment dans les salles du musée de la ville qui présente une exposition spéciale sur la bataille de Teruel. Dommage que tout soit en espagnol car même si l’on arrive à comprendre, la traduction de tous ces textes devient vite fastidieux. Sur plusieurs étages, ce musée gratuit (un détail qui mérite d’être signalé !) présente l’histoire de la ville, de l’antiquité à nos jours.

le musée de la ville

Un beau musée installé dans un ancien palais du XVIème siècle agrémenté d’une vaste terrasse offrant de remarquables vues sur les toits de la vieille ville.

vue sur la cathédrale

 

Nos pas nous ramènent sur la plaza del Torico et avant d’entamer notre retour vers nos maisons à roulettes, nous faisons halte à l’intérieur d’un de ses sympathiques cafés pour déguster un chocolat ; après l’effort, le réconfort. Et l’effort n’est pas des moindres car au final, à notre arrivée aux camions, nous aurons marché cinq heures !!! Et sans jamais trouver le temps long ; Teruel restera un des temps fort de notre voyage.

Fredo

 

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 19:31

Notre première étape nous a mené en Catalogne, dans la Sierra de Monsant, à quelques encablures de Tarragone que nous avions découvert l’an passé. Les villages occupent des sites à couper le souffle comme Siurana perché sur un éperon vertigineux.

Visité par temps d’orage, les cieux nous furent bienveillants, à dire vrai nous n’eûmes qu’à nous en féliciter puisque cela nous a permis entre deux avalasses de déguster un délicieux « chocolate a la taza » dans un bar qui avait fait comme tout le village les frais d'un "relampago" fatal qui avait grillé tout le réseau téléphonique.

Ce voyage qui nous a réservé chaque jour son lot de découvertes passionnantes nous a permis de mesurer nos progrès en matière de lâcher prise. Quel bonheur de laisser la vie vous traverser tout en sachant saisir toutes les opportunités qui s’offrent à soi. Sortir des sentiers battus est on ne peut plus gratifiant.

Basés à Poboleda, nous avons commencé par découvrir le village une première fois en attendant nos coéquipiers puis en leur compagnie avant d’alterner randonnées et visites culturelles, consacrant un long moment à la « Cartoxia d’Scala Deï ».

Poboleda

Si les habitants de Poboleda affichent unanimement et sans équivoque leur position dans le conflit qui les oppose au gouvernement de Rajoy, tout se passe dans le calme et le respect d’autrui. Une force tranquille mais déterminée imprègne l’atmosphère des villes et villages traversés et l’humour est même parfois au rendez-vous pour arriver à faire passer le message.

Carles Puigdemont plus vrai que vrai !

La liberté d’expression est confisquée et si certains ne semblent pas encore mesurer l’ampleur du danger qui menace nos démocraties ce qui pour beaucoup semblent anecdotique aujourd’hui risque bien vite de nous concerner tous.

Cartoxia d'Scala Dei

Mais revenons en à la Cartoxia d’Scala Dei. Premier monastère en terre ibérique, la « Chartreuse d’Escaladeï » a vu le jour au XIIe siècle après la reconquête de la Catalogne qu’il convenait de repeupler. Le territoire cédé à l’ordre des Chartreux se couvrit sous leur impulsion de cultures, principalement vigne et oliviers. Bons pédagogues, ils essaimèrent leur connaissances agricoles dans cette région qui y gagna son identité. Encore aujourd’hui, son appellation, « le Priorat », est une référence évidente à la Chartreuse. Cette dernière a bien évidemment perdu de sa superbe, pour tout dire elle est même assez « cassée » selon l’expression d’un de nos élèves. Néanmoins les ruines ont un fort pouvoir évocateur et les mises en scène de certaines parties permettent de se faire une idée très précise de sa splendeur passée et de ce qu’était la vie en ces lieux.

Escaladeï était composée comme tous les monastères d’époque médiévale de deux parties distinctes, une accueillant des laïcs, l’autre réservée aux membres de la communauté religieuse. La grande cour fermée, l’Hôtellerie, les bâtiments annexes étaient ouverts aux voyageurs, parents des moines, bergers, réfugiés !!!

Chacun était assuré de pouvoir y faire halte pour s’y ressourcer, le charisme des moines n’était pas une légende. Dédiés à la prière, à la solitude et au silence les moines vivaient en ermite au sein d’une communauté assurant seule sa subsistance. La vie très hiérarchisée s’organisait autour du Père Prieur, des frères moines ou donats selon qu’ils prononçaient ou non leurs vœux. A Escaladeï, la « cellule » du Père Prieur a tout de l’hôtel trois étoiles, mis à part le mobilier peut-être et le guichet par où l'on passait la nourriture ! 

Le guichet du Prieur

Lit spartiate, placard modulable, décoration minimale, il n’en reste pas moins vrai que le Prieur avait de quoi se retourner.

Un vestibule, quelques pièces à vivre, des dépendances s’ouvrent sur un patio relié à un escalier où d’une volée de marches on atteint un jardin planté de simples puis une petite terrasse ensoleillée faisant fonction d’étendoir à linge en son temps, un mini monastère en sorte, plutôt chouette ! Le Père apothicaire, quant à lui disposait de tout un système de vasques alimentées en eau par des captages de sources toujours visibles aux alentours.

Les chartreux ne furent jamais très nombreux à Escaladeï, pourtant on y trouve 3 cloîtres, inférieur, supérieur, des Rosers. Ils furent ajoutés au fur et à mesure des dons émanant de la Royauté ou des seigneurs régionaux soucieux sans doute d’acheter leur salut !

La Chartreuse d’Escaladeï, l’escalier de Dieu, est implantée dans un cadre absolument magique où abondent les sources.

Serra de Montsant

Surmontée des crêtes de la Serra de Montsant, c’est dans une débauche de verts, d’ocres, que nous avons ensuite pris de la hauteur pour jouir d’un panorama XXL sur la chartreuse. Vénérable cyprès, figuiers torturés, vestiges architecturaux ponctuent la randonnée qui se déroule dans un cadre minéral d’une majesté incontestable. Nous y avons repéré quelques buitres en vol, un nombre important de grottes et d’aires de nidification, ce qui semblait une ancienne carrière de grès rouge et regretté de ne pouvoir commencer notre cueillette d’Hélicryse. Les circonstances ne s’y prêtaient guère !

Quittant la Serra de Montsant, la montage sainte, nous avons mis le cap sur Prades, la ville Vermeille, retrouvant in situ le grès rouge entre aperçu à Scala Dei. De l’ancien château arabe, à l’église en passant par les murailles et jusqu’aux multiples ermitages le rouge domine !

Mare de Deu de l'Abellera

Mais nous y reviendrons, histoire de pouvoir admirer la Mare de Deu de l’Abellera autrement que par le petit trou de la serrure et pourquoi pas se ravitailler en « patates », une des spécialités locales avec les noisettes, le miel et Miró. De toute façon le coin fourmille de randos et de sites que nous avons encore en réserve !

Do

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 13:50

Mise en bouche

11 Mai, cette fois c’est la bonne, nous nous disons au revoir pour la seconde fois mettant un terme à 2 semaines de découvertes toutes plus épatantes les unes que les autres. Nous sommes à Calaf en Terre catalane, le Gastounet et le Ptibus vont dorénavant faire bande à part !

Pour la troisième année consécutive nous avons mis cap au Sud en compagnie de nos amis Claude et Michèle. Notre but, continuer la découverte de l’Aragon avec un programme ratissant large, de la Catalogne à Castilla La Mancha !

Voyager en Espagne dès que l’on a quitté le bord de mer est dépaysant et bien souvent nous nous sentons hors de notre zone de confort ! La péninsule ibérique occupe un socle rocheux constitué à l’origine par d’îles de l’un des deux océans primitifs, Thétys, et de sédiments marins accumulés ! L’ensemble s’est trouvé surélevé au moment de la formation de la ceinture alpine, le résultat est tel qu’à une dizaine de kilomètres du bord de mer on atteint rapidement les 1000 à 1500 mètres et que l’on trouve en pleine montagne des salines, encore exploitées et dont le taux de salinité est supérieur à celui de la Mer Morte.

Salines de Naval

 

Aux environs de Teruel

Ce qui étonne et déconcerte, ce sont ces étendues arides sur des dizaines de kilomètres à peine émaillées d’un village, ici ou là, où subitement la vie semble s’être concentrée. Bars, surpermercado minuscuscule offrant de tout un peu ou un peu de tout, quelques hostals, un groupe scolaire et un centre de santé comme presque partout font de ces petits centres des lieux de vie que n’ont pas déserté les anciens.

Du coup la fréquentation de ces villages est agréable et l’on s’immisce dans le quotidien de la population avec plaisir.

Albarracin

A Albarracin où nous nous sommes incrustées, aller « au pain » est un pur plaisir. La boutique, minuscule, n’est guère visible de la rue, mais en faisant confiance à son odorat on a vite fait de trouver le four à pain cuit au feu de bois. Le « hic » est de déterminer comment s’ordonne la file d’attente. La boutique ne contenant au mieux que 2 ou 3 personnes, et encore, le nouvel arrivant se doit de repérer « l’ultimo ». Il peut ensuite vaquer à des occupations variées histoire de tromper l’attente.

Panaderia d'Albarracin

L’affaire est déconcertante ; vous arrivez au sein d’une assemblée regroupée de manière anarchique, vous évaluez grosso modo le temps d’attente en fonction de ce qui semble être la queue. Pourtant à chaque fois que quelqu’un sort de la boutique rien ne se passe, il vous arrive même de reculer quand 2 pépés quittent le banc pour s’incérer dans la file en compagnie d’une tierce personne surgie de nulle part.

En fait cette organisation est pain béni !!! très rapidement nous nous sommes retrouvées à papoter tous ensemble. Nous avons ainsi appris que la notoriété du pain d’Albarracin n’était plus à faire, tant et si bien que le samedi chacun fait ses provisions pour la semaine ravitaillant au passage les voisins. Je ne vous parle pas de l’angoisse quand à chaque client qui sort c’est une vingtaine de miches bien dorées qui vous passent sous le nez !

Heureusement la boulangère voit large, nous avons eu nos miches sans avoir eu à les gagner de haute lutte (ni à les montrer), personne ne resquille, calme et bienveillance, personne ne râle. Un constat s’impose, nous ne sommes pas en France ... ni en Italie.

A chaque voyage en Espagne, c’est une constante, je suis surprise de voir à quel point la population est ouverte à l’autre. Surprise parce qu’au premier abord vous avez l’impression que chacun fait son petit bazar sans s’occuper du voisin mais que vous les sollicitiez, il suffit même d’avoir l’air perdu, et ils se mettent en quatre pour vous aider. A Teruel une famille a joué les poissons pilote traversant toute la ville pour nous accompagner à l’aire de camping car, chamboulant son plan de route rien que pour nous. Dans les villes et villages, c’est toujours avec force détails que l’on vous dévoile, comme ce fut le cas à Daroca, le petit coin secret ignoré des touristes avec une manière d’engager le contact très physique. Il n’y a pas cette distance que les nordistes affichent, on vous donne l’accolade spontanément, ça crée du lien, c’est sympa !

Do

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 13:55

Il faut beau, il fait chaud, les oiseaux chantent… C’est l’été avant l’heure et c’est merveilleux. Enfin l’hiver s’éloigne, les jours rallongent et le ciel nous offre ce qu’il a de meilleur. On est heureux… On se réjouit… C’est beau, la vie est belle !

 

Mais pourquoi faut-il TOUJOURS que dans ces circonstances idylliques des esprits chagrins lâchent alors la petite phrase assassine : « Ils ont dit que cela n’allait pas durer ! ».

Je ne sais pas vous, mais moi, ça me donne des envies de meurtre.

Et d’abord, qui, « ils » ? Les nouveaux Dieux… Ceux qui causent à la télé ou à la radio. Ils ont dit. Alors tout est dit.

Mais ON S’EN FICHE, de ce qu’ils ont dit ! « Ils ont dit que ça va… », c’est le futur. Et le futur, personne ne sait de quoi il sera fait. D’ailleurs, c’est bien simple, aujourd’hui, « ils » avaient dit qu’il allait pleuvoir. Hé bien, voilà une bonne nouvelle : « ils » se trompent.

Alors, pitié, arrêtez de vous gâcher le plaisir en colportant ce qu’ « ils » ont dit. Et si vous ne pouvez pas vous empêcher de les écouter, hé bien, allez-y, angoissez-vous avec le temps qu’il va peut-être faire demain. C’est votre problème. Mais GARDEZ-LE POUR VOUS !!!

Mais c’est dommage parce que la clef du bonheur, tout le monde le dit (mis à part la météo) : c’est de savoir profiter de ce que l’on a et de VIVRE PLEINEMENT L’INSTANT PRESENT.

Fredo

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 16:27

Ce week end se déroulait à St Cyprien, dans les Pyrénées Orientales, le salon du Bien Être. Rien qu'à voir le chien, vous comprendrez que ce salon porte bien son nom !

De nombreux stands mais aussi des conférences étaient proposées aux visiteurs, c’est ainsi que nous avons pu en savoir plus sur l’EFT grâce à une conférence passionnante menée par une praticienne épatante.

Un petit tour sur son site est possible et voici 2 liens pour assouvir votre curiosité.

https://florepower.mailys-lopez.com/

https://www.youtube.com/watch?v=YiWvCiujyWg&list=PLwGIeorUcaSCx6skY1CXjngMnz1DIeTc5

Nous avons pu lors de cette conférence nous initier un tant soit peu à cette technique et je peux vous assurer que pour ce qui est d’aider à lâcher les tensions, rien que cette brève séance a été bénéfique. 

L’EFT est une technique thérapeutique qui agit par stimulation sous forme de tapotements de points d’acupuncture spécifiques situés sur les canaux de nos méridiens où circulent les énergies du corps. Elle soigne par exemple douleurs, maigreur, obésité … et permet de se débarrasser des peurs, phobies, anxiété. D’une maière générale elle permet d’en finir avec les émotions négatives et tous les troubles qui y sont associés. L’EFT donne des résulats durables dans des domaines où les autres thérapies ont échoué.

Il y a différentes sortes de EFT dont l’EFT positive.

 

Cette dernière permet en stimulant certains points de nous libérer des émotions négatives, des blocages, et en les couplant avec des affirmations positives (en le croyant réellement, rappelez-vous « Je vois ce que je crois ») de nous recharger en positif.

Elle favorise la reprogrammation du mental subconscient et si nous ne savons pas forcément ce que nous libérons, le corps le sait, le ressent.

L’EFT positive libère les croyances inconscientes, ne soigne pas les blessures mais donne la direction positive à suivre.

L’Energie a une conscience et nous pouvons la diriger par le biais d’affirmations positives. Attention ce n’est pas de l’ordre du miracle. Lorsque nous faisons une demande nous devons prendre le temps de l’intégrer en étant attentif à tout ce qui arrive. Il faut être attentif au choix des mots car chaque mot est créateur et il faut s’inscrire dans la durée.

L’Univers est abondance, nous avons droit à tout, il faut juste s’y autoriser en commençant par bannir la vibration de manque. Une vibration de manque que l’on retrouve dans des affirmations de ce type :

- « Je ne suis pas Rothschild », « C’est comme ça, on n’est pas tous égaux », « Y’a de la veine que pour la canaille » … ou

- « Tout est trop bien » car si cela est trop on va nous le reprendre ou

- « Ce n’est pas mal », affirmer, c’est bien ! est nettement plus efficace.

L’Univers répond à notre vibration, il faut donc générer les vibrations d’abondance et ne pas oublier que tout ce que l’on émet nous revient amplifié.

Il est également nécessaire de savoir que nous nous construisons avec ce que nos parents nous ont légués comme petites phrases témoins des pensées limitatives comme « Tu vois trop grand », « C’est trop dur pour toi », « Quand il y a une tuile c’est toujours pour toi » ...

EFT positive, mode d’emploi ou le défi des 21 jours.

Pour reprogrammer notre subconscient, nous devons créer les affirmations positives correspondant à ce que l’on veut attirer comme par exemple, « A partir de maintenant l’Univers répond à mes attentes et m’offre ce qu’il y a de meilleur pour moi », « Chaque jour je suis confiant(e) et heureuse(x) … (voir les différentes vidéos sur les liens).

Il est ensuite nécessaire de les répéter selon « une routine » pendant 21 jours, « routine » que chacun de nous peut créer selon nos besoins, nos ressentis, selon ce que l’on veut attirer. La durée de 21 jours correspond au temps qui est nécessaire pour reprogrammer nos cellules, donc pour aboutir à la reprogrammation de notre subconscient et avant de pouvoir le vivre dans la réalité. Le terme de 21 jours est une constante que l’on retrouve dans toutes les médecines naturelles (Soins par les plantes, Huiles Essentielles, Homéopathie ...)

 

Premier acte : remettre les piles à l’endroit (faire la peau aux penses négatives) en tapotant le « point Karaté ». Ce point se trouve sur le tranchant de la main, c’est le point d’inversion psychologique, le point de la confiance en soi qui libère du doute.

 

Deuxième acte, la routine démarre et à chaque point nous tapotons et affirmons le positif à améliorer, ce que l’on veut atteindre comme objectif :

 

 

  • Point du chakra coronal

  • Point du chakra du 3e œil

  • Point des coins des yeux

  • Point sous les yeux

  • Point sous le nez ces 2 points répartissent l’énergie

  • Point sous le creux du menton

  • Point au creux des clavicules (peurs)

  • Point sous les seins (colère)

  • Point sous les bras

Chacun peut créer « sa routine » à partir des affirmations positives correspondant à ce qu’il souhaite attirer.

L’EFT est une des réponses pour nous aider à guérir. Ne perdons jamais de vue que la maladie est le dernier recours de notre corps pour nous dire que l’on ne fonctionne pas bien. Toute douleur est le signe d’un blocage énergétique or en pratiquant l’affirmation positive nous pouvons récupérer notre équilibre puis guérir.

Petit coup de pouce si vous êtes en manque d’inspiration pour trouver vos petites phrases positives, la première heure qui suit notre réveil détermine toute notre journée, pour que celle-ci soit belle autant le savoir et agir en conséquence. Alors si le matin vous êtes systématiquement sans entrain, découragé par avance, voilà une piste.

La première petite phrase pourrait être, « Dorénavant je me lève avec entrain car je suis impatient(e) de découvrir ce que l’Univers a en réserve comme belles surprises pour moi » !

Il n’y a pas de fatalité, c’est à nous de reprendre le pouvoir et l’EFT nous y aide. Par contre si vous pensez que j'habite chez les bisounours, je ne peux rien pour vous ni l'EFT !

Do

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 20:06

Les grands voyage de l'Humanité sur Arte.

http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/programme/les-grands-voyages-de-l-humanite-f154935844

 

Voilà un documentaire à revoir en replay sur Arte. Ludique mais d’une grande richesse, c’est une petite piqûre de rappel pour nous aider à nous souvenir que ...

Les migrations ont rapproché des mondes qui étaient séparées. Elles ont permis l’échange de marchés dans le monde entier, modelé les paysages.

Les flux de migrants ont remodelé nos habitudes de vie, notre alimentation.
Les migrations ont enrichi nos sociétés modernes, notre monde, redessiné nos paysages mais aussi nos apparences.

Elles ont fomentées des révolutions, détruit des sociétés et en ont fait émergé de nouvelles.

Nous sommes intégralement le produit des migrations !

Les hommes ont toujours émigrés et se sont toujours métissés.

Soyons en convaincu ...

Nous avons tous dans notre famille des ancêtres qui ont émigré, immigré.

 

Depuis le début de l’Humanité, quelque part en Afrique, l’homme a peuplé notre Terre, nous avons tous cet ancêtre en partage.

Do

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 16:30

Ce matin, nous avons levé le camp de bonne heure pour aller accueillir l’Hermione à Port-Vendres, avec l’espoir de pouvoir stationner sur le petit parking de Sidi Ferruch pour jouir d’une belle vue plongeante sur l’entrée du port. C’est d’ailleurs de ce promontoire providentiel que nous avions pu voir le Belem faire une entrée majestueuse il y a deux ans et admirer l’an passé le grand voilier du Clubmed (mais franchement, on aime moins, même s’il est très spectaculaire).

Bien évidemment, suite au battage médiatique, la foule des grands jours était présente et nous avons dû laisser la voiture bien avant le parking convoité pour nous acheminer « pedibus » jusqu’à notre poste d’observation, dans un par-terre fleuri d’asphodèles. Petite marche bien récompensée par l’arrivée solennelle du trois mâts, réplique exacte de la frégate à bord de la laquelle Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, a fait voile vers le nouveau monde pour apporter son soutien aux américains dans la conquête de leur indépendance. Reconstruit à l’identique, l’Hermione a son port d’attache à Rochefort où nous avons eu la chance de la visiter l’année dernière, visite relatée en détail dans un de nos articles que vous retrouverez en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.longville-dofredo.com/2017/03/les-2-vies-de-l-hermione.html

Bref, ce matin, magiques retrouvailles avec ce superbe voilier, encore plus impressionnant et majestueux en mer que dans sa cale de Rochefort.

Et pensant à tous ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir être là, nous postons ici à leur intention quelques photos et films de cette arrivée dans, il faut bien le dire ici, un des plus jolis ports… de France (au moins !).

Fredo

En attendant, face au petit fort Vauban...

En attendant, face au petit fort Vauban...

Les mats apparaissent enfin derrière la barre rocheuse!

Les mats apparaissent enfin derrière la barre rocheuse!

Ya esta!!!

Ya esta!!!

L'Hermione à Port-vendres
Cool...

Cool...

L'Hermione à Port-vendres
L'Hermione à Port-vendres
Les barques catalanes sont de sortie!

Les barques catalanes sont de sortie!

salve de canons

salve de canons

Capitaine téméraire

Capitaine téméraire

Et voilà! Prête pour l'accueil des visiteurs.

Et voilà! Prête pour l'accueil des visiteurs.

Et dans les restos, on fait preuve d'opportunisme!

Et dans les restos, on fait preuve d'opportunisme!

Pour les films, cliquez sur les liens ci dessous:

https://photos.app.goo.gl/DpMFM3wKQcCAf7hB2

https://photos.app.goo.gl/wlAQwS9bDRLTqEhF

Bon vent!!!

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 14:56

C’est ainsi que l’on nomme la communication avec les animaux.

Pour qui n’y a jamais été confronté cela peut paraître du domaine de la pure fantaisie et pourtant !

Il y a un certain nombre d’années que nous y avons eu recours pour Virgile, notre « compagnon du Bonheur » comme le nommait Jean-Luc. Un moment d’une intensité qui nous a chaviré d’émotion nous faisant entrer dans une autre dimension.

Entendre « son chien » vous expliquer par la bouche de celle qui sert d’interprète entre vous et lui qu’il ne veut pas de traitement médical, et tant d’autres choses qu’elle ne pouvait connaître, change complètement votre regard sur le monde animal.

Depuis, petit à petit nous nous sommes rendues compte qu’à un niveau moindre les animaux communiquaient avec nous et que nous les recevions presque 5/5.

Rien de particulièrement spectaculaire mais nous échangeons et nous ne désespérons pas de passer à la vitesse supérieure afin de pouvoir vivre vraiment cette unité au tout. Car lorsque l’on entend ce que peut nous dire un animal, comment ne pas se sentir honteux du triste sort qui leur est réservé !

Jugez par vous même.

La fille d’une de nos amies, cavalière émérite avait depuis quelques mois beaucoup de difficulté à comprendre son cheval. Sur les conseils de sa sœur, elle a fait appel à une personne pratiquant la communication intuitive qui ne lui a demandé, outre une photographie, que le nom du cheval et sa date de naissance.

Depuis tout va bien pour la cavalière et son cheval. Il a pu expliquer qu’il souffrait de maux de tête car il était gêné le soir par la radio d’un lad bruyant, au parlé trop haut et fort. Il a aussi rassuré la fille de notre amie, lui précisant qu’il comprenait qu’elle ait à se consacrer à son couple et qu’il ne puisse prendre toute la place dans sa vie !!!

Si vous imaginez lors de la première expérience de ce type qu’il y a « un truc » la précision des détails que l’on reçoit ôte tout doute.

Comment, donc, ne pas être horrifié de la triste condition réservée à la gent animale. Les abattoirs, les élevages, les porcs saignés vivants, les animaux dits de compagnie à qui nous imposons nos rêgles de vie à la con ?

Chez nous les tourterelles rentrent dans la maison ou heurtent volontairement les vitres de la véranda pour nous signaler que nous les oublions. https://youtu.be/3ma6JBgjinw

Une sitelle torchepot et une bande de moineaux nous dictent leur loi.

Il y a peu un cheval, nous repérant en balade dans les Corbières a fondu sur nous pour venir plonger le museau dans ce qui lui servait d’abreuvoir et l’agiter violemment. Hennissant, piaffant il a tout fait pour nous attirer et nous faire comprendre qu’il était assoiffé. Nous avons paré au plus pressé pour lui apporter ainsi qu’à ses 2 acolytes de quoi tenir le coup. Lorsque nous sommes revenues avec nos bidons (nous en avons toujours dans la voiture) il était évident qu’il nous attendait et nous avait compris lorsque nous lui avions dit que nous allions l’aider !

Des exemples de ce type nous en avons à la pelle, certaines pouvant même prêter à sourire tant il est surprenant de voir des « mouches » suivre vos conseils et vider les lieux sur nos injonctions. Pourtant tout s’explique, nos paroles émettent des énergies, énergies que perçoivent les animaux, qui les affectent et les poussent à agir !

C’est tout simple mais cela impose aussi de revoir un peu sa copie notamment en matière d’alimentation. Nous ne sommes pas encore végétariennes et même si nous nous bornons à ne consommer qu’un peu de lard et de temps à autre du jambon c’est parce qu’à force de se creuser les méninges il arrive que cela soit la solution de facilité !

Non les animaux ne sont pas des meubles, des sous êtres et s’il a fallu un bon moment pour se rendre compte que les femmes, les « non blancs » avaient une âme, le temps viendra où se sera une évidence que les animaux en ont une aussi. Personnellement c’est une certitude et il m’arrive de communiquer avec.

Do

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 17:58

Liberté, encore et toujours !

Liberté d'être informé !

Ecoutez cette vidéo puis selon signez la pétition et transmettez !

Merci

https://info.pollinis.org/secrets-daffaires-appel-urgent-elise-lucet/?utm_source=newsletter_716&utm_medium=email&utm_campaign=18mtd-ouv

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 19:05

On trouve de la poésie partout! 

 

Vous en doutez?

En voilà la preuve, ces quelques vers affichés dans les toilettes du camping municipal de  Condom (super camping, soit dit en passant...)

Avant de quitter l’oubliette
Jetez vos yeux sur la cuvette
N’imitez pas ceux qui s’en vont
Laissant leurs souvenirs au fond

Prenez plutôt la balayette
Versez de l’eau avec douceur
Frottez ensuite avec ardeur
Et partez quand la place est nette.

 

Joli, non? Et c'est de... notre vieil ami Voltaire! 

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