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2 avril 2022 6 02 /04 /avril /2022 17:44

Une vie de château

Nous devons en convenir, nous avons failli ! Si nous avons bénéficié d'un belle semaine de soleil généreux durant tout notre périple au pays de Cro-Magnon, nous n'avons pas rapporté le soleil avec nous ! Tant pis, c'est bien pour la Nature, les jardins et cela me laisse le temps de vous conter ce que fut notre vie de château.

Si j'y réfléchis bien, même si j'aime bouger, voyager, la dimension de découverte que nous privilégions auparavant n'est plus une priorité.

La priorité des priorités est la Liberté.

Liberté de vivre ce que nous avons à vivre comme cela nous chante, en faisant fi du catastrophisme ambiant parfaitement alimenté par les différents pouvoirs en place à tous les échelons de la société. Nous nous arrêtons plus que dans des lieux où la Nature règne en maître, là où elle n'est pas bafouée. Exit donc les campings (qui n'ont plus de camping que le nom) où la démesure est à l’œuvre. Des places de villages, des agriculteurs, viticulteurs, éleveurs, nous accueillent. Nous n'avons besoin que d'un peu d'eau, 30 litres maxi par jour, et pour ce qui est de l'énergie nous sommes parfaitement autonomes !

Notre seul luxe fut pour cette seconde virée de l'année, une orgie de visites culturelles. Depuis le temps qu'elles nous étaient interdites, nous nous sommes montrées boulimiques. Trois châteaux coup sur coup, la (re)découverte de Lascaux mais dans sa quatrième mouture, le tout entrecoupé de randos dont une très culturelle sur les bords de la Vézère qui nous a permis en un saut vertigineux de passer du Moustérien au Magdalénien soit de 350 000 ans à 14 000 ans avant JC !

Pas mal, non ?

Notre première visite fut pour le superbe village de Beynac et, enfin, la découverte de son château. Enfin parce que jusqu'à présent nous avions toujours fait chou blanc pour le visiter. Là, miracle, nous nous y sommes régalées et même les rues du village recélaient de belles curiosités.

Brièvement je vous dirai que la première mention d'un château en ces lieux remonte au XIe siècle mais que c'est un siècle plus tard qu'il a commencé à ressembler à ce que nous en voyons de nos jours.

Un peu paradis des courants d'air, bien que meublé, "spartiatement", on ne s'éterniserait pas sur les coussièges même si le panorama sur la Dordogne est décoiffant.

Décoiffées nous le fûmes suffisamment sur les terrasses de toute façon. Simon de Montfort s'emparera du château au moment de la croisade contre les albigeois, les cathares donc, Richard Coeur de Lion y a résidé autant dire que ce château a eu par le passé un rôle non négligeable à jouer. Mais n'ayez crainte je ne vais pas vous imposer un cours d'histoire !

Notre second château sera pour demain avec la rencontre d'une "belle et grande dame" ! A demain ! Dominique

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 20:14

Depuis que nous déambulons entre Vaucluse, Luberon et Alpes de Haute Provence nous n'arrêtons pas de grimper ! Il n'y a bien que notre époque moderne a ne rien avoir compris et pour construire en plaine quand ce n'est pas carrément dans le lit des cours d'eau !

Saint Saturnin lès Apt ne fait pas exception et même si de l'ancien village il ne reste pas grand chose, le site, les vestiges ont une sacrée allure .

Le premier village fut construit sur le rocher qui surplombe toute la région. Une arrête rocheuse pas bien large qui accueillit le premier castrum vers 950 et dont le donjon et la chapelle sont les vestiges emblématiques. Des extensions successives il subsiste des pans de remparts à l'appareillage en arrête de poisson, des portes fortifiées et quelques tours.

La visite est sympa mais le manque d'affichage laisse la place aux suppositions à défaut de certitudes notamment en ce qui concerne la curieuse facture du barrage que nous découvrons en amorçant le retour vers le village actuel.

Ce n'est qu'à notre retour que nous aurons la confirmation que deux barrages furent construits au même endroit, le premier trop petit et assez peu fiable fut noyé par le second !

Mais la vedette à Saint Saturnin n'a rien à voir avec le patrimoine bâti ! Elle se nomme Joseph Talon et n'est pas le "papa d'Achille" ... Talon !

Joseph Talon est l'inventeur de la trufficulture. Né en 1755 il conserva jusqu’en 1810 son secret jalousement gardé tout au long de la période révolutionnaire.

Fin de l'épisode culturel et retour dans la vraie vie pour découvrir un village sympa et plein de vie avec des cafés, des boutiques où l'on vit comme avant mais chut !!! je n'en dirai pas plus, je ne mettrai même pas de photos. Des instants de bonheur, de partage aussi où nous nous sommes ravitaillées en produits de première nécessité, miel de lavande, petits fromages de chèvre, tapenade et Huile Essentielle de Lavandin !

Nous avons refait le monde, c'était bien !

Requinquées nous avons cherché un lieu à peu près plat où nous restaurer, qu'il est dur de stationner confortablement dans tous ces villages perchés !

De village en rando nous avons terminé notre séjour par une superbe balade, pas bien longue mais qui nous a permis de découvrir un site haut en énergie bien que complètement ruiné, Vière.

De St Michel de l'Observatoire à St Étienne des Orgues la route sinue au milieu d'un plateau semé de collines avec postée en sentinelle une haute ruine. Au bord de mer elle jouerait le rôle d'amer, ces points élevés naturels ou construits par l'homme pour permettre aux marins de se repérer. Nous n'étions pas en mer et c'est pourtant ce qui s'est passé !

Garées à Ongles, nanties de quelques renseignement glanés dans un bistrot, nous nous sommes élevées progressivement pour découvrir le village ruiné.

J'avais un peu peur de me retrouver dans un village martyre comme cela nous est déjà arrivées. J'ai gardé un souvenir poignant d'Oradour, de Vassieux en Vercors. Quant au malaise ressenti en arrivant au cours d'une rando à Valchevrière, toujours dans le Vercors, village brûlé par les allemands, il a mis pas mal de temps à s'estomper d'autant que nous n'étions pas revenues seules ! Lourd !

Ici, rien de tout cela, la nature omniprésente dégage une énergie "frétillante", je ne vois pas mieux comme qualificatif. C'est lumineux, planté essentiellement en chênes, de splendides "sujets" (comme cela se dit) et la vue porte loin.

Vière fut abandonné au milieu du XIXe siècle mais connu auparavant une vie mouvementée. Son histoire remonte à l'Antiquité mais ce n'est qu'au XIe siècle qu’apparaît la première urbanisation avec l'édification de l'église et d'un château. Aux XIIe et XIIIe siècles, un premier puis un second rangs de remparts ceignent la ville.

La ville fut maintes fois reconstruite même après l'épisode des guerres de religion où elle fut complètement rasée. Petit à petit elle déborda de ses murs, les remparts servirent de carrière de pierre, la colline se couvrit d'olivettes.

C'est l'absence d'eau qui, plus que l’exiguïté des rues et l'éloignement des terres de culture a signé la désertification du village qui s'est déplacé près d'une fontaine permanente, là où se trouve le village de Ongles aujourd'hui.

Nous nous sommes régalées de grand air, de lumière au cours de cette visite, goûtant également le plaisir d'une découverte culturelle sans contrainte, sans pass quoi !

Une chose est sûre, notre retour en Haute Provence est d'ors et déjà programmé, il nous reste pas mal de découvertes à faire et ce n'est qu'à un plein de gasoil de chez nous, aller-retour !

A bientôt pour d'autres découvertes, sous d'autres cieux dans un premier temps !

Dominique

 

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 20:08

Notre seconde halte provençale nous a permis de découvrir, d'un petit saut de puce depuis Fontaine de Vaucluse, notre premier village perché, Goult ! Le fourgon installé, au "pifomètre" nous quittons la route principale quand même trop fréquentée à notre goût, sans faire de jeu de mots, pour crapahuter au sein d'un fouillis végétal de pins, yeuses et chênes verts. Le chemin serpente, grimpe dur et nous mène direct à la Croix de la Roche Redon.

Juste ce qu'il nous fallait ! Jérusalem n'est plus qu'à 500 mètres... si l'on en croit le panneau de rando.

Il s'agit en fait du plus ancien moulin de Goult figurant depuis 1750 au cadastre.

Il fonctionna jusqu’à la fin du XIXème siècle puis après la seconde guerre mondiale reprit vie en accueillant l’Institut Géographique National pendant environ 50 ans.
La balade se poursuit sur un charmant sentier encadré de murs de pierre sèche quand nous apercevons un superbe borie. Borie, orry, cabane, cazelle, chaque région a son appellation. Coup de chance encore une fois, nous sommes arrivées pile poil au conservatoire de la pierre sèche, un espace didactique ouvert librement à la visite. L'équivalent du village des Bories près de Gordes, mais gratuit... et donc sans "pass". De restanque en borie nous déambulons au milieu des oliviers.

Le site paysager restauré est exceptionnel et occupe un amphithéâtre naturel, protégé du mistral et des fortes gelées. Jadis la production agricole issue de ces lieux venait en appoint à celles des terres cultivées de la plaine, plus fertiles, mais inondables. Ce site témoigne de l’emploi optimal de la pierre sèche : clapiers, bories, murets, escaliers volants, citernes, abris à ruches…

Après une halte au moulin de Jérusalem, nous investissons le village encore lové dans ses remparts. L'ambiance est sympa et de nombreux détails laisse entrevoir son passé médiéval encore très vivace.

Nous déambulons un bon moment en suivant le parcours de découverte jusqu'à renoncer à découvrir la fontaine-lavoir, l'eau y coule peut-être depuis des lustres, il n'empêche que descendre encore un coup pour remonter, merci bien !

Nous zappons aussi Notre Dame des Lumières et son sanctuaire mariale et retrouvons notre halte où c'est le grand bazar, un tractopelle assure l'animation devant des camping-caristes médusés qui le regardent niveler le sol !!! Curieux quand même cette fascination chez des adultes. Nous n'y trainerons pas.

Notre second village perché nous attend et si nous ne connaissions pas Goult, nous avons hâte de retrouver Banon ! A peine arrivées nous filons dare dare vers "Le Bleuet".

Banon est peut-être célèbre pour ses petits fromages de chèvre et ses "brindilles", entendez par là de la saucisse sèche "fifine" nature ou parfumée au fromage... de Banon justement, mais en qui nous concerne c'est sa célébrissime librairie qui nous attend.

Le Bleuet est à l'origine une modeste papeterie faisant office de bazar rachetée par un certain Joël Gatefossé et transformé par ses soins en temple de la Littérature. Il confectionna lui-même les rayonnages sur plus de 800m2.

Lorsque nous l'avons visitée la toute première fois nous avions pu constaté que sa réputation n'était pas usurpée, il était possible de trouver n'importe quel ouvrage, mieux qu'Amazon ! Je cherchais à l'époque "le récit d'un pélerin russe" et j'avais fait chou blanc partout ! A peine rentrée au Bleuet je m'enquerrais du livre et quelques minutes plus tard il était mien. Pourtant le Bleut a failli disparaître, le projet de vente en ligne peut-être un peu trop ambitieux fit craindre pour ses jours. Depuis il a été racheté et sauvé. Ouvert sept jours sur sept, toute l'année, toute une équipe de passionnés y attend le lecteur. Point fort, la vente en ligne est opérationnelle, alors petit coup de pub, oubliez Amazon et acheté sur le site http://www.lebleuet.fr/

Cela ne peut que les aider et priver Amazon de quelques royalties est une bonne chose, un acte militant.

Nous en sommes ressorties considérablement alourdies des ouvrages que nous convoitions avant de poursuivre notre balade au sein de ce joli village médiéval que l'on aborde en franchissant une remarquable porte fortifiée et bien évidemment nos pas nous ont menées tout en haut du haut village, là où jadis se dressait un ancien castrum. Le cœur en fête nous y avons apposé notre signature, un cœur qui n'avait de pierre que le matériel.

Une dernière trouvaille nous a réjouies et pourrait donner des idées à certains. Derrière des volets clos d'une belle bâtisse une surprise attend les curieux. Un visage stylisé, peint sur un volet percés de 2 trous pour les yeux et sur l'autre battant une trappe. Curieuse, j'ai soulevé la trappe et déniché un interrupteur électrique.

Que la lumière soit et la Lumière fut.

Par les trous des yeux des visages grotesques appartenant à d’étranges créatures me regardaient. Ces marionnettes géantes sont les nouveaux résidents de l'Ancien Hôtel Dieu de Banon !

A demain... ou après demain ! Dominique

 

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13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 20:21

Nous revoilà de retour après une escapade provençale d'une petite semaine ! Certes cela peut sembler modeste, rien à voir avec les destinations lointaines que certains affectionnent, mais outre le fait que nous n'avions qu'une envie, baguenauder avec notre Ptibus, c'est notre manière d'afficher notre détermination à ne pas se laisser enfermer !

Enfermées par nos propres peurs...

Et si ?! car avec des "si" comme dit une maxime populaire, avec des si on mettrait Paris en bouteille !

Et si il était difficile de revenir ? Après tout depuis deux ans nous en voyons tellement de toutes les couleurs, spectre de pénuries en tout genre, reconfinement inattendu, que sais-je. Sans compter qu'à cette époque de l'année la météo n'est pas forcément clémente.

Alors pour en finir avec nos propres limitations, une seule solution, aller de l'avant, ne plus se mettre de limite et vivre ce que nous avons envie de vivre.

Nous avons donc commencé notre périple à la Fontaine de Vaucluse, un lieu magique et chargé d'histoire.

Le village de Fontaine de Vaucluse est bien évidemment connu pour abriter la célèbre fontaine qui est en fait la plus importante résurgence d'Europe. Première source de France, c'est en ces lieux que les eaux drainées par les contre-forts du Mont Ventoux, des Monts du Vaucluse et de la Montagne de Lure, après avoir infiltré les sols calcaires, rejaillissent pour donner naissance à la Sorgue !

Le mystère de la Source n'a pas vraiment été élucidé car si le débit tumultueux s'explique parfaitement en Automne ou au Printemps, il est toujours aussi difficile de comprendre que l'écoulement perdure en période de sécheresse.

Nous connaissons ce site depuis notre enfance où pour notre première venue, en plein été, nous avions pu découvrir la source au "mieux de sa forme". Si l'eau jaillissait et débordait de son bassin avec pétulance, en ce mois de février 2022, RIEN !

Un gouffre insondable ne laissant rien voir, un lit de torrent rocheux à sec et puis tout à coup, quelques centaines de mètres plus bas, de l'eau jaillissant en de multiples endroits pour donner naissance à un cours d'eau frétillant aux eaux d'émeraude ! Superbe.

L'eau, présente partout ensuite, a permis l'émergence d'industries spécifiques, moulins à papier et verreries.

Mais il n'y a pas que le gouffre et sa source, le village, niché au creux de falaises vertigineuses, possède un riche patrimoine architectural remontant au néolithique.

Les époques romaine, médiévale ont laissé leur empreinte et nous nous sommes régalées à découvrir le château des évêques de Cavaillon datant du XIIe siècle.

Perché sur une arrête rocheuse d'où la vue sur le village et le gouffre est époustouflante nous l'avons atteint au terme d'une grimpette, plutôt de l'escalade, maîtrisée de manière peu élégante à la manière des quadrupèdes par endroits !

Le principal étant l'efficacité, nous ne nous sommes pas privées !

Autre moment fort, pour moi en tout cas, la traversée de l’Aqueduc de Galas qui achemine les eaux du canal de Carpentras en enjambant à quelques 30 mètres de hauteur le cours de la Sorgue.

Inclus dans un parcours de randonnée il m'a fallu vraiment déconnecter le Mental pour franchir ses 159 mètres. Le vide d'un côté, l'eau du canal de l'autre, dur lorsque l'on souffre du vertige !

Autres particularités de Fontaine de Vaucluse ses hommes célèbres. Nous avons découvert l'existence du premier en visitant l'église du village, St Véran !

Je vous rassure toute de suite, Olivier Véran n'a pas été canonisé. Celui qui nous occupe, outre le fait qu'il fut un grand évangélisateur, est connu pour avoir terrassé la Couloubre, un monstre qui terrorisait la région !

La seconde célébrité du village est Pétrarque ! Poète, philosophe italien du XIVe siècle, Francesco Pétrarque fit de Fontaine de Vaucluse son havre de Paix y revenant pour s'y ressourcer quand le sort lui était contraire. Est-ce sa passion pour une certaine Laure, morte de la Peste en 1348, qui inspira nos grands poètes romantiques ? toujours est-il que Lamartine, Chateaubriand, Stendhal, George Sand firent du village un lieu de pélerinage littéraire !

Autres centres d'intérêt, le village des arts et le Musée Jean Garcin qui retrace la vie des vauclusiens de 1939 à 1945. Seul bémol à cette exposition sans doute intéressante, bien que portant le nom de "L'appel de la Liberté", il n'est visitable qu'avec le "pass sanitaire" ou vaccinal, peut-être !

Une jolie halte, en tout cas avec encore d'innombrables découvertes à faire, ne serait-ce que le Mur de la Peste ! Long de 27 kilomètres, il fut édifié pour protéger le Comtat Venaissin de l'épidémie de peste qui ravagea une partie de la Provence au XVIIIe siècle. C'est peut-être l'esprit qui a présidé à la construction de ce mur qui inspire un certain candidat à la présidentielle !

A propos de ce mur, si vous ne l'avez jamais lu, je ne saurais trop vous conseiller le roman d'André Brink intitulé "Le mur de la peste" et bien que l'action se soit déplacée de l'Afrique du Sud à la Provence, l’apartheid y est toujours à l'honneur. Très actuel donc, ce roman !

Les photos seront pour demain ! lorsque vous aurez tout lu !

Dominique

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 19:55

Encore une balade ! Cela vous tente ?

Des bouchons pour entrer dans la petite ville du Mont Dore, personnellement je n’avais encore jamais vu cela, des ralentissements, oui, mais au touche-touche comme ce fut le cas ce matin là, jamais même si nous aurions pu nous y attendre compte tenu de l’affluence sur les rives des lacs Chambon et d’Aydat. Heureusement pour nous l’immense majorité des véhicules se dirigeait vers le téléphérique du Puy de Sancy. Savez vous que c’est sur les flans du Sancy que deux cours d’eau, la Dore et la Dogne mêlent leurs eaux pour donner naissance à l’une des plus belles rivières de France, la Dordogne ?

Presque seules à gagner le « salon du Capucin », un curieux nom pour un resto apparemment fort réputé, nous avons vite repéré le départ de la balade. Précision, le Capucin est en fait le nom d’un volcan qui surplombe le Mont Dore, c’est aussi un site d’escalade où, Dieu merci, ne se cachait pas notre œuvre d’art du jour.

L’installation, « Un arbre m’a dit », puisque l’humanité semble ne pas réussir à se hisser à la hauteur de l’Arbre, propose que l’Arbre se penche sur l’humanité. Un renversement de ce monde qui marche sur la tête.

L’Arbre se met à hauteur d’homme et grâce à un système optique, le paysage environnant apparaît la tête en bas.

De là à imaginer une prise de conscience de notre monde sur ce que nous faisons subir au monde végétal, il n’y a qu’un pas ... que je ne franchirai pas !

Le chemin du retour au milieu des sapins majestueux nous a offert un cadeau royal, un énorme tapis de Millepertuis ! Nous avons sorti chacune nos sacs de cueilleuses, prélevé sur chaque sommité quelques fleurs et en deux temps trois mouvements, la cueillette impressionnante est venue compléter celle des jours précédents. Pas d’huile solarisée cette année, les réserves ont été à peine entamées, mais quelques tisanes en perspective en cas de coups de froid cet hiver.

Evidemment ce ne fut pas la seule balade du jour, une vrai rando fut le point d’orgue de ce séjour montagnard. Des vaches curieuses, toujours du Millepertuis, beaucoup de soleil et le lac Chauvet nettement moins bucolique que le Lac Pavin que nous avons boycotté cette fois, trop de monde pour jouir de ce site enchanteur !

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:37

Lors de notre découverte des villages perchés de la Drôme nous avons exploré la Vallée de la Gervanne. Affluent de la Drôme son cours atteint à peine 30 kilomètres mais quelle pétulance ! Entre Vercors et Drôme elle s’est taillée un lit sur mesure, marmites de géants, canyon, cascades elle fait son show pour le bonheur des amoureux de Nature. Nous n’avons pas poussé notre exploration jusqu’à dans la vallée d’Omblèze, trop froid ! Nous avons préféré explorer les quelques villages autour de Beaufort sur Gervanne en commençant bien évidemment par ce village.

Fortifié, tout à fait charmant, accueillant, il y a une aire de stationnement gratuite pour les camping-cars en plein village, il conserve quelques vestiges de ses fortifications et la vie y est plus animée qu’ailleurs ! Une des raisons en est son épicerie solidaire ! Un lieu insolite où une petite équipe de passionnés à créer en 2016 un lieu de vie où se décline des valeurs plutôt mises à mal.

Partage, solidarité, joie mais aussi le goût des belles et bonnes choses. Lorsque l’on rentre dans cette petite épicerie nous sommes immédiatement séduits par l’ambiance. Outre le calme, on s’y parle, on vous parle, même si vous n’êtes pas du coin. Certes les produits bios sont très présents, la Drôme est quand même dépositaire du label « biovallée » étant le premier département bio français en nombre de producteurs et en terme de surfaces cultivées, mais pas uniquement. L’exceptionnel est quand même d’avoir mis l’accent sur les circuits courts donc sur les productions locales, souvent intimistes. La chocolaterie artisanale Frigoulette y régale les papilles tout comme les petits éleveurs qui peuvent ainsi faire connaître de délicieux petits fromages de chèvre aux herbes aromatiques du cru ou des inventifs qui proposent des créations totalement inédites genre tartinades de patate douce et artichaut, tapenades déclinées de multiples façons. Cette épicerie solidaire est une entreprise participative qui a le mérite d’avoir créé 4 emplois permanents contribuant à fixer une population dans une village qui a échappé à l’exode rural. Association à but non lucratif, pendant le confinement de mars 2020 permanents et bénévoles ont tout mis en œuvre pour continuer à fonctionner au mieux malgré les restrictions draconiennes imposées. Une seule personne à la fois dans le magasin, qu’à cela ne tienne, des paniers ont été proposés, livrés.

Dans l’épicerie un planning permet de connaître les besoins en personnel pour la mise en rayon, la tenue de la caisse, le ménage. Des formations, différentes activités, animations autour de thèmes donnés sont proposées !

Chaque habitant à la parole et les projets sont mis aux voix. Nous y avons trouvé aussi des bibs de rue, comme la nôtre !

A Saoû une autre épicerie tout aussi exceptionnelle nous a accueillies.

On y trouve de tout et là aussi les circuits courts sont privilégiés. Plus grandement logée, l’épicerie propose aussi des livres à destination des grands comme des petits, de l’artisanat uniquement local et de goût, si vous aimez les boules avec de la neige vous ferez chou blanc et le dimanche un petit café est offert, oui, oui, offert ! Le vrac est privilégié notamment en matière de café, à la demande on vous le moud à la carte en fonction de votre type de cafetière !

Là aussi l’organisation est exemplaire quant à la boîte placée à l’entrée du magasin où chacun peut déposer ou prendre GRATUITEMENT des produits de première nécessité voilà une idée à reprendre surtout en cette période troublée et troublante !

A une prochaine fois en Drôme !

Dominique

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 19:56

Nous voici de retour d’une escapade de 6 jours dans la Drôme, celle des villages perchés. Ce département très étendu tire son nom de la rivière Drôme, ce n’est en effet pas un fleuve au sens géographique du terme puisqu’elle se jette dans le Rhône à mi chemin entre Montélimar et Valence.

Soyans

De la Drôme nous connaissions essentiellement les zones de montagne, notamment le Vercors où, comme disent les corses même morte je ne retournerai pas ! Les petites routes en encorbellement avec des à pics de 600 mètres en camping-car, merci bien surtout quand en prime il faut se faufiler dans des tunnels où tout croisement est impossible sur plusieurs kilomètres. Nous avons coutume en ces occasions d’invoquer tous les saints du paradis, certes cela fonctionne, mais quand même !

Si nous nous étions régalées par le passé dans le Diois, les Baronnies, il manquait justement à notre palmarès la découverte des villages perchés. Les fortes chaleurs lors de nos précédents voyages nous avaient rebutées.

Bien joué !

Nous nous sommes gelées 5 jours d’affilée avec un mistral glacial à décorner tous les taureaux de Camargue ! Normal il vient du Nooord !

L’histoire de ces villages est complexe et les guerres de religion ont laissé quelques traces tout comme la Grande Peste ! Dans quelques siècles ce sera au tour du Coronavirus de se rappeler aux braves gens parce que si les villages sont majoritairement très beaux, les paysages grandioses, quelle désolation. Quasiment aucune boutique ouverte, encore moins de bistros et de restaurants, pas de musée. RIEN à se mettre sous la dent hormis une boutique d’aromathérapie près de La Bégude de Mazenc. Créateurs du « Baume Celtique » et accessoirement de toute une gamme de produits visant à soulager les corps endoloris, ils nous ont appris que les Celtes furent là, sans être les tous premiers habitants de la région, bien avant les romains ! Un conseil au passage, équivalent du baume du Tigre, ce baume celtique est, de mon point de vue, supérieur de part sa composition complètement naturelle.

Autre visite inattendue, la maison de la poterie à Cliouscat, mais ce sera pour une autre fois !

Cliouscat

A part la marche et les grimpettes pour découvrir des panoramas à couper le souffle, culturellement parlant nous avons mis nos pas dans ceux d’Adèle Clément et de l’un des présidents de la République Française de la 3e République, Émile Loubet. Adèle Clément, comme chacun ne le sait pas était la fille de Jean-Baptiste Clément, pas celui des cerises mais un homonyme entrepreneur des chemins de fer. Premier de conservatoire de violoncelle en 1902, elle fut une musicienne de renom et se fit connaître et apprécier jusqu’en Chine et au Japon !

Quant à Émile Loubet, premier président de la République française issu du monde rural, c’est à Marsanne, magnifique village perché, qu’il vit le jour.

Porte de la ville haute de Marsanne
Ruines du château de Marsanne
Marsanne

La France connut sous son mandat une grande stabilité et nous lui devons la loi de 1901 sur la Liberté d’association, une liberté à défendre, et de nombreuses actions au niveau international visant l’apaisement entre les états comme l’Entente cordiale entre la France et l’Angleterre !

Mais ce qui nous a fortement intéressées c’est de découvrir qu’il fit ses « classes » à l’école mutuelle de Marsanne ! Pas à l’ENA en tout cas.

École mutuelle !

Quésako ?

Créée pour les pauvres, l'objectif était de sortir les enfants de la rue et de leur donner un savoir minimal : lire, écrire, compter. Les élèves travaillaient en petits groupes, les plus âgés étant chargés de transmettre leur savoir aux plus jeunes. Chacun endossait tour à tour le rôle d’élève puis d’enseignant. Pour avoir eu l’occasion de travailler ainsi avec mes élèves je peux témoigner qu’il n’y a pas mieux pour maîtriser parfaitement les savoirs ! Une pédagogie « active » avec l’élève au cœur du système comme s’en gargarisent aujourd’hui ministres, inspecteurs. Une hiérarchie qui oublie qu’elle n’a rien inventé et qui ne tient pas vraiment à ce que nous sachions que si cette école a été supprimée c’est parce qu’il lui était reprochée de fonctionner trop bien. En moitié moins de temps qu’avec l’enseignement traditionnel les enfants maîtrisaient tous les savoirs de base ! Des savoirs de base que nos enfants aujourd’hui ne maîtrisent même plus pour la plupart !

Évidemment lorsque l’on sait que Proudhon fut élève de l’École Mutuelle, on comprend pourquoi cela inquiéterait nos dirigeants si une telle pédagogie devait être remise à l’honneur !

Pour faire court et si vous ne le connaissez pas, on peut découvrir sur Wikipédia que Proudhon fut le précurseur de l'anarchisme et le seul théoricien révolutionnaire du XIXᵉ siècle à être issu du milieu ouvrier !

Enfin je crains que le monde politique actuel puisse être tranquille, tout a été fait pour acculturer le peuple. Du pain, des jeux et hop !

A bientôt !

Dominique

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 21:29

Nous voici donc revenues après un séjour entre Lot et Dordogne. Nous avons surtout passé ces quelques jours à arpenter pour notre plaisir le Causse du Quercy. Il fut un temps où nous aurions volontiers posé nos valises à Limogne, avec le Ptibus cela est devenu aisé et dès que l’envie nous en prend, nous y filons. Il manquait juste à notre bonheur un endroit où stationner, c’est chose faite, notre quincaillière préférée (ex æquo avec celle de Laguiole) nous a tuyautées.

Le Lot est généreux en paysages d’une grande diversité et son patrimoine architectural est remarquable. Pigeonniers, cazelles (orry, borie, capitelle, cabane les dénominations sont variées mais toutes désignent une construction en pierre sèche), fontaines, mas … la liste est longue et d’ailleurs j’en oublie même les dolmens.

Les phosphatières sont également l’un des points forts de cette région, je vous renvoie à notre excellent article sur ce sujet accessible avec ce lien :

http://histo-arts.de.brebis.over-blog.com/.../les...

Parmi les nombreuses fontaines recensées sur le territoire de Limogne, deux figurent sur un des circuits de randonnée.

La première, la fontaine de Buzou est d'une grande complexité.

Outre la fontaine en elle-même accessible grâce à ouvrage de pierres sèches inclus dans le coteau d’où sourd l’eau, elle se compose d’un abreuvoir, d’un lavoir.

Quant à la fosse où patouillent gaillardement quelques amphibiens, je pense qu’elle fut au temps jadis nettement plus remplie car comment auraient opéré les lavandières ? Déjà lors de notre première visite nous avions déploré l’absence de renseignements car c’est intrigant. En tout cas elle s’est offert un sérieux lifting. 5 jours de restauration menés en juillet de cette année par l’Association Découverte et Sauvegarde du Patrimoine de Limogne pour remédier aux dégâts occasionnés par les fortes pluies de Juin.

Entre pigeonniers et cazelles, la fontaine de Malecargue signe quant à elle le dernier tronçon du circuit, là où nous rejoignons le mythique GR65 qui loin, très loin nous mène à St Jacques de Compostelle. Dire que nous y étions en juin 2019, dans une autre vie. Marrant de pouvoir mettre des images sur ce but, douloureux de se demander si l'on y retournera un jour !

Dans un passé récent cette fontaine assurait encore la survie des troupeaux. Deux grosses pierres levées protègent l’accès à l’escalier vertigineux qui permet d’atteindre la source en elle-même. Magistral !

Le retour se fait par le sentier botanique, un sentier très très caillouteux mais ô combien agréable.

A l’arrivée les chevreuils que nous avions croisé juste à l’entrée du village avaient déserté les lieux. Pas farouches et très décontractés ils avaient pris la pause, de vrais stars. En tout cas à Limogne, il est possible de randonnée sans se faire canarder, les jours sans chasse, ça existe là-bas.

Et maintenant pour le plaisir des yeux ! Le gardien du Causse.

Do

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 19:04

Nous revoilà « at home » après un séjour d’une petite semaine en Auvergne.

Comme mise en bouche voici rien que pour vous trois œuvres découvertes dans le cadre de la manifestation « Horizons, Art nature en Sancy ». Et oui bonne surprise car elle a eu lieu malgré le Covid et se découvre sans masque ! Ouf !

Cela fait plusieurs années que nous venons découvrir certaines créations choisies en vertu de 2 critères, leur nature et le cadre dans lequel elles s’inscrivent ! L’occasion de balades plus ou moins longues dans un environnement exceptionnel !

Nous avons commencé notre périple au village de la Godivelle qui a comme particularité de jouir de la présence de deux lacs, celui du haut dans un environnement minéral et austère, celui du bas nettement plus bucolique.

La richesse de la flore et de la faune se découvre au cours d’une petite rando que nous avons couplée avec le circuit de découverte de l’oeuvre intitulés « Oscillations ».

Sympa mais sans plus ! Ce qui par contre est assez remarquable c’est le laïus de présentation de la création !

C’est d’une manière générale récurrent, des grands mots, dans le style que Bacri qualifie de « à enculer les mouches ». Cela ressemble aussi au contenu des textes que nous pondions pour nos inspecteurs qui voulaient toujours du ronflant en matière de projet pédagogique ! Pour chaque œuvre je me suis fait le plaisir de vous les mettre, tel quel !

L’origine de l’œuvre Oscillations de Maxime Cosson et Axelle Verglas Français, designer et architecte d'intérieur, trouve sa place dans un parcours esthétique et sensoriel. Un système de sangles vrillées dont l’intérieur est peint en rouge participe à recréer le sentiment visuel d’un dégradé de l’ordre – ou presque – de la vibration. En effet, avec le vent, les sangles en tension entrent en mouvement et vibrent, provoquant un effet sonore et visuel saisissant. Les visiteurs sont alors conviés à pénétrer à l’intérieur de l’installation qui, de simple passage, devient symboliquement le corps d’une longue-vue, invitant ainsi à un changement de perspective.

La seconde œuvre nous a largement séduite, déjà parce que le cadre est grandiose avec une vision à 360° sur les puys, les monts d’Auvergne, ensuite parce qu’il est indéniable qu’il y a du mouvement, de quoi regarder, analyser et, enfin, voir.

Des triangles qui se vrillent, se transforment et aboutissent aux carrés parfaits après un petit passage par le parallélépipède!

A vous de voir ce que vous inspire la présentation !

A constater le nombre de visiteurs croisés, même des autrichiens sympas, nous ne fûmes pas les seules à aimer ! Et puis la vache « i » nous a bien amusées.

Dans le milieu forain, un entresort est un bâtiment que l’on traverse et au sein duquel quelque chose se passe. L’inventeur en est le Collectif A’PIL - Matthieu Pilaud et Pierre-Lou Didelon Français, sculpteur et étudiant en architecture, Nancy/Paris. Au premier regard, cette œuvre est une forme équilibrée redécoupant le paysage tel un vitrail, mais lorsque le regard se déplace, les lignes se métamorphosent. L’œuvre devient alors le théâtre d’une figuration géométrique mouvante. Cette pièce est un espace frontière entre le paysage et sa déformation, entre perception et illusion. De face, elle est un hommage au paysage : ses courbes jouent avec le dessin naturel du panorama. De biais, elle est une œuvre en mouvement aux allures brutalistes. Son énergie formelle aspire le spectateur dans son intérieur jusqu’à l’immerger entièrement. Ainsi Entresort devient passage, œuvre à expérimenter physiquement.

Notre troisième découverte nous a offert, c’est indéniable une très belle balade ! Sans l’affirmer je pense que le village de Chastreix est installé sur les bords d’un ancien cratère volcanique, la dépression centrale est occupée par des près et des champs quant à la balade elle chemine sur tout le pourtour du cratère.

Cela monte, descend, nous empruntons même un temps ce qui ressemble à une ancienne voie pavée, y aurait-il du romain dans l’air ? Lorsque nous atteignons enfin le but après avoir traversé une belle hêtraie, nous sommes pile poil face à Chastreix.

Et là nous avons été très frustrées, pas moyen de se balancer, pas de place pour loger les fessiers sauf en adoptant une position périlleuse en ce qui me concerne !

Même là j’ai le vertige !

Marie Perra et Mégane Millet Lacombe originaires de Lyon et St Cloud sont les créatrices de cette œuvre, sont elles à l’origine de ce qui suit ! Mystère et balle de golf !

Les promeneurs ont gravi les reliefs, atteint un sommet pour contempler et jouer !
La topographie du lointain se modifie par le mouvement des bascules. Les obliques redessinent l’horizon. Superposition de lignes et de masses, démultiplication de la ligne de crête. Les bascules annoncent les noms des lieux alentours. Elles offrent
un moment de jeu, où l’on prend son envol dans le paysage. Accrochez-vous ! Elancez-vous ! Soyez ici et là-bas, au loin. Touchez le ciel pour mieux vous ancrer dans le sol. Prolongez l’expérience de la pente, de la montée et de la descente. Versants abrupts, descentes en souplesse.

Voilà en tout cas de plaisants instants partagés et il est évident que chaque année nous sommes un peu plus nombreux à guetter la manifestation !

Régalez vous les yeux !

Dominique

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 19:17

 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

Ça roule !

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