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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 19:53

Lorsque nous nous sommes lancées ce défit avec Frédé d'imaginer puis de co-créer notre idéal de vie chacune s'est mis à la tâche de son côté.

Voici donc ce que sera ma vie !

Si vous saviez ce que je me sentais pleine de joie, hier soir après avoir mis le point final à ce récit !

C'est juste qu'en fait ... je le vis déjà !

 

C’est aujourd’hui demain !

Il pleut et pourtant je sais que cette journée ne va pas compter « pour du beurre » !

Depuis plusieurs mois nous n’avons pas ménager notre peine et aujourd’hui nous pouvons enfin nous dire « ça y est, on l’a fait ! ».

Sur la pointe des pieds je gagne la terrasse en bois qui entoure notre cabanon sur trois côtés. Nous y passons le plus clair de notre vie et mis à part pour dormir ou nous éclater au piano, il n’y a pas d’activités qui ne puissent y trouver leur place, même le coin cuisine y a trouvé sa place.

J’attrape à la volée le polaire abandonné la veille sur l’un des fauteuils, mon parapluie et file voir comment nos nouveaux pensionnaires ont passé la nuit, chien et chat collés à mes basques. Hier notre basse-cour a accueilli un couple de Barbarie qu’Amélie et Amélia, nos deux oies regardaient quelque peu de travers hier ! Apparemment tout est calme sur le front, les poules gambadent déjà, notre système d’ouverture et fermeture à batteries solaires fonctionnent parfaitement !

D’un coup d’œil j’embrasse les alentours sans rien noter de particulier puis je m’offre un petit instant contemplatif, accotée au muret de pierres sèches qui délimite l’enclos des moutons. J’ai sous les yeux tout ce qui fait ma joie, la Méditerranée au loin, nos chères Albères, Corbières, Fenouillèdes, Roussillon. Un seul absent, le Canigou ! Mais rien de grave puisque c’est sur ses flans que nous avons donné vie à notre éco-logis.

Quand la grave crise de 2020 a donné le coup de grâce à notre société d’alors, nous avons tant bien que mal tenté de nous adapter. Un petit noyau d’irréductibles complices a vu le jour. Nous ne nous connaissions pas tous mais les amis des amis ne sont ils pas par définition nos amis ?

Nous avions en commun un goût immodéré pour la simplicité, la Liberté. Sans être tous des adeptes d’une vie spartiate, nous savions aller à l’essentiel. Lorsque l’opportunité d’acheter cette immense terrain près de La Bastide s’est présentée, nous n’avons pas hésité, le Ptibus allait y être comme un coq en pâte ! Et puis avec cette histoire de Grand Reset autant liquider nos assurances vie.

Grands randonneurs devant l’éternel nos amis Pignon sont venus découvrir le coin. Ils y ont pris goût et le temps d’un week-end le petit casot que nous avions retapé dès les premiers temps les accueillait. Ce fut ensuite au tour de Claire de nous rejoindre épisodiquement, le temps de nous donner des « cours » de rattrapage en matière de maréchage. Notre vieille canadienne reprit du service jusqu’aux premiers frimas.

Dans la joie et la bonne humeur, nous nous sommes prises à rêver !

Pourquoi ne pas revisiter le concept de l’éco-village ?

Nous avons pris conseils auprès de Marie et Roger que nous retrouvons parfois au sein de leur habitat partagé à Los Masos. Petit à petit les choses ont pris tournure et l’idée de notre cabanon a fait son chemin. Depuis des années nous en avions les plans en tête. Conçu comme les huttes norvégiennes, c’est notre cocon ! Poêle en fonte, panneaux solaires, nous avons tout le confort ! Chacune de nous y a son espace, lit douillet et rangement minimaliste, tout est à portée de main, comme dans le fourgon. D’ailleurs ce dernier continue vaillamment à nous balader, jamais bien loin, souvent pour aller faire un tour à Saint Genis où nous avons toujours notre maison et le jardin ! Nous n’avons pu nous résoudre à les vendre, comment aurions nous pu abandonner notre olivier ! Lorsque nos réserves financières ont été liquidées pour donner vie à notre rêve, la solution idéale s’est imposée comme une évidence !

Aujourd’hui, Claire y vit et c’est parfait !

Le « Cortal » comme nous l’avons appelé est devenu petit à petit le point d’ancrage d’amis chers. Son nom s’est imposé immédiatement, clin d’œil à Alice notre amie de papier née d’un roman de Frédérique « Moi aussi j’existe ». Si elle n’a aucune existence légale elle est pourtant bien présente dans notre vie, je ne serais même pas étonnée de la voir un jour débarquer !

Notre casot s’est considérablement agrandi sous la houlette de Brice, au cours de chantiers participatifs organisés avec ses élèves du Lycée professionnel où il travaille à mi temps. Claude et Michelle l’occupent le plus clair du temps. Une première roulotte a fait ensuite son apparition lorsque Martine s’est finalement décidé à quitter sa maison de Sorède.

Aujourd’hui une seconde arrive et sera le port d’attache d’un jeune menuisier ébéniste rencontré à Couiza. Outre des chantiers prévus sur les villages des contre-forts du Canigou, il a quelques créations en tête qui viendront agrémenter l’étal de notre petite boutique. Je lui ai déjà passé commande d’un prototype destiné à contenir mes flacons d’Hydrolat !

Il n’est pas impossible qu’une troisième et dernière roulotte vienne compléter notre « cheptel », entre les visiteurs occasionnels ou un nouveau résident venant dynamiser et pérenniser notre éco-logis, tout est possible !

Pour lors nous misons tout sur notre épicerie multi-services !

Nous y proposons les fruits et légumes de producteurs locaux, ceux que Claire nous monte régulièrement. Avec Martine, Michelle nous sommes quatre à garnir le coin « conserve maison », quant à Frédérique elle s’est lancée dans la production hebdomadaire de pain maison à bonne échelle ! Un pain rustique cuit dans un vrai four à bois construit dans les règles de l’art. Pour ma part je distille à tour de bras et mes hydrolats se vendent comme des petits pains. L’association avec de petits producteurs locaux installés sur le Conflent fait merveille, les hydrolats de Ciste, d’Hélichryse, de Mentha Spicata et de Laurier Noble sont les produits phare de l’épicerie du Cortal !

Tout est donc bien, beau et bon et si globalement toute l’économie s’est effondrée, nous ne regrettons rien. Nous avons depuis 2020 fait une croix définitive sur les voyages au long cours, ni train, ni avion. Notre horizon s’est sans doute restreint mais ayant su anticiper nous avons pu nous adapter sans grande difficulté. Bien évidemment, il y a dans nos relations ceux qui nous servent l’éternelle litanie des « vous avez de la chance ». Nous ne nous fatiguons même plus à tenter de leur faire comprendre que nous avons quand même œuvré en ce sens et que tout ne s’est pas fait sans effort ! Je ne parlerai pas des nostalgiques du monde d’avant, aigris certains vont même à nous rendre responsables de l’effondrement de leur ancienne vie ! Comment n’ont ils pas compris que nous avions épuisé la planète, que nous foncions dans le mur !

Me voici partie bien loin de l’instant présent quand un bruit de galopade me ramène ici et maintenant. Notre roulotte arrive !

C’est la fête, la vie est belle et les cailloux sont en fleurs !

Merci.

 

 

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 20:16

En préambule, je tiens quand même à préciser, suite à une conversation de ce jour, que nous ne faisons pas que randonner ! En plus des travaux ménagers incontournables, cuisine, ménage, repassage... nous travaillons très fréquemment à notre jardin sans oublier celui de la maison. N’ayant pas l’intention d’abandonner nos activités au jardin partagé nous sommes entre autre occupées à notre futur rucher . Nous lisons livres et articles divers, écrivons pour le blog et facebook (entre autre), nous sommes assidues au piano. Ajoutez à cela « gymboum » et méditation et vous aurez confirmation que la marche ne suffit pas à remplir notre vie !

Sur ce voici notre découverte du jour car il s’agit bien d’une découverte puisque nous n’avions jamais mis les pieds à St Hippolyte !

Pourquoi ?

Parce que c’est ainsi !

Nous ne nous sommes pas attardés en ville même si le bâti semble intéressant, ce sera pour une autre fois lorsque le port du masque ne sera plus requis. Si cette randonnée nous a permis de découvrir des sites curieux et attachants le bouillon m’est monté à la tête comme disait une mère d’élève en découvrant à quel point certains humains se comportent comme des malotrus vis à vis de la nature.

Nous sommes tombés sur de véritables dépotoirs dans les premiers kilomètres, il a fallu attendre les bords de l’étang de Salses pour nous régaler.

Cheminements sur des pontons de bois, hameaux de pécheurs,

barques catalanes, embarcations colorées et habitat traditionnel des zones humides au port de la Fount, observatoire pour la faune avicole, étendue de salicorne, tout est fait pour le plaisir des yeux, la conservation et la protection d’un patrimoine original.

Nous avons aussi découvert qu’entre les années 1925 et 1936 des pilotes de légende comme St Exupéry ont fréquenté ces lieux et tout cela parce que Pierre-Georges Latécoère implanta en ces lieux une base pour hydravions. Le ponton est toujours en place, nous y avons pris la pose !

Autres célébrités ayant marqué de leur empreinte ces lieux, l’hyper actif Vauban et Pierre-Paul Riquet, le concepteur du Canal du Midi. Le premier commanda au second la création d’un canal sensé prolonger celui de la Roubine jusqu’à Port-La-Nouvelle puis Perpignan !

Ce projet n’aboutit jamais, reste juste ce charmant tronçon bordé d’iris jaunes qui relie St Hippolyte à l’étang !

A défaut de transporter troupes et armements le canal a permis de drainer les terres avoisinantes et offre aujourd’hui une sympathique balade. La rando complète nous a pris 4 heures mais si seuls les bord de l’étang vous intéressent ne serait-ce que pour découvrir la faune et la flore il suffit de suivre au départ de l’église le tracé du canal dans les 2 sens !

Nous avons maintenant quatre semaines devant nous pour cogiter de nouvelles randos avec nos amis puisque nous voilà « séquestrés » de nouveau dans nos départements respectifs ! Enfin, séquestrés ! cela fait quand même bizarre de voir autant de véhicules en provenance de toute la France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne !!!

Grrrr !

Dominique

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:49

Minette acrobate et joueuse !

 

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:37

Lors de notre découverte des villages perchés de la Drôme nous avons exploré la Vallée de la Gervanne. Affluent de la Drôme son cours atteint à peine 30 kilomètres mais quelle pétulance ! Entre Vercors et Drôme elle s’est taillée un lit sur mesure, marmites de géants, canyon, cascades elle fait son show pour le bonheur des amoureux de Nature. Nous n’avons pas poussé notre exploration jusqu’à dans la vallée d’Omblèze, trop froid ! Nous avons préféré explorer les quelques villages autour de Beaufort sur Gervanne en commençant bien évidemment par ce village.

Fortifié, tout à fait charmant, accueillant, il y a une aire de stationnement gratuite pour les camping-cars en plein village, il conserve quelques vestiges de ses fortifications et la vie y est plus animée qu’ailleurs ! Une des raisons en est son épicerie solidaire ! Un lieu insolite où une petite équipe de passionnés à créer en 2016 un lieu de vie où se décline des valeurs plutôt mises à mal.

Partage, solidarité, joie mais aussi le goût des belles et bonnes choses. Lorsque l’on rentre dans cette petite épicerie nous sommes immédiatement séduits par l’ambiance. Outre le calme, on s’y parle, on vous parle, même si vous n’êtes pas du coin. Certes les produits bios sont très présents, la Drôme est quand même dépositaire du label « biovallée » étant le premier département bio français en nombre de producteurs et en terme de surfaces cultivées, mais pas uniquement. L’exceptionnel est quand même d’avoir mis l’accent sur les circuits courts donc sur les productions locales, souvent intimistes. La chocolaterie artisanale Frigoulette y régale les papilles tout comme les petits éleveurs qui peuvent ainsi faire connaître de délicieux petits fromages de chèvre aux herbes aromatiques du cru ou des inventifs qui proposent des créations totalement inédites genre tartinades de patate douce et artichaut, tapenades déclinées de multiples façons. Cette épicerie solidaire est une entreprise participative qui a le mérite d’avoir créé 4 emplois permanents contribuant à fixer une population dans une village qui a échappé à l’exode rural. Association à but non lucratif, pendant le confinement de mars 2020 permanents et bénévoles ont tout mis en œuvre pour continuer à fonctionner au mieux malgré les restrictions draconiennes imposées. Une seule personne à la fois dans le magasin, qu’à cela ne tienne, des paniers ont été proposés, livrés.

Dans l’épicerie un planning permet de connaître les besoins en personnel pour la mise en rayon, la tenue de la caisse, le ménage. Des formations, différentes activités, animations autour de thèmes donnés sont proposées !

Chaque habitant à la parole et les projets sont mis aux voix. Nous y avons trouvé aussi des bibs de rue, comme la nôtre !

A Saoû une autre épicerie tout aussi exceptionnelle nous a accueillies.

On y trouve de tout et là aussi les circuits courts sont privilégiés. Plus grandement logée, l’épicerie propose aussi des livres à destination des grands comme des petits, de l’artisanat uniquement local et de goût, si vous aimez les boules avec de la neige vous ferez chou blanc et le dimanche un petit café est offert, oui, oui, offert ! Le vrac est privilégié notamment en matière de café, à la demande on vous le moud à la carte en fonction de votre type de cafetière !

Là aussi l’organisation est exemplaire quant à la boîte placée à l’entrée du magasin où chacun peut déposer ou prendre GRATUITEMENT des produits de première nécessité voilà une idée à reprendre surtout en cette période troublée et troublante !

A une prochaine fois en Drôme !

Dominique

 

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 19:07

Je suppose que vous connaissez tous le professeur Charbonnier mais peut-être ne savez vous pas ce qu’est la TCH, trans communication hypnotique ? Ce concept a été créé par le professeur Charbonnier, médecin anesthésiste à Toulouse. Son but est d’aider à apaiser les souffrances du deuil mais aussi les angoisses liées à la mort. Cet état de conscience modifié qui s’apparente à une EMP (expérience de mort provisoire) nous permet également de révéler des facultés nouvelles.

Voici le témoignage d’une participante à l’une des dernières séances organisée par le professeur Charbonnier, bouleversant il devrait sans doute pouvoir aider ceux parmi vous qui s’interrogent sur ce qui se passe « de l’autre côté » ou qui doute même qu’il puisse y avoir quelque chose.

En ce qui nous concerne nous avons eu déjà tellement de signes, voire de contacts que nous ne doutons pas que tout continue reste que se serait si chouette de pouvoir rencontrer ceux qui nous ont quittées … Jeannine, Papa et va savoir si d’autres ne seraient pas au rendez-vous ?

Et maintenant le témoignage …

 

ÇA VA ALLER MAMAN, NE T’INQUIÈTE PAS, JE SUIS LÀ !

 

Retour TCH samedi 27 mars Grenoble. Bonsoir.

Je pensais attendre avant de faire mon retour et ouïs hier j'ai pris la plume sans trop réfléchir et voilà ce que j'ai écrit sur mon retour de ma TCH :

Aujourd'hui j'ai fait ma première séance de TCH.

Je vous livre mon expérience mais tout d'abord je vous raconte brièvement mon histoire.

Le 2 octobre 2019, ma fille Myriam 13 ans, après s'être battue 18 mois contre un sarcome d'ewing s'en est allée pour un monde d'amour et de lumière. Ma petite princesse est décédée. Nous l'avons accompagnée jusqu'au bout à la maison. Elle a été si forte.

À la suite de son décès, j'ai intégré un groupe de parole. L'aurore de l'association Locomotive.

C'est grâce à cette association que j'ai pu participer ce matin à cette séance de TCH. Nous sommes samedi 27 mars à Grenoble.

J'ai lu un livre du docteur Charbonnier. Regardé des vidéos YouTube. Découvert la tch.

Évidemment j'avais des attentes. Un contact défunt bien sûr. Et puis cette envie de lâcher prise, de me dire que je ne voulais pas être déçue. Mais au fond, j'attendais.

Après la présentation de Mr Charbonnier voilà que je m'installe confortablement dans le fauteuil. Couverture, masque et casque. Me voilà prête.

Les larmes coulent déjà. La séance commence, je sens que très vite je pars. J'ai déjà fait de l'hypnose, de la méditation. Je connais ce sentiment de lâcher prise.

Donc me voilà partie, loin, très loin et soudain j'entend dans le creux de mon oreille "tu y es presque". Je n'entends plus la musique ni Jean-Jacques, juste de façon douce et très nette ces petits mots.

Les larmes coulent. Je le vois, je les sens.

Je vois devant moi une espèce de brouillard léger, lumineux. Elle est là, Myriam me regarde, je suis en sanglot, son amour m'envahit, elle s'approche de moi. Encore une fois je n'entend plus ce qu'il y a dans le casque mais j'entend ma fille me dire "merci maman d'être venue me voir". Des frissons violents presque douloureux me font trembler. Elle prend ma main. Pendant toute la séance ma main gauche était chaude alors que la droite est restée froide. Elle m'emmène, elle me fait "visiter". Des paysages magiques. Tout s'entremêle, la mer, la forêt, la montagne. Tout se mélange. On est bien. On monte on descend. Je ne sais pas trop comment on se déplace mais à un moment on s'arrête. Je vois que ma fille me parle mais je n'entend pas ce qu'elle dit, je vois sa bouche, ses lèvres bougent mais je ne perçois rien. Je n'entend rien. Ce n'est pas grave. Elle est là. Je crois qu'à ce moment là pour moi rien d'autre n'a d'importance.

Et puis j'entends le casque, Jean-Jacques nous suggère de monter encore. Je ne veux pas quitter ma fille. Je ne veux pas partir de là. Et puis ma main lâche la sienne. Je me vois m'engager dans un espèce de tuyau et d'un coup j'entends Myriam. Elle me dit "maman, j'ai le droit de t'accompagner"

Pour la petite anecdote, Myriam de son vivant avait un caractère très fort. Elle décidait de tout. Et même pendant sa maladie elle a tout décidé, elle a fait plier les médecins, elle choisissait ce qu'elle voulait ou non. Et tout le monde lui donnait ce qu'elle voulait. Tous, nous ne pouvions pas lutter contre Myriam. Elle imposait ses décisions. Jusqu'à la dernière de vivre ses derniers instants à la maison entourée de sa famille. Je voulais, 4 jours avant, la faire hospitaliser parce que je n'arrivais plus à la nourrir. Elle m'a promis de manger si je l'a ramenait à la maison. Voilà, elle était comme ça Myriam. Commandante, cheffe, dirigeante.

Donc je reprend, je ne suis pas sur qu'elle avait vraiment le droit de continuer de m'accompagner dans la lumière mais elle l'a pris, le droit.

Elle était à côté de moi, ne m'a jamais lâché la main.

Je suis arrivée dans la lumière et là rien…. Rien de rien…. Juste ma fille et moi. Le silence, l'amour, le bonheur de la sentir si près de moi…..

Et puis c'est le moment de partir…. Déjà ? Je veux rester.

J'entends de nouveau ma fille dans le creux de mon oreille, elle me dit "maman je t'aime, tu sais faire maintenant. Ne t'inquiète pas, je suis près de toi, je t'attend mais ne te presse pas, tu as encore des choses à vivre, mais je suis là maman….. Je te tiens la main…. Toujours"

Nous sommes revenues toutes les 2 dans ce léger brouillard. J'ai froid. Myriam me lâche. Elle doit voir que je veux pas partir. Elle me rassure. Tout le temps de ma "descente" je l'entend me dire "ça va aller maman, ne t'inquiète pas, je suis là". Ces mêmes mots que je lui ai dit dans son dernier souffle.

Me revoilà au novotel de Voreppe. Je m'effondre. Je pleure, beaucoup. J'ai du mal à retrouver mon souffle et mes esprits.

Le voyage fût magnifique. L'émotion intense. L'amour.

Nous pouvons témoigner en quelques mots tout de suite après la séance. Beaucoup d'émotions. J'ai hésité, j'ai dit que j'allais essayer. J'ai dit que j'attendais un contact défunt avec ma fille, et que je l'avais eu.

En partant, une jeune femme est venue me prendre dans ses bras spontanément. J'ai trouvé ce moment très beau. Je l'ai remerciée.

Je vous remercie Mr Charbonier pour ce cadeau. Pour ce moment. Pour cette découverte.

Aurelia Mandavit-Varenne.

Maman en deuil en cours d'apaisement.

Ps: vous pouvez si vous le souhaitez partager mon témoignage sur les réseaux

Merci

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 19:56

Nous voici de retour d’une escapade de 6 jours dans la Drôme, celle des villages perchés. Ce département très étendu tire son nom de la rivière Drôme, ce n’est en effet pas un fleuve au sens géographique du terme puisqu’elle se jette dans le Rhône à mi chemin entre Montélimar et Valence.

Soyans

De la Drôme nous connaissions essentiellement les zones de montagne, notamment le Vercors où, comme disent les corses même morte je ne retournerai pas ! Les petites routes en encorbellement avec des à pics de 600 mètres en camping-car, merci bien surtout quand en prime il faut se faufiler dans des tunnels où tout croisement est impossible sur plusieurs kilomètres. Nous avons coutume en ces occasions d’invoquer tous les saints du paradis, certes cela fonctionne, mais quand même !

Si nous nous étions régalées par le passé dans le Diois, les Baronnies, il manquait justement à notre palmarès la découverte des villages perchés. Les fortes chaleurs lors de nos précédents voyages nous avaient rebutées.

Bien joué !

Nous nous sommes gelées 5 jours d’affilée avec un mistral glacial à décorner tous les taureaux de Camargue ! Normal il vient du Nooord !

L’histoire de ces villages est complexe et les guerres de religion ont laissé quelques traces tout comme la Grande Peste ! Dans quelques siècles ce sera au tour du Coronavirus de se rappeler aux braves gens parce que si les villages sont majoritairement très beaux, les paysages grandioses, quelle désolation. Quasiment aucune boutique ouverte, encore moins de bistros et de restaurants, pas de musée. RIEN à se mettre sous la dent hormis une boutique d’aromathérapie près de La Bégude de Mazenc. Créateurs du « Baume Celtique » et accessoirement de toute une gamme de produits visant à soulager les corps endoloris, ils nous ont appris que les Celtes furent là, sans être les tous premiers habitants de la région, bien avant les romains ! Un conseil au passage, équivalent du baume du Tigre, ce baume celtique est, de mon point de vue, supérieur de part sa composition complètement naturelle.

Autre visite inattendue, la maison de la poterie à Cliouscat, mais ce sera pour une autre fois !

Cliouscat

A part la marche et les grimpettes pour découvrir des panoramas à couper le souffle, culturellement parlant nous avons mis nos pas dans ceux d’Adèle Clément et de l’un des présidents de la République Française de la 3e République, Émile Loubet. Adèle Clément, comme chacun ne le sait pas était la fille de Jean-Baptiste Clément, pas celui des cerises mais un homonyme entrepreneur des chemins de fer. Premier de conservatoire de violoncelle en 1902, elle fut une musicienne de renom et se fit connaître et apprécier jusqu’en Chine et au Japon !

Quant à Émile Loubet, premier président de la République française issu du monde rural, c’est à Marsanne, magnifique village perché, qu’il vit le jour.

Porte de la ville haute de Marsanne
Ruines du château de Marsanne
Marsanne

La France connut sous son mandat une grande stabilité et nous lui devons la loi de 1901 sur la Liberté d’association, une liberté à défendre, et de nombreuses actions au niveau international visant l’apaisement entre les états comme l’Entente cordiale entre la France et l’Angleterre !

Mais ce qui nous a fortement intéressées c’est de découvrir qu’il fit ses « classes » à l’école mutuelle de Marsanne ! Pas à l’ENA en tout cas.

École mutuelle !

Quésako ?

Créée pour les pauvres, l'objectif était de sortir les enfants de la rue et de leur donner un savoir minimal : lire, écrire, compter. Les élèves travaillaient en petits groupes, les plus âgés étant chargés de transmettre leur savoir aux plus jeunes. Chacun endossait tour à tour le rôle d’élève puis d’enseignant. Pour avoir eu l’occasion de travailler ainsi avec mes élèves je peux témoigner qu’il n’y a pas mieux pour maîtriser parfaitement les savoirs ! Une pédagogie « active » avec l’élève au cœur du système comme s’en gargarisent aujourd’hui ministres, inspecteurs. Une hiérarchie qui oublie qu’elle n’a rien inventé et qui ne tient pas vraiment à ce que nous sachions que si cette école a été supprimée c’est parce qu’il lui était reprochée de fonctionner trop bien. En moitié moins de temps qu’avec l’enseignement traditionnel les enfants maîtrisaient tous les savoirs de base ! Des savoirs de base que nos enfants aujourd’hui ne maîtrisent même plus pour la plupart !

Évidemment lorsque l’on sait que Proudhon fut élève de l’École Mutuelle, on comprend pourquoi cela inquiéterait nos dirigeants si une telle pédagogie devait être remise à l’honneur !

Pour faire court et si vous ne le connaissez pas, on peut découvrir sur Wikipédia que Proudhon fut le précurseur de l'anarchisme et le seul théoricien révolutionnaire du XIXᵉ siècle à être issu du milieu ouvrier !

Enfin je crains que le monde politique actuel puisse être tranquille, tout a été fait pour acculturer le peuple. Du pain, des jeux et hop !

A bientôt !

Dominique

 

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 20:51

Si au total nous n’avons marché que 3 bonnes heures ce jeudi, ne comptons pas les arrêts de jeu, la virée nous a paru finalement longuette. La faute en revient au balisage. Pourtant nous étions nantis de trois topos de rando. Partis sur le circuit intitulé « Au travers des âges » nous nous sommes retrouvés cheminant « Au fil de l’eau ». Heureusement Frédo est du genre prudente et bien lui en a pris. Le descriptif d’une randonnée réalisé par notre ami Gilbert compilant les deux itinéraires, imprimé au cas où, nous a tiré d’affaire.

Le site de Belesta est occupé depuis le néolithique comme l’essentiel des zones semi montagneuses du département. Aspres, Fenouillèdes, Albères, Bas Vallespir et Bas Conflent regorgent de vestiges. Les mégalithes et les caunes de Tautavel et de Belesta sont évidemment les plus connus ! A Belesta pas de star comme notre Homme de l’Arago à Tautavel et ses 450 000 ans, mais de belles trouvailles qui nous éclairent sur la vie de ces ancêtres au passé quand même un peu dur à retracer ! Le Musée consacré à la caune de belesta, installé dans le vieux château est fort intéressant, quand il est ouvert ! Heureusement que nous l’avions déjà visité à une époque où aucun virus n’était encore venu jouer les troublions !

La rando passe par la grotte, fermée évidemment pour sa préservation, mais en cherchant bien nous n’avons pas manqué de découvrir une anfractuosité nous faufiler.

Petite elle présente néanmoins deux belles « colonnes » formées par la rencontre de stalactites et stalagmites ! J’imagine que vous savez qui est qui ?

Quittant la grotte et sa vue décoiffante, qu’il est beau notre Canigou, au terme d’une descente vertigineuse, genre tapis roulant, merci aux VTT qui ont bien décapé le terrain, nous avons fini par trouver le puits à glace !

Fort peu creusé contrairement à ceux des Albères, il était surmonté d’une voûte dont on aperçoit le début du décrochement et apparemment recouvert de terre à la manière des dolmens. Une chose est évidente, bien qu’installé sur le versant nord (ubac) ce n’est pas maintenant que l’on irait tasser la neige pour la conserver jusqu’en pleine été ! Le réchauffement climatique ne fait pas un pli et le monument ne devant pas être très vieux il est évident que la situation se dégrade et vite !

La balade riche en découvertes l’est aussi en passages à gué dont un que nous avons passé pieds nus, pour le fun, Frédo et moi.

Après un intermède aquatique, l’itinéraire chemine le long d’un ancien canal d’arrosage et l’Aïgat de 40 a laissé de terribles traces, nous avons repris de la hauteur. Pas question de passer à côté des bornes frontières. Maçonnées, ce sont les derniers vestiges attestant qu’entre 1258 et la signature de traité des Pyrénées le royaume de France s’arrêtait là ! Les deux que nous avons trouvées sont à quelques encablures l’une de l’autre, gageons que l’une est française et l’autre aragonaise comme la croix pattée sculptée à sa base le laisse supposer.

Nous avons fini notre virée, par contre, assez dégoûtés, décharge à ciel ouvert, puante, fumante et centre de rétention pour chiens de chasse !!!

Et maintenant une demande si vous avez tenu bon et lu la totalité du texte pouvez-vous mettre en commentaire juste « vu », je saurai que je ne me suis pas fatiguée pour rien. Les photographies (en général) sont certes intéressantes mais un texte a lui aussi son utilité pour qui aime partager ! Merci d’avance !

Dominique

 

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 18:32

Encore une superbe balade pour le « club des Quatre Vénérables ».

Nous avons retrouvé Fitou pour arpenter son territoire à la découverte de ses nombreuses capitelles.

Bref rappel pour commencer, on entend par capitelle une construction de pierres sèches qui selon les régions est nommée orri, borie, cabane, caselle et donc ici en Languedoc capitelle … Traditionnellement il est admis qu’elle sert d’abri pastoral (notamment pour l’estive) et plus globalement à toute personne travaillant la terre. Ce que j’ai découvert récemment, et que peut-être vous ignorez, c’est qu’en des temps très reculés leur destination première était nettement plus « spirituelle ».

Construite selon des règles très strictes elles n’étaient alors pas implantées au hasard. Leurs bâtisseurs connaissaient parfaitement l’existence des différents réseaux telluriques qui sillonnent la surface de notre Terre, réseau Hartmann, Curry etc… et pourtant ils ne disposaient pas des moyens technologiques que nous avons aujourd’hui et savaient avec plus de discernement que nous construire en des zones protégées.

Ces réseaux correspondent aux champs énergétiques qui irriguent la planète. Tous les lieux sacrés qu’ils soient d’origine (dite) païenne, dolmens, menhirs, temples et nos édifices religieux chapelles, cathédrales (généralement construits sur d’anciens sites consacrés à un culte païen que les religieux ont voulu récupéré à leur profit) sont implantés aux croisements de lignes telluriques très précises. Si le sujet vous branche voici un ouvrage qui m’a passionnée L ENERGIE DES LIEUX SACRES (ouest-france.fr) et un film à ne pas manquer accessible à partir de ce site https://bam-investigations.com/

Pour en revenir à ces capitelles, elles furent à l’origine destinées à servir de chambre initiatique (ou chambre d’envol) pour stimuler l’éveil spirituel des humains à un moment donné de leur vie ! Non seulement leur lieu de construction était déterminé avec soin mais leurs proportions répondaient à des normes très précises ainsi que les pierres entrant dans leur construction qui étaient taillées avec soin et « orientées » (car tout minéral est polarisé) !

Avec le temps ces traditions se sont perdues, les cabanes sont restées, leur usage s’est transformé et d’autres ont été bâties pour répondre à divers besoins.

Une chose est sûre, toutes ne « vibrent » pas de la même manière, leurs énergies ne sont pas identiques, certaines interpellent grandement et il en est une que nous avons cherché longtemps. On y ressent un bien-être intense, l’orri cathédrale est un vrai joyau et ne fut certainement pas de tout temps un abri de bergers !

Notre rando du jour nous a donc régalés de capitelles en tout genre, restaurées par des passionnés respectueux du travail des anciens.

Globalement les intérieurs se ressemblent tous, les ouvertures sont par contre différentes et nous avons fini notre découverte avec « les jumelles », deux cabanes accolées, vous l’aurez deviné.

Nous avons aussi appris qu’un certain Jean Marais avait jadis fréquenté assidûment Fitou que lui avait fait découvrir Jean Cocteau. Tombé sous le charme de l’auberge de la famille Vidal, il leur avait laissé en témoignage un dessin croqué sur une nappe !

Le dessin fit a réapparition des années plus tard quand le fils de l’aubergiste proposa à Jean Marais de parrainer une cuvée. La cuvée existe toujours, vous pouvez aller y goûter au caveau de la famille Vidal. En ce qui nous concerne nous nous sommes contentés d’arpenter une partie du vignoble !

Avons nous fait le tour des trésors de Fitou ? mystère mais la lumière y est belle !

Dominique

 

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 17:34

Une situation généalogique complexe !!!!!

C’est tout simple, pourtant .........!!!!!

Les notaires vont pas rigoler dans les successions futures.

Femmes couguars, familles recomposées : il va y avoir du pain sur la planche

pour les notaires (et leurs généalogistes) en charge de régler les successions

Voici un exemple de ce qui les attend :

Je suis un homme de 27 ans et je me suis marié à une divorcée de 46 ans, mère d'une fille de 25 ans.

Comme cette dernière aime les hommes mûrs, elle s'est éprise de mon père qu'elle a épousé.

Dès lors, mon père est devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.

Mais, dans le même temps, ma belle-fille est devenue ma belle-mère,

puisqu'elle est désormais la femme de mon père.

Là, le notaire commencera déjà à transpirer !

Or, ma femme et moi avons donné naissance à un fils.

Cet enfant est naturellement devenu le frère de la femme de mon père.

....c'est à dire le beau-frère de mon père.

Et, dans le même temps, il est devenu mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.

Mon fils est donc mon oncle

Là, le notaire se fait apporter un Doliprane par son clerc !

Mais il n'est pas au bout de ses surprises !

En effet, mon père et sa femme ont donné le jour à un garçon qui, de fait, est devenu mon frère puisqu'il est le fils de mon père.

...mais aussi mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

Je me retrouve ainsi le frère de mon petit-fils !

Et notre grand-mère commune n'est autre que ma femme.

Du coup, je me retrouve mon propre grand-père !!

Là, le notaire fait un malaise...

 
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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 21:06

Vendredi 26 février, retrouvailles du Club des Quatre vénérables !

Nous gagnons le Fort de Bellegarde et démarrons notre rando à la hauteur du cimetière militaire où nous repérons quelques tombes encore dotées d’inscriptions, un vosgien est tombé là en 1869 !

Au moins le soleil a réchauffé ses vieux os ! Nous attrapons le GR10 et passons devant la redoute de Panissars pour retrouver la Via Domitia, celle qui passe à Roquefort des Corbières !

Ici se dressait le célèbre Trophée de Pompée dont nous s’il ne reste pas grand-chose nous pouvons maintenant avoir, grâce aux fouilles et ouvrages de Georges Castellvi, une idée précise. Restent de ce monument les tranchées qui ont quand même jusqu’à 2 mètres de profondeur. Taillées dans la roche elles s’adaptent parfaitement au relief sous forme de gradins et permettent d’affirmer que le soubassement en gros appareils du Trophée s’inscrivait dans un carré de 37 mètres de côté.

Erigé en 67 avant J.-C. il a vu passer les éléphants d’Hannibal, aujourd’hui se dresse à sa place la borne frontière 567.

Sans doute l’ignorez vous, tout comme c’était mon cas, mais cette borne n’est pas banale ! Comme toutes les autres réparties au long de la frontière entre la France et l’Espagne son histoire colle à notre Histoire de France. Le bornage des Pyrénées fut décidé lors du Traité de Bayonne en 1868 soit, à la louche, 200 ans après de Traité des Pyrénées. Réalisé majoritairement à partir de bornes en pierre, il se compose également de croix gravés, nous avons d’ailleurs raté la 566 !

Avant de poursuivre notre périple nous déambulons dans les ruines de ce qui reste du site antique fortement remanié par les religieux de Arles au IXe siècle qui utilisèrent les pierres à disposition pour édifier une chapelle. Dénommée selon les écrits Notre Dame du Remède ou Ste Marie, l’édifice s’agrandit par la suite et devint prieuré, « priorat » en catalan. Déserté au XVIIe siècle par les moines il fut reconstruit côté espagnol, toujours au moment du Traité des Pyrénées.

Mais où ?

Voici la question qui nous agita lors de cette randonnée, notamment en arrivant au Col du Priorat où nous avons découvert des ruines quand même imposantes mais que nous ne pouvons même avec l’aide de Google identifier !

Nous avons retrouvé nos premiers émois lorsque nous dévorions le Club des Cinq et découvert en jouant les intrépides explorateurs quand même deux salles voûtées dont une intacte.

Mais pas de vin de messe, pas un tonneau !

Juste un abreuvoir qui a il faut bien le dire plus de « gueule » que ces fichues baignoires qui servent à abreuver les animaux d’ordinaire ! C’est un détail certes mais ça compte !

Une chose est acquise nous allons revenir et explorer le coin !

La marche en montée est splendide, en crête, et se fait sous les chênes-liège essentiellement mais le « must » fut de cheminer et de pique-niquer en Espagne. Dire qu’en cherchant le topo sur le Net nous sommes tombés sur un avertissement nous invitant à vérifier si nous avions le droit de pénétrer en territoire étranger compte tenu de l’état d’urgence sanitaire. On rêve enfin, on cauchemarde, au fou !

Notre dernière trouvaille fut la fontaine militaire des Miquelets, datée de 1688, elle se compose de 2 parties, la plus grande semblant n’être qu’une cuve, quant au nom « Miquelets » il désigne des mercenaires et miliciens catalans et français qui sévissaient sans doute dans le coin une fois le Traité des Pyrénées signé.

L’ouvrage est en tout cas en bon état et plus élégant que la cuve que nous avons immortalisée en chemin, encore dois-je l’avouer est-ce plus pour le symbole peint sur ses flans. Toute imprégnée de découvertes archéologiques j’en serais presque arrivée à me demander si ce graphisme de poisson ne nous renvoyait pas aux premiers chrétiens !?

Encore une belle journée !

Il faut dire qu’elle est bien belle notre Catalogne !

Merci la vie de nous avoir un jour offert cette mutation qui a fait de nous des sudistes et puis tant que j’y suis merci Jeannine d’avoir eu en 1940 le coup de foudre pour les Pyrénées Orientales !

Ta présence nous a accompagnées d’ailleurs sur une bonne partie du trajet, nous l’avions parcouru si souvent ensemble !

Dominique

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