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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 17:31

« L’enfant et le cheval de vent » est une aventure humaine extraordinaire. L’auteur, Rupert Isaacson est un journaliste texan spécialisé dans les problèmes d’environnement et de droits humains, dont le petit garçon, Rowan, a été diagnostiqué autiste à l’âge d’environ deux ans.

Dans un premier livre, « l’enfant cheval », devenu best-seller international, il a raconté comment son fils avait commencé à s’éveiller grâce à la médiation d’une jument, Betsy, et relaté l’incroyable périple familial accompli à travers les steppes de Mongolie pour aller à la rencontre des chamanes et y trouver la guérison. Mais les progrès accompli à ce moment-là n’ont pas été définitifs ; un an plus tard, Rowan a régressé et son père s’est souvenu des paroles du chamane : l’enfant aurait besoin de trois autres soins de ce type avant d’être guéri.

Dans ce second livre, à travers cette quête, nous partons à la découverte des cultures chamaniques dans divers coin du monde : bushmans en Namibie, aborigènes en Australie et indiens Navajo en Amérique du nord. Parallèlement, nous suivons pas à pas la création d’une méthode originale de soins et d’apprentissage destinées aux enfants autistes, et du centre qui lui est consacré, « New Trails ».

 

https://www.horseboyfoundation.org/

 

Ce livre est un document passionnant dans de nombreux domaines. Les rites chamaniques, les transes et les guérisons qui s’ensuivent ne sont pas feintes ; là où souvent la science cartésienne et la médecine traditionnelles ont échoué, elles sont bien réelles et montrent bien à qui n’en est pas encore convaincu que tout n’obéit pas à la loi de la rationalité.

Et puis il y a cette façon de vivre le handicap, loin des sentiers battus de l’obligation scolaire (par la force des choses !), dans l’action, le contact avec la nature, basée sur le vécu, l’expérimentation, enrichie par le contact animal, l’observation du vivant.

Evacuer le stress, les stimuli sonores ou visuels trop violents et organiser autour des enfants un univers joyeux, calme, serein. Facile à dire, diront certains, quand on vit déjà en pleine nature, au milieu des chevaux, comme c’est le cas de la famille Isaacson ! Oui, mais…

Si le cheval est un fabuleux partenaire pour détendre les enfants (et les adultes), activer la production d’ocytocine, l’hormone du bien-être qui favorise l’échange et l’accès aux apprentissages, on peut se servir d’un trampoline pour obtenir le même résultat.

Apprendre en s’amusant pour apprendre mieux ! Les enfants autistes sont ainsi capables de progrès stupéfiants et leurs compétences dépassent souvent très vite celles des enfants dits « normaux ».

Mais alors, pourquoi donc réserver ce traitement aux seuls enfants autistes ? Ne serait-ce donc pas là le moyen de combattre, entre autre, la phobie scolaire dont souffre un nombre croissant d’enfants, les problèmes d’inattention, l’hyperactivité, tous ces maux du siècle que l’on préfère soigner à coups de médicaments ? Les enfants d’aujourd’hui, soumis à la pression constante des évaluations, de la compétition, du souci de normalité, voire de conformité des profs, contraints à l’immobilité des heures de rang, dans un cadre fermé, austère, n’auraient-ils pas tout à gagner dans une pédagogie de l’action capable de réveiller leur curiosité, de stimuler leur imaginaire défaillant, de booster leurs capacités d’analyse et de déduction, au sein d’un environnement stimulant la joie de vivre, l’amour de tout ce qui nous entoure, et susceptible aussi de favoriser une véritable socialisation ? (L’enseignante qui sommeille toujours en moi, se lâche !)

Les cas d’autisme ont augmenté de façon fulgurante depuis quelques années, et cela n’a sûrement pas fini de s’arranger. Dans ce livre, nous découvrons que ce handicap difficile à gérer peut malgré tout de devenir une richesse, le professeur Temple Grandin à qui un film a été consacré en 2010, en est la preuve vivante.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/cecile-david-weill/cecile-david-weill-temple-grandin-la-star-des-autistes-13-03-2014-1800210_507.php

L’auteur met en avant une des principales particularités des autistes : ils n’ont pas d’Ego. Et dans notre monde ultra compétitif, c’est réconfortant, même si, du coup, il faut leur apprendre à se protéger !

Ce livre est un message d’espoir avec une « happy-end » dont aucun esprit chagrin ne saurait dire que ce n’est pas la vraie vie ! Il suffit d’y croire, de vouloir, de se dire que si c’est juste, cela se fera.

Juste un bémol : on parle beaucoup du papa, beaucoup moins de la maman… Et pourtant, elle est toujours là, du début à la fin. Mais bon, seule l’œuvre de Dieu est parfaite !

Bonne lecture

Frédérique

 

 

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 20:42

Commençons par quelques précisions. Les phosphatières sont des puits desquels a été extrait au XIXe siècle un minerai contenant du phosphore qui se présentait sous forme de nodules phosphatés ou phosphorites, une roche sédimentaire compacte.

Le Cloup est un terme de géologie désignant une dépression. Prononcez cloupe!

Les phosphatières du Cloup d’Aural, comme toutes les autres phosphatières, se présentent aujourd’hui comme des gouffres vertigineux à la végétation luxuriante où la température est fraîche en permanence, 15° !

C’est en 1999 que nous avions découvert notre première phosphatière sauf que celle-ci était, comme nombre d’entre elles alors, une décharge. Aujourd’hui, sans doute en reste-t-il mais un énorme travail a été fait pour les assainir et en éliminer les substances toxiques.

L’histoire commence en 1865 lorsque Jean-André Poumarède natif de Réalville, interpellé par la luxuriance de certaines cultures en divers endroits du Causse, initie les premières recherches et lance l’exploitation des phosphatières. Du jour au lendemain l’économie de la région s’en trouva chamboulée, l’opulence « menaçait » jusqu’à ce que de nouveaux gisements, plus riches et aisément exploitables, soient découverts en Floride, au Maroc. En 1887, 17 ans après le début de l’exploitation, celle-ci périclitait. Le Causse retombait dans l’anonymat et pire encore !

Wagonnets Décauville

Les meilleurs terres ayant disparu lors de l’exploitation des phosphatières, le phylloxéra s’attaqua aux vignes anéantissant les derniers espoirs de survie des Quercynois qui s’expatrièrent massivement outre Atlantique.

Remontons loin dans le temps !

Il y a 170 millions d’années le Quercy avait des airs de Bahamas, la roche calcaire, riche du phosphate lié à la décomposition des matières organiques des causses du Quercy, était entrain de prendre forme. 100 millions d’années plus tard la mer se retirait, l’érosion modelait les roches et des failles commençaient à entamer le relief. Grottes et gouffres ainsi formés, petit à petit se remplirent d’argile de surface, des cadavres des nombreux animaux qui hantaient les lieux jusqu’à combler ces phosphatières que nous découvrons aujourd’hui. Pendant ces millions d’années le climat ne cessa de se modifier, valse des espèces animales, végétales, chaud, sec, humide, froid …

Tout au fond de la phosphatière

Les phosphatières aujourd’hui ont été vidées de leurs nodules mais elles n’en finissent pas de livrer leurs secrets aux scientifiques qui ont un terrain de choix pour décrypter les scénarios possibles en matière de réchauffement climatique, aux paléontologues qui peuvent aujourd’hui remettre dans leur contexte des animaux dont on n’ignorait tout à des époques où la petite « Lucy » n’avait pas encore pointé le bout de son nez. 

Ce qu'il reste du Périssodactyle

Et même si beaucoup de fossiles ont disparu lors de l’extraction du phosphate étant donné leur fort taux de minerai, les campagnes de fouilles se succèdent apportant à chaque fois un peu plus de précision sur ce qu’était notre Terre à cette époque, les phosphatières présentant la particularité de renfermer une faune homogène à des époques précises.

Le Cloup d’Aural à Bach est une superbe visite que nous avons eu bien du mal à réaliser. Pas facile de se trouver là aux heures de visites 15 h et 16h30 lorsque l’on réside à 3 bonnes heures de route ou que l’on est en transit entre 2 destinations !

Outre la visite guidée passionnante d’une bonne heure et

Petit Lémurien

demie, des circuits à découvrir présentent la faune et la flore actuelles du Causse, l’exploitation minière telle qu’elle fut et pour les jeunes et moins jeunes un jeu de piste consistant à retrouver les silhouettes des animaux disparus à partir d’indices collectés sur des panneaux mais aussi lors de la visite guidée. Évidemment un tri a été opéré parmi les quelques 600 espèces retrouvées à Bach mais c’est l’occasion d’un bain de nature au milieu des genévriers, érables de Montpellier, chênes de toute nature tout chevelus de lichen. Do

 

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 16:39

S’il existe un lien entre Fontevraud et Ségur le château, c’est à n’en pas douter Richard Cœur de Lion, fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre. Une exposition lui est consacrée dans le chevet de l’église abbatiale: « Richard Cœur de Lion, Roi chevalier »

 

 C’est en 1101 que Robert d’Arbrissel, ancien prêtre du diocèse de Rennes, se retire sur une terre qui lui a été donnée et ne présente comme seul intérêt qu’une fontaine : la fontaine d’Evraud. Font d’Evraud… Fontevraud !

En cet endroit, Robert d’Arbrissel fondera quatre prieurés de femmes et un d’hommes, hors les murs. Aidés financièrement par les papes, les contes d’Anjou, devenus rois d’Angleterre – Aliénor d’Aquitaine a largement contribué à la splendeur de cette abbaye-, les prieurés se développent rapidement. Etant parti fonder d’autres monastères de par le monde, Robert d’Arbrissel, qui deviendra par la suite le chef d’un ordre prestigieux comptant 80 prieurés en 1789, confie la direction de l’abbaye à une abbesse. Les mères abbesses qui se succéderont par la suite, élues par l’ensemble des religieux, seront presque toujours issues de la haute noblesse et parfois de sang royal.

En 1792, suite à la révolution, la dernière abbesse est chassée des lieux, et douze ans plus tard, l’abbaye devient prison par décret napoléonien.

De fait, Fontevraud sera l’une des prisons les plus dures de France. Loi du silence, comme pour les religieuses, et mitard pour les récalcitrants. On y enfermera des hommes, des femmes et même des enfants, des résistants, des objecteurs de conscience, tous soumis à un régime impitoyable, le plus souvent sans rapport avec les délits commis. Avec Fontevraud, un nouveau statut est né : la prison-manufacture. On y tisse le chanvre, on y fabrique des chaises et des boutons de nacre. Dans son livre, « le miracle de la rose » (1946) Jean Genêt évoque les rudes conditions d’enfermement des prisonniers, bien qu’il ne s’agisse pas d’un témoignage personnel puisque l’auteur, ancien prisonnier, n’a jamais été incarcéré à Fontevraud.

De nouveaux bâtiments ont été construits pour accueillir les prisonniers, mais tout sera détruit après la fermeture du centre pénitentiaire, en 1963. Aussi ne vous attendez pas à trouver de nombreux vestiges de cette période noire. Une seule salle y est consacrée ; un mur entier, couvert de plaques commémoratives évoquant le nom des détenus et une sorte de parloir où l’on peut écouter des témoignages de prisonniers, mais aussi de surveillants et de villageois. Nous avons d’ailleurs été un peu sidérées de voir que la plupart des gardiens et des habitants du village évoquent cette période avec nostalgie. Aucun ne dit vraiment « c’était le bon temps », mais beaucoup semblent le penser ! Il faut dire que, qui dit gardiens, dit familles de gardiens, donc commerces, écoles, activité économique florissante, tout un monde qui s’est écroûlé à la fermeture du pénitencier. Ceci explique cela.

Il aura ensuite fallu attendre 1975 pour voir renaître l'abbaye et le village, avec la création d’un pôle culturel actif et innovant. Concerts, expositions, accueil des artistes en résidence et même aussi, aujourd’hui, un hôtel de luxe.

 

 Pour visiter l’abbaye, mieux vaut prévoir une longue plage horaire. Pour notre part, nous avons opté pour le circuit long : église, cloître, jardins, caves et dépendances, et nous avons passé deux bonnes heures dans les lieux.

L’architecture des bâtiments est imposante, sobre et… royale. La grande église abbatiale qui abrite les gisants d’Alienor d’Aquitaine, Henri II, Richard Cœur de Lion et Isabelle d’Angoulême, est majestueuse, les fresques de la salle capitulaire sont remarquables et le bâtiment des cuisines, coiffé d’un dôme en pierre hérissé de multiples cheminées, est assez déconcertant. La promenade dans les jardins est par ailleurs très plaisante.

Aliénor au côtés de son époux

Cependant, nous avons particulièrement apprécié les caves des abbesses, non pas pour le vin, mais pour une prestation artistique originale, la « crypte des effraies ».

L’artiste, Julien Salaud, lauréat 2015 de la fondation Ackerman-Fontevraud, à partir de clous répartis selon un plan déterminé et relié entre eux par des fils tendus, met en scène des chouettes (entre autres) d’un réalisme stupéfiant, sauvage et splendide.

On progresse à pas menus dans cet univers fascinant et un peu inquiétant, de magie et de ténèbres, subtilement mis en valeur par un éclairage minimal. Ambiance Halloween, mais de bon goût ; comme quoi, c’est possible !

Une petite vidéo à ne pas manquer ci-dessous !

 La crypte des effraies

Pour conclure, passant par la Touraine, une halte à l’abbaye royale de Fontevraud s’impose. La visite, souvent interactive n’y est jamais ennuyeuse et permet de revisiter une histoire de France trop oubliée. De France et d’Angleterre ! Frères ennemis, ennemis héréditaires ? Destins mêlés en tout cas.

Frédérique

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 16:13

Le 27 octobre le parlement a adopté en première lecture le passage de l’obligation vaccinale de 3 vaccins (actuellement quasiment indisponibles) à 11 vaccins.

Alors qu’en France une immense majorité de personnes s’opposent, non à la vaccination comme certains se plaisent à le dire, mais à cette avalanche de vaccins sur des organismes enfantins encore non matures du point de vue immunitaire, que les pétitions se sont multipliées et que le million de signataires opposées à cette surenchère de vaccins a largement été dépassé, quel crédit peut-on apporter à une loi votée par un pourcentage ridicule de députés ?

 

C'est intimiste

L’Hémicycle comprend 577 députés (information provenant du site de l’Assemblée Nationale), 75 étaient présents pour le vote, 63 ont voté oui, 3 non et 9 se sont abstenus !

Que font ces députés sensés représenter le peuple français dont ils sont les porte-parole ? Pour quoi sont-ils payés ? Mais peut-être sont-ils payés en fonction de leurs heures de présence !? LOL

Est-ce cela la Démocratie ? Ne serait-il pas temps de voter une loi permettant d’invalider un vote, une élection quand le pourcentage des abstentions ou absences est tel qu’il n’est pas représentatif ? Je peux vous dire que si un jour cela est le cas, je ne me gênerai pas pour m’abstenir de voter plutôt que de devoir voter par défaut pour le moins pire.

 

Alors que régulièrement des scandales sanitaires éclatent révélant des situations dramatiques qui auraient pu être éviter si l’on avait eu à coeur de préserver la santé des personnes et non la santé financière des laboratoires, l’affaire du médiator en est l’exemple type, est-il impossible d’envisager d’appliquer le principe de précaution et de ne s’en tenir qu’aux 3 seuls vaccins actuellement obligatoires d’autant que la présence d’Aluminium comme adjuvant fait débat et rajoute de la dangerosité ?

Un petit rappel en un clic avec cet article traitant du film « La fille de Brest » retraçant le combat d’Irène Frachon :

http://www.longville-dofredo.com/2016/12/la-fille-de-brest.html

Au cas où la question vous tiendrait à coeur, voici quelques précisions qui ne sont pas de notre cru mais trouvées sur le site de Médiapart et susceptibles de vous éclairer :

En France, il ne peut exister d'obligation légale de vaccination :

1-  L'obligation vaccinale est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

(Article 3) : " Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne".

Le 9 juillet 2002, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a précisé que la vaccination obligatoire, en tant que traitement médical non volontaire, constituait une ingérence dans le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne.

 2- L'obligation vaccinale est contredite par le Code Civil :

(Article 94 653 du 29 juillet 1994) selon "le principe du respect de l'intégrité du corps humain".

 3- L'obligation vaccinale est en contradiction avec le Code de Déontologie Médicale :

(Article 36) : "Tout acte médical requiert le consentement libre et éclairé des personnes".

 4- Toute obligation vaccinale est contraire aux arrêts de la Cour du 25/02 et du 14/10/1997 qui expliquent que

"Les praticiens doivent être en mesure de prouver qu'ils ont fourni au patient une information loyale, claire, appropriée et exhaustive, au moins sur les risques majeurs, et la plus complète possible sur les risques les plus légers. Cette information a pour but de permettre au patient de refuser la vaccination proposée en estimant que les risques sont supérieurs aux bénéfices escomptés".

 5- Toute obligation est annulée d'office par la loi du 4 mars 2002, article 11, modifiant l'article L1 111-4 du chapitre 1er de la 1ère partie du Code de Santé Publique :

"Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment".

 Enfin, à l'âge de 6 ans, il est obligatoire que votre enfant soit scolarisé.

Vacciné ou pas.

Do

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 20:09

Très régulièrement, dans les journaux, ou sur des affichages au bord des routes, les opposants aux énergies renouvelables, éolienne et photovoltaïque, expriment leur détermination à empêcher l’implantation de nouveaux sites. Les éoliennes, surtout, sont pointées du doigt : suspecter de représenter un danger pour les oiseaux, d'émettre des infrasons, de générer des champs électromagnétiques, et surtout, le pire à mettre au conditionnel, elles gâtent le paysage et masquent le panorama.

Alors, pas de ça chez nous ! Chez les autres, oui ?

La beauté ou la laideur sont des concepts subjectifs et tout est affaire de goût. Personnellement, je trouve que les éoliennes de St Paul de Fenouillet s’intègrent bien dans le paysage, mais je veux bien admettre qu’elles puissent en choquer d’autres.

Par ailleurs il y a des endroits où les éoliennes constituent un pôle touristique incontournable : ainsi, personne ne va en Crête sans faire le détour par le plateau de Lassithi.

Eoliennes du plateau de Lassithi

D’accord, elles ne sont pas tout à fait comme celles d’aujourd’hui mais il y a de nos jours des parcs éoliens qui sont des attractions touristiques.

Cependant, si l’on s’en tient à la question esthétique, il serait peut-être plus urgent de se mobiliser contre les décharges sauvages, qui fleurissent un peu partout, bien visibles ou à peine dissimulées, sur la voie publique ou en terrain privé : fossés débordant de détritus, cannettes, bouteilles plastiques, cartons vides et sacs poubelles (pleins !), vieux matelas pourris et autres encombrants… En dépit des déchèteries et ramassages réguliers organisés par les communes, la terre déborde de nos déchets, qui finissent inévitablement en mer. Voilà qui est vraiment choquant et impacte gravement l’avenir de la planète, donc le notre. Soit dit en passant, pour avoir l’habitude de voyager, notre département est particulièrement touché par ce regrettable phénomène, surtout du côté littoral.

De toute façon, en matière d’énergie, nous n’avons pas le choix ; l’aire est aux énergies renouvelables et chaque commune doit faire un effort dans ce sens. A l’heure où l’on nous encourage à acquérir des véhicules électriques (même des vélos ), où les équipements ménagers sont de plus en plus sophistiqués et consommateurs d’énergie, où les loisirs développent des infrastructures de plus en plus gourmandes (parcs aquatiques, balnéo, etc…), les détracteurs de l’éolien et du photovoltaïques préfèrent-ils voir exploser le parc nucléaire français, ailleurs qu’en pays catalan évidemment car là aussi cela gâche vraiment le paysage et puis cela peut sauter, où sont-ils près à pédaler pour actionner des générateurs privés ou collectifs ?

Centrale de Chinon

Ah, tiens, en voilà une idée qu’elle est bonne ! Se retrouver le soir, à la veillée, pour pédaler de conserve et assurer une production énergétique minimum ! Convivial et excellent pour la santé.

Toujours est-il que je préfèrerais pour ma part voir un champ d’éoliennes altérer un tant soit peu ma vision du Canigou, plutôt que ces accumulations de déchets qui souillent ce que nous avons de plus précieux, notre mère nourricière, la Terre. Dernier point, il arrivera un jour où l’implantation d’éoliennes sera imposée et là où il y en aurait peut-être eu 6 nous en aurons le double ! Car où trouverons nous l’énergie pour faire rouler tous ces futurs véhicules censés remplacer nos bonnes vieilles voitures thermiques ? 

 

 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 20:08
Château de Brézé

Le château de Brézé s’est un peu comme un iceberg, 1/9e immergé et tout le reste sous terre et là encore le plus intéressant à mon goût ne réside pas dans la visite de la partie hors sol qui permet juste de se faire une idée de la vie du personnel dans les châteaux.

En résumé, plus on descend dans la hiérarchie plus on monte dans les étages pour finir parqué au dernière étage d’une tour d’angle, sous une très belle charpente certes, mais très exposé au chaud ou au froid n’ayant même pas droit à un escalier en pierre celui-ci s’arrêtant net dès que l’on quitte l’étage dit « noble ». Sans commentaire, où se niche la mesquinerie des nantis !

A Brézé le top du top c’est la partie souterraine. Sitôt passé la cour d’Honneur du château, un long couloir pentu et souterrain mène au fond des fossés.

Galerie St Vincent avec la voûte effondrée

On le parcours en cheminant à tâtons, ébloui par un éclairage imbriqué dans le sol, un peu inquiet de devoir quitter l’itinéraire principal pour explorer les nombreuses galeries qui s’ouvrent par ci par là.

Peur de se perdre jusqu’à ce que l’on ait vérifié qu’il suffit de revenir sur ses pas, on s’enhardit alors pour finir par se faufiler partout même lorsque c’est le noir profond.

Chauffoir à levain taillé dans la roche

A Brézé le réseau souterrain n’a cessé de s’agrandir (jusqu’à pénétrer accidentellement le réseau rural provoquant l’effondrement de la voûte) à tel point que si la visite de la partie aérienne ne demande qu’une demie heure, 2 heures ne sont pas de trop pour découvrir les multiples salles souterraines : boulangerie, magnanerie, pressoir, celliers, pièces à vivre, échauguettes, carrière … avec pour finir un tour au fond des fossés (pas de douve ici) parmi les plus profonds d’Europe.

Voilà donc de quoi visiter si le coeur vous en dit, sans compter que les nombreux autres sites, restaurants, gîtes troglos ont tout pour vous séduire.

Do

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 18:44

Des troglos qui sentent bon la Rose, Doué la Fontaine et Rochemenier.

Alors que nous sommes passées au temps de notre jeunesse un nombre incalculable de fois aux environs de Saumur notamment à Rosiers sur Loire, nous venons juste de découvrir que cette région se dédiait à la Rose depuis des lustres. L’habitat troglodytique de Doué la Fontaine est à vocation plutôt rurale. Outre la visite des caves cathédrales, si vous transitez dans la région plutôt que de visiter le zoo arrêtez vous au lieu dit Terre de Rose.

 

On y apprend tout sur la culture de cette fleur, ses origines, la distillation. On peut y découvrir une ancienne maison vigneronne « troglo » reconvertie en musée, certes modeste mais qui a le mérite de présenter les phénomènes géologiques à l’origine de cet habitat troglodytique rendu possible par l’accumulation pendant des millénaires de sédiments marins, à une époque où toute la région était baignée par une mer tropicale. Tuffeau ou Falun, ces roches très riches en fossiles, plus ou moins tendres, très prisées se retrouve partout sur les bords de Loire. Châteaux, villes et villages sont nés de ces multiples carrières à l’origine de l’habitat troglo où à partir d’une simple excavation, il est possible d’agrandir, discrètement éventuellement, l’habitat jusqu’à donner naissance à un réseau inexpugnable et indétectable de l’extérieur. C’est d’ailleurs ce qui caractérise le village de Rochemenier !

Avec une quarantaine de fermes troglos, 250 salles souterraines environ, se balader à Rochemenier donne une curieuse impression. La plupart du temps, les toits sont au niveau du sol quand ce n’est pas au-dessous !

La rue se trouve au pied de l'église, les maisons au-dessous de la rue !

La première ferme fut creusée au XIIIe siècle puis le village souterrain s’est agrandi avec l’accroissement de la population jusqu’au XIX e. Il suffisait d’une cour creusée à ciel ouvert pour que le processus soit lancé.

On évidait ensuite des cavités ouvrant sur les parois de la cour avant de creuser une autre cour et de les relier entre elles par des passages souterrains. Après quoi il était possible de cheminer de fermes en fermes sans avoir à refaire surface. C’est l’expérience que l’on vit au musée ethnographique de Rochemenier en découvrant deux fermes et leurs multiples espaces de vie.

Pressoir à noix
Chapelle souterraine datant des guerres de religion

Pressoirs à raisin et noix, tonnelleries, celliers, pièces à vivre, il y a même une chapelle souterraine et de judicieux aménagements qui permettaient de faire aisément le lien avec la surface comme les jittes, des conduits creusés dans le falun qui permettaient aux vendangeurs de ne pas avoir à descendre le produit de la vendange jusqu’au pressoir. On déversait les grappes dans ces sortes de cheminées qui s’ouvraient pile poil là où il fallait !

Veillée à Rochemenier

Ce monde souterrain n’a rien à voir avec ce que nous avons découvert à Saumur ou découvrirons à Brézé. On s'y verrait bien à la veillée, tout est bien organisé et la lumière y est très présente.

La suite au prochain numéro !

 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 18:28

Suivez le guide !

N’ayant pas projeté d’itinéraire clairement défini au départ, c’est l’enthousiasme communicatif de Peggy, spécialiste en réflexologie plantaire (quel bonheur!) qui nous a incité à gagner les bords de Loire pour nous consacrer à la découverte de l’habitat troglodytique.

Basées à Saumur, jolie ville que nous connaissions un peu pour en avoir arpenté le centre piétonnier, c’est en visitant le château que nous avons eu notre première expérience souterraine. Installé sur le site d’une abbaye que fit construire en 950 un dénommé Thibaut le Tricheur, homme de pouvoir vraisemblablement peu recommandable (une constante semble t’il qui perdure encore et sans doute plus que jamais de nos jours !), la première esquisse de ce qui sera le château date de 962. Encore n’était-ce qu’une enceinte fortifiée.

Inutile de narrer par le menu l’historique du château, c’est toujours à peu près le même scénario : conflits avec les anglais, guerres de religions entre protestants et catholiques, là où cela change c’est sous Napoléon qui comme à Fontevraud transforma le lieu en prison. L’intérieur est conforme à ce que l’on s’attend à découvrir dans un château, il n’y a vraiment que la grande salle souterraine qui soit impressionnante avec quelques boyaux à peine éclairés qui se laissent deviner.

Ventilée par un puits situé dans la cour d’Honneur juste au-dessus, il y fait un froid de canard. Dévolue jadis au stockage des vivres, elle offre aujourd’hui aux visiteurs une curieuse mise en scène de personnages affairés autour d’un tas de sable dont nous n’avons pas décrypté le message, glauque ! A suivre ...

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 12:13

https://www.mesopinions.com/petition/politique/interdiction-argent-liquide/35352?sign=true#target

Supprimer le cash et nous obliger à n’utiliser que les paiements dématérialisés, cela vous semble une bonne chose ?

Il y a fort à parier que nombre d’entre nous seront séduits par cette idée. Tous ceux déjà qui ne rêvent que de voir supprimer les « petites pièces » qui soit disant alourdissent les portes-monnaie. Par ailleurs l’engouement pour le paiement sans contact tenterait à montrer qu’il n’est pas loin le jour où en effet nous n’aurons plus le droit de payer en liquide ! Et pourtant, en y réfléchissant un peu il est quand même facile de voir ce qui se cache derrière cette manœuvre que la société VISA envisage de rendre obligatoire aux USA.

Ce ne serait ni plus ni moins que notre mise sous tutelle.

Avoir à disposition le profil de chacun d’entre nous, nos goûts, notre philosophie de vie, comment nous nous soignons, ce que nous consommons, est-ce cela que nous souhaitons offrir aux gouvernements ? Avec une simple carte bancaire le moindre de nos déplacements est facilement connu. Je ne vais pas entrer dans les détails à chacun de nous d’y réfléchir.

Mais il y a pire, dématérialiser l’argent c’est créer un peuple d’exclus, tous ceux qui gagnent petit et n’ont parfois pas de carte bancaire car ils ne peuvent que consommer au jour le jour. Et pas besoin de vivre dans un pays du tiers monde pour connaître cette situation. Ici, en France, parmi nos amis, cela est le quotidien de nombreuses personnes.

Quand on sait que la Banque peut à tout moment bloquer les comptes, qu’adviendra t’il de tous ceux qui ont juste ce qui faut pour joindre les 2 bouts.

Si dans toute chose il y a du positif, je ne vois juste comme moyen de se réjouir qu’une parade à cette captation qui se profile, développer l’économie solidaire en mettant en place les échanges de services et une monnaie parallèle comme cela se fait. Mais encore faudrait-il se réveiller et arrêter de nous comporter comme des moutons.

Photographie d'une oeuvre de l'artiste Adrian Kenyon

Réveillons nous et arrêtons de déléguer nos pouvoirs. La prochaine étape, et encore est-déjà développé par endroit, c’est la puce implantée sous la peau. Plus besoin de trimballer ses papiers, sa carte bancaire, laisser les autres se souvenir et penser pour nous ?

Cela vous tente peut-être en fait? Pensez-vous comme certains à propos du paiement sans contact que ça vous fera gagner du temps, plus besoin de chercher les choses ! Arrêtons de nous engouffrer dans toutes ces technologies qui font gagner du temps et nous paraissent plus pratique parce qu’elles font à notre place. Mais qu’allons nous en faire de tout ce temps gagné alors que bien souvent on ne sait quoi faire du présent ?

Allez un effort, désactivez le sans contact dans un premier temps, prenez le temps de parler aux commerçants, aux autres clients et méfiez-vous de tout ceux qui vous veulent du bien mais en fait n’en veulent qu’à votre bien.

Do

Pour se réveiller, un site à visiter : www.adriankenyon.com

 

 

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 16:08

Après avoir fait halte à Cayriech, charmant petit village du Quercy doté d’un camping accueillant, fonctionnel et calme, nous avons roulé jusqu’à Uzerche avant de mettre le cap vers St Yriex la Perche et son gigantesque magasin de porcelaine où nous avions échoué quelques années plus tôt par le plus grand des hasards. Cependant cette fois, la halte est tout à fait délibérée car nous avons décidé de remplacer nos vieilles assiettes qui ont vraiment fait leur temps.

 Nous suivons la route "Richard Cœur de Lion".

A l’est de la Nouvelle Aquitaine, cette route est un itinéraire de découverte allant de la Charente aux portes de la Dordogne et de la Corrèze. Elle passe notamment par la petite ville de Châlus, en Haute Vienne, où Richard Cœur de Lion a trouvé la mort le 6 avril 1199, touché par un tir d’arbalète, alors qu’il faisait le siège du château féodal.

C’est en cheminant sous un beau soleil à travers une campagne arborant déjà les couleurs flamboyantes de l’automne, entre la très belle cité médiévale d’Uzerche et St Yriex, que nous avons découvert un village enchanteur méritant amplement son classement parmi les « plus beaux villages de France : Ségur le Château.

Lové dans un méandre de la rivière Auvézère, les demeures anciennes s’étalent à flanc de collines, dominées par la muraille imposante du château fort ruiné. La place principale, dite « du champ de Foire », bordé par la rivière, offre un gigantesque parking ombragé de platanes aux feuilles d’or. Mais avant de passer le petit pont fleuri et d'y accéder, il faut pénétrer dans le village par une ruelle étroite et tortueuse, qui, de prime abord, compte-tenu de notre gabarit, nous a un peu intimidées. Et pourtant ça passe ! (De toute façon, il est impossible de se garer ailleurs).

Et voilà Tibus royalement installé au cœur historique de cette petite cité médiévale au patrimoine bâti exceptionnel, remarquablement entretenu et mis en valeur.

Par chance, nous avons pu trouver l’office du tourisme-mairie encore ouvert, et avons reçu des mains du maire en personne, le matériel nécessaire à nos investigations touristiques : plan, itinéraire de découverte et explications historiques. Il ne nous restait plus qu’à partir à l’aventure, le nez en l’air, armées de nos appareils photos et de notre curiosité.

Ségur signifierait « lieu sécurisé » et c’est vrai qu’on s’y sent bien ! Ce petit village d’origine gallo-romaine, fut en son temps une des places fortes des vicomtes de Limoges, mais c’est après la guerre de cent ans, entre 1348 et 1750, qu’il connut une grande prospérité en se voyant doté d’une cour d’appel de justice, ou « cour des appeaux ». Tout recours contre une décision de justice rendue dans une des 150 juridictions seigneuriales du comté de Périgueux, devait être débattu ici, à Ségur.

Son château, aujourd'hui fermé à la visite pour cause de remise en état, vit naître Jean d’Albret, futur roi de Navarre et aïeul de Jeanne d’Albret, mère de Henri IV qui fut le dernier vicomte de Ségur.

De superbes maisons à pans de bois et colombages ponctuent le circuit de découvertes qui emprunte parfois quelques sentiers de randonnées, offrant une multitude de points de vue différents sur le village et le château, et favorisant de bien jolies découvertes : une récolte de noix providentielle, un séquoïa géant remarquable, plusieurs fontaines et… le meilleur pour la fin, « les paniers de Tom ».

C’est une grange insignifiante au premier regard au mur duquel se balance une enseigne. Intriguées, nous hasardons un œil à l’intérieur… Et là, magnifiquement rangés par catégories, courges, pommes de terre, tomates... bref, une abondance de légumes de saison s’offrent à nos yeux éblouis.

Par contre, aucune présence humaine en ces lieux. Nous nous avançons suffisamment pour lire une pancarte : « servez-vous, pesez, faites vos calculs, mettez l’argent dans la boîte et repartez avec le sourire ! » Il y a tout ce qu’il faut pour cela :  prix, cahier, stylo, balance, calculette…

Comment résister ? Nous craquons pour une butternut, des tomates et des oignons, et repartons, certes, alourdies (mais heureusement, nous arrivons à la fin du circuit !), mais ravies.

Ségur le château a un petit goût de paradis. Pas si courant, un tel témoignage de confiance, même si ce n’est pas la première fois que cela nous arrive.

Alors, si vous passez un jour par là, faites une halte, vous ne le regretterez pas. Et comme nous, vous en repartirez peut-être avec le sourire, réconciliés avec l’humanité. (Au moins pour un temps !).

Frédérique

 

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