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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 19:29

Toutes ragaillardies nous avons ré-endossées pour la suite du voyage, nos costumes de touristes et musardées sur de toutes petites routes pour y découvrir des bijoux architecturaux comme Rodelle !

Situé sur un éperon rocheux troué comme du gruyère, le site est d’une grande richesse tant pour la faune locale que pour la flore. Nous avons donc exploré le coin et fait le tour du piton.

Impossible de faire l’impasse sur les innombrables grottes qui ont par le passé servi de refuge à la population. Aujourd’hui, il est préférable de regarder où l’on met les pieds, les humains ayant tendance à faire du moindre recoin un lieu d’aisance sauvage.

L’une de ces grottes, transformée en chapelle est aujourd’hui un lieu de pèlerinage consacré à Sainte Tarcisse. Cette « Tarcisse » n’est autre que l’arrière petite fille de Clovis. Née aveugle, elle s’exila en ces lieux pour ne pas épouser le barbare qui lui était destiné ! Vivement chichement du lait de sa chèvre et de pain, l’histoire lui attribue de nombreux miracles ! Pas de pèlerins pour notre passage, juste une chienne en mal de caresses qui nous fit un brin de causette !

Notre dernière halte vraiment agréable fut pour le petit village médiéval de Vimenet encore dans son jus.

Pas vraiment de grande découverte mais la surprise d’être d’un coup survolées par une bonne trentaine de vautours.

Un autochtone promis guide nous révéla la présence d’un cadavre de vache abattue le matin même. Un peu fada et fugueuse, elle avait eu le grand tort d’agresser les randonneurs, chasseurs et cueilleurs ! Et Pan !

Avec cet énième séjour en Aveyron nous avons encore peaufiné notre connaissance de cette région que nous affectionnons, mais il nous reste encore plein de choses à voir ! Elle n’est pas belle la vie !

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 20:13

Avec un peu de retard voici un petit aperçu de notre balade entre Lozère et Aveyron. Nous avons commencé gaillardement par l’Aubrac, ce haut plateau à cheval entre les deux départements.

Bien évidemment nous y avions repéré des randonnées que nous avons eu du mal à mettre à notre programme. Faute à la météo en premier lieu mais nous accusions quand même un coup de mou ! Occasion de réfléchir « au pourquoi du comment » et de poser le constat que d’un point de vue énergétique il est essentiel de ne pas se perdre dans des projets qui ne sont pas les nôtres ! Je développerai une autre fois !

Côté météo, les orages ont joué les trublions et nous avons eu bien du mal à nous lancer dans une rando dépassant les trois heures.

Nous avons au moins pu réaliser notre cueillette d’Arnica et cette fois nous étions parties parées, bocal, huile de Tournesol, bio évidemment, et après un petit temps de séchage, juste pour laisser les fleurs perdre un peu de leur humidité le bocal a fini le voyage sous haute surveillance. Pas question de réitérer nos exploits de l’an passé quand il avait volé au travers de l’habitacle ! Je vous laisse imaginer la suite.

Nous avons par contre découvert avec étonnement que les « spots » de cueillette étaient très localisés. Nous avons navigué 3 jours complets et trouver uniquement deux champs fleuris d’Arnica, les mêmes que l’an passé ! Un plan que nous tairons donc !

Quittant les hauteurs, après le plein de fromage, du Laguiole évidemment et de la tome fraîche, à nous les truffades, retortillates, nous avons filé plein sud et redécouvert Estaing.

Ce ravissant village des bords du lac n’est aucunement le fief de Valéry Giscard qui est d’Estaing parce que son père fut autorisé par le conseil d’état à « relever » le nom de sa trisaïeule. Pour info, je cite : « Lucie-Madeleine d’Estaing de Réquista Dubuisson, comtesse de La Tour Fondue » !

Diantre, encore que ce qualificatif de fondue fasse un peu tache !

Situé sur l’un des chemins de Compostelle, la Via Podensis, nombreux sont les pèlerins à errer en soirée dans les ruelles du village. De notre côté nous avons fait halte au camping municipal, un VRAI camping, sans bungalow ni piscine, en plein champ et qui permet, en suivant le cours bucolique de la Coussane d’atteindre pedibus le village.

Le nom Estaing vient du latin stagno, mot désignant une zone de marécage, ce qui se comprend lorsque l’on sait que le village s’est développé au confluent de la Coussane et du Lot. Et chacun sait que le Lot est parfois capricieux. Au passage, c’est l’un des fleuves que je préfère, de sa source en Lozère à sa confluence avec la Garonne il confère aux régions qu’il traverse un charme indéfinissable.

Deux ponts médiévaux, un gigantesque pont gothique, un bâti médiéval préservé, l’église St Fleuret et sa crypte justifient amplement le classement de Estaing parmi les plus beaux villages de France.

Je ne parlerai pas du château, certes on ne peut le louper mais son architecture décousue est déconcertante. Nous avons choisi de ne pas le visiter n’ayant nulle envie de découvrir une expo consacrée à VGE, ils sont opportunistes. Contrairement à beaucoup de villages « musée », Estaing vit et s’il y a bien quelques boutiques à vocation touristique, il est possible de s’y ravitailler, les bistrots sont OUVERTS !

Reste le cas de ces sculptures un peu étranges découvertes dans les encoignures de ruelles ! A vous de voir si cela vous parle. Personnellement j'ai préféré les jolis jardins le long de la Coussane.

Dominique Longville de Clamart de la Bergerie sans mouton

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 20:08

Missions de vie, suite et fin

Pour ce qui est de la transmission des savoirs, des idées, nous avons plusieurs stratégies.

L’écriture pour témoigner de ce que nous découvrons de la beauté de la Vie et de la Nature, de sa complexité aussi. Les romans de Frédérique, le blog et Facebook sont nos supports favoris !

La peinture qui donne de la couleur, de la légèreté à certaines formes de messages.

Le jardinage, au jardin de Claire et à notre "refugi". Notre jardin a en effet été baptisé du nom El Refugi, titre de l'un des premiers romans de Frédé !

 

Il y a aussi les partages lors de sorties rando ou cueillette, de soirées plus festives quand ce ne sont pas des après-midis studieux pour parler et échanger autour de la santé, des soins et remèdes naturels avec des personnes qui ont toutes quelque chose à transmettre. Nous sommes tous des pions qui petit à petit émergent à la Lumière pour témoigner que l’on a tout à inventer.

La médecine est notre dada, pas celle qui rime avec profit et nie l’individu et ses particularités ! Là aussi notre mère y est pour beaucoup !

Nous avons à cœur de témoigner de la complexité de l’humain et de la nécessité de le considérer dans sa globalité pour répondre de la manière la plus appropriée à ses besoins.

Ouvrir la porte de notre maison et accueillir ceux qui répondent à nos invitations pour témoigner de leur parcours singulier et partager avec nous les connaissances qu’ils ont acquises douloureusement parfois.

Et si nos relations ne sont pas très nombreuses, à l’image du nombre d’amis sur Facebook, chacune d’elles contribue avec nous à véhiculer l’idée qu’il n’y a pas qu’un chemin à suivre, celui que les gouvernements veulent nous imposer, mais autant de chemins que d’individus qui tous se rejoignent sur un point, la liberté de choisir sa vie !

Et aujourd’hui c’est le moment ou jamais de faire son choix.

J’ai, nous avons, fait le nôtre.

Nous ne reviendrons plus en arrière.

Je reste rebelle.

Je tiens à écrire mon chemin, singulier, chacun de nous a le sien !

Je suis sortie de la peur de la mort ! Je ne la recherche pas mais j’avoue que parfois je suis heureuse pour ceux qui partent et sans les envier je ne peux m’empêcher de penser qu’ils vont vers le meilleur !

Je ne suis pas en guerre, je suis juste convaincue que seule la vie réelle, celle qui crée du lien et non pas celle qui enferme l’individu, vaut la peine d’être vécue et que pour vivre cet idéal il y a des choix de vie qui m’amènent à dire NON à ce qui ne me convient pas !

Je ne veux pas vivre par procuration, dans le virtuel. Je veux me frotter à la terre, me dépasser en me posant mes propres défis, je veux serrer les gens dans mes bras, faire des bises sans recours à des moyens qui nuiront à mon intégrité physique, psychique, mentale, morale …

Je veux vivre en sachant que mourir c’est naître à une autre vie, un jour … je ne suis pas pressée !

Dominique

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 19:49

Ce que j’ai toujours eu de plus profondément ancré en moi est de partager mon désir d’indépendance (d’où mes fugues de l’école). Ne pas se laisser enfermer dans des vies où tout est tracé par avance, savoir s’affranchir des idées toutes faites, tenter par tous les moyens de vivre autonome et libre.

Il faut dire que nous avons été à bonne école avec une mère très avant-gardiste et que j’avais déjà fait mes gammes en famille, avec des oncles et tantes pétris de conformisme. Proies faciles pour toutes les formes de pouvoirs qui sévissent et pensent pour nous, refusant de croire que le pouvoir de décider leur appartenait encore, même à un certain âge.

Ils déléguaient !

Ils ont été mes référents, les modèles à ne pas suivre !

Savoir ne pas être mouton, savoir sortir du troupeau sans crainte et oser être soi, se tromper sans doute mais s’accorder le droit à l’erreur pour conquérir son autonomie de penser. Et c’est encore plus vrai aujourd’hui !

D’autres missions de vie se sont révélées petit à petit. Elles tournent majoritairement autour de l’accueil, du réconfort et, bien sûr, de la transmission de savoirs. Des savoirs qui m’aident dans la vie à m’affranchir de comportements aliénants et limitants tels que les états souhaitent nous les imposer. Je ne suis pas seule sur ce coup et avec Frédérique nous semons des graines qui, nous l’espérons, vont là où elles doivent aller.

Ce n’est plus l’école et s’il n’y a pas d’obligation de résultat, c’est très gratifiant mais ce sera pour le dernier épisode !

Nous cheminons sur les chemins de la connaissance accumulant des savoirs que nous avons à cœur de retransmettre. Un travail de « résistance » aussi qui depuis mars 2020 a pris pendant plusieurs mois l’allure d’un travail à temps plein.

En matière d’accueil et de réconfort outre l’entre-aide aux voisins et amis il y a deux missions plus occasionnelles, liées à des réminiscences karmiques, c’est une certitude : soigner par imposition des mains et passeur d’âmes.

La première m’est tombée dessus sans crier gare, le jour ou Jeannine a été méchamment brûlée sur le ventre et les cuisses. Aujourd’hui soigner ainsi ne m’inquiète plus, j’ai enfin compris que je n’étais qu’un canal par où circule l’onde de guérison et j’ai aussi appris (dans la douleur) à écouter mes ressentis. Je sais m’autoriser à refuser le soin si les énergies de la personne ne sont pas en harmonie avec les miennes. C’est avec joie que je laisse mes mains agir sur les humains mais aussi les animaux et les plantes.

Par contre j’ai toujours été tout de suite à l’aise avec le rôle de passeurs d’âmes, beaucoup plus simple, l’âme est volontaire pour partir ou pas. Aucun risque à répondre favorablement à un souhait de départ, nos énergies respectives ont tout à y gagner ! Reste le cas des récalcitrantes qui squattent la maison, parasitent nos énergies et refusent de partir, elles sont de plus en plus rares. Parfois c’est à croire que la maison sert de piste de décollage, une ou deux paroles de réconfort et hop !

Nous en avons eu ainsi une qui depuis des années se rappelait à nous à la faveur de circonstances particulières. Une entité familiale que la colère, la rancœur mais aussi la certitude d’être dans le vrai en refusant de partir pour ne pas s’éloigner de celles qu’elle pensait protéger, retenait.

Et puis, il y a peu de jours, après que je me sois « fâchée », soit elle se laissait aider soit elle nous oubliait, elle a accepté de me laisser la guider dans la lumière. J’ai commencé seule et naturellement Frédérique m’a rejointe et c’est à deux voix que nous l’avons guidée. Au moment où elle a lâché prise après environ soixante années d'errance, une grande émotion nous a étreintes et l’énergie pétillante d’une jolie présence venue à sa rencontre m’a enveloppée.

A demain !

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 20:14

Pour vous parler de ce sujet qui m’est cher, je le crois essentiel en fait, je n’ai pas trouvé d’autre moyen que de me livrer ! Et comme cela risque d’être long, je vais le faire par épisode...

J’ai aujourd’hui une certitude, la seule chose importante est de connaître ce que notre âme est venue expérimenter dans cette incarnation afin d’en déduire les missions de vie qui en découlent et de tout mettre en œuvre pour les réaliser, tout cela sans s’attacher. En acceptant que l’autre (les autres) traverse(nt) notre vie choisissant le chemin qui leur convient même si nous ne comprenons pas leurs choix. Les personnes rencontrées en chemin sont les « moyens » qui nous sont offerts pour mettre nos missions de vie en œuvre néanmoins ils ne sont pas la mission. Ils passent en même temps que les missions se précisent et évoluent, sans doute est-ce pour cela que le cercle de nos relations évolue sans cesse. Des relations s’évanouissent, d’autres les remplacent dont les énergies nous correspondent mieux ! Rien n’est jamais figé d’autant que s’arrêter sur un de ces « moyens » c’est parfois dévier de notre mission pour se perdre dans la mission de l’autre.

Chacun de nous a son chemin singulier à suivre, personne n’a le droit de nous en empêcher, nous pouvons conseiller ou être conseillé mais sans plus.

Je connais l’une de mes missions de vie, depuis bien longtemps, depuis très exactement mon entrée à l’école primaire. J’avais à peine 7 ans que j’affirmais doctement que je serais maîtresse d’école mais que je ne ferais pas vivre à mes élèves ce que je vivais ! Précision, l’année de mon CP, je « fuguais » presque tous les matins de l’école !

Ce choix s’est affirmé au cours de ma scolarité et dès le lycée j’avais une idée très précise de ce que pour moi enseigner signifiait. Transmettre des savoirs certes mais en laissant à chacun la Liberté de se les approprier comme cela lui convenait. Un cadre m’a toujours semblé nécessaire mais dès mon entrée en fonction j’ai tout mis en œuvre pour que chaque enfant ait la possibilité de tâtonner, d’expérimenter et de se constituer à partir de mes enseignements ses propres stratégies pour petit à petit aller vers la connaissance. A l’époque en maternelle ce fut chose aisée car je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Il n’y avait pas de programme. Au cours préparatoire cela avait déjà évolué mais sur ma lancée j’ai continué à adapter selon les enfants mes contenus pédagogiques faisant en sorte de ne jamais les mettre sur des rails, pas de mode d’emploi unique mais plutôt un échantillon de possibilités pour parvenir au but rechercher. Au final, je peux dire que j’ai réussi cette mission d’enseignement car si les enfants ont acquis des connaissances j’ai avant tout veiller à ce qu’ils acquièrent des savoirs faire et des savoirs être.

Après ma cessation d’activité (au sein de l’Éducation Nationale) il était clair que pour moi l’enseignement c’était FINI ! Ni de près ni de loin je n’ai eu envie de continuer à me consacrer aux enfants. Si je me suis régalée en leur compagnie, 40 ans c’était bien suffisant ! Néanmoins le désir de partager perdurait, mais que partager ?

A suivre

Dominique

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 19:58

Un peu partout ce sont les mêmes refrains : « On veut ... il faut ... revivre comme avant », « ça repart petit à petit, ça va s’accélérer » … « tout redevient normal ». Mais n’est-ce pas ce que nous entendions l’an passé à la même période ?

L’histoire bégaie dirait-on !

Mais comment pourrait-on revivre comme avant ?

C’est impossible et surtout pas souhaitable !

Pas souhaitable car notre terre est prête à éjecter le plus grand prédateur qu’elle a enfanté, l’homme.

L’an passé le texte de Fred Vargas avait reçu un franc succès, une majorité d’humains semblait avoir compris que nous l’avions pillé, qu’elle était exsangue. Mais inutile de s’étendre sur ce sujet.

Quant à revenir en arrière c’est impossible, pas après s’être laissé voler notre Liberté. La Peur savamment distillée et entretenue a réduit un grand nombre d’humains en serviteurs dociles et ceux qui ont réussi cet exploit savent maintenant très exactement de quelle marge de manœuvre ils disposent.

Nos faiblesses sont leur force et lorsqu’ils jugeront que la rigolade a bien assez duré ils siffleront la fin de la récré en avançant des arguments fallacieux !

A moins que nous comprenions que la peur est une muselière nous ne sortirons pas de cet engrenage sauf si nous comprenons que la Liberté est d’abord à faire vivre en soi, que la vie sans le lien à l’autre est stérile, que les seules joies qui vaillent sont celles que l’on s’autorise à vivre …

Allez au restaurant, au musée, au cinéma, c’est extra mais ce que nous laissons éclore en nous et venant de nous seul n’a pas de prix et nul ne peut nous le prendre.

Si je me régalais en concert, je sais que je pourrais vivre sans. En y songeant, je me suis revue stressée pour arriver en temps et heure, piaffant en attendant la prestation de, au hasard, Nemanja Radulovic, puis déçue parce qu’un grand m’obligeait à me tortiller pour LE voir. J’ai repensé à la poussée d’adrénaline en l’attendant venir dédicacer le programme, une photo, un CD puis à la déception parce que cela était passé si vite !

Mais la musique là dedans ? Certes elle m’avait baignée mais d’autres contingences avaient comme tiré un léger voile sur l’émotion qui m’emportait.

Là j’ai compris, lorsque je suis au piano, c’est parfois laborieux, mais la profondeur des accords, la vibration des sons, mes doigts qui arrivent quand même à courir sur le clavier me remplissent de bien-être ! La beauté d’une mélodie enfin maîtrisée peut me remplir d’un tel bonheur qu’il m’est arrivée d’en pleurer puis je me plante trois mesures plus loin, mais quelle importance. Cela vient de mon cœur et rien ni personne ne peut m’en priver !

Alors, et nous sommes un certain nombre à être arrivé à la même conclusion, revenir en arrière n’est plus possible, nous avons été séduits, amusés, bernés parce que trop éloignés de ce que nous étions vraiment.

A nous de réinventer le monde qui, tout en préservant notre Terre et toutes les manifestations de vie, va nous permettre de vivre nos élans de cœur de l’intérieur puis de nous rapprocher de l’autre pour goûter à ses différences et créer un monde solidaire, de partage, de joie, d’amour, de respect.

Merci à la vie, à la crise de m’avoir permis de poser mon bagage. Même si je n’étais plus dans la fuite depuis un certain temps, même en ayant la conscience aiguë d’être là où je devais être, j’avais besoin d’horizons lointains. Aujourd’hui le jardin peut être mon seul horizon. Les rossignols y chantent en permanence, l’eau cavale dans l’agouille, je regarde les arbres, je leur parle, je « m’excuse » d’un coup de sécateur malheureux. J’ai découvert à quoi ressemblait une larve de coccinelle, je connais les habitudes journalières des volubilis, je surveille les fleurs d’Actinidias qui commencent à se renfler avec l’apparition des premiers kiwis. Je travaille en symbiose avec la terre, l’eau, l’air et comme la montagne est là toute proche pour assouvir mon besoin de crapahuter que rêver de plus si ce n’est de convier au jardin les amis, les voisins … Nous nous échangeons les semis, les coups de mains !

Non, je ne veux pas revenir en arrière, j’ai une vie à écrire librement et dans le respect de l’autre et de notre Terre !

Dominique

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 19:19

14 mai 2021, nous étions à pied d’œuvre au pied du Canigou pour notre stage formation en distillation (cela fera l’objet d’une prochaine publication) au départ de Los Masos. Précision Los Masos n’est pas en soi un village mais plutôt un regroupement de communes ! Toujours est-il qu’attirées par l’appel des sommets, nous sommes parties en direction de Villerach par la route, en l’absence de signalétique concernant d’éventuels sentiers de randonnée. Petit crochet par le cimetière pour saluer Léo Figuères, ancien maire de Malakoff où nous avons enseigné pendant de longues années et nous avons gagné dans la foulée l’adorable village de Villerach. Voilà un lieu où nous installerions volontiers nos pénates !

Et là, oh surprise ! Plein de sentiers dont un reliant Los Masos.

Une jolie boucle sous l’œil imperturbable du Canigou qui nous a permis de découvrir un très beau dolmen et de suivre tout un réseau de canaux qui acheminent l’eau du massif en de multiples lieux.

L’occasion une fois de plus de s’émerveiller de la maîtrise et de l’ingéniosité des anciens qui ne ménageaient pas leur peine !

Mais, suis-je bête, la vie est tellement plus dure aujourd’hui !

Nous avons dévalé le chemin de retour dans la joie au sein d’une nature odorante à souhait toutes émoustillées à la pensée du stage du lendemain !

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 17:01

Voici qui devrait vous intéresser !

Si vous êtes du genre rationnel, très ancré dans la réalité et que seul ce qui est carré vous semble juste et digne d’intérêt, voici ce qui pourrait peut-être vous inviter à considérer la vie sous un angle un peu plus ouvert !

Il y a quelques semaines je m’étais aperçue que j’avais à la hauteur du conduit auditif une excroissance rugueuse. Compte tenu de l’emplacement il m’était difficile de voir « la chose » dont je n’avais qu’un ressenti tactile. Après quelques applications d’huiles essentielles pas vraiment foudroyantes en terme d’efficacité, j’ai abandonné la piste d’une kératose et je me suis rangée à l’avis de Frédérique qui voyait là une verrue !

Un esprit rationnel s’étonnera que je n’ai pas fait appel à un dermatologue, certes, mais au jour d’aujourd’hui et c’est le même scénario avec les dentistes, les ophtalmologistes, pas moyen d’avoir un rendez-vous avant l’automne, dans le meilleur des cas !

Je m’apprêtais donc à traiter la lésion à coup d’huile essentielle de Cannelle quand Frédérique a partagé avec moi un passage d’un livre qu’elle était entrain de bouquiner.

Il s’agit d’ « Ulysse from Bagdad » de Eric-Emmanuel Schmitt.

Certes, cela va peut-être paraître long à certains mais il serait regrettable de ne pas découvrir ce qui suit car cela a fait toute la différence dans le traitement de ma verrue.

« Un matin, en entamant ma toilette, je remarquais trois points sombres sous mes pieds, que je montrais aussitôt à mon père.

- Des verrues, fils.

[ … ]

- Choc émotif, fils. J’usais d’une métaphore pour te suggérer que les verrues naissent des chagrins [ ] les verrues sont des fleurs que les âmes tourmentées font éclore sur leur peau.

- Il y a deux solutions pour les supprimer : soit tu enduis ta peau d’une décoction de citron dans du vinaigre blanc, soit tu les nommes.

- Je choisis le remède numéro un. Je ne vois pas comment je baptiserais mes verrues…

- Pourtant, ça marche aussi. J’avais un ami qui a trimballé une verrue pendant dix ans, une solide, une tenace [ ] dont aucun poison ne venait à bout. Le jour où il l’a baptisé Fatima, elle a disparu.

- Fatima ?

- Fatima, sa mère, une épouvantable mégère qui l’avait martyrisé sans qu’il se l’avoua auparavant. Dès que tu repères le juste titre d’une verrue, celui qui explique son origine, tu l’effaces. »

J’arrête là mais partant du principe qu’il n’y a pas de hasard et que sans doute c’était là un signe que le monde subtil m’adressait, dans la foulée un prénom s’est imposé à mon esprit (et pas celui de ma mère, ni de mon père ou d’un ex …) et j’ai baptisé ma verrue !

Et bien vous me croirez, ou pas, mais elle a disparu !

Dominique

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 20:18
A peine revenues de voyage, après un petit tour au jardin où tout le monde profite, nous avons retrouvé nos amis Claude et Michelle pour une randonnée sur la commune de Roquefort des Corbières.
Aphyllanthes, Valériane, Lin, Ciste et bien d'autres nous ont fait leur show dans un univers très minéral.
Les Corbières sont percées comme un gruyère, on ne compte pas les avens (gouffres), grottes et si nous avons passé un certain temps dans celle de la Clotte sans doute ancienne bergerie nous avons également profité du site du même nom qui doit sa renommée à des bornes milliaires.
Jadis placées sur le tracé de la Via Domitia toute proche, elles furent déplacées à l'époque médiévale pour servir de support à la toiture d'une huilerie.
La découverte d'un élément de contre-poids de pressoir a permis d'affirmer la nature du bâtiment dont il ne subsiste que quelques éléments de murs. Des inscriptions à la gloire de l'Empereur Auguste font remonter ces bornes entre 25 av JC et 14 ap JC. L'appellation milliaire vient du fait qu'elles étaient placées tous les 1481.5 mètres. Étonnant car peut-être ne voyez pas la logique ? Simplissime, 1481.5 mètres équivalent à mille double pas ! Et voilà !
A une autre fois, j'ai une autre belle rando pour vous sur les flans du Canigou. Dominique
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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 20:28

A tous, bonjour !

Juste pour vous dire que la publication sur le blog devenant chaque jour un peu plus aléatoire, la taille des photographies étant de plus en plus réduite, ce qui me demande un travail trop long pour redimensionner les clichés, sauf exception, je ne mettrai plus les récits de voyages sur le blog ! Vous pouvez les retrouver en allant sur notre Facebook :

L'écritoile DoFredo Longville | Facebook

Au plaisir de vous retrouver !

Do et Frédo

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  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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