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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 20:31

L’aménagement de Chauvet 2 est parfaitement pensé pour permettre aux visiteurs d’appréhender la richesse de ce site. Des ateliers temporaires à destination des enfants mais aussi pour les adultes qui osent se lâcher !!! un pôle plus didactique, la Galerie de l’Aurignacien, nous sont proposés.

N'oublions pas ce qui pour nous a été un vrai régal, un spectacle immersif à 360° intitulé « Animal ».

 

Rendues à notre XXIe siècle par notre guide, une jeune femme épatante qui sait fort bien partager ses connaissances, nous avons filé dès la sortie de la grotte jusqu’à celle dite « grotte atelier » au pôle pédagogique. A peine arrivées, armée de mon charbon de bois je m’apprêtais à aller orner un petit pan de cette reconstitution quand j’ai été stoppée net dans mon élan par une jeune femme ayant en charge l’animation. Instructions reçues 5/5, nous nous sommes livrées avec bonheur à nos activités graphiques et avons d’ailleurs été chaudement félicitées pour nos prestations.

Nous avons devisé avec cette jeune animatrice un bon moment toutes heureuses de voir qu’il y avait encore des (jeunes) passionnés par tout ce qui touche à l’Histoire, la culture, comme notre guide d’ailleurs. Certains de vous vont peut-être bondir à ces propos pourtant je ne suis pas seule à poser ce constat. Ayant révélé notre ex-profession elle nous a confirmé ce que nous avions déjà constaté, à savoir que les enfants étaient de plus en plus malhabiles avec l’outil scripteur et avaient bien des difficultés à se concentrer sur tout support autre que le téléphone portable ou une tablette ! Lorsque l’on sait que le fait d’écrire (à la main) a une incidence bénéfique sur la construction des réseaux neuronaux et la mise en place d’une pensée organisée (et quelque soit notre âge) il y a de quoi s’inquiéter (si l’on est complotiste évidemment).

Nous avons ensuite terminé notre découverte avec un moment dès plus réjouissant. Après avoir pénétré dans une immense salle aux murs recouverts de copies de toiles de maîtres, Le Douanier Rousseau, Dali, Léonard de Vinci et bien d’autres, des reproductions des peintures et gravures de la grotte, des estampes japonaises… nous nous nous sommes retrouvées immergées dans un spectacle au sein duquel chacun déambule à son gré. Il m’a fallu un petit instant avant de réaliser que les tableaux s’animaient, que les animaux mis en scène se baladaient d’un tableau à l’autre jusqu’à ce que tout se délite et que passé, présent et futur se mêle.

Au moment où un mammouth m’a doublée dans ma déambulation, je me suis sentie happée par le film, surprise de chercher à lui emboîter le pas. Fascinant !

Si le cœur vous en dit, juste un petit clic pour découvrir le petit film que nous avons réalisé : https://youtu.be/FPJTtDJs9dM

Alors ?! Tenté par l’expérience ?

Par contre le village de Vallon Pont d’Arc en décembre est absolument sinistre et ne mérite pas de s’y arrêter. On voit bien les dégâts générés par le tourisme quand les élus oublient que la vie ne se résume pas aux périodes estivales. Mis à part un boucher-charcutier dans le cœur du village, pas de boutique ouverte, rien que des rideaux de fer de commerces éphémères baissés ! Boulangerie, pharmacie, supérette ont été déplacées en périphérie à proximité des grands parkings. Le village est mort et même en cette saison les moins vaillants doivent avoir recours à la voiture pour se ravitailler ! Lamentable.

Quant à l’aire de camping-cars, elle nous a fait fuir mais c’était un mal pour un bien. A quelques kilomètres le village de Sampzom nous a accueillies. Rien que nous toutes seules en pleine Nature !

Dominique

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 16:10

Le 18 décembre 1994 trois spéléologues, deux hommes et une femme, explorent les environs du célèbre Pont d’Arc sur l’Ardèche.

A cet endroit une falaise décrit un arc de cercle et tout un fouillis végétal s’étend à ses pieds.

Bien évidemment ils savent très bien que ces lieux furent très « visités » par nos ancêtres, la région est trouée comme un gruyère et les vestiges abondent. Un coulis d’air émanant d’une faille dans la paroi rocheuse les alertent soudainement, ce courant d’air est à coup sûr le signe qui ne trompe pas et ils vont faire ce que jamais au grand jamais je ne me serais risquer à faire, se faufiler dans un étroit boyau rocheux jusqu’à émerger dans une cavité permettant de se redresser. La suite tout le monde la connaît…

La grotte Chauvet, du nom d’un des trois spéléologues, aujourd’hui elle serait baptisée sans doute du nom de Eliette Brunel, au nom de la parité très en vogue, ne sera jamais ouverte au public. L’expérience de Lascaux a été assimilée, une reproduction permettra au public de découvrir ce site inscrit aujourd’hui au patrimoine de l’Humanité.

Nous n’en sommes pas à notre première grotte ornée, Lascaux, Altamira en Espagne, Pech Merle (ce n’est pas une reproduction) tout comme les abris peints des environs d’Albarracin (province de Teruel en Espagne) nous ont déjà régalées de leurs trésors, mais là franchement c’est émouvant et confondant tant le graphisme est « moderne ».

La grotte ne fut jamais un lieu de résidence, les « artistes » y venaient uniquement pour y exercer leur art et franchement c’est un sacré témoignage. Outre que nous pouvons ainsi connaître la faune locale de l’époque et donc en déduire la flore, il est possible de deviner leur régime alimentaire et à de nombreux détails la nature de leurs vêtements, leur mode de vie. Nous pouvons aussi nous interroger sur leur spiritualité car, outre certains vestiges troublants, qu’est-ce qui pouvait bien pousser ces humains à venir dans le noir presque total, les torches et lampes à graisse ne sont guère aveuglantes, couvrir des pans entiers de roches de bisons, chevaux, rhinocéros, ours, mammouths, lions… il y a même un hibou !?

La maîtrise de leur art a de quoi rendre jaloux n’importe quel artiste connu, aussi bien peintre que graveur. Il y a 36 000 ans, ils ont peint à l’ocre rouge, tracé au charbon de bois ou au doigt toute une faune aujourd’hui disparu, maîtrisant l’art de rendre le mouvement, l’estompe, la perspective… et ce dans l’obscurité ! J’insiste.

La fresque des lions qui clôt la visite est un pur chef d’œuvre. Une petite centaine d’animaux cavalcadent sous nos yeux.

 

La reconstitution de la grotte originale se situe sur un plateau calcaire dominant l’Ardèche et l’Ibie et a été orchestrée par les spécialistes de Lascaux passés maître en la matière (ils ont œuvré à Altamira). Installée au sein d’un espace boisé entièrement dédié à la découverte de l’histoire de ce lieu hors norme, différents points d’intérêt installés au milieu de la végétation nous révèlent la naissance de cette grotte dont la gestation fut quand même très mouvementée.

Juste une anecdote, mais de taille pour comprendre !

Il y a 5,6 millions d’années, un accident géologique majeur entraîne la surélévation du détroit de Gibraltar, la Méditerranée se ferme et se vide quasiment de toute son eau en 1500 ans. Encore aujourd’hui l’apport hydrique des fleuves ne peut compenser l’évaporation de ses flots d’où le fait qu’elle soit salée et cela s’accentue.

Les fleuves et rivières qui dépendent du bassin versant de la Méditerranée se mettent à creuser leurs lits, c’est le cas de l’Ardèche. La grotte qui nous intéresse et qui était ennoyée se vide.

300 000 ans plus tard, rebelote, la terre tremble sur Gibraltar et un passage se ré-ouvre, l’Atlantique déverse ses flots à raison de 100 millions de mètres cubes par heure. La Méditerranée se remplit en quelques mois seulement et dépasse même son niveau initial. Les cours d’eau cessent de creuser et la grotte est de nouveau noyée, la mer occupe une partie de la vallée du Rhône.

Mais notre Terre est vivante, nous l’oublions souvent, la collision des plaques tectoniques africaine et européenne en provoquant la surélévation des massifs Alpin et Pyrénéen, occasionne une reprise de l’érosion des fleuves et la mise hors d’eau définitive de la grotte qui après plusieurs périodes glaciaires acquiert l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui à quelques stalactites et stalagmites près.

Voici déjà comme mise en bouche quelques photos pour vous présenter ces sublimes gravures et peintures. Toutes les photos présentées sont celles du photographe Patrick Aventurier et téléchargeables sur le site !

La suite pour demain mais une question auparavant, juste pour savoir qui a le courage de lire un article jusqu’au bout : « qu’est-il arrivé à la Méditerranée aux temps géologiques ? Si vous n'arrivez pas à laisser de commentaire, vous pouvez répondre par mail voir SMS !

Dominique

 

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2 décembre 2022 5 02 /12 /décembre /2022 20:58

Je range, je trie, je classe et je viens de retrouver cette nouvelle écrite par Frédérique après le départ de Virgile, notre fox !

Son absence est toujours là.

Cette détresse fut la mienne aussi, est-ce derrière moi ? je n'en suis pas bien sûre !

Alors en cette fin d'année où certains n'hésitent pas à faire cadeau d'un compagnon à quatre pattes, je vous partage ce texte.

Un animal est un être sensible, doté d'une âme, il mérite le meilleur et sans doute pas d'être traité comme un objet !

Dominique

 

Compagnon du bonheur

 

Une nouvelle de Frédérique Longville

 

Cela fait des jours, plusieurs semaines déjà, qu’elle revit en boucle ce jour tragique où elle a dû prendre la décision la plus difficile de sa vie, celle de se séparer définitivement de son petit compagnon.

Brusquement, son état s’était dégradé. Oh, il faisait de son mieux pour donner le change, lui témoigner encore sa volonté de vivre, son amour inconditionnel, mais elle voyait bien que c’était la fin, qu’il n’en pouvait plus et que l’inéluctable était à l’œuvre. Simplement, comme toujours, il ne voulait pas l’inquiéter, lui faire de peine, il « assurait » pour lui faire plaisir. Quel courage !

Alors qu’elle déjeunait sans appétit, tourmentée par sa faiblesse et encore indécise, vacillant sur ses pattes, titubant, il était venu quémander une ou deux miettes de pain, avant de s’affaisser, à bout. Le moment était-il venu ? Pouvait-elle vraiment faire ça, « lui » faire ça, le trahir de la pire façon, en décidant arbitrairement que c’en était assez. Etait-ce son souhait, à lui ? Voulait-il en finir ? Comment savoir ?

La vétérinaire avait été parfaite, douce, compréhensive. « Vous savez, les animaux ont cette chance, eux ; on peut les aider à partir » avait-elle murmuré en lui adressant un regard rassurant et bienveillant. Une façon de valider sa décision, de lui signifier qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Elle avait accepté d’intervenir dans la voiture, garée à l’ombre d’un petit olivier dont l’ombre providentielle atténuait les ardeurs du soleil de juin. C’était mieux que dans cette clinique froide et impersonnelle qu’il détestait tant, où il avait toujours eu si peur. Cette voiture était sa deuxième maison. Toujours prêt à grimper à bord pour partir à l’aventure !

Il n’avait pas eu l’ombre d’une crainte ; il n’avait pas bronché. En quelques secondes, tout était fini ; il était parti très vite. Avait-il réalisé ce qui se passait ? Etait-il soulagé ? S’était-il senti trahi ? Avait-il compris qu’elle avait accompli à son égard l’acte d’amour le plus éprouvant qui soit ?

Un dernier baiser sur la truffe, une dernière caresse sur son corps apaisé, et il avait été emporté loin d’elle. Huit jours plus tard, elle avait récupéré ses cendres.

C’est désormais tout ce qui reste de son existence terrestre, de ces douze années de bonheur et d’émerveillement partagés.

Une parenthèse magique s’est refermée.

En dépit des photographies, d’une multitude de souvenirs précis, drôles, émouvants, et même, exceptionnellement, terrifiants, elle a parfois l’impression d’avoir rêvé cette belle aventure, ce cadeau du ciel, splendide et éphémère, comme la vie.

Irréel, et non moins douloureux. Cruel.

Elle a beau tenter de se consoler en se disant qu’il ne souffre plus, que son âme est libérée, le vide est immense. Jamais elle n’aurait pensé souffrir autant. Le manque est permanent. Elle s’attend à le voir partout. Or il n’est plus nulle part.

Elle ne s’habitue pas.

Seuls ceux qui sont déjà passés par là peuvent comprendre. Ceux qui ont vécu avec un chien ou tout autre animal une relation forte, portée par un amour réciproque, authentique, et désintéressé ; et qui plus est, une relation égalitaire car jamais elle ne l’a considéré comme son inférieur. Il avait besoin d’elle ; elle était responsable de son bien-être. Et elle avait autant de respect pour lui que pour n’importe quel être vivant, humain ou non.

Elle qui a déjà vécu la douleur d’une séparation définitive, découvre qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la mort quand on aime. Elle souffre. Elle est en deuil.

Un deuil souvent mésestimé.

Elle entend parfois des stupidités : « Ah, te voilà libre, maintenant ! Tu vas pouvoir voyager ! ». Oui, c’est vrai, depuis qu’il était entré dans sa vie, elle avait renoncé à prendre l’avion et à tous les endroits interdits aux chiens, de plus en plus nombreux. Pas question de le confier à un chenil pour voyager sans lui, ne serait-ce qu’une seule journée. Elle avait accepté ces contraintes sans regret. Ce n’était pas un sacrifice. Elle l’aimait, c’était normal. De toute façon, elle n’avait personne pour le garder. Elle avait donc décidé qu’il irait partout où elle irait ; et s’il ne pouvait pas y aller, elle n’irait pas ! Simple comme bonjour. Stupide pour certains, mais elle n’en avait que faire.

Elle s’était bien sûr autorisée occasionnellement des sorties de quelques heures sans lui ; mais l’un dans l’autre, elle s’en était tenue à sa décision. Il l’avait accompagnée (presque) partout, dans toutes ses passions : en voyage, en randonnée, à la mer, à la neige, en vélo, en bateau, en pédalo, en télésiège, en téléphérique. Ils étaient indissociables. Il était de toutes les fêtes, de toutes les réjouissances et elle avait tiré un trait sur ceux qui ne voulaient pas de lui. Mais ce n’était arrivé qu’une seule fois, Dieu merci !

Autour d’elle, il y a ceux qui ne parlent plus jamais de lui, comme s’il n’avait jamais existé. Par tact ? Par gêne ? Ont-ils peur de lui faire du mal ? S’ils savaient comme elle a besoin de parler de lui ! Reconnaître sa douleur est la meilleure façon de l’aider à l’exprimer. Mais ils évitent soigneusement le sujet. Certains remarquent son absence, disent que « ça fait bizarre ». Elle acquiesce en soupirant, une boule douloureuse dans la gorge. Pourtant, elle préfère ça au silence. C’est comme s’ils prenaient à leur compte un peu de sa peine. Elle en est pleine de gratitude.

D’autres veulent savoir si elle va le « remplacer ». Comme une vieille casserole, un gilet troué ou une chaise cassée. Le remplacer. Tout a fait significatif de cette société ultra matérialiste qui n’accorde aux animaux guère plus d’importance qu’aux meubles. Non, pour elle, un chien, un animal, ne se remplace pas ; au mieux, on lui trouve un successeur.

Mais pour sa part, elle ne cherchera même pas. Elle ne veut pas.

Elle ne veut pas un chien ; elle veut son chien ! Elle veut celui qui saluait chacun de ses retours en se trémoussant de joie et en haletant de soulagement, la couvrant de lichettes désordonnées, lui mordillant amoureusement les poignets, et enfouissant son museau sous son bras pour accueillir ses caresses… Celui qui se livrait sans retenue à des simulacres de combat, facétieux, joyeux, espiègle et vaillant. Mais aussi « bêtiseux », voleur et râleur invétéré ! Un vrai mousquetaire : bon cœur et mauvais caractère. Celui qui manifestait sa joie en se contorsionnant les quatre fers en l’air, dans l’herbe, le sable, sur le lit ou sur le canapé. Mal élevé ? Peut-être ; on s’en fiche ! C’est lui qui lui manque et qu’elle veut. Pas un autre ! Même si elle sait qu’elle saurait l’aimer ; elle n’en veut pas. C’est tout.

Une chose est sûre : elle a fini d’avoir peur. Peur d’avoir un accident, de ne plus être en mesure de s’en occuper et de le voir finir ses jours dans un chenil. Peur qu’il se perde, qu’il soit volé, attaqué par un autre chien ou qu’on lui fasse du mal gratuitement ; il y a encore tant de barbarie dans le monde vis-à-vis des plus faibles.

Il y avait en elle un souci permanent de le protéger. Au moins aujourd’hui, la voilà soulagée : il ne risque plus rien.

Et ce n’est pas tout : fini aussi de se battre contre les vaccinations néfastes et inutiles, tous ces poisons administrés à titre de « protection »… Un marché comme un autre, en fait, comme celui de la nourriture industrielle, croquettes, boîtes, et compagnie. Non, plus question de repasser par là.

Reste à gérer l’absence, le manque physique ; et tout le problème est là. Ne plus pouvoir le voir, le toucher, le caresser, le sentir… Ses sens sont en manque de lui.

Pourtant, elle sait qu’il est là et que son âme l’accompagnera jusqu’à son dernier souffle, se moquant désormais de tous les interdits, de toutes les discriminations.

Il est partout où la vie palpite, gambadant librement dans les prairies fleuries, se roulant avec délice dans les bouses de vache odorantes, pataugeant dans les torrents bavards, ou escaladant les rochers escarpés.

Il est en elle, autour d’elle ; il est l’oiseau qui vocalise, le papillon qui voltige et le cheval qui détale au galop.

Il est partout.

Elle n’oubliera jamais. Un jour, elle souffrira moins, sans doute. Peut-être.

La page est tournée.

Mais quel beau livre ils ont écrit ensemble !

 

 

 

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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 20:01

Voilà que nous nous sommes retrouvées pour la seconde fois à revivre un petit déjeuner littéraire. Une plongée dans l’univers de Rudyard Kipling qui nous a ravies et a réveillé notre âme d’enfant !

Connaissez-vous « L’enfant d’éléphant » ?

Une brillante démonstration pétrie d’humour sur les vertus de la Curiosité dont Piaget disait qu’« elle est le moteur de l’Intelligence ».

Nous remontons dans cette histoire aux origines de la « trompe » car il fut une époque où les éléphants n’en avaient pas !

Pour l’avoir utilisé comme support pédagogique au fil des ans nous connaissons le récit par cœur et avons coutume d’émailler certaines de nos répliques de petites phrases issues de cette histoire comme nombre de nos collègues.

Evidemment, côté contenu philosophique c’est nettement moins prise de tête que « La chèvre de Mr Seguin » mais sur le plan pédagogique et éducatif, c’est une mine ! Vocabulaire riche et imagé, une somme de connaissances que l’enfant aborde, au final, naturellement. Tout ce qu’un bon éducateur, donc les parents idéalement, devrait être capable de maîtriser.

Acquérir des connaissances et enrichir son vocabulaire sans en avoir l’air, mieux !, en riant. Être comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.

Je peux vous assurer que le temps n’existe pas, passé, présent, tout coexistait au long de notre écoute. J’étais certes présente physiquement mais les bouilles des gamins étaient là devant moi. Je les revoyais se regarder et hésiter quant à l’attitude à adopter quand l’enfant d’éléphant lâche son premier « j’m’en fiche, j’ai la peau dure, ça m’fait pas mal ». Pouvaient ils rire ? A la troisième réplique de petits ricanements se faisaient entendre, c’était ensuite une franche et saine hilarité et pour finir toute la classe faisait chorus avec l’enfant d’éléphant !

Comment voulez-vous qu’avec un tel support pédagogique on ne puisse aborder les apprentissages de manière ludique. Jouer avec les phrases, travailler le repérage dans le temps, faire des maths…

Apprendre n’est pas nécessairement barbant !

Au contraire ce doit être une joie mais pour cela encore faut-il les laisser vivre, expérimenter, tâtonner ! Les aimer !

Alors pour vous et pour vos enfants, petits-enfants je vous fais cadeau de ce lien pour découvrir, si cela est encore à faire, une des « Histoires comme ça » de Rudyard Kipling !

https://www.youtube.com/watch?v=Gtr7qqiiQv0

Le disque vinyle a été ré-édité, la couverture est nettement moins naïve que par le passé mais soyez attentif à bien choisir le récit dit par François Perier !

Savoureux, le top du top !

Dominique

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 17:06

Epoustouflant et tellement vrai !

Ce court métrage a été primé, un petit bijou.

https://www.facebook.com/TrulyMind/videos/339804403454581

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 17:04

Une rando, un bain de nature et hop ! Nous avons changé de voie ! Nous voici chevrières, elle n'est pas belle la Vie !

Des chevrettes très dissipées, plus facile de balader des gamins finalement !

 

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 17:05

Le jardin a perdu la tête, les arbres qui avaient lâché leurs feuilles cet été pour sauver ce qui pouvait l’être ne se remettent pas de la douceur automnale. A n’en pas douter ils ont zappé l’hiver et se croient au printemps. Les amandiers, les cerisiers ont fleuri quant aux agrumes, c’est la folie douce !

Les orangers croulent sous les fleurs pour le plus grand bonheur des butineurs. Nous avons donc déjà fait quelques cueillettes pour ne pas laisser les arbres s’épuiser.

Nous avions déjà de quoi confectionner un bon nombre de tisanes mais ce n’est pas vraiment « notre tasse de thé », je viens donc de passer à la distillation !

Bilan absolument divin, la maison embaume le Néroli et nous voilà avec une bonne réserve d’eau de fleurs d’oranger. Ne pouvant résister à la tentation nous avons testé dans le diffuseur !!! Que du bonheur !

Nous allons poursuivre sur notre lancée tout en veillant à laisser aux abeilles et bourdons de quoi se sustenter. Restera ensuite à ne conserver aux arbres qu’un minimum de petits fruits et à prévoir de quoi les protéger !

Merci la Vie !

Dominique !

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 17:29

Mardi 1e mars nous faisions du tourisme en compagnie de notre amie Christine qui a tout, ou presque, à découvrir dans les PO ! Résultat des courses et du coup je commence par la fin, c'est elle qui nous a permis de découvrir une des plus belles cascades du département, Le Salt Gross à Catllar.

La trouver ne fut pas chose aisée, le balisage indigent nous a renseignées sur notre position une fois arrivées ! Après s'être fait "griffonner" les mollets sur un sentier qui "partait en eau de boudin", nous accrochant tant bien que mal aux genêts et autres arbustes nous avons vaillamment descendu le coteau quand même très très pentu pour rattraper le bon itinéraire ! La Castellane, dans un univers minéral a donné naissance à une superbe piscine où il doit faire bon barboter l'été !

Mieux que Calicéo !

Commencée à Prades notre journée nous a permis de passer un moment sympathique à l'Entonnoir. Pour plus d'infos si vous ne connaissez pas le lien est ici, au dessous !

https://www.atelierdelentonnoir.fr/page/466906-la-p-tite-histoire

Lieu de partage, d'échanges où la solidarité joue à plein, nous nous sommes régalées aussi bien sur le plan humain que gustativement ! Voilà une initiative qui me parle, eux sont passés à l'action, on est dans le concret pas dans le blabla, ils œuvrent pour l'inclusion, des ateliers de partage sont au programme tous les jours ! Pas de "laisser pour compte", jeunes et moins jeunes, chiens, paumés, artistes laissés sur la touche par les restrictions liberticides en vigueur, tous sont les bienvenus ! Merci pour cette jolie façon de conjuguer le verbe "aimer" son prochain.

Rassasiées d'un délicieux curry nous avons mis le cap sur St Michel de Cuxa prétexte à la découverte des vestiges de la chapelle St Pierre d'Orseolo aujourd'hui détruite.

Vestige est pour tout dire très exagéré pour qualifier ce qu'il reste de cet édifice qui compte-tenu de l'empreinte au sol des quelques murs encore apparents, est vraisemblablement une construction pré-romane.

Pierre d'Orseolo y arriva incognito de Venise en 978 avec à coup sûr quelques exactions à se reprocher... un coup d'état, l'assassinat d'un doge dont il prit la place en qualité de 23e doge !!!

Passons !

Mort un peu avant l'an mil après une vie de pénitence, expiation et prière, il fut déclaré "bienheureux" en 1027 et son corps déposé à l'Abbaye St Michel de Cuxa où il resta jusqu'à la Révolution. Béatifié en 1731, la nouvelle enflamma Venise qui réclama une relique. Du coup on sacrifia une des gambettes de l'ancien doge dont 3 morceaux d'os furent expédiés à Venise !

Je m'interroge quand même à propos de l'origine des ossements, restait-il vraiment des bouts de squelette 700 ans après sa mort ou y a t'il un obscur, un sans gloire qui a fait don d'un de ses tibia ou péroné ?

Je doute mais si je complote sans doute, une chose est certaine, le site est très beau !

Dominique

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 21:08

 

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 18:49

Même si les vents me sont contraires qui pourrait me couper les ailes ?

Il me suffit en fait de peu pour être en joie, le merle au bain dans le jardin, l'éclosion des premiers bourgeons, les jours qui rallongent ! L'accord péniblement déchiffré au piano qui me chavire le cœur au moment où je m'y attends le moins ou une senteur qui ressuscite des jours anciens.

Qui m'interdira de fondre de bonheur en écoutant Mozart, Beethoven et tant d'autres encore ? Qui donc pourra m'empêcher de sauter, virevolter, chanter sur un CD d'ABBA, de pleurer en retrouvant une photo oubliée ? 

Personne ne pourra me ravir les trésors que nos parents nous ont légués. Aujourd'hui je sais ce que veux dire persévérance, curiosité, fidélité, liberté ... aimer !

J'ai ma tête pour voyager librement, mes toiles pour m'accueillir, les "histoires" de Frédé pour m'évader. J'aime voyager immobile, même pas besoin d'y être autorisée, rien que de monter dans le Ptibus et je suis loin !

Je commence à savoir vivre chaque instant au présent. Demain est aujourd'hui. Mon âme est libre, unique, la vôtre l'est aussi !

La vie est belle et même si les vents me sont contraires qui pourrait me couper les ailes ?

Dominique

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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