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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:06

Nous commençons cette troisième journée par une petite balade à pieds au départ du camping, le long du rio Cinca jusqu’au village le plus proche, Labuerda.

cheminée typique
cheminée typique

S’il n’a rien d’extraordinaire, la balade est plaisante et, nous pouvons y admirer un certain nombre de cheminées aragonaises typiques.

De retour après cette petite mise en jambes, nous retrouvons nos fourgons pour gagner Ainsa. Ainsa fut la capitale de l’ancien royaume de Sobrarbe, uni au royaume d’Aragon au XIème siècle ; la ville conserve la presque totalité de ses remparts.

Ainsa, vue de la citadelle

Ainsa, vue de la citadelle

Nous nous garons sans trop de problème dans le centre de la ville basse et partons à la découverte de la ville haute : très belle unité architecturale de type médiéval, vieilles rues pavées, belle collégiale Santa Maria de style roman du XIème siècle dont la tour-clocher domine la ville. On peut y visiter la crypte et le cloître triangulaire, d’époque plus récente et d’une grande austérité. Nous flânons longuement dans la citadelle, après avoir admiré la vaste plaza mayor à arcades un peu trop envahie de voitures à notre goût.

Ainsa, la plaza mayor

Ainsa, la plaza mayor

C'est par là...
C'est par là...

L’actuelle citadelle est presque aussi grande que le reste du village. Elle abrite le centre d’interprétation de la faune pyrénéenne que nous ne visiterons pas, nous contentant d’un tour sur les remparts et d’une petite balade hors les murs, à travers champs, dans une ambiance quasi-bavaroise, jusqu’à la « Cruz de Sobrarbe », croix couverte érigée en mémoire de la bataille contre les maures.

Cruz de Sobrarbe

Cruz de Sobrarbe

heurtoir
heurtoir

A Ainsa, la culture populaire perdure à travers certains éléments décoratifs, dont la symbolique s’est parfois altérée. Ainsi, outre les traditionnelles cheminées aragonaises, on peut admirer sur la plupart des portes des maisons de superbes heurtoirs, souvent en forme d’animal : le poisson, signe de reconnaissance des premiers chrétiens, le reptile, auquel on attribuait des pouvoirs magiques.

heurtoir
heurtoir

D’autres, en forme d’anneaux, ont un caractère typiquement oriental ; de forme phallique, ils symbolisent la fécondité.

Notre visite terminée, nous redescendons récupérer les fourgons pour remonter manger sur le grand parking derrière la citadelle, pas encore payant à cette saison ( nous ne savions pas qu’il y avait un restaurant à ne pas manquer, le Callizo, où l’on peut manger un mélange de cuisine moléculaire et de saveurs du terroir, pour un prix très abordable ; merci, Jean Luc, de nous l’avoir dit après !!!) , avant de repartir pour de nouvelles découvertes.

C’est en début d’après-midi, donc, que nous revenons sur nos pas jusqu’au défilé d’Entremont, pour nous engager plein ouest, sur une petite route étroite qui va nous permettre de rallier la vallée du rio Vero et notre étape du soir : Alquezar.

Olson
Olson

Nous effectuons un parcours sinueux, dans un relief aride, rocailleux et accidenté, entrecoupé de profonds canyons. Les cultures occupent le fonds des vallons comme dans les oasis africains. Nous ouvrons la route, ravies de ne rencontrer personne en sens inverse. Nous ne nous arrêtons pas au premier village, Javiere, nous réservant pour Olson, hameau typique, perché au sommet d’une butte rocheuse, dominé par l’impressionnante silhouette de son église.

les parapluies d'Olson
les parapluies d'Olson

La route d’accès étant encore plus étroite et la possibilité de faire demi-tour très incertaine, nous décidons de nous garer en bas et de gagner le village à pieds. Le ciel, menaçant jusqu’alors, nous fait cadeau de quelques gouttes et c’est sous les parapluies que nous effectuons l’aller-retour, admirant au retour la prestation de plusieurs chiens de troupeaux rassemblant leurs brebis. Elles ont le pied très sur les rochers, les bougresses ! De vrais chamois…

https://youtu.be/ajfDXtKAyy0

Les élevages ovins sont nombreux dans la région et, ayant repris nos véhicules, nous n’avons pas fait cent mètres que nous nous retrouvons coincés au pas derrière un troupeau. C’est l’occasion rêvée de faire la causette avec un automobiliste charmant, garé en sens inverse pour nous laisser passer. Il y a dans son sourire et les quelques mots échangés toute la gentillesse du peuple aragonais… Une rencontre de quelques minutes seulement qui nous transporte de bonheur ! Derrière nous, Michèle et Claude se doutent-ils que nous avons failli suivre ce sympathique aragonais ? Olé !

Nous poursuivons notre route toujours aussi étroite, jusqu’à retrouver celle, plus large, qui relie Arcuza à Alquezar. Les paysages sont époustouflants : virages, précipices, gorges profondes du rio Vero. Un parking s’offre à nous au col de San Caprasio : arrêt photos obligatoire !

Aragon Navarre, jour 3

Oui, mais voilà, au moment de repartir, le fourgon de Claude et Michèle ne veut plus rien savoir ! Apparemment, ce n’est pas la première fois qu’il fait ce genre de caprices ; il refuse de démarrer s’il a trop chaud. Qu’à cela ne tienne ! Nous improvisons une petite marche jusqu’au rio Vero, le temps qu’il refroidisse… Bonne descente… Et bonne remontée ! On sue un peu, mais qu’est-ce que c’est beau ! Et au retour, ouf, ça redémarre ! La fin du parcours, sinueuse à souhait, est particulièrement grandiose avec l’enchaînement de deux ponts enjambant les gorges encaissées du rio Vero, « Las Gargantas ».

Nous parvenons enfin au camping d’Alquezar et sitôt installés, nous faisons une petite marche de reconnaissance jusqu’au village… Encore un endroit magnifique, mais ça, c’est pour demain !!!

Fredo

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 12:14
Graus
Graus

Avant de quitter Graus que nous avons parcouru à la fraîche la veille nous partons à la découverte de cette petite ville qui recèle une merveille, sa Plaza major, entièrement fermée par des maisons aux façades peintes. Une harmonie d’ocres, des portes à blasons font de cette place cernée d’arcades un lieu très convivial d’où les voitures ont été bannies. Ancienne capitale de la Ribagorza, région qui tire son nom de la rivière qui la traverse, Graus fut une forteresse musulmane avant d’être reconquise en 1083 par Sancho Ramirez. Les chrétiens y construisirent, pour afficher sans équivoque leur suprématie, une basilique à l’aplomb de falaises vertigineuses que nous avons vaillamment gravi afin de jouir d’un exceptionnel panorama.

Si la petite ville est éminemment vivante, nous n’y rencontrons aucun touriste, ce qui n’est pas pour nous déplaire !

Revenus au camping, nous récupérons les fourgons que nous lançons à l’assaut d’une petite route de montagne, le Ptibus en tête. Nous traversons de superbes villages, Panillo, Pano pour gagner notre première halte, le temple bouddhique de Dag Shang Ka Gyu.

Méditation à Dag Shang Ka Gyu.
Méditation à Dag Shang Ka Gyu.

Nous déambulons un bon moment dans cet espace intemporel très haut en couleurs. C’est fou ce que c’est kitch, je suis toujours étonnée par les associations de couleurs ! Chacun pour soi, nous tournons autour des stupas tout en faisant pivoter les moulins à prières laissant à l’Univers le soin de donner vie à nos espoirs, avant de regagner nos palaces à roulettes.

Repartis à l’assaut de la montagne, nous surplombons soudainement l’embalse de Grado d’un vert émeraude confondant avant d’entreprendre une descente assez raide sur le défilé d’Entremon.

Le rio Cinca entre les embalses de Grado et de Médiano
Le rio Cinca entre les embalses de Grado et de Médiano

Lorsque nous franchissons le pont qui dévoile un court instant la gorge que le rio Cinca a tracée, je me félicite intérieurement de l’absence de parking. Un chemin de randonnée se faufile dans ce défilé qui rejoint l'embalse de Médiano. Certes le parcours est bref, 1,5 kilomètres, mais taillé dans la roche, il est présenté comme étroit et sans garde-fous !

Une halte dégustation de cerises à Ligüerre de Cinca, village superbement restauré en surplomb du lac de Grado, les arbres sont à disposition, il est juste demandé de penser aux copains et nous arrivons à Samitier pour une première rando.

Embalse de Médiano
Embalse de Médiano

Courte, 2 bonnes heures, elle est néanmoins sportive et nous mène à un complexe militaro-religieux tout en haut d’un promontoire vertigineux qui surplombe le fameux défilé de tout à l’heure et l’embalse de Médiano ! L’église San Emeterio et Celedonio date du XIe siècle, construite sous Ramiro I, premier roi d’Aragon, il faut la traverser, ce fut toujours les cas vu l’exiguïté du site, pour accéder au château dont il ne reste qu’une tour.

Claude sur la tour Atalaya
Claude sur la tour Atalaya

Je suis comme Virgile qui transpirait des « patounes » lorsqu’une situation le stressait, c’est mon cas et je glisse dans mes godillots de rando ! C’est raide et plus encore. Claude me donne mal au cœur à le voir perché tout en haut sur la tour Atalaya !

Clocher englouti de Médiano
Clocher englouti de Médiano

Un bref coup d’œil sur le clocher englouti de Médiano et nous redescendons au village après une petite halte à l’ermitage Santa Waldesca.

Santa Waldesca
Santa Waldesca

Une fois encore nous notons que les monuments, même en pleine nature, sont remarquablement entretenus, ouverts gracieusement à la visite et riches en informations ! Cela nous change agréablement de tous ces châteaux, églises et chapelles dont les dépliants nous promettent monts et merveilles mais qui sont systématiquement fermés. De retour au village, nous récupérons les camions et quittons à regret cet endroit où les villageois nous ont réservé un accueil chaleureux. Après nous avoir obligeamment fait stationner dans leur cour, nous avions eu droit à des explications enthousiastes sur le site que nous nous apprêtions à découvrir.

La  Peña Montanesa
La Peña Montanesa

Quelques tours de roues plus tard nous arrivons sur Ainsa. Après avoir traversé un paysage stupéfiant, les eaux vertes de l’embalse de Médiano s’insinuent partout dans de petites vallées torrentielles pelées et ravinées qui font penser à la peau fripée des vieux éléphants, nous buttons sur les contreforts pyrénéens.

Un plouf frisquet en ce qui nous concerne, Claude et Michèle sont moins aquatiques que nous, et nous mettons au point l’itinéraire du jour à venir au pied de l’impressionnante Peña de la Montanesa (2200m) aux allures de Vercors.

Une précision au cas où vous seriez tenté de mettre vos pas dans les nôtres et ou vous auriez déjà goutté aux charmes des routes du Vercors, même étroites, vertigineuses les routes aragonaises empruntées ne nous ont jamais filé la trouille !

A bientôt !

Do

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 15:56

Mercredi 15 juin

Pour ce premier jour de voyage, nous avons décidé de partir chacun de son côté et de retrouver notre binôme à Graüs, première étape du parcours, d’autant que nos coéquipiers partent de plus loin que nous (Lapalme, dans l’Aude) et ont pas mal de choses à faire avant de pouvoir décoller ! C’est donc persuadées d’avoir plein de temps devant nous et d’arriver de toute façon les premières à l’étape que nous prenons la route. Nous allons musarder !

Nous passons la frontière au Perthus et filons vers Girona par la nationale, avant de bifurquer à droite vers l’intérieur des terres en empruntant l’«autovia » gratuite qui mène à Vich, Manresa et Lérida.

Entre Girona et Vich, les paysages sont superbes et invitent à la flânerie ; mais ce sera pour une autre fois. Cette région de Catalogne est riche et mérite que l’on s’y attarde vraiment. Du côté de Manresa, alors que le paysage se fait plus aride, ce sont au loin les aiguilles de la sierra de Montserrat qui nous fascinent. Mais là aussi, il faudra remettre à plus tard. Quel bonheur de constater que nous avons encore plein de belles choses à découvrir !

C’est assez rapidement que nous parvenons au contournement de Lérida pour nous diriger avec détermination vers notre première halte en Aragon, province de Huesca, Benabarre (rien à voir avec le chanteur!).

castillo de Benabarre
castillo de Benabarre

Le village est perché, surmonté par une impressionnante forteresse. Il fait un peu frisquet et le ciel est gris, vaguement menaçant. Nous nous garons sans problème dans le village et nous nous dégourdissons les jambes dans les vieilles ruelles, avant de monter jusqu’au castillo, ancien château des comtes de Ribagorza, dont l’entrée est gratuite. Il s’agit d’une construction d’origine musulmane conquise par Ramiro Ier au début du XIème siècle, et démantelée en 1596 par le roi Felipe II.

sur la forteresse
sur la forteresse

Nous prenons le temps de déambuler sur le site, jouissant d’un vaste panorama sur les collines à l’entour, avant de reprendre la route.

Nous sommes tout près de Graüs, où nous avons décidé de passer la première nuit, et nous avons largement le temps d’un petit détour avant l’arrivée de nos amis. C’est, du moins, ce que nous pensons…

Nous nous engageons donc plein nord, sur une petite route en direction de Laguarres, puis Satanova, pour partir à la découverte du village de Roda de Isabeňa.

Entre Benabarre et Laguarès, la route est non seulement étroite, mais encore sinueuse et escarpée ; la descente sur Laguarès, tout en virages serrés, est impressionnante. Passé ce village, nous nous engageons dans une vallée assez large occupée par un vaste torrent de montagne, le rio Isabeňa. Un paysage qui nous rappelle un peu la haute vallée du Verdon, le soleil et la chaleur en moins…

roda de Isabena
roda de Isabena

Roda de Isabeňa peut se vanter d’être la plus petite localité d’Espagne à posséder une cathédrale. Détruite au Xème siècle, reconstruite entre 1053 et 1067, elle fut complétée tout au long du XIIème siècle. Pas de chance pour nous, elle n’ouvre ses portes qu’à 16 heures et il n’est pas question d’attendre, mais rien que l’extérieur de l’édifice vaut le détour, d’autant que le cloître reste accessible, l’ancien réfectoire ayant été aménagé en auberge. C’est un bel endroit, généreusement fleuri, comme la plupart des habitations du village, qui présentent par ailleurs une belle unité de construction.

le cloitre
le cloitre

Nous flânons longuement dans les ruelles, poussons notre découverte jusqu’à un petit sanctuaire situé à l’extérieur du village, en surplomb du rio.

le sanctuaire

le sanctuaire

le pont médiéval de Roda de Isabena
le pont médiéval de Roda de Isabena

Notre visite terminée, nous nous décidons à gagner Graüs directement, mais non sans un dernier arrêt pour aller admirer le superbe pont médiéval qui enjambe d’une seule arche le rio Isabeňa. Le chemin d’accès est peu adapté à nos chaussures « bateau »… Raide et caillouteux en diable, nous y allons avec prudence ! (Prudence et Précaution ne sont jamais très loin, heureusement !) Mais le spectacle est à la hauteur (quoique pas tout à fait aussi impressionnant que celui des gorges de St Aniol, du côté de Besalù, en Catalogne).

Cette fois, nous filons vers Graüs. Nous traversons la petite ville en direction du camping, signalons à la direction en nous inscrivant que nous attendons des amis… Pas de problème ! Nous nous installons où nous voulons et nous leur réservons la place !

Nous n’avons juste pas pensé un instant qu’ils auraient pu nous devancer ! Et pourtant, nous ne tardons pas à repérer leur camion. Ils ont même installé à notre intention leur table sur l’emplacement voisin avant de partir se balader en ville.

Voilà, sûre de notre fait, nous avons rejoué la fable du lièvre et de la tortue !

Claude et Michèle sont là ; le tandem est près à fonctionner. A nous, l’Aragon !

A suivre...

Fredo

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 16:22

15 juin 2016, nous filons plein sud, en ce qui nous concerne il n’y a pas trente six possibilités, cap sur l’Espagne pour rallier … la Bretagne aux environs du 30 juin !

Tous les chemins ne mènent ils pas à Rome ?

Cet itinéraire s’est imposé alors que l’approvisionnement des pompes à essence était devenu aléatoire, compromettant nos désirs d’évasion en France.

Quitte à randonner autant donc découvrir en prime des horizons inconnus !

Nous nous sommes en conséquence mitonnées un itinéraire aux petits oignons sensé nous mener jusqu’à Pampelune. Notre circuit ayant séduit un couple d’amis, nous nous sommes lancés à 2 fourgons sur les routes aragonaises.

Anso
Anso

Si longtemps l’Espagne fut une de nos destinations privilégiées l’été, depuis que nous résidons dans le sud, nous nous contentons de virée en Catalogne, après tout, nous sommes plus près de Barcelone que de Montpellier ! Nous nous apprêtions donc, le fourgon plein à raz bord, à affronter l’inconnu !

Je parle volontairement d’inconnu car lorsque l’on écoute les commentaires de bien des personnes sur l’Espagne, c’est toujours vaguement désobligeant, condescendant. Pas vraiment le tiers monde mais quand même !!! Est-ce tellement mieux chez nous ?!

Certains scandales sanitaires, vieux comme mes robes, ont la peau dure.

Et bien nous revenons de cette virée aragonaise enthousiastes et prêtes à repartir !

Nous avons été séduites par une douceur de vivre bon enfant, des villes et villages qui ne connaissent pas le syndrome de la rousquille (cf article de notre blog). Nous avons trouvé partout au moins une épicerie proposant un peu de tout et de tout un peu, une boulangerie et bien souvent une boucherie.

Chaque village a son « albergue » faisant aussi office de club des anciens et en ce qui concerne les petites villes nous n’avons pas trouvé trace de ces centres commerciaux excentrés tous conçus sur le même modèle et qui laissent le coeur des villes exsangue.

Autre surprise, il y a presque partout des centres de santé, des pharmacies restées à échelle humaine et je peux témoigner que si elles n’ont rien des supermarchés que l’on connaît chez nous, on y trouve ce que l’on cherche !

Tout ceci fait que les villes et villages sont vivants et mis à part aux heures de cagnard où seuls les touristes s’agitent, il y a toujours quelqu’un avec qui faire la causette car, cerise sur le gâteau, ils parlent Castillan et donc nous nous comprenons !

Car si en ce qui nous concerne nous n’avons jamais eu à souffrir d’un quelconque rejet lorsque nous nous adressions à un catalan en castillan par contre pas question de surprendre une conversation, nous y entendons couic, le catalan ayant supplanté partout le Castillan, même en ce qui concerne l'affichage routier.

A ce propos, nous venons de sauter le pas et nous allons nous mettre au catalan, mais ce sera l’objet d’un prochain article !

Los mallos de Riglos
Los mallos de Riglos

Enfin dernier point particulièrement apprécié, le circuit routier d’excellente qualité, c’est d’ailleurs à ce détail que nous avons réalisé que nous étions de retour sur le sol natal ! État d’urgence ou pas, nous avions passé la frontière incognito, pas de douanier ou de poulet, même pas un panneau routier indiquant que nous avions quitté l’Espagne mais des trous comme sur notre bon vieux chemin de la scierie.

Pour clore cet article de présentation, après le volet social, un peu de culturel.

La Navarre et l’Aragon offrent des paysages d’une grande diversité, d’une beauté époustouflante. Une chaîne de montagnes datant du plissement alpin, je ne vous apprendrais pas qu’il s’agit des Pyrénées, un bassin fluvial celui de l’Ebre et entre les deux des zones de plateaux arides, des plissements complexes qui ayant donné naissance à des paysages surprenants. C’est sans transition l’Anatolie et plus particulièrement la Cappadoce, les Météores, le Far West ou les steppes de l’Asie Centrale, les forêts vosgiennes ou les canyons du Verdon ou du Tarn !

Alquezar
Alquezar

Côté historique il est évident que l’occupation arabe a fortement marqué l’architecture, beaucoup de briquettes crues ou cuites (sauf en montagne où la pierre trouvée sur place a été utilisée). L’habitat, très imbriqué à la manière des casbahs a donné naissance à des dédales de ruelles, toutes reliées entre elles par des courettes ou des porches couverts, notamment dans les anciennes juderias, le Call en catalan, le ghetto de sinistre consonance.

La gestion de l’eau, avec des bassins et canaux n’est pas non plus sans rappeler ce que nous avions découvert en Tunisie ou au Maroc.

Enfin, dernier petit aperçu historique, l’Aragon dont Saragosse est la capitale de l’anarchisme est une région à la très forte identité politique, pour notre première soirée, nous avons assisté à une réunion publique et très informelle de « Podemos » sur la Plaza Major de Graus !

A très bientôt donc pour un journal de voyage qui, nous l’espérons vous donnera envie de mettre vos pas dans les nôtres. Do

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 07:03

Des personnes évacuées, le Zouave sous l'eau, les collections des musées mises en sécurité, le contenu de caves de particuliers sécurisés, une carpe égarée au milieu des véhicules immergée et sauvée d'un destin funeste ... des boîtes de nuit contraintes de fermer

Et tous les SDF qui "logent" sur les quais, campent sous les ponts ?

Où sont-ils, que sont-ils devenus ?

Do

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:46

Voici, voilà mon « Invitation au Voyage » …

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté (Baudelaire)

Invitation au voyage

J’ajouterai:

Jubilation, béatitude, félicité !

Une pensée émue pour ce merveilleux Frantz qui m’accompagne dans mes créations !

Et vive la cabanisation !

Do

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 17:24
Fabuleux concert de Nemanja Radulovic et de son ensemble « Double sens », hier aux Folies Bergères, à Paris !
Non, nous n’y étions pas, hélas… Mais nous étions invitées chez une amie qui reçoit la chaîne Mezzo où le concert était diffusé, en direct. Bach, Vivaldi, Brahms, Monti, Williams... Un peu de traditionnel serbe... Un régal !
Lorsque l’on regarde une chaîne musicale avant et après Nemanja, il facile de comprendre pourquoi ce musicien exceptionnel déchaîne les foules partout où il passe. Certainement parce qu’il est excellent, fantastiquement doué, mais pas que !
Les musiciens que nous avons pu voir avant et après le concert des Folies Bergères étaient tous également parfaits. Mais pourquoi donnent-ils trop souvent l’impression de s’adresser à une élite, à un cercle fermé d’initiés ?
La musique est amour, émotion, jubilation ; elle n’est réservée à personne. Nemanja ouvre des portes, met la musique à la portée de tous sans parler de « vulgarisation » (quel vilain mot !). Sous son archet, elle est naturellement vivante, éclatante, intense et pétillante.
On sent tout de suite qu’avec lui, il n’y a pas un répertoire plus digne qu’un autre. Et pour preuve ! Voici ce qu’il nous a offert au troisième rappel, dans un paroxysme d’enthousiasme du public (j'adore ABBA) :
Nemanja Radulovic s’est entouré de musiciens qui lui ressemblent : la pianiste Laure Favre Kahn et l’ensemble instrumental « Double sens ». Leur complicité, et leur incroyable talent ont fait de cette soirée un instant magique. Ils se font plaisir et c'est pour cela qu'ils NOUS font plaisir...
Bravo !
Fredo
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 15:55
Second article sur le sujet, pour ceux qui ne l'ont pas encore vu!
DEMAIN
(Film documentaire français de Cyril DION et Mélanie LAURENT, 2015)
Des anglais réunis dans le mouvement Incroyables Comestibles (habitants de Todmorden) sèment des légumes et plantent des arbres fruitiers dans les rues. Tout le monde peut venir se servir. Leur but : atteindre l’autosuffisance alimentaire.
A Détroit, ville sinistrée de l’industrie, seuls les plus pauvres sont restés. Ils se sont organisés et produisent leurs légumes sur place dans la ville. Détroit compte aujourd’hui 1 600 fermes.
En Normandie, des agriculteurs bio pratiquent la permaculture.
A San Francisco on recycle les déchets en compost. A Copenhague ils deviennent source d’électricité. En Islande c’est la géothermie qui assure l’autonomie énergétique du pays.
Dans quelques villes de Grande Bretagne, de Suisse on émet une monnaie locale qui, utilisée localement, évitera de remplir les poches des multinationales.
La Finlande a mis en place un modèle d’éducation reposant sur la bienveillance ; ni notes ni sanctions, les enseignants déjeunent avec leurs élèves, les enfants respectés sont aptes à prendre des décisions. Le système scolaire finlandais est l’un des meilleurs au monde.
Tout naturellement, le problème de la démocratie découle du constat : « Nos structures sociales et politiques, observe Cyril Dion, ne sont pas adaptées à l'ampleur de ces crises ». Les hommes politiques n'écoutent plus les citoyens, ils se contentent de répondre aux vœux des entreprises, qui veulent toujours plus d'une croissance aberrante. En Inde du sud on découvre un exemple fascinant de démocratie directe.
Bref, le film s’applique à montrer des exemples de solutions concrètes aux problèmes environnementaux et sociaux qui se posent à nous. Des solutions qui marchent et qui font du bien !!!
Tout est parti du constat publié dans la revue Nature en 2012 : de nombreux scientifiques annoncent qu'une partie de l'humanité pourrait disparaître avant 2100, du fait de l'impact de l'espèce humaine sur les écosystèmes. La surpopulation, le manque d’eau, le dérèglement climatique auront pour conséquence de jeter des millions de personnes à l’assaut des pays riches.
Le film comprend plusieurs volets thématiques et va à la rencontre de citoyens qui ont mis en place des solutions locales, à leur échelle : imagination, créativité, solidarité.
On sort du film avec la pêche et l’envie de s’y mettre. Allez y, persuadez vos amis, vos voisins, parlez du film autour de vous.
Plusieurs sociétés de production s’engagent dans le financement du projet, néanmoins, il manque 200 000 euros. Le 27 mai 2014, un lancement participatif est lancé sur kisskissbankbank et contre toute attente, le 26 juillet, 10 266 personnes ont répondu et permis de réunir 444 390 euros (plus d'un quart du budget du film). Une première !
On peut acheter le film en pré commande (sortie le 15 juin) sur différents sites (Fnac ….). L’acheter est aussi un acte militant, organisez des visionnages. Ayez des idées ; UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE, NECESSAIRE
Plus d'1 million de spectateurs en France et le César 2016 du meilleur documentaire
Mi
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 19:28

Mieux que la 4 G, je dispose d’un moyen de communication vraiment épatant.

Pas de problème d’opérateur, une couverture réseau toujours excellente, des communications (presque) jamais brouillées, pas de chargeur et des batteries inépuisables, un poids plume de 30 g à tout casser, aucun entretien, aucun souci même pour les électro-sensibles …

Ça vous épate ?

Grâce à lui je communique avec qui, quand, où je veux.

Presque aussi complet que Google, il est même des domaines totalement inédits dans lesquels il excelle !

Il se décline dans différents matériaux : métal précieux ou non, pierre, cristal, bois …

Avez-vous une idée de ce dont je vous parle ?

Communication sans fil

Ce moyen de communication épatant est un pendule et je peux vous assurer que l’utilisant maintenant depuis plusieurs années, je ne cesse de m’émerveiller des multiples possibilités qu’il m’offre.

Un doute sur un produit de consommation dont on ne sait s’il est périmé ou non, besoin de déterminer le ou (les) huile(s) essentielle(s) ou autres traitements qui corresponde(nt) le mieux à telle pathologie en fonction d’un individu précis, je teste pratiquement tout !

Cartésienne j’ai au début pratiqué fréquemment des tests en double aveugle afin de m’assurer que je n’orientais pas les réponses. Maintenant c’est un fait acquis, je sais ce que c'est du domaine du raisonnable.

Ainsi avons-nous recours au pendule lorsqu’en randonnée le temps semble virer à l’aigre. Poursuivre ou faire demi-tour, voir même avorter le projet dans l’œuf !

Même chose lorsque nous décidons de partir en voyage et que nous nous interrogeons quant à la destination et (ou) la période à choisir. Cela vous fait sourire ?

Vous avez tord et sachez qu’il est impératif de tenir compte de la réponse même si elle ne plaît guère, la preuve !

Nous avions décidé l’an passé, en mars, de partir dans le Lot en incluant sur notre chemin la découverte des gorges de l’Aveyron dans leur partie la plus sauvage. Nous avons donc pendulé, Frédo et moi, chacune de notre côté après avoir arrêté les questions à poser. Les prévisions météorologiques étaient correctes et pourtant nos deux pendules étaient formels, pas de départ immédiat. Chagrinées nous avons toutefois obtempéré et gagné 3 jours plus tard Saint-Céré comme nous en avions l’intention mais il ne fut pas possible de découvrir ces fameuses gorges de l’Aveyron. La route était coupée suite à de violents orages, orages qui avaient également noyé le terrain de camping de Saint-Céré le jour où nous aurions dû y être si les pendules ne nous en avaient dissuadées !

St Céret après l'orage !
St Céret après l'orage !

Nous utilisons aussi nos pendules dans le domaine de la santé et là aussi c’est vraiment troublant ! Dernier exemple en date. Il y a presque deux mois je remarque sur mon avant-bras un truc, genre bouton. Problème, obtenir un rendez-vous rapide chez un dermato est mission impossible. Je pendule donc, note les réponses à mes questions. Ce n’est pas un bouton, encore moins un baso, un rendez-vous avec un dermato est inutile cela disparaîtra tout seul. Un mois plus tard , le machin est toujours là, le pendule campe sur ses positions, je doute et pourtant depuis 2 jours, le bidule disparaît en accéléré !

Un exemple parmi d’autres !

Nous pendulons à la demande de quiconque car dès lors que nous disposons d’un témoin fiable (corps du délit, photo, écrit manuscrit, objet ...) tout est possible !

Le dernier usage, celui qui me va droit au coeur et peut-être le plus dérangeant pour beaucoup, communiquer avec l’Au-delà !

Mais ce sera pour une autre fois !

Do

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 16:24
Chantal Top, bravo!

Cela fait maintenant plusieurs années que notre amie et voisine Chantal se produit sur les scènes du département, avec un succès toujours grandissant. Nous sommes fans ! Hier, nous sommes donc allées l’applaudir une nouvelle fois au théâtre de Thuir dans une pièce proposée par la compagnie Hémione : « Fugueuses », une comédie de Pierre Palmade et Christophe Duthuron, mise en scène par Yves Plazas.

Chantal Top, bravo!

Vous connaissez peut-être le thème : Margot en a assez de se faire exploiter par sa famille et s’éclipse le jour des dix-huit ans de sa fille ; Claude, de son côté, fuit la maison de retraite où son fils l’a installée, plus ou moins pour s’en débarrasser. Ce duo improbable se retrouve à faire du stop en pleine nuit au bord de la nationale. Il s’en suit une joute verbale des plus réjouissantes.

Chantal Top, bravo!

Bien que connaissant déjà la pièce, nous l’avons revue avec plaisir et je peux vous dire que si Lyne Renaud et Muriel Robin sont épatantes dans leur rôle, Chantal Top et Mahdia Belaïdi n’ont rien, absolument rien, à leur envier. Elles sont EXTRA, toutes les deux. Nous nous sommes régalées avec cette pièce à la fois tendre et comique, amère et réaliste, nostalgique et pleine d’espoir. Les répliques s’enchaînent et font mouche (avec Palmade, on peut s’y attendre !) ; les deux actrices ne ménagent pas leur peine et s’en donnent à cœur joie. La complicité s’installe et la magie du théâtre opère. Le public est séduit, conquis.

Des spectacles de cette qualité, on ne s’en lasse pas, on en redemande !

Bravo Chantal, bravo Mahdia ! Et Merci…

Fredo

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