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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:39
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Il est de ces livres dont la tortueuse histoire est telle que sa publication est rendue confuse. C’est le cas pour celui-ci. Il a fallu que l’auteure Harper Lee (1926-2016) décède récemment pour que je le découvre. Sorti aux Etats Unis en 1960* (prix Pulitzer en 1961) il est publié en France en 1961 sous le titre « Quand meurt le rossignol » puis « Alouette je te plumerai » (en 1989) et enfin en 2005 sous le titre « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur ». Sa sortie en poche date de 2010 et enfin là les ventes décollent. Le livre n’est pas autobiographique mais de nombreux éléments et personnages sont bien réels. Le père de Harper Lee était avocat comme le père de Scout (la narratrice) ; il a défendu deux hommes noirs accusés de meurtre ; le personnage de Dill est inspiré de Truman Capote (ami d’enfance d’Harper Lee) avec qui elle travaillera sur son chef d’œuvre « De sang froid ». Le roman trouve ses racines dans le sud des Etats Unis (Alabama : Etat de naissance de Lee). Situé au cours des années 30 au temps de la ségrégation raciale dont il est la courageuse condamnation, il est publié à l’époque de la reconnaissance des droits civiques. Le succès du livre est tel qu’Harper Lee est « bloquée » ; durant 50 ans « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » restera sa seule œuvre ! Un magnifique ouvrage à découvrir sans attendre.

*Adapté (réal. Robert Mulligan) au cinéma en 1962 sous le titre « Du silence et des ombres » avec Grégory Peck

Mi

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 19:45
Pie grièche à tête rousse
Pie grièche à tête rousse

Nous revenons d’une réunion de présentation du PLU du village, PLU qui remplace le POS depuis la nouvelle loi ALLUR !

Encadré par le PADD lui même conditionné par le PSS, nous avons compris que compte-tenu du SCOTT et du PLH, nous l’avions dans le baba et que les grands gagnants dans l’histoire étaient la Pie grièche à tête rousse et le guêpier !

Vous n’avez rien compris ?

Nous, pas grand-chose si ce n’est que la politique, c’est vraiment pourri !

Do

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 19:52
De la médecine chinoise aux apprentissages scolaires

En médecine chinoise chaque organe de notre corps est en lien avec l’un de nos sens, ainsi l’œil est appelé l’orifice du foie. Les perceptions visuelles nourrissent l’énergie de cette organe et, stimulées, les facultés visuelles soutiennent les fonctions hépatiques. De ce point de vue, les capacités visuelles d’un individu renseignent le thérapeute sur l’état de l’énergie du foie.

De la médecine chinoise aux apprentissages scolaires

Sur le plan mécanique, les muscles qui soutiennent nos globes oculaires ont naturellement tendance à s’atrophier avec l’âge, un peu comme tout d’ailleurs !

Plusieurs raisons à cela, en premier lieu parce que nos globes oculaires ont tendance à se maintenir dans une certaine fixité. Alors que nos yeux ont naturellement la faculté de pouvoir balayer un large champ visuel sans aucun déplacement corporel, c’est bien souvent la tête seule qui bouge.

Ensuite beaucoup de personnes mènent une vie sédentaire, la vue n’est plus exercée à regarder loin. L’accommodation visuelle se fait sur de courtes distances alors qu’une vue normale doit nous permettre de passer en quelques fractions de secondes d’une vision lointaine à une vision nette rapprochée.

Combien d’entre nous ont encore l’habitude de porter leur regard à plus de 100 mètres de distance quotidiennement ?

De la médecine chinoise aux apprentissages scolaires

Souvent confiné dans un espace réduit notre regard ne se pose guère au-delà de quelques mètres. Tension nerveuse, oculaire, mauvaise irrigation des muscles, notre vision s’affaiblit, l’effort devient pénible, notre champ visuel se rétrécit inexorablement !

Lorsque nous sommes conscients de ce problème, nous, adultes, avons toujours la possibilité de consacrer quelques instants dans la journée à stimuler notre vision sans qu’il soit nécessaire de s’imposer des exercices fastidieux mais qu’en est-il des enfants qui aujourd’hui démarrent dans la vie avec un handicap majeur, à savoir une technologie qui s’impose partout ?

Voir, c’est voir PLUS que ce que l’on voit !

Chaque image vue n’est réellement perçue et intégrée au niveau mental que parce qu’elle fait appel à notre mémoire et ce sont toutes ces données visuelles que nous intégrons depuis notre naissance qui nourrissent nos facultés cognitives.

Notre champ visuel va donc de paire avec nos facultés mentales. Si le premier se rétrécit le second aussi, la mémoire se trouvant de moins en moins sollicitée. L’information n’est plus perçue dans sa globalité, les schémas de références se simplifient et comme « les choses sont telles que je les vois », notre vision mentale devient étriquée !

Or nos facultés visuelles (et auditives), correctement activées participent à notre éveil, au développement des 2 hémisphères cérébraux ce qui est un gage d’équilibre (intellectuel, physique, psychique) et permet, entre autre, une grande facilité des apprentissages (lecture, écriture notamment).

Quant à notre cortex cérébral, stimulé par nos pensées, il génère des mouvements oculaires (dont nous n’avons guère conscience), mouvements qui, nous l’avons vu, nous dopent sur le plan mental.

Tout est donc en lien, c’est le serpent qui se mord la queue !

De la médecine chinoise aux apprentissages scolaires

Mais revenons en aux enfants.

Si développer ses capacités cognitives passe par une éducation à la vision, si pour entrer dans les apprentissages il est nécessaire d’avoir un développement harmonieux des 2 hémisphères cérébraux, le tout étant inter-relié, que doit-on penser de l’introduction dès le plus jeune âge de ces technologies (tablettes, consoles, lecteurs DVD en voiture et ailleurs) qui figent le regard des enfants, qui ne leur permettent plus d’exercer leurs facultés physiques et leurs capacités mentales ?

Des technologies qui font l’impasse sur le vécu, l’expérimentation et qui plaquent des savoirs faire mais empêchent le SAVOIR à moins d'être utilisée avec pertinence.

Des technologies qui, si elles sont maîtrisées par les adultes, représentent un réel danger pour les enfants, jeunes et ados, si elles sont le seul support qui leur est proposé. Visiter un musée virtuellement n’a rien à voir avec se trouver immergé dans un espace où une multitude d’objets interpelle le visiteur. Savoir aller chercher l’information sans attendre qu’elle vienne à soi à chaque « clic » fait appel à d’autres savoirs être. Balayer du regard, repérer des détails puis opérer des tris, analyser, synthétiser, autant d’attitudes mentales qui construisent notre intellect.

Certes je me focalise sur la vue, mais c’est parce que je n’ai pas vraiment raccroché en tant qu’enseignante car il en est de même avec les autres sens !

Juste un exemple, le nez !

Savez-vous qu’avoir le nez dégagé stimule les fonctions cérébrales ?

Pratiquer des respirations narine par narine permet de développer harmonieusement la logique, liée à l'hémisphère gauche et la créativité, domaine de l'hémisphère droit (sachant que c’est la narine gauche qui irrigue l’hémisphère droit et par voie de conséquence la droite pour l’hémisphère gauche).

Donc bien respirer, combattre les nez bouchés, ce n’est pas qu’une question de confort !

Voilà, j'espère ne pas vous avoir saoulé, moi, je me régale !

Do

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 16:17

Camping. Ce mot vous évoque quoi, au juste ? Des souvenirs personnels ou le (les) film(s) éponyme(s) de Franck Dubosc ? En ce qui me concerne, je reconnais avoir bien ri au premier film, assez représentatif d’un certain type de campings et de campeurs.

Des campings des « Flots bleus », on en trouve aujourd’hui des milliers, et de plus en plus, hélas. Souvent rebaptisés « hôtellerie de plein air », ils n’ont quasiment plus rien du camping d’antan. Toujours plus de mobil-homes, de chalets, de bungalows, ou plus tendance aujourd’hui, avec des roulottes, des yourtes, et des cabanes perchées ! Mais de moins en moins d’emplacements « nus » pour planter sa tente, installer sa caravane ou son camping-car. On peut y profiter de piscines, de boutiques, de restaurants, de garderies d’enfants et d’animations, bref, de tout le nécessaire pour passer de bonnes vacances sans avoir à quitter les limites du camp, mis à part pour visiter la région d’accueil (facultatif !).

Pour beaucoup de non-campeurs, - et la galerie de portraits du film « camping » (pas vraiment exagérée !) a plutôt tendance à renforcer le cliché-, ce mode de vacances rime avec « beauf ». Mais c’est quoi, « beauf » ? Qu’est-ce qui est beauf ?... C’est très subjectif, en fait ! Pour certains par exemple la Laguna est une voiture de beauf !!!! Va savoir pourquoi...

Pour ma part, je me contenterai de dire que je supporte parfois difficilement la population des campings. J’essaie de ne pas juger ; je constate. J’aime la tranquillité, l’indépendance, l’anonymat, la liberté, la possibilité de larguer les amarres pour d’autres cieux à tout moment, l’itinérance, le changement et la communion avec la nature ; je ne suis pas contre les rencontres et d’ailleurs, nous en faisons souvent de très agréables. Elles ponctuent nos voyages et embellissent nos souvenirs. Mais les soirées avinées où chacun vide son verre cul-sec, tandis que le public entonne « Elle (il) est des nôtres », très peu pour moi !

Et pourtant, malgré tout, en dépit d’expériences désagréables, parfois insupportables (les voisins bruyants, le machisme ambiant… Deux femmes seules ? Ça, c’est pas normal !... Ah, c'est des sœurs... (ouf!)), je le clame haut et fort : j’aime le camping !

Jeannine, Frédé et Domi
Jeannine, Frédé et Domi

Dans la famille, nous avons toujours campé. D’abord parce que nous n’avions pas beaucoup d’argent et que c’est un mode de vacances plus abordable que les autres ; ensuite, parce que nous aimions ça.

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

Domi, Charles et Frédé
Domi, Charles et Frédé

Mes premiers souvenirs de vacances me ramènent en Vendée, à St Jean de Monts, sous un cabanon de toile bleue, bien lourd et bien costaud, fièrement dressé dans un champ gracieusement mis à notre disposition par les propriétaires. A cette époque, - fin des années 50-, nous avions une 4 CV noire, baptisée « Mowgli » (dans la famille, nous baptisons tout), et je me demande bien comment nous parvenions à faire entrer dans un habitacle aussi restreint tout le matériel nécessaire (un tour de force sûrement, même avec la galerie) ; parce qu’il faut bien l’avouer, le camping sous la tente, c’est le bazar assuré ! C’est sans doute pour cette raison que bien des gens aujourd’hui optent pour les formules locatives en camping, en dépit des tarifs pratiqués en saison, outrageusement élevés.

A Coutainville
A Coutainville

Durant de longues années, nous avons enchaîné divers types de tentes : cabanon, canadiennes, et igloo. Nous avons eu la chance de posséder la vraie tente « igloo » pneumatique, à boudins gonflables en guise d’armature ; une petite merveille, sauf si des petits rigolos s’amusent à vous la dégonfler un soir d’orage, à Rocamadour (ou ailleurs !) ; on en rit aujourd’hui, mais sur le coup, c’est très contrariant.

Jeannine et Pepita
Jeannine et Pepita

Ensuite, les finances s’améliorant, nous avons eu notre période caravane, en commençant par Pépita (de l’avis de notre tante Annie, cela faisait bien caravane, « Pépita »), une « rigi-pliante », un mécanisme astucieux offrant tous les avantages de la caravane en dur, sans les problèmes de prise au vent. Après l'avoir étrennée à Cabourg, nous nous sommes élancées vers la Sicile et c’est à Follonica, en Italie, que nous avons connu notre plus grand succès, devant une colonie d’allemands émerveillés ; une prestation qui nous valut au final un petit coup de schnaps. Notre première Pépita était parfaite, mais n’avait pas de moustiquaire. Nous sommes retournées à la foire de Paris deux ou trois ans plus tard pour acheter l’article manquant et au final nous avons acheté Pépita II, avec moustiquaire et plus grande. Quelques années encore et nous changions pour une vraie caravane que nous avons vendue en devenant propriétaire. Et pour nos insatiables besoins d’itinérance, nous avons repris une tente, en rêvant d’un camping-car…

Tibus à Lünebourg
Tibus à Lünebourg

Le camping-car, c’est le couronnement de notre carrière de campeur. Que des avantages, quand on aime le changement et l’itinérance ! Le top du top !

Aujourd’hui, nous avons troqué notre premier camping car pour un fourgon aménagé. Nous voulons pouvoir aller partout. Ayant désormais la possibilité de partir hors saison, nous recherchons les petits campings sans trop de mobil-homes (l’idéal étant sans, mais ils se font rares), fuyant les clubs de vacances ultra organisés ou l’on se fait « pucer » à l’arrivée. Pas trop de monde, pas d’animation, pas de réservation. Calme et liberté d’action.

Et tant pis si parfois les sanitaires ne sont pas trop à notre goût, avec une douche un peu anémique ou trop dynamique, de l’eau trop chaude ou trop froide et pas de « PQ » dans les toilettes… Damned !

Dernièrement, en Aveyron, nous sommes arrivées dans un camping à la ferme où nous étions quasiment seules. Que du vert autour de nous, un cerisier en fleurs au dessus de nos têtes, un panorama à 360°, et dans le lointain, une vue imprenable sur le viaduc de Millau (oui, c’est parfois beau, la modernité !). Formidable. Ouvrir les yeux et entendre le chant des oiseaux, sortir de son petit chez soi pour aller aux toilettes en traversant la prairie humide de rosée et inspirer à pleins poumons les parfums de la terre qui s’éveille, voilà une image du bonheur qui me convient tout à fait.

Le P'tibus à Castelnau Pegayrolles
Le P'tibus à Castelnau Pegayrolles

Alors oui, je persiste et je signe :

J’aime le camping !

Fredo

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 16:01
Ils arrivent!!!

Oui, nous avons vu les premiers ! Les premiers quoi ? Les premiers moustiques !

Alors autant se préparer avec cette petite recette aux huiles essentielles :

Prenez un flacon spray, vide, mettez deux ou trois doigts d’alcool à 90°, 5 gouttes de chacune des huiles essentielles suivantes :

  • Lemon Grass
  • Eucalyptus citronné
  • Géranium rosat (ou bourbon)
  • Niaouli

Et éventuellement :

  • Citronnelle
  • Lavandin
  • Tea tree

Pour terminer, compléter avec de l’eau.

Voilà.

Et maintenant, ils n’ont qu’à bien se tenir !

Fredo

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 19:53

Voici, comme je vous l'avais annoncé, une nouvelle Huile Essentielle, tout à fait indiquée en ce début de saison chaude ! Toutefois c'est une Huile à avoir toujours chez soi car la molécule 1.8 cinéole qu'elle contient, l'équivalent du Mucovist, la rend très efficace en cas de bronchite, de sinusite !

C'est une des rares HE à pouvoir être utilisée chez les jeunes enfants !

N'oubliez pas de l'emporter avec vous en balade, souveraine contre les piqûres de moustiques, elle ralentit la propagation du venin et soulage les brûlures des coups de soleil !

Du point de vue énergétique, cette HE est équilibrante quel que soit l'endroit où elle est appliquée, elle circule selon les méridiens, agit sur le corps physique et rééquilibre tous les corps.

Propriétés principales :

Antibactérienne moyenne

Antifongique excellente

Antivirale et stimulant immunitaire

Antalgique et analgésique

Antitoxique pour tous les animaux piqueurs (ralentit la propagation du venin)

Anti catarrhale et expectorante

Régénératrice de la peau quelle que soit la souffrance, cicatrisante

Anti-rides

Indications traditionnelles :

Psoriasis, ulcères, escarres, plaies atones ++++

Mycoses cutanées et gynécologiques

Brûlures même sévères ++++

Coups de soleil, rides ++++

Piqûres d'animaux venimeux ++++ (anti toxique)

Mycoses cutanées (pied d'athlète) ++++

Mycoses gynécologiques (candida albicans)

Rhumatismes articulaires, arthrose, crampes +++

Bronchite, sinusite, laryngite, otite, rhinite +++

Crevasses (avec HE Hélicryse italienne pour « réchauffer »

Posologie conseillée :

Voie externe (à privilégier)

  • Rhumatismes, arthrose … à utiliser en synergie avec un autre anti-douleur (voir chapitre synergie)

  • Affections dermatologiques, 3 à 6 gouttes 3 fois par jour.

  • Brûlure, à mettre pure si la zone n'est pas étendue, diluer autrement dans HV de Millepertuis.

  • Coups de soleil, quelques gouttes dans HV de Millepertuis

  • Pour les crevasses (même talon), mélanger 2, 3 gouttes dans une crème ou un corps gras pour acheminer l'HE

  • Piqûres de guêpe, taon, méduse, scorpion ... 1 à 2 gouttes pures toutes les 5 minutes 3 à 4 fois consécutives.

  • Piqûres de moustique, 1 goutte pure sur chaque piqûre (même pour les enfants (bébés) mais en application rapide et à ne pas renouveler)

  • Rides et peau atone, 1 goutte de HE dans la crème de jour

  • Irritations des muqueuses 1 goutte avec HV de Millepertuis

  • Prévention des rhumes, des mycoses, cicatrisation des petits « bobos » pour les enfants, 2 gouttes dans un dispersant dans l'eau du bain

  • Maux de tête non digestifs, 1 goutte sur les tempes

  • Toux des bébés, 1 goutte dans HV sur la poitrine (expectorante)

Remarques et précautions d'emploi :

Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse

Peut être utilisée chez les jeunes enfants (cf ci-dessus)

HE de Lavande Aspic est à emporter en randonnée.

HE de Lavande Aspic est à mélanger si nécessaire à HV de Millepertuis, c’est le cas pour les brûlures ou les coups de soleil étendus mais à faire le soir car l'huile de Millepertuis est photosensibilisante.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 19:42
Le cercle des illusionnistes

Nous n’allons pas souvent au théâtre et au cours de ces dernières années, nous y sommes surtout allées pour acclamer notre voisine et amie Chantal Top, mondialement connue dans les Pyrénées Orientales. C’est elle, d’ailleurs, qui nous a débauchées ce vendredi 13 mai, pour aller découvrir au théâtre de Thuir, « le cercle des illusionnistes », une pièce d’Alexis Michalak.

La mise en scène est époustouflante, juxtaposant trois époques différentes et nous permettant de découvrir dans un habile enchaînement de séquences, le destin de deux hommes ayant marqué le monde des arts : le célèbre illusionniste Robert Houdin, et un pionnier du cinématographe en France, Georges Méliès, également considéré comme le créateur des premiers truquages : surimpressions, fondus, disparition, agrandissements et rapetissements des personnages…

Le thème : « XIXème siècle, Paris. Au 8 boulevard des italiens, existe le théâtre Robert Houdin, fondé par le célèbre magicien et repris par le fameux réalisateur Georges Méliès. Le petit lieu méconnu accueille en son sein les plus grandes illusions de son temps. Cent ans plus tard, Décembre,(c’est son prénom), suite à un menu larcin, rencontre Avril (idem). Ensemble, ils partent à la recherche du Théâtre et de ses mystères, pénétrant ainsi le cercle des illusionnistes. »

Emaillée de films d’époque, la pièce est à elle seule une petite page d’histoire. Et le message est clair : le temps n’existe pas vraiment, c’est une roue qui tourne, sans jamais s’arrêter et les destins de chacun se mêlent et s’entremêlent sans rien laisser au hasard.

Les acteurs sont tous épatants et le spectacle, tantôt drôle, tantôt émouvant, est toujours enrichissant. Nominé cinq fois en 2014, il a obtenu trois Molières : meilleure mise en scène, meilleur auteur et meilleure révélation féminine pour Jeanne Arènes. Franchement, c’est mérité et si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas ! Allez-y et surtout, ne quittez pas la salle avant la fin des applaudissements et des nombreux rappels, une surprise finale vous attend…

Fredo

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 16:16

Dimanche 8 mai, 23 heures, poste frontière du Perthus, tout était ABSOLUMENT désert.

Jamais encore nous n'avions vu personne. Des guitounes vides, aucun véhicule à l'horizon, rien ! Les terroristes ont pu passer les doigts dans le nez, comme nous !

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:39

J'étais tombée sur ce texte de Fred Vargas il y a déjà quelques mois et je l'avais transmis à tous nos contacts (très peu de retour, d'ailleurs, hélas!) Je récidive aujourd'hui sur le blog, parce que c'est vraiment génial... Fredo

Ça y est, nous y sommes...
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
07/11/08 à 23h24
Fred Vargas
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:07

Mais jusqu'où cela va t'il aller ?

Voilà qu'une nouvelle proposition de loi contre l'école à domicile se profile à l'horizon !

Cette proposition de loi est soi-disant motivée par le constat qu'un nombre croissant d'enfants sont déscolarisés, il s'agirait de filles !!! et que les écoles hors contrat "prônant un islam radical" fleurissent ! Je veux bien l'entendre, le croire, non.

Curieux car je connais quelques écoles privées n'étant pas sous contrat d'état, elles sont toutes "cathos intégristes".

Si vous voulez vous faire une idée, clic !

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion3704.asp

Par ailleurs, lorsqu'on lit dans cette proposition de loi que le but est d'éviter la marginalisation des enfants et leur embrigadement, cela interpelle.

Doit-on en déduire que les radicalisés d'aujourd'hui ont été déscolarisés et enseigner à domicile ou dans des écoles privées islamiques ?

Ce n'est quand même pas vraiment crédible.

J'aurais plutôt tendance à penser, je ne suis pas la seule, que la déscolarisation d'enfants est plus motivée par le fait que l'Ecole ne remplit plus son rôle !

Enseigner, former des êtres pour les amener à développer leurs compétences, leur potentiel, à pouvoir agir par la suite en hommes libres, maîtres de leurs choix de vie, voilà les fondements d'un enseignement de qualité, tout le contraire de ce qui est entrain de s'installer.

Les enseignements sont vidés de leurs contenus, orientés. Nous avons le droit de vouloir autre chose pour nos enfants que de les savoir voués à servir des intérêts politiques, matérialistes. D'autant qu'en élargissant le débat, ce sera le thème d'un prochain article, l'embrigadement déborde très largement le cadre qui nous occupe dans cet article !

Fin de l'école à domicile ?

Ceci dit il est absolument impensable que l'on puisse ainsi restreindre notre liberté et nous contraindre à abandonner des valeurs qui depuis l'Antiquité ont participé à l’Éveil de l'Humain.

L’État vise à avoir devant lui des individus inaptes à réfléchir, à assumer leur vie d'hommes libres, responsables de leurs destins, tous les prétextes sont bons pour y arriver.

Mais gageons que même en nous mettant des multitudes d'obstacles nous réussirons à rester libres !

Rebelles voilà ce que nous ne devons pas oublier d'être !

Do

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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