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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 18:46

Besoin de soleil et de légèreté ?

Nous avons ce qu’il vous faut. Une jolie randonnée qui partant de Laroque des Albères vous mènera jusqu’au prieuré Santa Maria del Vilar de Villelongue dels monts.

Le retour peut se faire au choix en suivant la départementale qui relie ces deux villages ou bien en empruntant une piste forestière qui de Villelongue et par les Mas Catalans revient sur Laroque en faisant un joli détour par l’ancien site de St Laurent de Galicie et Roca Vella. En gros 5 heures de marche avec les arrêts et un bon dénivelé qui est assez « casse-gueule » en descente. Les VTT l’empruntent et détériorent notablement le chemin quand ils ne le coupent pas. Nous nous sommes même égarées un temps, le chemin était obstrué par des branchages visant à sécuriser leur descente en la détournant du tracé initial !

Pas vraiment sympa quand on sait que des itinéraires réservés existent et que si par malheur vous les empruntez et croisez des cyclistes, ils ne seront pas tendres avec vous. Mais cela est une habitude, le piéton a toujours tord face aux vélos, voitures ou motos !

De Laroque jusqu’à la fontaine des Simiots même si cela monte, c’est plutôt cool, cela se complique un peu dès lors que l’on quitte la piste qui redescend sur les Mas Catalans mais la nature est sublime.

Quasiment tout le trajet se fait au milieu des chênes verts voir chênes liège. La descente par contre est longue et lente, des bâtons auraient été bienvenus mais l’idée ne nous avait pas effleurées. A regarder où l’on met les pieds on finit par douter d’arriver un jour tant et si bien que lorsque le prieuré apparaît nous en sommes tout surpris.

Ce prieuré qui abrite de nouveau une communauté monastique est un pur joyau et ne doit sa renaissance qu’à une passionnée. Pendant de longues années, nous résidions à Villelongue, le site fut le but de nos promenades vespérales. Ouvert à tous les vents nous déambulions entre les murs de ce qui nous semblait être une simple chapelle ruinée, nous avions bien remarqué un soubassement en pierres scrupuleusement agencées mais les ronciers qui occupaient les lieux étaient assez dissuasifs. Heureusement en 1993, Lucette Triadou, aveyronnaise, vivant depuis peu sur Villelongue fut un peu plus hardie que nous. Intriguée par ce soubassement elle dégagea les lieux à la serpe. Ce qu’elle a découvert alors l’a confortée dans sa première impression, il y avait eu ici autre chose qu’une simple chapelle ! La mairie ne lui fournissant aucune explication satisfaisante, à les en croire ce n’est qu’une simple carrière de pierres, elle réussit à retrouver le propriétaire et à lui racheter le terrain. De ce jour, madame Triadou va mettre tout son coeur dans le sauvetage des lieux entraînant petit à petit un joli monde à sa suite. Nombreux sont ceux qui ont participé au sauvetage offrant temps de travail, savoir faire et fonds pour permettre au prieuré de revivre.

Une église pré romane existait déjà en l’An Mil en ces lieux mais ce n’est pas tout ! Les fouilles effectuées au cours de plusieurs campagnes ont permis de retrouver des vestiges d’un édifice païen, un nympheum et la source qui y était associée.

Nympheum

La première communauté monastique voit le jour à cette époque et une nouvelle église est construite à proximité sous le vocable de Santa Maria ! Petit à petit les moines dotent les lieux de bâtiments permettant de recevoir les pèlerins. Salle d’accueil, cuisines, cellules, greniers … le monastère jouit d’un certaine renommée et en 1535 ils quittent les lieux pour Llado dans le Haut Ampurdan. Petit rappel, le Traité des Pyrénées n’avait pas été signé, nous n’étions pas en France !

Abandonné, le monastère périclite et lorsque en 1802 les augustins reviennent sur les lieux, ils revendent les bâtiments pour usage agricole ! Ecurie, bergerie, les gravats comblent la salle d’accueil et le tout est définitivement abandonné en 1942 !

Autant dire que pour qui découvre aujourd’hui le prieuré il est bien difficile d’imaginer l’état qui était le sien au début de sa redécouverte. Outre les travaux de restauration il faut voir cette renaissance comme un gigantesque travail de filature car au fil des siècle nombreux sont ceux qui ont dépouillé le Prieuré de ces trésors architecturaux. Le jeu de piste a mené Lucette Triadou à Paris puis en Grande Bretagne quand le démembrement d’une galerie construite à partir d’éléments architecturaux provenant du Vilar et réimplantés dans un hôtel particulier s’imposa, la ville de Paris ne souhaitant pas la conserver. Les Etats Unis quant eux possèdent toujours le tympan de la porte de l’Église et d’autres ouvrages et comme pour le Cloître de Saint Genis, ils n’ont rien restitué tout juste ont ils concédé des copies !

Toujours est-il que petit à petit le Vilar a retrouvé sa superbe et que de nombreux éléments architecturaux ont pu être reconstruits à l’identique notamment grâce à des croquis que Violet Le Duc avait effectué sur les lieux déjà ruinés. Nous avons eu la chance de découvrir les fresques de l’Abside en avant première. A l’époque le chantier était aisément accessible et madame Triadou prenait plaisir à partager ses coups de coeur !

Si vous ne vous y avez jamais fait halte ne vous privez pas du bonheur de le découvrir. Si chaque été des concerts y ont lieu ainsi que des expositions, il a retrouvé sa vocation religieuse et des moniales appartenant à une communauté monacale orthodoxe en assurent la visite.

Evidemment si cette rando vous plait renseignez vous sur les horaires de visite et prévoyez une bonne journée de balade car le retour par St Laurent de Galicie est pas mal non plus. Je vous ferai grâce des détails mais pour en savoir plus voici le lien vers un précédent article sur les chapelles oubliées des Albères http://www.longville-dofredo.com/article-les-chapelles-oubliees-125461324.html

Bonne balade ! Nous, nous nous sommes régalées et les mimosas nous ont même fait leur show !

Do

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27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 21:24

Petite rando néanmoins physique qui au départ de Sorède nous mène au site du château d’Ultréra en une petite heure tout en grimpette et par un sentier de plus en plus raviné et caillouteux.

La chapelle et l’ermitage furent construits au XVIIe siècle sur un ancien sanctuaire grosso modo au moment de la destruction du château d’Ultréra qui le surplombe. Perché au sommet d’un piton escarpé cet ancien château fort a vraisemblablement une origine remontant à l’époque romaine même si l’ensemble des vestiges appartient à la période mérovingienne.

Les guerres qui opposèrent la France et l’Espagne lui donnèrent sa raison d’être jusqu’à la signature du traité des Pyrénées. C’est à cette époque que le château et l’ancienne chapelle furent démantelés à la demande de la famille seigneuriale de Vilaplane de Sorède. C’était sans compter sur le frère de Dame Jeanne, François, chanoine de Elne qui décida de bâtir l’ermitage en réemployant divers éléments de la chapelle précédente dont le portail est l’un des fleurons.

L’ermitage a souffert au cours du dernier incendie qui a ravagé les Albères dans les années 2000, mais aujourd’hui restaurés, les bâtiments et œuvres d’art ont retrouvé leur beauté. C’est toujours une grande joie de grimper là-haut.

Parties sur le coup de midi, nous avons cette fois pas mal souffert. Trop couvertes ou plus assez selon que nous passions d’un versant à l’autre, du soleil à l’ombre, le regard rivé aux bouts de pieds pour conserver l’équilibre, les dernières pluies ayant passablement dégradé les chemins, dans les derniers instants le manque de carburant a commencé à se faire sentir. La faim nous tenaillait et bien qu’ayant inspecté en vain les environs, quelques casots récemment restaurés, nous gardions néanmoins l’espoir de trouver un endroit ensoleillé et ou abrité de la Tramontane pour avaler notre casse-croûte du haut de ce royal perchoir.

Et la vie nous a offert le must.

Le gardien de l’ermitage placé sur notre route, après nous avoir accompagnées jusqu’au sanctuaire, nous a ouvert une petite salle, le chauffage, avant de nous laisser à notre pause déjeuner toute la plaine roussillonnaise à nos pieds !

Un pique-nique très confortable, comme cela nous arrive rarement !

Merci la vie !

Et n’en déplaise aux pessimistes, je maintiens que lorsque l’on est persuadé que le meilleur est possible, il se manifeste ! Cet épisode n’est pas évidemment l’exemple le plus probant, le sujet du jour étant léger, mais je peux vous assurer qu’il ne se passe pas un jour sans que cela se vérifie !

Do

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:22

En 1375 Louis Ier d’Anjou passait commande d’une tapisserie monumentale aux ateliers de Nicolas Bataille et Robert Poinçon où oeuvrait le peintre du Roi de l’époque, Jean de Bruges. 7 ans plus tard l’Apocalypse de Saint Jean, interprétation d’un manuscrit enluminé, était achevée. Un exploit !

Oeuvre d’apparat monumentale, la tapisserie restitue fidèlement le message de Jean l’Evangéliste tout en livrant un témoignage particulièrement vivant de ce qu’était la société médiévale au moment de la Guerre de Cent Ans.

De menus détails, nous découvrons au hasard d’une scène que l’on dormait déjà dans des draps au Moyen âge, tout en respectant le message de Jean, croquent le quotidien des personnes à une époque où l’Anglais était l’ennemi, ennemi héréditaire qui figure sur de multiples scènes sous les traits de léopards !

Attaque anglaise !

Cette tapisserie conçue pour être exposée occasionnellement dans les cours du château d’Angers a des dimensions adaptées aux lieux, 140 mètres de long sur 6 mètres de haut. Elle voyagea en certaines occasions, un mariage en Arles en 1400 entre autre, avant d’être offerte au Chapitre de la cathédrale d’Angers. Démembrée, mutilée et abandonnée par des particuliers qui allèrent jusqu’à en utiliser certains morceaux comme paillassons, restaurée au XIXe siècle, elle a retrouvé sa place au château. Elle a laissé des plumes dans l’opération et ne mesure plus aujourd’hui que 103 mètres pour 4,5 mètres.

Composée de 6 pièces de 14 tableaux elle se lisait comme un livre de haut en bas et de gauche à droite. Chaque tableau ouvrait avec un personnage occupant toute la hauteur et invitant à la lecture des scènes. Tout a été pensé pour permettre une lecture simple de l’oeuvre de St Jean.

St Jean recevant les révélations

Alternance de couleurs bleu et rouge pour le fond, une iconographie simple et explicite dont la symbolique devait frapper les esprits. Une œuvre qui à coup sûr, comme les vitraux et sculptures des édifices religieux, avait vocation « d’enseigner » ceux qui la lisaient.

L’Apocalypse est un message d’espoir car contrairement à ce que l’on a coutume de dire ou entendre, apocalypse signifie révélation.

Tout au long de cette « révélation » racontée en 84 tableaux, il n’en subsiste que 67 intacts, nous voyons prendre vie sous nos yeux les visions que Saint Jean a reçu en rêves à Patmos, une île de la Mer Egée où il était exilé. Destinée à être transmise aux 7 églises de la Chrétienté, l’Apocalypse raconte les guerres, cataclysmes, trahisons, bassesses que l’Homme affrontera au cours des siècles à venir.

Destruction et cataclysmes en tout genre

Tout est symbole et tourne autour du chiffre sept, symbole de plénitude à moins que ce ne soit la combinaison quatre et trois. Le quatre des quatre évangélistes ou des quatre éléments, le trois de la Trinité, une Trinité que l’on retrouve dans tous les cultes du monde comme en Egypte Ancienne.

Outre le chiffre sept, le six est lui aussi décliné au long du récit. Six, chiffre de la Bête, des bêtes plus exactement puisque ici elles sont trois, la Bête de la Mer, la Bête de la Terre (sous les traits des anglais) et celle du Ciel !

D’une grande modernité dans son message qui colle à notre époque, tout comme il était d’actualité au Moyen Âge, elle invite entre autre l’Homme à rendre à la Femme la place qu’elle doit occuper de plein droit, à s’ouvrir aux plus démunis, aux exilés et à réfléchir à sa place sur une Terre qu’il a à préserver.

Si tout est plutôt dramatique, le spectacle du Monde ne l’est-il pas ?, la fin du récit s’achève sur un message d’espoir.

Tout est Paix

Nous pouvons donc rester positif tout en tirant les leçons qui s’imposent des visions de Jean l’Evangéliste car, c’est mon point de vue, elles ne peuvent être prises à la légère. Ce message est bel et bien d’une réalité très actuelle !

Confondant.

Do

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 17:19

Voici un article encore une fois est assez long ce que l’on m’a reproché dernièrement ! « Dur à lire et manque de temps ». Désolé, j’essaie d’aller à l’essentiel mais il y a quand même des idées qui méritent d’être développées !

Cet article m’a été inspirée en découvrant à plus de 1500 mètres dans un paysage sublime une concentration de 4/4 qui « puaient » un brin !

Tour du Mir, Monts du Vallespir et Albères

Les véhicules thermiques sont polluants, consommateurs d’énergies fossiles, c’est un constat qu’il est difficile de nier ! Le problème est qu’en l’état actuel des choses se passer de voitures, selon l’endroit où l’on réside est difficile pour ne pas dire impossible. Lorsque les cars ne passent que tôt le matin et tard le soir avec des correspondances pas évidentes à gérer, que la gare la plus proche de chez vous ne peut être atteinte qu’en voiture et ce quand la ligne de chemin de fer n’a pas été supprimée, interrompue, comment fait-on ? C’est d’ailleurs le problème des usagers de la ligne Perpignan-Villefranche de Conflent qui depuis le mois de décembre et l’accident de car de ramassage scolaire sont sans liaison ferroviaire !

Certes il y a des alternatives au moteur thermique mais elles demandent à être peaufinées et ne sont pas sans inconvénient non plus. Les voitures hybrides présentent un net avantage sur le tout thermique mais polluent quand même tout comme les électriques par le biais de leurs batteries qu’il faut bien songer à recycler et qui dit électricité dit production, or l’électricité n’est pas forcément propre ! Il semblerait qu’il y ait quelques espoirs du côté des véhicules au gaz naturel ou à hydrogène exempte de pollution mais, en ce qui concerne la production d’hydrogène, elle est coûteuse et gourmande en énergie … autant dire que c’est le serpent qui se mord la queue d’autant que pneus et freins en rajoutent une couche.

N’oublions pas dans le tableau les poids lourds qui engorgent le réseau routier et le peu d’engouement pour le ferroutage en France, le transport aéronautique mondial qui explose.

Une question au passage, savez-vous que le kérosène est détaxé ?!

Tout cela pour en arriver à ce qui suit.

Si au lieu de vouloir tout chambouler d’un coup et d’avoir des grands projets difficilement réalisables, on commençait modestement en s’attaquant au superflu qui pollue et consomme de l’énergie.

Aujourd’hui nous étions en randonnée et avons par la crête gagné la Tour du Mir au départ du Col d’Ares. A nous les grands espaces, des points de vue à couper le souffle sur le seigneur des lieux, la Plaine de l’Ampurdan, le Roussillon et la chaîne des Pyrénées. Mais pourquoi en ces lieux est-il impossible de se balader sans croiser des 4/4, tous plus polluants les uns que les autres. Pourquoi ne pas interdire les pistes à la circulation purement et simplement et se dispenser de les autoriser « aux ayants droit », chacun s’estimant l’être. Cueilleurs de champignons, chasseurs, tous cul de jatte !

Autre piste, quand allons nous éradiquer de nos plages les engins de tout poil destinés essentiellement aux loisirs qui se multiplient, polluent et consomment du carburant à tir larigot ?

La solution je ne l’ai pas évidemment, juste des pistes. Marcher quand on le peut, prendre son vélo lorsque c’est un peu loin, préférer aux gyropodes et autres engins la trottinette et les rollers. Dernière suggestion pour régler le problème de consommation d’énergie, privilégier les circuits courts, manger local, de saison, se regrouper indépendamment des réseaux avec pignon sur rue genre Blablacar, partager, mutualiser !!!

Tout ça après avoir passé une journée épatante dans un paysage de rêve dont voici un petit aperçu !

Do

Tour à signaux, tour du Mir
Vue sur les Monts du Vallespir
Cardabelle

 

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 17:26

Déjà vu ? Oui évidemment mais il y a quelques différences. Le lien est actif car tout à l'heure il ne l'était pas et le titre ne contient pas de faute ! Elle n'est pas belle la vie ?!

Donc, en effet j'ai fignolé le film de présentation, un peu de musique pour découvrir ou redécouvrir cette rando sympa ! "Luna lunedda" tiré du CD intitulé Tarantella de Christina Pluhar, collection Chants de la Terre et "Les Cigales" de Charles Trenet.

Clic !

 

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 20:18

Les Monts du Vallespir étant chapeautés de lourds nuages en ce dimanche 22 juillet nous nous en sommes remis à notre ressenti et avons filé sur les Corbières.

Bien joué !

Sans doute était-ce cuit pour une randonnée mais nous pourrions au moins faire du tourisme. Notre premier arrêt à Fontjoucous s’est révélé charmant. Installée sur un ancien castrum l’église, fermée comme il se doit, domine toute la région.

Fontjoucous

Deux enceintes de remparts en partie debout, les vestiges d’un ancien château occupé par le presbytère, une jolie porte fortifiée, un lacis de ruelles dévoilant au hasard des déambulations des jardins débordants de tout le nécessaire pour une bonne ratatouille et un super restaurant très étoilé, voilà un village qui ne paie pas de mine. Dommage qu’il n’ait pas la chance d’être classé au titre des plus beaux villages de France comme Lagrasse, village voisin, car il y a de l’ambiance, on s’y sent bien, tout le contraire de Lagrasse. Certes l’Abbaye est fort belle, le Pont Vieux a de l’allure mais tout est négligé. Il y a un potentiel, c’est indiscutable, mais tout est un peu décati et côté ambiance, il semble y avoir du tirage au sein de la population, la faute aux écroulés ?

Lagrasse

Nous sommes donc reparties l’estomac dans les talons en quête d’une cascade dont nous avions entendu parler à Caunette en Val !

Un pissou ridicule ! Voilà tout ce que nous avons trouvé. Nous avons donc poursuivi sur quelques kilomètres et atteint … le bout de la route et le village de Mayronnes.

Et à Mayronnes devinez ce qui nous attendait ?!

Un super sentier de randonnée.

Un sentier sculpturel !

Danse
Le Cri
Les Portes de la perception

Une quarantaine de sculptures en pleine nature, des grimpettes et des descentes, des panoramas super chouettes, au final une journée exaltante totalement imprévue rythmée par le chant des cigales !

Moralité, rien ne vaut que de se laisser porter par ses propres ressentis !

Si l’envie vous prend, sachez que Mayronnes se trouve à quelques kilomètres au sud-ouest de Lagrasse, dans les Corbières pas loin de Narbonne.

Peut-être vous faut-il des preuves, une petite comme mise en bouche ?

Cliquez !!!

https://youtu.be/5UZHHl-2pfg

Do

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:50

Notre voyage aura été placé sous le signe du Danube.

Ce fleuve, le deuxième d’Europe après la Volga, est pour nous une vieille connaissance, puisque l’an passé, déjà, de retour du Burgenland, région la plus orientale d’Autriche, nous avions remonté son cours, de Vienne jusqu’à Mauthausen (mais sans visiter le camp !), en passant par Krems, Melk et Marbach, avant d’aller découvrir sa source à Donaueschingen, en Forêt Noire. Nous étions donc particulièrement ravies de le retrouver à Bratislava et nos premiers pas en Slovaquie nous ont menées sur ses berges, particulièrement bien aménagées en zone de promenade et piste cyclable. Une précision en passant : c’est à Donaueschingen que commence la piste cyclable internationale « le long du Danube » qui se termine, 1200 kilomètres plus loin, à Budapest. Mais comme il parcourt 2852 kilomètres avant de se jeter dans la mer Noire, on est encore loin d’en avoir vu le bout !

C’est donc le long de cette piste que, sitôt installées dans notre appartement de La Franconi, à une vingtaine de minutes à pieds du centre de Bratislava,  nous sommes allées prendre la température de ce territoire inconnu : la Slovaquie. Une jolie promenade bien ombragée, agrémentée de statues originales, menant à un sympathique espace de commerces, cafés et restaurants, puis plus loin, à la zone des embarcadères, au-delà du « pont du soulèvement national slovaque», ou Pont Neuf, bien reconnaissable à la soucoupe volante installée tout en haut de l’unique pylône soutenant sa structure en acier.

Un ascenseur permet d’y accéder pour jouir d’une vue panoramique à 360° sur la capitale, mais… non, merci ! Même morte, j’irais pas (clin d’œil aux corses…) !

Au retour, premier contact avec la vie sociale slovaque à la terrasse d’un sympathique bistrot où nous découvrons un premier mot-clef : « grep »… pamplemousse. Nous allons pouvoir déguster notre jus de fruit préféré en Slovaquie. Ça commence bien.

 

Le second jour, une croisière sur le Danube nous a permis de retrouver Vienne, puis c’est au bord de ce fleuve mythique, dans un charmant village des environs de Budapest, Szentendre, que nous avons posé nos valises. Situation idéale pour découvrir la capitale de la Hongrie, au terminus d’une liaison ferroviaire permettant de gagner le centre de Budapest en une trentaine de minutes. Précisons qu’un réseau extraordinaire de trams, de bus et de métros permet de sillonner cette très grande ville pour pas cher, et même gratuitement pour les plus de 65 ans. Une fois de plus, nous pouvons constater à quel point nous sommes à la traîne en France dans le domaine des transports en commun !!! Nous avons même vu un truc bizarre qui n’inspire pas trop confiance : un bus amphibie !

 

Durant six jours, Szentendre, situé en face de l’île du même nom, aura été notre havre de paix (même si les nuits n’y étaient pas particulièrement calmes, la location étant située en face d’un garage d’ambulances) et notre poumon de verdure. Et chaque soir une petite balade digestive nous menait jusqu’au bord du fleuve que nous longions jusqu’au centre du village joliment décoré de gros abat-jours lumineux.

Cette ville d’artistes au riche passé est dotée de nombreux musées, d’une vie culturelle très animée, théâtre de festivals divers et variés. On y vient généralement de Budapest, en excursion à la journée, en car ou en bateau, ce qui fait que le soir, tout le monde repart, abandonnant le village à une paisible animation. On flâne, au bord du Danube, à la terrasse des bistrots, on profite de la douceur du soir, d’une brise légère délicieusement rafraîchissante après les lourdes chaleurs de la journée.

Et au milieu, coule le Danube. L’aménagement des rives en prévision des crues nous laisse à penser qu’il n’est pas toujours aussi serein ; comme à Krems, l’an passé, nous remarquons les digues de béton permettant de contenir les débordements du fleuve… Impressionnant !

A Szentendre, le festival d’été est commencé. Tout au long de la saison estivale, les manifestations s’enchaînent nécessitant des aménagements temporaires plus ou moins spectaculaires : ici, un écran géant installé sur un bateau amarré le long du fleuve, là, une pelouse artificielle recouvrant le gravier des berges pour permettre aux spectateurs de s’y installer, semée de bancs, de coussins pour le confort des uns et des autres.  Le dernier jour, on projette un film en français, sous-titré en Hongrois (c’est drôle, mais quand c’est comme ça, on ne peut pas s’empêcher de lire, même si on comprend parfaitement ce qu’on entend et rien aux sous-titres), « Happy end », avec Jean Louis Trintignant. Du coup, nous nous attardons un peu… Happy, tu parles ! En tous les cas, on est sans doute loin de la fin, parce qu’ils n’ont pas l’air de rigoler.

Notre séjour à Szentendre nous aura sûrement permis de mieux vivre notre découverte de Budapest.  Belle ville, bien évidemment, mais il est certain que nous n’avons pas choisi le meilleur moment pour la visiter. Nous le savions depuis notre séjour dans le Burgenland : le mois de juin peut être hyper chaud en Hongrie (et en Slovaquie), climat continental oblige. Qu’on se le dise ! C’est donc par une température de 35° à 40° que nous avons déambulé dans les rues de la « perle du Danube ». Ajoutées à cela une circulation intense et une fréquentation touristique débridée, et vous comprendrez que la découverte de la capitale hongroise aura été un peu fatigante. Il est clair que nous l’aurions sans doute mieux apprécié en hiver, comme Vienne l’an passé ; nous avons d’ailleurs pu constater lors de notre petite incursion au départ de Bratislava à quel point la capitale Autrichienne change de visage en été, et pas en mieux (à notre goût !).

Il n’empêche : Budapest est une belle ville. A mi-chemin de son cours total, il y atteint une largeur respectable, de même que les ponts qui l’enjambent longs, longs, longs, surtout sous le cagnard.

Après les incontournables monuments phares, le parlement, le palais royal et la colline du château ( ou les relents fasciste de la relève de la garde nous ont un peu mises à mal), le parc de la ville, le marché couvert, véritable bazar oriental, nous avons beaucoup apprécié le dernier jour de sillonner sur des vélos de location les allées de l’île Margit, belle oasis de verdure et de fraîcheur, en plein centre ville de Budapest.

Fontaines sur l'île Margit

Et avant que vous ne nous posiez la question, je vais vous répondre : non, nous n’avons pas testé les bains de renommée mondiale. Cet aveu va peut-être susciter quelque étonnement, alors une explication s’impose, sous forme de question : auriez-vous envie, vous, de vous tremper dans une eau à 38°, quand il en fait 39 dehors ? Alors oui, nous aurions pu choisir de nager dans des eaux plus rafraîchissantes, à condition de coiffer un bonnet de bain, mais lorsque nous nous sommes présentées à la caisse de la piscine de l’île Margit, après avoir attendu une bonne dizaine de minutes l’ouverture du guichet, une mégère nous a refoulées d’un seul mot : « closed » ! Et pour être sûre que nous ayons compris, elle l’a gribouillé sur un bout de papier. Vlan !

Voilà pourquoi nous nous sommes rabattues sur le vélo. Sans regret.

Pas moyen de trouver une baignade dans ce pays réputé pour ses eaux ! Il faut le faire, non ? Boueux et tumultueux, le Danube n’incite pas trop à la trempette. Il n’est même pas bleu ; l’était-il au temps des Strauss ? Toujours est-il que lorsque nous aurions pu trouver notre bonheur au lac Balaton, les températures avaient tellement fraîchi qu’il ne nous serait même pas venu à l’idée d’aller tremper un orteil ! Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ce n’est pas grave ! On a une « bad » à la maison…

En avons-nous fini avec le Danube ? Pas sûr ! Nous avons déjà eu envie d’aller faire un tour du côté de Ratisbonne et de Ulm… Et il paraît que le delta du Danube est un endroit fascinant… Alors ? En voilà de belles perspectives de découverte, non ? Elle est pas belle, la vie ?

Fredo

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 15:33

Non, ne traduisez pas littéralement « le monastère de pierre ». Bien sûr qu’il est en pierres ! Mais il tient avant tout son nom de la rivière qui baigne abondamment les lieux, el rio Piedra.

Du camping de Nuevalos, joli village haut perché, il n’y a guère plus de trois kilomètres à pieds en suivant le GR et les berges du rio pour gagner le monastère. Sur les bords de la rivière Piedra, nous avons marché et nous nous sommes régalés! La balade, le long des falaises creusées par le cours d’eau, sous un couvert de végétation fournie, est enchanteresse, surtout le matin ! Il n’en sera plus tout à fait de même au retour, avec qui plus est, huit heures de déambulation, descentes et grimpettes, dans les gambettes !

 

Cette approche pédestre nous permet d’éviter l’accès traditionnel plus fréquenté et d’accéder au monastère par la cour déserte de l’ancienne hostellerie, flanquée d’une superbe façade baroque.

L'hospederia

Franchi le seuil, nous apercevons déjà l’église abbatiale, ou du moins ce qu’il en reste !

 

L'église abbatiale

Les origines du monastère cistercien Santa Maria de Piedra, dépendance du monastère de Poblet en Catalogne, remontent à 1186, sous le règne d’Alphonse II. 650 ans de splendeur avant que les guerres carlistes ne lui soit fatales, vers 1835. L’église est alors presque entièrement détruite, le mobilier religieux dispersé et les terrains privatisés.

 

La visite du monastère est intéressante, mais n’a rien d’exceptionnel : on y trouve, comme partout la salle du chapitre (très belle),

la salle du chapitre

le réfectoire des moines, le couloir des converts, le cloître (hélas, quand on a vu Moissac, cela devient plus difficile de s’extasier !!!),

le cloître

caves et celliers. Deux expositions sont à découvrir : une première sur le vin,

moine au labeur

et une autre, plus intéressante pour nous, fournit moult explications sur une denrée qui nous est particulièrement chère : le chocolat.

 

A noter : en principe, il n’y a pas de visite libre. Est-ce parce que nous étions français ? Nous avons attendu un guide en vain avant de nous résoudre à visiter les lieux seuls. Personne n’est venu. Mais nous ne nous en plaindrons pas  puisqu’il y avait presque partout des explications en français (sauf pour les expos !).

 

C’est après nous être restaurés que nous avons attaqué le morceau de bravoure : le parc du monastère. Car en réalité, c’est bien lui qui rend le lieu mythique ; c’est une apothéose de torrents et de cascades.

La rivière Piedra se divise en multiples bras pour se jouer des creux et des bosses du terrain, s’insinuant au travers d’une végétation luxuriante avant de finir sa course folle dans les eaux vertes et paisibles du lago del Espejo.

El lago del espejo

Et ça monte, et ça descend, tout au long de sentiers escarpés, d’escaliers vertigineux parfois même creusés en tunnel dans la falaise. On se glisse derrière des cascades,

Claude, explore la grotte derrière la "cola de caballo", cascade; il a même fallu enfiler les capes de pluie!

on en franchit d’autres.

la queue de cheval!

Partout où le regard se porte, dévalent joyeusement des milliards de « Perlettes » bondissantes et bavardes, dans une ambiance aquatique ressourçante, exceptionnellement mise en valeur par la diversité végétale et l’exubérance des feuillus aux troncs gigantesques.

 

Avant d’entamer la remontée, une aire de repos permet de reprendre des forces : tables et banc, mais aussi balançoires, toboggans… Nous ne résistons pas à la tentation avant de remarquer que les jeux sont réservés aux enfants de moins de douze ans. Et alors ???? Allez, récréation des pèlerins!

pas si drôle, finalement...
Si!

 

Voilà ! Depuis le temps que Jesus nous disait qu’il fallait absolument voir le monasterio de Piedra !!! (Ben oui, Jesus… On est voisins). Bon, hé bien voilà, c’est fait !

Et il avait bien raison. A faire, à voir absolument si vous allez en Aragon! Fredo

 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 14:37

La vie est vraiment bien faite. Nous avions prévu de passer deux nuits et une journée complète à Albarracin, village classé « mas bonitos de Espaňa ». Les caprices du « Gastounet » nous aurons permis de profiter des lieux un jour de plus.

Mais je vous sens intrigués… Qui est le Gastounet ? J’explique. Depuis que nous voyageons avec nos amis Claude et Michelle, Claude passe beaucoup de temps à bricoler son camion qui n’est pas de première jeunesse et nous donne parfois des inquiétudes. Cela ne vous rappelle rien, à vous ? Nous, oui : l’inénarrable Gaston Lagaffe qui part en vacances et s’en revient bronzé seulement des jambes car il a passé tout son temps sous sa voiture à maintenir le moteur en état de marche. Ça y est ? Vous vous souvenez ? Bon. Hé bien voilà, le camion de nos amis n’ayant pas de nom (nous, nous avons toujours baptisé nos véhicules, c’est une tradition familiale qui remonte assez loin), nous l’avons appelé « Gastounet ». Hé bien, le jour prévu pour le départ d’Albarracin, la batterie du moteur n’a rien voulu savoir… Alors nous sommes restés un peu plus longtemps… Et sans regret !

 

La région d’Albarracin est peuplée depuis les temps préhistoriques, comme en témoignent les nombreuses peintures rupestres décorant les abris sous roche des alentours. Bien évidemment, les romains y ont ensuite laissé des traces, mais le nom d’Albarracin remonte à l’occupation arabe qui, comme à Teruel a laissé de nombreux vestiges prestigieux, à commencer par la citadelle et la gigantesque muraille qui court sur la crête des collines. Le village est superbement perché au dessus d’un méandre du rio Guadalaviar et le charme opère au premier coup d’œil.

Nous commençons notre découverte des lieux en nous élançant vers le point le plus haut de la muraille, pour jouir d’un panorama à 360° sur le village et la sierra du même nom.

vue sur le village et la cathédrale

 

Dominés par plusieurs tours et clochers, le village présente une belle unité de couleur rouge. Nous nous régalons à découvrir les ruelles étroites bordées de maisons à pans de bois, truffées de détails architecturaux remarquables.

enchevêtrement de maisons

Sur la Plaza Mayor très animée (on est en Espagne !), Claude et Michelle entre dans un bureau de tabac, à la recherche de cartes postales… Surprise ! Il y a bien du tabac et des cartes postales, mais il y a aussi de tout, du slip au soutien gorge, en passant par le chapeau de paille et les coloriages pour enfants. Bref, il y a un peu de tout et de tout un peu ; c’est la Samaritaine !!!

Plaza Mayor

Nous nous faisons d’ailleurs la réflexion qu’il n’y a pas comme chez nous, dans nos villages labellisés « plus beaux villages de France », cette avalanche de boutiques artisanales ou de galeries qui transforme les lieux en supermarché de luxe. Les gens qui sont là y habitent vraiment et les commerces à disposition sont là pour les aider à vivre. Bien sûr, nous avons trouvé deux ou trois boutiques spécialisées dans la vente des produits locaux, jambon, miel, fromages, ciblant davantage une clientèle touristique, mais elles se font discrètes, presque exceptionnelles. Albarracin est vivant.

Bizarrement, nous n’avons rien visité, nous contentant des découvertes extérieures. La cathédrale est payante (peut-être sommes-nous un peu las des collections religieuses ?) et le château, tout comme le musée de la ville, n’ouvre ses portes qu’à 16 heures. C’est bizarre, mais c’est comme ça. Au fond, cela ne nous manque pas trop, et le lendemain, ayant eu l’occasion de monter jusqu’à l’ermitage de la Virgen qui offre une vue plongeante sur l’intérieur du Castillo, la conclusion s’est imposée : nous n’en aurions pas vu plus !

ermita de la Virgen

Albarracin est un régal pour les yeux. Outre le village, il faut emprunter le « paseo fluvial », une promenade aménagée sur la berge du Guadalaviar, aux pieds des remparts et des falaises, dans la fraîcheur revigorante de la ripisylve.

Le paseo fluvail et le Guadalaviar

On peut y découvrir les restes d’un moulin et plusieurs passerelles franchissent le torrent, permettant d’enchaîner avec d’autres itinéraires balisés à travers la sierra de Albarracin que les caprices du Gastounet nous auront permis de découvrir le lendemain.

Albarracin, vue de la sierra du même nom

Mieux vaut avoir le jarret ferme pour visiter Albarracin. On monte, on descend, on remonte, on redescend, presque sans s’en rendre compte tant il y a de beautés à admirer. Et au final nous aurons quand même marché trois heures et demi, rien que pour une première matinée de découverte !

 

Mais si le charme du village d’Albarracin attire de nombreux touristes, la région est réputée pour d’autres merveilles : les peintures rupestres de los Pinares de Rodeno.

C’est la forêt de Fontainebleau, à la puissance dix. Un site naturel protégé, gigantesque chaos de grès rouges arborés de pins où sont dissimulées, ici et là, d’émouvants témoignages des temps préhistoriques. Archers, taureaux, chevaux…

 

On peut admirer ces peintures rupestres protégées par des grilles pour empêcher les dégradations, gratuitement tout au long d’un sentier bien aménagé (il y a même toute une portion accessible aux fauteuils roulants). Ce cadre naturel enchanteur attire aussi de curieux spécimens : des bipèdes volubiles, plutôt jeunes et peu soucieux de leur apparence, se déplaçant volontiers en troupeaux, un matelas à bretelles sur le dos, et parfois un sac à dos sur le ventre. Nous en avions déjà croisé la veille et le matin même dans les rues d’Albarracin. Si vous cherchez, comme nous au début, ne leur demandez pas où sont les peintures rupestres : ils ne savent pas, ils ne sont pas concernés par le problème ; ils ne doivent même pas savoir qu’il y en a dans le coin. Ils ne sont pas mal aimables, pas du tout ; mais ils ne peuvent pas dire. Ils sont là pour escalader, un point, c’est tout. Et le matelas, c’est pour amortir les chutes. Et pour ceux qui ne savent pas, comme nous avant, on appelle ça un « crash-pad ». Merci à Michèle pour le renseignement !

 

Albarracin est décidément un endroit où il faut passer un bon moment ; je suis sûre qu’une troisième journée n’aurait même pas été de trop. Mais notre périple n’est pas terminé et notre découverte de l’Aragon se poursuit. Dès le lendemain, batterie changée, le tandem Ptibus et Gastounet se lance à l’assaut du bitume, objectif Saragosse et le monasterio de Piedra. A très bientôt!!!

Fredo

 

 

 

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 16:39

Le problème de nuitée à Teruel résolu, gagner Cuenca n’était plus qu’un jeu d’enfant et c’est la joie au coeur que je m’apprêtais à découvrir cette cité dont je  rêve depuis mes années de collège. L’arrivée est comme chaque fois déconcertante. Nous passons sans transition de la rase campagne à la ville avec son cortège de giratoires, feux tricolores et embouteillages et comme presque partout trouver un parking devient le problème majeur à solutionner. Au pif, nous choisissons de nous diriger vers l’Auditorium, juste parce que cela rappelle Gérone et qu’en l’absence de toute autre indication il faut bien trancher ! Les fourgons se faufilent dans un lacis de ruelles de plus en plus étroites mais, alléluia, le parking accueillant cars et camping-cars n’est pas trop encombré. A peine parqués un excité nous saute dessus, un vrai moulin à paroles qui nous réclame 5€. Remis de notre surprise nous réalisons vite qu’il y a de l’escroquerie dans l’air et après lui avoir répété sur tous les tons « no hay nada que cuidar en los coches », nous partons en direction du pont San Pablo pour découvrir les « Casas Colgadas », monuments emblématiques de Cuenca.

Puente San Pablo

Ouvrage métallique plutôt décoiffant il enjambe le ravin que s’est taillé le rio Huécar à plus de 60 mètres de haut. Je m’engage d’un pas hardi pour d’un coup sentir qu’il y a comme un malaise. Trop de monde, le tablier est encombré de tous les japonais, coréens et chinois que les cars ont largués à la hauteur de notre parking. Evidemment ils se filment tous et ça bouchonne sec sur le pont. L’œil fixe et le coeur au bord des lèvres j’avance cramponnée à la rambarde tout en évaluant la hauteur qui me sépare du sol. Pour un peu je baiserais la terre ferme !

Et encore ne savais-je pas ce que j’ai appris en me documentant pour cet article. Un premier pont en pierre a existé, construit en 1533 il s’est écroulé en 1589. Un autre l’a remplacé qui s’est effondré en 2 épisodes. Partiellement en 1786 et totalement en 1895. Celui-ci date de 1903 et semble tenir le choc !!!

Casas Colgadas

Alors que toute la falaise du Rio Huécar en était bâtie, on ne compte plus aujourd'hui que trois casas Colgadas. Les autres se sont effondrées, bigre ! En bois, d'une architecture gothique populaire du XVe siècle, l’une d’elles abrite aujourd’hui le musée d’Art Abstrait. Classées au patrimoine mondial, c'est cependant décevant et si je me délectais par avance de les découvrir, je dois bien avouer que les maisons suspendues de Pont en Royan, dans le Vercors, ont une sacré gueule !

Maisons suspendues de Pont en Royan

Suivant notre intuition, nous gagnons directement le point le plus haut de Cuenca où se trouve les restes du Castillo et l’Arc de Bezudo, l’ancienne porte, pour déambuler dans un univers minéral où l’eau et le vent s’en sont donné à coeur joie.

La vue sur Cuenca est splendide.

Toute la ville se dévoile à nos pieds. De fondation romaine la ville fut occupée par les Maures jusqu’à la reconquête en 1177 au terme d’un siège de 9 mois. Forte de son industrie lainière et forestière, la découverte de l’Amérique boosta son économie mais tombée successivement aux mains des Anglais puis des français sous la houlette de Napoléon, la ville subit de violentes représailles françaises en réponse à un attentat contre l'occupant avant d’être dévastée en 1937 lors de la Guerre civile, comme Teruel !

Nous reprenons notre découverte en descente, serpentant de gauche et de droite dans les ruelles moyenâgeuses.

De petites places en belvédères nous gagnons la Plaza Mayor et ne faisons qu’un bref passage dans la Cathédrale qui est payante. Stéphane Bern sévit-il en Espagne ? Nous ne visiterons d'ailleurs quasiment aucun édifice religieux, ils sont soit payants, soit fermés !

Plaza Mayor et Cathédrale

Bâtie sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, nous nous contentons de l’observer de l’Ayuntamiento, interloqués. Sa façade gothique, qui n‘est pas sans rappeler Notre Dame, les tours en moins, semble avoir été plaquée sur le reste de l’édifice. Vérification faite, ce n’est même pas une impression car cette curieuse façade a été rajoutée après que la précédente se soit effondrée. Il n’y a pas à dire cela ne tient pas vraiment debout dans le coin !

Requinqués d'un plat local typique, le Morteruelo, sorte de rillettes chaudes à base de lapin ou de lièvre, de foie et de poitrine de porc, de pain de campagne émietté, le tout cuisiné à l’huile d’olive, nous terminons lestés la découverte de Cuenca. Arrêt à la Tour de Mangana construite sur une ancienne forteresse arabe puis nous dévalons le Barrio San Martin célèbre pour ses Rasgacielos, ses gratte-ciel.

Rasgacielos del Barrio San Martin

Vu comment c’est accroché à la paroi s’est bien étonnant que cela tienne toujours le coup !

Nous quittons Cuenca et son éperon rocheux par le pont qui enjamble la confluence des rios Jùcar et Huécar à la recherche de notre halte nocturne. Les sanitaires, comme partout se révèlent dignes d’un hôtel de grand standing. Eau chaude instantanément, flexibles, porte-manteaux en suffisance … le rêve de tout campeur, rêve rarement au rendez-vous en France. Nous poursuivrons demain l'exploration de cette région au relief très tourmenté.

Do

 

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