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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 20:22

Parties pour une cueillette de cèpes nous avons fait chou blanc mais ce fut l'occasion de déguster les joies d'une belle randonnée.

Cinq heures au sein d'une nature somptueuse, hêtres, mélèzes, sapins, noisetiers nous ont accueillies Marie, Frédé et moi nous faisant oublier le but initial de la balade.

Apparemment les salamandres semblent nombreuses en ces lieux où nous avons entre-aperçu quelques rapaces, des geais et même un chevreuil. Nous avons aussi trouvé ce à quoi pourrait ressemblé notre "refuge" niché en pleine forêt.

Dommage que notre joie se soit soudainement trouvée plombée en découvrant un jeune faon empalé sur la grille d'entrée de Can Pitot. Nous avions le cœur gros en imaginant ce que fut son agonie !

Ce cœur brisé au départ de notre virée était peut-être prémonitoire ! Rien ne croise nos routes par hasard ! Dominique

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 19:32

Voyage éclair, que l'on ne peut qualifier d'inutile puisque tout à sa raison d'être, l'Univers conspire à notre bien, mais quand même, cette fois c'est la fois de trop !

Parties lundi dernier sous la grisaille, à peine débarquées sur le Causse du Quercy le cagnard nous assommait.

38° à l'ombre, pour randonner sous des chênes plutôt rabougris, non merci !

Nous avons donc gagné les rives du Lot, stationné le Ptibus à La Magdelaine, sous les noyers et marchotté après avoir renoncé à gagner le village de Laroque des Arcs, le cocktail soleil de plomb et sol calcaire chauffé à blanc ayant eu raison de notre détermination.

 

Le lendemain, à la fraîche nous partions pour Cabrerets mais j'y reviendrais !

L'après midi se révélant tout aussi chaud, nous avons poursuivi notre périple vers le Limousin en faisant quelques zigzags au gré de nos coups de cœur et à la recherche d'un peu de fraîcheur.

 

Sous un soleil ayant revu ses ardeurs à la baisse, nous avons fait halte à St Yriex la Perche dont le cœur de ville est parfaitement "conservé dans son jus". Cité médiévale connue dès l'antiquité pour ses gisements aurifères, c'est du kaolin que la ville tire aujourd'hui ses lettres de noblesse.

Toute la ville vécut longtemps au rythme de la porcelaine, un gisement important de Kaolin ayant été découvert à Marcognac, sans cette découverte la porcelaine serait encore aujourd'hui toujours de Chine !

Nous avons à St Yriex notre fournisseur de porcelaine, mais oui !

Les établissements MP Samie proposent sur deux étages, un choix invraisemblable de bols, assiettes, plats, cafetières, théières, ramequins ... juste le temps de retrouver les 3 assiettes plates que nous avions massacrées et nous terminions notre visite dans une librairie de rêve. Cela tombait bien les trois quarts des monuments et sites étant fermés !

L'heure étant venue de songer à faire étape, nous avons gagné les vergers de Leycuras ouverts à l'accueil des camping-cars. Des centaines de producteurs fermiers, viticulteurs, éleveurs ... proposent gracieusement aux adhérents du groupe France Passion de séjourner chez eux.

Voyageant hors saison, nous sommes souvent seules au milieu des champs ou vergers en compagnie de personnes désireuses de faire partager leur vie ! Que du plaisir.

A peine arrivées alors que nous tâchions de voir où nous allions bien pouvoir stationner un homme, portable en main est venu nous parler météo. Orages "maousse" costauds, grêle, vents forts puis pluie toute la semaine ! Un tableau tellement angoissant que nous avons décidé de regagner Souillac où selon lui la météo s'annonçait plus clémente !

Nous avons donc rattrapé l'autoroute et à partir de cet instant le matraquage a commencé. Tous les dix kilomètres les portiques de signalisation affichaient le même message anxiogène : Alerte météo, orages violents, écoutez 107,7. Sur Toulouse chaque entrée relayait le même message.

Nous avons passé quelques coups de fil, le discours restait identique. L'heure semblait grave même chez nous où un épisode méditerranéen carabiné était attendu. Une amie nous l'ayant annoncé pour 23 heures, nous avons décidé de rentrer dare dare ! S'il devait pleuvoir nous saurions que faire, rangements, piano, cuisine ... côté espace se serait plus vaste que les dix mètres carrés du fourgon.

Alors Ptibus a montré ce qu'il avait sous le capot ! 130 à l'heure, nous sommes rentrées en à peine plus de 5 heures de temps !

A 23 heures il faisait toujours sec ! Au petit jour, un coup de tonnerre, une belle averse qui a rempli la citerne en berne depuis mai. Jeudi et vendredi ont été mi figue mi raisin mais d'épisode méditerranéen foin !

Alors c'est la dernière fois que nous cédons à la peur que l'on cherche à instiller partout et en toute occasion. Peur de la maladie, peur des intempéries, peur de l'autre, peur de la différence, peur de vivre !!!

Nous repartirons et s'il doit pleuvoir, il pleuvra, il tonnera, grêlera, ventera.

Ce sera à "La Buena de Dios" comme disait Jeannine !

De toute façon par le passé nous en avons vu d'autres et après tout nous sommes mortel(les) !

Non ?

Et là pour le coup, nous savons où nous voulons aller ... à NOIRMOUTIER !

Dominique

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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 19:43

Les sites étant assez proches les uns des autres nous n’avons pas boudé notre plaisir cumulant plusieurs découvertes sur une même journée. Un cratère et ses orgues basaltiques le matin, un village situé à cheval sur au moins trois anciens volcans.

Pour découvrir le premier site nous avons fait halte à Brion, minuscule hameau qui par ailleurs est doté d’un foirail démesuré, complètement excentré par rapport aux habitations et situé sur un plateau complètement dénudé. L’hiver, nous avons expérimenté, « oh, ça caille ! ». Après avoir parqué le « Ptibus », nous nous sommes jointes à un troupeau de vaches pour gagner l’œuvre ! C’est quand même d’une taille impressionnante et quand elles ne se contentent plus de vous regarder l’œil bovin mais décident de croiser votre route, il n’y a pas à dire, j’aime modérément.

Les boules de Qi Gong sont utilisées en Chine pour rétablir l’harmonie entre la Nature et l’humain, « Qi Flowers » présentent ici 300 boules miroitantes qui telles des fleurs égaient ce cratère austère ! C’est joli, dommage qu’une vieille mangeoire n’ait pas été déménagée ou au moins vidée de tout un fatras rouillé ! Toujours ce souci du détail qui fait défaut.

Si le matin nous dominions la situation, l’après midi, à Chastreix, bain de verdure au milieu des épicéas, des hêtres et sur un tapis de mousse tel que je n’en avais jamais vu.

Une féerie qui doit abriter des êtres de la Nature, fées des arbres, lutins, que sais-je ?

En tout cas ce fut un vrai bonheur que de suivre ce parcours qui en plus permet de découvrir tout un patrimoine agricole et architectural aujourd’hui abandonné. Une ancienne auberge écroulée et envahie de ronces, des « drailles* » empierrées qui jadis reliaient les villages entre eux hors les routes, des réseaux de canaux encore intacts et qui acheminaient l’eau dans les endroits les plus improbables.

Et au moment où nous avions oublié notre quête du jour, nous sommes tombées sur un joli ruissellement de perles translucides faisant le lien entre les frondaisons et la mousse du sol ! Des gouttes de verre soufflé qui rappellent à quel point l’eau est un bien précieux !

Léger, poétique, lumineux !

Une belle découverte avant de se hisser jusqu’au pas du Diable ! Une empreinte de pied de belle taille, pas vraiment humaine inscrite sur une gigantesque dalle d’où la vue sur le Puy de Sancy est ma foi très chouette !

De toute façon on le voit de partout, comme le Canigou.

Mais il est moins haut ! Rassurez vous.

* La draille se présente comme un chemin creux, elle était surtout empruntée pour mener les animaux à l’estive et les pierres qui la bordent sont le résultat de l’épierrage des terres avoisinantes en vue de les cultiver. Il y en a un peu partout en zone montagnarde.

 

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1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 19:42

Cinq jours de grand soleil, pas un nuage et des panoramas à 360 ° voilà ce qui a fait notre joie au pays des puys ! Depuis 2011, chaque année nous filons au pays du Sancy découvrir des œuvres d’artistes disséminées en pleine nature. Occasion toute trouvée pour assouvir notre désir de randonnées dans un environnement qui au fil des ans est devenu presque le nôtre.

C’est également l’occasion de découvrir des curiosités architecturales, géologiques, bien évidemment artistiques et de rire un brin.

Cerise sur le gâteau, nous y avons fait de jolies rencontres et avons même croisé de nombreuses familles avec de jeunes enfants ou des adolescents que l’effort physique ne rebutait pas !

Par contre ces œuvres sont toutes assorties d’un verbiage dans l’esprit de ce que Jean-Pierre Bacri qualifiait de « truc à enculer les mouches ». Exemple à propos de l’œuvre intitulée « Lava » : « Lava agit à l’échelle du paysage en faisant émerger sur le promontoire la forme d’un dôme rougeoyant qui paraît presque irréel.  La terre se fissure en un réseau géométrique de failles qui semblent laisser s’échapper des gerbes verticales. Le vent s’en empare et fait danser ces lignes dans le ciel ».

Je préfère de loin ce qu’en a dit notre ami Jean-Pierre : « un objet non identifié surgi de nulle part ».

Vous apprécierez par vous même !

De lac en cratère, de dôme en forêt, nous avons cuit et recuit sous un ciel uniformément bleu juste un peu troublées en réalisant que l’inversion des températures étaient devenue une constante au fil des ans. Les nuits en altitude se révèlent beaucoup plus chaudes qu’en plaine !

Comme mise en bouche voici notre première découverte « I beleive I can fly » une invitation à se laisser porter par ses rêves !

Le site est grandiose avec un panorama sur le Puy de Sancy décoiffant mais le plus interpelant est de découvrir qu’ici, jadis il y eut un village et que la chapelle qui couronne le sommet de ce puy est tout ce qu’il reste d’un monastère autrefois florissant !

La disparition du village de Colamine n’a jamais été vraiment expliquée, épidémie, guerre de 100 ans, déclin du monastère, le mystère perdure.

Il y avait également un lac qui s’est petit à petit comblé. Occupant une bonne partie du site du Puy St Pierre, il était la création des moines qui a l’époque médiévale élevait des poissons d’eau douce fort prisés de la population, une population que devait avoir le jarret ferme et le coeur costaud, cela monte très très raide. Et descend en proportion, ce que je n’apprécie guère. Monter n’est pas un problème, oserais je dire que j’aime, descendre ...

Aujourd’hui le site sert de décollage aux parapentistes et croyez moi ce n’est pas du pipeau !

A suivre …

Dominique

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 15:16

Jolie randonnée en sous bois à quelques encablures du col de Jau au-dessus de Mosset.

Mis à part un balisage aléatoire si l'on se référait à notre topo guide, nous avons fini par nous en affranchir et c'est allé nettement mieux, nous nous sommes vraiment régalées.

Pas vraiment longue mais bien pentue par moments avec une belle cueillette de Millepertuis et quelques tiques collantes sur la fin.

Régalez vous aussi !

 

 

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 19:29

Toutes ragaillardies nous avons ré-endossées pour la suite du voyage, nos costumes de touristes et musardées sur de toutes petites routes pour y découvrir des bijoux architecturaux comme Rodelle !

Situé sur un éperon rocheux troué comme du gruyère, le site est d’une grande richesse tant pour la faune locale que pour la flore. Nous avons donc exploré le coin et fait le tour du piton.

Impossible de faire l’impasse sur les innombrables grottes qui ont par le passé servi de refuge à la population. Aujourd’hui, il est préférable de regarder où l’on met les pieds, les humains ayant tendance à faire du moindre recoin un lieu d’aisance sauvage.

L’une de ces grottes, transformée en chapelle est aujourd’hui un lieu de pèlerinage consacré à Sainte Tarcisse. Cette « Tarcisse » n’est autre que l’arrière petite fille de Clovis. Née aveugle, elle s’exila en ces lieux pour ne pas épouser le barbare qui lui était destiné ! Vivement chichement du lait de sa chèvre et de pain, l’histoire lui attribue de nombreux miracles ! Pas de pèlerins pour notre passage, juste une chienne en mal de caresses qui nous fit un brin de causette !

Notre dernière halte vraiment agréable fut pour le petit village médiéval de Vimenet encore dans son jus.

Pas vraiment de grande découverte mais la surprise d’être d’un coup survolées par une bonne trentaine de vautours.

Un autochtone promis guide nous révéla la présence d’un cadavre de vache abattue le matin même. Un peu fada et fugueuse, elle avait eu le grand tort d’agresser les randonneurs, chasseurs et cueilleurs ! Et Pan !

Avec cet énième séjour en Aveyron nous avons encore peaufiné notre connaissance de cette région que nous affectionnons, mais il nous reste encore plein de choses à voir ! Elle n’est pas belle la vie !

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 20:13

Avec un peu de retard voici un petit aperçu de notre balade entre Lozère et Aveyron. Nous avons commencé gaillardement par l’Aubrac, ce haut plateau à cheval entre les deux départements.

Bien évidemment nous y avions repéré des randonnées que nous avons eu du mal à mettre à notre programme. Faute à la météo en premier lieu mais nous accusions quand même un coup de mou ! Occasion de réfléchir « au pourquoi du comment » et de poser le constat que d’un point de vue énergétique il est essentiel de ne pas se perdre dans des projets qui ne sont pas les nôtres ! Je développerai une autre fois !

Côté météo, les orages ont joué les trublions et nous avons eu bien du mal à nous lancer dans une rando dépassant les trois heures.

Nous avons au moins pu réaliser notre cueillette d’Arnica et cette fois nous étions parties parées, bocal, huile de Tournesol, bio évidemment, et après un petit temps de séchage, juste pour laisser les fleurs perdre un peu de leur humidité le bocal a fini le voyage sous haute surveillance. Pas question de réitérer nos exploits de l’an passé quand il avait volé au travers de l’habitacle ! Je vous laisse imaginer la suite.

Nous avons par contre découvert avec étonnement que les « spots » de cueillette étaient très localisés. Nous avons navigué 3 jours complets et trouver uniquement deux champs fleuris d’Arnica, les mêmes que l’an passé ! Un plan que nous tairons donc !

Quittant les hauteurs, après le plein de fromage, du Laguiole évidemment et de la tome fraîche, à nous les truffades, retortillates, nous avons filé plein sud et redécouvert Estaing.

Ce ravissant village des bords du lac n’est aucunement le fief de Valéry Giscard qui est d’Estaing parce que son père fut autorisé par le conseil d’état à « relever » le nom de sa trisaïeule. Pour info, je cite : « Lucie-Madeleine d’Estaing de Réquista Dubuisson, comtesse de La Tour Fondue » !

Diantre, encore que ce qualificatif de fondue fasse un peu tache !

Situé sur l’un des chemins de Compostelle, la Via Podensis, nombreux sont les pèlerins à errer en soirée dans les ruelles du village. De notre côté nous avons fait halte au camping municipal, un VRAI camping, sans bungalow ni piscine, en plein champ et qui permet, en suivant le cours bucolique de la Coussane d’atteindre pedibus le village.

Le nom Estaing vient du latin stagno, mot désignant une zone de marécage, ce qui se comprend lorsque l’on sait que le village s’est développé au confluent de la Coussane et du Lot. Et chacun sait que le Lot est parfois capricieux. Au passage, c’est l’un des fleuves que je préfère, de sa source en Lozère à sa confluence avec la Garonne il confère aux régions qu’il traverse un charme indéfinissable.

Deux ponts médiévaux, un gigantesque pont gothique, un bâti médiéval préservé, l’église St Fleuret et sa crypte justifient amplement le classement de Estaing parmi les plus beaux villages de France.

Je ne parlerai pas du château, certes on ne peut le louper mais son architecture décousue est déconcertante. Nous avons choisi de ne pas le visiter n’ayant nulle envie de découvrir une expo consacrée à VGE, ils sont opportunistes. Contrairement à beaucoup de villages « musée », Estaing vit et s’il y a bien quelques boutiques à vocation touristique, il est possible de s’y ravitailler, les bistrots sont OUVERTS !

Reste le cas de ces sculptures un peu étranges découvertes dans les encoignures de ruelles ! A vous de voir si cela vous parle. Personnellement j'ai préféré les jolis jardins le long de la Coussane.

Dominique Longville de Clamart de la Bergerie sans mouton

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 19:19

14 mai 2021, nous étions à pied d’œuvre au pied du Canigou pour notre stage formation en distillation (cela fera l’objet d’une prochaine publication) au départ de Los Masos. Précision Los Masos n’est pas en soi un village mais plutôt un regroupement de communes ! Toujours est-il qu’attirées par l’appel des sommets, nous sommes parties en direction de Villerach par la route, en l’absence de signalétique concernant d’éventuels sentiers de randonnée. Petit crochet par le cimetière pour saluer Léo Figuères, ancien maire de Malakoff où nous avons enseigné pendant de longues années et nous avons gagné dans la foulée l’adorable village de Villerach. Voilà un lieu où nous installerions volontiers nos pénates !

Et là, oh surprise ! Plein de sentiers dont un reliant Los Masos.

Une jolie boucle sous l’œil imperturbable du Canigou qui nous a permis de découvrir un très beau dolmen et de suivre tout un réseau de canaux qui acheminent l’eau du massif en de multiples lieux.

L’occasion une fois de plus de s’émerveiller de la maîtrise et de l’ingéniosité des anciens qui ne ménageaient pas leur peine !

Mais, suis-je bête, la vie est tellement plus dure aujourd’hui !

Nous avons dévalé le chemin de retour dans la joie au sein d’une nature odorante à souhait toutes émoustillées à la pensée du stage du lendemain !

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 20:18
A peine revenues de voyage, après un petit tour au jardin où tout le monde profite, nous avons retrouvé nos amis Claude et Michelle pour une randonnée sur la commune de Roquefort des Corbières.
Aphyllanthes, Valériane, Lin, Ciste et bien d'autres nous ont fait leur show dans un univers très minéral.
Les Corbières sont percées comme un gruyère, on ne compte pas les avens (gouffres), grottes et si nous avons passé un certain temps dans celle de la Clotte sans doute ancienne bergerie nous avons également profité du site du même nom qui doit sa renommée à des bornes milliaires.
Jadis placées sur le tracé de la Via Domitia toute proche, elles furent déplacées à l'époque médiévale pour servir de support à la toiture d'une huilerie.
La découverte d'un élément de contre-poids de pressoir a permis d'affirmer la nature du bâtiment dont il ne subsiste que quelques éléments de murs. Des inscriptions à la gloire de l'Empereur Auguste font remonter ces bornes entre 25 av JC et 14 ap JC. L'appellation milliaire vient du fait qu'elles étaient placées tous les 1481.5 mètres. Étonnant car peut-être ne voyez pas la logique ? Simplissime, 1481.5 mètres équivalent à mille double pas ! Et voilà !
A une autre fois, j'ai une autre belle rando pour vous sur les flans du Canigou. Dominique
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 20:03

Retour en Drôme pour ce qui sera mon dernier article relatant notre récent voyage.

Notre dernière découverte au cours de laquelle nous aurions pu croire être revenues à la normalité fut pour l’atelier de poterie de Cliousclat.

Une visite vivifiante après celle de Mirmande. Superbe et doté de beaux bâtiments répartis au long de calades empierrées, impossible d’apprécier le charme de ce village. Comme au Poêt Laval, nous étions les seules âmes vivantes dans ce village complètement déserté par le Co-Vid. Une académie de peinture y vit le jour et de nombreux artistes lui insufflèrent vie, aujourd’hui c’est le village des peintres au bourg dormant !

Cliousclat fait partie des villages perchés de la Drôme.

Village tout simple, il est pourtant doté d’un parcours de découverte permettant de ne rien manquer des détails architecturaux en apparence banaux comme les arcs boutants reliant les maisons de part et d’autre des ruelles. Village potier de nombreuses demeures individuelles étaient dotées de four de cuisson, or c‘est bien connu la chaleur dilate les corps y compris les pierres des murs. Fragilisés ceux-ci avaient parfois besoin d’être étayés, d’où les arcs boutants !

La poterie de Cliousclat est née en 1902 grâce à Marius Anjaleras qui acheta des terres à la sortie du village. Ici la terre se prête parfaitement à cette activité et si de nombreuses carrières d’extraction se trouvent aux abords de Cliousclat, l’argile est en fait présente partout. De nombreux potiers extrayaient la matière première de leurs jardins.

La particularité de l’argile de Cliousclat est d’être poreuse, les pièces de poterie nécessitent d’être imperméabilisées donc vernissées. Cette activité suit un protocole strict, l’argile était extraite de mars à septembre, séchée en plein air puis délavée. Brassée pour être débarrassée de ses impuretés et bien mélangée elle était ensuite mise de nouveau à sécher sous forme de blocs conservés en caves.

Ce n’est au terme de ce processus que l’argile était enfin travaillée pour donner naissance à toutes sortes de pièces décorées de motifs variés. Les décors les plus fréquemment utilisés étaient réalisés « au clou » ou à « la poire », petits récipients jadis en argile. Vernis sur les deux faces ou seulement à l’intérieur, les poteries de Cliousclat avaient une identité forte. Une cuisson durait entre 17 et 18 heures et nécessitait 500 à 600 fagots que les « bouscatiers » ou bûcherons fournissaient.

Tout le village vivait de cette activité et tous les métiers inhérents à l’art de la poterie étaient représentés, carriers, délaveurs, bouscatiers, charretiers … et potiers.

Un musée, ouvert et libre d’accès, permet de découvrir la poterie de Cliousclat, son évolution, depuis sa naissance. Quant au magasin il recèle aussi bien des objets utilitaires que des pièces fantaisies.

En ce qui nous concerne nous avons pas mal ri devant des tasses agrémentées de textes à l’humour quelque peu décalé mais qui ne furent pas sans me rappeler une carte de Joël reçue à l’occasion d’un de mes anniversaires, « A toi mon herbe folle » !

Couvre-feu oblige nous avons au terme d’une balade de 6 jours mis le cap sur nos Albères avec en tête d’autres voyages déjà prêts !

Des voyages pas trop loin, nous nous arrangeons pour être toujours à moins d’un plein de carburant, histoire de revenir vite « au cas z’ou ». Par les temps qui courent il faut s’attendre à tout et plus spécialement au grand n’importe quoi !

A bientôt !

Dominique

 

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