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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 19:53

Chaque année le 3e dimanche de Janvier se tient dans le petit village d’Espolla la fête de l’olive et de l’olivier. En bonne compagnie, nous sommes allées prendre un bon bain de foule pour découvrir cette manifestation très prisée, à juste titre. Comme nous avions pu déjà le constater à la Fira de l’Avet (fête du sapin d’Espinelves) les catalans ont vraiment le chic pour tout organiser, parking GRATUIT et personnel pour vous indiquer les emplacements disponibles (les seuls contrevenants à se garer n’importe où ayant été des français !), manifestations festives en tout genre, le tout dans une atmosphère bon enfant.

Nous n’avons pas boudé les dégustations d’huile et d’olives et j’avoue être nettement plus à mon affaire en dégustant une huile d’olive qu’en goûtant un vin, même si nous avons un arrière grand-père sommelier. Ainsi je peux affirmer que ma préférence va de loin aux huiles un peu poivrées (souvent les plus jeunes) qui restent bien en bouche. Ravitaillés en Miel par la même occasion et nantis de belles miches toutes chaudes sorties du four nous avons quitté le village sans assister au concours de lancement de noyaux d’olives même si j’aurais bien aimé voir ce que cela donne et pourquoi pas, participer mais nous commencions à saturer tant la foule était dense.

Pourtant même si la conjoncture est particulière, que le jaune (couleur interdite par le gouvernement espagnol) a quelque peu envahi le village comme partout en Catalogne pour rappeler que des hommes sont actuellement emprisonnés pour leurs idées, une atmosphère calme et joyeuse régnait à Espolla.

Si vous avez l’occasion de passer par là n’hésitez pas. De toute façon en toute saison le village est sympathique, quelques belles bâtisses, une campagne attirante, de jolies randos et en prime une coopérative agricole qui propose toute l’année de l’huile d’olive et des vins de qualité !

Nos estomacs se rappelant à nous nous avons gagné El Port de la Selva pour retrouver le bord de mer dans une ambiance de plus en plus tempétueuse et après avoir joué les zadistes le temps d’un pique-nique, affronté les

éléments déchaînés nous avons regagné nos pénates dans un flamboiement de couleurs safranées ! Une merveille de la Nature !

Do

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 20:49

Juste pour le plaisir des yeux et pour vous donner l’envie de vous offrir une belle randonnée, pentue juste ce qu’il faut. La balade démarre d’Olette sur la Nationale 116 juste avant qu’elle n’entame, si tout va bien, sa grimpette vers la Cerdagne et le Capcir !

Le parcours est parfaitement indiqué, il suffit de suivre le fléchage «Les chemins de l’Histoire », par contre cela démarre très raide. C’est toutefois une bonne mise en jambe et cela laisse le temps d’apprécier l’ingéniosité et la maîtrise des bâtisseurs qui ont conçu ce mini aqueduc d’une seule arche, mais quelle arche !, pour permettre le passage d’un canal d’irrigation dont on suit fort bien le tracé et qui jadis desservait les jardins d’Olette.

Canal d'Olette

Cet ancien chemin reliant Evol à Olette offre un parcours en corniche et dévoile de belles vues sur le village perché d’Oreilla mais pas que !!! Toute la balade est magique et que ce soit à Oreilla, car le chemin y passe, ou Olette tout est prévu pour accueillir le randonneur dans les meilleurs conditions. Des tables de pique-nique sous abri nous ont maintes fois accueillies notamment lors de randos sous la neige.

Evol

Evol qui figure au nombre des plus beaux villages de France ne vole pas son qualificatif. L’habitat montagnard tout en schiste est admirable et l’église du XIe siècle vaut assurément le détour tout comme il serait impardonnable de zapper la chapelle Ste Etienne vraisemblablement contemporaine. Le château d’Olette, bien que cis à Evol, aujourd’hui en partie restauré s’atteint en rattrapant la piste du col de Portos à partir de la chapelle. Construit au XIIe, son histoire est complexe et le rattache au château d’Usson, citadelle cathare, dans l’Aude. Les vestiges sont parlants et le panorama grandiose.

Château et chapelle St Etienne

La balade continue en direction du village d’Oreilla après un crochet par le hameau de Thuir d’Evol d’où part une autre randonnée : « Le Cami ramader » un sentier traditionnellement emprunté pour la transhumance mais aussi par les carriers qui ont exploité pendant des siècles le schiste et qui est la voie de choix pour gagner les Etangs de Nohèdes.

Le sentier qui grimpe vaillamment jusqu’à Oreilla, notre point culminant, offre de multiples points de vue sur le Canigou et tout autant de raisons de faire des pauses dans un feu d'artifice de lumière.

Oreilla, tout petit village, s’enorgueillit d’un bien triste bilan, le plus grand pourcentage de disparus pendant la guerre de 14 - 18.

Le reste de la randonnée se fait en descente et passe par la tour de défense d’Olette à moins que ce soit d’Oreilla, perchée sur un promontoire enserré par pas moins de 3 cours d’eau, la rivière d’Evol, le Cabrils et La Têt.

Tour d'Olette

La boucle se boucle en regagnant le point de départ par le haut d’Olette, le meilleur moyen pour échapper aux gaz d’échappement de la 116. 

Do

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 18:13

Premier de l’An, nous retrouvons nos amis Claude et Michelle accompagnés de leur petit fils !

Y’a de la joie dans l’air !

Ado, certes, très féru de nouvelles technologies, bien implanté dans son époque mais contrairement à beaucoup de ces « paires », nous ne sommes pas regardés comme des fossiles vivants ! Nous échangeons, partageons des idées, débattons et enfilons le dénivelé sans états d’âme. On ne voit pas vraiment passer le temps.

Ayant mis le cap sur notre ermitage préféré, Saint Guilhem de Combret pour leur faire découvrir notre coin de paradis, nous démarrons la randonnée avec la plus belle des rencontres. Notre jeune a repéré dans le sous-bois une certaine agitation et ce qu’il a d’abord pris pour une biche va se révéler être un groupe de 3 isards. "Elle est pas belle la Vie ?" Merci !

Pétrifiés, nous observons un grand silence le temps de les laisser traverser la piste et continuer sans se presser leur chemin. L’ermitage dont nous avons enfin découvert l’intérieur cet été et que nous vous avons déjà présenté un certain nombre de fois se dresse dans toute sa splendeur sur fond de neige et nous accueille le temps du repas. Si l'histoire du site vous intéresse, clic !

http://www.longville-dofredo.com/2016/09/st-guillem-de-combret.html

Notre salle à manger, dont on ne compte plus les étoiles, s’ouvre sur les monts du Vallespir et la plaine de l’Empurdan et si elle invite à paresser en plein soleil, nous levons le camp non sans avoir respecté la tradition et fait retentir la cloche de l’ermitage.

Ayant rattrapé la piste ascendante qui mène à la Fontaine du Brigadier le point de vue sur l’ermitage est magnifique.

Le point culminant en est le Pla de la Fage où nous attend une magnifique bergerie du XVIe siècle que les ans ont malmenée mais qui a encore de beaux restes !

"Nef" de 30 m pour la bergerie du Pla de la Fage

Nous vous en avions déjà parlé et si ces remarquables édifices vous intéressent en un petit clic vous en saurez un peu plus.

http://www.longville-dofredo.com/2015/02/bergeries-catalanes.html

Depuis que nous avons quitté St Guilhem la neige a fait son apparition. La piste dite de la Pinousette, ça fait coquin, nous offre par endroits de magnifiques portions enneigées et un joyeux délire nous gagne après que Michelle ait ouvert le feu la première sur Léo. S’en suivent 2 heures de marche ponctuées de jets de boules de neige, de cavalcade, de glissades et de cris.

Chacun en prend pour son grade et nul doute que pareille agitation à la montée n’aurait pas favorisé notre rencontre avec les isards !

Nous jetons un œil sur le refuge fermé à clé, le comble pour un refuge ! et la Fontaine du Brigadier désertée en ce jour par les chasseurs et regagnons le Col de la Roue pour retrouver notre voiture dans laquelle nous avions malencontreusement oublié notre Tourón Yema, une des petites douceurs prévues pour agrémenter notre pique-nique.

Touron Yema tostada

Do

 

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 18:35

Ambullas, Embouilla, En Bullas, Ambullat … cela ressemble à une déclinaison latines et pourtant rien de tout cela ! Il s’agit juste d’un haut plateau que surplombe le Canigou, enserré de modestes sommets ne dépassant guère les 800 mètres mais offrant pour certains un panorama décoiffant !

Les noms propres n’ayant pas d’orthographe, pour ma part j’ai coutume de dire Ambullat !

Lisant un site ami à la recherche de précisions concernant une des merveilles que nous avons coutume de fréquenter lors de cette randonnée, j’ai découvert que cette région était riche d’un réseau souterrain de quelques 25 kilomètres. Certes cela ne devrait pas m’étonner compte tenu de la présence toute proche des Canalettes et d’autres grottes ayant livré un matériel archéologique exceptionnel ! Nous en détecterons une d’ailleurs en cours de balade.

Parcouru par l’antique chemin qui monte du regroupement de villages Ria-Sirach, le plateau permet de rejoindre aussi bien la vallée de la Têt que celles du Cady ou de la Llitéra. Les points de départ sont donc multiples mais quant à nous c’est toujours de Corneilla de Conflent que nous partons, ne serait-ce que pour admirer à chaque fois les magnifiques ouvertures de l’abside de l’Église Sainte Marie.

Ancienne capitale d’été des comtes de Cerdagne, Corneilla possédait un château aujourd’hui ruiné et selon le vœu d’un de ses protecteurs un prieuré. Une communauté de chanoines, des augustins, à l’origine de ce magnifique édifice entièrement classé dont il ne reste que quelques arcades témoignant de l’existence du prieuré, s’installa ici pendant environ 700 ans. Le village mérite vraiment une visite de préférence avant le départ lorsque les gambettes sont encore vaillantes.

Je ne pourrais chiffrer le temps de cette randonnée qui nous a pris en ce jour de Noël 6 heures en comptant la pause pique-nique que nous avons agrémentée d’un joli feu de camp ! Un grand moment de joie !

Bergerie romane

Le premier arrêt fut pour la somptueuse bergerie romane d’Ambullat. Antérieure au Xième siècle semble t’il c’est une merveille d’architecture qui n’est pas sans rappeler celle des monuments mycéniens en Grèce. Elle présente toutes les caractéristiques d’un édifice religieux, ce que certains évoquent d’ailleurs. 9 mètres de long, 4 de large et 3 de haut, la voûte en encorbellement est constituée de larges dalles qui couvrent la nef monumentale qui a servi en effet de bergerie mais aussi de garnison.

Avant de poursuivre la balade vers la Redoute notre seconde halte, un petit détour s’est imposé pile poil en surplomb de la vallée du Cady offrant une vision de rêve sur Villefranche de Conflent, Notre Dame de Vie, le Fort Libéria et l’ancien village ruiné de St Étienne de Campille dont la chapelle toute perchée comme un nid d’aigle nous a déjà accueillis plusieurs fois.

Notre Dame de Vie

Complétant le système défensif de Villefranche, afin de parer à d’éventuelles attaques venues du Sud, une fortification couronne l’un des sommets qui surplombent le plateau. Une place d’armes circulaire s’ouvre sur quelques galeries qui n’ont certainement pas abrité une grande garnison. Un chemin de ronde cerne la Redoute offrant l’un des panoramas les plus somptueux qu’il soit sur le Canigou.

Cette Redoute n’a pas de datation précise, Vauban y a t’il sévi, mystère ? Une chose est sûre vers 1795 elle participait à la défense de Villefranche dans la guerre qui opposa la France et l’Espagne.

Pour quitter cette construction, deux options, une descente par un chemin en lacets emprunté par l’artillerie légère de l’époque que tiraient mulets et chevaux (à la bonne tienne) ou la piste qui dessert la Font de la Perdiu, magnifique ouvrage voûté auquel on accède par une volée de marches et ramène au plateau tout piqueté de bornes blanches plutôt énigmatiques !

Comme tous les chemins mènent à Rome ces deux itinéraires ramènent aux anciennes mines que l’on trouve sur ce plateau et permettent de rattraper l’itinéraire du départ à la hauteur d’une carrière de Talc.

C’est quand même avec 5 bonnes heures de marche que nous avons retrouvé la voiture et dégusté notre deuxième part de bûche de la journée avec un petit coup de « Muscat Pet » (Muscat pétillant) de Corse avant de reprendre la route à la nuit tombante.

Un beau Noël placé sous le signe de la perfection, Amitié, Soleil, Nature … où les découvertes archéologiques étaient même au rendez-vous ! 

Joint torique antique

C’est sûr nous allons recommencer.

Do

 

 

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 18:19

Si une petite rando pour s’entretenir le moral en s’en mettant plein les « mirettes » vous tente voilà qui devrait vous plaire.

De Perpignan gagnez Villefranche de Conflent et un peu avant Olette virez à droite cap sur Jujols. Certes la route d’accès est par endroit plutôt étroite et assez peu protégée mais la visibilité est bonne et ce qui vous attend là-haut vaut bien quelques petits battements de cœur !

L’église du XIIe siècle est superbement située, quant au village que nous avons connu quasiment abandonné dans les années 70, il revit petit à petit et ne compte aucune « verrue » architecturale, ce qui vaut la peine d’être souligné.

Au départ de l’église de nombreux itinéraires de randonnée permettent un peu toutes les combinaisons. Je vous livre aujourd’hui celle que nous préférons car une fois le but atteint un panorama très étoilé s’offre au randonneur !

Du village gagnez la fontaine de la Sainte famille et poursuivez sur le même chemin à flanc de vallée en ne manquant pas de repérer la chèvrerie du village.

Franchissez 2 lits de torrents, attrapez le sentier qui file à gauche et entamez une rude grimpette. La descente sera plus périlleuse, les nombreux glands la transforme souvent en tapis roulant. En atteignant la piste qui grimpe de Joncet, virez à gauche et au sortir de la seconde épingle prendre le petit chemin qui grimpe discrètement sur la droite.

Petit à petit le panorama se dévoile jusqu’à atteindre le sublime en arrivant à notre cortal ! Le cortal Drapé vous offrira l’occasion de pique-niquer face au seigneur de la montagne, le Canigou dans toute sa majesté, sous le regard vigilant des rapaces.

Si vous avez pris la précaution de prendre une carte IGN, les chemins pour regagner Jujols ne manquent pas, vous pouvez même pousser encore plus haut jusqu’au refuge de Roquefumade ou redescendre comme vous êtes monté et faire un crochet jusqu’au hameau de Flassa doté lui aussi d’une superbe église !

Que du bonheur !

Do

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 20:41

Aujourd’hui nous avons quitté les PO pour l’Aude voisine et partir à la découverte d’un ouvrage d’art, le canal de jonction de Saleilles d’Aude, en compagnie de nos amis Claude et Michelle !

Ce canal, de près de 250 ans, trait d’union entre le canal de la Robine et le canal du Midi constitue malgré ses 8 petits kilomètres le maillon indispensable pour que le canal des 2 mers devienne une réalité.

Canal Royal rebaptisé Canal du midi après la Révolution

Française, l’ingénieur Pierre Paul Riquet en est le concepteur. De nombreux ouvrages d’art ponctuent le parcours, le tunnel de Malpas, une foule d’écluses et de « rigoles » (petits canaux) mais un seul réservoir, le Lac de Saint Ferréol qui en assure l’approvisionnement en eau.

Les travaux autorisés par Colbert demandèrent une mise en œuvre importante pendant 15 ans, néanmoins des difficultés surgirent rapidement liées notamment à l’ensablement du canal du fait des apports d’alluvions massifs au moment des fortes pluies d’automne et de printemps.

Pont Canal et Porte Minervoise

Ce fut l’incontournable Vauban qui abandonnant ces chères fortifications remédia à la situation, on lui doit aussi le Pont Canal qui enjambe la Cesse au lieu dit « La porte Minervoise ». Construit en 1 an ce pont a résisté aux multiples crues de la Cesse qui à plusieurs reprises l’ont en partie submergé.

Canal de jonction de Saleilles d'Aude

Au cours de notre balade nous avons croisé 2 randonneuses sympathiques férues d’Histoire. C’est ainsi que nous avons appris que 100 après la création du Canal du Midi, sous l’impulsion de l’archevêque de Narbonne Arthur Dillon débutèrent enfin les travaux de creusement du canal de jonction de Saleilles d’Aude. 7 écluses, des pins séculaires en bordent le cours qui rejoint le lit du fleuve Aude que les péniches empruntent sur 800 mètres. Pas de chemin de halage sur ce parcours, il fut un temps où un filin aidait au tractage des bateaux. C’est ensuite le canal de la Robine, Port La Nouvelle et la Méditerranée !

Le canal du Midi s’arrête à Toulouse où ses eaux se mêlent à celle du Canal de la Garonne. C’est ainsi que les eaux des 2 mers se mêlent à bordeaux !

Si cette découverte vous intéresse c’est simple il faut juste un certain sens de l’orientation car le fléchage est assez indigent et cerise sur le gâteau dès le début du parcours un magnifique tas de gravats bouchent le chemin ! Hasard ou dissuasion ?

En cliquant sur le lien suivant : http://narbonne-randonnée-montagne.clubeo.com/  vous arriverez à récupérer l’essentiel pour réaliser cette balade sympa. Suggestion ! Si pour pique-niquer la maison de la Porte Minervoise est pas mal, pousser jusqu’à la jonction du Canal du Midi et du Canal de Saleilles d’Aude où tout est prêt pour accueillir le « baladeur » est vraiment top !

Do

 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 18:42

Toutes les teintes des rayons sacrés se sont conjuguées pour enchanter notre âme lors de cette randonnée qui nous a menées du tout petit village de la Llau en Vallespir à l’ermitage de St Guilhem de Combret puis au Col De Baxo !

Nous montons régulièrement nous ressourcer en ces lieux adossés au flan du Canigou. Aujourd’hui pas un souffle de vent, un grand soleil et tout au loin la plaine de l’Empurdan noyée de soleil.

Que du bonheur pendant 4 bonnes heures, nous avons pris notre temps notamment en nous donnant le temps de déambuler dans mon tableau !

Si vous êtes tenté de suivre nos traces, facile ! Pas besoin de GPS, cap sur Prats de Mollo, au village du Tech à droite à la sortie du village direction la Llau. Ensuite s’est fléché. Vous pouvez aussi vous joindre à nous le jour où nous y remontrons. Cela ne saurait tarder, une fois par saison est une bonne fréquence et si c’est en été peut-être pourrons nous vous faire découvrir l’intérieur de la chapelle !

A un de ces jours peut-être !

Do

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 20:42

Commençons par quelques précisions. Les phosphatières sont des puits desquels a été extrait au XIXe siècle un minerai contenant du phosphore qui se présentait sous forme de nodules phosphatés ou phosphorites, une roche sédimentaire compacte.

Le Cloup est un terme de géologie désignant une dépression. Prononcez cloupe!

Les phosphatières du Cloup d’Aural, comme toutes les autres phosphatières, se présentent aujourd’hui comme des gouffres vertigineux à la végétation luxuriante où la température est fraîche en permanence, 15° !

C’est en 1999 que nous avions découvert notre première phosphatière sauf que celle-ci était, comme nombre d’entre elles alors, une décharge. Aujourd’hui, sans doute en reste-t-il mais un énorme travail a été fait pour les assainir et en éliminer les substances toxiques.

L’histoire commence en 1865 lorsque Jean-André Poumarède natif de Réalville, interpellé par la luxuriance de certaines cultures en divers endroits du Causse, initie les premières recherches et lance l’exploitation des phosphatières. Du jour au lendemain l’économie de la région s’en trouva chamboulée, l’opulence « menaçait » jusqu’à ce que de nouveaux gisements, plus riches et aisément exploitables, soient découverts en Floride, au Maroc. En 1887, 17 ans après le début de l’exploitation, celle-ci périclitait. Le Causse retombait dans l’anonymat et pire encore !

Wagonnets Décauville

Les meilleurs terres ayant disparu lors de l’exploitation des phosphatières, le phylloxéra s’attaqua aux vignes anéantissant les derniers espoirs de survie des Quercynois qui s’expatrièrent massivement outre Atlantique.

Remontons loin dans le temps !

Il y a 170 millions d’années le Quercy avait des airs de Bahamas, la roche calcaire, riche du phosphate lié à la décomposition des matières organiques des causses du Quercy, était entrain de prendre forme. 100 millions d’années plus tard la mer se retirait, l’érosion modelait les roches et des failles commençaient à entamer le relief. Grottes et gouffres ainsi formés, petit à petit se remplirent d’argile de surface, des cadavres des nombreux animaux qui hantaient les lieux jusqu’à combler ces phosphatières que nous découvrons aujourd’hui. Pendant ces millions d’années le climat ne cessa de se modifier, valse des espèces animales, végétales, chaud, sec, humide, froid …

Tout au fond de la phosphatière

Les phosphatières aujourd’hui ont été vidées de leurs nodules mais elles n’en finissent pas de livrer leurs secrets aux scientifiques qui ont un terrain de choix pour décrypter les scénarios possibles en matière de réchauffement climatique, aux paléontologues qui peuvent aujourd’hui remettre dans leur contexte des animaux dont on n’ignorait tout à des époques où la petite « Lucy » n’avait pas encore pointé le bout de son nez. 

Ce qu'il reste du Périssodactyle

Et même si beaucoup de fossiles ont disparu lors de l’extraction du phosphate étant donné leur fort taux de minerai, les campagnes de fouilles se succèdent apportant à chaque fois un peu plus de précision sur ce qu’était notre Terre à cette époque, les phosphatières présentant la particularité de renfermer une faune homogène à des époques précises.

Le Cloup d’Aural à Bach est une superbe visite que nous avons eu bien du mal à réaliser. Pas facile de se trouver là aux heures de visites 15 h et 16h30 lorsque l’on réside à 3 bonnes heures de route ou que l’on est en transit entre 2 destinations !

Outre la visite guidée passionnante d’une bonne heure et

Petit Lémurien

demie, des circuits à découvrir présentent la faune et la flore actuelles du Causse, l’exploitation minière telle qu’elle fut et pour les jeunes et moins jeunes un jeu de piste consistant à retrouver les silhouettes des animaux disparus à partir d’indices collectés sur des panneaux mais aussi lors de la visite guidée. Évidemment un tri a été opéré parmi les quelques 600 espèces retrouvées à Bach mais c’est l’occasion d’un bain de nature au milieu des genévriers, érables de Montpellier, chênes de toute nature tout chevelus de lichen. Do

 

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 16:39

S’il existe un lien entre Fontevraud et Ségur le château, c’est à n’en pas douter Richard Cœur de Lion, fils d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre. Une exposition lui est consacrée dans le chevet de l’église abbatiale: « Richard Cœur de Lion, Roi chevalier »

 

 C’est en 1101 que Robert d’Arbrissel, ancien prêtre du diocèse de Rennes, se retire sur une terre qui lui a été donnée et ne présente comme seul intérêt qu’une fontaine : la fontaine d’Evraud. Font d’Evraud… Fontevraud !

En cet endroit, Robert d’Arbrissel fondera quatre prieurés de femmes et un d’hommes, hors les murs. Aidés financièrement par les papes, les contes d’Anjou, devenus rois d’Angleterre – Aliénor d’Aquitaine a largement contribué à la splendeur de cette abbaye-, les prieurés se développent rapidement. Etant parti fonder d’autres monastères de par le monde, Robert d’Arbrissel, qui deviendra par la suite le chef d’un ordre prestigieux comptant 80 prieurés en 1789, confie la direction de l’abbaye à une abbesse. Les mères abbesses qui se succéderont par la suite, élues par l’ensemble des religieux, seront presque toujours issues de la haute noblesse et parfois de sang royal.

En 1792, suite à la révolution, la dernière abbesse est chassée des lieux, et douze ans plus tard, l’abbaye devient prison par décret napoléonien.

De fait, Fontevraud sera l’une des prisons les plus dures de France. Loi du silence, comme pour les religieuses, et mitard pour les récalcitrants. On y enfermera des hommes, des femmes et même des enfants, des résistants, des objecteurs de conscience, tous soumis à un régime impitoyable, le plus souvent sans rapport avec les délits commis. Avec Fontevraud, un nouveau statut est né : la prison-manufacture. On y tisse le chanvre, on y fabrique des chaises et des boutons de nacre. Dans son livre, « le miracle de la rose » (1946) Jean Genêt évoque les rudes conditions d’enfermement des prisonniers, bien qu’il ne s’agisse pas d’un témoignage personnel puisque l’auteur, ancien prisonnier, n’a jamais été incarcéré à Fontevraud.

De nouveaux bâtiments ont été construits pour accueillir les prisonniers, mais tout sera détruit après la fermeture du centre pénitentiaire, en 1963. Aussi ne vous attendez pas à trouver de nombreux vestiges de cette période noire. Une seule salle y est consacrée ; un mur entier, couvert de plaques commémoratives évoquant le nom des détenus et une sorte de parloir où l’on peut écouter des témoignages de prisonniers, mais aussi de surveillants et de villageois. Nous avons d’ailleurs été un peu sidérées de voir que la plupart des gardiens et des habitants du village évoquent cette période avec nostalgie. Aucun ne dit vraiment « c’était le bon temps », mais beaucoup semblent le penser ! Il faut dire que, qui dit gardiens, dit familles de gardiens, donc commerces, écoles, activité économique florissante, tout un monde qui s’est écroûlé à la fermeture du pénitencier. Ceci explique cela.

Il aura ensuite fallu attendre 1975 pour voir renaître l'abbaye et le village, avec la création d’un pôle culturel actif et innovant. Concerts, expositions, accueil des artistes en résidence et même aussi, aujourd’hui, un hôtel de luxe.

 

 Pour visiter l’abbaye, mieux vaut prévoir une longue plage horaire. Pour notre part, nous avons opté pour le circuit long : église, cloître, jardins, caves et dépendances, et nous avons passé deux bonnes heures dans les lieux.

L’architecture des bâtiments est imposante, sobre et… royale. La grande église abbatiale qui abrite les gisants d’Alienor d’Aquitaine, Henri II, Richard Cœur de Lion et Isabelle d’Angoulême, est majestueuse, les fresques de la salle capitulaire sont remarquables et le bâtiment des cuisines, coiffé d’un dôme en pierre hérissé de multiples cheminées, est assez déconcertant. La promenade dans les jardins est par ailleurs très plaisante.

Aliénor au côtés de son époux

Cependant, nous avons particulièrement apprécié les caves des abbesses, non pas pour le vin, mais pour une prestation artistique originale, la « crypte des effraies ».

L’artiste, Julien Salaud, lauréat 2015 de la fondation Ackerman-Fontevraud, à partir de clous répartis selon un plan déterminé et relié entre eux par des fils tendus, met en scène des chouettes (entre autres) d’un réalisme stupéfiant, sauvage et splendide.

On progresse à pas menus dans cet univers fascinant et un peu inquiétant, de magie et de ténèbres, subtilement mis en valeur par un éclairage minimal. Ambiance Halloween, mais de bon goût ; comme quoi, c’est possible !

Une petite vidéo à ne pas manquer ci-dessous !

 La crypte des effraies

Pour conclure, passant par la Touraine, une halte à l’abbaye royale de Fontevraud s’impose. La visite, souvent interactive n’y est jamais ennuyeuse et permet de revisiter une histoire de France trop oubliée. De France et d’Angleterre ! Frères ennemis, ennemis héréditaires ? Destins mêlés en tout cas.

Frédérique

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 20:34
Il faisait quand même un peu frais lorsque nous avons pris la route ce matin, direction Tuchan au coeur des Corbières pour y retrouver nos amis Claude et Michelle, nos coéquipiers camping-caristes.
Notre but, l’ancienne église fortifiée Notre Dame de Faste nichée au coeur d’un ancien territoire minier jadis riche en fer, cuivre et même gisements d’azurite et de malachite sur le village de Montgaillard. C’est Vauban qui dès 1678 a lancé l’exploitation des gisements de houille sur le territoire de Ségure. Un hyper actif ce Vauban, présent même là où nous ne l’attendons pas, l’exploitation minière !, une exploitation qui a perduré jusqu’en 1945. Les puits sont aujourd’hui comblés mais les terrils miniers émergent encore des vignes rappelant ce passé si loin de la vocation agricole des Corbières que nous connaissons aujourd’hui.
Cette randonnée recèle plein de belles surprises à commencer par le château ruiné de Ségure ; de belles voûtes, des restes assez explicites permettant de se faire une petite idée de ce que fut le site où l’on accède par une haie de magnifiques cyprès donnant à la campagne un petit air toscan.
A ce stade de la randonnée, nous avions mangé notre pain blanc. Une forte montée au milieu des chênes verts, des yeuses et des arbousiers pour atteindre finalement Notre Dame de Faste perchée à l’aplomb d’un raidillon qu’il a bien fallu redescendre précautionneusement avec l’aide de notre chevalier servant, Claude pour ne pas le nommer.
Difficile de croire que Le Faste a des sautes d’humeur tellement dévastatrices, aujourd’hui et sans doute depuis un bon moment, son lit était désespérément vide. Pas de cascade mais de beaux chaos rocheux et tout autour un flamboiement d’ocres, de rouille dans les vignes.
Une bien belle rando en bonne compagnie qui nous a laissé un sentiment de légèreté après ce bain de nature revigorant. Do
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