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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 16:56

Voilà une Petite Randonnée qui respecte à la lettre le confinement, une heure maxi et environ 4 kilomètres au total dans un rayon n’excédant pas le kilomètre !

Le départ se situe chemin de la scierie à Saint Genis des fontaines à l’intersection avec l’ancien chemin royal.

S’engager sur le chemin de la scierie et à la limite de la partie bitumée virer à gauche sur une voie de traverse en prenant garde aux nombreuses déjections canines. En atteignant la route bitumée tournez à droite et pénétrez dans la Ciurède (bois de chênes liège).

Continuez tout droit et gardez le chemin qui serpente en lisière des jardins puis d’un petit ru. Vous débouchez de nouveau sur une route bitumée que vous ne conserverez qu’une dizaine de mètres. Virez à droite et suivre la sente qui serpente jusqu’en limite de vergers. La sente vire à angle droit sur la droite, continuer tout droit et à la hauteur d’un bel arbre virer à gauche et poursuivre grosso modo tout droit jusqu’à atteindre une pêcheraie. Tourner à droite et poursuivre tout droit jusqu’à une piste qui n’est en fait que le prolongement du chemin de la scierie.

Partir à gauche et poursuivre jusqu’à s’enclencher sur un petit chemin démarrant sur la droite, à la hauteur d’une belle haie de cyprès. En poursuivant tout droit vous arriverez sur un chemin qu’il faut suivre à gauche en longeant le canal qu’enjambe un joli pont en briquettes.

Le franchir et admirer au passage l’admirable chêne.

Filez tout droit, virez à gauche sur la route bitumée puis au carrefour suivant obliquez à droite. Après un mas sur la gauche en cours de restauration partir à droite sur une piste qui démarre derrière un hangar. Continuez toujours tout droit puis attrapez à droite le chemin qui part vers Saint Genis.

Un joli bois de pins pignons offre son ombrage et quelques bancs insolites. A gauche apparaît une bergerie (bâtiment en fibrociment) , virez à droite et en suivant le chemin retrouvez la route bitumée à la hauteur de deux troncs d’oliviers enlacés. Partir à gauche et gardez la route jusqu’à retrouver le canal qu’enjambe un autre petit pont, cousin germain du précédent. Longez la rive gauche du canal et en arrivant à la vigne, sous le couvert de beaux pins, tournez à gauche. Après c’est tout bon, dès que vous aurez retrouvé la piste il vous suffit de remettre vos pas dans ceux de l’aller !

Pour corser l’affaire, vous pouvez en pénétrant dans la Ciurède partir à droite, remonter le long de la rue, arrivé à l’extrémité rebrousser chemin en la traversant en diagonale pour remonter par le trajet emprunté à l’aller le long du ru.

Et hop !

Retour à la case départ !

Petite suggestion, lorsque vous aurez repéré les lieux, en suivant les différentes sentes un peu partout, on arrive facile aux 5, 6 kilomètres. Et puis si vous vous perdez appelez le PGHM ils viendront vous secourir comme cela vient d’être le cas pour le type qui s’est perdu en tentant de passer la frontière pour aller chercher des cigarettes à la Jonquère en Espagne. A mon avis en voici un qui n’a pas la lumière dans toutes les pièces ou alors il a peut-être toutes ses roues mais elles sont mal montées !

Oui je sais ce n’est pas charitable mais certains vivent un confinement hyper difficile avec des gamins, en ville, dans de petits appartements et lui !!!

Moi ce n’est pas 135€ d’amende qu’il aurait eu !

Je lui aurais passé le goût de fumer.

Dominique

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 19:41

Une jolie randonnée qui offre à tout moment un sublime panorama sur le Canigou mais aussi un point de vue qui englobe une grande partie des PO, de la mer aux hauts cantons.

Autre avantage la possibilité de faire halte au prieuré de Marcevol et si vous y pensez, mais maintenant que vous êtes au parfum vous n’aurez pas d’excuse, la découverte d’une œuvre d’art en chemin ! Nous ne vous en dirons rien puisque nous avons découvert son existence fortuitement. Nous étions quasiment à sa hauteur lorsqu’un panneau explicatif recommandait de récupérer la clé de la grotte qui abrite l’oeuvre au Prieuré. Connaissant celui-ci de longue date, nous n’avions pas fait le crochet et n’allions pas redescendre ce que nous venions de grimper depuis un bon moment. Une information qui serait bienvenue dès le village de Marcevol lorsque l’on emprunte le GR 36 !

Arboussols

Le topo est simple, se garer à Arboussols et suivre le balisage jaune qui mène à Marcevol, récupérer ensuite le GR 36 et le suivre jusqu’au col de Gués,

cela grimpe pas mal mais le terrain est surtout très accidenté et passablement raviné, au col deux options, soit vous revenez sur vos pas en redescendant les lacets et virer à droite pour revenir à Arboussol avec en prime une halte à la chapelle Sainte Eulalie,

soit au col vous trouvez un sentier balisé en bleu et le suivez jusqu’à votre point de départ ! Nous, nous n’avons rien vu mais !!! En gros 5 heures de balade sans la visite du prieuré mais en jouant les curieux de ci de là !

Et prenez garde à l’éléphant !

Do

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 18:08

C’est une jolie rando sans trop de prétention, sans doute classée moyenne, son dénivelé (non cumulé) n’étant que de 500 mètres, transformée aujourd’hui en sportive. Parties de Laroque des Albères nous avons atteint le Casot en passant comme souvent par les deux fontaines, celle des Simiots (les génies !) et de la Vernosa.

Ce n’est qu’à l’intersection de notre sentier avec celui menant au Pic de l’Aureille que les choses ont commencé à se compliquer et que nous avons eu la preuve que la végétation avait payé un lourd tribut à Gloria et aux chutes de neige qu’elle a générées.

Dans un premier temps nous n’avons eu qu’à louvoyer pour suivre le sentier par contre la piste atteinte, un peu en amont de la Vernosa, la randonnée a commencé à s’apparenter à un exercice digne des commandos.

Des arbres abattus en travers de la piste nous ont régulièrement obligées à nous contorsionner pour finalement atteindre le casot.

Ouf !

Nos 5 pins étaient saufs, notre matrice ressourçante avait tenu le coup mais une déception nous attendait, impossible de franchir le torrent, trop d’eau, de débit et même si nous avons envisagé le passer pieds nus, la peur de glisser nous a retenues !

Du coup, rebelote ! Le sandwich avalé nous avons retrouvé les obstacles péniblement franchis, dépassé la font de la Vernosa et gardé la piste jusqu’à retrouver l’itinéraire de l’aller en surplomb de Laroque. Dire qu’il y fut un temps où des voitures l’empruntaient pour redescendre de l’Ouillat, les contre-forts de la route sont encore visibles, la preuve par l'image (à droite).

Il faut l’avoir vécu pour le croire car sous peu même à pied ce sera impossible. Les pluies n’ayant rien arrangé, en moult endroits la piste était devenue torrent et quand les arbres ne nous ralentissaient pas, de nombreux « ne me quitte pas » se montraient plutôt collants !

Il nous a fallu plus d’une heure de plus pour boucler la rando mais 5 heures de bonheur au soleil, dans un environnement grandiose !

Do

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 20:30

Hier c’était « opération » tourisme. Nous sommes parties traîner de l’autre côté des Pyrénées pour approfondir notre connaissance d’une région particulièrement riche, les alentours de La Bisbal. Le secteur regorge de villages tous plus beaux les uns que les autres et admirablement mis en valeur. C’est « léché », on sent le souci du détail, c’est propre et même si Gloria est passée par là (vous comprendrez l’allusion plus loin) ce n’est pas par une abondance de cochonneries qu’elle a signé son passage.

Nous avons commencé par ceux que nous ne connaissions pas, Monells en premier lieu. Dès l’arrivée nous avons été gâtées dans un « manège » un homme faisait travailler 3 chevaux, enfin travailler n’est pas approprié car les 4 se régalaient. Les chevaux n’avaient pas de mors, pas de licol, ils répondaient en toute liberté aux sollicitations s’octroyant de temps à autre une petite incartade. Rien à voir avec la soumission qui nous avait navrées à Vienne, la complicité entre l’humain et eux était évidente. Nous avons eu droit à un festival de croupades, pesades et même cabriole. Nous fûmes des spectatrices très sages mais notre enthousiasme en fin de démonstration a plu. Gracias señor !

Monells, traversé par le Rissec est en deux partie, le barri del Castell et le barri de la Riera dominé par l’église de Sant Genis ! Ah, ah !!

Doté d’une superbe place à arcades où l’on peut encore trouver una « mitgera », mesure officielle creusée dans une pierre, de nombreuses demeures des XVIe et XVIIe siècles, d’une rue à arcades remarquables ouvrant sur la plus vieille place du village, celle de l’oli, le village semble être dans « son jus » d’origine.

Il faut vraiment fouiller pour découvrir le travail remarquable de restauration relaté au fil de la visite sur les multiples panneaux explicatifs. Qu’attend on pour en doter tous nos villages ?!

A quelques kilomètres se trouve Palau Sator, un peu moins bien entretenu il recèle quelques points forts comme une curieux puits, entièrement maçonné et qui samedi dégorgeait l’eau à grands flots.

En Languedoc le terme de « circulade » lui serait accolé, une vois courant tout autour de l’ancienne motte castrale.

Peratallada fut ensuite notre troisième halte. Comme son nom l’indique il fut en partie taillé dans la roche, c’est particulièrement flagrant au niveau des fossés au pieds des murailles. Nous y avons retrouvé notre petite frise représentant Jésus et les apôtres qui, des années en arrière nous avait amusées.

Autrement rien à dire de plus mis à part que c’est absolument exquis, les maisons, la place à arcades, les lacis de ruelles, tout à un charme fou et le petit jus à 1€ devant le château nous a laissées babas !

Avant de gagné le bord de mer pour une petite balade aux allures grecques entre Sa Tuna et Aiguafreda, nous avons fait halte à Pals.

Le nom Pals vient de Palus, terrain marécageux, et si les marécages ont été asséchés par le passé, ce samedi le Ter grossi par les pluies torrentielles qui ont accompagnées Gloria avait anéanti des années de labeur.

D’un pas vaillant nous avons gagné le « Pedro », point de vue sur le paseo archeologico qui enserre les anciennes murailles. Eglise paroissiale ouverte !!! tombes médiévales et wisigothiques creusées à même la roche, ici le niveau « zéro » des archéologues affleure partout, ce village se déguste !

Très enthousiastes nous avons gagné le bord de mer, aux allures de Grèce à Sa Tuna, un régal !

Et comme il faut bien que je me raccroche au titre de cet article, aujourd’hui nous sommes passé de l’enchantement d’hier à la colère !

Ayant fréquemment l'habitude de rayonner autour de St Genis des fontaines, nous avons aujourd'hui rallié Villelongue dels par la traverse de Villelongue et le cami de les close, sidérés par la désolation des lieux. Un nombre incalculable de déchets jonchent à ce jour les bassins d'orage mais aussi les terrains agricoles en friche de l'autre côté de la voie, sans parler du terrain qui a été "démaquisé" en prolongement des bassins d'orage (même si le terme n'est pas local je pense que vous comprendrez ce que je veux dire) et qui a dû servir de décharge auparavant si l'on considère le nombre de débris que les débroussailleuses ont déchiqueté. Il faut attendre d'entrer dans le village pour retrouver des lieux corrects !
Je sais d'avance ce que vous allez pouvoir peut-être (d'autres me l'ont avancé comme arguments) me répondre, Gloria est passée par là mais je ne suis pas d'accord parce que les morceaux de polystyrène, les gravats émanant des chantiers sur les lotissements voisins, les sacs de ciment vides s'ils étaient correctement entreposés ne devraient pas se répandre partout. C'est quand même le fruit d'un laisser aller inquiétant. Comment peut-on parler de préserver l'environnement si l'on ne commence pas par le B.A BA. Qu'ont à faire toutes ces cannettes vides, bouteilles partout !

Depuis que les travaux sur les nouveaux lotissements ont commencé, nous ne venions plus que très peu préférant arriver par Laroque pour aller jusqu'au Vilar au départ de St Genis, trop triste de voir ce qu'est devenu cet endroit, c'était un coup d'essai. Franchement cela ne donne pas envie de recommencer et fait peine. Nous connaissons le village depuis 1968, nous y avons résidé des années, là nous le voyons dans un triste état du fait de la négligence humaine, je n'ai rien contre l'extension des villages, chacun à le droit de vivre là où il le veut mais cela ne devrait pas se faire au détriment de la Nature.
En tout cas, Saint Genis est diablement plus propre que Villelongue !

Do

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 17:50

Au-dessus de Villefranche de Conflent,

face au fort Libéria une construction est implantée face à la cité fortifiée, une redoute qui fut notre première occasion pour découvrir la bergerie romane du plateau des Ambullats.

Dès le départ de Corneilla de Conflent, à la hauteur de l’église, superbe édifice toujours fermé dont il ne reste du cloître qu’une seule arcature de marbre rose un sentier démarre en descente avant d’attaquer sec une sacrée grimpette. Là aussi de nombreuses cabanes émaillent la montée.

La première nous permet de faire une petite halte face à un superbe panorama. Comme beaucoup elle est en assez mauvais état mais il faut dire que régulièrement des randonneurs indélicats retirent des pierres de la couverture pour s’en faire des sièges de fortune. Hier il nous a fallu un certain temps pour arriver à les remettre, maladroitement certes, en place .

Un ancien cortal marque le début d’un plateau où poussent entre autre de petits chênes dont des chênes truffiers ! Si, si, même qu’un « ayant-droit » nous en a fait découvrir ! Ayant-droit car venu en quad par la piste que nous empruntons pour le retour afin de profiter en compagnie d’un troupeau de vaches grisesdu panorama qui offre une vue à 360° sur tout le département.

Pour filer vers la Redoute nous longeons les vestiges d’une ancienne carrière de Talc que jouxte une mine de manganèse désaffectée et là, tout près, se trouve la bergerie romane. Personnellement, si c’est une bergerie, je suis la reine d’Angleterre.

Sans doute a t’elle abrité (ou abrite encore) des moutons, sans doute a t’elle été une fromagerie mais je suis prête à parier que ce ne fut jamais sa vocation initiale. Sa datation reste inconnue mais personne n’a encore pu expliquer la présence d’outils préhistoriques retrouvés sur son toit. 9 mètres de long pour 4 de large, un appareillage intérieur aux petits oignons, une structure qui s’apparente plus à celle d’un édifice religieux et une voûte qui ressemble à s’y méprendre à celle que l’on trouvait dès 5000 avant JC dans de nombreux édifices. A coup sûr ceux qui ont bâti ce chef d’œuvre n’étaient pas des néophytes. Une nef centrale, des niches latérales et une voûte en encorbellement qui n’est pas sans rappeler celles que l’on a pu découvrir dans de nombreux bâtiments antiques : Ugarit en Syrie, Maeshowe en Ecosse (Orcades), Mycènes en Grèce … Une merveille !

Depuis notre première découverte nous y revenons régulièrement, nous y avons même passé un Noël super avec nos amis Pignon. Ce mardi nous y sommes retournées mais la magie avait quelque peu déserté les lieux, des indélicats y ont entreposé leur « cochonnerie » !

Cette bergerie n’est pas un exemplaire unique, au-dessus de Taurinya, se trouve le hameau pastoral de Llassères

que l’on atteint après s’être avalé un dénivelé de 1000 mètres mais quel bonheur ! Un vrai village de cabanes toutes plus belles les unes que les autres dont celle que l’on nomme l’Orry Cathédrale et croyez moi, ou pas, ce terme n’est pas usurpé, là ce n’est certainement pas une bergerie !

Nous avons dû nous livrer à un vrai jeu de piste avant de la découvrir, 3 fois nous y sommes montées dont une fois avec le verglas et une autre dans le brouillard, en vain. Ce n’est qu’à la quatrième fois que nous l’avons trouvée ! Elle se mérite mais nous comptons bien y retourner sous peu.

Mais si Llassères est difficile à atteindre, Corneilla devrait vous plaire ! Do

 

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 18:33

Si nous innovons en matière de circuits de randonnées il y a aussi les incontournables, ceux que nous remettons à notre programme jusqu'à deux fois l'an.

Parce que nous aimons particulièrement, parce qu'en fonction de la saison tout y est différent mais aussi parce que nous savons pertinemment que nous allons y découvrir de nouvelles beautés. Le circuit dit des cabanes au départ de Catllar en fait partie.

Les "cabanes" appelées selon les régions bories, capitelles, orries ... sont omniprésentes en Pays Catalan que ce soit dans les Albères, en Vallespir, en Fenouillèdes, dans les Garrotxes ou sur les flans du Canigou.
Si vous avez envie d'en savoir un peu plus voici deux articles de notre blog qui pourraient vous intéresser.

http://histo-arts.de.brebis.over- blog.com/2015/02/bergeries-catalanes.html

http://histo-arts.de.brebis.over-blog.com/article-llasseres-121502078.html

Aujourd'hui je vais donc vous parler de celles de Catllar où nous étions mardi dernier et sous peu je vous narrerai la rando d'aujourd'hui à Corneilla de Conflent. 

Pour les découvrir il faut déjà trouver où se garer, le top est de réussir à stationner au départ de la rando c'est à dire sur le petit parking, dans le tournant, à la sortie du village, sur la route qui mène à Eus. Le départ est là, tout de suite, vous ne pouvez pas le louper, il emprunte la petite route très, très pentue qui démarre à gauche. Si vous ne trouvez pas à vous y garer, une seule solution, le parking à l'entrée du village en arrivant de Prades et avant de traverser la Castellane. Cela vous donnera l'occasion de découvrir le village et sa belle église. En visant toujours plus haut et en tirant toujours à droite vous retrouverez la route qui file sur Eus et donc le départ.

Ensuite il n'y a plus qu'à grimper.

Lorsque la petite route s'arrête, à l'intersection de sentiers, il convient de suivre celui de droite, le plus pentu pendant une bonne bonne demie heure pour arriver enfin sur le plat (cela ne dure pas). A ce stade le mieux est de suivre le fléchage menant à Saint Jacques de Calahons.

L'ermitage est habité et se poser dans la chapelle est très ressourçant. Nous ne manquons pas de nous y arrêter pour y méditer un moment, souvent en musique si nous avons la chance d'y trouver l'ermite est en prière.

Parvenu à Saint Jacques une foule de possibilités se présente aux randonneurs car le coin est truffé de merveilles, cabanes, dolmens. En général nous revenons par le ravin de St Jacques qui démarre à gauche à la hauteur de l'ermitage. Mais le mieux est encore de vous équiper d'un GPS car tout y est recensé et cela vous évitera de vous égarer notamment en vous faufilant au milieu des genévriers, chênes verts, oléastres, cistes ou genets.

Pourquoi ne pas télécharger sur votre téléphone l'application MAPS ME ? Depuis qu'un ami nous a donné le tuyau, nous ne pouvons que nous en louer d'autant qu'en prime pas besoin d'être connecté, même en mode avion ça marche, il faut juste télécharger au préalable les cartes qui nous intéressent !

Enfin pas de panique avec le Canigou comme repère impossible de se perdre toutes les conditions sont réunies pour vous permettre de découvrir de multiples fois ce petit coin de paradis. Et le terme est si juste que l'une de ces cabanes est devenue la dernière demeure terrestre d'un certain Robert Gueyne.

Son urne repose dans l'une des plus belles cabanes qui soit, nous le saluons régulièrement. La construction est complexe, si la partie arrière est arrondie, la façade présente des angles bien marqués quant à la voûte c'est une pure merveille.

Les constructeurs de ces cabanes ne disposaient pas des outils actuels mais maîtrisaient avec maestria leur art qui s'exprime même aux niveaux des murs de soutènement des terrasses qu'ils ont façonné un peu partout ou des multiples canaux dont certains aménagements ont subsistés !

En chemin de nombreux panneaux indiquent les cabanes à découvrir, à vous d'oser vous aventurer.

Quant au retour laissez vous porter, tous les chemins, ce sont souvent d'antiques "camis ramader" mènent à Catllar de toutes façons !

A demain !

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 19:49

Une rando dans les Albères au départ de Laroque jusqu’à la Balma del Moro (dolmen) comme prétexte à ce cri du coeur.

Marcher, j’adore ! Partout même en ville, à plat mais surtout quand ça monte et que le sentier, voire la route, se faufile, serpente.

J’aime lorsque l’on ne peut pas voir loin, lorsque le regard bute sur un lointain, proche ! Incapacité de se projeter, possibilité d’imaginer, de rêver. Pas de monotonie, l’esprit toujours en alerte. Cela crée une sorte de déséquilibre et le déséquilibre c’est le mouvement. Même quand le chemin est caillouteux et ici c’est plus que courant, marcher les yeux le plus souvent rivés au sol ne me pèse pas. Il y a toujours quelque chose à voir, un bousier aventureux à sauver, quelques champignons, des empreintes, une crotte suspecte, une jolie pierre.

La vie est là, elle dépose sa marque !

Mais ce que j’aime particulièrement c’est grimper, un plaisir. Je sens mon corps vivre et si je crie intérieurement parfois « j’en ai marre », ce n’est pas grave, je sais que je continuerai. Le plus dur est le coup d’envoi après vaille que vaille le plaisir est là et j’en profite pour lâcher prise.

Vivre l’instant présent en grimpant.

Marcher est une méditation, c’est la Liberté. Si nous partons toujours avec un but tout peut changer, une croisée de chemins et hop ! Marcher c’est aussi le plaisir de la rencontre et le plus souvent sur le chemin du retour, l’occasion de recharger ses batteries avant d’attaquer ragaillardies la dernière longueur.

Marcher c’est aussi la certitude d’avoir avec moi le strict nécessaire mais l’essentiel pour faire face. Une cape de pluie ultra légère conçue pour tenir lieu de toile de tente, de quoi faire du feu, parer à une chute, une crise d’angoisse (ça arrive), carte IGN et ravitaillement et si le départ de Virgile m’a laissée orpheline et dans l’insécurité (son instinct nous a souvent protégées), nous sommes deux à faire face et à marcher gaillardement sur les chemins de la vie !

Marcher, une philosophie !

Evidemment nous avons la chance de pouvoir le faire, soit !

Mais on s’en donne aussi la peine, parfois nous claudiquons quand les genoux flageolent, le tendon d’Achille est ramollo mais poc à poc on s’y recolle.

Do

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 16:09

Nous avons rechaussé les godillots, repris le sac à dos et renoué avec les belles randos. 6 heures dans nos Albères de « fontane » en « fontane », de « collada » en col dans un décor d’automne somptueux sous la tutelle bienveillante du Canigou !

De Montesquieu nous avons gagné en empruntant un petit bout du sentier botanique les jardins de Marty Fort. Dès le XIe siècle la gestion de l’eau a été une priorité et des canaux d’irrigation, des bassins ont été aménagés afin de permettre l’irrigation de parcelles destinées à la culture, aux pâturages (les devèses, nous connaissons enfin aujourd’hui la signification de ce mot !), parcelles délimitées et soutenues par d’imposants murs de pierres sèches. Le dernier usager, habitant de Montesquieu, ayant pris soin de ses jardins fut Marty Fort, l’espace lui est aujourd’hui dédié.

A partir de là c’est la grimpette qui prédomine, alternant pistes, parfois défoncées, chemins de chèvre glissants d’humidité et

une superbe sente très pentue par moments se faufilant en crête pour nous mener non loin du Col de l’Espinasse.

Site stratégique avec les cols de Llinas, Taula, La Branca et La Cortalette pendant la guerre franco-espagnole (1793 – 1796) une batterie de canons fut installée là comme aux autres cols. Pas besoin de discours, en débouchant à l’extrémité de la plate-forme le panorama qui s’offre à nous parle de lui-même.

Décoiffant, la vue sur l’Espagne porte jusqu’au mirador des volcans de Garrotxe, tous les monts du Vallespir, le Canigou, le Costabonne se laisse admirer !

Fin du XIXe un casot dit du soldat fut érigé, à la fois réserve à vivres et accueil des blessés, il fait aujourd’hui office de refuge.

C’est donc dans cette superbe salle à manger que nous avons fait halte, dégustant par avance cette pause bien méritée qu’un groupe de motards est venu troubler. Ne peuvent ils profiter de la montagne autrement que sur ces engins pétaradants qui en plus dégradent les sols !

Alors que de plus en plus les véhicules thermiques sont diabolisés, que l’on parle d’en restreindre l’usage*, ne pourrait-on au moins les interdire en montagne, partout où la nature reste encore sauvage. Ils sont repartis tout aussi bruyamment qu’à l’arrivée projetant autour d’eux pierres et graviers que les récentes pluies avaient déposés dans les ornières de la piste. Idem pour les chasseurs dont on retrouve les 4/4 en tout lieu, d’ailleurs c’est en repérant un de leurs affûts que nous avons compris que l’infernale grimpette allait bientôt se terminer, la piste ne pouvait qu’être à proximité ! Gagné !

Ligne de crête empruntée

 

La descente finalement plus longue que prévu et plus éprouvante que la montée nous a permis de découvrir d’autres vestiges militaires et de perfectionner nos connaissances en botanique sur le dernier tronçon du parcours.

Do

* petite aparté à l’intention de Nicolas Hulot qui m’escagasse de plus en plus, c’est bien joli de vouloir nous faire abandonner notre voiture pour les transports en commun, encore faudrait-il ne pas mettre la charrue avant les bœufs et faire en sorte que le réseau soit partout déployé équitablement !

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26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 18:20

Hier, c’est du côté de Fleury d’Aude que nous avons randonné, à la découverte d’une curiosité géologique nichée au cœur du massif de la Clape. Le gouffre de l’œil doux est une superbe « cénote », - un effondrement du sol karstique-, qui attire en permanence de nombreux visiteurs. Son nom occitan est un peu redondant : « Uèlh Dotz », Uèhl signifiant l’ouverture de la source, et Dotz, la source elle-même. Rien à voir avec le nom français, donc.

Le gouffre, vu du haut

 

En réalité, si nous avons bien trouvé le site, notre randonnée aura été un peu ratée, pour cause de « topo pas top » ! En effet, n’ayant pu remettre la main sur la randonnée éditée par l’Indépendant il y a déjà quelques temps, j’avais tiré vite fait le topoguide du site « visorando », en général plutôt satisfaisant. Malheureusement, nous avons mal commencé en nous trompant de parking, les indications n’étant données qu’en coordonnées GPS… que nous n’avons pas ! Nous nous sommes donc retrouvées sur le parking de l’Œil Doux, incapables de faire le lien avec la carte du topo, puisque nous n’étions pas au bon endroit !!! J’espère que vous me suivez…

Après avoir erré lamentablement durant de longues minutes sur le parking, persuadées que le gouffre était sur notre droite, nous avons finalement trouvé les indications locales qui nous envoyaient vers la gauche. Il nous a alors suffi de remonter le sentier caillouteux sous un soleil étonnamment chaud pour un 24 février, pour arriver, huit cents mètres plus loin, en surplomb du gouffre…. Vertigineux !

A nos pieds, flanqué de hautes falaises de calcaire, miroite un petit lac aux eaux vertes, tout rond. C’est magnifique.

L’Œil Doux n’a pas très bonne réputation, mais ce n’est pas vraiment de sa faute. Les baignades y sont interdites, car dangereuses, ce qui n’empêche évidemment pas tout le monde de contrevenir, et par là-même, de s’attirer des ennuis. On y dénombre donc de nombreuses noyades, souvent pour cause d’hydrocution, et quelques faits divers macabres s’y sont déroulés. Mais bon, aujourd’hui, nous ne bouderons pas notre plaisir et il semblerait que les nombreux visiteurs ne se soucient pas plus que nous de ce fâcheux passé ! Les gens sont décontractés, souriants, admiratifs, enthousiastes… Que du bonheur !

Une chose est sûre, mieux vaut être bien chaussé pour arpenter le terrain instable, sillonné de nombreuses failles parfois très profondes. Nous pique-niquons sur la falaise, au milieu des cistes, yeuses, romarin et des lentisques pistachier avant de poursuivre notre découverte. La descente au bord de l’eau n’est pas des plus aisées, mais le détour en vaut tout de même la peine, pour jouir d’un point de vue différent sur le lac et ses falaises.

 

Au final, nous aurons tout de même marché un peu, mais pas autant que nous l’avions prévu. Cependant, nous avons bien profité du spectacle et de cette belle journée ensoleillée, c’est le principal !

Alors, si vous voulez découvrir cet endroit, il suffit de gagner Fleury d’Aude, au nord de Narbonne, et de filer par la D1118 en direction de Saint Pierre la mer, jusqu’au parking de l’Oustalet. Mais rappelez-vous, même s’il fait chaud, pas de baignade, ça peut coûter cher !!!

Frédérique

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 15:58

Les Aiguamolls d'Ampurda… Vous connaissez? Coincée entre la Muga et le Fluvia, au Sud de Roses (à une cinquantaine de kilomètres de Perpignan, une vingtaine de Figueres), cette vaste zone humide, devenue réserve naturelle protégée, offre aux visiteurs la possibilité de découvrir au fil de sentiers bien aménagés et d'observatoires judicieusement situés les richesses de la faune et de la flore locale.

Nous vous en avons déjà parlé car c'est une de nos destinations préférées en Catalogne sud. Pourquoi? Parce qu'on peut y voir des cigognes! Et nous, descendantes d'alsaciens, les cigognes sont nos oiseaux fétiches.

 

Alors, très régulièrement, nous allons leur rendre visite.

Mais nous ne sommes pas racistes et les autres occupants des lieux font également notre bonheur: ainsi, hier, foulques, poules d'eau, colverts et autres canards, flamants (pas vraiment roses), hérons, aigrettes, cormorans, grèbes, et vanneaux ont fait notre bonheur durant trois bonnes heures de découverte…

cormorans
un arbre à cormorans!
Flamants
héron
grêbe

Je dois en oublier, mais ils me pardonneront. Plus tard, arriveront les échasses blanches, des cigognes en transit (elles n'étaient pas encore très nombreuses hier) et autres migrateurs. On y fait parfois des rencontres étonnantes et rares; un jour, par exemple, un ibis rouge solitaire flânait sur les lieux! Dans un autre genre, il nous est arrivé d'y rencontrer des daims et des sangliers. Des chevaux camarguais occupent également les lieux à la belle saison. Mais hier, il y avait encore trop d'eau pour eux. Dommage pour nous. Si ce lieu vous intéresse, cliquez sur le lien ci dessous pour plus de renseignements:

https://www.cbrava.com/fr/magazine/aiguamolls-de-lemporda-reserve-naturelle/

Si vous y allez, n'oubliez pas l'appareil photo, les jumelles et le pique-nique! Si le temps le permet, vous serez heureux de faire une petite halte sur la plage, avec une vue imprenable sur le Cap de Creus.

Une prière, cependant: n'oubliez pas de signaler aux enfants susceptibles de vous accompagner que pour profiter pleinement du spectacle offert pas une nature généreuse, le silence est recommandé! Respectez les lieux et la signalisation (chiens en laisse! C'est déjà une chance qu'ils soient acceptés, alors si nous voulons que cela dure, obéissons! Ce n'est pas si difficile...) pour que le plaisir reste intact au fil des ans.

 

Poste d'observation

Allez, allez-y, ouvre grand les yeux et les oreilles, respirez… Merci, la vie!

Frédérique

 

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  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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