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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 20:16

En préambule, je tiens quand même à préciser, suite à une conversation de ce jour, que nous ne faisons pas que randonner ! En plus des travaux ménagers incontournables, cuisine, ménage, repassage... nous travaillons très fréquemment à notre jardin sans oublier celui de la maison. N’ayant pas l’intention d’abandonner nos activités au jardin partagé nous sommes entre autre occupées à notre futur rucher . Nous lisons livres et articles divers, écrivons pour le blog et facebook (entre autre), nous sommes assidues au piano. Ajoutez à cela « gymboum » et méditation et vous aurez confirmation que la marche ne suffit pas à remplir notre vie !

Sur ce voici notre découverte du jour car il s’agit bien d’une découverte puisque nous n’avions jamais mis les pieds à St Hippolyte !

Pourquoi ?

Parce que c’est ainsi !

Nous ne nous sommes pas attardés en ville même si le bâti semble intéressant, ce sera pour une autre fois lorsque le port du masque ne sera plus requis. Si cette randonnée nous a permis de découvrir des sites curieux et attachants le bouillon m’est monté à la tête comme disait une mère d’élève en découvrant à quel point certains humains se comportent comme des malotrus vis à vis de la nature.

Nous sommes tombés sur de véritables dépotoirs dans les premiers kilomètres, il a fallu attendre les bords de l’étang de Salses pour nous régaler.

Cheminements sur des pontons de bois, hameaux de pécheurs,

barques catalanes, embarcations colorées et habitat traditionnel des zones humides au port de la Fount, observatoire pour la faune avicole, étendue de salicorne, tout est fait pour le plaisir des yeux, la conservation et la protection d’un patrimoine original.

Nous avons aussi découvert qu’entre les années 1925 et 1936 des pilotes de légende comme St Exupéry ont fréquenté ces lieux et tout cela parce que Pierre-Georges Latécoère implanta en ces lieux une base pour hydravions. Le ponton est toujours en place, nous y avons pris la pose !

Autres célébrités ayant marqué de leur empreinte ces lieux, l’hyper actif Vauban et Pierre-Paul Riquet, le concepteur du Canal du Midi. Le premier commanda au second la création d’un canal sensé prolonger celui de la Roubine jusqu’à Port-La-Nouvelle puis Perpignan !

Ce projet n’aboutit jamais, reste juste ce charmant tronçon bordé d’iris jaunes qui relie St Hippolyte à l’étang !

A défaut de transporter troupes et armements le canal a permis de drainer les terres avoisinantes et offre aujourd’hui une sympathique balade. La rando complète nous a pris 4 heures mais si seuls les bord de l’étang vous intéressent ne serait-ce que pour découvrir la faune et la flore il suffit de suivre au départ de l’église le tracé du canal dans les 2 sens !

Nous avons maintenant quatre semaines devant nous pour cogiter de nouvelles randos avec nos amis puisque nous voilà « séquestrés » de nouveau dans nos départements respectifs ! Enfin, séquestrés ! cela fait quand même bizarre de voir autant de véhicules en provenance de toute la France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne !!!

Grrrr !

Dominique

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 20:51

Si au total nous n’avons marché que 3 bonnes heures ce jeudi, ne comptons pas les arrêts de jeu, la virée nous a paru finalement longuette. La faute en revient au balisage. Pourtant nous étions nantis de trois topos de rando. Partis sur le circuit intitulé « Au travers des âges » nous nous sommes retrouvés cheminant « Au fil de l’eau ». Heureusement Frédo est du genre prudente et bien lui en a pris. Le descriptif d’une randonnée réalisé par notre ami Gilbert compilant les deux itinéraires, imprimé au cas où, nous a tiré d’affaire.

Le site de Belesta est occupé depuis le néolithique comme l’essentiel des zones semi montagneuses du département. Aspres, Fenouillèdes, Albères, Bas Vallespir et Bas Conflent regorgent de vestiges. Les mégalithes et les caunes de Tautavel et de Belesta sont évidemment les plus connus ! A Belesta pas de star comme notre Homme de l’Arago à Tautavel et ses 450 000 ans, mais de belles trouvailles qui nous éclairent sur la vie de ces ancêtres au passé quand même un peu dur à retracer ! Le Musée consacré à la caune de belesta, installé dans le vieux château est fort intéressant, quand il est ouvert ! Heureusement que nous l’avions déjà visité à une époque où aucun virus n’était encore venu jouer les troublions !

La rando passe par la grotte, fermée évidemment pour sa préservation, mais en cherchant bien nous n’avons pas manqué de découvrir une anfractuosité nous faufiler.

Petite elle présente néanmoins deux belles « colonnes » formées par la rencontre de stalactites et stalagmites ! J’imagine que vous savez qui est qui ?

Quittant la grotte et sa vue décoiffante, qu’il est beau notre Canigou, au terme d’une descente vertigineuse, genre tapis roulant, merci aux VTT qui ont bien décapé le terrain, nous avons fini par trouver le puits à glace !

Fort peu creusé contrairement à ceux des Albères, il était surmonté d’une voûte dont on aperçoit le début du décrochement et apparemment recouvert de terre à la manière des dolmens. Une chose est évidente, bien qu’installé sur le versant nord (ubac) ce n’est pas maintenant que l’on irait tasser la neige pour la conserver jusqu’en pleine été ! Le réchauffement climatique ne fait pas un pli et le monument ne devant pas être très vieux il est évident que la situation se dégrade et vite !

La balade riche en découvertes l’est aussi en passages à gué dont un que nous avons passé pieds nus, pour le fun, Frédo et moi.

Après un intermède aquatique, l’itinéraire chemine le long d’un ancien canal d’arrosage et l’Aïgat de 40 a laissé de terribles traces, nous avons repris de la hauteur. Pas question de passer à côté des bornes frontières. Maçonnées, ce sont les derniers vestiges attestant qu’entre 1258 et la signature de traité des Pyrénées le royaume de France s’arrêtait là ! Les deux que nous avons trouvées sont à quelques encablures l’une de l’autre, gageons que l’une est française et l’autre aragonaise comme la croix pattée sculptée à sa base le laisse supposer.

Nous avons fini notre virée, par contre, assez dégoûtés, décharge à ciel ouvert, puante, fumante et centre de rétention pour chiens de chasse !!!

Et maintenant une demande si vous avez tenu bon et lu la totalité du texte pouvez-vous mettre en commentaire juste « vu », je saurai que je ne me suis pas fatiguée pour rien. Les photographies (en général) sont certes intéressantes mais un texte a lui aussi son utilité pour qui aime partager ! Merci d’avance !

Dominique

 

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 18:32

Encore une superbe balade pour le « club des Quatre Vénérables ».

Nous avons retrouvé Fitou pour arpenter son territoire à la découverte de ses nombreuses capitelles.

Bref rappel pour commencer, on entend par capitelle une construction de pierres sèches qui selon les régions est nommée orri, borie, cabane, caselle et donc ici en Languedoc capitelle … Traditionnellement il est admis qu’elle sert d’abri pastoral (notamment pour l’estive) et plus globalement à toute personne travaillant la terre. Ce que j’ai découvert récemment, et que peut-être vous ignorez, c’est qu’en des temps très reculés leur destination première était nettement plus « spirituelle ».

Construite selon des règles très strictes elles n’étaient alors pas implantées au hasard. Leurs bâtisseurs connaissaient parfaitement l’existence des différents réseaux telluriques qui sillonnent la surface de notre Terre, réseau Hartmann, Curry etc… et pourtant ils ne disposaient pas des moyens technologiques que nous avons aujourd’hui et savaient avec plus de discernement que nous construire en des zones protégées.

Ces réseaux correspondent aux champs énergétiques qui irriguent la planète. Tous les lieux sacrés qu’ils soient d’origine (dite) païenne, dolmens, menhirs, temples et nos édifices religieux chapelles, cathédrales (généralement construits sur d’anciens sites consacrés à un culte païen que les religieux ont voulu récupéré à leur profit) sont implantés aux croisements de lignes telluriques très précises. Si le sujet vous branche voici un ouvrage qui m’a passionnée L ENERGIE DES LIEUX SACRES (ouest-france.fr) et un film à ne pas manquer accessible à partir de ce site https://bam-investigations.com/

Pour en revenir à ces capitelles, elles furent à l’origine destinées à servir de chambre initiatique (ou chambre d’envol) pour stimuler l’éveil spirituel des humains à un moment donné de leur vie ! Non seulement leur lieu de construction était déterminé avec soin mais leurs proportions répondaient à des normes très précises ainsi que les pierres entrant dans leur construction qui étaient taillées avec soin et « orientées » (car tout minéral est polarisé) !

Avec le temps ces traditions se sont perdues, les cabanes sont restées, leur usage s’est transformé et d’autres ont été bâties pour répondre à divers besoins.

Une chose est sûre, toutes ne « vibrent » pas de la même manière, leurs énergies ne sont pas identiques, certaines interpellent grandement et il en est une que nous avons cherché longtemps. On y ressent un bien-être intense, l’orri cathédrale est un vrai joyau et ne fut certainement pas de tout temps un abri de bergers !

Notre rando du jour nous a donc régalés de capitelles en tout genre, restaurées par des passionnés respectueux du travail des anciens.

Globalement les intérieurs se ressemblent tous, les ouvertures sont par contre différentes et nous avons fini notre découverte avec « les jumelles », deux cabanes accolées, vous l’aurez deviné.

Nous avons aussi appris qu’un certain Jean Marais avait jadis fréquenté assidûment Fitou que lui avait fait découvrir Jean Cocteau. Tombé sous le charme de l’auberge de la famille Vidal, il leur avait laissé en témoignage un dessin croqué sur une nappe !

Le dessin fit a réapparition des années plus tard quand le fils de l’aubergiste proposa à Jean Marais de parrainer une cuvée. La cuvée existe toujours, vous pouvez aller y goûter au caveau de la famille Vidal. En ce qui nous concerne nous nous sommes contentés d’arpenter une partie du vignoble !

Avons nous fait le tour des trésors de Fitou ? mystère mais la lumière y est belle !

Dominique

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 21:06

Vendredi 26 février, retrouvailles du Club des Quatre vénérables !

Nous gagnons le Fort de Bellegarde et démarrons notre rando à la hauteur du cimetière militaire où nous repérons quelques tombes encore dotées d’inscriptions, un vosgien est tombé là en 1869 !

Au moins le soleil a réchauffé ses vieux os ! Nous attrapons le GR10 et passons devant la redoute de Panissars pour retrouver la Via Domitia, celle qui passe à Roquefort des Corbières !

Ici se dressait le célèbre Trophée de Pompée dont nous s’il ne reste pas grand-chose nous pouvons maintenant avoir, grâce aux fouilles et ouvrages de Georges Castellvi, une idée précise. Restent de ce monument les tranchées qui ont quand même jusqu’à 2 mètres de profondeur. Taillées dans la roche elles s’adaptent parfaitement au relief sous forme de gradins et permettent d’affirmer que le soubassement en gros appareils du Trophée s’inscrivait dans un carré de 37 mètres de côté.

Erigé en 67 avant J.-C. il a vu passer les éléphants d’Hannibal, aujourd’hui se dresse à sa place la borne frontière 567.

Sans doute l’ignorez vous, tout comme c’était mon cas, mais cette borne n’est pas banale ! Comme toutes les autres réparties au long de la frontière entre la France et l’Espagne son histoire colle à notre Histoire de France. Le bornage des Pyrénées fut décidé lors du Traité de Bayonne en 1868 soit, à la louche, 200 ans après de Traité des Pyrénées. Réalisé majoritairement à partir de bornes en pierre, il se compose également de croix gravés, nous avons d’ailleurs raté la 566 !

Avant de poursuivre notre périple nous déambulons dans les ruines de ce qui reste du site antique fortement remanié par les religieux de Arles au IXe siècle qui utilisèrent les pierres à disposition pour édifier une chapelle. Dénommée selon les écrits Notre Dame du Remède ou Ste Marie, l’édifice s’agrandit par la suite et devint prieuré, « priorat » en catalan. Déserté au XVIIe siècle par les moines il fut reconstruit côté espagnol, toujours au moment du Traité des Pyrénées.

Mais où ?

Voici la question qui nous agita lors de cette randonnée, notamment en arrivant au Col du Priorat où nous avons découvert des ruines quand même imposantes mais que nous ne pouvons même avec l’aide de Google identifier !

Nous avons retrouvé nos premiers émois lorsque nous dévorions le Club des Cinq et découvert en jouant les intrépides explorateurs quand même deux salles voûtées dont une intacte.

Mais pas de vin de messe, pas un tonneau !

Juste un abreuvoir qui a il faut bien le dire plus de « gueule » que ces fichues baignoires qui servent à abreuver les animaux d’ordinaire ! C’est un détail certes mais ça compte !

Une chose est acquise nous allons revenir et explorer le coin !

La marche en montée est splendide, en crête, et se fait sous les chênes-liège essentiellement mais le « must » fut de cheminer et de pique-niquer en Espagne. Dire qu’en cherchant le topo sur le Net nous sommes tombés sur un avertissement nous invitant à vérifier si nous avions le droit de pénétrer en territoire étranger compte tenu de l’état d’urgence sanitaire. On rêve enfin, on cauchemarde, au fou !

Notre dernière trouvaille fut la fontaine militaire des Miquelets, datée de 1688, elle se compose de 2 parties, la plus grande semblant n’être qu’une cuve, quant au nom « Miquelets » il désigne des mercenaires et miliciens catalans et français qui sévissaient sans doute dans le coin une fois le Traité des Pyrénées signé.

L’ouvrage est en tout cas en bon état et plus élégant que la cuve que nous avons immortalisée en chemin, encore dois-je l’avouer est-ce plus pour le symbole peint sur ses flans. Toute imprégnée de découvertes archéologiques j’en serais presque arrivée à me demander si ce graphisme de poisson ne nous renvoyait pas aux premiers chrétiens !?

Encore une belle journée !

Il faut dire qu’elle est bien belle notre Catalogne !

Merci la vie de nous avoir un jour offert cette mutation qui a fait de nous des sudistes et puis tant que j’y suis merci Jeannine d’avoir eu en 1940 le coup de foudre pour les Pyrénées Orientales !

Ta présence nous a accompagnées d’ailleurs sur une bonne partie du trajet, nous l’avions parcouru si souvent ensemble !

Dominique

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 20:46

Environ deux siècles avant J.-C. le consul Domitius Hahennobarbus définissait le tracé de cette via qui reliait, déjà, La Gaule à Cadix, d’ailleurs son tracé suit à faible distance celui de la Languedocienne aujourd’hui.

Belle découverte que ce tronçon entièrement excavé dans la roche et où l’on voit parfaitement les ornières creusé par le passage répété des chars au fil des ans !

La région de Roquefort des Corbières recèle d’autres témoignages, notamment des bornes milliaires, témoignages qui devraient trouver place dans un futur musée à La Palme !

La rando de ce jour nous a permis de découvrir ce vestige de notre passé sous le joug de Rome mais ce ne fut pas notre seule découverte ! Nous avons trouvé la bergerie de nos rêves, notre future « coloc » !

Ils ne sont pas chouettes les « vénérables randonneurs que nous sommes ?

 

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 20:50

Fitou ! Le Nord en ce qui nous concerne. Franchir le Tech nous impressionne, alors là autant dire que lorsque nous avons loupé l’intersection qui devait nous mener à notre rendez-vous en pénétrant dans le village nous étions dépaysées.

Village charmant au demeurant où nous reviendrons balader. Un air de vacances, c’est chouette !

Si Fitou est surtout connu pour son vignoble, en ce qui nous concerne nous en étions restées au traditionnel bouchon sur la N9 aux temps héroïques, quand l’autoroute n’existait même pas en rêve.

Le village et ses environs ont quelques ouvrages d’art qui valent le coup d’œil. Un château que l’on ne peut dater avec précision mais remonte au moins à l’an 990 si l’on en croit un document de l’époque qui en fait mention. Il accueillit Richelieu lors de la déclaration de guerre à l’Espagne en 1635. Se fut une déconfiture et le château y laissa des plumes. Pillé, brûlé ensuite en 1843 il fut finalement racheté en 1972 par des antiquaires parisiens qui le restaurèrent. Je ne sais pas si les « Bâtiments de France » pinaillèrent quelque peu ou pas, franchement la cheminée n’est pas top !

A part cela il est bien placé et se fond parfaitement dans le paysage.

Au cours de notre marche une tour au sommet de son mamelon attira notre attention. Ancien reste de fortification ? Claude et Michelle qui pourtant sont du coin ne surent donner de réponse.

Heureusement il y a Google !

J’ai ainsi découvert qu’il s’agit de l’un des vestiges d’une ancienne ligne de communication Chappe reliant Narbonne à Perpignan et appris que le 17 Août 1794 était inaugurée en France la première ligne de télégraphe mise au point par les frères Chappe, justement. Les informations circulaient grâce à des signaux optiques émis à partir d’édifices installés sur des promontoires. Ce type de communication perdura jusqu’à l’invention du télégraphe électrique de Morse. La ligne Narbonne – Perpignan installée entre les années 1834 – 1853 comptait 7 relais dont 2 rien que pour Fitou. C’est donc l’une d’elle que nous avons découvert à la Joncasse !

Après nous être sustentés près d’une superbe capitelle nous avons gaillardement attaqué le bon raidillon qui mène au champ d’éoliennes.

Panorama sur 360° garanti.

Toutes les stars du coin étaient là, le Canigou, les Corbières et nos Albères, la falaise de Leucate, le Mont Saint-Clair à Sète émergeait tel une île !

Nous avons même eu droit au démarrage des éoliennes, l’une après l’autre elles se sont orientées Sud-Est (mauvais présage côté météo) avant de brasser l’air d’un froufrou énergique !

Nous avons regagné notre point de départ dans un air embaumant le miel, une émanation généreusement dispensée par le multiples amandiers en fleurs !

Nous attendons maintenant que notre guide nous fasse découvrir le sentier des capitelles de Fitou !

A bientôt

Do

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 18:45

Nous avons rechaussé les godillots et après avoir mis le cap sur Prats de Mollo, au village de Le Tech nous avons pris la petite route qui conduit à la Llau. Première étape St Guillem de Combret au départ du col de la Roue, un premier cœur sur la piste nous fait un signe.

Notre but, une boucle passant par la superbe bergerie du Pla de la Fage et par la fontaine du brigadier. Respectant la tradition nous retrouvons St Guillem, notre « salle à manger » favorite.

Au menu un régal « La Bonne Foi » que nous devons à notre Naturawchef favori Marie-Sophie L de l’Instant cru. Un délice végétal qui nous a fait renoncé à sacrifier des canards ou des oies ! La neige n'est pas loin mais il commence à faire chaud.

Pour gagner notre seconde halte nous reprenons une piste forestière, interdite à tout véhicule elle est massacrée par les ornières des nombreux voitures qui l’empruntent ! Ce qui est interdit est autorisé !

Des pins, un amas de roches et un espace dégagé offre un cadre magnifique à notre bergerie. Longue de plus de 30 mètres, elle épouse la courbe de niveau offrant ainsi peu de prise aux éléments. Elle a assuré pendant de longues années une sécurité totale aux animaux et aux hommes qui montaient là lors de l'estive mais cette pratique a périclité et cette bergerie du XVI e siècle, depuis toujours dans la même famille, a encore et toujours besoin du même sérieux coup de jeune.

La voûte empierrée est magnifique, les extrémités sont en très mauvais état, mais il est difficile d’y pénétrer cela n’empêche pas d’apercevoir en y jetant un œil UN MASQUE !

De ce balcon où une vue imprenable nous permet de discerner dans le lointain la baie de Rosas fermée par les deux mamelons de Toroella de Mongri ! Nous filons vers Montferrer tout en sachant que nous abandonnerons cette direction à la fontaine du brigadier.

Pourquoi ce nom ?

Mystère et balle de golf ! Petit crochet par le refuge et hop, c'est le dernier tronçon !

La suite de la rando commence à nous peser, il fait chaud et nous commençons à regretter d’avoir chausser nos gros godillots. Petit à petit, nous nous allégeons, semelles, chaussettes. Pour ma part (Do) je finis pieds nus et c’est avec un certain découragement que nous apercevons au loin, très loin, le col de la Roue et notre voiture, cherchez la flèche !

Les bas de pantalons remontent d’un cran, mes mollets respirent, finalement nous avalons la fin du parcours facilement et découvrons ce que nous avions jusque là ignoré que la Fou, celle des sublimes gorges, prend naissance ici !

Cinq bonnes heures plus tard nous libérons nos « arpions » comme les nommait notre père, c’est chouette, c’était chouette !

La vie est belle, la Nature tout autant ! N'est pas Gilbert !!! Dominique

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 17:37

Mardi 26, jour sans battue, nous voici filant vers le nord… du département pour ce qui fut jadis les confins du royaume de France. Nous avons choisi de revisiter une rando, le circuit des capitelles, au départ de Latour de France dans les Fenouillèdes ! Nous avions déjà découvert une partie de ce circuit en suivant le topo d'une rando mise en ligne par un grand baladeur devant l'éternel, notre Gilbert ! 

J’adore cette région très minérale où pour un temps je peux avoir l’illusion d’être dans l’arrière pays grassois ! La rando n’est pas vraiment difficile, il suffit juste de garder le cap lorsque le sentier disparaît presque complètement dans les taillis ! Les confinements successifs ont mis à mal bon nombre de tracés peu empruntés, la nature a repris ses droits.

A Latour de France nous sommes en pays catalan, certes, mais le catharisme y a eu droit de cité, d’ailleurs le château de Quéribus, l’un des derniers bastions de la résistance cathare monte toujours fièrement la garde perché sur son arrête rocheuse. Visible de quasiment partout dans le département ce château est un pur chef d’œuvre et une halte incontournable pour nos visiteurs !

Rattaché au comté de Besalu, donc à la Catalogne, le village de Latour (pas de France encore) se retrouva rattaché au royaume de France quand le comté de Besalu fut coupé en deux en représailles contre Pierre II d’Aragon, adepte de l’hérésie cathare !

Le vocable « La Tour » fait référence à une tour défensive qui se trouvait là à l’époque féodale et aujourd’hui disparue, il reste par ailleurs quelques vestiges architecturaux, porte fortifiée, oratoire, église et au départ de la rando une source monumentale faisant partie du réseau d’alimentation en eau du village. Il y a même un tunnel creusé sous le village au XVIIe siècle pour acheminer le précieux liquide dans la plaine en aval !

Les départ et arrivée de la balade se font en grimpette, ensuite, nous cheminons globalement sur un plateau calcaire où les premiers amandiers arboraient de timides fleurs ! Partout les personnes ont trimé comme des bêtes pour épierrer ces terres ingrates. D’énormes tas de pierres, dans les Alpes maritimes ils portent le nom de clapier, ont été organisés en murs et murets créant en même temps qu’ils délimitaient les terrains des obstacles au vent. Ici les jours de Tramontane, cela décoiffe !

Il n’est pas rare de découvrir aménagées dans ces murs d’étroites ouvertures menant à de minuscules alcôves, abris pour les personnes mais plus certainement resserre pour le matériel !

Les hommes se réservaient sans doute plus particulièrement les « capitelles », de superbes constructions en pierre sèche !

La première arborait une facture classique mais dans ce coin des Fenouillèdes leur particularité est de posséder fréquemment une base carrée surmontée d’un dôme dont le sommet est formé de quelques dalles placées horizontalement et incluses dans l’appareillage extérieur !

Où que le regard se porte il bute sur des murs, des capitelles souvent ruinées mais qui sont autant d’invitation à s’y arrêter pour notre plus grand bonheur !

Chemin faisant notre balade nous a menées du hameau de Cuxou doté d’un imposant château à la chapelle St Martin.

Cette bâtisse quelque peu vieillissante est dotée curieusement d’une porte fortifiée et d’une enceinte qui en certains endroits laisse admirer des pierres agencées en arrête de poisson, autant dire que « c’est vieux ».

La première fois que nous y sommes venues nous étions rentrés sans problème dans le périmètre de la chapelle. Là, en de multiples endroits, des chaînes assorties de panneaux « propriété privée, défense d’entrer » nous ont fait passer notre chemin. Dans un premier temps, nous avons donc respecté l’interdit puis pour finir je me suis autorisée à passer sous la chaîne. Je m’acheminais vers la porte de l’édifice quand un homme est sorti, souriant. La honte m’est tombée dessus, j’ai bredouillé quelques « confuses » qu’il a balayé d’un revers de main. Nous avons accepté son invitation à pénétrer dans la chapelle et découvert l’histoire du lieu. Simple chapelle fortifiée, elle abrita une petite communauté paysanne à une époque troublée où il fallait se protéger des exactions venues du royaume de France tout proche. Des sépultures wisigothiques ont été retrouvées sur le site et l’ensemble est antérieur au XIIe siècle époque à laquelle fut construite la chapelle. Transformée en étable après la Révolution la chapelle est maintenant bien privé que son propriétaire est entrain de consolider avant de passer à la restauration ! Là, il y a du « taf ». Mais côté point de vue, c'est décoiffant !

Nous avons repris notre balade et trouvé enfin ce qui nous avait fait choisir cette destination parmi d’autres, des pieds d’Hélichryse ! Pour le carré d’herbes aromatiques et de plantes médicinales de notre jardin !

Nous étions sur la fin de notre parcours, nous n’avons pas eu à porter notre trésor trop longtemps, comme quoi la vie prend soin de nous ! Merci !

Dominique

 

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 21:34

Les sites parlant de Liberté ne se comptent plus dans notre département et depuis 1968 nous avons eu tout loisir en déambulant par monts et vallées, pics et plaines d’en découvrir une belle quantité. Il y a bien sûr tous ces chemins de l’exil quand ils ne s’appelaient pas encore de la Retirade mais aussi tant d’autres que les passeurs ont emprunté pendant la dernière guerre. Dernière ?!

Tous ces passages aujourd’hui bouclés nous étaient familiers, nous sommes passés pour le plaisir en Espagne dans la neige, le brouillard par Coustouges à une époque pas si reculée où la route reliant Tapis à Maçanet n’existait pas, aurions nous cru qu’un jour cette route serait interdite, même aux piétons ? Au col d’Ares aussi ou à la Illas quand nous avions coutume de filer sur La Vajol par ce point de passage où se trouve le monument commémoratif dédié à Lluis Companys, bouclé lui aussi …

Lors de ces marches nous avons découvert une foultitude de cabanes pastorales, de casemates, de chapelles qui furent autant de refuges à ceux qui fuyaient, principalement les pouvoirs politiques !

Certes toutes les fuites n’étaient pas « nobles » ! Lorsque nous campions à Laroque des Albères, quelque peu isolées au sein de nos chênes liège, la nuit, quand ce n’était pas les sangliers, des bruits de pas venaient souvent troubler notre sommeil. Les cigarettes sont de grandes voyageuses !!! Il y a peu d’ailleurs nous avons dérangé tout à fait innocemment deux convoyeurs qui ne s’attendaient pas à tomber sur nous dans les ruines du château d’Ultrera, à Sorède. Je crache le morceau, tant pis !

Aujourd’hui, nous avons refait une petite balade dans les chênes liège, à peine 3 heures mais que du bonheur, pour retrouver la chapelle San Llorenç du Mont au-dessus d’Argelès.

Petit bijou architectural du XIIe elle n’a jamais subi de transformation notable, toujours dans « son jus » elle donne une idée plus que précise de ce qu’était l’architecture religieuse roussillonnaise à cette époque.

Ce qui ne cesse de me surprendre est de découvrir en pleine nature, perché au sommet de son mont, un édifice de cette taille. Le plus spectaculaire étant la hauteur intérieure de l’édifice où l’on pénètre par une porte latérale en descendant quelques marches.

Propriété de l’abbaye de St Genis des Fontaines en son temps, elle desservit les mas isolés des Albères avant d’être petit à petit abandonnée puis sauvée par le général d’Empire François-Joseph de Palmarole que les Bourbons contraignirent à l’exil. Exil, encore !

Réfugié, lui aussi, au mas Pardès sur la commune d’Argelès, notre rando y passait justement, il acheta cette église vendue comme bien national !

En 1930 elle servit d’abri à des républicains espagnols qui y trouvèrent refuge pendant que d’autres étaient parqués sur les plages d’Argelès, de Saint Cyprien... et que de nombreuses femmes étaient accueillies dans ce que l’on nomme aujourd’hui la « Maternité Suisse de Elne » au château d’En Bardou.

Que de vies ont été placées sous le signe de la Liberté !

Ont elles été sacrifiées en vain ?

Serons nous défendre cette liberté jadis devise de notre pays ?

La balade en tout cas est à déguster, elle démarre au château de Valmy où pour lors rien n’est à déguster, tout est fermé, et pour cause.

Dominique

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 20:10

Allons, un peu de légèreté et un bon bol d’air.

Quittant la 116, par bonheur sans aucune circulation alternée, nous avons endossé notre sac à dos et monté vaillamment le raidillon qui quitte le village d’Olette pour gagner Evol par un sentier que nous qualifierons de muletier.

Notre but initial était de rallier ensuite Oreilla sur le versant opposé. Mais non ! Poussives, nous avons préféré en plus jouer la carte de la sécurité en évitant d’emprunter le sentier qui exposé au Nord présentait encore en cette matinée trop de plaques gelées.

Poussives, nous partîmes, poussives nous revînmes ! Il faut dire qu’à notre décharge, les variations de température ne nous ont pas aidées. Un petit degré au départ, 21° au retour et entre temps des passages en plein vent et à l’ombre puis en raidillon et au soleil. De quoi affoler nos thermostats intérieurs. Du coup nous avons choisi quitte à grimper encore un peu, d’aller pique-niquer au château d’où l’on peut jouir d’une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées et à l’abri de la tram !

Le village d’Evol a comme presque tous les villages des PO une histoire compliquée puisque bien longtemps notre département faisait majoritairement partie du royaume de Majorque, que les rois d’Aragon en jouir. La terre d’Evol en des temps reculés fut vendu par un des comtes de Cerdagne à l’Abbaye de Ripoll, c’est fou ce que ces édifices religieux pouvaient posséder comme territoires… simplicité, pauvreté, rien de tout cela !

Situé à 800 mètres d’altitude, grosso modo, il y eu au début vraisemblablement à l’emplacement de l’actuel château féodal une construction en bois pour protéger le village qui connut les sévices de l’Inquisition. L’un des seigneurs finit même sur le bûcher lors des guerres menées contre les cathares.

L’actuel château fut construit sur la ligne défensive protégeant le royaume d’Aragon du royaume de France et si aujourd’hui il est plutôt ruiné, on reconnaît aisément l’usage attribué à certains espaces.

Les départs d’arcatures, même brisées, prouvent qu’il y eut là jadis la salle des gardes tout comme les restes de l’immense cheminée (que nous sommes autorisés à utiliser comme place de feu) attestent que nous sommes bien dans l’ancienne cuisine du château.

Ce château vite relégué au second plan dès lors que celui de la Bastide, sur les rives de la Têt, fut construit par le seigneur des lieux, a été vendu comme bien national en 1812 puis racheté par la commune d’Evol en 1990 qui depuis a mené des campagnes de restauration excellentes. Nous y avons fait halte avec plaisir et cerise sur le gâteau avons même découvert que le site était doté de toilettes sèches, nickel chrome !

Merci pour l’attention.

Nous sommes redescendues par l’incontournable chapelle St Étienne avant de nous offrir une déambulation dans les rues de ce village qui mérite bien d’être classé comme l’un des plus beaux villages de France.

Restait à négocier l’arrivée sur Olette très pentue et glissante avant de pouvoir siroter notre petit jus, petite pause que nous devons anticiper le matin puisque tous les bistros sont fermés. Coup de grâce pour ces villages que l’on traverse maintenant sans état d’âme !

Catastrophique !

Do

 

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