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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 21:34

Les sites parlant de Liberté ne se comptent plus dans notre département et depuis 1968 nous avons eu tout loisir en déambulant par monts et vallées, pics et plaines d’en découvrir une belle quantité. Il y a bien sûr tous ces chemins de l’exil quand ils ne s’appelaient pas encore de la Retirade mais aussi tant d’autres que les passeurs ont emprunté pendant la dernière guerre. Dernière ?!

Tous ces passages aujourd’hui bouclés nous étaient familiers, nous sommes passés pour le plaisir en Espagne dans la neige, le brouillard par Coustouges à une époque pas si reculée où la route reliant Tapis à Maçanet n’existait pas, aurions nous cru qu’un jour cette route serait interdite, même aux piétons ? Au col d’Ares aussi ou à la Illas quand nous avions coutume de filer sur La Vajol par ce point de passage où se trouve le monument commémoratif dédié à Lluis Companys, bouclé lui aussi …

Lors de ces marches nous avons découvert une foultitude de cabanes pastorales, de casemates, de chapelles qui furent autant de refuges à ceux qui fuyaient, principalement les pouvoirs politiques !

Certes toutes les fuites n’étaient pas « nobles » ! Lorsque nous campions à Laroque des Albères, quelque peu isolées au sein de nos chênes liège, la nuit, quand ce n’était pas les sangliers, des bruits de pas venaient souvent troubler notre sommeil. Les cigarettes sont de grandes voyageuses !!! Il y a peu d’ailleurs nous avons dérangé tout à fait innocemment deux convoyeurs qui ne s’attendaient pas à tomber sur nous dans les ruines du château d’Ultrera, à Sorède. Je crache le morceau, tant pis !

Aujourd’hui, nous avons refait une petite balade dans les chênes liège, à peine 3 heures mais que du bonheur, pour retrouver la chapelle San Llorenç du Mont au-dessus d’Argelès.

Petit bijou architectural du XIIe elle n’a jamais subi de transformation notable, toujours dans « son jus » elle donne une idée plus que précise de ce qu’était l’architecture religieuse roussillonnaise à cette époque.

Ce qui ne cesse de me surprendre est de découvrir en pleine nature, perché au sommet de son mont, un édifice de cette taille. Le plus spectaculaire étant la hauteur intérieure de l’édifice où l’on pénètre par une porte latérale en descendant quelques marches.

Propriété de l’abbaye de St Genis des Fontaines en son temps, elle desservit les mas isolés des Albères avant d’être petit à petit abandonnée puis sauvée par le général d’Empire François-Joseph de Palmarole que les Bourbons contraignirent à l’exil. Exil, encore !

Réfugié, lui aussi, au mas Pardès sur la commune d’Argelès, notre rando y passait justement, il acheta cette église vendue comme bien national !

En 1930 elle servit d’abri à des républicains espagnols qui y trouvèrent refuge pendant que d’autres étaient parqués sur les plages d’Argelès, de Saint Cyprien... et que de nombreuses femmes étaient accueillies dans ce que l’on nomme aujourd’hui la « Maternité Suisse de Elne » au château d’En Bardou.

Que de vies ont été placées sous le signe de la Liberté !

Ont elles été sacrifiées en vain ?

Serons nous défendre cette liberté jadis devise de notre pays ?

La balade en tout cas est à déguster, elle démarre au château de Valmy où pour lors rien n’est à déguster, tout est fermé, et pour cause.

Dominique

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 20:10

Allons, un peu de légèreté et un bon bol d’air.

Quittant la 116, par bonheur sans aucune circulation alternée, nous avons endossé notre sac à dos et monté vaillamment le raidillon qui quitte le village d’Olette pour gagner Evol par un sentier que nous qualifierons de muletier.

Notre but initial était de rallier ensuite Oreilla sur le versant opposé. Mais non ! Poussives, nous avons préféré en plus jouer la carte de la sécurité en évitant d’emprunter le sentier qui exposé au Nord présentait encore en cette matinée trop de plaques gelées.

Poussives, nous partîmes, poussives nous revînmes ! Il faut dire qu’à notre décharge, les variations de température ne nous ont pas aidées. Un petit degré au départ, 21° au retour et entre temps des passages en plein vent et à l’ombre puis en raidillon et au soleil. De quoi affoler nos thermostats intérieurs. Du coup nous avons choisi quitte à grimper encore un peu, d’aller pique-niquer au château d’où l’on peut jouir d’une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées et à l’abri de la tram !

Le village d’Evol a comme presque tous les villages des PO une histoire compliquée puisque bien longtemps notre département faisait majoritairement partie du royaume de Majorque, que les rois d’Aragon en jouir. La terre d’Evol en des temps reculés fut vendu par un des comtes de Cerdagne à l’Abbaye de Ripoll, c’est fou ce que ces édifices religieux pouvaient posséder comme territoires… simplicité, pauvreté, rien de tout cela !

Situé à 800 mètres d’altitude, grosso modo, il y eu au début vraisemblablement à l’emplacement de l’actuel château féodal une construction en bois pour protéger le village qui connut les sévices de l’Inquisition. L’un des seigneurs finit même sur le bûcher lors des guerres menées contre les cathares.

L’actuel château fut construit sur la ligne défensive protégeant le royaume d’Aragon du royaume de France et si aujourd’hui il est plutôt ruiné, on reconnaît aisément l’usage attribué à certains espaces.

Les départs d’arcatures, même brisées, prouvent qu’il y eut là jadis la salle des gardes tout comme les restes de l’immense cheminée (que nous sommes autorisés à utiliser comme place de feu) attestent que nous sommes bien dans l’ancienne cuisine du château.

Ce château vite relégué au second plan dès lors que celui de la Bastide, sur les rives de la Têt, fut construit par le seigneur des lieux, a été vendu comme bien national en 1812 puis racheté par la commune d’Evol en 1990 qui depuis a mené des campagnes de restauration excellentes. Nous y avons fait halte avec plaisir et cerise sur le gâteau avons même découvert que le site était doté de toilettes sèches, nickel chrome !

Merci pour l’attention.

Nous sommes redescendues par l’incontournable chapelle St Étienne avant de nous offrir une déambulation dans les rues de ce village qui mérite bien d’être classé comme l’un des plus beaux villages de France.

Restait à négocier l’arrivée sur Olette très pentue et glissante avant de pouvoir siroter notre petit jus, petite pause que nous devons anticiper le matin puisque tous les bistros sont fermés. Coup de grâce pour ces villages que l’on traverse maintenant sans état d’âme !

Catastrophique !

Do

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:19

Nous avions sous le coude depuis belle lurette le topo d’une petite balade sur les rives du Canal du Midi, alors ce matin, histoire aussi de retourner traîner dans la caverne d’Ali Baba qu’est la Librairie Ancienne du Somail, nous sommes parties faire du tourisme.

Par un froid de canard ou de gueux, emmitouflées comme cela ne nous est jamais arrivées dans notre sud, nous sommes parties à l’assaut des vignes curieuses de découvrir le plus vieux pont canal au Monde. Excusez nous du peu mais c’est écrit !

Terminé en 1676, ce pont permet au canal du Midi de franchir le Répudre.

Il est dû au génie de Pierre-Paul Riquet, le concepteur et réalisateur de ce canal qui relie la Méditerranée à Toulouse. Notre père, un passionné du sujet, possédait un ouvrage dûment documenté sur cet ingénieur visionnaire que j’ai souvent feuilleté petite. Quinze années furent nécessaires pour que les eaux captées dans la Montagne Noire se mêlent à celles de la Grande Bleue grâce à 76 écluses, celles de Fonseranes sont exceptionnelles, 63 à l’origine auxquelles s’ajoutent les 13 qui depuis l’inauguration du canal permettent de rallier Port La Nouvelle. Revenues non sans mal à notre point de départ et congelées, après avoir considérablement allongé le trajet initial des malotrus ayant «occulté» l’embranchement du chemin à emprunter en un point stratégique, nous avons avalé notre pique-nique, siroté le petit jus que nous avions préparé, ressortant pour l’occasion notre vieille thermos, les bistrots étant tous fermés et mis le cap sur Le Somail.

Notre but ? La Librairie Ancienne et ses 50 000 livres.

Une librairie cathédrale dédiée à tous les genres littéraires. On y trouve tout et de tout, pour tous les âges, les goûts.

Je suis même tombée sur la collection complète des « Martine ». C’est le froid qui nous a fait déguerpir après une petite heure d’errance dans cet antre mais nous ne sommes pas venues pour rien. Nous avons une bonne réserve de bouquins et pour pas cher encore !

La FNAC à côté, de la Gnognotte ! De la même veine je ne vois que Le Bleuet à Banon dans les Alpes de Haute Provence, mais peut-être en connaissez-vous d’autres ?

Notre prochaine expédition « littéraire » sera pour le village de Montolieu où chaque boutique, ou presque est une librairie. Que du rêve là aussi !

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche !!!

Dominique

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 21:34
D'habitude pour le jour de Noël nous filons vers un refuge sur les flans du Canigou, là, vraiment le temps ne nous étant pas favorable nous nous sommes laissées guider par notre intuition et nous avons chaussé les godillots pour gagner la chapelle Santa Engracia au-dessus d'Amélie les bains.
Nous la connaissons bien l'ayant vu une première fois en 1976, encore ruinée, en 2010 nous y trouvions une curiste blessée, nous avions appelé et guidé l'hélico du PGHM. Restaurée avec brio par un groupe de bénévoles qui ont également fléché des itinéraires divers, nous avons fait un bon brin de conversation avec les personnes présentes puis avons choisi un sentier que nous n'avions jamais testé. Un petit passage par la source puis par les ruines du Mas Santa Engracia où nous découvrons quelques figures de pierre pour notre grand plaisir !
Si la montée est "pépère", la descente s'est avérée très très raide, de nombreuses racines ont fait office de rampe et nous avons passé le temps à utiliser nos semelles comme des carres de skis.
Le sentier ne vole pas la mention "sportive" comme nous l'avons constaté en arrivant à la route qui relie Amélie à Montalba.
Par contre nous avons dû faire une croix sur une éventuelle pause déjeuner, un vent à décorner tous les taureaux de Camargue nous a obligé à avalé nos sandwichs tout en marchant emballées dans nos doudounes. Quatre bonnes heures plus tard nous retrouvions la voiture tout en rêvant d'un petit jus, autant dire que nous avons dû attendre de revenir chez nous. L'ambiance à Amélie n'est jamais trépidante, c'était là carrément mortelle, pas même un pékin, pas un ! Mais que va t'il rester de nos villes et villages ?
Pourquoi ?
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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 21:18

Ayant récupéré notre Liberté d’aller où le cœur nous dit, nous ne nous sommes pas fait priées pour chausser les godillots, endosser le sac à dos et filer aux portes du Conflent. Le but, St Jacques de Calahons, un ermitage dont nous vous avons maintes fois parlé implanté au sein d’une nature sublime avec plein feu sur le Canigou.

Chênes, cistes et genévriers sont incontestablement les rois de la flore ici présente et lorsque l’on sait la symbolique du genévrier, le calme, la légèreté ressentis en ces lieux s’expliquent de manière limpide !

Plante des lieux sacrés, il renforce l’énergie des lieux et les protège.

Son énergie attire les fées et les elfes dans notre vie. Des légendes racontent que les Genévriers étaient les gardiens du seuil des autres Mondes.

Le Genévrier invite au respect envers toutes les expériences de la vie et aide à ressentir la sécurité et la protection offertes par notre âme groupe.

Nous sommes revenues avec une belle énergie, pleine de joie et prêtes à nous retrousser les manches pour donner vie à ce nouveau monde que nous appelons de nos vœux. Un monde solidaire, fait de partages, d’Amour, d’Amitié où la famille ne se réduira pas à celle dans lequel le hasard nous a fait naître mais à une famille d’âmes partageant les mêmes aspirations !

Un monde où l’autre ne sera pas un ennemi potentiel mais plutôt une source de richesse du fait de sa différence !

Un monde qui ne se réduira pas au visible mais où le subtil aura toute sa place !

Un monde dans lequel nous avons déjà un pied de toute façon et que même par les temps actuels nous parcourons dans la joie.

Dominique

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 19:24

Pour notre quatrième jour nous avons réussi le tour de force de nous retrouver à cheval sur 3 départements. Le Pays de Sault se situe et jouxte à la fois l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées Orientales et c’est notre « jardin des délices ». Rien d’ostentatoire, la simplicité est de mise parmi les habitants mais les villages ont un charme certain, ce charme que l’on retrouve là où les priorités vont à l’échange, au partage. Nous y allons fréquemment et cet air de liberté que l’on y respire est des plus ressourçant. Nous nous y sommes gavées de fraises et de framboises, de petites cerises acides dans des vergers abandonnés.

Les randos foisonnent et j’ai gardé en mémoire, au départ de Comus celle faite dans les gorges de la Frau qu’emprunte le chemin des « bonshommes », terme désignant les cathares, et venant de Montségur car le catharisme a marqué le pays de Sault et notamment le village de Montaillou. Qualifié de repère de pestiférés comme l’atteste le registre de l’Inquisition de l’évêque de Pamiers, Jacques Fournier, entre les années 1317 et 1324, ce village servit de prétexte à un ouvrage érudit de Emmanuel Le Roy Ladurie qui fut un véritable best-seller dans les années 1970 1980 (Montaillou, village occitan de 1294 à 1324). Il est aussi le cadre dans lequel Frédo a situé l’intrigue de l’un de ses romans « Le trait d’Union », il n’a pas encore été traduit dans toutes les langues mais cela viendra, c’est un vrai régal ! N’hésitez pas à nous le commander !

Cette fois nous n’y allions pas y marcher, notre baromètre intérieur était sans appel, le ciel n’annonçait rien de bon, nous avions juste devant nous quelques petites heures à mettre à profit pour effectuer un repérage des lieux. Nous avons fait halte à Espezel, cherché la coopérative agricole où l’on trouve de délicieuses pommes de terre, bio (mais en fait là-bas tout est naturel) à 1€ le kilo, qui dit mieux ?! Nous avons trouvé l’aire de stationnement de camping-cars, en plein village, bien protégée elle n’attend plus que notre prochaine venue, et le nez au vent nous sommes parties à la recherche de la minoterie, celle qui ravitaille toutes les bio-coops des environs. Il nous a fallu quand même mobiliser quelques espézelois pour y parvenir dont un charmant livreur qui s’est détourné de sa route pour nous aider à trouver le minotier occupé à rentrer ses foins en catastrophe ! Nous ne nous étions donc pas trompées, le temps virait à l’aigre, pas de chance pour lui, il n’a sans doute pas pu ramasser ses 2000 oignons avant les avalasses !

Au retour sous 4 gouttes de pluie, les premières avant les cataractes, nous avons craqué pour le lavoir, aménagé de manière cosy, les peintures murales lui confèrent un charme fou sans parler des bouquins à disposition et de la petite table qui permet de se poser le temps de rêver.

On sait vivre ici.

A noter que tous les villages de cette région sont dotés de fontaines qui toutes rivalisent de beauté !

En ce qui nous concerne, si nous sommes passées avant la tempête, le lendemain, nous y avons eu droit. Ce ne fut pas Alex mais quand même, notre chemin royal a perdu dans la batailles quelques arbres !

Nous attendons donc une embellie pour y retourner et ravitailler nos voisins en patates et se faire une ou deux randos, peut-être le Pas de l’Ours ou le plat du Boum, rien que le nom est rigolo !

Elle n’est pas belle la vie ?!

Do

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 20:19

Après un bref passage à Oust, j’adore les noms de villes et villages en Ariège … Seix, Oust, Soueix, Vic, Erp, Sor … au moins c’est pas long à écrire, nous avons gagné Aulus les Bains qui, comme les trois quart des villes d’eau, enfin c’est mon ressenti, est tristounette. Si les romains ont été les premiers à découvrir les vertus des eaux d’Aulus il a quand même fallu attendre 1822 pour que la première baraque thermale voit le jour. Il faut laisser le temps au temps !

55 ans plus tard la ville se dotait d’un casino, le must avec le parc et la grotte créée pour abriter les 4 sources thermales.

Aujourd’hui la vie n’est pas vraiment trépidante à Aulus qui mis à part les Thermes, l’accrobranche et quelques cafés à la périphérie offre un centre village assez désert ! De toute façon la ville n’a pas connu que des jours heureux, pendant la dernière guerre le gouvernement de Vichy y assigna à résidence des juifs qu’ils fit ensuite arrêter le 26 août 1942 ! Pas la peine de s’attarder sur le sujet !

Le point fort d’Aulus est sa situation, idéale pour compléter le traitement médical dispensé dans l’établissement. Un réseau de randonnées sillonnent la région dont le fameux GR10, celui qui traversant tous les Pyrénées passe pile poil à quelques encablures de chez nous, là-haut à la crête des Albères. Aux Thermes les toubibs ont pensé à tout, au départ des randos, un superbe panneau les recense toutes et indique pour chacune d’elles les calories perdues, entre autre !

Je ne me souviens plus de ce que nous étions sensées avoir éliminé en atteignant la cascade d’Ars mais une chose est sure ça se mérite.

Nous y étions déjà allées et j’avais oublié qu’après le pont d’Artigous cela grimpait dur, enfin ce n’est pas tant le dénivelé mais les blocs de toute taille qui jonchent le sol. Un peu comme un escalier super escarpé doté de marches de toutes les hauteurs !

L’eau fait une chute de 240 m en trois cascades successives !

C’est grandiose, décoiffant et comme lieu de pique-nique, le rêve absolu !

Une chose est sûre, nous sommes redescendues plus gaillardement jubilant en constatant l’air harassé de certains randonneurs qui tous posaient la même question : « c’est encore loin ? ». Nous avons d’ailleurs complètement démoralisés les derniers, il faut dire qu’ils étaient à peine partis ! A peine arrivées au fourgon, ils nous rejoignaient !

Nous avons fini la journée en beauté au village Le Trein d’Ustou.

Camping hyper chouette, la boîte à lettres donne le ton « La boîte à bonheur » ! De taille humaine il sera sans doute au menu d’une de nos prochaines balades en Ariège sans compter que les randos abondent ! Nous vérifierons juste si l'Alet qui dévale du cirque de montagnes n'est pas trop proche, nous y faisons toujours attention mais après ce qui vient de se passer dans les Alpes Maritimes, nous serons encore plus vigilantes ! Do

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 18:43

Bol d’Air

Ça y est, c’est reparti, nous n’osions plus y croire et pourtant nous avons réussi à refaire une superbe virée que quelques jours avec le fourgon. Après avoir déploré des séjours quelque peu avortés nous redoutions un nouveau déboire, nous voici donc toutes ragaillardies et prêtes à repartir !

L’Ariège est une valeur sûre, un petit paradis aux allures d’autrefois. Pas de grandes surfaces (évidemment cela ne facilite pas forcément la vie de tous les jours), des petits commerces actifs et inventifs comme l’épicerie de Seix.

Petit coin bistrot, un peu de tout, de tout un peu, du local, de saison, du bio et une commerçante sympa avec qui nous avons pris plaisir à échanger. Dommage que comme bien souvent dès que quelqu’un a une idée, d’autres copient bêtement ne voyant que l’éventuelle manne à ramasser sans se douter que, ce faisant, il va porter tort à l’autre et végéter de son côté.

Nous étions venues pour randonner et nous nous en sommes données à coeur joie. Rien que sur le triangle Seix, Soueix, Oust nous avons réussi à nous enfiler 7 heures de marche en regroupant 2 randos.

Nous avons découvert une flore très dépaysante et si ce n’est la température pas vraiment raccord nous aurions pu nous croire en Louisiane tant les mousses pendouillaient de partout !

Mais le point fort de cette journée aura été les retrouvailles avec notre ange !

Nous étions déjà passées par là en 2012 et nous avions découvert avec bonheur l’église Saint Sernin de Soueix. Datant du XIIe siècle la chapelle est aujourd’hui désaffectée mais renferme en ses murs un véritable trésor, un pavage de galets qui « invite à des voyages initiatiques au coeur de l’alchimie » pour reprendre les termes de Jean-Pierre Angot, architecte des bâtiments de France ayant conduit une campagne de recherches et de préservation du site. Nous étions passées juste au moment où les travaux terminés des visites guidées étaient proposées. Un hic toutefois les dates ne pouvaient nous permettre d’y participer. Restait à disposition un affichage sommaire qui nous avait alléchées ! Aujourd’hui plus rien ne rappelle au visiteur que Saint-Sernin fut très certainement à une époque reculée un centre ésotérique tenant une place importante.

J’aurais pu croire avoir rêvé si, non loin de l’église, un affichage rappelle que le Salat fut un lieu propice à l’orpaillage et si nous avions ignoré la présence de mines de plomb sur la région d’Aulus toute proche.

De toute façon l’Ariège connue comme une région aurifère connut entre les XIXe et XXe siècle sa ruée vers l’or.

Une chose est sûre, les mécènes espérés n’ont pas dû affluer car en regardant par le trou de la serrure j’ai pu constater que le pavement du sol en petits galets n’était en aucune manière protégé, sans doute est-ce ce qui justifie la fermeture des lieux.

Dommage mais nous avons quand même retrouvé celui qui nous avait séduites en 2012, l’Ange « jardinier » !

Au pied d’une croix de mission je crois, dans l’herbe, le bel ange nous attendait et pendant un bref instant j’ai revisité le passé, quand nous étions encore accompagnées !

Cet ange nous a séduites, c’est lui qui trône sur la couverture de l’un des romans de Frédérique « État d’âmes » !

Quant à notre seconde partie de rando, en pleine nature et en altitude, nous sommes

tombées sur une très grosse déjection dont la composition, le calibre ne laissait aucun doute, un ours avait transité par là ! Ce n’est pas un scoop, chacun sait que le plantigrade vit dans le coin et en ce qui nous concerne c’est la seconde fois que nous tombons sur une telle crotte. Nous avons même pu photographier par ailleurs une superbe empreinte dans la neige gelée. Mais là, nous ne vous dirons pas où.

Chut ! Il faut bien que tout le monde vive !

Do

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 19:55

Lors de notre récent déplacement nous nous sommes arrêtées à Le Malzieu Ville. Bourg millénaire dont nous ignorions tout de l’histoire même si nous avions repéré quelques petits indices, présence romaine, guerres de religions … rien cependant ne nous renseignait sur l’étymologie du nom !

En fait, et merci Google, deux explications sont possible, Malzieu signifierait soit mauvais ruisseau soit mauvais marécage. Tout le monde s’accorde sur le mauvais en tout cas ! Et en y regardant de plus près, rien de plus vrai !

Dès les temps géologiques c’était mal engagé, effondrement, failles, détournement de cours d’eau, La Truyère s’en fut « courir » ailleurs donnant naissance à une zone de tourbières !

La ville se fortifia au Moyen Âge, subit les assauts guerriers aux moments des guerres de religion et fut détruite quasiment en totalité au XVIIe siècle …  !

Bien que l’architecture soit en tout point remarquable, nous avons été instantanément saisies par la tristesse qui suintait partout. Pas une seule boutique ouverte, enfin juste une, pour un peu nous y serions entrées y faire des emplettes ! Tout était fermé et apparemment de longue date, sinistre !

Une seule a retenu notre attention, un commerce de chaussures, faisant aussi tout le Funéraire et tout pour la photo, la grande diversité de l’offre a dû affoler le chaland !

Au milieu de ce vide, un choc, nous avons découvert une ville fantôme, juste peuplée d’une dizaine de pékins, au regard apeuré, masqués. Des regards terrorisés comme celui que nous a lancé cet homme plus tout jeune que nous avons vu sortir de chez lui, masqué, pour venir relever son courrier. A la louche la distance à parcourir jusqu’à la boîte à lettres dans la rue ne dépassait pas le mètre.

A ce jour Le Malzieu est la seule ville (ou village) où nous ayons ressenti une telle peur transpirer et en considérant le passé comment ne pas se dire que cela doit avoir des racines fortement ancrées dans le passé.

Comment ne pas croire à la mémoire des pierres quand on sait qu’au XVIIIe siècle la ville a connu une épidémie de peste qui a décimé 85 % de sa population et ce n’est pas le pire ! Pour protéger, la population, ce qu’il en restait, un dénommé Jean Conché dans le but de décontaminer les lieux incendia les demeures des pestiférés. L’incendie lui échappa et la ville fut rasée !

Impossible de ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui ; par peur du Covid, la vie déserte Le Malzieu qui se boucle en adoptant des normes draconiennes. Dans les rares commerces, bars, ouverts, personne ou quasi, des rues désertes traversées par de rares silhouettes fuyantes !

Une ville à fuir comme la peste ou à exorciser par la joie !

Tout le contraire de Sauveterre de Rouergue !

Pourtant nul ne peut taxer la population d’inconsciente.

Que ce soit les autochtones ou les visiteurs nous n’avons pas relevé de comportement irresponsable, juste la vie presque normale et un indicible plaisir à papoter même avec des inconnus en vadrouille comme nous ou des personnes du cru prenant plaisir à révéler quelques curiosités notamment les nombreux bas-reliefs ou sculptures disséminés ça et là et retraçant la vie de cette bastide à l’architecture exceptionnelle !

A découvrir en tout cas l'humour s'affiche en de nombreux endroits !

Sauveterre surfe sur la vague, Le Malzieu coule !

Do

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 20:16

Trois petits tours de roues et nous voilà revenues ! Dès le début les choses se sont mal engagées et tout le séjour s’est révélé chaotique.

Nous avons commencé par faire des passages de plus en plus remarqués dans le village de Javols où nous avions repéré une rando susceptible de nous faire découvrir un petit bout de Margeride et le site gallo-romain de Javols. Impossible de garer le Ptibus ! Les places ne manquaient pas, seule l’hostilité manifeste de la population masculine du coin fort occuper à jouer à la pétanque nous a dissuadées de persévérer ! Les boules volaient bas !

Nous nous sommes rabattues sur Aumont Aubrac pour 3 heures de marche sous le cagnard et un itinéraire traficoté, marques effacées, pistes coupées mais joli village que La Chaze de Peyre sur le chemin de St Jacques avec sa petite chapelle et un curieux clocher pour l'église paroissiale !

Une première nuit calme, certes, mais seules au milieu des sapins dans une ambiance non sans rappeler l’Auberge Rouge. Brrr !

Le matin espérant quand même pouvoir nous régaler en découvrant par le biais d’itinéraires de randonnée quelques villages typiques nous avons fait un premier arrêt à Le Malzieu Ville. Le village a eu raison de notre détermination à concrétiser notre planning, mais cela sera pour une autre fois !

Nous avons fui et gagné Nasbinals, nous y avons nos repères et les itinéraires de rando ne manquent pas. Nous avons marchotté sous un ciel plombé et fini sur une sympathique rencontre. Heureusement que ces deux compères nous avaient mis les coeur en joie car la pluie nous obligea à regagner illico nos pénates à roulettes !

Le lendemain, halte à Laguiole, plein de Cantal, de tomme fraîche et inévitable visite à la quincaillerie de la ville, « La Samaritaine » en Aubrac. Reparties pour Espalion, à peine arrivées une furieuse envie de fuir nous prenait aux tripes. Pas question de traîner en ville, masque obligatoire partout, pas uniquement dans les petites rues (désertes). L’espace pourtant n’y manque pas, la densité de la population n’a rien à voir avec Laguiole et si les rives du lot invitent à la promenade, nous avons juste pris le temps de faire le plein en eau et une petite visite à Notre Dame de Perse histoire de se dégourdir les gambettes.

Nous avons même cru un temps que la statue de St Jacques avait été dotée outre la paire de godillots laissées là par un pèlerin d'un masque ! On en voit partout ! Argh !!!

A ce stade nous commencions à douter et à regretter de ne pas avoir opté pour une petite virée à l’Ouest ! Sans vraiment y croire nous avons mis le cap sur Sauveterre de Rouergue.

Et là, miracle !

Une aire de camping car gratuite, sous les chênes, avec eau, douche et électricité à disposition pour la modique somme de 2€, un village ravissant, plein de vie où il nous a été donné de refaire le monde en compagnie d’une parisienne (de St Germain des prés) tombée amoureuse de ce village et un tantinet coquine.

Petit détail au passage, si un jour vous passez par là, avant de gagner Sauveterre faîtes le détour par Naucelle et un arrêt à la conserverie « La Naucelloise ». Spécialisée en Tripoux, on y trouve du canard décliné de moultes façons et une spécialité que nous fit connaître Pierre Rivière, notre charmant voisin décédé et « papa » du gentil Léo, la soupe de fromage ! Ça tient au ventre mais cet hiver on appréciera !

Sauveterre c’est l’antithèse de Le Malzieu, on y tourne, on y vire pour le plaisir et même si le Covid y a laissé quelques traces, la peur n’y plane pas, même « by Night ».

Le lendemain nous découvrions, nous remettant au hasard, un coin que nous ne connaissions pas, cela devient rare, mis à part le Nôôôrd ! Pampelone, pas la plage de St Trop’, un village du Tarn perché en surplomb d’une gorge où évidemment nous nous sommes aventurées pour en découvrir le château de Thuriès.

Du coup nous nous sommes pris à y croire et avons misé sur Requista.

Funèbre !

Nous avons sorti notre joker et atterri au bord du lac de Villefranche de Panat et là chapeau à la commune qui a équipé sur 10 bons kilomètres le tour du lac d’un chemin aménagé avec passerelles et platelages en bois permettant de traverser au sec les zones parfois humides.

2 bonnes heures plus tard nous avions bouclé la boucle mais le coeur n’y était plus, comment survivre au milieu des boulistes qui avaient envahi les lieux et comme l’animation du village entre aperçu n’avait rien de trépidante, que la Tour de Peyrebrune était fermée, on a mis le cap sur St Genis. Trois plus tard le Canigou nous souhaitait la bienvenue !

Mais pourquoi toujours partir ?

Sans doute pour se dire que vraiment nous sommes bien dans les PO, juste là où nous devions être !

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  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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