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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:19

Nous avions sous le coude depuis belle lurette le topo d’une petite balade sur les rives du Canal du Midi, alors ce matin, histoire aussi de retourner traîner dans la caverne d’Ali Baba qu’est la Librairie Ancienne du Somail, nous sommes parties faire du tourisme.

Par un froid de canard ou de gueux, emmitouflées comme cela ne nous est jamais arrivées dans notre sud, nous sommes parties à l’assaut des vignes curieuses de découvrir le plus vieux pont canal au Monde. Excusez nous du peu mais c’est écrit !

Terminé en 1676, ce pont permet au canal du Midi de franchir le Répudre.

Il est dû au génie de Pierre-Paul Riquet, le concepteur et réalisateur de ce canal qui relie la Méditerranée à Toulouse. Notre père, un passionné du sujet, possédait un ouvrage dûment documenté sur cet ingénieur visionnaire que j’ai souvent feuilleté petite. Quinze années furent nécessaires pour que les eaux captées dans la Montagne Noire se mêlent à celles de la Grande Bleue grâce à 76 écluses, celles de Fonseranes sont exceptionnelles, 63 à l’origine auxquelles s’ajoutent les 13 qui depuis l’inauguration du canal permettent de rallier Port La Nouvelle. Revenues non sans mal à notre point de départ et congelées, après avoir considérablement allongé le trajet initial des malotrus ayant «occulté» l’embranchement du chemin à emprunter en un point stratégique, nous avons avalé notre pique-nique, siroté le petit jus que nous avions préparé, ressortant pour l’occasion notre vieille thermos, les bistrots étant tous fermés et mis le cap sur Le Somail.

Notre but ? La Librairie Ancienne et ses 50 000 livres.

Une librairie cathédrale dédiée à tous les genres littéraires. On y trouve tout et de tout, pour tous les âges, les goûts.

Je suis même tombée sur la collection complète des « Martine ». C’est le froid qui nous a fait déguerpir après une petite heure d’errance dans cet antre mais nous ne sommes pas venues pour rien. Nous avons une bonne réserve de bouquins et pour pas cher encore !

La FNAC à côté, de la Gnognotte ! De la même veine je ne vois que Le Bleuet à Banon dans les Alpes de Haute Provence, mais peut-être en connaissez-vous d’autres ?

Notre prochaine expédition « littéraire » sera pour le village de Montolieu où chaque boutique, ou presque est une librairie. Que du rêve là aussi !

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche !!!

Dominique

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 21:34
D'habitude pour le jour de Noël nous filons vers un refuge sur les flans du Canigou, là, vraiment le temps ne nous étant pas favorable nous nous sommes laissées guider par notre intuition et nous avons chaussé les godillots pour gagner la chapelle Santa Engracia au-dessus d'Amélie les bains.
Nous la connaissons bien l'ayant vu une première fois en 1976, encore ruinée, en 2010 nous y trouvions une curiste blessée, nous avions appelé et guidé l'hélico du PGHM. Restaurée avec brio par un groupe de bénévoles qui ont également fléché des itinéraires divers, nous avons fait un bon brin de conversation avec les personnes présentes puis avons choisi un sentier que nous n'avions jamais testé. Un petit passage par la source puis par les ruines du Mas Santa Engracia où nous découvrons quelques figures de pierre pour notre grand plaisir !
Si la montée est "pépère", la descente s'est avérée très très raide, de nombreuses racines ont fait office de rampe et nous avons passé le temps à utiliser nos semelles comme des carres de skis.
Le sentier ne vole pas la mention "sportive" comme nous l'avons constaté en arrivant à la route qui relie Amélie à Montalba.
Par contre nous avons dû faire une croix sur une éventuelle pause déjeuner, un vent à décorner tous les taureaux de Camargue nous a obligé à avalé nos sandwichs tout en marchant emballées dans nos doudounes. Quatre bonnes heures plus tard nous retrouvions la voiture tout en rêvant d'un petit jus, autant dire que nous avons dû attendre de revenir chez nous. L'ambiance à Amélie n'est jamais trépidante, c'était là carrément mortelle, pas même un pékin, pas un ! Mais que va t'il rester de nos villes et villages ?
Pourquoi ?
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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 21:18

Ayant récupéré notre Liberté d’aller où le cœur nous dit, nous ne nous sommes pas fait priées pour chausser les godillots, endosser le sac à dos et filer aux portes du Conflent. Le but, St Jacques de Calahons, un ermitage dont nous vous avons maintes fois parlé implanté au sein d’une nature sublime avec plein feu sur le Canigou.

Chênes, cistes et genévriers sont incontestablement les rois de la flore ici présente et lorsque l’on sait la symbolique du genévrier, le calme, la légèreté ressentis en ces lieux s’expliquent de manière limpide !

Plante des lieux sacrés, il renforce l’énergie des lieux et les protège.

Son énergie attire les fées et les elfes dans notre vie. Des légendes racontent que les Genévriers étaient les gardiens du seuil des autres Mondes.

Le Genévrier invite au respect envers toutes les expériences de la vie et aide à ressentir la sécurité et la protection offertes par notre âme groupe.

Nous sommes revenues avec une belle énergie, pleine de joie et prêtes à nous retrousser les manches pour donner vie à ce nouveau monde que nous appelons de nos vœux. Un monde solidaire, fait de partages, d’Amour, d’Amitié où la famille ne se réduira pas à celle dans lequel le hasard nous a fait naître mais à une famille d’âmes partageant les mêmes aspirations !

Un monde où l’autre ne sera pas un ennemi potentiel mais plutôt une source de richesse du fait de sa différence !

Un monde qui ne se réduira pas au visible mais où le subtil aura toute sa place !

Un monde dans lequel nous avons déjà un pied de toute façon et que même par les temps actuels nous parcourons dans la joie.

Dominique

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 19:24

Pour notre quatrième jour nous avons réussi le tour de force de nous retrouver à cheval sur 3 départements. Le Pays de Sault se situe et jouxte à la fois l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées Orientales et c’est notre « jardin des délices ». Rien d’ostentatoire, la simplicité est de mise parmi les habitants mais les villages ont un charme certain, ce charme que l’on retrouve là où les priorités vont à l’échange, au partage. Nous y allons fréquemment et cet air de liberté que l’on y respire est des plus ressourçant. Nous nous y sommes gavées de fraises et de framboises, de petites cerises acides dans des vergers abandonnés.

Les randos foisonnent et j’ai gardé en mémoire, au départ de Comus celle faite dans les gorges de la Frau qu’emprunte le chemin des « bonshommes », terme désignant les cathares, et venant de Montségur car le catharisme a marqué le pays de Sault et notamment le village de Montaillou. Qualifié de repère de pestiférés comme l’atteste le registre de l’Inquisition de l’évêque de Pamiers, Jacques Fournier, entre les années 1317 et 1324, ce village servit de prétexte à un ouvrage érudit de Emmanuel Le Roy Ladurie qui fut un véritable best-seller dans les années 1970 1980 (Montaillou, village occitan de 1294 à 1324). Il est aussi le cadre dans lequel Frédo a situé l’intrigue de l’un de ses romans « Le trait d’Union », il n’a pas encore été traduit dans toutes les langues mais cela viendra, c’est un vrai régal ! N’hésitez pas à nous le commander !

Cette fois nous n’y allions pas y marcher, notre baromètre intérieur était sans appel, le ciel n’annonçait rien de bon, nous avions juste devant nous quelques petites heures à mettre à profit pour effectuer un repérage des lieux. Nous avons fait halte à Espezel, cherché la coopérative agricole où l’on trouve de délicieuses pommes de terre, bio (mais en fait là-bas tout est naturel) à 1€ le kilo, qui dit mieux ?! Nous avons trouvé l’aire de stationnement de camping-cars, en plein village, bien protégée elle n’attend plus que notre prochaine venue, et le nez au vent nous sommes parties à la recherche de la minoterie, celle qui ravitaille toutes les bio-coops des environs. Il nous a fallu quand même mobiliser quelques espézelois pour y parvenir dont un charmant livreur qui s’est détourné de sa route pour nous aider à trouver le minotier occupé à rentrer ses foins en catastrophe ! Nous ne nous étions donc pas trompées, le temps virait à l’aigre, pas de chance pour lui, il n’a sans doute pas pu ramasser ses 2000 oignons avant les avalasses !

Au retour sous 4 gouttes de pluie, les premières avant les cataractes, nous avons craqué pour le lavoir, aménagé de manière cosy, les peintures murales lui confèrent un charme fou sans parler des bouquins à disposition et de la petite table qui permet de se poser le temps de rêver.

On sait vivre ici.

A noter que tous les villages de cette région sont dotés de fontaines qui toutes rivalisent de beauté !

En ce qui nous concerne, si nous sommes passées avant la tempête, le lendemain, nous y avons eu droit. Ce ne fut pas Alex mais quand même, notre chemin royal a perdu dans la batailles quelques arbres !

Nous attendons donc une embellie pour y retourner et ravitailler nos voisins en patates et se faire une ou deux randos, peut-être le Pas de l’Ours ou le plat du Boum, rien que le nom est rigolo !

Elle n’est pas belle la vie ?!

Do

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 20:19

Après un bref passage à Oust, j’adore les noms de villes et villages en Ariège … Seix, Oust, Soueix, Vic, Erp, Sor … au moins c’est pas long à écrire, nous avons gagné Aulus les Bains qui, comme les trois quart des villes d’eau, enfin c’est mon ressenti, est tristounette. Si les romains ont été les premiers à découvrir les vertus des eaux d’Aulus il a quand même fallu attendre 1822 pour que la première baraque thermale voit le jour. Il faut laisser le temps au temps !

55 ans plus tard la ville se dotait d’un casino, le must avec le parc et la grotte créée pour abriter les 4 sources thermales.

Aujourd’hui la vie n’est pas vraiment trépidante à Aulus qui mis à part les Thermes, l’accrobranche et quelques cafés à la périphérie offre un centre village assez désert ! De toute façon la ville n’a pas connu que des jours heureux, pendant la dernière guerre le gouvernement de Vichy y assigna à résidence des juifs qu’ils fit ensuite arrêter le 26 août 1942 ! Pas la peine de s’attarder sur le sujet !

Le point fort d’Aulus est sa situation, idéale pour compléter le traitement médical dispensé dans l’établissement. Un réseau de randonnées sillonnent la région dont le fameux GR10, celui qui traversant tous les Pyrénées passe pile poil à quelques encablures de chez nous, là-haut à la crête des Albères. Aux Thermes les toubibs ont pensé à tout, au départ des randos, un superbe panneau les recense toutes et indique pour chacune d’elles les calories perdues, entre autre !

Je ne me souviens plus de ce que nous étions sensées avoir éliminé en atteignant la cascade d’Ars mais une chose est sure ça se mérite.

Nous y étions déjà allées et j’avais oublié qu’après le pont d’Artigous cela grimpait dur, enfin ce n’est pas tant le dénivelé mais les blocs de toute taille qui jonchent le sol. Un peu comme un escalier super escarpé doté de marches de toutes les hauteurs !

L’eau fait une chute de 240 m en trois cascades successives !

C’est grandiose, décoiffant et comme lieu de pique-nique, le rêve absolu !

Une chose est sûre, nous sommes redescendues plus gaillardement jubilant en constatant l’air harassé de certains randonneurs qui tous posaient la même question : « c’est encore loin ? ». Nous avons d’ailleurs complètement démoralisés les derniers, il faut dire qu’ils étaient à peine partis ! A peine arrivées au fourgon, ils nous rejoignaient !

Nous avons fini la journée en beauté au village Le Trein d’Ustou.

Camping hyper chouette, la boîte à lettres donne le ton « La boîte à bonheur » ! De taille humaine il sera sans doute au menu d’une de nos prochaines balades en Ariège sans compter que les randos abondent ! Nous vérifierons juste si l'Alet qui dévale du cirque de montagnes n'est pas trop proche, nous y faisons toujours attention mais après ce qui vient de se passer dans les Alpes Maritimes, nous serons encore plus vigilantes ! Do

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 18:43

Bol d’Air

Ça y est, c’est reparti, nous n’osions plus y croire et pourtant nous avons réussi à refaire une superbe virée que quelques jours avec le fourgon. Après avoir déploré des séjours quelque peu avortés nous redoutions un nouveau déboire, nous voici donc toutes ragaillardies et prêtes à repartir !

L’Ariège est une valeur sûre, un petit paradis aux allures d’autrefois. Pas de grandes surfaces (évidemment cela ne facilite pas forcément la vie de tous les jours), des petits commerces actifs et inventifs comme l’épicerie de Seix.

Petit coin bistrot, un peu de tout, de tout un peu, du local, de saison, du bio et une commerçante sympa avec qui nous avons pris plaisir à échanger. Dommage que comme bien souvent dès que quelqu’un a une idée, d’autres copient bêtement ne voyant que l’éventuelle manne à ramasser sans se douter que, ce faisant, il va porter tort à l’autre et végéter de son côté.

Nous étions venues pour randonner et nous nous en sommes données à coeur joie. Rien que sur le triangle Seix, Soueix, Oust nous avons réussi à nous enfiler 7 heures de marche en regroupant 2 randos.

Nous avons découvert une flore très dépaysante et si ce n’est la température pas vraiment raccord nous aurions pu nous croire en Louisiane tant les mousses pendouillaient de partout !

Mais le point fort de cette journée aura été les retrouvailles avec notre ange !

Nous étions déjà passées par là en 2012 et nous avions découvert avec bonheur l’église Saint Sernin de Soueix. Datant du XIIe siècle la chapelle est aujourd’hui désaffectée mais renferme en ses murs un véritable trésor, un pavage de galets qui « invite à des voyages initiatiques au coeur de l’alchimie » pour reprendre les termes de Jean-Pierre Angot, architecte des bâtiments de France ayant conduit une campagne de recherches et de préservation du site. Nous étions passées juste au moment où les travaux terminés des visites guidées étaient proposées. Un hic toutefois les dates ne pouvaient nous permettre d’y participer. Restait à disposition un affichage sommaire qui nous avait alléchées ! Aujourd’hui plus rien ne rappelle au visiteur que Saint-Sernin fut très certainement à une époque reculée un centre ésotérique tenant une place importante.

J’aurais pu croire avoir rêvé si, non loin de l’église, un affichage rappelle que le Salat fut un lieu propice à l’orpaillage et si nous avions ignoré la présence de mines de plomb sur la région d’Aulus toute proche.

De toute façon l’Ariège connue comme une région aurifère connut entre les XIXe et XXe siècle sa ruée vers l’or.

Une chose est sûre, les mécènes espérés n’ont pas dû affluer car en regardant par le trou de la serrure j’ai pu constater que le pavement du sol en petits galets n’était en aucune manière protégé, sans doute est-ce ce qui justifie la fermeture des lieux.

Dommage mais nous avons quand même retrouvé celui qui nous avait séduites en 2012, l’Ange « jardinier » !

Au pied d’une croix de mission je crois, dans l’herbe, le bel ange nous attendait et pendant un bref instant j’ai revisité le passé, quand nous étions encore accompagnées !

Cet ange nous a séduites, c’est lui qui trône sur la couverture de l’un des romans de Frédérique « État d’âmes » !

Quant à notre seconde partie de rando, en pleine nature et en altitude, nous sommes

tombées sur une très grosse déjection dont la composition, le calibre ne laissait aucun doute, un ours avait transité par là ! Ce n’est pas un scoop, chacun sait que le plantigrade vit dans le coin et en ce qui nous concerne c’est la seconde fois que nous tombons sur une telle crotte. Nous avons même pu photographier par ailleurs une superbe empreinte dans la neige gelée. Mais là, nous ne vous dirons pas où.

Chut ! Il faut bien que tout le monde vive !

Do

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 19:55

Lors de notre récent déplacement nous nous sommes arrêtées à Le Malzieu Ville. Bourg millénaire dont nous ignorions tout de l’histoire même si nous avions repéré quelques petits indices, présence romaine, guerres de religions … rien cependant ne nous renseignait sur l’étymologie du nom !

En fait, et merci Google, deux explications sont possible, Malzieu signifierait soit mauvais ruisseau soit mauvais marécage. Tout le monde s’accorde sur le mauvais en tout cas ! Et en y regardant de plus près, rien de plus vrai !

Dès les temps géologiques c’était mal engagé, effondrement, failles, détournement de cours d’eau, La Truyère s’en fut « courir » ailleurs donnant naissance à une zone de tourbières !

La ville se fortifia au Moyen Âge, subit les assauts guerriers aux moments des guerres de religion et fut détruite quasiment en totalité au XVIIe siècle …  !

Bien que l’architecture soit en tout point remarquable, nous avons été instantanément saisies par la tristesse qui suintait partout. Pas une seule boutique ouverte, enfin juste une, pour un peu nous y serions entrées y faire des emplettes ! Tout était fermé et apparemment de longue date, sinistre !

Une seule a retenu notre attention, un commerce de chaussures, faisant aussi tout le Funéraire et tout pour la photo, la grande diversité de l’offre a dû affoler le chaland !

Au milieu de ce vide, un choc, nous avons découvert une ville fantôme, juste peuplée d’une dizaine de pékins, au regard apeuré, masqués. Des regards terrorisés comme celui que nous a lancé cet homme plus tout jeune que nous avons vu sortir de chez lui, masqué, pour venir relever son courrier. A la louche la distance à parcourir jusqu’à la boîte à lettres dans la rue ne dépassait pas le mètre.

A ce jour Le Malzieu est la seule ville (ou village) où nous ayons ressenti une telle peur transpirer et en considérant le passé comment ne pas se dire que cela doit avoir des racines fortement ancrées dans le passé.

Comment ne pas croire à la mémoire des pierres quand on sait qu’au XVIIIe siècle la ville a connu une épidémie de peste qui a décimé 85 % de sa population et ce n’est pas le pire ! Pour protéger, la population, ce qu’il en restait, un dénommé Jean Conché dans le but de décontaminer les lieux incendia les demeures des pestiférés. L’incendie lui échappa et la ville fut rasée !

Impossible de ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui ; par peur du Covid, la vie déserte Le Malzieu qui se boucle en adoptant des normes draconiennes. Dans les rares commerces, bars, ouverts, personne ou quasi, des rues désertes traversées par de rares silhouettes fuyantes !

Une ville à fuir comme la peste ou à exorciser par la joie !

Tout le contraire de Sauveterre de Rouergue !

Pourtant nul ne peut taxer la population d’inconsciente.

Que ce soit les autochtones ou les visiteurs nous n’avons pas relevé de comportement irresponsable, juste la vie presque normale et un indicible plaisir à papoter même avec des inconnus en vadrouille comme nous ou des personnes du cru prenant plaisir à révéler quelques curiosités notamment les nombreux bas-reliefs ou sculptures disséminés ça et là et retraçant la vie de cette bastide à l’architecture exceptionnelle !

A découvrir en tout cas l'humour s'affiche en de nombreux endroits !

Sauveterre surfe sur la vague, Le Malzieu coule !

Do

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 20:16

Trois petits tours de roues et nous voilà revenues ! Dès le début les choses se sont mal engagées et tout le séjour s’est révélé chaotique.

Nous avons commencé par faire des passages de plus en plus remarqués dans le village de Javols où nous avions repéré une rando susceptible de nous faire découvrir un petit bout de Margeride et le site gallo-romain de Javols. Impossible de garer le Ptibus ! Les places ne manquaient pas, seule l’hostilité manifeste de la population masculine du coin fort occuper à jouer à la pétanque nous a dissuadées de persévérer ! Les boules volaient bas !

Nous nous sommes rabattues sur Aumont Aubrac pour 3 heures de marche sous le cagnard et un itinéraire traficoté, marques effacées, pistes coupées mais joli village que La Chaze de Peyre sur le chemin de St Jacques avec sa petite chapelle et un curieux clocher pour l'église paroissiale !

Une première nuit calme, certes, mais seules au milieu des sapins dans une ambiance non sans rappeler l’Auberge Rouge. Brrr !

Le matin espérant quand même pouvoir nous régaler en découvrant par le biais d’itinéraires de randonnée quelques villages typiques nous avons fait un premier arrêt à Le Malzieu Ville. Le village a eu raison de notre détermination à concrétiser notre planning, mais cela sera pour une autre fois !

Nous avons fui et gagné Nasbinals, nous y avons nos repères et les itinéraires de rando ne manquent pas. Nous avons marchotté sous un ciel plombé et fini sur une sympathique rencontre. Heureusement que ces deux compères nous avaient mis les coeur en joie car la pluie nous obligea à regagner illico nos pénates à roulettes !

Le lendemain, halte à Laguiole, plein de Cantal, de tomme fraîche et inévitable visite à la quincaillerie de la ville, « La Samaritaine » en Aubrac. Reparties pour Espalion, à peine arrivées une furieuse envie de fuir nous prenait aux tripes. Pas question de traîner en ville, masque obligatoire partout, pas uniquement dans les petites rues (désertes). L’espace pourtant n’y manque pas, la densité de la population n’a rien à voir avec Laguiole et si les rives du lot invitent à la promenade, nous avons juste pris le temps de faire le plein en eau et une petite visite à Notre Dame de Perse histoire de se dégourdir les gambettes.

Nous avons même cru un temps que la statue de St Jacques avait été dotée outre la paire de godillots laissées là par un pèlerin d'un masque ! On en voit partout ! Argh !!!

A ce stade nous commencions à douter et à regretter de ne pas avoir opté pour une petite virée à l’Ouest ! Sans vraiment y croire nous avons mis le cap sur Sauveterre de Rouergue.

Et là, miracle !

Une aire de camping car gratuite, sous les chênes, avec eau, douche et électricité à disposition pour la modique somme de 2€, un village ravissant, plein de vie où il nous a été donné de refaire le monde en compagnie d’une parisienne (de St Germain des prés) tombée amoureuse de ce village et un tantinet coquine.

Petit détail au passage, si un jour vous passez par là, avant de gagner Sauveterre faîtes le détour par Naucelle et un arrêt à la conserverie « La Naucelloise ». Spécialisée en Tripoux, on y trouve du canard décliné de moultes façons et une spécialité que nous fit connaître Pierre Rivière, notre charmant voisin décédé et « papa » du gentil Léo, la soupe de fromage ! Ça tient au ventre mais cet hiver on appréciera !

Sauveterre c’est l’antithèse de Le Malzieu, on y tourne, on y vire pour le plaisir et même si le Covid y a laissé quelques traces, la peur n’y plane pas, même « by Night ».

Le lendemain nous découvrions, nous remettant au hasard, un coin que nous ne connaissions pas, cela devient rare, mis à part le Nôôôrd ! Pampelone, pas la plage de St Trop’, un village du Tarn perché en surplomb d’une gorge où évidemment nous nous sommes aventurées pour en découvrir le château de Thuriès.

Du coup nous nous sommes pris à y croire et avons misé sur Requista.

Funèbre !

Nous avons sorti notre joker et atterri au bord du lac de Villefranche de Panat et là chapeau à la commune qui a équipé sur 10 bons kilomètres le tour du lac d’un chemin aménagé avec passerelles et platelages en bois permettant de traverser au sec les zones parfois humides.

2 bonnes heures plus tard nous avions bouclé la boucle mais le coeur n’y était plus, comment survivre au milieu des boulistes qui avaient envahi les lieux et comme l’animation du village entre aperçu n’avait rien de trépidante, que la Tour de Peyrebrune était fermée, on a mis le cap sur St Genis. Trois plus tard le Canigou nous souhaitait la bienvenue !

Mais pourquoi toujours partir ?

Sans doute pour se dire que vraiment nous sommes bien dans les PO, juste là où nous devions être !

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 19:43

Après avoir pas mal souffert sur la route, un monde fou et de fous, encore et toujours des circulations alternées, des voies condamnées de préférence sur les quelques voies de dépassement, nous avons réussi à atteindre Prats Balaguer non sans mal. Traditionnellement la route d’accès au village est considérablement encombrée par les nombreux « babas » qui installent leur campement n’importe au bord du vide. Une version « soixante huitarde » pour « prendre les eaux », le coin regorge de vasques d’eau chaude. Si généralement nous nous faufilons de notre mieux, nous n’étions encore jamais tombées sur une épave au milieu de la route, pile-poil dans l’épingle. Une épave mais pas l’ombre d’une trace d’accident !

A coup sûr il y a un message derrière tout ça, lequel ?! Mystère et boule de gomme mais ça vibrait mal en tout cas.

Le village de Prats Balaguer occupe une position remarquable, en balcon sur la vallée de la Têt, dommage qu’au fil des ans cette dernière se fasse de plus en plus remarquer. Impossible de ne pas prêter attention au ronron des motorisations et à l’affreuse cicatrice dont la 116 balafre les flans de la vallée.

Quelques monuments d’intérêt ajoutent du charme au village, église du XIe que nous n’avons jamais réussie à voir ouverte, c’est ballot car elle semble renfermer un mobilier intéressant et un clocher civil qui lui ne peut passer inaperçu.

El Rellotg m’a d’ailleurs inspirée une toile, elle est à vendre, on ne sait jamais, un petit coup de pub ne peut pas nuire.

Mais ce qui ne manque jamais de m’amuser c’est la fontaine de Sant Ricard, cela ne s’invente pas, ça fait blague !

Prats signifie prés et Balaguer un champ de genêts ! Prats Balaguer un nom, donc, qui tombe à pic car l’été l’odeur acidulée des genêts vient toujours me chatouiller agréablement les narines !

Vaillamment nous avons mis le cap sur le « château », une ancienne tour à signaux, le département en est riche, qui servait aussi de refuge aux habitants lors des périodes de trouble, puis attaqué la grimpette vers notre but ! 

Niché au creux d’une superbe vallée hérissée de pics et balafrée par de nombreux pierriers, l’Orry nous attendait !

Nous avons réussi à apercevoir une marmotte qui se dorait au soleil, sans doute un spécimen un peu dure de la feuille et bigleux car elle n’a même pas réagi lors à notre arrivée ! La même que nous avions peut-être déjà vu, il y a quelques années !

Au final cinq petites heures de bain de Nature dans un cadre grandiose et ressourçant !

Nous en avons pris plein les mirettes, des fleurs partout, des géants de pierre pour nous surveiller, elle est bien belle notre Terre !

Marcher, j’adore ! Mais que le retour à la civilisation (enfin c’est ainsi que l’on dit) est dur à vivre.

Il y a 22 ans la mutation est arrivée à un moment où remonter sur Paris me devenait insupportable, il m’arrive aujourd’hui de songer qu’un jour je ne pourrai plus revenir en plaine ! Un coin perdu en Vallespir, dans les Albères, à moins que ce soit le jardin d’Élisabeth ! Un rêve ?!

Si vous ne connaissez pas le jardin d’Élisabeth, un conseil, le dernier bouquin de Frédo « La préférence » n’attend que vous et nous pouvons vous en trouver un exemplaire !

Voilà, un coup de pub, un autre !

http://histo-arts.de.brebis.over-blog.com/2020/01/la-preference-frederique-longville.html

Do

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 16:52

Haute Ardèche, encore et toujours

Ciel radieux, pas un souffle de vent … nous gagnons les Estables, l’un des points de départ pour gagner le Mont Mézenc. Le village nous avait déjà séduites par le passé et de nouveau nous voici sous le charme. Cela doit être chouette en hiver.

Tiens ! une idée vient de germer !!!

Nous repérons au passage une miellerie et filons dare dare vers notre but. Landes arides, fraîcheur des sous-bois, sols moelleux, petit à petit la pente devient de plus en plus raide et le sol instable. Dans le même temps le panorama s’ouvre, les deux têtes du Mézenc se découvrent.

Le Mézenc est un volcan de type dôme, pas de cratère, la lave visqueuse accumulée dans les deux cheminées s’est solidifiée. Le plus haut des sommets du Mézenc culmine à 1754 m mais de chacune ses deux têtes le panorama se découvre à 360°. C’est un peu comme dit Meryl Streep dans Out Of Africa, on nous offre « le Monde à travers l’œil de Dieu ».

A notre arrivée à la croix (on a toujours une pensée pour un de nos compatriotes St Génisien parti en guerre contre ces croix, ça le déchaine, va savoir pourquoi !!!) la foule des grands jours était au rendez-vous.

Coup de chance nous approchons de midi et les estomacs des randonneurs doivent crier famine car en deux temps trois mouvements, le sommet est pour nous seules, nous nous régalons les yeux, sans doute un peu trop longtemps car nous faisons chou blanc à la miellerie.

Par contre un tuyau qui vaut son poids nous est glissé dans le trou de l’oreille, les tartes à myrtille du boulanger sont divines ! Et hop, le dessert est assuré !

Pour notre deuxième rando de la journée, nous gagnons le Lac d’Issarlès, un lac de cratère d’origine volcanique de plus de 100 mètres de profondeur, il est d’ailleurs le lac de Maar le plus profond de France.

En faire le tour est un classique du genre et permet de découvrir, en s’accordant un crochet par le village histoire de se ravitailler en miel, aux alentours du camping un habitat troglodytique étonnant habité encore il y a une petite centaine d’années par le garde-pêche d’Issarlès.

Le Lac d’Issarlès fait partie d’un complexe hydraulique conçu par EDF (ce n’est pas un coup de pub) qui relie ce lac naturel à trois autres lacs de barrages au moyen de galeries jusqu’à la centrale hydroélectrique de Montpezat sur Bauzon. J’avoue que savoir que ces galeries ont été creusées au fond des lacs me laisse perplexe, comme dit Bernard Blier dans un de ses films (en adaptant le temps de conjugaison) « mais comment c’est y qui font ça » ?

Une dernière soirée en altitude et nous suivons un temps le cours de notre Loire après une halte extra au village de Sainte Eulalie. C’est jour de marché et nous faisons le plein de normalité. Dégustation de fromages, vache, brebis, chèvre, le choix est vaste, de pain artisanaux et bios, d’abricots dégoulinants de jus. Sur une table brinquebalante chaque producteur a déposé pour dégustation un échantillonnage de ses produits. Une gamine attaque un saucisson avec détermination, de mon côté je fais un sort aux fromages … et en papotant avec un couple de grands-parents dynamiques nous avons confirmation de la face cachée de la reprise scolaire. Si pour les enfants la reprise de l’école était obligatoire, dans les faits c’est loin d’être effectif et cela n’a rien à voir avec un éventuel boycott des familles. Cela a plutôt à voir avec la pensée magique de notre ministre de l’Éducation Nationale, très fort là-dessus. Dans les faits très peu d’enfants ont pu être accueillis normalement, 2 jours par semaine pour certains, une demie journée par jour pour d’autres, pas de cantine ou d’accueil péri scolaire, les normes sécuritaires ne favorisent pas vraiment un retour à la normale et nombreux sont ceux qui las de jongler avec des horaires abracadabrants ont confié leurs progénitures à des bonnes volontés !

En tout cas une chose est sûre, les gamin(e)s s’éclate(nt).

Le fourgon avale nos victuailles et nous repartons pour la découverte d’autres paysages également façonnés par les volcans !

A demain !

 

 

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