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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 17:46

Lors de notre séjour valencien nous avions mis à notre programme de découvertes des musées bien évidemment et il en est un où nous nous sommes régalées. Situé près des jardins de la Réal, sur les rives de l'ancien lit du Turia, le musée des Beaux Arts est installé dans l'ancien collège Saint Pie V qui s'organise autour d'un cloître.

Outre des œuvres majeures il présente des expositions temporaires de grande qualité, le tout pour un prix tellement modique que ce serait idiot de s'en passer. L'entrée est GRATUITE pour tous !

L'exposition temporaire que nous avons découverte a retenu particulièrement notre attention. Outre que nous étions contentes de retrouver, Joaquim Sorolla, un peintre découvert en visitant le Musée de Montserrat il y a quelques années je dois avouer que cela nous a agréablement requinqué le moral.

Une bonne partie des collections est consacrée à la peinture gothique des XIVe, XVe siècles (et suivants) autour dire que nous souffrions d'une certaine indigestion de descentes de croix, crucifixions, vierges et martyres de tous ordres. Non que nous soyons mécréantes mais quand même ! Il y a bien des œuvres plus laïques, Goya par exemple, mais il n'a pas vraiment la réputation d'être un "rigolo", même si j'aime !

En découvrant la partie consacrée à Sorolla et à son temps, j'avoue avoir respiré !

Joaquim Sorrola y Bastida est un peintre valencien dont l'oeuvre a largement dépassé le cadre national. C'est avec lui que la peinture moderne espagnole a pris son essor. Sorolla a, comme d'autres de son époque, sorti l'artiste de son atelier pour l'amener à poser son chevalet dans la nature, à l'extérieur.

La peinture moderne est le témoin de son temps, elle restitue l'homme dans son environnement, ses douleurs, ses joies. Finis les portraits des puissants, c'est une peinture pleine de couleurs, elle fait danser la Vie !

Sorolla, Benlliure Gil, Fillol Granell, des artistes engagés aussi qui montrent à voir le peuple, sa souffrance, font l'apologie d'hommes comme Vicente Blasco Ibaňez, un de ceux qui se sont levés pour défendre une certaine idée de la Démocratie devant Primo de Rivera, le fondateur de la Phalange !

Quittant le musée, à quelques encablures, dans le quartier del Carmen, se trouve le couvent du même nom. Ancien monastère Royal de Notre Dame du Carmen, il fut érigé en 1281 hors les murailles arabes. De nombreuses modifications ont été opérées d'où son aspect décousu et multiple. Cloîtres Renaissance et Gothique, le couvent devint Musée des Beaux Arts avant que ce dernier ne soit transféré là où nous venions de le visiter.

Devenu École des Beaux arts et des Arts et Métiers les meilleurs artistes valenciens des XIXe et XXe siècles dont Sorolla, les frères Benlliure ont étudié en ces lieux.

Des expositions temporaires y sont organisées, certaines nous ont paru un peu "déjantées" ou alors il nous manquait le code ! Encore que en ce qui concerne des œuvres comme cette Joconde, pas besoin de décodage.

Par contre nous nous sommes régalées avec une expo photo. Le thème, notre Terre et la nécessité de comprendre que les plantes sont des êtres sensibles. Elles pensent, ont des émotions, comme nous ! Pas gagné de voir le message passer !

Avant de quitter le Centre del Carme une dernière exposition a retenu notre intérêt. Un portrait en particulier, trois personnages en un, Donna Haraway, Bruno Latour, Michel Foucault et curieusement j'avais l'impression de voir Carles Puigdemont.

Pas vous ?

Le quartier del Carmen est très coloré, de faux airs de Trastevere romain, en plus propre tout de même, des tags plus léchés.

Nous l'avons traversé pour gagner "la Sixtine valencienne", San Nicolás. Evidemment c'est beau, très beau mais finalement j'ai de beaucoup préféré la place du même nom et ses "trompe l’œil", un peu plus dans la vie.

Voilà, ici s'achève la découverte, virtuelle pour vous, de Valence, mais rien ne vaut la réalité, j'espère juste vous avoir donné envie d'y aller !

Buen viaje, bon viatge !

Do

 

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 16:16

Sur la route de Sagunto, pas de feux allumés dans les orangeraies comme la veille d'ailleurs les orangers sont assez rarissimes et plutôt rachitiques. Il faut dire que l'environnement n'est pas top. Au fait savez-vous d'où vient l'orange ? De Chine !

Entre les XIe et XIIIe siècles, à l'époque des croisades, les Perses firent découvrir la bigarade aux populations arabes qui suivant la logique des choses l'introduisirent en Espagne où elle prospéra. Au XVe siècle les portugais, grands navigateurs, rapportèrent de Chine et de Ceylan une autre variété, plus douce et sucrée qui détrôna la bigarade. Son nom "naranga" emprunté par les Perses au sanskrit devint narang en persan puis nărang(a) en arabe pour donner au final naranja en castillan. Pour la dénomination française cela est plus subtil. Les "naranjas" espagnoles pénétrèrent l'Europe via le cours du Rhône jusqu'à la ville d'Orange. Mais ce ne sont pas les oranges qui ont donné son nom à la ville. Trop simple !

Appelées "pommes d'Orange" petit à petit l'appellation s'est simplifiée et l'on n'a plus parlé que d'orange ! Par contre point commun au castillan et au français, le fruit a donné son nom à une nouvelle couleur, l'orange ou le naranjo !

CQFD !

Mais revenons à Sagunto, il faut vraiment faire un énorme effort d'imagination pour retrouver la Sagunto des origines. Ville Ibère, puis comptoir grec, phénicien, ville romaine, l'environnement est à faire peur, nous avons même renoncé au "paseo archeologico" qui fait le tour du promontoire rocheux où est situé le château.

Par contre la vieille ville est assez sympa, un parcours de découverte remplit son office et tout est gratuit ! Que demander de plus ?

En fait la première chose qui me vient à l'esprit pour qualifier Sagunto est négligé, pas "fignolé" et surtout le château, encore plus cassé que les autres. Il nous a juste offert un panorama luxueux le temps d'un pique-nique. Par contre nous nous sommes régalées les yeux à l'ermitage du Calvaire, lumière grecque, cyprès faisant le lien entre Ciel et la Terre, du bleu, du blanc.

Autre sujet d'étonnement le cimetière juif ! Rien à voir avec un cimetière traditionnel, tout le promontoire au flanc duquel est installé le théâtre romain et où se perche le château est creusé de niches ayant servi, où servant encore, de sépultures à des hommes et des femmes de confession juives.

Fermées d'une porte métallique, un ménorah y est souvent gravé !

Si Sagunto que j'avais idéalisée a été une déception, sur le chemin du retour, Peniscola dont je n'attendais rien m'a séduite ! Même pas besoin de faire abstraction du béton qui borde la côte, la vieille ville sur son promontoire rocheux s'impose, elle éclipse tout et là encore c'est la Grèce qui palpite.

Et puis outre le patrimoine bâti, les églises, le château, les fortifications et le parc d'artillerie, une atmosphère bon enfant régnait dans les ruelles. Un marché de Noël ayant revêtu les atours d'une fête médiévale battait son plein offrant aux visiteurs des produits et des animations de qualité. Là encore rien de ringard, de tape à l’œil.

Mais revenons en à Peniscola avec cette question, connaissez-vous Pedro de Luna ? Benoît XIII ? Non !

Déjà c'est le même homme, un homme d'église.

Dernière forteresse templière le château de Peniscola fut transformé en siège pontifical par cet homme, devenu pape en Avignon, l'un des antipapes aux yeux de Rome, ce qui évidemment fit pas mal de vagues et contraignit Benoît XIII à fuir l'ire romaine !

Alors dernière question, où se réfugia Pedro de Luna alias Benoît XIII lors de la crise que connut l’Église à cette époque ? Ici en Pays Catalan, au Palais des Rois de Majorque faisant de Perpignan la quatrième cité pontificale de la Chrétienté avec Rome, Avignon et Peniscola !

C'est fou ce que l'on apprend en voyageant !

Do

 

 

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 16:02

De prime abord, nous avons été déçues en arrivant. Ceinture d'immeubles sans grâce, zones commerciales et industrielles assez décourageante, mais à l'horizon le gigantesque château qui couronne la crête nous faisait de l’œil. Nanties des renseignements collectés avant le départ nous avons gagné le "Jardín del Beso", joli nom, où nous avons réussi à nous garer assez facilement.

Xativa, à prononcer Rativa, possède un riche passé. Un saut dans le temps nous fait remonter à moins 30 000 ans avant JC, c'est dire ! mais c'est surtout le berceau de la famille Borja, plus connue sous sa forme italianisée de Borgia, à qui l'on doit pas moins de deux papes (Calixte III et Alexandre VI respectivement Alfonso et Rodrigo), un saint et une empoisonneuse, Lucrèce ! Brrr, quelle famille !

Castel Minor vu du Castel Major

Encore fringantes nous avons visé le château, 30 tours encore en place, 4 portes fortifiées, que l'on atteint au terme d'une bonne grimpette avalée d'une traite en repérant au passage pour la descente quelques sites incontournables. Le château de Xativa se compose de deux unités distinctes, El Castel Major et El Castel Minor reliés entre eux par la place d'armes qui permet au visiteur exténué et affamé de recharger ses batteries avant d'entamer ou de poursuivre sa découverte. Hannibal a fréquenté le lieu qui de tout temps a eu une vie trépidante et subi de nombreux aménagements au fil du temps ce qui lui donne un aspect assez décousu.

La Porta Ferrisa semble trop neuve mais plus on grimpe plus c'est "cassé" ! Les ibères fondateurs de la ville, les romains, les wisigoths, les musulmans s'y sont illustrés et il faut bien dire que ce sont ces derniers qui y ont laissé les traces les plus marquantes notamment pour tout ce qui concerne la gestion de l'eau. Citernes (aljibes), fontaines, bassins et canaux sont omniprésents.

Le château a servit aussi de prison à des fins politique et s'il a subi les outrages du temps, notamment du tremblement de terre de 1748, les ruines restent grandioses et le panorama à ses deux extrémités est décoiffant.

Castel Major vu du Castel Minor

Redescendues par des chemins de traverse nous avons fini par trouver "LA" nevera !

Un puits à glace gigantesque de 10 mètres de diamètre et autant de profondeur. Des trous à intervalles réguliers alignés verticalement font office d'escaliers.

D'origine arabe il fut reconstruit au XVIIIe siècle époque où l'Europe subit ce que l'on nomma "petite glaciation". Le puits a été en partie excavé dans la roche avant d'être surmonté d'une voûte de pierres et de briques végétalisée. Quatre ouvertures orientées aux quatre points cardinaux permettaient de déverser la neige qui sous l'action de son propre poids se compactait donnant des couches successives de glace. A la base du puits une saignée dans la roche canalisait l'eau de fonte vers des diverses conduites d’évacuation.

Avant de plonger dans la ville aux mille fontaines, celle aux 25 caňos n'est pas la moins spectaculaire,

nous avons musardé découvrant les monuments emblématiques mais aussi en quelques endroits d'admirables fresques contemporaines totalement absentes des guides touristiques pour nous régaler sur l'Albereda de Jaume I d'un délicieux "chocolate a la taza". Si vous ne connaissez pas, nous avons la recette, il faut juste demander !

Et c'est en ce lieu que nous avons repéré un chameau, vivant ! Interloquées nous avons découvert la reconstitution de ce qui m'a semblé être le village de Bethléem.

Un village peuplé de personnages grandeur nature qui s'est avéré être la plus grande crèche vivante d'Espagne, elle occupe une bonne partie de la Rambla et s'étend sur le parc attenant.

Animaux vivants et bien entretenus, fruits, légumes, plantes, la réalisation de cette crèche est le fruit de la participation de chaque habitant et d'artistes fallers ! Maintenant vous voyez de quoi il s'agit!

Matériaux recyclés, contributions solidaires, le résultat est magnifique, un régal ! 

Le hasard fait bien les choses quand même !

Et excuse moi si je vous choque mais les décorations de Noël en Espagne sont un peu moins ringardes que chez nous, moins bling bling et moins gourmandes en énergie !

Do

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 16:54

Non loin de Valencia, à quelques tours de roue, trois superbes villes !

Trois villes où ibères, grecs, romains, arabes ... ont laissé leur empreinte.

Trois villes avec en partage au moins un point commun, un château haut perché !

Chulilla est surtout connu pour ses sites d'escalade et les multiples itinéraires de randonnées qui sillonnent 

les caňons où le Rio Turia se fraie son chemin. Nous mesurons bien en découvrant son travail de sape la force de l'eau et le degré d’ingéniosité des humains qui ont tenté de le maîtriser, de le canaliser. Un travail que nos contemporains ont dû poursuivre plus loin en plaine pour protéger Valencia des humeurs meurtrières du Turia. Aujourd'hui le Turia a été canalisé, son cours détourné et régulé par des barrages a donné naissance à un gigantesque ruban de verdure qui ceinture en partie la ville. Le Bioparc, le Parc de la Cabecera, la Cité des arts et des Sciences s'y épanouissent reliés entre eux par des espaces verts sillonnés de pistes cyclables, sentiers et émaillés de pelouses qu'il est PERMIS de fouler !

Gym du matin !

Chulilla est un gros bourg tout blanc à vocation agricole. Les champs d'orangers, quelques uns de plaqueminiers et aussi de caroubiers dégringolent jusqu'au Turia avant d'en occuper le fond du lit !

Caroubier

Quant au chemin que nous avions élu il se faufile le long des falaises à mi hauteur jusqu'à rattraper le cours canalisé du rio.

Lorsque l'on débouche sur la vasque du Charco Azul, on reste sans voie et puis très vite on se félicite que les anciennes passerelles soient HS parce que vraiment "même morte" je ne m'y serais jamais aventurée.

A intervalles réguliers des ouvertures pratiquées dans la falaise rappellent que des hommes ont creusé à l'aveugle mais en respectant des normes telles que l'eau de s'écoule encore aujourd'hui avec régularité jusqu'à l'air libre !

Ouvertures du canal

Les romains étaient très forts à ce jeu acheminant l'eau sur des kilomètres en alternant canaux à l'air libre, aqueducs et tunnels comme nous l'avions découverts près d'Albarracin dans la province de Teruel.

Le Charco Azul est une vasque naturelle au débouché d'une gorge étroite "l'Hoz del Rio Turia" et nous restons sans voie devant la verticalité des falaises où nous n'avons par contre détecté aucune vie ! Pas un percnoptère, pas de buitres, rien !!!

Quelques vergers abandonnés ont finalement eu raison de nos réticences et c'est sans remord que nous avons soustrait à un oranger étouffé sous les ronces chacune une délicieuse orange ! Merci à lui.

La suite en images et à une prochaine fois pour découvrir Xativa. Do

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 16:43

Presque aussi dépaysant qu'un séjour aux Antilles, soleil, températures plus que printanières dans la journée, flore luxuriante et faune avicole un tantinet inhabituelle.

Ibis falcinelles, spatules et hirondelles, caroubiers, plaqueminiers et évidemment orangers ont enchanté notre séjour éveillant une furieuse envie d'y retourner ! Un séjour donc épatant que nous ne vous narrerons pas par le menu mais plutôt en zoomant sur ce qui nous a interpellées ou séduites à commencer par la gentillesse, la bonhommie des valenciens avec une mention spéciale pour cet homme qui nous a proposé de jouer les taxis nous dispensant mine de rien une foule de renseignements que l'on ne trouve certainement pas dans les guides.

Une longue attente du bus évitée, un vrai moment de partage dont en prime il nous a remercié !!! pour lui avoir offert l'occasion de pratiquer son français, français acquis pendant ses années Erasmus. Marrant si l'on imagine que pendant tout le trajet, pendant que je conversais en castillan il me répondait en français !

Si un séjour à Valence vous tente et que vous souhaitez jouer la carte Nature, même si la ville est très aérée et verdoyante, un hébergement dans la Albuféra a tout pour séduire et ne vous empêchera pas de jouir de l'architecture très aérienne de la ville !

 

Zone humide connue pour ses rizières, elle abrite également des espaces verts rendus à la vie sauvage et spécifiques à ce type de milieu, une kyrielle d'oiseaux migrateurs ou non qui font leur show au couchant sur la Albuféra pour le plus grand bonheur des valenciens.

Chaque soir, en grand nombre ils viennent admirer Ra s'évanouir derrière la Sierra de las Cabrillas à deux pas du camping Valencia del Saler. Un camping au personnel sympathique et aux bungalows confortables et "nickel chrome" à deux pas du village d'El Palmar, petit village sans prétention sillonné de canaux débouchant sur la Albuféra où nous avons goûté de délicieuses "cocas", de l'"Authentique" selon l'expression de Pagnol trouvé dans la boulangerie locale.

Autre atout le bus 25 offre des liaisons régulières pour Valence. En 20 minutes la Puerta de la Mar, arc de triomphe monumental érigé à la mémoire des victimes de la guerre civile est à vous !

Vamos !

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 20:53

 

Pour 2020

Nous vous souhaitons le

Meilleur !

Savoir lâcher prise

Rester présent à l'instant

Penser à soi et se chouchouter

"Chavourer" la vie !

Sans oublier que la

curiosité est le

moteur de l'intelligence !

Oser !

Dominique et Frédérique

 

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 20:15

Une chanson que vous ne connaissez sans doute pas ou avez oublié, "L'aveugle du Pont au change" !

https://www.youtube.com/watch?v=WqWSCH7o5_s

Elle me chavirait le coeur et encore plus aujourd'hui. En l'écoutant je l'entends sourire, tristesse et émotion ! C'est fou la force de la musique, on se retrouve propulsé des années en arrière, le temps est aboli !

Avec Frédérique nous étions fans et le sommes restées, nous aurions pu lui souffler les paroles des chansons et nous ne manquions aucun de ses passages à l'Olympia ou Bobino !

Autant vous dire que lorsqu'il a honoré de sa présence la (mondialement connue) "Fête des Petits Pois" à Clamart c'était la joie et je n'étais pas peu fière qu'il me dédicace son portrait au fusain que j'avais fait pour l'occasion !

Nous lui devons même un sacré coup de semonce, famille, monde du travail, tous choqués ! Jeannine (notre mère) avait eu le grand tort de nous encourager Frédo et moi à ne pas renoncer à assister au concert de l'Olympia ! Papa venait de nous quitter, il paraît que cela ne se faisait pas ! Pourtant cela nous avait fait du bien.

Et pour clore cet article un poème à moins que ce soit une chanson. Une autre facette de son talent !

Dominique

Tu vois

Tu vois, la fleur qui m'était chère
En peu de temps fut emportée
Tout, ici-bas, n'est qu'éphémère
On devrait souvent y songer

Il fut, de tout temps, des poètes
                                                                  
Qui passèrent leur vie à crever                                                                         De faim, de froid et de misère                                                                  Bien sûr, il n'y faut pas penser

Tu vois que l'homme est près du doute
Qu'il brûle ce qu'il a trop aimé
En moins de temps qu'il faut, sans doute,
Pour vraiment apprendre à aimer

Il rêve tout haut de conquêtes
De lune et puis d'immensité
Et les soucis de la planète
Il va vite les oublier

J'aurais voulu mourir en route
Dans le ciel clair d'un bel été
Dans une gloire qu'on veut, sans doute,
De nos jours, trop vite gagner

Mais je sais que coûte que coûte
Il faut suivre sa destinée
A défaut d'une belle route
Par mes chemins, par mes sentiers
Il me faudra me supporter

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 17:36

A vous tous mes ex collègues mais aussi à ceux qui s'y "collent" aujourd'hui ! Une pensée émue ! Je suis si heureuse d'être libérée ! de m'être libérée car si j'ai toujours pratiqué la résistance passive j'ai quand même choisi de me sauver avant l'heure ! Courage, fuyez !

https://www.facebook.com/francoise.lefoll.9/videos/2941274279250620/UzpfSTEwMDAwMDU4NDk1Njc2NDozMTA3MzYwMjEyNjI2Nzgw/?comment_id=3108371092525692&reply_comment_id=3108466012516200&notif_id=1575560322111368&notif_t=feed_comment_reply

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 18:38

 

Pour moi, un livre essentiel. Une révélation. Ou plutôt, une confirmation.

Pour les nécessités d’un reportage, Eric Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le désert saharien, de Tamanrasset jusqu’à l’ermitage de l’Assekrem fondé par le père Charles de Foucaud. C’est au cours de ce périple qu’il va lui être donné de vivre une expérience extraordinaire, une rencontre avec… Dieu. Oui, Dieu, pourquoi ne pas l’appeler ainsi ? Dieu.

Eric Emmanuel Schmitt le dit lui-même, il ne convaincra personne. Du reste, ce n’est pas ce qu’il cherche à faire. Il témoigne et chacun fera ce qu’il voudra de ce récit étonnant, et émouvant. Mieux : il avance lui-même les arguments que sauront objecter les sceptiques, les scientifiques intégristes toujours amateurs d’explications bien matérialistes pour expliquer l’inexplicable.

«  La dernière démarche de la raison, c’est de connaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle est bien faible si elle ne va pas jusque là ». Pascal.

« La nuit de feu » est un texte magnifique, poétique, plein d’amour, d’humour et de tendresse. En le lisant, j’aurais eu envie de tout souligner, tant il y a de phrases qui résonnent en moi, mais impossible ! J’avais emprunté le livre à la bibliothèque ! (je l’ai acheté depuis). Je me fais donc un plaisir de vous en livrer quelques unes, juste pour vous donner envie de le lire…

«  Ce que je sais n’est pas ce que je crois et ce que je crois ne deviendra jamais ce que je sais. La croyance se distingue radicalement de la science ».

« Face au questionnement sur l’existence de Dieu, il y a trois types d’individus honnêtes : le croyant qui dit je ne sais pas, mais je crois que oui ; l’athée, qui dit, je ne sais pas, mais je crois que non ; l’indifférent, qui dit, je ne sais pas, mais je m’en moque ». L’escroquerie commence chez celui qui clame « je sais » (qu’Il existe ou qu’Il n’existe pas) ». C’est de cette certitude que naît l’intégrisme, qu’il soit athée ou religieux".

« Les certitudes ne créent que des cadavres ».

«  Les amis de Dieu restent ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place, en prétendant L’avoir trouvé ».

«  Nous devons reconnaître et cultiver notre ignorance (agnosticisme, religieux, athée ou indifférent). L’humanisme pacifique est à ce prix. Tous, nous ne sommes frères qu’en ignorance. Ce ne sera qu’au nom de l’ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent. En l’autre, je dois d’abord respecter le même que moi, celui qui voudrait savoir et qui ne sait pas ; puis au nom du même, je respecterai ensuite ses différences ».

Et enfin…

«  La foi est différente de la preuve. L’une est humaine, l’autre est un don de Dieu. C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce qu’est la Foi, Dieu est sensible au cœur, non à la raison ! ».

Voilà. Personnellement, j’ai trouvé dans ce livre de quoi alimenter ma Foi, une Foi qui n’adhère à aucune religion. Surtout pas !

Je crois que vous n’en n’avez pas fini avec Eric Emmanuel Schmitt ! Nous venons de le découvrir, Dominique et moi, même coup de foudre, et nous avons commandé plusieurs de ses livres au Père Noël !!! (et comme nous avons été très sages, il n’y aucune raison qu’il nous les refuse…) A suivre, donc !

Frédérique

 

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 16:09

Nous avons rechaussé les godillots, repris le sac à dos et renoué avec les belles randos. 6 heures dans nos Albères de « fontane » en « fontane », de « collada » en col dans un décor d’automne somptueux sous la tutelle bienveillante du Canigou !

De Montesquieu nous avons gagné en empruntant un petit bout du sentier botanique les jardins de Marty Fort. Dès le XIe siècle la gestion de l’eau a été une priorité et des canaux d’irrigation, des bassins ont été aménagés afin de permettre l’irrigation de parcelles destinées à la culture, aux pâturages (les devèses, nous connaissons enfin aujourd’hui la signification de ce mot !), parcelles délimitées et soutenues par d’imposants murs de pierres sèches. Le dernier usager, habitant de Montesquieu, ayant pris soin de ses jardins fut Marty Fort, l’espace lui est aujourd’hui dédié.

A partir de là c’est la grimpette qui prédomine, alternant pistes, parfois défoncées, chemins de chèvre glissants d’humidité et

une superbe sente très pentue par moments se faufilant en crête pour nous mener non loin du Col de l’Espinasse.

Site stratégique avec les cols de Llinas, Taula, La Branca et La Cortalette pendant la guerre franco-espagnole (1793 – 1796) une batterie de canons fut installée là comme aux autres cols. Pas besoin de discours, en débouchant à l’extrémité de la plate-forme le panorama qui s’offre à nous parle de lui-même.

Décoiffant, la vue sur l’Espagne porte jusqu’au mirador des volcans de Garrotxe, tous les monts du Vallespir, le Canigou, le Costabonne se laisse admirer !

Fin du XIXe un casot dit du soldat fut érigé, à la fois réserve à vivres et accueil des blessés, il fait aujourd’hui office de refuge.

C’est donc dans cette superbe salle à manger que nous avons fait halte, dégustant par avance cette pause bien méritée qu’un groupe de motards est venu troubler. Ne peuvent ils profiter de la montagne autrement que sur ces engins pétaradants qui en plus dégradent les sols !

Alors que de plus en plus les véhicules thermiques sont diabolisés, que l’on parle d’en restreindre l’usage*, ne pourrait-on au moins les interdire en montagne, partout où la nature reste encore sauvage. Ils sont repartis tout aussi bruyamment qu’à l’arrivée projetant autour d’eux pierres et graviers que les récentes pluies avaient déposés dans les ornières de la piste. Idem pour les chasseurs dont on retrouve les 4/4 en tout lieu, d’ailleurs c’est en repérant un de leurs affûts que nous avons compris que l’infernale grimpette allait bientôt se terminer, la piste ne pouvait qu’être à proximité ! Gagné !

Ligne de crête empruntée

 

La descente finalement plus longue que prévu et plus éprouvante que la montée nous a permis de découvrir d’autres vestiges militaires et de perfectionner nos connaissances en botanique sur le dernier tronçon du parcours.

Do

* petite aparté à l’intention de Nicolas Hulot qui m’escagasse de plus en plus, c’est bien joli de vouloir nous faire abandonner notre voiture pour les transports en commun, encore faudrait-il ne pas mettre la charrue avant les bœufs et faire en sorte que le réseau soit partout déployé équitablement !

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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