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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:21

 

LE QUAI DE OUISTREHAM

(Ed. l’Olivier, Paris, 2010)

 

Florence AUBENAS

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  Le nom de Florence Aubenas vous dit « vaguement » quelque chose ?

Journaliste à « Libération », elle est prise en otage en Irak en 2005 ; elle travaille aujourd’hui au « Nouvel Observateur ». Dans la lignée des grands reporters (Albert Londres,…) elle choisit de s’immerger dans le milieu pour faire un reportage sur la vie des travailleuses précaires, comprendre la crise de l’intérieur. Elle garde son nom mais modifie son apparence physique et son itinéraire de vie (femme au foyer, quittée par son mari, elle doit, sans qualification trouver un travail). Direction Caen (où elle ne connaît personne et où personne ne la reconnaît) et son Pôle Emploi. De février à juillet 2009, elle vit à Caen dans une petite chambre meublée.

Que trouve-t-on comme travail, quand on est une quadragénaire sans qualification ? « Quand je disais « je suis prête à tout faire », je me suis entendue dire "comme tout le monde". Des boulots de femmes de ménage, aux horaires infernaux, tôt le matin, tard le soir, souvent les WE et jours fériés ("en un quart d'heure, mes genoux ont doublé de volume, mes bras sont dévorés de fourmis..."). Comment vit-on aujourd’hui en France avec moins de 700 euros ?

Florence Aubenas nous décrit ses démarches, ses expériences, ses rencontres ; finalement, elle est engagée au nettoyage des cabines des ferrys durant les 3 escales (6h, 14h et 21h 30), seul le temps passé à bord est payé. Tout le monde l’avait prévenue, c’est l’enfer !

Jamais de misérabilisme, beaucoup de tendresse pour les gens croisés dans cette galère partagée, une réalité brute de décoffrage et l’humour font de ce livre un témoignage fort sur ce que vivent des millions de gens aujourd’hui dans notre beau pays.

Pour son livre « Le Quai de Ouistreham », Florence Aubenas a reçu :

- le prix Jean Amila-Meckert 2010

- le prix Joseph-Kessel (Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo en mai 2010)

Une expérience similaire : Tête de Turc, Günter Wallraff, (éditions de La découverte, 1986)

 

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 20:56

UNE ÉXÉCUTION ORDINAIRE

Marc DUGAIN

(Ed. Gallimard, Paris, 2007)

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  Le livre, divisé en 7 parties, couvre la période des années 50 à nos jours dans l’URSS puis dans la Russie.

  L’écriture alterne les propos d’un narrateur et un récit à la 3ème personne. De Staline à Poutine (« Plotov »), on suit l’histoire de la famille Altman. Trois générations d’une famille défilent au rythme des convulsions de l’empire : la petite histoire au sein de l’Histoire. Certains personnages et faits sont véridiques, quant à la partie romancée, elle n’est pas éloignée de la réalité. Le drame du Koursk est la finalité du livre ; dans la première partie (années 50), la mère du narrateur, médecin urologue mais aussi magnétiseuse, croise Plotov, le cuisinier de Staline, qui vient d’avoir un petit fils, Vladimir. Puis, en Allemagne de l’Est, le petit fils du cuisinier est devenu un espion du KGB, si cela vous fait penser à quelqu’un, c’est normal !

  De Staline à Poutine la continuité s’impose : la paranoïa des dirigeants, leur mépris de la vie des russes.

  La première partie de ce récit/roman a été auto-adaptée au cinéma par Marc Dugain lui-même avec André Dussollier dans le rôle de Staline.

  A la sortie du film, en 2010, Marc Dugain déclarait : « La question que je me pose est : qu'est-ce qui fait un dictateur ? La réponse est liée à la psychologie, les grands pervers sont des gens qui ont été brisés par leur père, soit ils ont été abusés, soit ils ont subi d'autres violences, ce qui est le cas de Staline, d’Hitler. Lorsque la figure du père est détruite, la notion du bien et du mal est abolie. Il n'y a plus de limite. Le danger lorsqu'on veut représenter un dictateur, c'est de tomber dans la caricature, on en fait la représentation qui nous arrange, une brute épaisse et inculte. Ça ne suffit pas. »

 

 

 

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:52

NUIT NOIRE, ÉTOILES MORTES

(« Full Dark, no Stars », Scribner, New-York, 2010) 

STEPHEN KING

 

(Ed. Albin Michel, 2012 ; traduction Nadine Gassie)

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  Alors là, ami(e)s fans du roi, accrochez-vous ! Décrochez le téléphone, oubliez tout, plongez et préparez-vous aux grands frissons et à une nuit blanche.

  Il s’agit ici d’un recueil de quatre nouvelles : (« 1922 », « Grand chauffeur », « Extension claire » et « Bon ménage »). Des hommes, des femmes ordinaires pris au piège, à leur propre piège, culpabilité, vengeance, une plongée dans l’humain, la banale noirceur, le fantastique, dans SK quoi !

  Comme le souligne l’éditeur : « Ne cherchez jamais à connaître cet AUTRE qui sommeille en vous … »

  Il m’est difficile de dire quelle nouvelle a ma préférence, peut être 2, 3, 4, 1 ; en effet la première nouvelle est un peu « saignante », les trois autres sont plus psychologiques, un peu dans la veine « Quatrième dimension », jubilatoire !

 

 « Full Dark, no Stars » a remporté le prix Bram Stocker 2011 et le British Fantasy du recueil de nouvelles.

 

Mi

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:58

Nous revenons du cinéma où nous sommes allées découvrir le film dont on parle tant « Intouchables ».

Je ne vous dirai pas que nous n’avons pas aimé, ce serait mentir.

Le choc des cultures est excellemment rendu et puis les comédiens sont épatants. Je ne vous parle même pas du sourire d’Omar Sy !

Beaucoup de drôlerie dans ce film, au risque de surprendre ! Si vous n’y êtes pas encore allé, je serais fort étonnée que la scène de l’Opéra  ne vous fasse pas rire !

Nous avons aimé, donc, mais sans plus !

C’est un beau conte de fées !

omar.jpgPourquoi me direz-vous l’histoire d’une rencontre entre un tétraplégique et un jeune chômeur paumé de banlieue peut faire rêver ?

La réponse est simple, pour cause de gros sous.

L’histoire est belle mais comment pourrait-il en être autrement quand l’un des protagonistes est, soyons dans le vent « péter de thunes ».

Cloué sur un fauteuil mais avec à domicile tout un aréopage d’intervenants : gouvernante, secrétaire, infirmière, cuisinier… il peut encore donner vie à ses passions grâce à son jet privé, sa voiture de luxe !

 

Le passage du film qui m’a paru le plus jouissif, c’est lorsque le voisin indélicat et récidiviste se fait éjecter par Driss de sa voiture et écrabouiller la face contre le panneau de stationnement réservé aux Handicapés !

J’en ai rêvé, il l’a fait !

Remettre au pas l’un de ces malotrus qui vous piquent sans complexe votre place mais pas votre handicap, bravo !

Car le handicap, quand même, nous connaissons !

Il y a Jeannine, Jeannette, il y a eu Kamel.

Pour avoir fréquenté un centre de réadaptation fonctionnel pendant quelques mois, pour en côtoyer tous les jours, je peux vous dire que la vie du handicapé serait nettement améliorée s’il avait le quart de la moitié du fric de notre aristocrate.

Imaginez-vous ce que cela impliquerait que de pouvoir s’offrir un fauteuil électrique et l’assistance d’une aide même ponctuelle.

Pouvoir rester dans la vie en ayant la possibilité de sortir fréquemment, ne plus être condamné à l’isolement en retrouvant le chemin du cinéma, des magasins. Permettre à la famille de pouvoir s’absenter quelques jours sereinement sans culpabiliser puisqu’elle ne laisse pas celui ou celle qui lui est cher(e), seul(e).

Alors, oui ce film nous a fait passer un bon moment mais sans plus … ou alors nous sommes des cœurs secs.

Pas assez sentimentales ?

A ce propos ça veut dire quoi pour vous « être sentimental » ?

Ma réponse dans un autre article !

Do

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:33

DANS LES FORÊTS DE SIBÉRIE

Sylvain TESSON

 

(Ed. Gallimard, Paris, 2011)

 

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   L’auteur nous livre ici son journal intime tenu de février à juillet 2010 alors qu’il est retiré dans une cabane en Sibérie sur les rives du lac Baïkal.

  Durant six mois dans les solitudes glacées, à 120 kilomètres du premier village, sans voisins, sans routes d'accès, face à des températures de – 30°, il réduit sa vie à l’essentiel. Sa démarche répond à un besoin intérieur, au désir de retrouver une vie débarrassée de toute pollution matérielle, et aussi de régler sa dette envers la nature.   

  On fait sien son questionnement « Suis-je capable de cohabiter avec moi-même ? », « Ai-je une vie intérieure suffisante ? ».

  Sylvain Tesson se veut un ermite, un homme à qui la société actuelle ne convient pas, qui le lui reprocherait ! « Les sociétés n’aiment pas les ermites, dit-il. Elles ne leur pardonnent pas de fuir ».

  J’aime cette phrase et la philosophie (russe) qu’elle contient : « Le « pofigisme » est un état de passivité intérieure corrigée par une force vitale », elle résume ce livre et la démarche de son auteur.

  La lecture de ce livre sobre et beau est revigorante ; le récit drôle, profond, juste. Coincé dans le métro ou dans les bouchons, poussant un caddie ou quand votre voisin joue avec sa perceuse à 8h du matin, on se dit « Chiche moi aussi j’en rêve ! ».

  Et on passe à autre chose, lui l’a fait. Chapeau !

 

Mi

 

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:05

LE PORTAIL

François BIZOT

(Ed. La Table Ronde, Paris, 2000)

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LE SILENCE DU BOURREAU

François BIZOT

(Flammarion, Paris, 2011) 

 

         En 1971, François Bizot jeune ethnologue français spécialiste du bouddhisme khmer, tombe aux mains des Khmers Rouges avec deux amis cambodgiens. Ceux-ci seront exécutés, Bizot retenu prisonnier durant 3 mois dans la jungle. Le temps de sa captivité, un dialogue, une « certaine sympathie » nait entre Douch le chef du camp et Bizot. Douch s’oppose à ses chefs khmers qui veulent l’exécution de François Bizot, il sera finalement libéré. Ce n’est qu’en 1989 que Bizot retourne au Cambodge et découvre que ce même Douch est devenu entre 1975 et 1978 directeur du terrible S 21, le centre de torture de Phnom Penh et l’un des plus grands criminels de guerre, responsable de la mort de milliers de cambodgiens.

         Le procès de Douch (seul Khmer Rouge arrêté et condamné) a lieu en 2009, François Bizot y témoigne. De ces deux expériences, Bizot a tiré deux livres magnifiquement écrits avec pour obsession : comprendre la part d’humanité qui existe en chaque monstre (ou la part de monstruosité de chaque être humain).

La force de ces deux livres est d’être basée sur des faits réels, deux témoignages sur le tragique « épisode Khmer Rouge » au Cambodge qui passionneront tous ceux qui aiment ce pays, l’Histoire, les aventures humaines.

Mi

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 07:32

Cette fois, pas de balade pour ce samedi 21 mai.

Nous avons usé nos fonds de culottes à l'ombre des cèdres qui jouxtent l'Eglise de Saint André, que nous avons quand même pris la peine de redécouvrir. Ouahou, elle est vraiment impressionnante.

Virgile s'est fait du lard vautré dans la poussière, dédaignant le tapis que nous lui avions emporté.

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Nous participions à l'Art vu dans la Rue !

Nous ne sommes pas reparties les poches pleines mais la tête remplie de rencontres agréables.

Déjà, les fidèles, les Rivière et les Top !

Des rencontres inattendues, Elise ma complice de l'atelier de peinture venue en famille, Alice et Noah, ex maman d'élève et petite élève, Corinne des valbères.

Nous avons également beaucoup discuté avec Sylviane, en cessation d'activité, que nous connaissions en tant qu'infirmière aux Valbères et qui comme nous ne voit pas le temps passé.

Nous avons aussi longuement échangé avec Francis Manent, maire de St A. Parlez moi d'un maire comme lui !

Une mine de renseignements sur la vie du village notamment du point de vue historique, les mêmes idées sur le massacre de l'Education Nationale et qui nous a comme sur Paris sympathiquement et spontanément baptisées 'les filles" !

 L-Art-vu-dans-la-Rue-4.jpg

Nous sommes reparties riches de toutes ces rencontres.

Frédé n'a vendu aucun bouquin

Quant à moi qui de toute façon ne voulais pas vendre de toiles mais juste les montrer pour échanger (et de ce côté là cela a été très positif), j'ai été très agréablement surprise du tabac qu'ont fait les cartes postales réalisées à partir des photos des toiles exposées.

 

Merci à tous ceux qui ont fait de ce moment une chouette expérience.

 

Do

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:28

Kicou !

Si vous n'avez rien de mieux à faire le 21 mai, venez nous retrouver dans les parages circonvoisins de la Mairie de Saint André.

Il y aura Frédo et son bouquin et quelques unes de mes toiles !

Et puis nous ne serons pas seules, il y aura plein d'autres "artistes" à découvrir.

A bientôt

Do et Frédo

 

Copie-de-L-art-vu-dans-la-rue.png

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 14:50

Printemps-des-dedicaces-Argeles-Avril-2011.jpgEn ce mercredi 6 avril, je commence ma carrière littéraire pour de bon en participant au « Printemps des dédicaces », à la maison de la presse d’Argelès sur mer, une manifestation littéraire toute neuve sur la commune, à l’initiative des nouveaux propriétaires des lieux, Alice et Willy Roose, qui ne semblent pas à court d’idée pour faire vivre leur commerce, culturellement parlant ! Chaque samedi et chaque mercredi, jours de marché, de 9h à 12h, durant tout le mois d’avril, trois auteurs sont réunis pour présenter et dédicacer leurs ouvrages…

C’est tout à fait par hasard que je me retrouve là, étant simplement venue demander au départ si je pouvais laisser quelques livres en dépôt. Réponse favorable et très bon accueil ! Ce n’est pas obligatoire : à la librairie du village où je réside, la réponse fut négative et sans appel. Je remercie donc au passage les deux librairies d’Argelès et celle de Palau del Vidre qui ont répondu favorablement à ma demande. Il y en aura peut-être d’autre, d’ailleurs…

Arrivée avec une quinzaine de bouquins, je ne me faisais pas vraiment d’illusion… Je me disais que, ma foi, si je vendais trois livres, ce serait déjà pas mal ! Mais dans ma tête, je parais à toute éventualité en imaginant d’avance ce que j’allais pouvoir écrire en dédicaces pour différencier d’un livre à l’autre, comme si les ventes allaient se succéder sans répit pendant ces trois heures !

Dominique s’imaginait même que j’allais lui téléphoner dans le courant de la matinée pour réclamer un nouveau stock de livres !

Bilan de cette matinée… Un livre vendu pour chacun de nous (pas de jaloux !), cinq minutes avant la fin ! Et à une ancienne collègue, encore… Merci Dany !

Pourtant, je ne suis pas repartie déçue par cette expérience. L’accueil chaleureux des organisateurs qui avaient même prévu le café et les viennoiseries, et les échanges avec mes collègues écrivains, beaucoup plus expérimentés que moi, ont fait de cette matinée un moment très enrichissant. 

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 René Potamio venait de Tarbes pour présenter son ouvrage, « No Pasarán », qui, comme son nom l’indique plonge le lecteur dans la guerre d’Espagne.

 

 

 

 

 

  

Roger Rull aussi a choisi la guerre d’Espagne dans son roman, « Brise l’âme », un livre sur la force du destin et la volonté de vivre. Brise-l-ame-1-.jpg

J’ai envie de dire merci à cet homme chaleureux, fils d’émigrants espagnol, ancien maire de Banyuls sur mer où il réside et enseignant en retraite, qui d’une petite phrase très couleur locale : « tu veux t’asseoir, Nine ? » m’a fait comprendre que j’étais adoptée… Hé oui, peu à peu, je sens que mes racines s’enfoncent plus profondément dans cette terre catalane qui ne m’a pas vue naître. Elle est belle et je l’aime. Je commence à comprendre le catalan ; il va falloir que je l’apprenne.

Evidemment, nous avons un peu parlé métier –comment faire autrement ?-, évoqué quelques connaissances communes et je suis heureuse d’avoir pu lui livrer la réflexion d’une jeune collègue, un peu avant mon départ en retraite, et d’avoir lu sur son visage la même horreur que celle qu’elle avait provoqué chez moi. C’est une remarque qui m’a fait comprendre que je n’avais vraiment plus rien à faire à l’Education Nationale. Intrigués ? La voilà : à l’IUFM (Institut de formation des maîtres - je sais, ils n'existent plus, mais ce n'est certainement pas mieux aujourd'hui!) on met en garde les futurs enseignants sur les dangers d’une relation affective avec les enfants… « Attention ! Ce sont des élèves, pas des enfants ! »… Merci à Roger Rull de s’être écrié : « Je disais exactement le contraire aux jeunes enseignants ! ». Il était maître formateur et conseiller pédagogique.

 

Bon, ce n’est pas demain la veille que je vivrai de ma plume, mais quoi de mieux que de belles rencontres ?   Fredo

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