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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:39

Nous sommes revenues il y a peu d’une balade de quelques jours en pays Grassois et ce ne fut encore une fois que du bonheur. Des randos à couper le souffle, j’y reviendrai, et du tourisme dans des villages hyper connus.

Saint Paul de Vence, par exemple.

St-Paul-de-Vence--2-.JPG

Déjà nous y sommes arrivées au couchant, autant dire que les teintes étaient glorieuses même la « Grosse Dame » qui nous accueille à l’entrée du village a réussi à me paraître belle, c’est dire !

St-Paul-de-Vence--1-.JPG

Enfin, vous vous aimez peut-être !

Au hasard des rues, nous avons bien croisé quelques snobinardes à la bouche en cul de poule parlant haut et fort pour faire admirer leur culture, certes, mais cela n’a pas atténué la magie de la visite.

Le village n’a rien apparemment d’un endroit où il fait bon vivre car les galeries d’Art sont omniprésentes et les commerces de bouche absents, mais il y a plein de surprises partout. Je vais juste vous livrer nos coups de foudre.

Après avoir franchi la porte fortifiée, une galerie a attiré notre attention. Bruno Catalano s’y expose et vraiment ses œuvres sont épatantes et interpellent, comme dirait les enfants TRES BEAUCOUP.

 catalano-black-man-bruno-catalano.jpg

Sans avoir trop creusé la question je résumerai ma présentation de l’artiste en vous disant que le thème du voyage semble obsessionnel chez lui et que l’un de ses buts est d’amener celui qui croise ses œuvres à se détacher de l’élément Terre pour jouer avec le souffle, la légèreté.

Moi, ses corps « à trous » qui s’interpénètrent, laissent passer la lumière, la vie et stimulent l’imaginaire, m’ont fascinée.

St-Paul-de-Vence-catalano.JPG

 Ensuite alors que nous contemplions le panorama à la faveur d’une échappée au-dessus d’une calade vertigineuse, quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un corps flottant comme en apesanteur dans une grande béatitude.

St-Paul-de-Vence-serein-1.JPG

 Son créateur l’appelle « L’homme serein », c’est vrai qu’il ferait presque envie !

St-Paul-de-Vence-serein-2.JPG

 Nicolas Lavarenne, c’est son nom, expose un peu partout dans le monde et si vous êtes intéressé vous pouvez cliquer sur le lien suivant.

http://www.wipo.int/wipo_magazine/fr/2009/01/article_0006.html

A Saint Paul, une galerie présente ses œuvres, stupéfiant. Des bonhommes haut perchés, sur 3 perches !

St-Paul-de-Vence-lavarenne-copie-2.JPG

La symbolique m’échappe mais je n’ai pas cherché, je me suis juste laissée porter par le plaisir.

A vous de vous régaler.

Ou pas, après tout !

Et si vous n’aimez pas avoir à franchir le seuil d’une galerie, pas de problème, au hasard des rues il y a plein de jolies surprises, comme cet arbre.

St-Paul-de-Vence-l-arbre.JPG

En quittant le village nous étions encore sous le charme et tout imprégnées d’une délicieuse odeur de feu de bois. Car aussi incroyable que cela puisse paraître, si la Côte d’Azur est surpeuplée, la Nature est quand même très présente et le panorama sur la baie de Cannes et L’Esterel était noyé par les feux allumés dans les oliveraies.

St-Paul-de-Vence-esterel.JPG

Do

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:25

Sur le chemin du retour de notre balade auvergnate, nous avons découvert le village aveyronnais de Saint Izaire. Implanté sur les rives du Dourdou, le village arbore une jolie teinte ocre rouge et, pour tout dire, le jour de notre venue, la rivière était de la même couleur.

Dourdou.JPG

 Les rues empierrées grimpent à l’assaut du château. Massif et tout de grès rouge ce château du XXIVe siècle enserre dans son quadrilatère une cour austère qui s’ouvre sur une porte défensive.

Siège épiscopal, il fut remanié au fil des siècles puis vendu à la Révolution.

Ce château que l’on visite est tout à fait exceptionnel.

Certes, il n’a rien pour intéresser l’émission « des racines et des ailes ».

Il n’appartient pas à une famille « Machin truc chouette de bidule chose » qui tient à ce bijou comme à la prunelle de ses yeux.

Pas de galerie de portraits de famille et donc, c’est une évidence, un manque criant d’argent pour le remettre en état.

Pourtant tel qu’il est, il est génial !

Reconverti en musée ethnographique, au fil des pièces on y découvre un ancien théâtre, la chambre et la salle à manger de l’évêque, une chapelle gothique, une salle de classe du milieu du siècle dernier.

classe 

En tant que bonnes « ex instits », nous y avons passé un bon moment. Les photos de classe prises au fil des ans témoignent de l’évolution de la vie en milieu rural et de la désertification de la campagne, de moins en moins de petites frimousses sur les clichés. De vieux manuels scolaires emplissent les pupitres et témoignent du niveau d’enseignement. Le CP, ce n’était pas que B A BA !

CP 

J’ai même redécouvert la table de Pythagore !

  St Izaire le château (18)

Les planchers sont très dégradés, on les parcourt le pied léger pour ne pas ajouter à leur fragilité et si rien n’a été vraiment restauré, les plafonds à caissons, les fresques murales bien que défraichis sont d’une grande beauté.

Plafond 

Au second étage, dans la salle de théâtre, reconvertie en garage pour véhicules hypo mobiles (mais comment ont-ils fait pour les y monter ?) un étonnant corbillard trône devant la scène.   Corbillard

 

Tout le temps qu’a duré cette visite, que nous avons fait à 3, Virgile était de la partie, j’ai eu le très curieux sentiment d’être en compagnie. Il est vivant, ce joli petit château, ce n’est pas une vitrine. Tous les objets qui s’y trouvent ont une âme, l’âme de leur propriétaire, d’où cette vibration particulière.

 

Ce petit château, si vous allez le visiter vous y passerez un beau et bon moment et vous ferez œuvre utile sans vous ruiner.

C’est curieux d’ailleurs ! Ils n’ont pas de subvention mais n’étranglent pas les visiteurs, alors que les châteaux déjà subventionnés demandent des droits d’entrée exorbitants.

Allez, bonne visite !

Do

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 19:59

Le Land Art, cela vous cause-t’il ?

Au cas où la réponse serait non, voici en quelques mots de quoi il s’agit. Le Land Art est une forme d’Art apparu dans les années soixante aux USA et qui met en scène la Nature. Utilisant les matériaux et le cadre naturel, les œuvres ainsi crées sont le plus souvent éphémères. Seuls les appareils photos ou les arts graphiques en gardent la trace, sans oublier notre mémoire.

Cette année, une douzaine d’œuvres ont trouvé vie dans différents sites naturels du Puy de Dôme: des cascades, des puys, des sous-bois …

En vadrouille dans le coin, nous en avions repéré en fonction de possibles randonnées afin d’allier sport et culture.

Notre premier arrêt fut pour le Puy de Chateauneuf près de Saint Nectaire.

Intitulé « La Bascule », cela manqua d’être le seul, mais je développerai plus loin. Sa créatrice, Marion Orfila a étudié aux Beaux-Arts de Paris et participé à de nombreuses manifestations. Elle a conçu ici une création tout à fait étonnante. Nous y retrouvons les matériaux locaux et la déclivité environnante est utilisée pour mettre en scène une œuvre qui surprend : une grande balançoire figée en plein mouvement.

Puy-de-Chateauneuf-La-Bascule--4-.JPG

Nous nous régalions donc d’avance et c’est avec détermination que nous avons engagé notre Ptibus sur la piste d’accès. Godillots aux pieds nous avons ensuite gagné le sommet du Puy pour y retrouver des normands qui nous avaient précédées de peu. Que n’avons-nous hâté le pas en les voyant se garer !

Armés de gros appareils photos, nous les avons retrouvés sur place entrain de mitrailler cette foutue bascule. A plat ventre, sur le dos, le flan, ils se sont relayés, l’un cédant la place à l’autre pour immortaliser cette œuvre.

On est pro ou on ne l’est pas !

On est artiste ou non !

Pas besoin de nous faire un dessin, rien qu’à la taille des objectifs, on voyait bien qu’ils se la « pétaient en grand ».

Puy-de-Chateauneuf-La-Bascule--8-.JPG

Ils n’ont pas eu un regard pour nous, nous aurions été transparentes que cela aurait été pareil. Au bout d’un moment ils nous ont fait l’aumône de leur précieux temps et nous ont laissé prendre quelques clichés, le temps pour eux d’échanger quelques propos ampoulés. Par ailleurs impossible d’accéder à la présentation de l’œuvre, le troisième larron en avait ostensiblement pris possession pour réaliser quelques croquis.

L’art à la portée de tous, c’est sûr que cela ne doit pas être leur profession de foi. Si vous avez eu l’occasion de voir le film (grinçant) de Bacri et Jaoui, « Le goût des autres », vous aurez un portrait exact de nos zozos, des « m’as-tu vu » insupportables, pédants, suffisants. Des individus comme on en rencontre trop dans le monde des arts !

Un peu écœurées, nous avons eu la chance de découvrir par la suite 3 autres œuvres dont 2 vraiment épatantes.

La première, intitulée « Vortex » met en scène un homme volant. Clin d’œil à Léonard de Vinci ? Pas sûr que ce soit ce que l’artiste ait voulu, mais le plus important n’est-il pas que chacun y voit ce qu’il ressent ?

Cascade-de-Quereuilh-Vortex--1-.JPG

Le vide, la Lumière, le scintillement de l’eau et ces filins d’acier donnent en tout cas un charme fou à la cascade de Quereuilh.

Cascade-de-Quereuilh-Vortex--12-.JPG

La dernière œuvre que nous avons découverte s’intitule « Duplication ». Installée en plein champ, elle est la copie conforme de l’église du village de Chastreix.

Chastreix-duplication--1-.JPG

Un modèle réduit que l’on peut découvrir dans l’alignement de sa grande sœur. C’est chouette, ça sent la bouse de vache, le pain chaud de la boulangerie et il n’y avait aucun gros objectif à l’horizon, juste des pékins lambdas comme nous venus là se faire plaisir !

Chastreix-duplication--4-.JPG

Nous, nous avons arrêté là notre périple land art mais si vous en avez l’occasion, encore vous faudra t’il vous dépêcher, ne les manquez pas. Il y en a pour tous les goûts.

Un petit tour sur Google en tapant : Horizons - Arts nature en Sancy et vous saurez tout.

Do

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:51

LA FETE AU BOUC

(« La fiesta del chivo », Ed. Alfaguara, Buenos Aires, 2 000)

 Mario VARGAS LLOSA

(Paris, Gallimard, 2 002)

la%20fete%20au%20bouc

 Urania Cabral, avocate new-yorkaise revient à Saint Domingue après 35 ans d’absence et de silence ; issue de la classe privilégiée du pays elle vient revoir son père (le sénateur Cabral), devenu sénile après une attaque, pour lui demander les raisons de son exil vers les Etats Unis. Elle découvrira elle-même les raisons de son départ.

A travers le destin d’Urania, nous remontons l’histoire de ce petit pays, celle d'une dictature ayant réellement existé, celle de Rafael Leonidas Trujillo, Généralissime de la République Dominicaine de 1930 à 1961, tyran dans une région qui ne manque pas d’hommes galonnés et tristement ubuesques (Pinochet, Stroessner, Videla, etc…,)

C'est une vraie leçon d'Histoire, romancée, certes, mais qui nous fait vivre de l'intérieur les horreurs qu’un tel homme peut faire subir à son peuple.

S’il était un film, le livre serait un montage parallèle, un enchevêtrement d’intrigues. Nous suivons les coulisses de la conjuration des quatre militaires qui attendent « le Bouc » pour l’assassiner. Chacun d’eux se souvient de la préparation de l’embuscade, et les différents points de vue se mêlent ainsi que les époques. Certains évènements sont d'ailleurs racontés plusieurs fois, vus selon des angles différents. Les points de vue d’Urania et de Trujillo sont également bien décrits.

La fête au bouc est une terrible autopsie d’une dictature.



Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature 2010.

 

 

 

 

 

LE PRENOM

 

Film français de Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte(2012)

 

 Le-prenom.jpg

 

Avec Patrick Bruel (Vincent), Charles Berling, (Pierre) Valérie Benguigui (Elisabeth), Guillaume de Tonquédec (Claude l’ami d’enfance), Judith El Zein (Anna), Françoise Fabian (la mère de Vincent et Elisabeth).

 

 

Vincent, cadre sup, la quarantaine, va être père pour la première fois. Alors qu’il est invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d'enfance. La conversation envolée et drôle tourne autour de la future naissance. Entre bonne humeur et bons mots, on attend Anna, sa femme toujours en retard. Quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

 

On rit d’un bout à l’autre du film, un peu jaune à la fin. C’est une belle leçon sur les rapports humains et un vrai moment de bonheur.

 

LA comédie à voir.

 

Bons moments à vous ...

Mi de Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 12:40

... ou formulé autrement, qu’est-ce que c’est ?

Voici un petit article sous forme de questionnaire pour vous permettre de découvrir l’Ariège sous un jour inattendu.

1.       Fred Vargas en met un en scène dans l’un de ses polars « Pars vite et reviens tard », le sien sévit à Paris, nous c’est à Massat que nous avons fait sa rencontre, qui est-ce ?                                                                                                              a : un dandy désargenté - b : un crieur publique – c : un sérial killer réhabilité.

2.     Ils sont plus vieux que les dinosaures et pourtant toujours vivants, quels sont ces organismes qui affectionnent les eaux thermales de préférence à température d’ébullition ? A Ax les Thermes ils sont répartis sur plus de 60 sites. Qui sont-ils ?                                         

     a : des reptiles apparentés au lézard – b : une plante tropicale répondant au nom de Caracéeum virtiligum – c : des bactéries

3.     Les vignerons les utilisent pour apprécier l’infestation des parasites dans leurs vignes, le village médiéval de Camon depuis 1995 a décidé de leur donner droit de cité entre ses murs, qu’est-ce ?                                                                               a : des plans de tomates – b : des élevages de coccinelles – c : des rosiers

4.     Il avait la barbe fleurie, nous a fait un coup en « vache » en inventant l’école et a traîné ses guêtres un peu partout. C’est … ?                                                             En plus il a signé son passage dans le village de Seix dont la vallée s’ouvre sur l’Espagne, qu’a-t-il donc fait ?                                                                                  a : il a fait livré toutes les filles nubiles à ces spadassins – b : il a fait affuté les épées de ses soldats sur la pierre des porches  - c : il a édicté une loi interdisant aux paysans d’emprunter les pistes de l’estive le temps de sécuriser la frontière

5.     Cette construction est un vrai délire de pierre, on la doit à un illuminé qui pendant son ministère a collecté pierres et cailloux pour habiller un bâtiment de béton destiné à l’origine à servir de lieu de regroupement pour des communes limitrophes et favoriser la cohésion sociale. Ce un chef d’œuvre de l’Art Brut est :                                                                                                                         a : La Maison Picassiette – b : Notre Dame de la Goutte – c : La Fabuloserie

6.     Non je ne divague pas, le département de l’Ariège s’honore de posséder un vrai Moaï sculpté et offert par des Pascuans qui comme leur nom l’indique étaient résidents de l’Île de Pâques. Où devrez-vous aller pour le découvrir de préférence fin juillet ?  

     a : Pamiers - b : Mirepoix - c : Tarascon sur Ariège - d : Castillon en Couserans                                                                             

Comme je me doute bien que si je vous demande de me répondre je n’aurai pas de retour, vous avez sans doute autre chose à faire en cette période estivale, voici les réponses en photos.

    1. réponse b, il y a une crieuse publique à Massat qui vous décharge de votre trop plein émotionnel chaque fois que vous le voulez.

      crieuse.JPG

        2. réponse c, les fontaines de Ax les thermes ont la particularité d’abriter des archéobactéries qui se présentent sous la formes de concrétions figées (filaments blanchâtres).

         

        Ax les thermes (2)3. réponse c, il y a 200 portes à Camon et autant de rosiers. Un régal pour les yeux qui ne coûtent pas bien cher, une idée à creuser*.

        Camon-2.JPG

        4. réponse b, ce bon vieux Charlemagne a fait affuter les épées de ses soudards sur les pierres d’une porte à Seix, les traces y sont fortement incrustées.

        pierre à faux

        5. réponse b, il s’agit de Notre Dame de la Goutte à Montardit, œuvre d’un prêtre illuminé, c’est très très kitch ! Faut aimer !

        chapelle-de-montardit.JPG

        6. réponse c, allez à Tarascon sur Ariège pendant le festival latino américain, vous y verrez ce moaï et vous ne serez pas déçu de l’ambiance.

          Tarascon-sur-Ariege--Moai-pascuan-.JPG

           

          * Mi de Paris (chronique littéraire du blog) a eu l’idée géniale de creuser de petits trous entre le goudron du trottoir et de son mur de façade, elle y a semé de petites graines de roses trémières, voilà une idée sympa mais qui vous demandera la complicité du cantonnier (nous nous n’en avons pas !) pour qu’il ne fasse pas d’excès de zèle !

          Do

           

           

           

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          4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 19:40

               Sachant que nous avons des ancêtres ardoisiers, c’est avec un grand intérêt que nous avons visité les anciennes mines d’ardoise d’Herbeumont-Bertrix, dans la province belge du Luxembourg.

               Mais au fait, qu’est-ce que l’ardoise, ou plus exactement le schiste ardoisier ? Je pourrais vous dire que c’est une roche sédimentaire silico-alumineuse à grains très fins, homogène, compacte et feuilletée... Mais pour être plus claire, l’ardoise est un mélange d’argile et de sable ayant acquis la particularité de se diviser en lames très minces sous l’influence de contraintes tectoniques bien particulières… Long séjour sous la mer qui recouvrait alors toute la région des Ardennes (et plus !) puis brusque élévation à l’ère primaire lors du plissement hercynien qui a vu émerger des sommets à plus de 3000 mètres ! Voilà pour la partie géologie. Je fais soft… 3.JPG

               La mine de la « Morépire », - ce nom signifie « pierre noire »-, a été exploitée durant près d’un siècle, jusqu’en 1976, et ce n’est qu’en 1997 que les propriétaires y ont ouvert un musée en hommage au travail remarquable accompli par les « scailtons », comme on appelle là-bas les mineurs ardoisiers. Pas moins de 8000 m3 de galeries serpentant sous la terre ! Dans ce gisement incliné à 45°, l’exploitation s’est faite de bas en haut. Une fois détachés à l’explosif, les blocs de plus de 150kg, parfois jusque 320kg, étaient transportés à dos d’homme, remontés par wagon (prononcez « ouagon », s’il vous plaît) jusqu’en surface et, immédiatement débités, encore humides, en ardoises de 3 à 4 mm d’épaisseur… Seul un faible pourcentage de blocs était exploitable –environ 10%- et qu’il y avait beaucoup de déchets.

          2.JPGLa visite permet de descendre à 25 mètres sous terre ; mais la mine a également été exploitée à -45 et -60 mètres. Vertigineux ! La température y est en toute saison de 15° et il y règne une forte humidité nécessaire à la conservation de ce matériau. Avant sa réhabilitation en musée, la mine a d’ailleurs été complètement noyée et un pompage permanent est nécessaire pour éviter la montée des eaux. (Ouf !)

               L’ardoise étant un matériau coupant, pour la visite, le casque est obligatoire (en plus, ça fait plus « vrai » !)… 1Nous voilà dans l’ambiance pour descendre... Pas de guide, mais un audio guidage en trois langues très bien fait, diffusé par des bornes disséminées tout au long du parcours, permet de tout apprendre des techniques d’extraction et des conditions de travail des ouvriers. Nous découvrons un passé industriel glorieux totalement tombé dans l’oubli. Il n’y a pas d’émanation de gaz dans les mines d’ardoises, pas de « coup de grisou » mortel. Beaucoup moins médiatique que dans les mines de charbon, le travail des ardoisiers n’en est pas moins pénible et dangereux. On profitait peu de sa retraite, quand on avait été scailtons. On ne mourait pas de silicose, mais les poumons étaient touchés pareillement par la schistose, due à la poussière de schiste qui s’était infiltrée insidieusement pendant des années. Toujours voûtés, transportant souvent de lourdes charges, les hommes souffraient de graves problèmes de dos. Ne voyant quasiment jamais la lumière du jour, travaillant à la faible lueur des lampes à carbure, la vue était elle aussi touchée. Dans les sites d’exploitation souvent situés loin des villages, les ouvriers étaient coupés de leur famille…

           

               Vers 1860, notre arrière grand-père, Jules Longville, a quitté Herbeumont pour venir s’installer à Paris. A-t-il refusé le destin d’ardoisier auquel il était certainement promis ? On le comprend… A Paris, il sera sommelier (plus cool, non ?).

          -Petite aparté : bon sang, mais c’est bien sûr ! Voilà d’où Do tient sa passion des grands crus !...-

               Voilà. Si vous allez faire un tour dans les Ardennes belges (et ça vaut le coup, vraiment !) ne ratez pas « Au cœur de l’ardoise », vous ne serez pas déçu. Et pour plus de renseignements, allez donc sur leur site :

           www.aucoeurdelardoise.be

          Cela vous permettra de préparer la visite !

          Fredo

           

           

            

           

           

           

           

           

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          12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 16:57

          Un tout petit article pour vous dire de jeter un œil, en bas, à droite de notre blog… Trois liens ont été ajoutés… Ne manquez pas d’aller y faire un tour…

          Sur le premier, « un auteur en Guyane », Joël Roy, mon beau-frère, unique et préféré, perdu et retrouvé, vous fera découvrir de nombreux aspects méconnus d’un de nos territoires d’Outremer... Instructif, édifiant !

          Liberté, Egalité, Fraternité ??? C’est à voir ! http://un-auteur-en-guyane.over-blog.com/matoutou

           

          Si vous aimez marcher, en cliquant sur le second lien, vous trouverez, grâce à Gilbert Jullien, une mine d’idées pour renouveler vos randonnées, et pas seulement dans les Pyrénées Orientales !

          http://gilbertjullien.kazeo.com/

           

           

           

          Quant au dernier lien, il vous mènera sur le site de « Lulu.com », site d’autoédition où toutes nos publications ont été regroupées. Un petit nouveau y figure : El Refugi. Ce « bébé » dormait dans le placard depuis 2007. Sa création est donc antérieure à ceux que vous connaissez déjà, tels que « Blessures de Vie » (d’abord édité sur ILV.com) et « L’école est finie ». Dans l’attente de trouver un éditeur, un vrai (un jour, peut-être…), j’ai donc décidé de tout rapatrier sous le même toit, celui qui, à ce jour, me parait le plus sérieux. Un site américain, je sais… Nobody’s perfect !

           

          http://www.lulu.com/spotlight/longville

          Frédo

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          7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:47

          Sur que Charles a dû nous maudire pour l’avoir entraîné sur les sentiers audois !

          Nous espérons qu’il n’a pas regretté son séjour chez nous mais que voulez-vous lui comme nous étions tentés par une redécouverte des châteaux cathares !

          Nous les avions visités séparément il y a bien des années. Evidemment je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ! A l’époque la visite était GRATUITE, les ruines n’étaient pas « sécurisées » et on les atteignait au terme de grimpettes plus ou moins éprouvantes, c’est peu dire que nous étions cramoisies en atteignant Montségur à l’époque de notre jeunesse triomphante.

          Aujourd’hui, mis à part Padern, tous les sites sont payants, on nous rétorquera qu’ils ont été sécurisés et restaurés !

          Plus ou moins !

          DSCN6026.JPG

           

          Quéribus est sans aucun doute celui qui a le plus évolué. Superbe et ramassé sur la crête rocheuse il a vraiment fière allure et le sentier d’approche est somme toute convenable. Charles ne démentira pas.

          En ce qui concerne Puylaurens et Montségur, explorés l’an passé, il ne pourra confirmer que si les chemins qui y mènent sont pentus, ils restent corrects, mais je suis certaine qu’il sera d’accord avec nous si je vous affirme qu’aller à Peyrepertuse relève toujours de l’exploit.

          Déjà, c’est assez décourageant que de commencer une grimpette en descente.

          En plus, il est hors de question de regarder plus loin que le bout de ses godillots. Le sol est inégal, caillouteux, rocailleux, gadouilleux (lorsque c’est horizontal) et toujours glissant.

          DSCN6082.JPG

          Pour atteindre la première enceinte, il est nécessaire d’avoir la jambe leste et le mollet d’acier car les dénivelés sont inégaux et importants.

          Inutile d’insister donc sur le fait que découvrir Peyrepertuse est impossible à toute personne handicapée et que les parents de jeunes enfants ont intérêt à prévoir le harnais.

          P1030899.JPG

          Franchement puisque c’est payant, nous nous attendions à découvrir quelques  aménagements « de confort ». Une ou deux mains courantes, des passages bétonnés pour niveler le terrain ne serait-ce que pour montrer que l’on respecte le visiteur, auraient été les bienvenus !

          Evidemment vous me rétorquerez que leurs constructeurs se sont bien coltinés tout le matériel et bien ce n’est pas une raison !

           

          En tout cas, ces châteaux ont été les témoins de ce que l’intolérance, le rejet de l’autre a pu produire d’odieux, je veux parler (encore une fois) de l’Inquisition.

          Dans l'histoire, il est possible de distinguer trois Inquisitions, l’inquisition médiévale, l’inquisition espagnole et portugaise, l’inquisition romaine rebaptisée Sacrée Congrégation du St Office en … 1909, quand même !!!

          Les hérésies véhiculées par les Pèlerinages, se sont généralement répandues sur les routes en dehors des paroisses, comme la Peste aux yeux des Pouvoirs. Si le champ de l’hérésie s’est élargi entre autre à la sorcellerie, à la chasse aux homosexuels (ce n’était pas une innovation du IIIe Reich), c’est la lutte contre l’émergence d’une Spiritualité en marge de la religion catholique  qui a donné à l’Inquisition sa raison d’être. Mais il serait faux de penser que la chasse aux hérésies n’était que le fait du pouvoir religieux, les « Princes » qui se voulaient de droit divin ont pris une part active à l’éradication des hérétiques !

          C’est contre le Catharisme, hérésie la plus répandue, qui s’est majoritairement focalisée la répression. Les cas de prêtres optant pour le camp des « Bons Hommes » incita très vite la Papauté à réagir. A partir de 1198, des actions pour freiner l’hérésie furent commanditées, les premiers inquisiteurs, qui n’en portaient pas encore le nom, étaient à l’œuvre. C’est pour obtenir un maximum d’efficacité que l’Eglise et les Etats imaginèrent une structure spécialement dévolue à cette chasse à l’Hérésie.

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          En ce qui concerne le catharisme, il fut combattu par la Croisade dite « contre les Albigeois », qui débuta en 1207. Nous en avons tous au moins mémorisé le fait marquant, le siège de Montségur ! Il serait faux pourtant de croire que seul ce château vécut des moments d’Horreur et que le Catharisme n’a touché que le sud de la France. Comme nous le racontons sur le blog dans un article intitulé Montségur et paru le 4 novembre 2011, le catharisme était répandu sur toute l’Europe. Vérone en Italie connut des exécutions massives. Le dernier cathare périt en 1328. Si l’on compte bien cela représente 120 ans de persécutions !

          Le nombre d’humains persécutés, livrés au bûcher est impressionnant. A titre indicatif sur une plaque commémorative à Séville, on peut lire « en 1481 a commencé en ce lieu le Saint Office de l'Inquisition contre les hérétiques judaïsants, pour l'exaltation de la foi. Par lui, depuis l'expulsion des juifs et des Sarrasins jusqu'en l'année 1524 … plus de vingt mille hérétiques ont abjuré leurs criminelles erreurs, et plus de mille obstinés dans l'hérésie ont été livrés aux flammes, après avoir été jugés conformément au droit ».

          L’Inquisition fut responsable au fil des siècles d’un véritable génocide a tel point que, sans doute l’ignorez-vous mais en 2000, l’Eglise catholique a offert sa « repentance » officielle contre les excès de l’Inquisition (rappelons-nous comme je le citais plus haut qu’en 1909, même débaptisée, cette institution sévissait encore ! Elle m’étonne cette tendance qui veut que de nos jours les états, les institutions … présentent leurs « excuses » pour des crimes (faits de guerre, génocides etc.) qui ont été commis en conscience par le passé alors que l’on continue à écraser, mépriser, tuer à petit feu des peuples que l’on pense nos inférieurs … Cliquez donc sur le lien suivant

          http://un-auteur-en-guyane.over-blog.com/article-suicides-en-masse-chez-les-amérindiens-4eme-partie-104470671.html

          vous verrez le triste sort réservé aux Amérindiens de Guyane (c'est la France) leur présentera-t’on nos excuses lorsqu’ils auront presque tous disparus ?

           

           

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          Si l’Inquisition fut un temps le fait de la Papauté, il faut aussi savoir que du XIIIe au XVe siècle, les souverains l’utilisèrent pour se débarrasser de personnages gênants. Je ne m’étendrais pas sur l’Inquisition espagnole dont la puissance a perduré jusqu’en 1808 mais là-bas comme en France (et ailleurs en Europe) ce qu’il est important d’entendre c’est que sous couvert de prêcher la bonne parole des millions de personnes furent exécutées simplement parce qu’elles dérangeaient et ne pensaient pas comme les pouvoirs en place l’entendaient.

          C’est vrai que de nos jours tout cela nous semble barbare mais sommes nous certains que les choses ont vraiment changé ?

          Les châteaux cathares devraient devenir l’emblème de cette lutte qu’il convient de mener encore pour que le respect du droit à la différence, de penser autrement soit établi. Les chasses aux sorcières que nos régions de France ont connues par le passé sont tues et si par malheur certains les évoquent, il est palpable que cela dérange tout comme on refuse de nommer ainsi celles qui à notre époque ont pris le relai.

          Do

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          6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:44
          TRILOGIE BERLINOISE
          (« March Violets », Ed. Viking, Londres, 1989)
          (3 volumes, Ed. du Masque, 1990 à 1995 ; réédition Livre de poche, 2008)
          Philip KERR
          trilogie.jpg 
          « L'été de cristal », « La pâle figure » et « Un requiem allemand » ont été publiés pour la première fois entre 1990 et 1995. Ils sont réédités aujourd’hui en un volume en livre de poche. Si, comme moi vous avez raté la première édition, saisissez l’occasion.
          Avec pour toile de fond le IIIème Reich (de 1936 à 1947), polar et roman historique, bien écrit, avec ce qu’il faut d’humour, cette trilogie, sorte de « Millenium » allemand a tout pour plaire ; ceux qui sont tombés dans la trilogie suédoise pour en ressortir trois semaines plus tard me comprendront : on ne peut la lâcher.
          Bernhard Gunther, Bernie pour les intimes, ex-commissaire de la police berlinoise, devenu un privé après 1933, est un homme solitaire, lucide et désabusé.
          Quand un riche industriel lui confie l’enquête sur la mort de sa fille, celle-ci le conduit au cœur du système nazi. Avec Bernie, on parcourt Berlin, de la Friedrichstrasse au Kürfürstendamm, de Schöneberg au Kreuzberg ; Berlin où chacun voit sa ville, son pays changer, jeux de pouvoir, compromissions, la vie quotidienne devenir chaque jour plus difficile. L’ambiance est extrêmement bien rendue et séduira autant les amoureux d’Histoire que ceux de polars.
          Prix des lecteurs (livre de poche) Policiers 2010
           
           
          TÊTE DE TURC
          (« Ganz unten », Verlag Kiepenheuer & Witsch, Cologne, 1985)
          Günter WALLRAFF
          tete-de-turc.jpg
          (Ed. La Découverte, Paris, 1986)
           
            Le livre a plus de 25 ans, il est toujours d’actualité.
            Le titre a évidemment ici plusieurs sens et l’expression « populaire » de « tête de turc » y prend toute sa dimension tragique.
            Dans sa belle préface, Gilles Perrault rappelle quelques vérités d’hier et d’aujourd’hui : « On pourrait croire que le développement de l’information a réduit à rien les terrae incognitae de nos sociétés : c’est l’inverse ». 
          Walraff, dit Perrault, pratique un journalisme vertical.
            Pendant deux ans il devient Ali le turc et subit les discriminations, les brimades, lot quotidien des immigrés. Prêts à faire n’importe quoi, dans n’importe quelle condition, voilà leur réalité, parions que rien n’a changé.
            McDonald’s (édifiant, je recommande à ceux qui aiment les Big Mac !), bâtiment, OS, cobaye pour industrie pharmaceutique, les boulots les plus durs, les plus dangereux, les moins considérés c’est pour lui ! Tous ces travaux sont exercés au mépris des plus élémentaires règles de sécurité (pour les immigrés, et non pour les ouvriers allemands) sans parler du mépris le plus total pour les individus.
            Le dégoût, la révolte vous serre au ventre à chaque page. C’est douloureux, très douloureux.  
            Son livre, devenu un best seller, a ébranlé la société allemande qui s’est retrouvée confrontée à son « racisme ordinaire ».
           
            Günter Wallraff (né en 1942) est un journaliste d'investigation allemand ; il s’est fait connaître en Allemagne par une méthode d'enquête basée sur l'expérience personnelle, au cours d'une infiltration dans l'environnement proche de la cible du reportage. Adoptant à chaque fois une identité fictive et donc non reconnaissable comme journaliste, il écrit des livres dénonçant certaines situations sociales, impliquant un regard différent sur la société.
          
          
          
          LA LIGNE VERTE
           
          ligne-verte.jpg
           
          Film américain (The Green Mile, réal. Frank Darabont, 1999 - 3h) adapté du roman éponyme de Stephen King
           
          ********
          Paru en six épisodes mensuels (à la manière des feuilletons du 19ème siècle) et publiée simultanément dans plusieurs pays,  plusieurs langues entre mars et septembre 1996, le roman « la ligne verte » a été adapté par le réalisateur Frank Darabont en collaboration avec S. King.
          Avec « Dolorès Claiborne » une des meilleures adaptations au cinéma d’un livre de S. King
           
          ********
           
          Nous sommes en 1932 dans le bloc E (celui des condamnés à mort) du pénitencier de l’État de Louisiane. Au bout du couloir :
           la ligne verte,
          vous la passez, vous êtes mort.
          Tom Hanks est le gardien-chef Paul Edgecomb, juste et humain il est respecté par ses collègues, sa hiérarchie et les  prisonniers, seul Percy sait jouer de sa perversité envers les prisonniers ; arrive, John Coffey (interprété par Michael Clarke Duncan), un géant noir dont la douceur et la personnalité tranchent avec les meurtres horribles dont on l’accuse. Et puis il y a Mister Jingles, une drôle de petite souris, qui trottine et met un brin d’humanité dans cet environnement carcéral, bientôt adoptée par un condamné à mort, elle est chez elle.
          Et petit à petit, tout va de travers dans le bloc E.
          Je ne vous en dirais pas plus sur ce film bouleversant,
          vous devrez le voir ;
          Il y a de l’émotion, de l’humour, des scènes difficiles.
          J’ajoute que tous les acteurs sont épatants (y compris Mister Jingles).
           
           
          Mi de Paris
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
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          12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:26

           

                                                                 AUX YEUX DE TOUS

           

          Aux-yeux-de-tous.jpg 

           

          Film français de Cédric Jimenez avec Olivier Barthelemy, Mélanie Doutey (1 h 25)

           

           

           

          *******

           

          Un hacker (« anonymous » ?) a piraté toutes les caméras de Paris et quand un attentat meurtrier se produit Gare d’Austerlitz, il décide d’aller à l’encontre de la version officielle du gouvernement (en période électorale !) et de rechercher la vérité. Il la découvre et une tout autre réalité se présente à lui et l’oblige à agir.

           

            Il y a du nerf, de l’originalité et de l’audace dans ce premier film (petits moyens) entièrement composé d’images de vidéosurveillance et de webcams. C’est une nouvelle écriture cinématographique ; en sortant on s’interroge sur ce « Big Brother » qui s’installe dans notre pays sous couvert de sécurité. Bien entendu ici, la « cause » est louable mais …… bien sûr j’ai (très) mauvais esprit. Entre les caméras, les ordinateurs, les puces électroniques, etc… c’est un peu de notre LIBERTÉ qui part en lambeaux avec le consentement d’une majorité silencieuse.

           

            Sans être un chef d’œuvre, on passe un bon moment. C’est déjà pas mal.

           

           

           

          « Aux yeux de tous » a été nominé au Festival international du Film Policier de Beaune 2012

           

           

           

           

           

           

           

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