Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:13
Aragon-Navarre, édition spéciale, Huesc'Arts

Lorsque nous avons découvert Huesca, de prime abord nous fûmes déçus surtout par une absence de vie peu habituelle en ce pays. Le patrimoine bâti, selon l’expression consacrée, est beau, il est aisé de le découvrir en suivant un itinéraire matérialisé par des panneaux didactiques retraçant l’histoire de la ville et son évolution.

Ville romaine, place-forte musulmane, capitale de l’Aragon après la reconquête, la ville fut le théâtre de heurts sanglants en 1837 lors de la première guerre carliste (genre guerre de succession). Quasiment 100 ans plus tard, tombée sous le joug des troupes franquistes, elle fut de nouveau ensanglantée.

Aragon-Navarre, édition spéciale, Huesc'Arts

La fondation « Ramon y Katia Acin » tout en retraçant et préservant l’oeuvre de ces 2 artistes, s’est donnée pour but de rappeler aux générations actuelles la mémoire et les valeurs qui ont marqué les générations contemporaines de cette époque tourmentée.

Humaniste, pédagogue, Ramon Acin s’est battu pour défendre la liberté de penser, d’agir, « la mort de l’intelligence facilite l’esclavage » disait-il ! Développer raison et entendement, favoriser l’accès à la culture seule source de liberté pour « une classe laborieuse maltraitée » fit de lui l’homme à abattre !

caricatures de Ramon Acin
caricatures de Ramon Acin

En ce qui me concerne, j’ai assez vite trouvé un fil conducteur à cette visite de ville en découvrant sur un mur aveugle une gigantesque peinture murale.

L'Oeil Fratelli Moca
L'Oeil Fratelli Moca

Quelle symbolique y voir ? Je n’en sais guère plus aujourd’hui, il faudrait chercher !

Je suis juste en mesure de vous apprendre qu’elle est la réalisation d’un artiste de rue Fratelli Moca et s’inscrit dans le cadre d’un projet fédérateur voulu par la municipalité de la ville afin de revitaliser le centre historique de Huesca.

Le cœur historique a été divisé en secteurs, chaque secteur a fait l’objet d’études débouchant sur la mise en exergue d’une problématique : friches industrielles à réhabiliter, chantiers de restauration de bâtiments à envisager, espaces murales à habiller … si vous voulez voir ce que cela donne, clic !

https://youtu.be/GnGFvqUaUk0

Aragon-Navarre, édition spéciale, Huesc'Arts

Une association a vu le jour, Re-Gen, et fédère tous les acteurs de cette reconquête du centre ville. Voisins, entreprises, commerces, communauté gitane, écoles ... chacun participe et est informé via un site Web ouvert à tous, des actions en cours, des besoins en matériels, des idées ! Les initiatives sont collectives mais chacun peut donner à l'entreprise un cachet qui lui est personnel.

Belle dame, Bhurton
Belle dame, Bhurton

Ventes de T-Shirts, récupération, détournement d’objets, tout est bon pour recréer un cadre de vie inédit et que chacun peut s’approprier puisqu’il a œuvré à sa création.

Des artistes ont offert leur concours et certaines façades sont devenues leurs lieux d’expression transformant certaines artères en musée de plein air.

Bhurton, Girafe à sa fenêtre
Bhurton, Girafe à sa fenêtre

Il en est un qui m’a tapé dans l’œil, Edward Bhurton !

La femme à la fenêtre, La girafe …

Bhurton, que la lumière soit !
Bhurton, que la lumière soit !

… l’enfant à l’ampoule

C’est inventif, il y a de la profondeur, de la lumière et une maîtrise du geste phénoménale surtout si l’on sait qu’il peint à la bombe (300 sprays en moyenne pour un tableau) !

Aire de repos sur une ancienne friche
Aire de repos sur une ancienne friche

Voilà, finalement c’est facile de bouger !

Il faut juste se dire que c’est possible et cesser de procrastiner en se trouvant des tas de mauvaises raisons pour ne pas bouger. J’imagine bien que certains, parmi les inventeurs du concept, auraient pu se dire que d’autres qu’eux en récupéreraient le mérite (nous avons bien connu ça à propos d’une opération nettoyage que nous voulions voir démarrer sur le village) pourtant ils l’ont fait, la municipalité de Huesca les a soutenus, d’autres se sont engouffrés dans la brèche et ça marche !

D’autres chantiers sont en cours d’élaboration et nul doute que ce n’est pas près de finir !

Et si on copiait sur Huesca ?

Do

Partager cet article
Repost0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 17:08

Nous qui croyions bien connaître la Vendée, n'en finissons pas de la découvrir et ce dernier séjour n'a pas dérogé à la règle et comme le temps n'était pas vraiment propice à la balade, encore avons nous réussi à chausser nos godillots pour randonner autour du sanctuaire de la Salette, toutes nos découvertes ont été culturelles.

Gaston Chaissac en Vendée

Christiane et Vincent sont d'excellents organisateurs en compagnie de qui nous avons découvert un peintre atypique, Gaston Chaissac, puis tout appris sur l'histoire des guerres de Vendée avant d'arpenter le charmant village de Clisson !

Mais revenons à Gaston Chaissac !

Bourguignon, fils de cordonnier, Gaston est né en 1910, l'année de la comète de Halley ! Faut-il d'ailleurs voir un lien entre cette lumineuse présence et l'étrange personnalité de cet artiste ?

En 1937, alors qu'il travaille à Paris et a découvert la peinture, il rencontre Otto Freundlich qui le pousse à persévérer ce qui l'amène à exposer à Paris pour la première fois en 1938 où il est remarqué par Delaunay.

Dordogne, Provence, Paris, Gaston Chaissac peint, invente un alphabet pictural, un style qui lui sont propres. Ces « à-plats » aux contours cernés de noirs, ces petits bonhommes aux corps très schématiques, sont vraiment la signature de Chaissac.

La porte du placard de la classe
La porte du placard de la classe

En 1943, il rejoint sa femme enseignante et nommée en Vendée. En 1948 ils s'installent à Sainte Florence de l'Oie ! Il ne cesse de peindre et écrit, ce sont au total plus de 30 000 lettres qui partiront à destination de personnalités parfois, d'inconnus surtout, des habitants de Sainte Florence de l'Oie notamment … habitants qui le méprisent, ne le comprennent pas, le prennent pour un fou !

Grand ami de Dubuffet, précurseur du Land-Art, il utilise tout ce qu'il trouve pour s'exprimer. De quoi imaginer qu'il y a encore au creux des taillis et des chemins, des pierres peintes qui n'attendent qu'à être découvertes !

Apprécié de Delaunay, Queneau, Doisneau il faudra attendre sa mort pour que son oeuvre soit intégrée à l'Art Moderne.

Art Brut
Art Brut

L'espace Gaston Chaissac est installé dans l'école où il vécut avec sa famille à Sainte Florence de l'Oie, une école qui possède les seules toilettes de France (et du Monde sans doute) classées monument historique, Gaston Chaissac nous ayant livré là ce que l'on pourrait qualifier aujourd'hui de tag !

Toilettes !
Toilettes !

Dans la salle de classe une scénographie conçue par Xavier de Richemont a été mise en place pour nous permettre de découvrir le monde de Chaissac : la « Boîte Bleue ».

Cette Boîte Bleue fait référence à une boîte de sucre Béghin où sur laquelle Chaissac avait délivré un de ses fameux messages !

Poussons la porte du placard !
Poussons la porte du placard !

La boîte à sucre de Ste Florence nous offre un voyage au pays de Chaissac en 6 espaces. Le visiteur y pénêtre par ce qui fut la porte du placard de la classe, une porte peinte par l'artiste, une surprise vraiment totale. Nous nous retrouvons dans un placard au milieu des vêtements et accessoires de l'artiste. Tout y est, papier peint, ampoule à incandescence, odeur … une manière comme une autre de s'imprégner de la personnalité du peintre.

L'immersion dans un monde bizarre continue et l'on perçoit bien le mal être de cet homme, incompris et en quête de reconnaissance qui déposait ses missives souvent par l'intermédiaire des persiennes des maisons !

Par contre il y a quand même des « trucs » dont la signification m'a complètement échappée. Ainsi, que voyez-vous sur cette photo ?

Gaston Chaissac en Vendée

Bon, je vous aide, il s'agit de la Vendée tracée autour d'une bouse !

Bizarre !

Alors que penser de Chaissac ? Est-ce que j'aime ou pas ? Qui est-il ?

Voilà en quelques lignes ce qu'il dit de lui. Une piste pour le comprendre !

« Je ne me dis pas artiste, je ne me dis pas poète mais je me sens artiste, je me sens poète parfois … je me sens traceur de pistes, guide et je me sens surtout le spectateur d'une pièce où tous les hommes et tout ce qui existe sur la Terre jouent un rôle … je me sens TOUT ! »

Do

Partager cet article
Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 16:55

Préambule

Art plastique (art pictural, sculpture), art brut, land art, mail art … globalement nous sommes friandes de tout ce qui peut être proposé à notre curiosité, néanmoins nous revendiquons différentes façons de découvrir et d'apprécier ce qui nous est donné à voir. De par ma formation et parce que j'ai été jusqu'à la mutation maître relais en art plastique en région parisienne, j'ai pris l'habitude de parcourir les manifestations artistiques un peu comme les enfants que j'ai eu à former. Je pense qu'il n'y avait pas une bonne ou une mauvaise manière de découvrir une exposition, un musée, un château …

Vivre l'expérience en étant le plus disponible possible à ce qui nous est proposé me semble la condition essentielle pour profiter de l'instant.

Du coup, comme le professe Daniel Pennac (Comme un roman aux éditions Gallimard) dans une exposition, nous nous autorisons le droit de grappiller, pour tirer profit (profiter) des richesses exposées. Ce n'est donc, à mon sens qu'après coup que l'on peut savoir si l'expérience a été enrichissante et que l'on peut dire si l'on a aimé, ou non !

Aux enfants je proposais souvent un livret de découverte que j'avais au préalable réalisé à leur intention. Ce livret n'était pas un carcan qui leur imposait telle ou telle forme de visite, c'était plutôt un support qui leur offrait une vision globale de ce qu'ils allaient découvrir et qui leur permettrait ensuite de fixer leurs ressentis. Sans doute est-ce pour la même raison que nous récupérons toujours une foule de documents lors de nos visites.

Puy du Chambourguet Sancy
Puy du Chambourguet Sancy

En ce qui nous concerne nous avons vécu à peu de temps d'intervalle trois expériences passionnantes. La première fois ce fut lors d'une randonnée dont le but avoué était une bonne cueillette de champignons mais cela fera l'objet d'un prochain article.

Les deux autres découvertes artistiques ont eu lieu lors de notre virée dans le Nôrd et sont aux antipodes l'une de l'autre, l'une dans un musée et l'autre en pleine nature !

Musée des Arts Premiers, jardins
Musée des Arts Premiers, jardins

Si je ne peux nier avoir préféré la seconde plus conforme à mes aspirations, l'autre a suscité de nombreux questionnements.

Redescendant de Paris, nous avons fait halte dans la région du Sancy pour nous régaler des Rencontres « Horizons, Arts Nature », comme cela avait déjà été le cas par le passé. Cette année nous avions sélectionné 3 sites pour ce qu'ils offraient à voir mais aussi parce qu'ils permettaient de belles balades : une tourbière, un puy volcanique, un tour de lac bucolique.

Lac de Bourdouze, pappus lactés
Lac de Bourdouze, pappus lactés

Le lac de Bourdouze et ses Pappus lactés fut notre première halte. Inspirée par un conte d'Auvergne, le bon géant qui aimait les fleurs, l'artiste a peuplé un champ d'aigrettes de pissenlits géantes au milieu desquelles déambulent visiteurs et bovins.

Pappus, détail
Pappus, détail

Un coup de cœur que ces fleurs faites de bouteilles de lait et qui culminent à presque 5 mètres de haut et nous font sentir lilliputiens. L'idée est marrante et l'ensemble s'intègre parfaitement dans le site et rehaussent même les teintes que la Nature a posé au cœur de la tourbière.

Zone de turbulences
Zone de turbulences

Notre seconde découverte se fit au terme d'une grimpette au puy de Chambourguet, voisin du Sancy. A l'intérieur de l'ancien cratère, faite de planches de bois récupérées dans les scieries du département, gît une carcasse d'Airbus explosée.

Si l'artiste a voulu suggérer que progrès techniques et scientifiques nous mènent peut-être droit dans le mur et nous amener à réfléchir à nos propres limites, chacun est libre d'y voir ce qu'il veut ! Zone de turbulences, un titre bien vu pour cette œuvre qui annonce à plus d'un titre la couleur car de là-haut le panorama qui se dévoile sur 360° est à couper le souffle !

Lac de Gayme
Lac de Gayme

Comme il nous restait un peu de temps nous avons fini la journée au bord du lac de Gayme pour découvrir une création intitulée Walden Raft !

Sympa, sans plus, car si le visiteur est sensé pouvoir se fondre dans le décor en pilotant cette maison radeau, encore faudrait-il pouvoir y accéder !

La fragilité de l’œuvre, incapable sans doute de résister aux ardeurs des nombreux visiteurs, la cantonne maintenant à quelques encablures du bord. Une frustration pour qui se prépare à faire l'expérience d'un cocon flottant !

Si cette manifestation vous intéresse, 3 clics pour découvrir les œuvres dont je viens de vous parler tout en sachant qu'il y en a 8 autres tout aussi étonnantes.

https://www.youtube.com/watch?v=J6DbLDDFNrc

https://www.youtube.com/watch?t=46&v=eovinBPGGsk

https://www.youtube.com/watch?v=dI_b4p3El3I

De l'Art, encore de l'Art !

Je finirai cet article avec notre découverte du Musée des Arts Premiers, quai Branly à Paris. Venus pour découvrir une exposition intitulée l'Inca et le conquistador et consacrée à Pizarro et Atahualpa, nous avons vite quitté les lieux pour partir à la découverte des collections permanentes. Trop de monde pour une exposition qui ne pouvait se lire que selon un sens prédéfini. Résultat, des pékins massés devant vitrines et affichages et l'impossibilité, en tout cas pour nous, de ressentir une quelconque émotion, pas de Liberté dans la découverte.

Cercueils
Cercueils

Les autres collections (Océanie, Papouasie, Amazonie, Amériques) nous ont par contre beaucoup parlé et interpellé après coup. En visionnant les photos que nous avons faites, nous avons découvert que la grande majorité des objets étaient en lien avec la mort.

Statuette support pour jeter des sorts
Statuette support pour jeter des sorts

Possession et sorts, cultes des défunts, rituels funéraires, armes ... une immersion dans une autre dimension qui surprend un peu d'autant que l'ensemble des salles est relativement plongé dans la pénombre.

De l'Art, encore de l'Art !

Si nous n'avons pas réussi de l'espace intérieur du Musée à gagner la façade végétalisée, nous avons par contre déambulé avec plaisir dans les jardins extérieurs.

Parfaitement conçus et aménagés pour se remettre (en ce qui nous concerne en tout cas) des perturbations ressenties au sein de cet espace fermé qu'est le Musée, investir ces jardins plantés d'espèces peu exigeantes en soin et acoutumées au climat parisien, pourvus de transats, poufs nous a permis de récupérer des effets de la climatisation qui n'est vraiment pas notre amie !

Quel bonheur de découvrir différentes installations culturelles au milieu des prêles, bambous, euphorbes, magnolia ...

N'attendant rien de particulier de cette visite, nous en retirons la satisfaction d'avoir découvert un lieu que nous ne connaissions pas où les contrastes sont de mises et la certitude que la Nature est le plus beau musée qui soit.

Du positif donc !

Do

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 20:02

 

Parce que nous piaffions dans notre bergerie nous nous sommes offertes une escapade d'une petite dizaine de jours vers d'autres cieux.

Cap au Nord ? Au sud ? A l'est ou à l'ouest ?

Un indice pour vous aider à vous faire une idée de la direction suivie avec ce cliché de notre première halte.

Palais-Ideal-1.JPG

 

Cela vous parle t'il ?

Précision, nous n'avons pas eu à prendre l'avion pour atteindre notre but, alors si vous avez pensé à Angkor, vous n'y êtes pas du tout !

Nous avons visé la ligne bleue des Vosges et gagné le sillon rhénan avec un premier arrêt à Hauterives pour y découvrir le Palais Idéal du facteur Cheval.

Palais-Ideal-2.JPG

Génial !

En 1879, Ferdinand Cheval, facteur de son état, butte au cours de sa tournée (d'une petite trentaine de kilomètres tout terrain) sur une pierre bizarre ! Et c'est parti pour l'aventure de sa vie.

En 33 ans, il réalise, sans plan, avec juste quelques croquis jetés sans chichi sur le papier son palais idéal.

croquis.JPG

Les cartes postales viennent de faire leur apparition, elles remplissent la sacoche du Facteur qui découvre par ce biais, l’Égypte, l'Asie dont il va largement s'inspirer pour son « chef d’œuvre ». En 1912, la dernière pierre posée, Ferdinand s'attaque à la construction de son tombeau. Terminé en 1922, Ferdinand tire sa révérence deux ans plus tard à l'âge respectable de 88 ans !

Majoritairement ses contemporains n'ont rien compris à son génie et il faudra attendre 1969 pour que Malraux arrive à faire classer monument historique, au terme d'un difficile combat, le Palais Idéal. Œuvre d'un rustre, selon le qualificatif des « bien pensants » des années 70, ce palais a inspiré de nombreux artistes : Breton, Picasso, Tingueli, Ernst, Dubuffet, Niki de Saint-Phalle. Ferdinand Cheval a été leur muse, il a donné ses lettres de noblesse à l'art brut.

Palais-Ideal-3.JPG

Nous avons à la suite de tous ceux qui se sont régalés en déambulant dans cet univers de rêve, ajouté nos noms à une liste impressionnantes d'inconditionnels dont Jeanne Moreau et je suis sortie de là en me prenant à regretter, pour la première fois depuis 2007, de ne plus avoir d'élèves à qui faire découvrir cet endroit merveilleux. Mince alors !

Nous sommes reparties de là enchantées avec en prime un autre but de balade, le Jardins des Tarots de Niki de Saint-Phalle en … Toscane ! Sacrée Nana !

Nana-de-Niki.JPG

Pour en avoir un aperçu du jardin des Tarots, clic !http://www.nikidesaintphalle.com/frenchFrameset.html

 

Do

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:35

P1030450.JPG

 

 

Mais si, ça bouge, à St Génis des Fontaines ! Qui a dit le contraire ? Le 31 août dernier, à l’initiative de nos voisins et amis, Chantal et Daniel, et de leur fille Frédérique, deux comédiens sont venus se donner la réplique dans leur jardin, au bord de la piscine ! Dans une ambiance décontractée, entre voisins et amis, « Bang public », une pièce de Bernard Di Marcko, a ainsi été proposée à qui voulait bien faire le déplacement, munie d’un siège de préférence, avant de clôturer cette brillante prestation autour d’un apéritif ! Voilà le genre d’expériences à multiplier pour entretenir et resserrer les liens entre voisins, non? Merci aux heureux organisateurs de cette soirée, on est partant pour recommencer !

P1030456.JPG

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 15:44

 

On dit que les populations du sud sont plus machistes que celles du nord… Encore un cliché ! Voilà ce que nous avons trouvé dans un camping bavarois…Est-2014--38-.JPG

A l’évidence, il ne leur vient pas à l’idée qu’un homme puisse laver le linge ! Alors, comme dirait notre ami Pierre, « pas libérés », les mecs, en Allemagne !

Fredo

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 15:32

 

Première étape de notre périple austro-allemand : les châteaux de Louis II de Bavière, à proximité de la petite ville de Füssen. Bien que décidées à ne pas les revisiter, une petite grimpette jusqu’au Marienbrücke, vertigineuse passerelle au dessus des gorges de la Pöllat où s’agglutinent les touristes pour mitrailler l’incomparable forteresse, s’imposait.

C’est pourquoi nous nous sommes malgré tout retrouvées noyées dans une mer de japonais enthousiastes et volubiles, très intéressés, comme toujours, par Virgile (pas sûr que le concept de chien domestique existe au japon !).  Soudain, devant nous, pour une raison inconnue, ce fut l’émoi ! Voilà nos japonais penchés vers le bas-côté du chemin, manifestement très intéressés par quelque chose que nous ne pouvons voir… Nous ne comprenons pas la langue, mais nous reconnaissons bien dans les cris, les exclamations diverses et variées la stupeur, l’étonnement, l’amusement… Ça crie, ça rit, ça sursaute, ça mitraille (il faut immortaliser ça sur la pellicule –si on peut dire aujourd’hui !-). Mais qu’est-ce que c’est, bon sang ? Ils sont tellement nombreux qu’il faut jouer des coudes pour s’approcher ; ils ont réussi à éveiller notre curiosité : il faut qu’on sache !

Enfin, nous voilà aux premières loges et nous scrutons le fossé pour découvrir… Est-2014--570-.JPGun escargot ! Un gros escargot, c’est vrai, genre Bourgogne, mais quand-même, rien qu’un escargot… Il n’y en a pas au Japon ? Peut-être pas de si gros… Au paroxysme de l’émotion, Do donne le coup de grâce :

- It’s good to eat !

Les regards convergent sur elle, ébahis, mais néanmoins encore rieurs. Do insiste en riant :

- Yes, in France, we eat them ; it’s good !

Et toc ! Nous poursuivons tranquillement notre chemin laissant derrière nous une horde d’asiatiques médusés. Voilà, ça peut être ça, le décalage culturel…

 

Fredo

 

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 21:05

A dire vrai nous n’avions jamais vraiment exploré Rodes et sans notre ami blogueur et randonneur Gilbert Jullien, nous n’aurions pas eu l’idée d’aller y trainer.


Rodes-et-Canigou.JPG

 

Un petit air d’été, un ciel tout bleu, des oliviers et des figuiers de Barbarie à foison, un joli village accroché à la roche, nous nous serions cru ailleurs.


olivier-et-figuier.JPG


C’était tout à la fois la Côte d’Azur, l’Andalousie, un coin de Sicile …


Rodes.JPG

Dès l’An Mil les hommes ont tout mis en œuvre pour utiliser la force de l’eau et l’acheminer là où elle leur était nécessaire. L’eau de la Têt a été ainsi déviée, canalisée et la force motrice fut utilisée pour moudre, cuire, tamiser, broyer, arroser, laver. De nombreux moulins parsemaient ainsi le cours de l’eau qui cavalcadait au long des canaux. De ces multiples canaux il ne reste plus vraiment que le canal dit de Corbère, il traverse le village puis se coule à flan de montagne en surplomb de la Têt.


Canal.JPG

La Têt n’est pas encore ce qu’elle est à Perpignan, c’est un torrent de montagne qui au fil des siècles a entaillé la roche donnant naissance à des gorges spectaculaires.


gorges.JPG

Pas de route pour les parcourir mais un petit sentier qui longe le canal ménageant quelques sensations vertigineuses. Il y a quelques siècles, les eaux de la Têt étaient acheminées par un canal qui empruntait la rive gauche du fleuve.


acqueduc.JPG

 

De nombreux ouvrages d’art parsemaient ce parcours et il est encore possible d’en découvrir les vestiges, le plus spectaculaire étant l’arche du pont aqueduc d’En Labau.

Pont-d-En-Labau.JPG

Les moulins, les orris, les canaux ont souffert mais les vestiges sont encore là pour nous rappeler le génie des hommes d’avant, lorsque la mécanique n’avait pas encore atteint les sommets que nous lui connaissons aujourd’hui et que l’amour du bel ouvrage prévalait !

Do

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:43

Une brêve pour vous suggérer d'aller faire un tour sur le dernier lien de notre blog.

Intitulé "L'écritoile" vous accéderez à notre chaîne, oui, oui sur Youtube et pourrez y découvrir nos premières vidéos réalisées pour vous présenter nos livres et nos toiles !

Do et Frédo

Partager cet article
Repost0
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:19

 

WADJDA

(Film saoudien de Haifaa al-Mansour, 2013)

 

20401764_jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg 

Sorti en France mercredi 6 février, ce film est exceptionnel à plus d’un titre : premier film tourné en Arabie Saoudite (pays où les salles de cinéma sont proscrites), premier film écrit et réalisé par une femme saoudienne. Tout un symbole ! Et un petit bijou, un vrai coup de cœur.

Présenté à la Mostra de Venise, « Wadjda » y remporte le prix international de la critique, et rafle deux prix au festival international du film de Dubaï : meilleur long-métrage, et celui de la meilleure actrice pour Waad Mohammed, émouvante rebelle, magnifique de finesse et de détermination.

Wadjda a 12 ans, elle vit dans la banlieue de Riyad avec sa mère et un père de passage qui s’apprête à prendre une seconde épouse pour avoir un fils. Petite fille douce mais rebelle, déterminée, elle a un rêve tout naturel et tout simple : avoir un vélo à elle et faire la course avec son copain Abdallah (magnifiquement interprété par Abdullrahman Al Gohani). Oui mais (soi-disant) le Coran dit que les femmes ne doivent pas faire de vélo. Alors Wadjda, la mauvaise élève, s’inscrit à un concours de récitation coranique dans le but de remporter le gain du premier prix.

Avec sa mère, ce sont deux générations de femmes subissant les interdits et les traditions d’une société faite par des hommes pour des hommes. La directrice de l’école apparait aussi très dure, comme si ayant dû renoncer à tous ses rêves de liberté elle ne pouvait supporter que la jeunesse fasse autrement.

La réalisatrice Haifaa al-Mansour, 38 ans est issue d’une famille libérale de 12 enfants, dans un pays où les salles de cinéma n’existent pas, mais les vidéo-clubs oui, son père (le poètesaoudien Abdul Rahman Mansour) montre des films à ses enfants. Elle fera ses études en Egypte puis en Australie avant de revenir dans son pays natal ; elle est mariée à un diplomate américain et mère de deux enfants.

Le tournage dans la banlieue de Riyad s’est fait avec de nombreuses contraintes (la réalisatrice a dirigé plusieurs scènes cachée dans un camion).

C’est un beau film optimiste ; il faut persévérer et ne jamais renoncer à ses rêves

 

COURREZ-Y  ET  FAITES  CONNAITRE  CE  BEAU  FILM  !

 

Mi

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche