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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 15:55

 

Ce jeudi soir, nous nous sommes rendues au parc Ducup, à la périphérie de Perpignan, à la rencontre de Marie France des Pallières, cofondatrice de l’association « Pour un sourire d’enfant » (ou plus simplement PSE), dont nous sommes (avec beaucoup d’autres !) marraines depuis quelques années déjà.

  

https://pse.ong/evenements/film-et-rencontre-avec-m-f-des-pallieres-perpignan-66000

 

Il y a un peu plus d’un an, nous vous annoncions, souvenez-vous, la sortie d’un film documentaire fantastique, « Les pépites ». Bon, certes, il est beaucoup moins médiatique que « Stars War », mais il a quand même tenu l’affiche une quinzaine de jours au méga Castillet.  Pas si mal, donc, pour un genre qui, hélas, n’a pas la réputation de déplacer des foules.

Cliquez, si vous le voulez bien, sur le lien ci-dessous pour retrouver l’article écrit au moment de la sortie du film et redécouvrir toute l’aventure des de Pallières et de PSE. C’est incroyable. Amener des milliers de petits chiffonniers, affamés, maltraités, traumatisés, illettrés, à retrouver la vie d’enfant à laquelle ils avaient droit au sein d’une institution crée de toutes pièces par ce couple exceptionnel. Enfin respectés, aimés, nourris, logés, vêtus, éduqués… Ils sont aujourd’hui des milliers à avoir quitté PSE en ayant acquis un bon niveau d’études et un métier en rapport avec leurs compétences. Car à PSE, on a à cœur d’amener chaque enfant à trouver sa place dans la société.

 

http://www.longville-dofredo.com/2016/09/les-pepites-pour-un-sourire-d-enfant.html

 

Jeudi soir, des parrains et des marraines de PSE, mais aussi beaucoup d’autres personnes étaient là pour découvrir un nouveau film relatant cette aventure humaine hors du commun. Sary, ancien chiffonnier des rues, a apporté un témoignage émouvant sur ses conditions de vie avant et après PSE. Il est aujourd’hui un cinéaste confirmé, et se prépare à faire profiter de nouveaux jeunes de son expérience au sein de la section professionnelle cinématographique de l’association. Seule désormais, depuis la disparition de Christian, Marie France était là, discrète et efficace, pour faire le point sur les actions menées au sein de l’association, et tenter de mobiliser de nouvelles troupes de bénévoles et de parrains.

Car bien sûr, vous l’avez compris, pour continuer à vivre et à faire vivre et prospérer tous ces enfants, l’association « Pour un sourire d’enfant » a toujours un grand besoin d’aide. Sans subsides réguliers et conséquents, le miracle peut s’écrouler comme un château de carte. Traumatisé par un passé sanglant le Cambodge se redresse lentement, mais il reste encore de nombreux délaissés en marge du progrès.

Sachez-le : tout ce que nous donnons, tout ce que vous donnerez profitera vraiment aux enfants.  

Pour le parrainage, un don minimum de 47€ par mois, après déduction fiscale, vous reviendra à 15,98€. Comme le faisait remarquer Christian, une pizza par mois ! Franchement, c’est faisable, non ?

Donc, si vous avez envie de vous associer à ce magnifique projet humaniste, et vous sentez prêts à ce petit sacrifice financier, cliquez sur le lien ci-dessous, pour accéder au formulaire de soutien :

https://pse.ong/sites/default/files/PSE_bulletin_soutien.pdf

 

Merci pour eux !

 

Féérique

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 17:56

Il y a quelque temps nous avions enregistré une émission sur la Cité Interdite de Pékin et si je le confesse cela ne m’a pas du tout donné l’envie d’y aller faire un tour, le passage concernant la construction traditionnelle en Chine des maisons en bois m’a littéralement fascinée.

Cette construction qui remonte au moins à l’époque médiévale n’utilise aucun moyen de fixation. Pas de clou, de tenon et mortaise, juste des éléments taillés, au millimètre près, qui s’emboîtent les uns dans les autres ou simplement empilés. Les différents pavillons que ce soit celui de la Pureté Céleste, de l’Harmonie sont tous bâtis sur le même modèle. La construction est parfaitement codifiée et rien ne différencie le mode de construction de la plus simple habitation de celle d’un luxueux palais si ce n’est le nombre de modules de colonnes supportant le toit !

 

Cèdres Blancs

En ce qui concerne les palais de la Cité interdite les colonnes sont monumentales, chacune provient d’un seul arbre (cèdre blanc) au fût parfaitement vertical. Autant dire une hauteur impressionnante du sol à la base de la charpente, un tonnage époustouflant que les plus puissants séismes n’ont jamais mis à terre !

Un miracle ?

Plutôt une maîtrise exceptionnelle des lois de l’équilibre que nous a démontré un groupe de scientifiques qui a reconstruit sur une table sismique une reproduction à l’échelle d’un de ces palais.

Chaque colonne, au centre de gravité parfaitement

Jeu de consoles

ajusté, est posée à la verticale sur une base cylindrique au diamètre plus large que celui de la colonne. Les colonnes reliées entre elles par des poutres horizontales supportent chacune un jeu de consoles emboîtées les unes dans les autres qui peuvent se mouvoir à la manière d’une articulation. Sur ces jeux de consoles repose la charpente !

L’ensemble soumis à un séisme d’une magnitude de 10,5 a juste accusé un petit déplacement de chaque colonne sur la base sans que la structure ait eu à en souffrir !

Si chaque pièce remplit son propre rôle, seul l’ensemble prend tout son sens !

Mais voilà où je veux en venir !

Chaque jour nous consacrons un moment à « cultiver » notre corps. Pas vraiment gymnastique traditionnelle, nous travaillons entre autre notre ancrage, l’équilibre, en cherchant à toujours faire les choses en conscience.

C’est en abordant la posture de l’arbre que la lumière s’est faite ! Fortiche car j'avais les yeux fermés !

Nos pieds sont à notre corps ce qu’est la base cylindrique à la colonne, ils assurent l’ancrage de notre corps. Un corps qui doit parfaitement maîtriser son centre de gravité pour conserver l’équilibre. Trop en avant, nous sommes dans l’ego, trop en arrière nous partons dans le spirituel sans contrôle.

Chevilles, articulations diverses sont les jeux de consoles qui soutiennent notre charpente et nous permettent de nous relier au plus Haut tout en restant centré.

Si par ailleurs comme les constructeurs chinois nous donnons à nos gestes une précision extrême, aucun risque de tomber !

En poursuivant l’analogie j’ai également compris que chacun de nous est le jeu de consoles qui confère à l’ensemble de l’Humanité sa cohésion. Nous sommes tous un et participons au Tout, mais il n’y a pas de Tout sans chacun de nous !

Do

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 17:37

Bien que ne me considérant nullement comme ce que l’on appelle un « être spirituellement éveillé », c’est à dire dans un état de conscience « supérieur », et imaginant que le chemin pour atteindre cet état sera encore long et nécessitera peut-être plusieurs incarnations pour y parvenir, je voudrais tenter dans cet article de faire un bilan du chemin parcouru, tant pour les lecteurs que pour moi-même. Je voudrais surtout mettre l’accent sur ce qui m’a aidé à avancer sur la voie de la spiritualité, sur tout ce qui m’a permis d’acquérir des connaissances et à élaborer une première ébauche de l’Univers, tel que je le conçois aujourd’hui.

Les orbes font leur festival au Puy en Velay

Ma vision est certes encore bien floue, mais elle continue à se préciser chaque jour et je me ne désespère pas d’appréhender à la perfection le fonctionnement du cosmos d’ici quelques décennies… L.O.L !

Toujours est-il que cette vision, en m’éloignant peu à peu du matérialisme, me permet aujourd’hui de me sentir plus sereine, plus optimiste et plus confiante en l’avenir. C’est déjà beaucoup.

Lorsque nous avons commencé nos recherches, Do et moi, aux alentours des années 2000, dans le seul but de comprendre et d’aider notre mère, victime de perturbations qui dépassaient largement le cadre et les compétences de la médecine purement physique, nous ne partions pas vraiment de zéro en matière de spiritualité. Mais peut-on vraiment dire où et quand tout à commencé ? Dans cette vie-là, ou dans une incarnation antérieure ?

Bref, pour ne considérer  que cette existence présente, notre mère possédant déjà quelques dons médiumniques, nous étions préparées dès l’enfance à aborder la vie au-delà de sa dimension purement matérielle. Cependant, point de religion dans tout cela ! Dans notre famille (famille nucléaire, je précise, père-mère-filles) de tradition catholique, mais non pratiquante,  nous avons eu droit au minimum syndical : baptême et communions. Nous n’avons jamais adhéré aux enseignements religieux et nous avons très vite compris que les religions ont à cœur de maintenir les populations dans l’ignorance partielle ou totale de leur propre divinité, brandissant le spectre du châtiment éternel pour maintenir le troupeau dans l’obéissance.

Nous pensons qu’aucune religion n’est meilleure qu’une autre. Toutes endoctrinent et manipulent si l’on n’y prend garde. C’est avec un grand intérêt d’ailleurs que nous avons lu (plusieurs fois !) le livre de Gérard Bavoux, « Le porteur de lumière » qui donne un aperçu de la puissance de l’Eglise dans les grands évènements politiques. Avec lui, plongez dans les sombres arcanes du Vatican ! C’est édifiant.

Ci-dessous, lien avec l’article du blog sur ce livre, je m’aperçois que je m’étais trompée dans le titre en écrivant le « passeur » de Lumière !

http://www.longville-dofredo.com/article-lancez-vous-a-vaut-le-coup-111099285.html

 

Mais nous n’avons jamais été athées. Nous avons toujours cru, en dehors de toute liturgie, des rituels et des dogmes, en l’existence de « Quelque Chose » de plus grand, de plus beau, d’éternel, et nous n’avons jamais douté de la réalité de Jésus, de Marie, et des Saints.

Vierge à l'enfant, oratoire, Saint Jacques de Calahons, Pyrénées Orientales

Plus tard, nous avons aussi compris l’importance de l’énergie des mots et la force de la prière, encore plus puissante pratiquée en groupe.

Avant 2000 et les évènements qui nous ont précipité dans notre quête spirituelle, nous  avions déjà lu plusieurs ouvrages sur la réincarnation, notamment, aux éditions Robert Laffont « La vie après la vie », de Raymond Moody et « Nous avons tous déjà vécu », d’Edith Fiore. Plus tard, du même auteur, on nous a conseillé « les esprits possessifs ». Passionnant.

 

Mais l’aventure a vraiment commencé avec la découverte sur Internet d’un texte assez court intitulé « D’où vient la maladie », signé Jean Jacques Dubois, écrivain (« Anthropologie chamanique », « Comprendre le malheur », « Psychologie et chamanisme »…) canadien psychologue chamaniste, spécialisé en psycho-anthropologie.

Ci-dessous, deux liens : le premier avec le texte « D’où vient la maladie », le second avec le site de Jean Jacques Dubois.

http://www.les-voies-libres.com/articles/d-ou-vient-la-maladie

http://jjdubois.ca/index.html

 

 Les influences magico-religieuses de la maladie physique et psychique nous questionnant particulièrement dans le cas de notre mère, nous avons lu les trois livres cités ci-dessus (intéressants, mais pas faciles !) et sommes entrées en contact téléphonique avec ce praticien qui aura été le premier à nous faire vraiment progresser dans notre problématique. Procédant par exercices de visualisation, il nous a permis d’identifier certaines des influences toxiques présentes dans notre environnement familial, amical ou professionnel, et tenté de nous aider à nous en libérer. Parallèlement, nous entamions tout un travail en psychogénéalogie avec un ami prêtre, renforcé par la lecture des ouvrages d’Anne Ancelin Schutzenberger (à mes souhaits !), « Aïe mes aïeux » et « psychogénéalogie ».  

 

Cependant, tous ces ouvrages, fort intéressants, ne nous avaient pas encore permis de construire les fondations de notre spiritualité.

Une première lecture, « La prophétie des Andes », de James Redfield, nous a permis de comprendre ce que les suivantes ont confirmé, un premier principe : TOUT EST ENERGIE

 

Beaucoup plus tard, on nous a conseillé la lecture de trois ouvrages de Shirley Mac Lane (oui, l’actrice) : « Le voyage intérieur », « Danser dans la Lumière » et « Amour et Lumière ». Facile à lire et déterminant. Ces livres contiennent les enseignements que nous n’avons cessé de retrouver par la suite.  Pour n’en citer que quelques uns :

  • Nous sommes des reflets individués de la Source. Dieu est en nous. C’est le principe de la non-dualité. Nous sommes tous UN.
  • Le Karma est le moyen pour chaque âme d’arriver petit à petit à la perfection. Chaque Karma est une leçon que nous avons acceptée.
  • La vie est énergie. L’énergie ne meurt jamais. (Même Lavoisier l’a dit ! " Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme".)
  • L’énergie toute entière se meut en fonction de la loi de cause à effet ; ce que nous semons nous revient toujours. Nous créons ce qui nous arrive.
  • Nous devons réapprendre la nature au travers des animaux ; ils n’ont pas d’égo, ne jugent pas. Ils vivent l’instant présent.
  • Il faut savoir écouter son intuition, c’est notre âme qui nous parle.

 

A ce stade, nous avons commencé à pratiquer la méditation. La méditation permet de se relaxer, d’accéder à son espace intérieur, visant la tranquillité de l’esprit, le calme de la personnalité, l’apaisement du mental. Après plusieurs années de pratique, je suis aujourd’hui capable de me calmer plus rapidement lorsqu’un évènement me déstabilise, je domine mieux mes agitations intérieures. Et ce moment quotidien de méditation est devenu un réel plaisir. Oui, mon esprit s’évade encore, mais beaucoup moins qu’avant en tout cas !

 

Je passe rapidement sur quelques lectures, intéressantes, mais trop imprégnées  de doctrines religieuses à mon goût : « les morts nous parlent » du père François Brune, en deux tomes, et « Le livre des esprits », du médium Allan Karadec. Cependant, ils nous ont permis d’avancer, tout autant que « La mort n’est jamais un accident » de Johanne Razanamahay, un document étonnant.

Je dois aussi citer au passage deux films, peut-être « grand public », mais très pédagogiques, et qui ont peaufiné notre vision de l’Au-delà : « Le sixième sens » et « Ghost ». Frissons garantis. Nous avons d’ailleurs une amie qui a vécu dès l’enfance le quotidien du héros du 6ème sens. Ce n’est donc pas que du cinéma…

 

Le deuxième grand principe découvert tout au long des lectures, des vidéos, des rencontres est celui de la LOI d’ATTRACTION UNIVERSELLE. Nous attirons ce que nous émettons, ce que nous vibrons, en paroles et en pensées.  Bien des documents étayent ce principe de cause à effet, en particulier le livre, « Le secret », de Rhonda Byrne, dont on peut trouver le film éponyme sur You tube. Comme je l’ai dit dans un article posté sur notre blog, c’est très américain, mais ça a le mérite d’être clair.

Voici un lien avec l’article du blog sur ce sujet :

http://www.longville-dofredo.com/2016/07/ils-l-ont-imagine-c-est-arrive.html

 

A partir de cette certitude, il est donc possible de transformer la réalité de chaque jour. C’est ce que nous explique aussi le livre « Que sait-on vraiment de la beauté ? » (« What the bleep do we know ? » en anglais), également adapté au cinéma (lien ci-dessous).

https://www.dailymotion.com/video/xk184x

 

 

La Loi d’Attraction Universelle est le grand cheval de bataille de Joéliah, dont nous suivons les enseignements sur les Rayons Sacrés depuis des années, par le biais de son site Internet, de ses livres et de ses stages.

En lien, le site de Joéliah :

https://lejardindejoeliah.com/

 

C’est Joéliah qui nous a recommandé la lecture de « Retour à Dieu », de Neale Donald Walsh. A lire et à relire ! (mais pas facile à trouver !)

Lien avec le film de Neale Donald Walsch : conversation avec Dieu (2006)

https://www.youtube.com/watch?v=oKmyUEuBd4g

 

 

Un autre livre clé à découvrir est « Dialogue avec la nature » de Michael J Rodes, qui montre bien l’importance d’être le plus souvent possible au contact de la Nature.  Elle nous protège et nous ressource. Elle nous donne des leçons aussi ! Lisez-donc « La vie secrète des arbres », de Peter Wohlleben, et vous ferez des découvertes stupéfiantes. Les animaux devraient être nos modèles. Qui mieux qu’un chien sait donner de l’amour, aimer sans juger et vivre l’instant présent ? En cela, Virgile a été notre maître à penser.

Merci, Pépère!

Pour découvrir ce que Virgile nous apporté:

http://www.longville-dofredo.com/2015/07/une-vie-de-chien-un-enseignement.html

et:

http://www.longville-dofredo.com/2015/06/virgile.html

 

Depuis quelques années, nous suivons avec intérêt toutes les parutions de Frédéric Lenoir, et si son avant-dernier livre, « Lettre ouverte aux animaux et à leurs maîtres » nous a paru un peu utopique à la fin, nous ne sommes jamais déçues. Son « Petit traité de vie intérieure » est une vraie leçon de vie, d’aptitude au bonheur. Mais nous n’avons pas moins aimé « L’âme du monde », « La guérison du monde » ou « La puissance de la joie ». Avec Frédéric Lenoir, c’est la philosophie accessible à tous. De nombreuses vidéos, conférences sont accessibles sur Youtube ; ne vous en privez pas !

Le site officiel de Frédéric Lenoir :

https://www.fredericlenoir.com/

 

 

Tout récemment, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt « Prendre soin de l’enfant intérieur » de Thich Nhat Hanh, bien que je ne parvienne pas à adhérer complètement à ce que je connais de la philosophie bouddhique qui ne reconnaît pas l’existence d’âmes individuées. Il y a malgré cela beaucoup d’enseignements à tirer de cette lecture, notamment en matière de consommation. Attention aux nourritures toxiques, non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, celles que nous consommons avec nos différents organes sensoriels, musique, magazines, livres, films, activités de loisirs… Si ce que nous regardons, lisons, écoutons, véhicule de la colère, de la peur, de la violence, ces sentiments toxiques pénètrent en nous et nous polluent. Il nous appartient de faire le choix de ce que nous consommons ou refusons.

 

Je termine actuellement un livre de Serge Reiver Nazare, dont nous avons lu déjà de nombreux textes et vu de passionnantes vidéos sur Internet, « Pèlerin du Cosmos ». C’est une biographie passionnante, avec quelques petites choses sur lesquelles je bloque encore, comme ses rencontres avec des gnomes et des lutins. J’ai encore un peu de mal avec les fées, les sirènes, les dragons… même après avoir lu les « Esprits de la Nature de Yann Lipnick, un géobiologue bien connu par chez nous (très présent également sur Youtube). Mais je ne rejette plus rien d’emblée ! Je finirai peut-être par admettre leur existence, tout comme j’ai admis celle des extra-terrestres. C’est vrai, pourquoi serions-nous seuls dans le cosmos ? Bref, je crois qu’aujourd’hui, je suis prête à tout accepter.

 

Enfin, s’il est un point essentiel, repris et souligné PARTOUT, c’est bien la nécessité d’apprendre à OUVRIR SON CŒUR… Seul l’Amour Universel peut sauver notre humanité polluée par la cupidité, les faux-semblants et la perversion. Je pourrais citer Gandhi, apôtre de la non violence et défenseur de la paix, mais je terminerai sur ces paroles de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ». Et j’ajouterai : sans avoir peur de vous aimer vous-même, bien au contraire !

Frédérique.

 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 21:16

Lors de notre tout dernier voyage nous avons fait halte sur les rives du Lac de Vassivière. Parcourues par un nombre impressionnant de kilomètres de sentiers de randonnée notre projet initial était d’y séjourner un petit moment pour découvrir la région. Ça, c’était avant que le froid et la pluie ne nous en chasse, nous poussant à trouver des cieux nettement plus cléments à Sarlat. Il n’y a pas à dire, randonner dans l’humidité n’est pas du tout à notre goût et j’admire toujours les randonneurs que j’aperçois de loin cap de pluie et barda dégoulinants s’appliquant à faire comme si !

En fait il n’y a vraiment que sur les dépliants touristiques, toutes destinations confondues, que le ciel soit toujours bleu ! Piège !

Après une nuit très glaciale, une douche bienvenue nous avions toutefois mis à notre programme la découverte de l’Île de Vassivière où est implanté un Centre international d’Art et de paysage.

Né d’un barrage sur la Maulde, affluent de la Vienne, le lac de Vassivière est en eau depuis Noël 1950 après 3 ans de travaux et sans doute un certain nombre d’habitations à jamais englouties. Les rives du lac présentent une grande diversité, forêts profondes, landes, tourbières, pâturages : l’Île en est la synthèse à quelques exceptions près.

Résidence d'artistes Vassivière

Un sentier en fait le tour traversant au passage un jardin d’herbes médicinales, un grand classique, quelques installations ne fonctionnant qu’en saison, traduisons par en Juillet et Août ! A part cela les paysages de l’île sont vraiment très beaux, la balade est donc par moment enchanteresse surtout quand aucune intervention de l’homme n’ y a apposé sa marque. C’est mon avis en tout cas !

Ce site est qualifié par les guides et ses concepteurs de « territoire de rencontre entre nature et culture ». En effet depuis 1983 tous les ans un symposium de sculptures se tient là. 64 œuvres disséminées ça et là dans ce que l’on nomme le « bois de sculptures », parfois depuis de nombreuses années ce qui fait qu’elles ont mal vieilli.

 

L’œuvre phare en est justement « le Phare » installé à côté du centre d’art qui accueille des expositions temporaires, une librairie, un centre d’informations et un cerbère en jupons qui, en tout cas le jour de notre venue, refoulait mal aimablement les différents visiteurs en manque d’informations. Fermé bien que grand ouvert ! Allez y comprendre quelque chose.

Au hasard de la balade qui dure 2 bonnes heures le randonneur butte sur des créations qui vous parlent, ou non, toutes accompagnées de commentaires des artistes qui leur ont donné vie et qui ont eu le don de nous faire monter le bouillon à la tête. Que de grands mots !

Niki Kester

Notre première oeuvre, à moins que le sous-marin à moitié immergé en est été une, fut un « chêne et [une] plaque de marbre s’affrontant dans une tension dictée par la gravité et la puissance même des éléments ». C’est à dire une plaque de marbre installée sans doute depuis longtemps à la fourche d’un arbre qui l’a en partie phagocytée (quand on a lu le libre de Peter Wohlleben on imagine sans peine les dégâts infligés à ce malheureux arbre), une œuvre qui « devient une expérience du regard qui ne peut trouver un aboutissement que par la marche et l’observation attentive du visiteur ... ».

La Déjantée

Je ne m’appesantirai pas sur « La Déjantée », un peu plus sur « Toilet on the mountain », un parallélépipède rappelant « la forme de toilettes provisoires en bois » évoquant tenez-vous bien : « l’isolement vis à vis de la société, un repli sur soi-même qui permet à la fois tranquillité et sentiment de solitude tout en offrant un panorama privilégié sur le lac ».

Andy Goldsworthy

Mis à part la structure d’Andy Goldsworthy, un rappel des enclos que les éleveurs édifiaient dans la région fixant un cheminement entre le lac et le bois mais aussi entre les huit villages engloutis et le lac qui les a submergés, le reste c’est souvent comme dit Bacri dans un « Air de famille », des trucs à e…..r les mouches !

Untitled

Moi ce qui m’a scié littéralement c’est l’œuvre de Marco Boggio Sella, « Untitled » un gigantesque casque allemand qui est là « comme une métaphore du poids de l’histoire [sensée] réactiver notre devoir de mémoire faisant écho à celui toujours vivace de la population locale [et qui] nous contraint à une confrontation permanente de l’histoire ».

Installé dans le coin pique-nique, en coupe faim peut-être ?!

Enfin toutes ces belles envolées lyriques m’ont inspirée pour vous présenter cette œuvre que j’ai intitulée Atahualpa.

Atahualpa

« Affrontement entre le minéral et le végétal, mouvement et non mouvement, une fleur, flamboyante comme le feu, en hommage à celui qui fut et que la pierre a fixé pour l’éternité ! ».

Je vais maintenant m’atteler à présenter mes différentes toiles !

Do

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 16:42

Les journées du Patrimoine ! Voilà vraiment une manifestation épatante !

Au passage, merci à Jack Lang qui en 1984, alors en charge du ministère de la culture, a donné le coup d’envoi des journées portes ouvertes des monuments historiques, manifestation qui en 1991, à l’instigation du Conseil de l’Europe est devenue ce que nous connaissons actuellement, les journées européennes du patrimoine auxquelles participent une cinquantaine de pays !

Chaque année nous sautons sur l’occasion qui nous est offerte pour découvrir des sites rarement ouverts au public et ce matin nous étions une bonne cinquantaine à attendre de pied ferme l’ouverture de l’Oppidum de Ruscino.

Hôtel Pams

Une remarque au passage, pour avoir hier déambulé dans Perpignan et visité de nombreux monuments comme l’Hôtel Pams, une merveille, il est évident que la culture attire et que le frein à la fréquentation est avant tout le prix des entrées ! Alors ne pourrait-on prendre modèle sur nos voisins et revoir certains tarifs à la baisse, multiplier les billets groupés ?

A propos de l’Hôtel Pams, si vous avez l’occasion d’y faire un tour, il abrite jusqu’au mois de novembre une expo de photos consacrée à Picasso, vedette incontestée de Perpignan cette année. Sacré bonhomme, on en fera « jamais le tour » !

L’Oppidum de Ruscino se trouve à quelques kilomètres de Perpignan sur une zone escarpée qui domine la vallée de la Têt et son embouchure. C’est en ces lieux protégés des crus, à l’époque voilà un détail qui comptait, qu’il y a plus de 2600 ans des hommes s’installèrent. Ce peuplement dont l’origine est incertaine, ligure ou ibère, portait le nom de Sorde ou Sardone une appellation faisant référence aux marécages qui à cette époque recouvrait la basse vallée de la Têt. Nous étions en 600 avant JC et les gisements retrouvés sur le site montrent que ces peuples qui déjà pratiquaient des rites funéraires, maitrisaient le travail du métal, l’art de la poterie, étaient aussi éleveurs et agriculteurs. Par contre foin de vigne ! Le vin était importé !

A Ruscino il est aujourd’hui possible de se faire une idée précise de l’habitat des Sordes. Le sol d’une grande cabane ayant été mis à jour par les archéologues, à partir des éléments retrouvés, il a été possible de reconstituer avec une extrême précision le mode de construction, les matériaux employés et l’agencement intérieur de la maison.

Habitat Sorde

Couverte d’une sorte de chaume, dotée d’une armature et d’une charpente en bois la maison s’ouvrait au sud, sans doute la tramontane soufflait elle déjà à l’époque. Comme c’était toujours le cas l’habitat était construit avec ce qui se trouvait sur place, ce qui explique d’ailleurs la grande diversité de l’habitat d’une région à l’autre. Il n’y a bien que notre soit disant époque moderne pour avoir eu l’idée de faire venir des antipodes des matériaux de constructions qui se révèlent d’ailleurs parfois totalement inadaptés !

Lors des fouilles, la place du foyer a été retrouvée avec à proximité la sépulture d’un nourrisson, des ustensiles de cuisine attestant de relations commerciales avec d’autres peuples issus de cultures lointaines comme les étrusques.

Cette maison n’était bien évidemment pas unique, d’autres occupaient ces lieux qui au 1er siècle avant Jésus Christ virent s’implanter un peuplement Romain en même temps que des échanges et des migrations d’origine ibère venaient conférer à la population un certain métissage d’autant plus aisé que la Via Domitia la desservait ! Hannibal est passé à quelques encablures de Ruscino sans susciter l’affolement de la population !

La cité romaine qui se développa n’a jamais atteint un grand développement, néanmoins les vestiges découverts, mosaïques et peintures murales, attestent d’un habitat soigneusement mis en valeur.

Forum de Ruscino

Aujourd’hui il est surtout possible de se faire une idée précise de ce qu’était la partie publique du site, le forum ayant été clairement dégagé. Basilique, curie, marché avec esplanade et commerces, collecteurs d’eaux pluviales sont tout à fait identifiables et si l’on sait que la petite cité était dotée de thermes et possédait un théâtre aménagé sur les flans de la colline, les fouilles sont cependant arrêtées. Les thermes sont vraisemblablement sur une propriété privée et il est hors de question de fouiller sous la route pour dégager les tabernae (commerces) actuellement sous l’asphalte !

A partir du 1er siècle après JC la cité romaine déclina et la vie continua pour les peuples ibères installés. Nous savons que le site de Ruscino a connu la conquête musulmane, des sceaux retrouvés l’attestent et qu’une installation durable y a subsisté jusqu’au IXe siècle.

Ruscino est donc le cœur de cette région à laquelle il a donné son nom de Roussillon.

Site Ruscino

Un bel endroit qui mériterait de pouvoir se révéler au plus grand nombre. Malheureusement bien que doté d’un musée (tout neuf, conservant nombre des trésors découverts en ces lieux, mais fermé), le site est la propriété de la ville de Perpignan dont les fonds sont insuffisants et qui ne peut donc faire plus que ce qui est actuellement. Encore fait-il s’estimer heureux que l’association CIRCE ait grandement contribué à mettre en valeur ce berceau roussillonnais !

Do

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 19:37

Dali à Céret ou Dali le retour ... à Céret !

 

Août 1965, l'arrivée triomphale de Dali aux arènes de Céret

Le Musée d’Art Moderne de Céret présente du 24 juin au 1er octobre une exposition consacrée à Salvador Dali et nous en sortons justement !

Cependant je serais bien en peine de vous parler de la problématique autour de laquelle s’articule l’exposition. Il est question d’Einstein, de la théorie de la relativité, de fission nucléaire et d’un tas d’autres considérations dont je n’ai rien retenu.

Plissez les yeux, vous verrez apparaître le portrait de Lincoln !

Eaux-fortes, huiles sur toile, croquis à la plume, au crayon ... collages … et tout un délire autour de l’Angélus de Millet dont des radiographies de la toile sensées étayer la théorie de Dali selon laquelle Millet aurait retouché sa toile masquant le lieu d’un ensevelissement. Pour lui le couple n’est pas entrain de se recueillir au moment de l’Angélus mais prie sur le corps d’un enfant décédé !

Si l’ensemble de l’oeuvre présentée interpelle, mais après tout c’est Dali !, ce qui m’a le plus stupéfiée ce sont les panneaux explicatifs qui rythment la visite. Un laïus très intello, c’est en tout cas mon ressenti mais d’autres le partagent, dont je n’ai pas retenu grand-chose et que je ne pourrais donc pas résumer d’autant que ce n’est pas

forcément en phase avec les propos de Dali que l’on peut découvrir dans un film monté à partir d’archives de l’INA. Une chose est certaine, si les commentaires tendent à nous présenter Dali comme un artiste pétri de connaissances scientifiques expliquant son parcours artistique, lui se présente carrément comme schizophrène lors d’un interview au cours duquel il explique que folie et schizophrénie ont un impact complètement différent dans le processus créatif, la folie étant stérile alors que la schizophrénie ouvre sur un univers concret auquel le spectateur adhère sans difficulté.

A mon avis ce ne serait pas inutile de présenter le film au début de l’expo, moins abscons que les textes le visiteur pourrait porter un regard sur Dali collant sans doute plus à la réalité du personnage.

Mon ressenti personnel est que la créativité du peintre a été sans doute très fortement nourrie par les médias, les critiques en bref tous ceux qui savent exploiter les failles des uns en les masquant par des propos pétris de grands mots !

Artiste génial sans doute imprégné de connaissances scientifiques, à la lumière de ce que j’ai pu voir, lire, entendre, j’ai quand même l’impression que si Dali n’avait pas été schizophrène il n’aurait pas été Dali !

Pour finir, un détail que nous avons été 3 à trouver marrant, alors que Dali dans un interview assure n’avoir jamais fait l’amour avec une autre femme que Gala, il sera intéressant de savoir ce que nous livrera comme informations l’analyse ADN de son corps prochainement exhumé pour permettre de savoir s’il est bien le géniteur de Pilar Abel. Wait and see !

Do

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 20:32
Lors de notre dernière virée début mars nous avions mis à notre programme la découverte d’Angoulême avec comme fil conducteur, cela s’imposait, la BD.
L’office du tourisme édite de nombreux documents détaillant les différents peintures murales, tout ce qu’il faut pour organiser une visite originale de la ville.

 
Garé au bord de la Charente, non loin des anciennes papeteries qui firent la renommée d’Angoulême, le vélin d’Angoulême, ça vous parle ?, c’est d’un pas hardi qu’il faut grimper les jardins qui cascadent au pied des remparts car Angoulême est majoritairement une ville perchée !
Notre premier mur peint est l’oeuvre de Marc Antoine Mathieu.

Elle s’intitule « Réalité, sortie de secours ».

Un trompe l’œil saisissant en 6 images.

On a vraiment l’impression que le mur se désintègre sous nos yeux.
Square St André, les « Mémoires du XX e siècle » de Yslaire sont une étape avant l’Hôtel de Ville renaissance.
Nous nous baladons le nez en l’air pour découvrir « le Baron Noir » de Got et Petillon.
Evidemment il nous fallait trouver Gaston et son gaffophone !

Ne pas louper Lucky Luke et Joly Jumper.
Il y en a partout, dans les endroits les plus improbables, des œuvres d’artistes connus comme les « sales Mioches » de Berlion et Corbeyran.

Mais d’obscures artistes ont habillé des portes,

des transformateurs électriques leur donnant une dignité inattendue.

Ne boudez pas votre plaisir, cela vaut vraiment le coup !
Do
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:15
Le Kunsthistorische Museum de Vienne détient la plus grande concentration d’œuvres de Brueghel. Présentée par le guide du Routard comme le clou des collections de ce musée, il n’en fallait pas plus pour nous décider à partir à l’assaut de ce temple de la culture, le Louvre en un peu moins touffu, mais quand même « du lourd ».

Peintre graveur, Pieter Brueghel dit l’ancien est né entre 1525 et 1530, décédé en 1569 47 œuvres lui sont officiellement attribuées à ce jour, essentiellement des huiles sur bois mais il est avéré toutefois que son œuvre ne se résume pas à ce qui est exposé dans les musées. De nombreuses créations ont disparu mais sont néanmoins connues des spécialistes grâce aux copies qui en ont été faites notamment par l’un de ses fils, Brueghel d’Enfer ou le jeune, ou parce que l’on retrouve leurs traces dans des inventaires de collections privées ou publiques.
Brueghel était très jeune lorsqu’il devint maître de peinture à Anvers et bien que l’époque fut troublée il voyagea jusqu’en Italie pour découvrir les peintres de la Renaissance italienne.
L’Art de Brueghel n’a pourtant rien à voir avec celui de ses contemporains, Cranach, Titien ou même Michel Ange essentiellement parce qu’il s’est attaché à donner vie au petit peuple, aux obscures, aux sans gloire.

 

S’il a peint quelques sujets d’inspiration religieuse, on ne retrouve pas dans toute son œuvre les traditionnelles scènes mystiques, descente de croix, Vierges, lapidations, martyres qui nous ont soit dit en passant passablement « gavées » lors de notre visite. Les notables, les têtes couronnées, les faits d’inspiration religieuses ne retenaient pas son attention et si le sacré est parfois présent il est totalement intégré à la vie profane.
Brueghel a peint le quotidien de ses contemporains que ce soit au Pays Bas ou dans les pays visités et ce qu’il donne à voir est un témoignage sans fioriture de la vie de tous les jours. Chaque peinture est un livre ouvert, la vie y fourmille en une infinité de détails qui révèlent sa vision du monde, un monde où l’humain et la Nature sont totalement liés.

 

Vie et mort, cataclysme ou liesse populaire, travail et oisiveté
Nous nous sommes en effet régalées dans cette salle où une artiste peintre terminait la copie de l’une des plus célèbres oeuvres de Brueghel, les lacs gelés. C’est d’ailleurs en l’observant que j’ai vraiment pris la mesure de la richesse foisonnante de sa peinture, elle travaillait avec un pinceau qui avait tout au plus une dizaine de poils et de ce simple trait émergeait une vie insoupçonnée !

 

Vraiment magnifique !
Do
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 16:16
Lors de ce séjour viennois nous avons eu quelques coups de coeur et un coup au coeur (en ce qui me concerne) avec lequel je débuterai cet article !

 

Un des symboles de Vienne est incontestablement sa grande roue. Construite en 1896 en un temps record (8 mois), dès son inauguration en 1897 lors d’une fête donnée en l’honneur de la Reine Victoria, la roue devint l’attraction vedette de la cité impériale. Un manne économique qui faillit disparaître durant la seconde guerre mondiale mais qui renaquit de ses cendres bien plus vite que la ville elle-même. Le 25 mai 1947, Vienne émergeant à peine de ses décombres, la grande roue était opérationnelle, un petit musée retrace son histoire au moyen de maquettes installées dans d’anciennes cabines.
Plus de 60 mètres de haut, 15 cabines, regardez la photo et cherchez l’erreur !
La roue ne connaît pas de repos et a su diversifier ses offres pour attirer un maximum de visiteurs car il ne faut pas croire que ce soit le pékin lambda qui intéresse le plus les gestionnaires même s’il lui consacre un stand de photo bidon où il peut se faire tirer la bobine dans une cabine factice !
Je n’ai pas vraiment eu l’opportunité d’analyser ce que je voyais. Au début j’ai observé autour de moi par le truchement de l’objectif qui a capté l’image d’une table dressée pour le repas dans une des cabines. Je n’en ai même pas été étonnée. Puis jusqu’à ce que nous perdions de la hauteur je n’ai plus rien regardé juste mes pieds ! L’heure de la délivrance approchant j’ai commencé à étudier le prospectus que j’avais récupéré en vue d’un article pour le blog et là le cœur m’a manqué en découvrant que les cabines étaient proposées pour des soirées festives, noces, dîners aux chandelles ou, ce fut le coup de grâce, anniversaires de gamins ! Comment imaginer une dizaine de moutards entrain de s’agiter à 60 mètres de haut alors que j’osais à peine remuer un orteil !
C’est avec une joie sans mélange que nous avons regagné les allées du Prater enneigées, le plancher des vaches, y’a rien de mieux !
Lorsque vous êtes à Vienne il y a les « incontournables » : les Bradwurst, les viennoiseries, Sissi et la musique. Nous nous sommes donc arrêtées dans un des Würstelstands de Graben, à la Salm Braü, authentique brasserie datant de 1717 installée dans un ancien cloître, et à la Hofburg pour siroter un chocolat viennois. Oserais-je dire que je préfère le chocolat espagnol ?!
Nous avons eu notre dose de valses, impossible d’échapper à Strauss, et sans le vouloir nous avons croisé plusieurs fois le souvenir de Mozart. Par contre il fut plus difficile de remettre nos pas dans ceux de Schubert et de Beethoven. Il nous a fallu pour que ce soit chose faite organiser une escapade dans les villages vignerons de Grinzing et Heiligenstadt, Schubert étant un grand amateur de Heuriger !

 

Les Heuriger étaient et sont toujours des lieux de culture populaire à la fois débit de boisson et restaurant, autorisés par décret à ne proposer que les vins de leurs propres productions ! Les Heuriger ont encore, une lanterne et une branche de pin accrochées à leur porte d’entrée. Si la lumière est allumée, les clients sont attendus, la maison n’est pas close mais la comparaison s’arrête là.
Couverts de vigne les coteaux de Grinzing descendent jusqu’au Danube et au village d’Heiligenstadt, la campagne à la ville. La distance assez courte avalée dans un environnement rappelant curieusement les petites rues de Meudon (banlieue de Paris) nous avons découvert l’une des demeures de Beethoven. Le « Maître » a souvent résidé à Heiligenstadt et c’est dans ce village qu’il a rédigé en 1802 ce que l’on nomme le testament d’Heiligenstadt. La maison n’étant pas bien grande et l’ameublement réduit au minimum, nous avons eu tout le temps de découvrir ce texte émouvant, en immersion totale avec la musique. Beethoven avait 32 ans lorsqu’il a écrit ses dernières volontés, il y décrit sa souffrance, son désir d’en finir avec la vie et aussi son espoir de voir ses troubles s’estomper progressivement.
En cliquant sur ce lien vous pouvez accéder au texte complet ! 
Il y avait alors 5 ans que son audition s’amenuiser, acouphènes, otalgies le tourmentaient. Ses troubles étaient paradoxaux, le bruit le faisait souffrir mais il n’entendait quasiment rien !
Dans la seconde pièce de la maison nous sommes tombées en arrêt sur le masque mortuaire de ce musicien de génie, une douleur inattendue nous a étreintes, chacune à notre tour, nous n’étions pas ensemble. Un masque n’a rien à voir avec une sculpture qui est empreinte de la personnalité de son créateur. Beethoven était là, devant nous et sa souffrance emplissait l’air autour de nous.

A sa mort, une autopsie a été pratiquée et depuis des analyses ADN ont été effectuées. Nous en savons un peu plus sur les problèmes de santé qui l’affectaient. Il souffrait d’une surdité neuro-sensorielle, une complication immuno-pathologique de la maladie intestinale inflammatoire qu’il a toujours décrite et ayant entraîné une atrophie du nerf auditif. Comme quoi, soigner une maladie ne peut se résumer à en traiter les effets, on comprend mieux pourquoi les médecines alternatives ont une approche globale du patient au contraire de la médecine allopathique.
Beethoven était atteint également de saturnisme, affection aggravée par une incapacité génétique d’élimination du plomb et due à une consommation de vins rhénans « sucrés » au sel de plomb. Une vieille tradition viticole jadis pratiquée sous toutes les latitudes notamment en Charente où les effets ont été particulièrement sérieux.
Pour en revenir à Beethoven dommage que personne n’ait pu lui prescrire l’Huile Essentielle de Bois de Rose. Huile des musiciens, d’un point de vue vibratoire et énergétique c’est l’huile de ceux qui n’ont pas reçu enfant l’affection qui leur était due, ce qui était son cas. Au plan physique elle soigne l’eczéma du conduit auditif, affection en lien avec la non reconnaissance et dont souffrait Beethoven. Elle tempère également les caractères emportés, ce qu’il était, non sans raison !
A Heiligenstadt nous avions rendez-vous avec Beethoven et nous ne le savions pas. Jeudi dernier, nos âmes se sont rencontrées !

Le troisième coup de coeur est également le fait d’un artiste, Franz Xaver Messerschmidt à ne pas confondre avec Messerschmitt, le constructeur aéronautique. Ses créations ont été nettement moins « lourdingues ». Né en Bavière au sein d’une famille d’artistes, Messerschmidt s’est formé à Munich, Graz, Vienne, Rome. Portraitiste de la famille régnante dès ses débuts, il donne très vite libre court à ses capacités créatrices et commençe très jeune à enseigner à l’Académie Royale de Vienne. Sa vie bascule au décès de son ami et professeur de sculpture. Affecté de troubles psychiques Messerschmidt tente de combattre ceux qu’ils désignent comme ses tourmenteurs, « ces esprits qui le torturent nuit et jour », en leur donnant un visage.

 

Psychopathie ou possession ? La question n’a pas été tranchée mais 69 bustes en métal et albâtre sont nés de cette folie, des « têtes de caractère » que nous avons découvertes au Palais du Belvédère de Vienne !
Do
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:41
Nous voici de retour après 2 bonnes semaines d’errance et prêtes à repartir !
3000 kilomètres sur les routes de France avec un but, aider un ami à souffler ses 60 bougies.

 

 

 

Des instants plein d’amour, de tristesse aussi, sous le signe de l’amitié.
Des retrouvailles, des rencontres inattendues, de nouveaux liens noués !
Une jolie fête au pays breton qui nous a permis de danser de nouveau la Ronde de St Malo et, également, de vivre des moments d’exception comme la découverte de la superbe exposition consacrée à l’oeuvre de Marc Chagall !

 

 

 

Une révélation car si je connaissais certaines œuvres de cet artiste, à commencer par le plafond de l’Opéra de Paris, je ne m’étais jamais immergée dans son monde. Les couleurs me parlaient mais l’émotion n’était pas au rendez-vous. Or c’est une vie foisonnante que la fondation Édouard et Hélène Leclerc, au travers de plus de 300 œuvres, a révélé à tous ceux qui ont eu, comme nous, le bonheur de faire halte au couvent des Capucins de Landerneau !

 

 

 

Cerise sur le gâteau, la ville possède un bâti, selon l’expression consacrée, admirable et une grande vitalité. Les berges de l’Elorn transformées en musée de plein air accueillent des expositions temporaires tout à fait passionnantes et apparemment fréquemment renouvelées. Sans parler de la crêperie Ar Wamm Favé du pont Rohan !

 

Pont Rohan

 

 

Si je ne doute pas que Chagall ait été rompu aux codes académiques les plus strictes, il a su s’en affranchir. Peintre d’atelier il cogitait, bricolait, "patouillait" de multiples épreuves avant de donner vie à son univers. Oubliées perspectives et lignes de fuite, chaque toile est multiple et des touches de couleurs éclairent les sujets les plus douloureux. Peintre engagé, témoin sans concession de son temps et des horreurs de la guerre, ses toiles portent toujours une note d’espoir.

 

La Guerre

 

 

Passé, présent se télescopent. Collage, huile, gouache cohabitent sur une même toile.
Le passé revisite le présent, ou vice versa. La peinture de Chagall fait le lien Ciel-Terre. Chaque toile est comme un air d’opéra quand plusieurs personnages chantent ensemble, sans toutefois être à l’unisson !

 

Le cheval Rouge

 

 

Pas étonnant d’avoir croisé à cette exposition de nombreux marmots, d’une tranquillité enthousiaste ! Une heureuse surprise après ce que nous avions constaté au Musée des Antiquités d’Arles où les trois quart des lycéens ne se préoccupaient que de leurs portables.

 

 

 

Sanguine, fusain, pastel, aquarelle, huile, céramique, sculpture, sa création se décline à l’infini. Un déclic, une libération car au gré de la visite des portes s’ouvrent. Chagall, c’est la liberté de s’exprimer selon ses ressentis. Je me suis régalée !

 

 

Du Nord au Sud via le grand Ouest !
Et si cette expo est terminée depuis le 1er Novembre, d’autres merveilles n’attendent que votre visite. J’ai quelques tuyaux sous le coude qui feront l’objet d’un prochain article !
Do
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