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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 16:05

En 1861 à la demande de Napoléon III, Charles Garnier entreprend la construction d’un nouvel Opéra qui va prendre place dans le Paris du Second Empire !

Inauguré sous la Troisième République, Charles Garnier n’y était pas invité et il fallut la médiation de sa femme pour que les hommes de pouvoir daignent reconnaître son génie, les invités eux ne s’y trompèrent pas qui lui firent un triomphe.

Cet Opéra est un pur chef d’oeuvre, des marbres de toutes teintes, du stuc, des dorures masquant une structure métallique, tout est démesure et beauté. Un lustre de 8 tonnes, un plafond peint par Marc Chagall, des jeux de miroirs, l’Opéra Garnier est l’écrin qui accueillent en son vestibule Rameau, Lulli, Gluck et Haendel !

La visite démarre par la Rotonde qui initialement accueillait les abonnés !

Rotonde des abonnés

Ces derniers gagnaient par le bassin de la Pythie le grand Escalier.

Salle de la Pythie

Conçu pour donner à voir et être vu, les spectateurs l’empruntaient pour atteindre la galerie de l’orchestre puis les loges et pour les moins argentés le « poulailler ».

La visite de l’Opéra permet d’en découvrir la bibliothèque aujourd’hui musée et mémoire de l’Opéra, un lieu ouvert aux chercheurs aussi.

L’Opéra ne fut jamais terminé, la chute de l’Empire lui ayant été fatale, néanmoins la Rotonde, le grand vestibule, le Grand Foyer, seul lieu chauffé à l’origine d’où son nom, brillent de tous leurs ors, de tous leurs feux !

La salle du Foyer

Moment passionnant, monument emblématique de Paris et des Arts, Charles Garnier vit encore dans son Opéra qu’il a signé d’un entrelac de lettres au plafond de la Rotonde des abonnés.

Entrelac signant l'oeuvre du nom de Charles Garnier

Comme Rafaël, Michel Ange ou Léonard de Vinci, il s’est aussi représenté sur l’une des peintures qui orne le plafond du Grand Foyer d’où il surveille toujours artistes et visiteurs !

Charles Garnier and co surveillant son Opéra

Personnellement je n'ai guère apprécié les jeux de couleurs au niveau de l'éclairage tant au niveau de la Rotonde que pour la salle de la Pythie mais ce qui vraiment m'a semblé très fumeux c'est l'implantation de ces 2 roues de tracteur (ou camion) dorées de part et d'autre de la montée du grand escalier. Je me suis dépêchée d'oublier la symbolique mais c'est plutôt un truc d'intello, Bacri aurait dit "un truc à enc...r" les mouches, mais bon !

Do

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 15:39

La grande galerie de l’Evolution fait partie du Muséum national d’Histoire naturelle. Elle est située dans le Jardin des plantes et a été créée à partir de l’ancienne galerie de Zoologie. Créé en 1635 par Louis XIII le jardin royal des plantes médicinales, s’est agrandi petit à petit afin de devenir le lieu où allaient être conservées les premières collections en lien avec l’évolution des espèces et la diversité du monde vivant !

La grande galerie voit le jour en 1889 ce qui en fait en quelque sorte la jumelle de la tour Eiffel. Après la seconde guerre mondiale, très dégradée elle finit par fermer ses portes en 1966. Toutes les collections sont remisées en sous-sol pendant une vingtaine d’années jusqu’en 1987 où un plan est lancé pour lui redonner une seconde vie, plan concrétisé par François Mitterrand qui en 1988 décide d’inclure sa rénovation à la liste des grands travaux présidentiels. Le 21 juin 1994 il l’inaugure pour le plus grand bonheur des petits et des grands, nous y avons passons de beaux moments avec nos classes et en 1998 j’y ai fait ma dernière sortie scolaire, histoire de clore en beauté mes années parisiennes. Vingt ans et quelques jours plus tard nous y avons fait notre grand retour. 

La grande galerie donc permet de découvrir le vivant, l’évolution des espèces et met l’accent sur le plus menacé. L’aventure commence avec la découverte des fonds abyssaux, elle se poursuit au premier niveau avec la savane africaine.

Partout dans les structures métalliques les hôtes du continent américain sont présents et plus nous montons dans les étages plus c’est un monde disparu qui nous est re-présenté avec évidemment toujours le même prédateur, l’humain !

Galerie des espèces menacées
Le Dodo

Notre visite terminée, avant d’attaquer la ménagerie nous sommes allées nous restaurer d’une délicieuse soupe à pas d’heure « Aux belles plantes », un restau un peu classe mais très cosy !

Aux belles plantes

La ménagerie du jardins des plantes est le prolongement logique de la grande galerie et de la galerie de Paléontologie, certes les lieux semblent un peu désuets mais tous les animaux qui peuplent cette ménagerie sont bien souvent les derniers représentants d’espèces menacées. Il faut la voir pour ce qu’elle est, un conservatoire du vivant. Le cheval de Przewalski en est l’exemple type. Lorsque ce petit cheval que l’on connaît grâce aux peintures rupestres des grottes ornées a été redécouvert chacun le croyait à jamais disparu. Quelques spécimens ont alors été capturés et un programme d’élevage mis en place, aujourd’hui l’espèce est considérée comme sauvée même si, comme c’est le cas pour quasiment toutes ces espèces sauvées, l’homme en reste le prédateur principal ! Chat de Pallas, Martre à gorge jaune, Orang-outan (il est possible d’en parrainer un, si cela vous tente !)

Le Binturong

et le binturong qui a pointé le bout de son museau juste le temps d’une photo font partis de ces êtres vivants en danger.

Nous avons passé là un bon moment et retrouvé nos réflexes d’enseignantes au contact de scolaires qui comme nous, s’extasiaient à tout propos. Une occasion pour constater encore une fois, que même en cessation d’activité, on reste marqué par le métier. Nous avons pris un réel plaisir à répondre, écouter les remarques pleines de poésie, de pertinence de ces enfants constatant également qu’ils sont nettement plus attentifs et à leur affaire quand ils ne sont pas avec leurs parents. Il n’y a pas photo, entre ceux qui cavalaient partout accompagnés de parents peu soucieux de transmettre ne serait-ce qu’un semblant d’information et les scolaires sans doute briffé par leurs enseignants mais curieux de tout, les plus indisposants étaient à priori les « mieux » encadrés !

Qu’on se le dise parce que finalement partout où l’on passe c’est le même constat, pas étonnant de toute façon n’attendons nous pas de l’Ecole outre qu’elle enseigne, qu'elle éduque et éveille, ce qui a priori fait parti des attributions familiales !

Do

 

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 16:16

Plus grand cimetière parisien intra muros le cimetière du Père Lachaise porte le nom du confesseur de Louis XIV, François d’Aix de La Chaise. Installé sur le Mont aux Vignes, ce domaine changea de nombreuses fois de propriétaire et de nom par la même occasion. Tombé dans l’escarcelle de la Préfecture de Paris à la fermeture du cimetière des Innocents, Napoléon Bonaparte alors consul décida de remanier les lieux d’ensevelissement de la capitale, c’est ainsi que le Mont-Louis devint le cimetière de l’Est ; La première inhumation fut celle d’une enfant de 5 ans, fille du sonneur de la Porte St Antoine mais il fallut le transfert d’Héloïse et Abélard puis de Molière et La Fontaine pour que le Père Lachaise fasse recette.

Carré juif, carré musulman doté jusqu’à la guerre contre les turcs d’une mosquée, les enclos spécifiques furent englobés dans l’ensemble du cimetière qui reste néanmoins organisé par groupements de monuments comme ceux particulièrement flippants des victimes des camps de concentration ou le regroupement des maréchaux d’Empire.

Impossible de tout voir sauf à y retourner régulièrement ce qui en soit lorsque l’on est parisien n’est sans doute pas désagréable car le lieu est ressourçant. La Flore est belle et compte quelques essences remarquables mais un seul chêne ! En effet outre le fait que cet arbre semble ne pas avoir eu la cote dans les cimetières, le sol ici ne lui est pas favorable. La faune quant à elle est très variée, les oiseaux y sont très nombreux, même la sittelle y est présente tout comme les chauve-souris, les insectes.

Certaines tombes font le buzz comme celle de Jim Morrison, rockeur, sex symbol et engagé contre la guerre au Vietnam, d’autres ne se signalent au passant que par le bouche à oreille.

Notre visite a commencé par la recherche de Colette après nous nous en sommes remis au hasard.

Nous avons eu nos moments people, Michel Delpech, Marie Trintignant, Bécaud et même Michel Legrand par le plus grand des hasards.

Certaines nous ont mis en joie comme Chopin à quelques encablures de Pierre Desproges, Rossini voisin de Musset !

Nous avons par contre cherché longtemps Allan Kardec, le père de la philosophie spirite et Champollion qui aurait sans doute été mieux à Figeac, mais bon !

Texte d'Allan Kardec

Une visite au Père Lachaise c’est aussi le défilé de toutes les stations de métro et la réponse à une de nos interrogations récurrentes depuis l’enfance. Pourquoi un tréma sur le U de Montparnass Bienvenüe ? C’est bête comme chou, juste parce que le Père du métro parisien s’appelait ainsi et que son patronyme s’écrivait avec un tréma ! Salut monsieur Bienvenüe !

Au Père Lachaise on révise aussi l’Histoire de France et les politiques qui l’ont faite, Félix Faure est particulièrement bien entouré !

Félix Faure

Il est le proche voisin de Ledru-Rollin mais surtout de notre François Arago d’Estagel dans les Pyrénées Orientales ! Ah mais ! Do

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:41

En 1429 Jeanne d’Arc fit halte à St Denis, elle ne savait pas encore que le Roi de France s’apprêtait à la trahir et fit don en cette occasion de son armure à la Basilique, armure sur laquelle les anglais firent fait main basse évidemment ! Seul demeure aujourd’hui de cet ex-voto une petite plaque commémorative sur la façade ouest et une plus grande sur la partie sud.

Mais pourquoi vous parler de Jeanne d’Arc ?

Pour la simple raison qu’elle est la raison de notre venue à Saint Denis.

Dans notre mythologie familiale il y a quelques faits glorieux que je ne vais pas vous détailler ici sauf un ! Notre père (qui est aux cieux) était ferronnier d’Art de formation et a dans ses jeunes années participé à deux programmes de restauration de monuments nationaux, la rampe du château de Saint Germain en Laye et la hampe de Jeanne d’Arc à la basilique St Denis.

Il n’en fallait pas plus pour que ses filles et sa petite fille mènent l’enquête.

Nous avons donc débarqué à la gare de St Denis et subi le plus gros choc culturel de notre vie. En une petite demie heure de RER nous avons fait un saut dans l’espace improbable et radical.

Le ton est donné dès la gare même si on ne peut nier que côté « idées », il y a de la réflexion et de la mise en œuvre. Très tendance « des incroyables comestibles » s’offrent (en saison) dans des « bacs à légumes » installés sur l’esplanade qui s’ouvre sur le canal Saint Denis. Le problème est que juste à côté les petits espaces verts qui s’étagent jusqu’à l’eau servent de dépotoir et de pissotière au vu et au su de tout le monde !

Dépotoir et pissotière en plein air de la gare St Denis

Gaillardement nous avons cheminé jusqu’à la Basilique qui se dresse tel un OVNI dans un environnement complètement décalé ! Partout des étals vraisemblablement illicites proposent à même le sol des vêtements, des sacs à main, des chaussures de sport et tout un bric à brac aussi vite déballé que remballé au moindre signe suspect. Il y a également des vendeurs de mini-brochettes cuisinées de manière très artisanale. Un caddy de supermarché sert de support à un couvercle, genre couvercle de lessiveuse, dans lequel rougeoie du charbon de bois sur lequel repose un grill de fortune. Un peu partout des petits tas de braises noires maculent sur le trottoir. Des vendeurs de montres et autres produits de contrefaçon sont en poste dans les encoignures de portes et des magasins dignes des souks bordent sans interruption la rue principale, piétonne. Les boucheries sont largement représentées et l’amoncellement de pieds de bœufs, des tas d’abats a de quoi faire faire une crise cardiaque à un végan ! Dans les boutiques de fringues, les jeans exposés retiennent un temps notre attention, au moins on ne leur fera pas le reproche de vêtir des « esculettes » pour reprendre une expression chère à Pagnol. Là c’est du XXXXXL, et encore !

La Basilique en ligne de mire nous traversons le marché très très coloré, celui de la Place Cassagne de Perpignan peut aller se faire rhabiller, avant de stopper devant la façade. Repéré par deux jeunes gens nous sommes sollicités pour répondre à un questionnaire et alors que d’ordinaire nous refusons, sans doute un peu commotionnées par le décalage culturel que nous venons de vivre, nous nous exécutons jusqu’à rester sans voix à l’énoncée de la dernière question : « selon vous que faudrait-il mettre en œuvre pour rendre la visite de la Basilique encore plus attractive ? ».

Doit on rester politiquement correctes ? A t’on le droit de parler de notre ressenti sans passer pour raciste ? Puis-je dire que je ne me reconnais pas du tout dans cet environnement et que personnellement je trouve détestable d’avoir l’air transparente au point d’être percutées par des rouleurs de mécaniques.

Du bout des lèvres on se lâche un peu, pas trop puis nous filons réviser notre Histoire de France car ils sont presque tous là nos rois et reines !

Louis XVI et Marie-Antoinette

Tout a commencé avec Dagobert, il avait peut-être parfois la tête chamboulée mais sans lui rien ne serait et avoir sous les yeux Clovis, Pépin le Bref et sa Berthe aux grands pieds, Hugues Capet, Philippe le Bel, Henri IV et tous les Louis franchement c’est épatant.

Berthe aux Grands pieds et Pépin le Bref

Pendant deux bonnes heures nous ne savions plus où donner de la tête, nous enrichissant d’une foule de détails techniques comme la différence entre un gisant, un priant. Un cours de l’Art car depuis le martyre de Saint Denis en 250 jusqu’au dernier roi inhumé au milieu du XIXe siècle toutes les influences artistiques majeures sont représentées comme cet hyper réalisme de la renaissance italienne que l’on retrouve dans le traitement des corps du monument mortuaire de Catherine de Médicis et Henri II.

Pieds de Catherine de Médicis

Un moment qui valait le coup même si nous avons fait choux blanc dans notre quête préliminaire mais une visite qui encore aujourd’hui me fait me poser beaucoup de questions !

Do

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 16:02

Magnifique conférence de Frédéric Lenoir, lundi dernier, à Perpignan.  Philosophe, sociologue, historien des religions et écrivain, Frédéric Lenoir est l’auteur d’une cinquantaine de livres, essais, romans, contes… Personnellement, après avoir découvert « le petit traité de vie intérieure », j’en ai lu une bonne dizaine, et aucun ne m’a déçue. Ses conférences, menées avec humour et brio, sont un pur bonheur et un enrichissement de l’esprit.

 

 

https://www.congres-perpignan.com/agenda/sagesse-et-meditation

 

Frédéric Lenoir m’a réconciliée définitivement avec la philosophie. En terminale, ce n’était pas mon truc. J’ai commencé à m’y intéresser grâce à Michel Serres. Mais si les interventions médiatiques de cet homme au regard vif et pétillant sous ses sourcils broussailleux, sont lumineuses, ses écrits sont beaucoup plus difficiles d’accès et parfois un peu obscurs aux novices dont je fais partie.

Avec Frédéric Lenoir, tout est clair, tant dans ses interventions verbales que dans ses écrits, ce qui pousse certains esprits chagrins, intellectuels intégristes, à dire qu’il vulgarise un peu trop. Il y en aura toujours pour trouver qu’il vaut mieux laisser le peuple dans l’ignorance, laissons-les dire et ne nous gâchons pas le plaisir !

Si Frédéric Lenoir passe par chez vous, n’hésitez pas, courrez-y, je vous le promets : vous comprendrez tout et vous passerez un moment d’exception.

 

 

Salle comble, donc, au Palais des Congrès de Perpignan pour écouter cette conférence : Sagesse et méditation. Oui, je sais, certains pensent qu’il est triste d’être sage, qu’il faut être un peu fou dans la vie. Hé bien l’un n’empêche pas l’autre, qu’on se le dise !!!

La sagesse, nous dit Frédéric Lenoir, c’est la recherche d’un bonheur profond et durable, alliant un esprit de justice et d’équité pour tous. Les sages nous invitent à jouir de la vie avec raison et modération, à agir en pleine conscience, à redécouvrir la richesse de notre intériorité et à développer notre spiritualité. Attention à ne pas confondre spiritualité et religion ! La spiritualité existe partout et même (surtout ?) en dehors de religions. La spiritualité, l’amour vrai, le respect, la justice, nourrissent l’esprit de la Sagesse.

Bref, on voit que notre société consumériste actuelle a tout faux, qui privilégie la vitesse, le plaisir immédiat, fugace, personnel et égoïste. Pour aller vers le mieux être, il est urgent d’abandonner la quête du « toujours plus ».

 

Développer sa propre intériorité, c’est être présent et disponible à chacune de ses actions et à ce qui nous entoure. Arrêter de manger en pensant à autre chose, en ressassant… Arrêter de se polluer l’esprit avec les mauvaises nouvelles ! Les avalanches de catastrophes diffusées en permanence par les médias nous font croire que le monde va beaucoup plus mal que dans la réalité. Savoir apprécier chaque petit bonheur de la journée, un bon café, une bonne douche, un rayon de soleil, le sourire d’un inconnu dans la rue, l’éclat de rire d’un enfant, la beauté de la nature… Et remercier !

Oui, remercier la Vie !

La gratitude, l’altruisme et la bienveillance, rendent heureux. Remarquez comme les gens qui se plaignent tout le temps sont malheureux !

Un petit truc : tous les soirs, avant de vous abandonner dans les bras de Morphée, (ou de n’importe qui d’autre !), trouvez deux ou trois évènements heureux survenus dans votre journée et remerciez pour cela ! Vous verrez, vous dormirez mieux.

La méditation nous aide à être plus présents à ce que nous faisons, à ce que nous sommes, elle nous permet de nous centrer. Il est prouvé scientifiquement que le fait d’être attentif à ce que l’on fait, à ce que l’on ressent, déclenche la production de dopamine et de sérotonine, les hormones du bien-être. On la conseille du reste de plus en plus souvent à titre thérapeutique et elle est pratiquée dans ce sens dans certains hôpitaux.

La méditation aide à comprendre ce qui se passe en soi, à mettre à distance nos émotions, nos tracas, à faire taire notre mental surchauffé.

Alors, c’est vrai, la vie n’est pas toujours facile ; les évènements extérieurs sont parfois durs avec nous. Chacun connaît des hauts et des bas. Certes, nous ne sommes pas tous égaux ; certains ont plus de bas que d’autres. Nous devons essayer de changer ce que nous pouvons et accepter le reste. Aussi, le grand projet de la Sagesse est-il  de ne plus dépendre des évènements extérieurs pour connaître le bonheur. C’est un projet ambitieux que nous n’atteindrons peut-être (sans doute) jamais, mais c’est vers cela que nous devons tendre. La vie est une succession d’expériences qui visent à nous faire grandir.

 

Le sommet de la sagesse est l’acceptation de ce qui ne peut être changé. L’Amour Vrai en est la finalité.

Voilà. J’espère avoir été fidèle au message de Frédéric Lenoir ; je ne veux pas non plus tout relater ; vous n’auriez plus envie d’aller l’écouter « en vrai », ou de lire son dernier livre, « sagesse et méditation », ni les autres. Franchement, ce serait dommage !

 

Pour savoir où il se produit, consultez son site en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://www.fredericlenoir.com/

Vous pourrez d’ailleurs y écouter une conférence passionnante sur Spinoza.

D’autres conférences sont disponibles sur Youtube.

Ne vous en privez pas ! Frédérique

 

 

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:22

En 1375 Louis Ier d’Anjou passait commande d’une tapisserie monumentale aux ateliers de Nicolas Bataille et Robert Poinçon où oeuvrait le peintre du Roi de l’époque, Jean de Bruges. 7 ans plus tard l’Apocalypse de Saint Jean, interprétation d’un manuscrit enluminé, était achevée. Un exploit !

Oeuvre d’apparat monumentale, la tapisserie restitue fidèlement le message de Jean l’Evangéliste tout en livrant un témoignage particulièrement vivant de ce qu’était la société médiévale au moment de la Guerre de Cent Ans.

De menus détails, nous découvrons au hasard d’une scène que l’on dormait déjà dans des draps au Moyen âge, tout en respectant le message de Jean, croquent le quotidien des personnes à une époque où l’Anglais était l’ennemi, ennemi héréditaire qui figure sur de multiples scènes sous les traits de léopards !

Attaque anglaise !

Cette tapisserie conçue pour être exposée occasionnellement dans les cours du château d’Angers a des dimensions adaptées aux lieux, 140 mètres de long sur 6 mètres de haut. Elle voyagea en certaines occasions, un mariage en Arles en 1400 entre autre, avant d’être offerte au Chapitre de la cathédrale d’Angers. Démembrée, mutilée et abandonnée par des particuliers qui allèrent jusqu’à en utiliser certains morceaux comme paillassons, restaurée au XIXe siècle, elle a retrouvé sa place au château. Elle a laissé des plumes dans l’opération et ne mesure plus aujourd’hui que 103 mètres pour 4,5 mètres.

Composée de 6 pièces de 14 tableaux elle se lisait comme un livre de haut en bas et de gauche à droite. Chaque tableau ouvrait avec un personnage occupant toute la hauteur et invitant à la lecture des scènes. Tout a été pensé pour permettre une lecture simple de l’oeuvre de St Jean.

St Jean recevant les révélations

Alternance de couleurs bleu et rouge pour le fond, une iconographie simple et explicite dont la symbolique devait frapper les esprits. Une œuvre qui à coup sûr, comme les vitraux et sculptures des édifices religieux, avait vocation « d’enseigner » ceux qui la lisaient.

L’Apocalypse est un message d’espoir car contrairement à ce que l’on a coutume de dire ou entendre, apocalypse signifie révélation.

Tout au long de cette « révélation » racontée en 84 tableaux, il n’en subsiste que 67 intacts, nous voyons prendre vie sous nos yeux les visions que Saint Jean a reçu en rêves à Patmos, une île de la Mer Egée où il était exilé. Destinée à être transmise aux 7 églises de la Chrétienté, l’Apocalypse raconte les guerres, cataclysmes, trahisons, bassesses que l’Homme affrontera au cours des siècles à venir.

Destruction et cataclysmes en tout genre

Tout est symbole et tourne autour du chiffre sept, symbole de plénitude à moins que ce ne soit la combinaison quatre et trois. Le quatre des quatre évangélistes ou des quatre éléments, le trois de la Trinité, une Trinité que l’on retrouve dans tous les cultes du monde comme en Egypte Ancienne.

Outre le chiffre sept, le six est lui aussi décliné au long du récit. Six, chiffre de la Bête, des bêtes plus exactement puisque ici elles sont trois, la Bête de la Mer, la Bête de la Terre (sous les traits des anglais) et celle du Ciel !

D’une grande modernité dans son message qui colle à notre époque, tout comme il était d’actualité au Moyen Âge, elle invite entre autre l’Homme à rendre à la Femme la place qu’elle doit occuper de plein droit, à s’ouvrir aux plus démunis, aux exilés et à réfléchir à sa place sur une Terre qu’il a à préserver.

Si tout est plutôt dramatique, le spectacle du Monde ne l’est-il pas ?, la fin du récit s’achève sur un message d’espoir.

Tout est Paix

Nous pouvons donc rester positif tout en tirant les leçons qui s’imposent des visions de Jean l’Evangéliste car, c’est mon point de vue, elles ne peuvent être prises à la légère. Ce message est bel et bien d’une réalité très actuelle !

Confondant.

Do

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 16:59

Pas de jalousie, cet héritage n’est pas uniquement le nôtre, nous l’avons tous en partage et pour en jouir il suffit de mettre le cap sur le Vallespir en Pays Catalan.

Dominant le petit hameau du même nom, lui même perché au sommet d’un mamelon dominant la vallée du Tech, la petite chapelle romane Notre Dame Del Roure recèle une merveille, une abside peinte du XIIe siècle.

Encore accessible librement à la visite il y a deux ans, la chapelle est aujourd’hui fermée pour la protéger des dégradations dont elle a pâti. Pour la visiter il est dorénavant nécessaire de retirer les clefs auprès du maire du village de Taillet dont dépend le hameau.

Vieille connaissance cette chapelle nous a maintes fois accueillies lors de nos raids « châtaignes ». Havre de Paix, nous y faisions halte pour nous régaler de ses peintures. La curiosité n’étant pas un défaut, mais plutôt le moteur de l’intelligence comme de nombreux pédagogues s’accordent à le reconnaître, elle nous a permis un jour de pousser une petite porte dérobée du retable et d’accéder à ce joyau.

Depuis une question nous tenaillait, que venait faire dans ce trou perdu l’artiste qui l’avait peint ?

Aujourd’hui nous avons la réponse et c’est lors du conférence donnée samedi 10 novembre à 15 heures par l’association « Pays d’Art et d’Histoire transfrontalier » dans la chapelle que toute la lumière a été faite.

Si aujourd’hui les multiples sentiers qui sillonnent nos massifs forestiers et ou montagneux sont empruntés par un certain nombre de randonneurs, cueilleurs et pas mal de chasseurs, trop, il fut un temps où ils représentaient des axes vitaux de circulation pour les personnes, les idées et les Arts.

Construite au milieu du XIIe siècle Notre Dame de Roure n’était pas alors isolée.

Etape sur la route reliant le Vallespir au Pays de Peyrepertuse, elle dépendait de Castelnou siège de la vicomté du Vallespir. Taillet était un passage obligé pour qui venait du Comté de Besalu et souhaitait rallier Castelnou puis Peyrepertuse. Ces voies également empruntées par les pélerins, même si rien ne permet d’affirmer que Notre Dame del Roure était sur une branche des chemins de St Jacques, sont jalonnées par de multiples édifices, hospice de pélerins (Chapelle Sainte Marguerite près du Col d’Ares) mais aussi de moulins (moulin de Canterrane), fours à chaux ou à fer, n’oublions pas que nous sommes sur les flans du Canigou.

Il était donc normal de faire de cette halte un lieu d’enseignement et quoi de mieux que ces peintures murales, BD de l’époque si l’on peut dire familièrement !

Le conférencier, passionné et passionnant, a tenu pendant presque deux heures son public en haleine, la chapelle n’a sans doute jamais reçu autant de fidèles pour un office. Assis au pied de l’autel, à terre, tassés sur les bancs et debouts à tendre l’oreille, nous avons découvert qu’à une époque où la vitesse n’avait pas encore droit de cité, ou la voiture n’existait pas, la culture et les Arts étaient présents partout même dans les coins les plus improbables.

Les artistes circulaient, se rencontraient, enrichissaient leurs pratiques des savoirs et découvertes de leurs paires ce qui explique que les peintures de Notre Dame del Roure présentent de furieuses analogies avec celles du Vilar à Villelongue del Monts ou Villelongue de la Muga en Ampurdan. La mise en scène du registre supérieur, quant à elle, nous propulse à Ravenne en Italie, une précision qui fait sens quand on sait que l’une des célébrités locales de l’époque, l’Abbé Oliba, était apparentée au Pape de et voyageait fréquemment jusque là-bas.

Cette chapelle prouve que tous les ateliers se rencontraient, se nourrissaient les uns des autres, même le Maître de Cabestany semble avoir laissé sa marque.

Quant au choix des motifs, le souci d’enseignement est flagrant. Les fresques peintes montrent dans le registre médian, la première scène de la passion de Jésus lors de son entrée dans Jérusalem. Dans ce genre de scène le moindre détail permet d’identifier le texte religieux ayant fait référence et de deviner l’intention ayant présidé au choix du motif ! La présence d’une ânesse accompagnée de son ânon évoque l’évangile selon St Matthieu et renvoie à une époque où le souci majeur était de mettre en place la réforme Grégorienne et de la diffuser. Raison pour laquelle de nombreuses chapelles et églises peintes à cette époque offrent les mêmes motifs. Un matraquage en quelque sorte pour bien faire rentrer le message.

Nous sommes ressortis emballés et riches de plein d’idées de sorties. Découvrir St Félix de Calmeilles, Montauriol son castrum et son Farriol (four à chaux à moins que ce soit à fer), reparcourir les ocres de la Canterrane, lorgner du côté du Sud et parcourir l’Ampurdan, découvrir les musées de Vic, Ripoll !!!

Chouette que de se sentir plus intelligent en sortant qu’en entrant !

Si ce genre de découverte vous tente, il suffit juste de vous rendre sur www.vallscatalanes.org

Merci à Michel Desmier qui nous a présenté le résultat de deux ans de recherches pour son Master d’Histoire avec un enthousiasme communicatif !

Do

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 20:18

Les Monts du Vallespir étant chapeautés de lourds nuages en ce dimanche 22 juillet nous nous en sommes remis à notre ressenti et avons filé sur les Corbières.

Bien joué !

Sans doute était-ce cuit pour une randonnée mais nous pourrions au moins faire du tourisme. Notre premier arrêt à Fontjoucous s’est révélé charmant. Installée sur un ancien castrum l’église, fermée comme il se doit, domine toute la région.

Fontjoucous

Deux enceintes de remparts en partie debout, les vestiges d’un ancien château occupé par le presbytère, une jolie porte fortifiée, un lacis de ruelles dévoilant au hasard des déambulations des jardins débordants de tout le nécessaire pour une bonne ratatouille et un super restaurant très étoilé, voilà un village qui ne paie pas de mine. Dommage qu’il n’ait pas la chance d’être classé au titre des plus beaux villages de France comme Lagrasse, village voisin, car il y a de l’ambiance, on s’y sent bien, tout le contraire de Lagrasse. Certes l’Abbaye est fort belle, le Pont Vieux a de l’allure mais tout est négligé. Il y a un potentiel, c’est indiscutable, mais tout est un peu décati et côté ambiance, il semble y avoir du tirage au sein de la population, la faute aux écroulés ?

Lagrasse

Nous sommes donc reparties l’estomac dans les talons en quête d’une cascade dont nous avions entendu parler à Caunette en Val !

Un pissou ridicule ! Voilà tout ce que nous avons trouvé. Nous avons donc poursuivi sur quelques kilomètres et atteint … le bout de la route et le village de Mayronnes.

Et à Mayronnes devinez ce qui nous attendait ?!

Un super sentier de randonnée.

Un sentier sculpturel !

Danse
Le Cri
Les Portes de la perception

Une quarantaine de sculptures en pleine nature, des grimpettes et des descentes, des panoramas super chouettes, au final une journée exaltante totalement imprévue rythmée par le chant des cigales !

Moralité, rien ne vaut que de se laisser porter par ses propres ressentis !

Si l’envie vous prend, sachez que Mayronnes se trouve à quelques kilomètres au sud-ouest de Lagrasse, dans les Corbières pas loin de Narbonne.

Peut-être vous faut-il des preuves, une petite comme mise en bouche ?

Cliquez !!!

https://youtu.be/5UZHHl-2pfg

Do

 

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:27

A peine rentrées de notre périple en Slovaquie et Hongrie, nous avons repris la route pour gagner la Corrèze où nous étions invitées par nos amis Jacqueline et Gérard pour le plaisir de se retrouver et honorer un rendez-vous que tous les quatre nous avions avec Nemanja Radulovic.

Quatre jours épatants, une visite mémorable à la chocolaterie Bovetti, un orage apocalyptique, 24 heures sans électricité, un concert splendide et des découvertes dont une jolie chapelle qui, une chose est sûre, cache bien son jeu !

Qui devinerait qu’elle abrite des petits joyaux signés Marc Chagall !

Ancien village royal Le Saillant Vieux se situe à cheval sur 2 communes, Allassac et Voutezac, non loin de Brive La Gaillarde, sur les bords de la Vézère. On distingue le vieux village de la partie basse où se trouve attenant au vieux pont sur la Vézère, le château du Saillant.

La Chapelle qui faisait partie jadis du château possède toujours ses fondations du XIIIe siècle. La fenêtre du chœur est de la même époque mais l’ensemble de la construction a été remanié au XVIIe siècle.

D’apparence banale, elle a 2 particularités, ses vitraux et une vierge en bois polychrome datée de 1547. Taillée dans un seul tronc d’arbre, cette vierge allaitante est une petite merveille.

Quant aux vitraux c’est à Guy de Lasteyrie du Saillant, époux d’Isabelle Giscard d’Estaing, sœur de Valéry que nous les devons. Preuve que l’audace paie, surtout lorsque l’on n’est pas le premier venu ; il a demandé, il a été exaucé !

Exécutés entre 1978 et 1982, ces vitraux ont été posés du vivant de l’artiste, chose rare.

L’ensemble constitue une œuvre cohérente, le vitrail du choeur répond à celui de l’Oculus, tant par la symbolique que par le jeu des couleurs. Bleu, rouge profond, vert et jaune, le vitrail du choeur est d’inspiration biblique tandis que le second glorifie la Vie, sa force.

Sur les vitraux de la Nef, d’un gris lumineux réhaussé de tons or et argent, on retrouve tous les symboles de la Chrétienté, la Vigne, l’agneau, le poisson … le pain.

Chagall a participé à la décoration de quatre chapelles de par le Monde, un vitrail de ci de là, mais au Saillant tous les vitraux sont de lui !

Alors, un conseil, si vous passez dans le coin, ne vous privez pas du plaisir de faire un tour à la chapelle du Saillant, c’est gratuit et toujours ouvert ! N'oubliez pas l'appareil photo !

Do

 

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 19:05

On trouve de la poésie partout! 

 

Vous en doutez?

En voilà la preuve, ces quelques vers affichés dans les toilettes du camping municipal de  Condom (super camping, soit dit en passant...)

Avant de quitter l’oubliette
Jetez vos yeux sur la cuvette
N’imitez pas ceux qui s’en vont
Laissant leurs souvenirs au fond

Prenez plutôt la balayette
Versez de l’eau avec douceur
Frottez ensuite avec ardeur
Et partez quand la place est nette.

 

Joli, non? Et c'est de... notre vieil ami Voltaire! 

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