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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 21:03

En visitant le village de La Romieu près de Condom et doté d’une abbatiale de grande beauté, nous avons trouvé un espace collectif dédié au compostage. Les habitants du village y déposent leurs déchets et chacun peut ensuite bénéficier de l’engrais ainsi produit.

Des affichages précisent le mode opératoire et un petit coup d’œil nous a prouvé que les instructions étaient respectées.

Une idée séduisante quand il est impossible pour de nombreuses raisons d’avoir son propre poste de compostage.

Un acte citoyen pour nous permettre de réduire notre quantité de déchets et qui crée du lien !

Séduisant, non ?

Et si nous tentions l’aventure ?

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 17:26

Commençons par le commencement, qu’est-ce qu’une bastide ?

Dans un bon quart Sud Ouest de la France, ce terme désigne une cité construite selon un plan régulier, les rues se croisant à angles droits et délimitant des îlots d’habitations. Ces Bastides sont des villes « neuves », dotées d’un acte de « naissance », apparues entre les XIIIe et XIV e siècles. Généralement fortifiées, car construites en des temps troublés, Guerre de 100 ans notamment, elles ne sont pas sans rappeler par leur configuration les cités romaines.

Nos divagations sur les routes du Gers, de l’Armagnac, du Pays Basque nous ont permis d’en découvrir quelques unes et si personnellement la plus belle reste, pour moi, Mirepoix, la route des Bastides recèle de jolies surprises.

Mirepoix

On y retrouve à peu près toujours les mêmes éléments dont le plus spécifique est la place centrale le plus souvent quadrangulaire entourée de couverts. Maçonnés ou en bois mais ils sont à coup sûr très appréciables lorsqu’il pleut ce que nous avons testé en visitant notre première bastide en Armagnac, la bien nommée « La Bastide d’Armagnac ».

Couverts de la Bastide d'Armagnac

Nous y avons découvert un artiste local dont les créations nous ont réjoui le coeur !

Notez l'inscription !

Sans doute amateur de pétanque, engagé politiquement, nous nous sommes franchement amusées en découvrant ses créations. C’est inventif, original, il n’y a pas à dire, il fallait y penser.

A vous de voir !

Do

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 19:22

Nous voici de retour d’un périple qui nous a menées cap au sud ouest.

Empruntant très régulièrement la A62 qui relie Toulouse à Bordeaux notamment pour aller en Bretagne, nous avions construit notre itinéraire en fonction de quelques points forts repérés au passage. Par contre ayant comme habitude depuis quelque temps de nous abandonner à nos ressentis et de suivre les opportunités qui nous sont offertes, nous avons poussé jusqu’au Pays Basque où nous nous étions pourtant promis de ne plus jamais remettre les pieds !

Le temps faisant grise mine, nous avons raisonné par l’absurde : puisque par le passé, en toute saison, avec des prévisions météo optimistes nous n’avons connu que le mauvais temps, le soleil allait être au rendez-vous au lieu de la pluie annoncée !

Et bingo ! Trois jours de franc soleil et le quatrième un régime de giboulées qui ont eu le bon goût de noyer le paysage lorsque nous roulions nous laissant tout au plaisir de la découverte et avec une festival de couleurs de toute beauté.

Au cas où des envies de voyages vous titilleraient voici le circuit.

Les bastides d’Armagnac et Eugénie les Bains, le bassin de l’Adour, les collines du Gers, le Pays Basque entre Cambo les Bains, Espelette et Ascain, le cours de la Baïse de Condom à Buzet et en point d’orgue au retour Moissac !

Et c’est justement par la fin que je vais commencer à vous relater en quelques articles ce périple.

J’ai découvert Moissac sur les bancs de l’école primaire, à une époque où est née ma passion pour l’Histoire et la Géographie. Depuis j’en rêvais comme j’avais rêvé des pyramides d’Egypte depuis la sixième. Or si en 1982 je foulais le sol égyptien comme dans un rêve, nous n’avions jamais pris la peine de faire halte à Moissac remettant toujours à plus tard cette destination trop proche de nous, en fait.

La ville est plaisante et le bâti majoritairement en brique rouge rappelle un peu Albi en plus aéré. Il en résulte une dominante de teintes chaudes, régal pour les yeux.

Une courte déambulation nous a menées directement à l’Abbaye où nous attendait le Christ en majesté tel que dans mon souvenir !

L’Abbaye est entièrement peinte et recèle des œuvres sculptées de toute beauté qui nous restituent un pan d’histoire religieuse, certes, mais aussi ce qu’était la vie à l’époque où des artistes leur ont donné vie. De vrais défilés de mode appartenant à une époque révolue.

Il faut y prendre son temps, commencer par déguster le portail aux sculptures ondulantes d’une incroyable modernité, traquer Chagall et sa vierge au vitrail, admirer les jeux de lumière des vitraux sur les murs peints.

Mais si l’Abbaye et son portail nous ont accaparées un bon moment, la découverte du cloître a été un vrai choc.

Terminé en 1100 il est le plus ancien cloître historié du monde. 76 chapiteaux historiés nous content l’histoire de la chrétienté et, croyant ou non, on ne peut qu’être impressionné par la finesse de la sculpture, la profusion des détails, l’habileté des artistes qui ont su tirer parti du bloc à sculpter pour mettre en lumière le détail qui donne justement du piquant à la scène représentée.

Mieux qu’une longue description je vous propose de le découvrir sur le film accessible via le lien ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=oju0oXSuIqo

En espérant vous avoir mis l’eau à la bouche et que vous aurez peut-être envie de découvrir ce site qui a failli disparaître et a été amputé d’une partie de ses bâtiments conventuels pour laisser passer en 1840 la voie ferrée !

A une prochaine découverte.

Do

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 18:49

Saint Cirgues sur Couze, petit village du Puy de Dôme à 2 pas d’Issoire, traversé par des itinéraires de randonnée et doté d’un château très très délabré mais qui quand même présente mieux que les WC publics qui jouxtent son mur d’enceinte et ont pignon sur rue !

Si vous voulez vous faire peur, jetez y un œil et passez votre chemin !

D’accord il y a sans doute plus grave à déplorer mais cela est quand même très révélateur de l’état de délabrement de notre pays !

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 21:16

Lors de notre tout dernier voyage nous avons fait halte sur les rives du Lac de Vassivière. Parcourues par un nombre impressionnant de kilomètres de sentiers de randonnée notre projet initial était d’y séjourner un petit moment pour découvrir la région. Ça, c’était avant que le froid et la pluie ne nous en chasse, nous poussant à trouver des cieux nettement plus cléments à Sarlat. Il n’y a pas à dire, randonner dans l’humidité n’est pas du tout à notre goût et j’admire toujours les randonneurs que j’aperçois de loin cap de pluie et barda dégoulinants s’appliquant à faire comme si !

En fait il n’y a vraiment que sur les dépliants touristiques, toutes destinations confondues, que le ciel soit toujours bleu ! Piège !

Après une nuit très glaciale, une douche bienvenue nous avions toutefois mis à notre programme la découverte de l’Île de Vassivière où est implanté un Centre international d’Art et de paysage.

Né d’un barrage sur la Maulde, affluent de la Vienne, le lac de Vassivière est en eau depuis Noël 1950 après 3 ans de travaux et sans doute un certain nombre d’habitations à jamais englouties. Les rives du lac présentent une grande diversité, forêts profondes, landes, tourbières, pâturages : l’Île en est la synthèse à quelques exceptions près.

Résidence d'artistes Vassivière

Un sentier en fait le tour traversant au passage un jardin d’herbes médicinales, un grand classique, quelques installations ne fonctionnant qu’en saison, traduisons par en Juillet et Août ! A part cela les paysages de l’île sont vraiment très beaux, la balade est donc par moment enchanteresse surtout quand aucune intervention de l’homme n’ y a apposé sa marque. C’est mon avis en tout cas !

Ce site est qualifié par les guides et ses concepteurs de « territoire de rencontre entre nature et culture ». En effet depuis 1983 tous les ans un symposium de sculptures se tient là. 64 œuvres disséminées ça et là dans ce que l’on nomme le « bois de sculptures », parfois depuis de nombreuses années ce qui fait qu’elles ont mal vieilli.

 

L’œuvre phare en est justement « le Phare » installé à côté du centre d’art qui accueille des expositions temporaires, une librairie, un centre d’informations et un cerbère en jupons qui, en tout cas le jour de notre venue, refoulait mal aimablement les différents visiteurs en manque d’informations. Fermé bien que grand ouvert ! Allez y comprendre quelque chose.

Au hasard de la balade qui dure 2 bonnes heures le randonneur butte sur des créations qui vous parlent, ou non, toutes accompagnées de commentaires des artistes qui leur ont donné vie et qui ont eu le don de nous faire monter le bouillon à la tête. Que de grands mots !

Niki Kester

Notre première oeuvre, à moins que le sous-marin à moitié immergé en est été une, fut un « chêne et [une] plaque de marbre s’affrontant dans une tension dictée par la gravité et la puissance même des éléments ». C’est à dire une plaque de marbre installée sans doute depuis longtemps à la fourche d’un arbre qui l’a en partie phagocytée (quand on a lu le libre de Peter Wohlleben on imagine sans peine les dégâts infligés à ce malheureux arbre), une œuvre qui « devient une expérience du regard qui ne peut trouver un aboutissement que par la marche et l’observation attentive du visiteur ... ».

La Déjantée

Je ne m’appesantirai pas sur « La Déjantée », un peu plus sur « Toilet on the mountain », un parallélépipède rappelant « la forme de toilettes provisoires en bois » évoquant tenez-vous bien : « l’isolement vis à vis de la société, un repli sur soi-même qui permet à la fois tranquillité et sentiment de solitude tout en offrant un panorama privilégié sur le lac ».

Andy Goldsworthy

Mis à part la structure d’Andy Goldsworthy, un rappel des enclos que les éleveurs édifiaient dans la région fixant un cheminement entre le lac et le bois mais aussi entre les huit villages engloutis et le lac qui les a submergés, le reste c’est souvent comme dit Bacri dans un « Air de famille », des trucs à e…..r les mouches !

Untitled

Moi ce qui m’a scié littéralement c’est l’œuvre de Marco Boggio Sella, « Untitled » un gigantesque casque allemand qui est là « comme une métaphore du poids de l’histoire [sensée] réactiver notre devoir de mémoire faisant écho à celui toujours vivace de la population locale [et qui] nous contraint à une confrontation permanente de l’histoire ».

Installé dans le coin pique-nique, en coupe faim peut-être ?!

Enfin toutes ces belles envolées lyriques m’ont inspirée pour vous présenter cette œuvre que j’ai intitulée Atahualpa.

Atahualpa

« Affrontement entre le minéral et le végétal, mouvement et non mouvement, une fleur, flamboyante comme le feu, en hommage à celui qui fut et que la pierre a fixé pour l’éternité ! ».

Je vais maintenant m’atteler à présenter mes différentes toiles !

Do

 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 20:08
Château de Brézé

Le château de Brézé s’est un peu comme un iceberg, 1/9e immergé et tout le reste sous terre et là encore le plus intéressant à mon goût ne réside pas dans la visite de la partie hors sol qui permet juste de se faire une idée de la vie du personnel dans les châteaux.

En résumé, plus on descend dans la hiérarchie plus on monte dans les étages pour finir parqué au dernière étage d’une tour d’angle, sous une très belle charpente certes, mais très exposé au chaud ou au froid n’ayant même pas droit à un escalier en pierre celui-ci s’arrêtant net dès que l’on quitte l’étage dit « noble ». Sans commentaire, où se niche la mesquinerie des nantis !

A Brézé le top du top c’est la partie souterraine. Sitôt passé la cour d’Honneur du château, un long couloir pentu et souterrain mène au fond des fossés.

Galerie St Vincent avec la voûte effondrée

On le parcours en cheminant à tâtons, ébloui par un éclairage imbriqué dans le sol, un peu inquiet de devoir quitter l’itinéraire principal pour explorer les nombreuses galeries qui s’ouvrent par ci par là.

Peur de se perdre jusqu’à ce que l’on ait vérifié qu’il suffit de revenir sur ses pas, on s’enhardit alors pour finir par se faufiler partout même lorsque c’est le noir profond.

Chauffoir à levain taillé dans la roche

A Brézé le réseau souterrain n’a cessé de s’agrandir (jusqu’à pénétrer accidentellement le réseau rural provoquant l’effondrement de la voûte) à tel point que si la visite de la partie aérienne ne demande qu’une demie heure, 2 heures ne sont pas de trop pour découvrir les multiples salles souterraines : boulangerie, magnanerie, pressoir, celliers, pièces à vivre, échauguettes, carrière … avec pour finir un tour au fond des fossés (pas de douve ici) parmi les plus profonds d’Europe.

Voilà donc de quoi visiter si le coeur vous en dit, sans compter que les nombreux autres sites, restaurants, gîtes troglos ont tout pour vous séduire.

Do

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 18:28

Suivez le guide !

N’ayant pas projeté d’itinéraire clairement défini au départ, c’est l’enthousiasme communicatif de Peggy, spécialiste en réflexologie plantaire (quel bonheur!) qui nous a incité à gagner les bords de Loire pour nous consacrer à la découverte de l’habitat troglodytique.

Basées à Saumur, jolie ville que nous connaissions un peu pour en avoir arpenté le centre piétonnier, c’est en visitant le château que nous avons eu notre première expérience souterraine. Installé sur le site d’une abbaye que fit construire en 950 un dénommé Thibaut le Tricheur, homme de pouvoir vraisemblablement peu recommandable (une constante semble t’il qui perdure encore et sans doute plus que jamais de nos jours !), la première esquisse de ce qui sera le château date de 962. Encore n’était-ce qu’une enceinte fortifiée.

Inutile de narrer par le menu l’historique du château, c’est toujours à peu près le même scénario : conflits avec les anglais, guerres de religions entre protestants et catholiques, là où cela change c’est sous Napoléon qui comme à Fontevraud transforma le lieu en prison. L’intérieur est conforme à ce que l’on s’attend à découvrir dans un château, il n’y a vraiment que la grande salle souterraine qui soit impressionnante avec quelques boyaux à peine éclairés qui se laissent deviner.

Ventilée par un puits situé dans la cour d’Honneur juste au-dessus, il y fait un froid de canard. Dévolue jadis au stockage des vivres, elle offre aujourd’hui aux visiteurs une curieuse mise en scène de personnages affairés autour d’un tas de sable dont nous n’avons pas décrypté le message, glauque ! A suivre ...

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 16:44

Sentinelles dominant le cours de l’Orbiel, les 4 châteaux de Lastours nous faisaient de l’œil depuis bien longtemps. Trop loin pour une simple visite à la journée, trop près comme but de voyage, nous avons résolu le dilemme en en faisant la première visite de notre périple automnal.

De gauche à droite, Cabaret, Tour Régine, Surdespine et Quertinheux

Vers 1500 avant J.-C des hommes vivaient déjà à Lastours. Installés loin du cours de l’Orbiel coulant en contrebas et que l’on imagine sans peine fort tempétueux en certaines occasions, ces peuples qui n’étaient pas des bâtisseurs élurent domicile dans les nombreuses grottes des environs, celles là même qui alimentent aujourd’hui de nombreuses légendes. L’une d’elles a livré aux archéologues la sépulture d’une enfant connue sous le nom de « Princesse de Lastours ».

"Trou de la Cité"

Une découverte intéressante car les parures qui accompagnaient le corps et qui ont permis la datation des premières occupations humaines, attestent sans équivoque des nombreux échanges existants déjà à cette époque entre les différentes cultures méditerranéennes.

Le sous-sol riche en minerais divers, du fer mais aussi d’importants filons d’or, les mines sont toujours visibles aujourd’hui, leur position clé permettant de contrôler un vaste secteur, l’eau en quantité, autant d’éléments ayant permis à Lastours de développer une économie florissante, notamment une industrie drapière qui maîtrisait la totalité du cycle textile aux temps modernes. C’est de cette période que date le centre d’informations, ancienne usine réhabilitée et dotée d’un musée où les trouvailles archéologiques permettent de se faire une petite idée de la vie à Lastours à l’époque médiévale.

C’est aussi de là que débute la visite du site et autant vous prévenir, ce n’est pas du gâteau ! Même si c’est parfaitement aménagé, cela grimpe dur et facteur aggravant, pour nous en tout cas, c’est globalement toujours en escaliers.

Les 4 châteaux régulièrement espacés sur un axe Nord Sud occupent tous une position dominante. Trois de ces châteaux, Cabaret et Quertinheux du XIe siècle, Surdespine du XIIe ont connu les évènements tragiques de la répression contre les cathares. Du village médiéval qui s’étendait à leurs pieds ne reste clairement lisibles que les fondations du castrum de Cabaret. Au début du XIIIe siècle les « Bonshommes » étaient nombreux à Cabaret qui fut même le siège d’un évêché cathare au plus fort de la répression. Les parfaits et leurs défenseurs résistèrent héroïquement à Simon de Monfort pourtant prêt à tout pour venir à bout de cette hérésie.

Charmant homme ce Simon de Montfort qui imagina un subterfuge machiavélique pour faire tomber les citadelles. Ayant capturés presque toute la population de Bram, suspectée d’hérésie, après l’avoir atrocement mutilée, yeux crevés, langues arrachées, oreilles et nez coupés, il lança ces suppliciés sur le chemin d’accès aux châteaux en une longue cohorte hurlante menée par un homme à qui l’on avait conservé un oeil. La vision apocalyptique des visages ensanglantés ne fit néanmoins pas capituler les « parfaits » et ce n’est que 20 ans plus tard, après que tous les cathares aient été mis en sécurité, que les troupes royales réussirent à prendre d’assaut village et châteaux.

Tour Régine

Reconstruits par le pouvoir royal, la volonté du Roi est clairement affirmé dans le nom donné au quatrième château connu aujourd’hui sous le nom de « tour Régine », ils furent occupés par les protestants qui en seront délogés au terme de durs combats puis abandonnés à la Révolution pour être sauvés de la destruction totale au XXe siècle.

Cabaret et Tour Régine

Une visite à ne pas manquer car outre les châteaux qui méritent bien, comme tous les châteaux cathares d’ailleurs leur appellation de « Citadelles du Vertige », le cadre est d’une grande beauté ponctué par les flèches élancés des nombreux cyprès qui ne sont sans doute pas étrangers au sentiment de bien-être que l’on ressent dans ces lieux jadis tourmentés. Réputé pour aider les âmes à s’élever hors de la matière où elles sont souvent engluées après la mort, le cyprès est réputé depuis la haute Antiquité pour faire le lien entre la Terre et le Ciel, d’où sa présence dans les cimetières et l’importance de lui conserver son aspect élancé sans lui imposer de taille inadéquate.

Do

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 20:10

Avant d’en finir avec notre virée dans le Massif Central et de repartir pour un dernier tour avant l’hivernage voici un site que nous nous promettions de découvrir depuis longtemps et qui vaut bien un petit détour et les quelques grimpettes incontournables pour l’atteindre et admirer le panorama du haut des tours et promontoires.

Les tours de Merle sont un castrum médiéval qui s’est constitué au fil des siècles avec l’apport de constructions possédées en indivision par différentes lignées de seigneurs dont la première semble être celle dont le site tire son nom, la famille de Merle.

Par le jeu des mariages la famille de Peistels (avec ou sans s) entre autre s’est ajoutée à cette co-seigneurie qui compta jusqu’à 7 co-seigneurs. On ne peut qu’en retenir le nom, elle a laissé à la postérité la plus belle des tours encore debout. Une ascension qui se mérite, les marches sont diablement hautes, permet d’apprécier le panorama qui entoure Merle dressé sur son éperon qu’encercle la Maronne.

Cette histoire débutée au XIe siècle s’est arrêtée au XVIe, trop exposé et difficilement défendable, dans un environnement austère, le site a été abandonné au profit de lieux un peu plus plaisants.

Aujourd’hui outre la visite des différentes maisons fortes il est possible de deviner les bases des chaumières qui se dressaient sur le piton adossées au castrum. Chaque catégorie sociale était représentée et si les seigneurs quittèrent les lieux définitivement au XVIIe siècle, au début du XXe des habitants du village vivent encore en ces lieux.

Le site est petit, installé sur un éperon de 200 mètres de long et 40 mètres de large, il faut cependant un certain temps pour tout découvrir et imaginer les lieux quand le vieux pont permettait d’aller cultiver les potagers de l’autre côté du méandre et servait de lien avec les autres castrums des environs. Moultes fois emporté par les eaux de la Maronne, guère plus sage que la Dordogne, il est possible de gagner les ruines du vieux moulin qui faisait partie des possessions de Merle.

Si le coeur vous en dit, Les Tours de Merle se trouvent en Corrèze, non loin de Salers dans le Cantal, de Saint Céré dans le Lot, sur la commune de Saint Geniez Ô Merle, non loin de l’adorable village de Saint Cirgues la Loutre et de Saint Bonnet.

Au passage si vous connaissez de jeunes couples attendant un enfant et en panne d’inspiration, il y a quelques saints dans le coin qui pourraient faire leur affaire !

Do

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 20:10

Nous sommes parties pour cette vadrouille auvergnate une idée en tête, MARCHER ! Marcher histoire d’éprouver la récupération de mon genou et de tester des itinéraires de randos que nous avions repéré il y a quelques années. C’était le bon temps, nous avions encore Virgile et ces balades étant toutes interdites aux canidés nous nous étions rabattues sur des régions plus accueillantes.

Quittant Travassac, avant de gagner Salers dans le Cantal, nous sommes allées jeter un coup d’œil au canal des Moines à Aubazine.

Nous l’avons parcouru avec intérêt et perplexité ! Ce canal, construit par les moines d’Aubazine au XIIe siècle, est présenté comme un ouvrage unique en Europe ! Affirmation surprenante car les canaux de ce type ne sont pas rares, chose courante en Suisse, ils sont nommés « bisses », nous en avons un sur Laroque, le « Rech des moulins » qui, s’il n’atteint pas le kilomètre et demi, a un passé intéressant, enfin les PO s’enorgueillissent de posséder un ouvrage exceptionnel de 42 kilomètres, le Canal de Bohere !

Pour en revenir à Aubazine, après avoir capté l’eau d’un torrent, le Coyroux, les moines aménagèrent une chaussée en pente douce, entaillèrent la roche, modelant le cours du canal pour acheminer l’eau en surplomb du monastère !

Le site est beau, la balade courte, il nous restait juste à savoir ce qui justifiait de l’interdire aux chiens ?

Nous avons eu notre réponse à l’Office de tourisme et si elle ne nous a pas étonnées, c’est nous qui avons crée la surprise ! Ne pourrait-on inciter les malotrus qui défèquent sur les rives du canal à ramasser leurs déjections ? Parce que si une crotte de chien « fait désordre », les m….s humaines font vraiment tache, les chiens, eux ne laissent pas de papiers souillés !

 Contentes de nous, nous avons gagné un site qui n’usurpe pas sa réputation, le site médiéval du castrum de Merle !

Mais ce sera pour une autre fois !

A suivre !

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