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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 20:11

Certaines initiatives réservent de jolis moments de plaisir et si nous nous régalons grosso modo toujours lors de nos découvertes touristiques, il faut bien avouer que nous apprécions ce qui sort de l’ordinaire. A première vue Caňete dont le patrimoine bâti est assez remarquable ressemble à pas mal de villages découverts au cours de nos différents périples en Espagne.

Forteresse, arabe bien évidemment, murailles, vieilles maisons à colombages, Plaza Mayor à arcades … du classique quoi.

Et Pourtant !

Alors que nous tergiversions quant à savoir si nous allions grimper jusqu’à la forteresse, nous sommes tombés en arrêt sur une mise en scène d’Encierro sur une petite placette. L’Encierro est le nom donné au lâcher de toro dans les rues des villes et villages. Sans doute avez-vous entendu parlé du plus célèbre, celui de la Saint Firmin à Pampelune.

Des silhouettes de personnages en pleine action découpées dans des plaques de métal, peintes et scellées donnaient l’illusion frappante que nous venions de débarquer en pleine festivité !

Un abuelo sans doute frappé par notre enthousiasme nous a alors suggéré de gagner l’une des portes fortifiées pour y découvrir extra muros d’autres mises en scène, la procession et la fontaine.

Des merveilles !

On s’y serait cru.

Nous nous émerveillions lorsque deux femmes sont passées et nous ont expliqué l’histoire de cette procession. Nous étions entrain de contempler les habitants du village immortalisés par un artiste (dont le nom nous est resté inconnu). L’une des femmes nous a alors mis au défi de la retrouver dans la procession.

Nous avons fait mouche et coup de chance d’autres scènes se trouvaient dans le village !

Nous nous sommes donc offerts une visite originale du village et de ce qui en a fait la richesse par le passé. Que du bonheur à découvrir ici en images !

Et là, vous nous reconnaissez ?

Comme quoi, ce n’est pas la peine de se prendre la tête avec des parcours intellos d’où la vie, la vraie est absente !

Et en plus nous avons bien ri !

Do

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 17:34

Réveillés au petit matin par un froid polaire, à peine 2°, nous sommes en altitude nous ne risquons pas de l’oublier, nous goûtons sans réserve le confort que nous procure une bonne douche chaude puis filons avec un seul des fourgons. Le Gastounet des Pignon va se faire du lard !

Dûment équipés et renseignés par le type du camping nous partons explorer le Parc Naturel de la Serrania de Cuenca profondément entaillé par les Rios Jucar, Cuervo, Huécar et acolytes. Nous allons toute la journée crapahuter au sein d’un paysage d’une grande variété géologique. Gorges, lagunes, gouffres, cascades et résurgences, lorsque nous aurons bouclé notre découverte de la Ciudad Encantada nous aurons nos 15 kilomètres journaliers dans les gambettes.

Partout l’érosion a modelé des reliefs fantasmagoriques et parfaitement inattendus. C’est un vrai régal que de marcher ici, les chemins sont multiples, tous balisés. Il y en a pour tous les goûts. Nous nous régalons et si la visite de la Ciudad Encantada est incontournable, il faut bien avouer que lorsque l’on connaît le Chaos de Montpellier le Vieux par exemple on joue un peu les blasés. Mais bon, c’est quand même très chouette. A vous de voir en découvrant ces quelques photos de la Serrania !

Défilé minéral de Tragacete
Nacimiento del Rio Cuervo
Lagunas de Una
Ciudad Encantada
Le Pont Romain, Ciudad Encantada

Do

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 19:31

Notre première étape nous a mené en Catalogne, dans la Sierra de Monsant, à quelques encablures de Tarragone que nous avions découvert l’an passé. Les villages occupent des sites à couper le souffle comme Siurana perché sur un éperon vertigineux.

Visité par temps d’orage, les cieux nous furent bienveillants, à dire vrai nous n’eûmes qu’à nous en féliciter puisque cela nous a permis entre deux avalasses de déguster un délicieux « chocolate a la taza » dans un bar qui avait fait comme tout le village les frais d'un "relampago" fatal qui avait grillé tout le réseau téléphonique.

Ce voyage qui nous a réservé chaque jour son lot de découvertes passionnantes nous a permis de mesurer nos progrès en matière de lâcher prise. Quel bonheur de laisser la vie vous traverser tout en sachant saisir toutes les opportunités qui s’offrent à soi. Sortir des sentiers battus est on ne peut plus gratifiant.

Basés à Poboleda, nous avons commencé par découvrir le village une première fois en attendant nos coéquipiers puis en leur compagnie avant d’alterner randonnées et visites culturelles, consacrant un long moment à la « Cartoxia d’Scala Deï ».

Poboleda

Si les habitants de Poboleda affichent unanimement et sans équivoque leur position dans le conflit qui les oppose au gouvernement de Rajoy, tout se passe dans le calme et le respect d’autrui. Une force tranquille mais déterminée imprègne l’atmosphère des villes et villages traversés et l’humour est même parfois au rendez-vous pour arriver à faire passer le message.

Carles Puigdemont plus vrai que vrai !

La liberté d’expression est confisquée et si certains ne semblent pas encore mesurer l’ampleur du danger qui menace nos démocraties ce qui pour beaucoup semblent anecdotique aujourd’hui risque bien vite de nous concerner tous.

Cartoxia d'Scala Dei

Mais revenons en à la Cartoxia d’Scala Dei. Premier monastère en terre ibérique, la « Chartreuse d’Escaladeï » a vu le jour au XIIe siècle après la reconquête de la Catalogne qu’il convenait de repeupler. Le territoire cédé à l’ordre des Chartreux se couvrit sous leur impulsion de cultures, principalement vigne et oliviers. Bons pédagogues, ils essaimèrent leur connaissances agricoles dans cette région qui y gagna son identité. Encore aujourd’hui, son appellation, « le Priorat », est une référence évidente à la Chartreuse. Cette dernière a bien évidemment perdu de sa superbe, pour tout dire elle est même assez « cassée » selon l’expression d’un de nos élèves. Néanmoins les ruines ont un fort pouvoir évocateur et les mises en scène de certaines parties permettent de se faire une idée très précise de sa splendeur passée et de ce qu’était la vie en ces lieux.

Escaladeï était composée comme tous les monastères d’époque médiévale de deux parties distinctes, une accueillant des laïcs, l’autre réservée aux membres de la communauté religieuse. La grande cour fermée, l’Hôtellerie, les bâtiments annexes étaient ouverts aux voyageurs, parents des moines, bergers, réfugiés !!!

Chacun était assuré de pouvoir y faire halte pour s’y ressourcer, le charisme des moines n’était pas une légende. Dédiés à la prière, à la solitude et au silence les moines vivaient en ermite au sein d’une communauté assurant seule sa subsistance. La vie très hiérarchisée s’organisait autour du Père Prieur, des frères moines ou donats selon qu’ils prononçaient ou non leurs vœux. A Escaladeï, la « cellule » du Père Prieur a tout de l’hôtel trois étoiles, mis à part le mobilier peut-être et le guichet par où l'on passait la nourriture ! 

Le guichet du Prieur

Lit spartiate, placard modulable, décoration minimale, il n’en reste pas moins vrai que le Prieur avait de quoi se retourner.

Un vestibule, quelques pièces à vivre, des dépendances s’ouvrent sur un patio relié à un escalier où d’une volée de marches on atteint un jardin planté de simples puis une petite terrasse ensoleillée faisant fonction d’étendoir à linge en son temps, un mini monastère en sorte, plutôt chouette ! Le Père apothicaire, quant à lui disposait de tout un système de vasques alimentées en eau par des captages de sources toujours visibles aux alentours.

Les chartreux ne furent jamais très nombreux à Escaladeï, pourtant on y trouve 3 cloîtres, inférieur, supérieur, des Rosers. Ils furent ajoutés au fur et à mesure des dons émanant de la Royauté ou des seigneurs régionaux soucieux sans doute d’acheter leur salut !

La Chartreuse d’Escaladeï, l’escalier de Dieu, est implantée dans un cadre absolument magique où abondent les sources.

Serra de Montsant

Surmontée des crêtes de la Serra de Montsant, c’est dans une débauche de verts, d’ocres, que nous avons ensuite pris de la hauteur pour jouir d’un panorama XXL sur la chartreuse. Vénérable cyprès, figuiers torturés, vestiges architecturaux ponctuent la randonnée qui se déroule dans un cadre minéral d’une majesté incontestable. Nous y avons repéré quelques buitres en vol, un nombre important de grottes et d’aires de nidification, ce qui semblait une ancienne carrière de grès rouge et regretté de ne pouvoir commencer notre cueillette d’Hélicryse. Les circonstances ne s’y prêtaient guère !

Quittant la Serra de Montsant, la montage sainte, nous avons mis le cap sur Prades, la ville Vermeille, retrouvant in situ le grès rouge entre aperçu à Scala Dei. De l’ancien château arabe, à l’église en passant par les murailles et jusqu’aux multiples ermitages le rouge domine !

Mare de Deu de l'Abellera

Mais nous y reviendrons, histoire de pouvoir admirer la Mare de Deu de l’Abellera autrement que par le petit trou de la serrure et pourquoi pas se ravitailler en « patates », une des spécialités locales avec les noisettes, le miel et Miró. De toute façon le coin fourmille de randos et de sites que nous avons encore en réserve !

Do

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 13:50

Mise en bouche

11 Mai, cette fois c’est la bonne, nous nous disons au revoir pour la seconde fois mettant un terme à 2 semaines de découvertes toutes plus épatantes les unes que les autres. Nous sommes à Calaf en Terre catalane, le Gastounet et le Ptibus vont dorénavant faire bande à part !

Pour la troisième année consécutive nous avons mis cap au Sud en compagnie de nos amis Claude et Michèle. Notre but, continuer la découverte de l’Aragon avec un programme ratissant large, de la Catalogne à Castilla La Mancha !

Voyager en Espagne dès que l’on a quitté le bord de mer est dépaysant et bien souvent nous nous sentons hors de notre zone de confort ! La péninsule ibérique occupe un socle rocheux constitué à l’origine par d’îles de l’un des deux océans primitifs, Thétys, et de sédiments marins accumulés ! L’ensemble s’est trouvé surélevé au moment de la formation de la ceinture alpine, le résultat est tel qu’à une dizaine de kilomètres du bord de mer on atteint rapidement les 1000 à 1500 mètres et que l’on trouve en pleine montagne des salines, encore exploitées et dont le taux de salinité est supérieur à celui de la Mer Morte.

Salines de Naval

 

Aux environs de Teruel

Ce qui étonne et déconcerte, ce sont ces étendues arides sur des dizaines de kilomètres à peine émaillées d’un village, ici ou là, où subitement la vie semble s’être concentrée. Bars, surpermercado minuscuscule offrant de tout un peu ou un peu de tout, quelques hostals, un groupe scolaire et un centre de santé comme presque partout font de ces petits centres des lieux de vie que n’ont pas déserté les anciens.

Du coup la fréquentation de ces villages est agréable et l’on s’immisce dans le quotidien de la population avec plaisir.

Albarracin

A Albarracin où nous nous sommes incrustées, aller « au pain » est un pur plaisir. La boutique, minuscule, n’est guère visible de la rue, mais en faisant confiance à son odorat on a vite fait de trouver le four à pain cuit au feu de bois. Le « hic » est de déterminer comment s’ordonne la file d’attente. La boutique ne contenant au mieux que 2 ou 3 personnes, et encore, le nouvel arrivant se doit de repérer « l’ultimo ». Il peut ensuite vaquer à des occupations variées histoire de tromper l’attente.

Panaderia d'Albarracin

L’affaire est déconcertante ; vous arrivez au sein d’une assemblée regroupée de manière anarchique, vous évaluez grosso modo le temps d’attente en fonction de ce qui semble être la queue. Pourtant à chaque fois que quelqu’un sort de la boutique rien ne se passe, il vous arrive même de reculer quand 2 pépés quittent le banc pour s’incérer dans la file en compagnie d’une tierce personne surgie de nulle part.

En fait cette organisation est pain béni !!! très rapidement nous nous sommes retrouvées à papoter tous ensemble. Nous avons ainsi appris que la notoriété du pain d’Albarracin n’était plus à faire, tant et si bien que le samedi chacun fait ses provisions pour la semaine ravitaillant au passage les voisins. Je ne vous parle pas de l’angoisse quand à chaque client qui sort c’est une vingtaine de miches bien dorées qui vous passent sous le nez !

Heureusement la boulangère voit large, nous avons eu nos miches sans avoir eu à les gagner de haute lutte (ni à les montrer), personne ne resquille, calme et bienveillance, personne ne râle. Un constat s’impose, nous ne sommes pas en France ... ni en Italie.

A chaque voyage en Espagne, c’est une constante, je suis surprise de voir à quel point la population est ouverte à l’autre. Surprise parce qu’au premier abord vous avez l’impression que chacun fait son petit bazar sans s’occuper du voisin mais que vous les sollicitiez, il suffit même d’avoir l’air perdu, et ils se mettent en quatre pour vous aider. A Teruel une famille a joué les poissons pilote traversant toute la ville pour nous accompagner à l’aire de camping car, chamboulant son plan de route rien que pour nous. Dans les villes et villages, c’est toujours avec force détails que l’on vous dévoile, comme ce fut le cas à Daroca, le petit coin secret ignoré des touristes avec une manière d’engager le contact très physique. Il n’y a pas cette distance que les nordistes affichent, on vous donne l’accolade spontanément, ça crée du lien, c’est sympa !

Do

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 21:03

En visitant le village de La Romieu près de Condom et doté d’une abbatiale de grande beauté, nous avons trouvé un espace collectif dédié au compostage. Les habitants du village y déposent leurs déchets et chacun peut ensuite bénéficier de l’engrais ainsi produit.

Des affichages précisent le mode opératoire et un petit coup d’œil nous a prouvé que les instructions étaient respectées.

Une idée séduisante quand il est impossible pour de nombreuses raisons d’avoir son propre poste de compostage.

Un acte citoyen pour nous permettre de réduire notre quantité de déchets et qui crée du lien !

Séduisant, non ?

Et si nous tentions l’aventure ?

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 17:26

Commençons par le commencement, qu’est-ce qu’une bastide ?

Dans un bon quart Sud Ouest de la France, ce terme désigne une cité construite selon un plan régulier, les rues se croisant à angles droits et délimitant des îlots d’habitations. Ces Bastides sont des villes « neuves », dotées d’un acte de « naissance », apparues entre les XIIIe et XIV e siècles. Généralement fortifiées, car construites en des temps troublés, Guerre de 100 ans notamment, elles ne sont pas sans rappeler par leur configuration les cités romaines.

Nos divagations sur les routes du Gers, de l’Armagnac, du Pays Basque nous ont permis d’en découvrir quelques unes et si personnellement la plus belle reste, pour moi, Mirepoix, la route des Bastides recèle de jolies surprises.

Mirepoix

On y retrouve à peu près toujours les mêmes éléments dont le plus spécifique est la place centrale le plus souvent quadrangulaire entourée de couverts. Maçonnés ou en bois mais ils sont à coup sûr très appréciables lorsqu’il pleut ce que nous avons testé en visitant notre première bastide en Armagnac, la bien nommée « La Bastide d’Armagnac ».

Couverts de la Bastide d'Armagnac

Nous y avons découvert un artiste local dont les créations nous ont réjoui le coeur !

Notez l'inscription !

Sans doute amateur de pétanque, engagé politiquement, nous nous sommes franchement amusées en découvrant ses créations. C’est inventif, original, il n’y a pas à dire, il fallait y penser.

A vous de voir !

Do

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 19:22

Nous voici de retour d’un périple qui nous a menées cap au sud ouest.

Empruntant très régulièrement la A62 qui relie Toulouse à Bordeaux notamment pour aller en Bretagne, nous avions construit notre itinéraire en fonction de quelques points forts repérés au passage. Par contre ayant comme habitude depuis quelque temps de nous abandonner à nos ressentis et de suivre les opportunités qui nous sont offertes, nous avons poussé jusqu’au Pays Basque où nous nous étions pourtant promis de ne plus jamais remettre les pieds !

Le temps faisant grise mine, nous avons raisonné par l’absurde : puisque par le passé, en toute saison, avec des prévisions météo optimistes nous n’avons connu que le mauvais temps, le soleil allait être au rendez-vous au lieu de la pluie annoncée !

Et bingo ! Trois jours de franc soleil et le quatrième un régime de giboulées qui ont eu le bon goût de noyer le paysage lorsque nous roulions nous laissant tout au plaisir de la découverte et avec une festival de couleurs de toute beauté.

Au cas où des envies de voyages vous titilleraient voici le circuit.

Les bastides d’Armagnac et Eugénie les Bains, le bassin de l’Adour, les collines du Gers, le Pays Basque entre Cambo les Bains, Espelette et Ascain, le cours de la Baïse de Condom à Buzet et en point d’orgue au retour Moissac !

Et c’est justement par la fin que je vais commencer à vous relater en quelques articles ce périple.

J’ai découvert Moissac sur les bancs de l’école primaire, à une époque où est née ma passion pour l’Histoire et la Géographie. Depuis j’en rêvais comme j’avais rêvé des pyramides d’Egypte depuis la sixième. Or si en 1982 je foulais le sol égyptien comme dans un rêve, nous n’avions jamais pris la peine de faire halte à Moissac remettant toujours à plus tard cette destination trop proche de nous, en fait.

La ville est plaisante et le bâti majoritairement en brique rouge rappelle un peu Albi en plus aéré. Il en résulte une dominante de teintes chaudes, régal pour les yeux.

Une courte déambulation nous a menées directement à l’Abbaye où nous attendait le Christ en majesté tel que dans mon souvenir !

L’Abbaye est entièrement peinte et recèle des œuvres sculptées de toute beauté qui nous restituent un pan d’histoire religieuse, certes, mais aussi ce qu’était la vie à l’époque où des artistes leur ont donné vie. De vrais défilés de mode appartenant à une époque révolue.

Il faut y prendre son temps, commencer par déguster le portail aux sculptures ondulantes d’une incroyable modernité, traquer Chagall et sa vierge au vitrail, admirer les jeux de lumière des vitraux sur les murs peints.

Mais si l’Abbaye et son portail nous ont accaparées un bon moment, la découverte du cloître a été un vrai choc.

Terminé en 1100 il est le plus ancien cloître historié du monde. 76 chapiteaux historiés nous content l’histoire de la chrétienté et, croyant ou non, on ne peut qu’être impressionné par la finesse de la sculpture, la profusion des détails, l’habileté des artistes qui ont su tirer parti du bloc à sculpter pour mettre en lumière le détail qui donne justement du piquant à la scène représentée.

Mieux qu’une longue description je vous propose de le découvrir sur le film accessible via le lien ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=oju0oXSuIqo

En espérant vous avoir mis l’eau à la bouche et que vous aurez peut-être envie de découvrir ce site qui a failli disparaître et a été amputé d’une partie de ses bâtiments conventuels pour laisser passer en 1840 la voie ferrée !

A une prochaine découverte.

Do

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 18:49

Saint Cirgues sur Couze, petit village du Puy de Dôme à 2 pas d’Issoire, traversé par des itinéraires de randonnée et doté d’un château très très délabré mais qui quand même présente mieux que les WC publics qui jouxtent son mur d’enceinte et ont pignon sur rue !

Si vous voulez vous faire peur, jetez y un œil et passez votre chemin !

D’accord il y a sans doute plus grave à déplorer mais cela est quand même très révélateur de l’état de délabrement de notre pays !

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 21:16

Lors de notre tout dernier voyage nous avons fait halte sur les rives du Lac de Vassivière. Parcourues par un nombre impressionnant de kilomètres de sentiers de randonnée notre projet initial était d’y séjourner un petit moment pour découvrir la région. Ça, c’était avant que le froid et la pluie ne nous en chasse, nous poussant à trouver des cieux nettement plus cléments à Sarlat. Il n’y a pas à dire, randonner dans l’humidité n’est pas du tout à notre goût et j’admire toujours les randonneurs que j’aperçois de loin cap de pluie et barda dégoulinants s’appliquant à faire comme si !

En fait il n’y a vraiment que sur les dépliants touristiques, toutes destinations confondues, que le ciel soit toujours bleu ! Piège !

Après une nuit très glaciale, une douche bienvenue nous avions toutefois mis à notre programme la découverte de l’Île de Vassivière où est implanté un Centre international d’Art et de paysage.

Né d’un barrage sur la Maulde, affluent de la Vienne, le lac de Vassivière est en eau depuis Noël 1950 après 3 ans de travaux et sans doute un certain nombre d’habitations à jamais englouties. Les rives du lac présentent une grande diversité, forêts profondes, landes, tourbières, pâturages : l’Île en est la synthèse à quelques exceptions près.

Résidence d'artistes Vassivière

Un sentier en fait le tour traversant au passage un jardin d’herbes médicinales, un grand classique, quelques installations ne fonctionnant qu’en saison, traduisons par en Juillet et Août ! A part cela les paysages de l’île sont vraiment très beaux, la balade est donc par moment enchanteresse surtout quand aucune intervention de l’homme n’ y a apposé sa marque. C’est mon avis en tout cas !

Ce site est qualifié par les guides et ses concepteurs de « territoire de rencontre entre nature et culture ». En effet depuis 1983 tous les ans un symposium de sculptures se tient là. 64 œuvres disséminées ça et là dans ce que l’on nomme le « bois de sculptures », parfois depuis de nombreuses années ce qui fait qu’elles ont mal vieilli.

 

L’œuvre phare en est justement « le Phare » installé à côté du centre d’art qui accueille des expositions temporaires, une librairie, un centre d’informations et un cerbère en jupons qui, en tout cas le jour de notre venue, refoulait mal aimablement les différents visiteurs en manque d’informations. Fermé bien que grand ouvert ! Allez y comprendre quelque chose.

Au hasard de la balade qui dure 2 bonnes heures le randonneur butte sur des créations qui vous parlent, ou non, toutes accompagnées de commentaires des artistes qui leur ont donné vie et qui ont eu le don de nous faire monter le bouillon à la tête. Que de grands mots !

Niki Kester

Notre première oeuvre, à moins que le sous-marin à moitié immergé en est été une, fut un « chêne et [une] plaque de marbre s’affrontant dans une tension dictée par la gravité et la puissance même des éléments ». C’est à dire une plaque de marbre installée sans doute depuis longtemps à la fourche d’un arbre qui l’a en partie phagocytée (quand on a lu le libre de Peter Wohlleben on imagine sans peine les dégâts infligés à ce malheureux arbre), une œuvre qui « devient une expérience du regard qui ne peut trouver un aboutissement que par la marche et l’observation attentive du visiteur ... ».

La Déjantée

Je ne m’appesantirai pas sur « La Déjantée », un peu plus sur « Toilet on the mountain », un parallélépipède rappelant « la forme de toilettes provisoires en bois » évoquant tenez-vous bien : « l’isolement vis à vis de la société, un repli sur soi-même qui permet à la fois tranquillité et sentiment de solitude tout en offrant un panorama privilégié sur le lac ».

Andy Goldsworthy

Mis à part la structure d’Andy Goldsworthy, un rappel des enclos que les éleveurs édifiaient dans la région fixant un cheminement entre le lac et le bois mais aussi entre les huit villages engloutis et le lac qui les a submergés, le reste c’est souvent comme dit Bacri dans un « Air de famille », des trucs à e…..r les mouches !

Untitled

Moi ce qui m’a scié littéralement c’est l’œuvre de Marco Boggio Sella, « Untitled » un gigantesque casque allemand qui est là « comme une métaphore du poids de l’histoire [sensée] réactiver notre devoir de mémoire faisant écho à celui toujours vivace de la population locale [et qui] nous contraint à une confrontation permanente de l’histoire ».

Installé dans le coin pique-nique, en coupe faim peut-être ?!

Enfin toutes ces belles envolées lyriques m’ont inspirée pour vous présenter cette œuvre que j’ai intitulée Atahualpa.

Atahualpa

« Affrontement entre le minéral et le végétal, mouvement et non mouvement, une fleur, flamboyante comme le feu, en hommage à celui qui fut et que la pierre a fixé pour l’éternité ! ».

Je vais maintenant m’atteler à présenter mes différentes toiles !

Do

 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 20:08
Château de Brézé

Le château de Brézé s’est un peu comme un iceberg, 1/9e immergé et tout le reste sous terre et là encore le plus intéressant à mon goût ne réside pas dans la visite de la partie hors sol qui permet juste de se faire une idée de la vie du personnel dans les châteaux.

En résumé, plus on descend dans la hiérarchie plus on monte dans les étages pour finir parqué au dernière étage d’une tour d’angle, sous une très belle charpente certes, mais très exposé au chaud ou au froid n’ayant même pas droit à un escalier en pierre celui-ci s’arrêtant net dès que l’on quitte l’étage dit « noble ». Sans commentaire, où se niche la mesquinerie des nantis !

A Brézé le top du top c’est la partie souterraine. Sitôt passé la cour d’Honneur du château, un long couloir pentu et souterrain mène au fond des fossés.

Galerie St Vincent avec la voûte effondrée

On le parcours en cheminant à tâtons, ébloui par un éclairage imbriqué dans le sol, un peu inquiet de devoir quitter l’itinéraire principal pour explorer les nombreuses galeries qui s’ouvrent par ci par là.

Peur de se perdre jusqu’à ce que l’on ait vérifié qu’il suffit de revenir sur ses pas, on s’enhardit alors pour finir par se faufiler partout même lorsque c’est le noir profond.

Chauffoir à levain taillé dans la roche

A Brézé le réseau souterrain n’a cessé de s’agrandir (jusqu’à pénétrer accidentellement le réseau rural provoquant l’effondrement de la voûte) à tel point que si la visite de la partie aérienne ne demande qu’une demie heure, 2 heures ne sont pas de trop pour découvrir les multiples salles souterraines : boulangerie, magnanerie, pressoir, celliers, pièces à vivre, échauguettes, carrière … avec pour finir un tour au fond des fossés (pas de douve ici) parmi les plus profonds d’Europe.

Voilà donc de quoi visiter si le coeur vous en dit, sans compter que les nombreux autres sites, restaurants, gîtes troglos ont tout pour vous séduire.

Do

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