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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 18:44

Au chapitre souvenir

Si vous souhaitez visiter la capitale italienne, un conseil, éviter de succomber aux « œuvres d’Art » qui fleurissent près des sites touristiques. Outre qu’elles n’ont rien d’artistiques c’est nourrir un nouvel esclavage. En découvrant près du Colisée un premier jeune homme, ses aquarelles étalées à ses pieds, je me suis approchée. L’aquarelle n’est pas ma tasse de thé, j’aime les teintes bien tranchées ce qui est rare avec cette technique mais là sous mes yeux des couleurs brutes éclataient. Pourtant un détail m’a inquiétée, il pleuviotait mais rien ne semblait dégorger.

Lorsqu’une cinquantaine de mètres plus loin j’ai découvert les mêmes reproductions, je me suis interrogée. Alors que notre premier « artiste » avait à ses côtés un attirail d’aquarelliste, enfin presque car si les godets étaient conformes les pinceaux eux ne l’étaient pas, le second bonhomme avait juste quelques pastilles de gouache mais les peintures étaient identiques ! Dès la fin de la première journée nous avions compris, rien d’authentique là-dedans, pas de créativité, rien d’artistique, du commerce et de l’exploitation, encore n’est-ce pas toxique !

Ces fausses œuvres ne sont pas les seules qui fleurissent sur les trottoirs romains où un réseau proposent aux badauds des posters faits à la demande, mais néanmoins tous les mêmes partout dans Rome. Réalisés à partir de pochoirs, rangés soigneusement dans un ordre précis dans des mallettes et de peintures en bombe elles exposent ceux qui les réalisent à des risques sanitaires majeurs. Composées de résines, solvants, pigments et additifs, les peintures ont une neurotoxicité certaine et affectent la santé à plus d’un titre. Pas de masque, les mains maculées, ces esclaves des temps modernes issus apparemment de l’immigration sont aisément repérés … à l’odeur insupportable qui flotte autour d’eux. 

Cartes postales

Achetez vos timbres à la Poste italienne, en aucun cas avec vos cartes postales en boutique. Vous risquez, comme cela nous est arrivé, de vous faire refiler des timbres émis par des organismes privés. A vous les kilomètres à pied pour dégotter LA boîte à lettres correspondante car comme à Rome il n’y a pas

d’Office de Tourisme au sens strict du terme, mais des bureaux de tourisme dont le gros de l’activité est de vendre des billets, pour les renseignements vous repasserez !

Encore n’est-ce pas du tout assuré que, la boîte à lettres trouvée, les cartes arrivent ! Nous attendons toujours de savoir si les nôtres vont toucher leur destinataire.

Pour le fun sachez aussi que friend Post est une entreprise privée dont les capitaux émanent pour moitié de la Poste française et de l’autre de la poste suisse. Fallait oser non ?

 

Visites

Acheter les billets d’entrée des musées sur les sites officiels avant de partir et comme dit précédemment boycottez les audio-guides.

Moïse de Michel Ange, Saint Pierre aux liens

Par ailleurs les églises sont riches en œuvres d’Art, Michel Ange, Le Bernin, Caravage et tant d’autres peuvent y être admirés sans avoir à dépenser un sou.

Le Caravage, église St Louis des français

Quant aux antiquités il y a nettement moins envahi que les musées du Vatican pour en admirer, si vous avez envie de sortir un peu des sentiers battus tentez la visite de la Centrale Montemartini. Ancienne centrale thermique désaffectée, elle abrite des statues grecques et romaines dans un cadre un peu déconcertant certes mais un peu plus vivant que le Vatican.

Enfin, pour quatre sous vous avez des visites super intéressantes permettant de comprendre la Rome antique, médiévale. Les fouilles archéologiques de l’église San Clemente nous retrace toute l’histoire de Rome du paganisme à la chrétienté, pendant que la basilique San Pierre hors les murs nous livre un admirable cloître roman aux colonnettes finement incrustées de pierres semi-précieuses et un espace de fouilles remontant au début de la chrétienté.

Basilique St Paul hors les murs

Admirablement mis en valeur on y passe un agréable moment sans compter la boutique qui pour une fois ne se contente pas de vendre des attrape-couillons, toutes mes confuses si je vous choque.

En conclusion, si vous savez sortir des sentiers battus et osez aller à l’encontre de tout ce que proposent les « tours opérateurs » vous passerez un bon moment. Evidemment le Colisée et les Forums restent incontournables comme au niveau gastronomie les innombrables spécialités culinaires, là ça tient la route !

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 18:47

Léonardo Da Vinci Experience

Voilà une visite qui réjouit l’âme, les sens. Difficile, peut-être cela vous semble t’il difficile de l’imaginer, de trouver un lieu culturel où en apprendre un peu plus sur Léonard de Vinci à Rome. Différents sites existent mais ils sont apparemment rarement ouverts au public, au mieux sur rendez-vous et fermés à la période de Noël.

Nous avions eu la chance de visiter il y a quelques années le Clos Lucé à Amboise et donc de découvrir dans le parc qui jouxte la dernière demeure du grand Léonard ses fabuleuses machines, néanmoins vous je ne sais pas mais moi, Léonard, je ne m’en lasse pas. Il m’a fallu bien des recherches sur le Net pour découvrir cette exposition qui comble de bonheur était ouverte le jour de Noël. C’est d’ailleurs en allant vérifier si les renseignements dont je disposais étaient exacts que nous avions assisté à la bénédiction papale !

Conçue de manière très didactique et dotée d’un audioguide efficace, pas comme au Vatican, l’exposition s’articule autour des domaines d’expression artistique de Léonard de Vinci. Pour qui n’a jamais eu la chance de découvrir la célébrissime Cène de Da Vinci, c’est l’occasion ou jamais de se régaler même si ce n’est qu’une copie.

Au moins on ne se démanche pas le cou pour la découvrir, il est permis de prendre son temps. Peinte à « tempéra » et non à « fresco » comme cela a longtemps été dit cette Cène est au coeur de nombreuses discussions, toutes ayant pour sujet l’identité du personnage figurant à la droite de Jésus !!!

Il est communément admis qu’il s’agit de Jean ?! d’autres assurent qu’il s’agit d’une femme ! Et si peu de preuves existent permettant de lever le doute entre Marie-Madeleine ou Jean, une chose est certaine le personnage n’est pas très viril.

Ça jase !!!

Pour en revenir à la différence entre les deux techniques picturales précédemment citées, à « fresco » signifie que l’on applique les pigments de peintures sur un enduit mouillé et il faut alors aller très vite, dans le cas de peinture à « tempéra » il s’agit certes de peinture à l’eau mais l’utilisation d’un liant permet de peindre sur un enduit sec. L’idéal quand on ne peint pas vite, ce qui était le cas de Léonard de Vinci ! Est-ce pour cela qu’il a d’ailleurs peint assez peu d’œuvres ?! Il faut dire que ce génie avait plus d’une corde à son arc, scientifique, mathématicien, botaniste, philosophe, il s’intéressait tout autant à l’astrologie et aux sciences occultes.

La Vierge au rocher, détail

La visite fait la peur belle aux inventions du grand Léonard, un vrai régal. Je ne vais pas toutes les passer en revue mais franchement quel cerveau, ça tournait à cent à l’heure ! Difficile de réaliser ce que nous lui devons ! La mitraillette, la bouée, les flotteurs, la bicyclette ...

Bicyclette invention de 1493
Marteau à came
Gants palmés, flotteurs et bouée
Pont de secours entièrement démontable et sans un clou
Perspectographe

La visite se termine sur la découverte des plus connues de ces toiles après un passage dans la chambre aux miroirs.

Un régal du début à la fin.

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5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 18:30

Cela en valait-il la peine ? Pas sûr !

Au programme de ce séjour romain évidemment placé sous le signe de la culture, le Vatican et ses musées s’imposaient. Exécution !

La Place St Pierre

Par contre si visiter Rome vous sourit et que l’envie de découvrir la Chapelle Sixtine vous titille, alors un seul conseil, acheter vos billets avant de partir sur le site officiel (uniquement) car sans billet coupe file, autant abandonner toute idée de visite d’autant que c’est ensuite un jeu d’enfant que d’échanger le voutcher contre les billets et que cela vous soustrait aux appétits des guides de tout poil qui sévissent à Rome, aux abords des monuments, le Vatican est ce qu’il y a de pire.

Collant comme des mouches par temps d’orage, impossible de faire un pas sans les avoir sur le dos. Ayez l’air de chercher quoi que ce soit (nous nous avions perdu Françoise dans la foule et hésitions à poursuivre notre déambulation) et ils vous tombent dessus. Condescendants, ils n’hésitent devant aucun subterfuge pour alpaguer le touriste. A les entendre ils ont toujours « le plus » auquel vous n’êtes pas sensé avoir pensé à vous proposer et il en faut beaucoup pour leur faire perdre leur superbe. Nous y sommes pourtant arrivées, notre ton les a scotchés un temps avant qu’ils nous « traitent » agressivement de « gilets jaunes ».

Toutes les rues aux abords de la Piazza del Risorgimento mènent aux musées du Vatican, aussi à chaque intersection de rues il se trouve toujours un bonhomme pour vous faire remarquer que le Vatican est par là quitte à vous attraper énergiquement par le bras pour vous remettre dans le droit chemin ! Au début, ça passe, au bout d’un certain temps, ça lasse. Trop c’est trop, nous avons craqué.

Lorsque vous avez réussi à passer tous les obstacles et que vous avez enfin pénêtré dans le saint des saints, la galère continue. Inutile de compter ne visiter que ce qui vous intéresse, étant tous parqués vous êtes condamnés à suivre le flot des touristes et il est bien difficile de profiter de ce que l’on voit.

Armées du plan du Routard nous avons au moins réussi à nous faufiler et éviter les musées étrusque et égyptien pour gagner le Musée Pio Clementino en sélectionnant les pièces majeures indiquées par notre guide. Une précision au passage, ne dépensez pas un radis pour l’audio-guide, autant vous équiper du Routard ou du guide bleu, cela vous fera plus d’usage !

L'Apollon du Belvédère

Après avoir admiré l’Apollon du Belvédère, passé un petit moment devant Lacoon et ses fils, mariage parfait de deux arts majeurs, la Littérature et les Arts Plastiques, Virgile et son Enéïde et 3 sculpteurs de Rodhes, happées par la foule, un rapide bonjour à Antinoüs, toujours aussi beau et nous avons été entraînées bien malgré nous vers la galerie des Cartes de Géographie.

Antinoüs
Plafond à caissons de la salle des cartes de géographie

Peintes fin XVIe sur les indications du Père Danti, mathématicien et géographe, en 40 tableaux, cette galerie restitue l’Italie et les possessions de l’Église à la Renaissance. Finalement nous nous sommes prises au jeu et c’est avec plaisir que nous nous sommes attardées en ce lieu qui par ailleurs ne semblait pas vraiment intéresser le gros de la foule.

La Corse

Marrante cette représentation de la Corse, tête en bas si je puis dire, intéressant de retrouver la Provence et de reconnaître tous ces villages que nous connaissons sur le bout des doigts. Par contre nous avons considérablement accéléré le pas dans la galerie des tapisseries pensant larguer la foule et pouvoir jouir des « Stanze » de Rafaël tout à loisir. Grossière erreur. J’attendais le coup au coeur, rien !

Alors que je connais quand même bien ces fresques étudiées en long et en large quand je suivais les Cours du Louvre, j’ai réalisé où je me trouvais en reconnaissant « Héliodore chassé du Temple ». Comble de malchance, en raison de travaux la visite fait découvrir les « chambres » en commençant par la dernière qui n’est d’ailleurs pas l’oeuvre de Rafaël ! Ces Stanze font partie d’un ensemble de 5 pièces peintes sous le Pape Jules II. Rafaël avait à peine 25 ans quand le pape l’a choisi pour reprendre et poursuivre l’oeuvre commencée par Sodoma .

Salle des signatures, l'Ecole d'Athènes de Rafaël

Seule la Chambre des signatures est entièrement son œuvre et le tableau dit « L’Ecole d’Athènes en est le fleuron. L’artiste l’a voulu comme la communion de la Philosophie antique et de la philosophie chrétienne. Les différents personnages, comme cela est fréquent, qu’ils soient bibliques, philosophes ou hommes politiques ont été peints sous les traits de célébrités de l’époque. On y retrouve ainsi Michel Ange, Bramante, Rafael lui-même.

Bousculées dans ces pièces envahies de visiteurs bavards, nous avons quitté les Stanze déçues zappant sciemment les appartements Borggia pour gagner la Chapelle Sixtine persuadées d’y vivre un grand moment. Las !

Plafond de la Chapelle Sixtine depuis le couloir !!!

Au Vatican, l’Art n’a plus d’âme. Nous nous sommes retrouvées debout parquées au coude à coude, entassés sans avoir la possibilité de trouver la position la plus confortable pour découvrir l’environnement. Difficile de supporter les injonctions sans cesse réitérées demandant de faire silence et rappelant que les photos étaient interdites. Certes la Chapelle Sixtine est un lieu de culte mais Dieu a déserté les lieux depuis belle lurette ! Si encore il était possible de s’assoir, de prendre le temps de repérer les différents personnages, de comprendre les scènes bibliques ! Le flot des touristes qui sans cesse pénêtre dans la chapelle doucement mais surement pousse vers les sorties. Ce que nous avons fait en ayant soin de choisir celle qui débouche sur St Pierre que nous n’avions pas pu visiter le matin ! Bien que gratuite l’entrée est hyper sécurisée et chaque visiteur doit passer au contrôle. Comme à l’aéroport les sacs passent aux rayons et chacun de nous doit se dévêtir, manteaux et pour certains chaussures, pour passer les portiques de sécurité. Au bas mot 2 heures de queue pour accéder au sanctuaire en arrivant sur le coup de 10h30 !

Nous avions eu la chance de visiter St Pierre en 1986 librement, sans trop de monde et si je me souvenais parfaitement de la vue décoiffante sur la place du haut de la coupole, cette fois nous avons abandonné l’idée d’y remonter, trop de queue et surtout un tarif prohibitif, 10€ pour un petit coup d’ascenceur sachant que le gros de l’ascension reste pédestre.

Pietà Michel Ange

Nous avons donc déambulé dans la basilique et mis à part devant la Pietà de Michel Ange où subitement l’émotion m’a fauchée, la aussi je n’ai pas ressenti grande émotion. Tout est trop, trop riche, trop grand, trop de monde !

Pas de recueillement, exactement ce que nous avions constaté le jour de Noël où quand par hasard nous avions atterri sur le coup de midi devant la Basilique. Une foule incroyable était là massée et nous avions alors réalisé que chacun attendait le Pape.

Lorsqu’il est apparu le gros de l’occupation des personnes présentes a été de le mitrailler, cela parlait, riait, s’apostrophait, allait, venait comme si de rien. Certes peut-être en aurait il été autrement si des haut-parleurs avaient été branchés mais quand même. Le cirque quoi ! J’avoue être tombée de haut !

Alors St Pierre, le Vatican ?! Bof !

 

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 17:51

C’est indéniable Rome recèle de merveilleux monuments néanmoins le seul vrai moment de grâce que j’y ai vécu pendant ces jours romains c’est à Cinecittà !

Déjà, oh joie, à notre arrivée nous étions SEULES ! Incroyable surtout après l’épisode des musées du Vatican ! L’occasion de s’offrir un intermède ludique loin des yeux indiscrets !

Le temple du cinéma italien est un endroit magique, juste ce qu’il faut pour retrouver son âme d’enfant et revisiter le passé quand nous nous perfusions à coup de Huit et demi, Strada, Dolce Vita, Casanova, Ginger et Fred …

Quelle surprise de retrouver aux côtés de Vittorio Gassman, Mastroianni, Sordi, Fernandel, Delon … et de découvrir un Fellini dont je dois dire je ne connaissais pas grand-chose. Fellini caricaturiste, cela vous parle ?!

Giuletta Masina dans la Strada

Voulus par Mussolini qui souhaitait doter l’Italie d’un lieu aussi prestigieux qu’Hollywood, les studios de Cinecittà étaient avant tout un outil de propagande.

Dans une Italie majoritairement illettrée le Duce avait compris la puissance des images ! Inaugurée en 1936 la cité du cinéma tourna à plein régime jusqu’en 1939 pour vivoter jusqu’à la chute de Mussolini en 1943. Lorsque Rome fut bombardée les studios changèrent de destination accueillant un temps les victimes collatérales du conflit, sans domiciles, émigrés.

Studio n°5

Le plus grand des studios, le 5, fut alors converti en dortoir pendant que d’autres faisaient office de réfectoire, cuisine. Lorsque Cinecittà retrouva sa vocation première c’est tout naturellement que toutes ces personnes servirent de figurants gagnant ainsi de quoi faire bouillir la marmite.

La cité du cinéma a été rattrapée par la ville qui lui a grignoté 20 de ses 60 hectares, justement ceux qui accueillirent le tournage de Ben Hur et la fameuse course de chars. La visite des studios, 21 au total numérotés de 1 à 22, en Italie le 17 porte malheur et est zappé, commence par la découverte d’un studio vide, un parallélépipède tout blanc qui permet de donner vie à tous les possibles. Le studio 5 a accueilli tous les tournages de Fellini, le « maître » y vivait et sous le plancher, une piscine, celle là même qui a permis de tourner la scène du Casanova quand Vénus surgit des eaux.

Vénus du Casanova de Fellini

https://www.youtube.com/watch?v=FiTT4mqdUTg

La visite réserve des temps forts et passée la découverte des magasins d’accessoires où tout un bric à brac de lits, braseros, fausses mosaïques, statues, vaisselle antique attend de prochaines productions, tout sert encore, c’est le choc visuel.

Rome est là, Néron va sortir d’un des temples, c’est sûr ! Une manière sympathique de se faire une idée de ce qu’était la Rome antique car aujourd’hui où tout est « cassé » il faut faire un gros effort d’imagination pour se la représenter.

Il n’y aurait le soleil, très indiscret, qui nous révèle par transparence tout un montage d’échafaudages, l’illusion serait totale. Ici tout est faux, même les dalles de la voie romaine, et pourtant tout paraît vrai ! Un conseil, ne soyez pas curieux car bien évidemment tout ce qui est caché sert de poubelles !

Jouxtant la reconstitution du temple de Jérusalem, un arrêt s’impose près de la grande piscine.

A première vue rien de transcendantal juste un bassin qui semble servir de dépotoir, bordé d’un gigantesque grand écran tout vert et plutôt moche. Au sol de vrais faux rochers en résine et tout autour des carcasses de maison en bois brûlées, restes d’un décor du film de Martin Scorcèse « Gang of New York ».

La grande piscine se prête à toutes les fantaisies, transformée en port de New York par Scorcèse mais aussi camp de base pour l’ascension de l’Everest dans le film éponyme, elle peut évidemment attraper des airs de Lido vénitien. Quant au grand écran vert, sa raison d’être, outre de masquer les immeubles qui fleurissent alentours est d’accueillir les décors peints des tournages comme une reproduction de la chaîne de l’Himalaya par exemple !

La visite guidée se termine au « grand couloir » où palpitent encore les émois de tous les débutants qui y attendaient fébrilement que la Gloire leur fasse signe !

La découverte de Cinecittà n’en était pas moins terminée, déambulation dans le parc au milieu de reste de décors de films tournés à Cinecittà, le carrosse du Pinocchio de Bégnini,

le canon du film le Baron de Münchhausen, la tête de Vénus et parcours didactique pour découvrir les coulisses de la création cinématographique, nous attendaient.

Ce parcours s’achève dans la reproduction du sous-marin U-571 du film de Jonathan Mostow histoire de ne pas oublier que l’on tourne toujours à Cinecittà, Clooney y était cet été !

Le seul point à améliorer est sans doute la cafétéria, mais bon !

Nous n’avons pas vu le temps passé et c’est en deux temps trois mouvements que nous avons retrouvé le métro juste devant les studios pour regagner Rome intra muros !

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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 18:43

Nous voici de retour après une petite dizaine de jours passés à Rome histoire de poursuivre notre tournée des capitales européennes ... Vienne, Bratislava, Budapest et donc Rome où nous n’avions déjà fait qu’une courte halte il y a 32 ans !!! Un séjour gâché par le vol de mon sac et de son contenu qui nous avait surtout permis de découvrir la Rome administrative.

Notre projet arrêté en juillet dernier m’a demandé un bon nombre d’heures pour concocter un programme de découvertes le plus vaste possible.

Guides Bleu et du Routard, sites en ligne, blogs individuels, tout y est passé et puisque nous en sommes revenues, je peux aujourd’hui vous proposer un séjour de 7 jours qui vous permettra sans trop faire souffrir vos gambettes la découverte idéale de la capitale romaine, le tout agrémenté de petits conseils pour profiter au maximum de vos visites.

Cela fera l’objet d’un chapitre particulier, pour l’heure en quelques lignes nos premières impressions.

La première et sans doute la plus marquante, Rome est une ville épouvantablement sale et n’accordez pas de crédit aux prétendus problèmes liés à des conflits opposants la ville de Rome avec les sociétés chargées du ramassage des ordures, déjà en 1986 nous avions dressé le même constat.

La poubelle, elle, est vide !!!

Nous avons juste noté une petite embellie du côté des transports publics et de la statuaire antique. Les trams, métros sont propres et les statues ont été débarrassées de leurs graffitis.

En 9 jours de séjour nous n’avons pas réussi à voir quand et comment étaient relevés les containers à ordures toujours remplis à craquer. Le plus affligeant est que cette saleté ne semble gêner personne ! Les abords d’un banc peuvent être couverts d’immondices, cela n’empêche personne de s’y prélasser. Quant aux tags, ils gâchent tout !

Dans le Trastevere

Par contre, tout étant dans la contradiction, nous n’avons pas trouvé une seule déjection canine à terre, les chiens sont pourtant nombreux mais les maîtres bien éduqués !

Les sites antiques sont en tout cas de très loin les plus propres et même que c’est très, très beau !

Autre grande surprise, l’omniprésence des forces de sécurité, militaires armés jusqu’aux dents et blindés filtrant la circulation sur les plus grandes artères, squadra mobile, carabiniers et ballets d’hélicoptères. Même en n’y connaissant rien, la diversité des costumes a suffi à nous persuader de l’impressionnant déploiement de forces armées et de police ! L’accès aux monuments les plus emblématiques donnent lieu à des contrôles minutieux identiques à ceux des aéroports et génèrent des queues impressionnantes. J’y ai laissé dans la bataille l’opinel qui m’accompagnait partout, l’entrée au Colisée lui a été fatale, confisqué ! 

Enfin et ce sera tout pour aujourd’hui, déambuler dans Rome est aisé dès lors que l’on se trouve dans le centre car tout se fait aisément à pied. En plus les routes étant coupées souvent à la circulation par les blindés, tout devient piétonnier. Autre bonne nouvelle même en l’absence de feux tricolores dès lors que l’on se lance d’un pas hardi à l’assaut de la chaussée, hop ! on vous laisse traverser et on ne sent pas d’énervement. Mais si vraiment vous avez besoin de prendre les transports en commun le réseau Tram, métro, bus est parfait et peu cher. Il faut juste choisir sa formule, la carte hebdomadaire pour 24€ est le must. Avant de partir allez faire un tour sur le site ATAC, site sécurisé, sérieux, vous recevrez votre carte à domicile pour être fin prêt le jour J.

Arrivederci !

 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 18:37

Depuis plus de 30 ans, Robert Coudray alias le poète ferrailleur donne vie à Lizio dans le Morbihan à un domaine enchanté né de son imaginaire. Diplômé des Hautes études buissonnières, il a commencé modestement dans un hangar où juste 5 ou 6 sculptures meublaient l’espace. Tout a commencé avec une promesse de gamin qu’il s’était faite en découvrant un manège extraordinaire à ses yeux d’enfant. Collectant des objets, le plus souvent hors d’usage, sciant, soudant, limant, ponçant, il offrit à ces bouts de ferraille une seconde vie et le rêve prit corps, le carrousel fut sa première création exposée.

Déambuler dans l’univers de Robert Coudray c’est s’offrir une leçon de vie.

Tout au cours de la déambulation par de petites phrases il incite à laisser parler notre Moi, à nous faire confiance.

Aussi jusqu’à ce que j’ai épuisé tout ce que j’ai pu glaner comme pensées ayant fait écho en moi, chaque jour je vais vous offrir la pensée du jour.

Voici la première :

« Créer c’est se laisser faire, s’abandonner, écouter ses intuitions, oser les écouter et prendre des risques, être canal de plus grand que soi ! »

A demain mais en attendant cette vidéo

https://youtu.be/SW7cxtWNxek

Do

 

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 13:49

En 1996 le film Microcosmos est présenté hors compétition à Cannes, immédiatement le succès est au rendez-vous ! Du côté des enfants il fascine, pour l’avoir exploité avec mes CP je peux confirmer que ce film était tout simplement génial ! Jacques Perrin, le producteur, a ouvert au public tout un monde fascinant et ignoré. Les insectes sont présents sur Terre depuis plus de 400 millions d’années, partout, ils survivent sous tous les climats, dans toutes les conditions. Que l’Humanité vienne à disparaitre et en un rien de temps ils coloniseront toute notre planète !

La Cité des insectes entrée en gestation en 1993 est ouverte depuis 2000. Sous la houlette de Jean Puech président du Conseil Général de l’Aveyron et de Jacques Perrin, Micropolis est la concrétisation du rêve d’un homme décédé presqu’un siècle auparavant, Jean-Henri Fabre. Mais qui est cet homme, majoritairement inconnu des français mais qui fait le buzz dans toutes les écoles du Japon où son enseignement est dispensé dans tous les établissements scolaires.

St Léons

Jean-Henri Fabre est né en 1823 dans le village de St Léons où est implanté Micropolis. Né dans une famille simple, ses premières leçons de zoologie lui ont été données par le curé de son village. Des revers de fortune lancèrent la famille sur les routes de France et obligeant le jeune Jean-Henri Fabre à quitter les bancs de l’école très tôt. Vivant de petits boulots, ces gains lui permirent d’acheter les manuels scolaires nécessaires pour poursuivre seul ses études et passer en candidat libre le concours des bourses pour intégrer l’Ecole Normale d’instituteurs. Reçu premier, il conclut ce premier cursus en étant nommé instituteur à Carpentras. Une double vie qui perdura longtemps débute alors, enseignant et étudiant, il obtint successivement le Bac de Lettres et de Mathématiques, une licence de Mathématiques puis de Physique, quelques années plus tard une licence de Sciences Naturelles puis un doctorat de Zoologie et de Botanique. Le tout en autodidacte ! Outre l’enseignement Jean-Henri Fabre assume les fonctions de conservateur du Musée Riquien (Riquien fut un de ses mentors), écrit des manuels scolaires avant d’être licencié pour avoir enseigné la fécondation des plantes à des jeunes filles ! Scandale !

Obligé de quitter son appartement, ses vacances forcées l’amènent à 40 ans à se consacrer entièrement à sa passion, les insectes. Il s’éteint à 92 ans laissant à la postérité une centaine de manuels scolaires, des ouvrages de poésies, de botanique, de mycologie, d’entomologie et une réputation mondialement acquise.

Si vous avez la possibilité de visiter Micropolis, ne vous privez pas ! Présentée de manière ludique la vie des insectes se découvre au gré de la visite.

De manière ludique mais aussi poétique, notamment en ce qui concerne ce qui fait la spécificité des insectes … un corps en 3 parties, 2 paires d’ailes, 3 paires de pattes !

Un artiste, Sébastien Tonin, nous offre une vision poétique de ce que les insectes ont de particulier et de grandiose.

Micropolis est une plongée dans un monde exceptionnel, hiérarchisé, pensé et il suffit de pénétrer dans la grande fourmilière cimetière pour ne plus en douter dès lors que l’on découvre le cimetière ! Le monde des fourmis est à ce point important pour l’équilibre de notre terre que certains pays (pas n’importe lesquels, Belgique, Allemagne, Autriche, Suisse !!!) ré introduisent dans leurs forêts des fourmilières signe de bonne santé de la Nature !

Des animations sont également proposées tout au long de la journée ainsi qu’un parcours extérieur.

Riche en informations, il nous permet grâce à des mises en scènes très colorées de mieux préciser des modes de vie atypiques,

La mante religieuse et les portraits de ses défunts époux

les rôles propres à chaque espèce dans l’équilibre terrestre, les différentes étapes de la transformation dans la vie d’un insecte pour finir sur l’impact désastreux qu’une certain prédateur opère sur ce monde animal, l’humain

La visite extérieure se termine sur quelques phrases bien senties de Jean-Henri Fabre, de quoi réfléchir !

A Micropolis s’instruire et se divertir n’est pas antinomique.

Le monde des insectes a décidément beaucoup à nous apprendre et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous un passage d’un article tiré du n°40 du magazine Inexploré : « En 45 jours de vie, l’abeille apprend tous les métiers de la ruche. Balayeuse, rangeuse de pollen, architecte, butineuse … A chaque tâche correspond une nourriture qui transforme son corps et ses capacités jusqu’à ce qu’elle devienne éclaireuse et qu’elle parte à l’aventure pour ramener les informations nécessaires à la transmutation de l’essaim. Il y a là une une idée de l’Education formidable. On ne forme pas à une tâche, on forme un animal qui va se transformer et les tâches qu’il accomplit sont là pour lui permettre de réveiller ses capacités endormies …

A noter aussi que ce qu’elles mangent détermine ce qu’elles deviennent. C’est valable pour le humains … La qualité de notre humanité dépend de la qualité de notre nourriture. » Pierre Olivier Bannwarth

Do 


 


 

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 17:59

Etonnant, non ?

Après un séjour très sportif sur l’Île d’Oléron puis l’Île d’Aix, nous avons regagné nos pénates par petits bonds avec un projet qui nous tenait à coeur, un plan confiture de fraises, mais c’est une autre histoire.

De passage à Figeac nous avions tout misé sur la découverte du musée Champollion, manque de chance, arrivées sur le coup de 11 heures nous avons découvert que le musée fermait entre midi et deux, deux heures de visite minimum étant nécessaire, c’était fichu ! C’est ainsi ! Là, comme presque partout, ce musée ouvert sans interruption en été adopte des horaires de fonctionnaire dès le 31 Août.

Nous nous sommes rabattues sur une expo temporaire consacrée à l’Île de Pâques.

Nous aurions pu nous contenter d’une balade en ville mais il se trouve que nous la connaissions déjà et que cette nouvelle visite nous laissait, à peine arrivées, un sentiment de ratage. Des rues sans vie arborant des magasins fermés et de toute évidence déplacés à la périphérie, d’anciennes devantures couvertes de vieilles affiches et des pas de portes encombrés de détritus, tout un contexte qui n’incitait pas à attendre la réouverture du Musée. Seul détail rigolo, le symbole de « voisins vigilants » relooké à la mode égyptienne, Champollion oblige !

Histoire de ne pas rester sur un sentiment de fiasco, l’Île de Pâques ayant été mon « dada », nous nous sommes laissées tenter par l’expo. J’ai avalé au temps des années de lycée une grande quantité d’ouvrages consacrés à ce coin perdu du Pacifique. Je m’étais même lancée dans une tentative de déchiffrage de l’écriture « Rongo Rongo ». J’y croyais et me voyais déjà réussir là où tout le monde séchait. J’ai retrouvé mes notes, franchement je me débrouillais pas mal, mais aujourd’hui je n’y comprends plus rien.

Ecriture Rongo Rongo recopiée par Pierre Loti

Découverte en 1722, le jour de Pâques par un hollandais Jacob Roggeven, l’île est célèbre pour ses Moais, 800 géants sculptés, certains encore installés sur leurs ahus, les plateformes de cérémonies. Située à 2000 kms du plus proche lieu habité, Pitcairn Island une petite île de 5 km², Rapa Nui ou « point le plus éloigné » était l’un de ses noms lors de sa découverte !

Au fil du temps, l’Île de Pâques connut de multiples appellations, Île San Carlos en référence à un explorateur espagnol qui y fit trois petits tours et s’en fut et, du côtés des autochtones « Mata Kité Rani » ou « Des yeux regardent les étoiles », « Nombril du Monde » car la tradition affirme que chaque Moai regarde une partie du monde dont il garde le pouvoir et la responsabilité. Sans doute n’est-ce pas tout mais cela en dit déjà long sur ce petit bout de terre qui n’en finit pas d’interroger !

L’île, peuplée par des polynésiens venus environ vers 400 avant Jésus Christ, a vécu de longs siècles en toute prospérité. Chaque habitant, du plus humble au plus titré, était porteur du « Mana », le pouvoir sacré, qui maintenait l’équilibre de toute l’Île et à qui les Pascuans attribuaient la faculté d’avoir contribué au transport des Moais.

Leur société très hiérarchisée avait adopté le système du « Tapu », l’interdit, destiné à gérer les ressources de l’Île. Une île qui durant des siècles ne connut jamais de pénurie. L’arrivée d’un nouveau système social plus tardivement associé au culte de l’Homme oiseau ébranla l’équilibre de l’Île. La compétition résultant de ce nouveau culte ouvrit une fracture dans une société certes hiérarchisée mais où le pouvoir de chacun était jusqu’à lors respecté. Les rapines opérées par le clan du vainqueur sur les clans des candidats malchanceux mirent à mal l’économie local mais introduire un élément culturel déterminant, l’écriture Rongo Rongo.

Au début du XXe siècle quelques pascuans connaissaient encore le sens caché des tablettes gravées, une archéologue, Miss Routledge, proche de la population locale tenta d’obtenir certains éclaircissements. Si elle arriva à la conclusion que cette écriture s’organisait autour de 3 axes, un sens ésotérique, un sens hiératique, une pensée démoniaque, elle ne put vaincre la peur que les occupants chiliens inspirait à la population autochtone, le dernier initié mourut de la lèpre sans livrer son secret. Car il ne faut pas s’y tromper, c’est un génocide qu’a connu l’Île de Pâques tombée sous le joug du Chili. S’il est si difficile aujourd’hui de comprendre cette culture exceptionnelle sans doute est-ce que de nombreux textes, sacrés aux yeux des pascuans, ont été cachés dans les grottes familiales puis oubliés d’une population qui a en grande partie fini ses jours parquée sur ses propres terres, confinée parfois dans la léproserie pompeusement appelée sanatorium !

Il est acquis aujourd’hui que l’écriture Rongo Rongo se lit du bas vers le haut, de gauche à droite puis de droite à gauche. Certaines différences sur des signes ont été identifiées comme des accents, de la ponctuation. Le fait qu’aucun signe ne s’apparente, de près ou de loin, aux bateaux des découvreurs permet d’assurer que l’écriture est antérieure à la découverte de l’Île !

Pour le reste, mystère !

Comment est née cette écriture inconnue sur les autres îles de Polynésie mais pas sans présenter de curieuses similitudes avec les idéogrammes chimois par exemple ? Les érudits se perdent encore aujourd’hui en conjectures.

Statue Kava Kava

Les textes Rongo Rongo qui nous sont parvenus ont été retrouvés en maints endroits, sur des planches de bois gravé, divers objets comme des bâtons, des pendentifs, des tabatières et si les signes n’ont pas vraiment livré tous leurs secrets, ces objets renseignent quand même sur ce que fut la vie de ce peuple.

Au rang des mystères pas vraiment

résolus, il y a aussi ces étranges statuettes dites Kava Kava qui intriguent par leur facture hyper réaliste, thorax décharné et ventre creux. Certains y ont vu des représentations démoniaques, d’autres pensent que l’on a là un témoignage des infirmités qui finirent par frapper cette population confinée sur une île. Absence d’eau, consanguinité, des explications plausibles pour justifier goître, rachitisme et malformations …

Ce qui est certain c’est que cette exposition a réveillé en moi la fascination de l’Île de pâques. J’ai repris mes bouquins et au hasard des pages certains propos m’ont interpellée. En 1965 le chercheur Francis Mazières retranscrivant des paroles recueillies de la bouche d’un des derniers pascuans parle d’une ancienne race, venue de l’Est, un peuple prédiluvien. Or ce qui pouvait étonner à cette époque se vérifie aujourd’hui grâce à des découvertes majeures de monuments d’une grandeur phénoménale datés d’environ 10 000 ans. Une époque où l’homme tel que nous le connaissons était supposé n’être qu’un chasseur cueilleur incapable de ces prouesses techniques. Et pourtant, ces monuments font eux aussi référence à une période prédiluvienne ?! Qu’en penser ? Que le mythe de l’Atlandide n’est pas qu’un délire de « Hauts perchés », que le déluge que l’on retrouve dans de multiples cultures n’est pas un mythe ?!

Ce qui est sûr c’est que la population indigène a été exterminée consciencieusement par ceux qui se sont emparés de l’ïle. Quant à savoir ce que sont devenus les pascuans qui ont fui leur terre à bord de fragiles pirogues pour tenter de rallier Tahiti à plus de 5000 kms et fuir les persécussions ? Rien n’a vraiment filtré de ce drame migratoire né sous le joug chilien, l’Aquarius n’existait pas alors !

Mais parlerons nous dans une bonne centaine d’années du drame qui se joue actuellement en Méditerranée ?

 

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 15:36

Ne vous y trompez pas, nous sommes rentrées depuis quelques temps et ce n’est pas parce que nous ne vous avons pas encore conté quelques souvenirs qu’ils ne nous ont pas enchantées.

Parties pour une première halte à Saint Bertrand de Comminges, le Mont Saint Michel des Terres, ce sera pour un autre article, nous avons mis cap à l’Ouest après en avoir pris plein les mirettes au pied du massif du Néouvielle et exercé nos gambettes dans des paysages de rêve.

Loudenvielle

En route pour Oléron nous nous sommes offert le Col d’Aspin ! Le Tour de France y passe, certes, pourtant la chaussée n’est pas bien large et surtout très empruntée par les camping-cars ! La surenchère en matière de gabarit rend la circulation difficile, à chaque lacet nous nous attendions au pire ! Du coup nous n’avions qu’une hâte, déguerpir de cet endroit et retrouver des lieux un peu moins envahis. Croyant avoir trouvé notre Eden nous avons parqué le Ptibus et gagné à pied le Lac de Payolle où se trouve l’une des trois sources de l’Adour. Toute la zone est présentée comme préservée, soit !

Mais alors que viennent faire tous ces camping-cars installés au bord de l’Adour de Payolle en l’absence de toute installation sanitaire permettant de vidanger eaux usées et cassettes WC ? Le camping de l’Arriou quelques centaines de mètres en aval ne suffit-il pas ?

Que vous inspire un engin de ce gabarit ? En connaissez vous le coût ? 400 000 euros ! Quel impact pour la Nature ?!

Nous sommes parties écoeurées, décidément nous n’avons pas vraiment la même conception en matière de préservation de l’environnement, bien décidées à rallier au plus vite Bagnères de Bigorre notre étape du soir dotée d’un espace aquatique très tentant.

C’était sans compter sur notre curiosité !

Nous venions de dépasser l’entrée du village de Campan lorsque nous avons avisé quelques curieuses « poupées » grandeur nature mises en scène dans des jardins le long de la rue principale.

Difficilement garé, nous avons arpenté le village en partant à la recherche de ces « mounaques » comme on les nomme ici.

Plutôt sympa comme découverte, une manière originale d’appréhender ce village et de lui conserver un peu de son âme malgré la circulation trépidante.

Village essentiellement rural, afin de préserver le patrimoine, l’héritage était autrefois très codifié. Du coup certaines alliances n’étaient pas forcément vues d’un bon œil. Qu’une riche héritière s’entiche d’un gars d’un village voisin, qu’un jeune ait des visées sur une femme trop âgée, ou le contraire, et le village se retrouvait sans dessus dessous. Un tribut était alors réclamé et malheur s’il tardait à être acquitté. C’était le charivari !

Chaque soir les cloches des vaches quittaient les encolures de leurs propriétaires pour s’en aller assourdir les oreilles de la fiancée pendant que simultanément un couple de poupées symbolisant les défauts des époux était installé sur la maison des futurs mariés.

La tradition a périclité puis en 1990 a repris du service, remise au goût du jour. Pour la fête des Mariolles, les mounaques réenvahissent les rues, jardins, bâtiments de Campan et y perdurent tout pendant l’été. Pas de panneaux explicatifs pour découvrir le village juste des mises en scène qui animent certains lieux.

Cherchez l'intrus

Une noce immortalisée sous le préau de l’école, les lavandières à l’oeuvre, une mamie prenant le frais devant un parterre fleuri.

Juste ce qui nous fallait pour effacer le souvenir du Lac de Payolle et nous faire oublier qu’un bistrot aurait été bienvenu pour nous rafraichir. Mais ça, c’est une autre histoire. Si chacun déplore la ruée des touristes en Juillet et Août, dès septembre tout est fermé ou les horaires sont tels que pour visiter quoi que ce soit, c’est le parcours du combattant !

Pour profiter de l’après saison un conseil, visez l’étranger !

Do

 

 

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:27

A peine rentrées de notre périple en Slovaquie et Hongrie, nous avons repris la route pour gagner la Corrèze où nous étions invitées par nos amis Jacqueline et Gérard pour le plaisir de se retrouver et honorer un rendez-vous que tous les quatre nous avions avec Nemanja Radulovic.

Quatre jours épatants, une visite mémorable à la chocolaterie Bovetti, un orage apocalyptique, 24 heures sans électricité, un concert splendide et des découvertes dont une jolie chapelle qui, une chose est sûre, cache bien son jeu !

Qui devinerait qu’elle abrite des petits joyaux signés Marc Chagall !

Ancien village royal Le Saillant Vieux se situe à cheval sur 2 communes, Allassac et Voutezac, non loin de Brive La Gaillarde, sur les bords de la Vézère. On distingue le vieux village de la partie basse où se trouve attenant au vieux pont sur la Vézère, le château du Saillant.

La Chapelle qui faisait partie jadis du château possède toujours ses fondations du XIIIe siècle. La fenêtre du chœur est de la même époque mais l’ensemble de la construction a été remanié au XVIIe siècle.

D’apparence banale, elle a 2 particularités, ses vitraux et une vierge en bois polychrome datée de 1547. Taillée dans un seul tronc d’arbre, cette vierge allaitante est une petite merveille.

Quant aux vitraux c’est à Guy de Lasteyrie du Saillant, époux d’Isabelle Giscard d’Estaing, sœur de Valéry que nous les devons. Preuve que l’audace paie, surtout lorsque l’on n’est pas le premier venu ; il a demandé, il a été exaucé !

Exécutés entre 1978 et 1982, ces vitraux ont été posés du vivant de l’artiste, chose rare.

L’ensemble constitue une œuvre cohérente, le vitrail du choeur répond à celui de l’Oculus, tant par la symbolique que par le jeu des couleurs. Bleu, rouge profond, vert et jaune, le vitrail du choeur est d’inspiration biblique tandis que le second glorifie la Vie, sa force.

Sur les vitraux de la Nef, d’un gris lumineux réhaussé de tons or et argent, on retrouve tous les symboles de la Chrétienté, la Vigne, l’agneau, le poisson … le pain.

Chagall a participé à la décoration de quatre chapelles de par le Monde, un vitrail de ci de là, mais au Saillant tous les vitraux sont de lui !

Alors, un conseil, si vous passez dans le coin, ne vous privez pas du plaisir de faire un tour à la chapelle du Saillant, c’est gratuit et toujours ouvert ! N'oubliez pas l'appareil photo !

Do

 

 

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