Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 18:43

Nous voici de retour après une petite dizaine de jours passés à Rome histoire de poursuivre notre tournée des capitales européennes ... Vienne, Bratislava, Budapest et donc Rome où nous n’avions déjà fait qu’une courte halte il y a 32 ans !!! Un séjour gâché par le vol de mon sac et de son contenu qui nous avait surtout permis de découvrir la Rome administrative.

Notre projet arrêté en juillet dernier m’a demandé un bon nombre d’heures pour concocter un programme de découvertes le plus vaste possible.

Guides Bleu et du Routard, sites en ligne, blogs individuels, tout y est passé et puisque nous en sommes revenues, je peux aujourd’hui vous proposer un séjour de 7 jours qui vous permettra sans trop faire souffrir vos gambettes la découverte idéale de la capitale romaine, le tout agrémenté de petits conseils pour profiter au maximum de vos visites.

Cela fera l’objet d’un chapitre particulier, pour l’heure en quelques lignes nos premières impressions.

La première et sans doute la plus marquante, Rome est une ville épouvantablement sale et n’accordez pas de crédit aux prétendus problèmes liés à des conflits opposants la ville de Rome avec les sociétés chargées du ramassage des ordures, déjà en 1986 nous avions dressé le même constat.

La poubelle, elle, est vide !!!

Nous avons juste noté une petite embellie du côté des transports publics et de la statuaire antique. Les trams, métros sont propres et les statues ont été débarrassées de leurs graffitis.

En 9 jours de séjour nous n’avons pas réussi à voir quand et comment étaient relevés les containers à ordures toujours remplis à craquer. Le plus affligeant est que cette saleté ne semble gêner personne ! Les abords d’un banc peuvent être couverts d’immondices, cela n’empêche personne de s’y prélasser. Quant aux tags, ils gâchent tout !

Dans le Trastevere

Par contre, tout étant dans la contradiction, nous n’avons pas trouvé une seule déjection canine à terre, les chiens sont pourtant nombreux mais les maîtres bien éduqués !

Les sites antiques sont en tout cas de très loin les plus propres et même que c’est très, très beau !

Autre grande surprise, l’omniprésence des forces de sécurité, militaires armés jusqu’aux dents et blindés filtrant la circulation sur les plus grandes artères, squadra mobile, carabiniers et ballets d’hélicoptères. Même en n’y connaissant rien, la diversité des costumes a suffi à nous persuader de l’impressionnant déploiement de forces armées et de police ! L’accès aux monuments les plus emblématiques donnent lieu à des contrôles minutieux identiques à ceux des aéroports et génèrent des queues impressionnantes. J’y ai laissé dans la bataille l’opinel qui m’accompagnait partout, l’entrée au Colisée lui a été fatale, confisqué ! 

Enfin et ce sera tout pour aujourd’hui, déambuler dans Rome est aisé dès lors que l’on se trouve dans le centre car tout se fait aisément à pied. En plus les routes étant coupées souvent à la circulation par les blindés, tout devient piétonnier. Autre bonne nouvelle même en l’absence de feux tricolores dès lors que l’on se lance d’un pas hardi à l’assaut de la chaussée, hop ! on vous laisse traverser et on ne sent pas d’énervement. Mais si vraiment vous avez besoin de prendre les transports en commun le réseau Tram, métro, bus est parfait et peu cher. Il faut juste choisir sa formule, la carte hebdomadaire pour 24€ est le must. Avant de partir allez faire un tour sur le site ATAC, site sécurisé, sérieux, vous recevrez votre carte à domicile pour être fin prêt le jour J.

Arrivederci !

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 18:37

Depuis plus de 30 ans, Robert Coudray alias le poète ferrailleur donne vie à Lizio dans le Morbihan à un domaine enchanté né de son imaginaire. Diplômé des Hautes études buissonnières, il a commencé modestement dans un hangar où juste 5 ou 6 sculptures meublaient l’espace. Tout a commencé avec une promesse de gamin qu’il s’était faite en découvrant un manège extraordinaire à ses yeux d’enfant. Collectant des objets, le plus souvent hors d’usage, sciant, soudant, limant, ponçant, il offrit à ces bouts de ferraille une seconde vie et le rêve prit corps, le carrousel fut sa première création exposée.

Déambuler dans l’univers de Robert Coudray c’est s’offrir une leçon de vie.

Tout au cours de la déambulation par de petites phrases il incite à laisser parler notre Moi, à nous faire confiance.

Aussi jusqu’à ce que j’ai épuisé tout ce que j’ai pu glaner comme pensées ayant fait écho en moi, chaque jour je vais vous offrir la pensée du jour.

Voici la première :

« Créer c’est se laisser faire, s’abandonner, écouter ses intuitions, oser les écouter et prendre des risques, être canal de plus grand que soi ! »

A demain mais en attendant cette vidéo

https://youtu.be/SW7cxtWNxek

Do

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 13:49

En 1996 le film Microcosmos est présenté hors compétition à Cannes, immédiatement le succès est au rendez-vous ! Du côté des enfants il fascine, pour l’avoir exploité avec mes CP je peux confirmer que ce film était tout simplement génial ! Jacques Perrin, le producteur, a ouvert au public tout un monde fascinant et ignoré. Les insectes sont présents sur Terre depuis plus de 400 millions d’années, partout, ils survivent sous tous les climats, dans toutes les conditions. Que l’Humanité vienne à disparaitre et en un rien de temps ils coloniseront toute notre planète !

La Cité des insectes entrée en gestation en 1993 est ouverte depuis 2000. Sous la houlette de Jean Puech président du Conseil Général de l’Aveyron et de Jacques Perrin, Micropolis est la concrétisation du rêve d’un homme décédé presqu’un siècle auparavant, Jean-Henri Fabre. Mais qui est cet homme, majoritairement inconnu des français mais qui fait le buzz dans toutes les écoles du Japon où son enseignement est dispensé dans tous les établissements scolaires.

St Léons

Jean-Henri Fabre est né en 1823 dans le village de St Léons où est implanté Micropolis. Né dans une famille simple, ses premières leçons de zoologie lui ont été données par le curé de son village. Des revers de fortune lancèrent la famille sur les routes de France et obligeant le jeune Jean-Henri Fabre à quitter les bancs de l’école très tôt. Vivant de petits boulots, ces gains lui permirent d’acheter les manuels scolaires nécessaires pour poursuivre seul ses études et passer en candidat libre le concours des bourses pour intégrer l’Ecole Normale d’instituteurs. Reçu premier, il conclut ce premier cursus en étant nommé instituteur à Carpentras. Une double vie qui perdura longtemps débute alors, enseignant et étudiant, il obtint successivement le Bac de Lettres et de Mathématiques, une licence de Mathématiques puis de Physique, quelques années plus tard une licence de Sciences Naturelles puis un doctorat de Zoologie et de Botanique. Le tout en autodidacte ! Outre l’enseignement Jean-Henri Fabre assume les fonctions de conservateur du Musée Riquien (Riquien fut un de ses mentors), écrit des manuels scolaires avant d’être licencié pour avoir enseigné la fécondation des plantes à des jeunes filles ! Scandale !

Obligé de quitter son appartement, ses vacances forcées l’amènent à 40 ans à se consacrer entièrement à sa passion, les insectes. Il s’éteint à 92 ans laissant à la postérité une centaine de manuels scolaires, des ouvrages de poésies, de botanique, de mycologie, d’entomologie et une réputation mondialement acquise.

Si vous avez la possibilité de visiter Micropolis, ne vous privez pas ! Présentée de manière ludique la vie des insectes se découvre au gré de la visite.

De manière ludique mais aussi poétique, notamment en ce qui concerne ce qui fait la spécificité des insectes … un corps en 3 parties, 2 paires d’ailes, 3 paires de pattes !

Un artiste, Sébastien Tonin, nous offre une vision poétique de ce que les insectes ont de particulier et de grandiose.

Micropolis est une plongée dans un monde exceptionnel, hiérarchisé, pensé et il suffit de pénétrer dans la grande fourmilière cimetière pour ne plus en douter dès lors que l’on découvre le cimetière ! Le monde des fourmis est à ce point important pour l’équilibre de notre terre que certains pays (pas n’importe lesquels, Belgique, Allemagne, Autriche, Suisse !!!) ré introduisent dans leurs forêts des fourmilières signe de bonne santé de la Nature !

Des animations sont également proposées tout au long de la journée ainsi qu’un parcours extérieur.

Riche en informations, il nous permet grâce à des mises en scènes très colorées de mieux préciser des modes de vie atypiques,

La mante religieuse et les portraits de ses défunts époux

les rôles propres à chaque espèce dans l’équilibre terrestre, les différentes étapes de la transformation dans la vie d’un insecte pour finir sur l’impact désastreux qu’une certain prédateur opère sur ce monde animal, l’humain

La visite extérieure se termine sur quelques phrases bien senties de Jean-Henri Fabre, de quoi réfléchir !

A Micropolis s’instruire et se divertir n’est pas antinomique.

Le monde des insectes a décidément beaucoup à nous apprendre et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous un passage d’un article tiré du n°40 du magazine Inexploré : « En 45 jours de vie, l’abeille apprend tous les métiers de la ruche. Balayeuse, rangeuse de pollen, architecte, butineuse … A chaque tâche correspond une nourriture qui transforme son corps et ses capacités jusqu’à ce qu’elle devienne éclaireuse et qu’elle parte à l’aventure pour ramener les informations nécessaires à la transmutation de l’essaim. Il y a là une une idée de l’Education formidable. On ne forme pas à une tâche, on forme un animal qui va se transformer et les tâches qu’il accomplit sont là pour lui permettre de réveiller ses capacités endormies …

A noter aussi que ce qu’elles mangent détermine ce qu’elles deviennent. C’est valable pour le humains … La qualité de notre humanité dépend de la qualité de notre nourriture. » Pierre Olivier Bannwarth

Do 


 


 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 17:59

Etonnant, non ?

Après un séjour très sportif sur l’Île d’Oléron puis l’Île d’Aix, nous avons regagné nos pénates par petits bonds avec un projet qui nous tenait à coeur, un plan confiture de fraises, mais c’est une autre histoire.

De passage à Figeac nous avions tout misé sur la découverte du musée Champollion, manque de chance, arrivées sur le coup de 11 heures nous avons découvert que le musée fermait entre midi et deux, deux heures de visite minimum étant nécessaire, c’était fichu ! C’est ainsi ! Là, comme presque partout, ce musée ouvert sans interruption en été adopte des horaires de fonctionnaire dès le 31 Août.

Nous nous sommes rabattues sur une expo temporaire consacrée à l’Île de Pâques.

Nous aurions pu nous contenter d’une balade en ville mais il se trouve que nous la connaissions déjà et que cette nouvelle visite nous laissait, à peine arrivées, un sentiment de ratage. Des rues sans vie arborant des magasins fermés et de toute évidence déplacés à la périphérie, d’anciennes devantures couvertes de vieilles affiches et des pas de portes encombrés de détritus, tout un contexte qui n’incitait pas à attendre la réouverture du Musée. Seul détail rigolo, le symbole de « voisins vigilants » relooké à la mode égyptienne, Champollion oblige !

Histoire de ne pas rester sur un sentiment de fiasco, l’Île de Pâques ayant été mon « dada », nous nous sommes laissées tenter par l’expo. J’ai avalé au temps des années de lycée une grande quantité d’ouvrages consacrés à ce coin perdu du Pacifique. Je m’étais même lancée dans une tentative de déchiffrage de l’écriture « Rongo Rongo ». J’y croyais et me voyais déjà réussir là où tout le monde séchait. J’ai retrouvé mes notes, franchement je me débrouillais pas mal, mais aujourd’hui je n’y comprends plus rien.

Ecriture Rongo Rongo recopiée par Pierre Loti

Découverte en 1722, le jour de Pâques par un hollandais Jacob Roggeven, l’île est célèbre pour ses Moais, 800 géants sculptés, certains encore installés sur leurs ahus, les plateformes de cérémonies. Située à 2000 kms du plus proche lieu habité, Pitcairn Island une petite île de 5 km², Rapa Nui ou « point le plus éloigné » était l’un de ses noms lors de sa découverte !

Au fil du temps, l’Île de Pâques connut de multiples appellations, Île San Carlos en référence à un explorateur espagnol qui y fit trois petits tours et s’en fut et, du côtés des autochtones « Mata Kité Rani » ou « Des yeux regardent les étoiles », « Nombril du Monde » car la tradition affirme que chaque Moai regarde une partie du monde dont il garde le pouvoir et la responsabilité. Sans doute n’est-ce pas tout mais cela en dit déjà long sur ce petit bout de terre qui n’en finit pas d’interroger !

L’île, peuplée par des polynésiens venus environ vers 400 avant Jésus Christ, a vécu de longs siècles en toute prospérité. Chaque habitant, du plus humble au plus titré, était porteur du « Mana », le pouvoir sacré, qui maintenait l’équilibre de toute l’Île et à qui les Pascuans attribuaient la faculté d’avoir contribué au transport des Moais.

Leur société très hiérarchisée avait adopté le système du « Tapu », l’interdit, destiné à gérer les ressources de l’Île. Une île qui durant des siècles ne connut jamais de pénurie. L’arrivée d’un nouveau système social plus tardivement associé au culte de l’Homme oiseau ébranla l’équilibre de l’Île. La compétition résultant de ce nouveau culte ouvrit une fracture dans une société certes hiérarchisée mais où le pouvoir de chacun était jusqu’à lors respecté. Les rapines opérées par le clan du vainqueur sur les clans des candidats malchanceux mirent à mal l’économie local mais introduire un élément culturel déterminant, l’écriture Rongo Rongo.

Au début du XXe siècle quelques pascuans connaissaient encore le sens caché des tablettes gravées, une archéologue, Miss Routledge, proche de la population locale tenta d’obtenir certains éclaircissements. Si elle arriva à la conclusion que cette écriture s’organisait autour de 3 axes, un sens ésotérique, un sens hiératique, une pensée démoniaque, elle ne put vaincre la peur que les occupants chiliens inspirait à la population autochtone, le dernier initié mourut de la lèpre sans livrer son secret. Car il ne faut pas s’y tromper, c’est un génocide qu’a connu l’Île de Pâques tombée sous le joug du Chili. S’il est si difficile aujourd’hui de comprendre cette culture exceptionnelle sans doute est-ce que de nombreux textes, sacrés aux yeux des pascuans, ont été cachés dans les grottes familiales puis oubliés d’une population qui a en grande partie fini ses jours parquée sur ses propres terres, confinée parfois dans la léproserie pompeusement appelée sanatorium !

Il est acquis aujourd’hui que l’écriture Rongo Rongo se lit du bas vers le haut, de gauche à droite puis de droite à gauche. Certaines différences sur des signes ont été identifiées comme des accents, de la ponctuation. Le fait qu’aucun signe ne s’apparente, de près ou de loin, aux bateaux des découvreurs permet d’assurer que l’écriture est antérieure à la découverte de l’Île !

Pour le reste, mystère !

Comment est née cette écriture inconnue sur les autres îles de Polynésie mais pas sans présenter de curieuses similitudes avec les idéogrammes chimois par exemple ? Les érudits se perdent encore aujourd’hui en conjectures.

Statue Kava Kava

Les textes Rongo Rongo qui nous sont parvenus ont été retrouvés en maints endroits, sur des planches de bois gravé, divers objets comme des bâtons, des pendentifs, des tabatières et si les signes n’ont pas vraiment livré tous leurs secrets, ces objets renseignent quand même sur ce que fut la vie de ce peuple.

Au rang des mystères pas vraiment

résolus, il y a aussi ces étranges statuettes dites Kava Kava qui intriguent par leur facture hyper réaliste, thorax décharné et ventre creux. Certains y ont vu des représentations démoniaques, d’autres pensent que l’on a là un témoignage des infirmités qui finirent par frapper cette population confinée sur une île. Absence d’eau, consanguinité, des explications plausibles pour justifier goître, rachitisme et malformations …

Ce qui est certain c’est que cette exposition a réveillé en moi la fascination de l’Île de pâques. J’ai repris mes bouquins et au hasard des pages certains propos m’ont interpellée. En 1965 le chercheur Francis Mazières retranscrivant des paroles recueillies de la bouche d’un des derniers pascuans parle d’une ancienne race, venue de l’Est, un peuple prédiluvien. Or ce qui pouvait étonner à cette époque se vérifie aujourd’hui grâce à des découvertes majeures de monuments d’une grandeur phénoménale datés d’environ 10 000 ans. Une époque où l’homme tel que nous le connaissons était supposé n’être qu’un chasseur cueilleur incapable de ces prouesses techniques. Et pourtant, ces monuments font eux aussi référence à une période prédiluvienne ?! Qu’en penser ? Que le mythe de l’Atlandide n’est pas qu’un délire de « Hauts perchés », que le déluge que l’on retrouve dans de multiples cultures n’est pas un mythe ?!

Ce qui est sûr c’est que la population indigène a été exterminée consciencieusement par ceux qui se sont emparés de l’ïle. Quant à savoir ce que sont devenus les pascuans qui ont fui leur terre à bord de fragiles pirogues pour tenter de rallier Tahiti à plus de 5000 kms et fuir les persécussions ? Rien n’a vraiment filtré de ce drame migratoire né sous le joug chilien, l’Aquarius n’existait pas alors !

Mais parlerons nous dans une bonne centaine d’années du drame qui se joue actuellement en Méditerranée ?

 

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 15:36

Ne vous y trompez pas, nous sommes rentrées depuis quelques temps et ce n’est pas parce que nous ne vous avons pas encore conté quelques souvenirs qu’ils ne nous ont pas enchantées.

Parties pour une première halte à Saint Bertrand de Comminges, le Mont Saint Michel des Terres, ce sera pour un autre article, nous avons mis cap à l’Ouest après en avoir pris plein les mirettes au pied du massif du Néouvielle et exercé nos gambettes dans des paysages de rêve.

Loudenvielle

En route pour Oléron nous nous sommes offert le Col d’Aspin ! Le Tour de France y passe, certes, pourtant la chaussée n’est pas bien large et surtout très empruntée par les camping-cars ! La surenchère en matière de gabarit rend la circulation difficile, à chaque lacet nous nous attendions au pire ! Du coup nous n’avions qu’une hâte, déguerpir de cet endroit et retrouver des lieux un peu moins envahis. Croyant avoir trouvé notre Eden nous avons parqué le Ptibus et gagné à pied le Lac de Payolle où se trouve l’une des trois sources de l’Adour. Toute la zone est présentée comme préservée, soit !

Mais alors que viennent faire tous ces camping-cars installés au bord de l’Adour de Payolle en l’absence de toute installation sanitaire permettant de vidanger eaux usées et cassettes WC ? Le camping de l’Arriou quelques centaines de mètres en aval ne suffit-il pas ?

Que vous inspire un engin de ce gabarit ? En connaissez vous le coût ? 400 000 euros ! Quel impact pour la Nature ?!

Nous sommes parties écoeurées, décidément nous n’avons pas vraiment la même conception en matière de préservation de l’environnement, bien décidées à rallier au plus vite Bagnères de Bigorre notre étape du soir dotée d’un espace aquatique très tentant.

C’était sans compter sur notre curiosité !

Nous venions de dépasser l’entrée du village de Campan lorsque nous avons avisé quelques curieuses « poupées » grandeur nature mises en scène dans des jardins le long de la rue principale.

Difficilement garé, nous avons arpenté le village en partant à la recherche de ces « mounaques » comme on les nomme ici.

Plutôt sympa comme découverte, une manière originale d’appréhender ce village et de lui conserver un peu de son âme malgré la circulation trépidante.

Village essentiellement rural, afin de préserver le patrimoine, l’héritage était autrefois très codifié. Du coup certaines alliances n’étaient pas forcément vues d’un bon œil. Qu’une riche héritière s’entiche d’un gars d’un village voisin, qu’un jeune ait des visées sur une femme trop âgée, ou le contraire, et le village se retrouvait sans dessus dessous. Un tribut était alors réclamé et malheur s’il tardait à être acquitté. C’était le charivari !

Chaque soir les cloches des vaches quittaient les encolures de leurs propriétaires pour s’en aller assourdir les oreilles de la fiancée pendant que simultanément un couple de poupées symbolisant les défauts des époux était installé sur la maison des futurs mariés.

La tradition a périclité puis en 1990 a repris du service, remise au goût du jour. Pour la fête des Mariolles, les mounaques réenvahissent les rues, jardins, bâtiments de Campan et y perdurent tout pendant l’été. Pas de panneaux explicatifs pour découvrir le village juste des mises en scène qui animent certains lieux.

Cherchez l'intrus

Une noce immortalisée sous le préau de l’école, les lavandières à l’oeuvre, une mamie prenant le frais devant un parterre fleuri.

Juste ce qui nous fallait pour effacer le souvenir du Lac de Payolle et nous faire oublier qu’un bistrot aurait été bienvenu pour nous rafraichir. Mais ça, c’est une autre histoire. Si chacun déplore la ruée des touristes en Juillet et Août, dès septembre tout est fermé ou les horaires sont tels que pour visiter quoi que ce soit, c’est le parcours du combattant !

Pour profiter de l’après saison un conseil, visez l’étranger !

Do

 

 

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:27

A peine rentrées de notre périple en Slovaquie et Hongrie, nous avons repris la route pour gagner la Corrèze où nous étions invitées par nos amis Jacqueline et Gérard pour le plaisir de se retrouver et honorer un rendez-vous que tous les quatre nous avions avec Nemanja Radulovic.

Quatre jours épatants, une visite mémorable à la chocolaterie Bovetti, un orage apocalyptique, 24 heures sans électricité, un concert splendide et des découvertes dont une jolie chapelle qui, une chose est sûre, cache bien son jeu !

Qui devinerait qu’elle abrite des petits joyaux signés Marc Chagall !

Ancien village royal Le Saillant Vieux se situe à cheval sur 2 communes, Allassac et Voutezac, non loin de Brive La Gaillarde, sur les bords de la Vézère. On distingue le vieux village de la partie basse où se trouve attenant au vieux pont sur la Vézère, le château du Saillant.

La Chapelle qui faisait partie jadis du château possède toujours ses fondations du XIIIe siècle. La fenêtre du chœur est de la même époque mais l’ensemble de la construction a été remanié au XVIIe siècle.

D’apparence banale, elle a 2 particularités, ses vitraux et une vierge en bois polychrome datée de 1547. Taillée dans un seul tronc d’arbre, cette vierge allaitante est une petite merveille.

Quant aux vitraux c’est à Guy de Lasteyrie du Saillant, époux d’Isabelle Giscard d’Estaing, sœur de Valéry que nous les devons. Preuve que l’audace paie, surtout lorsque l’on n’est pas le premier venu ; il a demandé, il a été exaucé !

Exécutés entre 1978 et 1982, ces vitraux ont été posés du vivant de l’artiste, chose rare.

L’ensemble constitue une œuvre cohérente, le vitrail du choeur répond à celui de l’Oculus, tant par la symbolique que par le jeu des couleurs. Bleu, rouge profond, vert et jaune, le vitrail du choeur est d’inspiration biblique tandis que le second glorifie la Vie, sa force.

Sur les vitraux de la Nef, d’un gris lumineux réhaussé de tons or et argent, on retrouve tous les symboles de la Chrétienté, la Vigne, l’agneau, le poisson … le pain.

Chagall a participé à la décoration de quatre chapelles de par le Monde, un vitrail de ci de là, mais au Saillant tous les vitraux sont de lui !

Alors, un conseil, si vous passez dans le coin, ne vous privez pas du plaisir de faire un tour à la chapelle du Saillant, c’est gratuit et toujours ouvert ! N'oubliez pas l'appareil photo !

Do

 

 

Partager cet article
Repost0
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 14:14

Szentendre, village d’artistes !

Situé sur une des rives du Danube, cette petite ville dont Frédérique vous a déjà parlé est absolument charmante. Elle compte un nombre impressionnant de musées, de galeries et organise dans l’année de nombreuses manifestations culturelles au cours desquelles, pour une somme modique, 1200 forints soit 4€, il est possible de visiter autant de musées que l’on veut, ou peut ! C’est ainsi que nous avons découvert deux artistes qui nous ont séduites, Béla Czóbel et Margit Kovács.

Czobel

Peintre hongrois Béla Czóbel (1883-1976) a parcouru l’Europe de long en large. France, Allemagne, Pays Bas, Norvège son art fut honoré dans de nombreuses villes comme Paris, Berlin ou New York. Reconnu de son vivant, membre de l’école du fauvisme dès ses débuts à Paris, Czóbel est un des fondateurs du Groupe de Budapest, « les Huit » !

Le Musée de Szentendre permet de découvrir son œuvre chronologiquement en le suivant au cours de ses déplacements. Période fauve à Paris, Expressionnisme à Berlin, des œuvres inédites révèlent que tout ne fut pas rose dans la vie de cet homme qui pratiqua parfois le réemploi de toiles dont il n’était même pas forcément l’auteur ! Récemment restaurées ces toiles s’ouvrent à la manière d’une fenêtre pour permettre de découvrir l’envers du décor mais attention, à la demande uniquement ! Là, pour le coup, nous nous serions cru parachutées des années en arrière au Musée de l’ermitage à St Petersbourg où sévissaient des surveillants en jupons, véritables dragons ! Pas de risque de « grabouiller » ou « barbotter » une toile !

La peinture de Czóbel est lumineuse même lorsqu’il utilise le cerne noir, assez caractéristique de son art. C’est joyeux parfois, toujours vivant, vraiment un chouette moment.

L’autre artiste découverte est une femme, Margit Kovács (1902-1977). Plasticienne, céramiste de génie, elle est l’ambassadrice de cet art qui fit la réputation de la Hongrie.

Poteries, bas-reliefs, statues, compositions diverses, au fil des salles nous suivons l’évolution de son style.

Imprégnée de sensibilité féminine son œuvre est la résultante d’une inspiration foisonnante. Œuvres religieuses d’inspiration biblique, c’est aussi une plongée au coeur de la mythologie, toutes cultures confondues.

En tout cas c’est avec un plaisir sans cesse renouvelé que l’on passe d’une œuvre à l’autre sans se lasser souvent émues par l’intensité dramatique qui se dégage de ses personnages.

Installé dans un ancien grenier à sel, le musée héberge un café où faire une petite pause mais aussi une reconstitution de l’atelier et du lieu de vie de Margit Kovács ainsi que des expositions temporaires.

Pour finir il est à noter que, que ce soit en Hongrie, en Slovaquie et comme c’est aussi le cas en Espagne, l’art gagne de plus en plus de terrain dans les villes et villages.

Sur le Corso à Budapest

Le plus souvent c’est la sculpture qui est à l’honneur, sans doute pour le côté pratique, mais c’est vraiment très agréable de trouver sur son chemin des expressions de la sensibilité artistique d’homme ou femme parfois peu connus.

A Budapest sur le Corso

Une popularisation de l’art pas pour déplaire !

Do

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 19:00

L’autre visite que nous avons faite et qui m’a ébranlée fut celle du musée ethnographique de Budapest, à Skansen tout près de Szentendre où nous logions. Le principe du musée ethnographique est le même partout.

A Skansen sur un soixantaine d’hectares des fermes et leurs annexes, des bâtiments civils, des habitations ont été réimplantés. Venant de toute la Hongrie ils permettent de se faire une idée très précise de l’habitat traditionnel de ce pays quelle que soit la région.

Le berger de Skansen

De nombreux ateliers sont disséminés dans les différentes constructions en fonction de leur destination initiale : boulangerie, scierie, épicerie, céramiste, fabrique de bougies, ateliers de tissage … une occasion de découvrir les spécialités hongroises autres que culinaires aussi. Nous y avons retrouvé nos moutons à cornes torsadés et découvert des spécimens locaux comme ces canards à « châssis surélevé » ou de gros gros porcs à poils frisés et roux.

Ce musée a cependant un plus sur tout ceux que nous avons visité au fil des ans, l’Histoire avec un grand H s’y invite. Une occasion pour comprendre un peu ce pays qui a souffert de jougs multiples car passé sous dominations étrangères de nombreuses fois durant sa longue histoire. Il faut dire que le Danube est une voie de pénétration de choix et que ce ne sont pas les reliefs montagneux qui ont pu le protéger !

Plaine du Danube

Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire même si j’adore mais il est quand même un épisode de la vie hongroise que nous avons découvert à Skansen et qui mérite d’être relaté car il peut éclairer notre façon de juger la Hongrie actuellement. A la fin de la seconde guerre mondiale, la Hongrie qui avait combattu aux côtés de l’Autriche, et pour cause (elle faisait partie de l’empire austro-hongrois depuis un bon bout de temps et contre son gré) s’est retrouvée intégrée au bloc de l’Est.

Les sanctions économiques ne tardèrent pas et à partir de 1948, atteignirent de plein fouet le milieu rural. Le premier acte consista à instaurer pour la possession des terres agricoles des seuils de superficie maximale, seuils au delà desquels les terres étaient expropriées, la vente des terres passant sous contrôle du gouvernement. Petit à petit le seuil s’abaissa et dans le même temps le matériel agricole, les fermes et leurs bâtiments subirent le même sort. Réquisition, pillage des productions et des outils de travail, taxes poussèrent les paysans à abandonner de plus en plus nombreux leurs terres. Entre 1948 et 1955 400 000 d’entre eux quittèrent le monde paysan. Ceux qui restaient avaient à subir les intimidations de la police et des agents de l’ÁVÓ, police secrète hongroise et consœur de la Stasi en Allemande de l’Est.

En 1956 les coopératives commencèrent à voir le jour sous l’impulsion du parti communiste, la collectivisation forcée continuait et en 1961 500 000 villageois avaient déserté leurs terres. Ceux qui restaient subsistaient à grand peine. Quelques cochons ou veaux étaient élevés et abattus en cachette pour assurer la survie ! 

Clés de maisons "volées"

A partir de 1949 parallèlement les sanctions, comparutions immédiates pour n’importe quel motif puis les déportations des paysans commencèrent. Des milliers de familles furent arrêtées, en pleine nuit le plus souvent. N’ayant le droit d’emporter qu’un maigre bagage dans les camions, ils furent déportées pour plusieurs années avant de pouvoir retrouver pour certains leurs villages d’origine, stigmatisées et humiliées à vie car marqués du terme infamant de « Koulak ».

C’est Staline qui a dévoyé le sens du terme russe Koulak, mot désignant à l’origine péjorativement un fermier. Instigateur de la collectivisation des terres hongroises, il lui adjoignit l’étiquette d’exploiteur et d’ennemi du peuple faisant de ces hommes et femmes des humains méprisables. L’impact fut immense et encore aujourd’hui le monde paysan peine toujours à regagner le terrain perdu ! Une situation parfaitement perceptible lorsque l’on circule en Hongrie !

Sur ce je vous laisse pour cette fois, le troisième coup de coeur nettement plus jouissif sera pour une prochaine fois !

Partager cet article
Repost0
28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 18:54

Lors de notre séjour à Budapest, bien que chaque jour se soit révélé aussi passionnant que le précédent, il y a quand même 3 moments phares dont j’aimerais vous entretenir.

Le premier fut la découverte de ce mémorial particulier dédié aux juifs de Budapest.

En 1939, au moment où Hitler envahissait la Pologne, annexait la région des Sudètes, la suite tout le monde connaît, le parti des Croix fléchées faisait son entrée au Parlement hongrois pour finalement prendre le pouvoir de 1944 à 1945.

Responsables de l’assassinat des juifs de Budapest, les dirigeants furent ensuite arrêtés et jugés comme criminels de guerre par les tribunaux hongrois.

Assassinat massif car si 20 % de la population de Budapest se réclamait du judaïsme au début du XXe siècle, on n’en compte aujourd’hui que 10 000 dans une ville de 1 800 000 habitants.

Oeuvre originale et très émouvante de 2 artistes, Can Toggay et Gyula Parrer, « Les chaussures de Budapest » rappellent depuis 2005 la barbarie dont se rendirent coupables les hommes à une époque qui malheureusement ne semble pas révolue.

Alignées sur 45 mètres de quai une soixantaine de paires de chaussures en acier nous interpelle ! Pas besoin de faire beaucoup d’effort pour les imaginer ces hommes, femmes et enfants se déchaussant au bord du Danube gelé avant d’être exécutés par des barbares !

Des « loupiottes », de petits cailloux maintiennent vivant leur souvenir et nous invitent à ne pas oublier !!! C’est pas gagné !

Do

Partager cet article
Repost0
23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:50

Notre voyage aura été placé sous le signe du Danube.

Ce fleuve, le deuxième d’Europe après la Volga, est pour nous une vieille connaissance, puisque l’an passé, déjà, de retour du Burgenland, région la plus orientale d’Autriche, nous avions remonté son cours, de Vienne jusqu’à Mauthausen (mais sans visiter le camp !), en passant par Krems, Melk et Marbach, avant d’aller découvrir sa source à Donaueschingen, en Forêt Noire. Nous étions donc particulièrement ravies de le retrouver à Bratislava et nos premiers pas en Slovaquie nous ont menées sur ses berges, particulièrement bien aménagées en zone de promenade et piste cyclable. Une précision en passant : c’est à Donaueschingen que commence la piste cyclable internationale « le long du Danube » qui se termine, 1200 kilomètres plus loin, à Budapest. Mais comme il parcourt 2852 kilomètres avant de se jeter dans la mer Noire, on est encore loin d’en avoir vu le bout !

C’est donc le long de cette piste que, sitôt installées dans notre appartement de La Franconi, à une vingtaine de minutes à pieds du centre de Bratislava,  nous sommes allées prendre la température de ce territoire inconnu : la Slovaquie. Une jolie promenade bien ombragée, agrémentée de statues originales, menant à un sympathique espace de commerces, cafés et restaurants, puis plus loin, à la zone des embarcadères, au-delà du « pont du soulèvement national slovaque», ou Pont Neuf, bien reconnaissable à la soucoupe volante installée tout en haut de l’unique pylône soutenant sa structure en acier.

Un ascenseur permet d’y accéder pour jouir d’une vue panoramique à 360° sur la capitale, mais… non, merci ! Même morte, j’irais pas (clin d’œil aux corses…) !

Au retour, premier contact avec la vie sociale slovaque à la terrasse d’un sympathique bistrot où nous découvrons un premier mot-clef : « grep »… pamplemousse. Nous allons pouvoir déguster notre jus de fruit préféré en Slovaquie. Ça commence bien.

 

Le second jour, une croisière sur le Danube nous a permis de retrouver Vienne, puis c’est au bord de ce fleuve mythique, dans un charmant village des environs de Budapest, Szentendre, que nous avons posé nos valises. Situation idéale pour découvrir la capitale de la Hongrie, au terminus d’une liaison ferroviaire permettant de gagner le centre de Budapest en une trentaine de minutes. Précisons qu’un réseau extraordinaire de trams, de bus et de métros permet de sillonner cette très grande ville pour pas cher, et même gratuitement pour les plus de 65 ans. Une fois de plus, nous pouvons constater à quel point nous sommes à la traîne en France dans le domaine des transports en commun !!! Nous avons même vu un truc bizarre qui n’inspire pas trop confiance : un bus amphibie !

 

Durant six jours, Szentendre, situé en face de l’île du même nom, aura été notre havre de paix (même si les nuits n’y étaient pas particulièrement calmes, la location étant située en face d’un garage d’ambulances) et notre poumon de verdure. Et chaque soir une petite balade digestive nous menait jusqu’au bord du fleuve que nous longions jusqu’au centre du village joliment décoré de gros abat-jours lumineux.

Cette ville d’artistes au riche passé est dotée de nombreux musées, d’une vie culturelle très animée, théâtre de festivals divers et variés. On y vient généralement de Budapest, en excursion à la journée, en car ou en bateau, ce qui fait que le soir, tout le monde repart, abandonnant le village à une paisible animation. On flâne, au bord du Danube, à la terrasse des bistrots, on profite de la douceur du soir, d’une brise légère délicieusement rafraîchissante après les lourdes chaleurs de la journée.

Et au milieu, coule le Danube. L’aménagement des rives en prévision des crues nous laisse à penser qu’il n’est pas toujours aussi serein ; comme à Krems, l’an passé, nous remarquons les digues de béton permettant de contenir les débordements du fleuve… Impressionnant !

A Szentendre, le festival d’été est commencé. Tout au long de la saison estivale, les manifestations s’enchaînent nécessitant des aménagements temporaires plus ou moins spectaculaires : ici, un écran géant installé sur un bateau amarré le long du fleuve, là, une pelouse artificielle recouvrant le gravier des berges pour permettre aux spectateurs de s’y installer, semée de bancs, de coussins pour le confort des uns et des autres.  Le dernier jour, on projette un film en français, sous-titré en Hongrois (c’est drôle, mais quand c’est comme ça, on ne peut pas s’empêcher de lire, même si on comprend parfaitement ce qu’on entend et rien aux sous-titres), « Happy end », avec Jean Louis Trintignant. Du coup, nous nous attardons un peu… Happy, tu parles ! En tous les cas, on est sans doute loin de la fin, parce qu’ils n’ont pas l’air de rigoler.

Notre séjour à Szentendre nous aura sûrement permis de mieux vivre notre découverte de Budapest.  Belle ville, bien évidemment, mais il est certain que nous n’avons pas choisi le meilleur moment pour la visiter. Nous le savions depuis notre séjour dans le Burgenland : le mois de juin peut être hyper chaud en Hongrie (et en Slovaquie), climat continental oblige. Qu’on se le dise ! C’est donc par une température de 35° à 40° que nous avons déambulé dans les rues de la « perle du Danube ». Ajoutées à cela une circulation intense et une fréquentation touristique débridée, et vous comprendrez que la découverte de la capitale hongroise aura été un peu fatigante. Il est clair que nous l’aurions sans doute mieux apprécié en hiver, comme Vienne l’an passé ; nous avons d’ailleurs pu constater lors de notre petite incursion au départ de Bratislava à quel point la capitale Autrichienne change de visage en été, et pas en mieux (à notre goût !).

Il n’empêche : Budapest est une belle ville. A mi-chemin de son cours total, il y atteint une largeur respectable, de même que les ponts qui l’enjambent longs, longs, longs, surtout sous le cagnard.

Après les incontournables monuments phares, le parlement, le palais royal et la colline du château ( ou les relents fasciste de la relève de la garde nous ont un peu mises à mal), le parc de la ville, le marché couvert, véritable bazar oriental, nous avons beaucoup apprécié le dernier jour de sillonner sur des vélos de location les allées de l’île Margit, belle oasis de verdure et de fraîcheur, en plein centre ville de Budapest.

Fontaines sur l'île Margit

Et avant que vous ne nous posiez la question, je vais vous répondre : non, nous n’avons pas testé les bains de renommée mondiale. Cet aveu va peut-être susciter quelque étonnement, alors une explication s’impose, sous forme de question : auriez-vous envie, vous, de vous tremper dans une eau à 38°, quand il en fait 39 dehors ? Alors oui, nous aurions pu choisir de nager dans des eaux plus rafraîchissantes, à condition de coiffer un bonnet de bain, mais lorsque nous nous sommes présentées à la caisse de la piscine de l’île Margit, après avoir attendu une bonne dizaine de minutes l’ouverture du guichet, une mégère nous a refoulées d’un seul mot : « closed » ! Et pour être sûre que nous ayons compris, elle l’a gribouillé sur un bout de papier. Vlan !

Voilà pourquoi nous nous sommes rabattues sur le vélo. Sans regret.

Pas moyen de trouver une baignade dans ce pays réputé pour ses eaux ! Il faut le faire, non ? Boueux et tumultueux, le Danube n’incite pas trop à la trempette. Il n’est même pas bleu ; l’était-il au temps des Strauss ? Toujours est-il que lorsque nous aurions pu trouver notre bonheur au lac Balaton, les températures avaient tellement fraîchi qu’il ne nous serait même pas venu à l’idée d’aller tremper un orteil ! Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ce n’est pas grave ! On a une « bad » à la maison…

En avons-nous fini avec le Danube ? Pas sûr ! Nous avons déjà eu envie d’aller faire un tour du côté de Ratisbonne et de Ulm… Et il paraît que le delta du Danube est un endroit fascinant… Alors ? En voilà de belles perspectives de découverte, non ? Elle est pas belle, la vie ?

Fredo

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche