Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 16:05

En 1861 à la demande de Napoléon III, Charles Garnier entreprend la construction d’un nouvel Opéra qui va prendre place dans le Paris du Second Empire !

Inauguré sous la Troisième République, Charles Garnier n’y était pas invité et il fallut la médiation de sa femme pour que les hommes de pouvoir daignent reconnaître son génie, les invités eux ne s’y trompèrent pas qui lui firent un triomphe.

Cet Opéra est un pur chef d’oeuvre, des marbres de toutes teintes, du stuc, des dorures masquant une structure métallique, tout est démesure et beauté. Un lustre de 8 tonnes, un plafond peint par Marc Chagall, des jeux de miroirs, l’Opéra Garnier est l’écrin qui accueillent en son vestibule Rameau, Lulli, Gluck et Haendel !

La visite démarre par la Rotonde qui initialement accueillait les abonnés !

Rotonde des abonnés

Ces derniers gagnaient par le bassin de la Pythie le grand Escalier.

Salle de la Pythie

Conçu pour donner à voir et être vu, les spectateurs l’empruntaient pour atteindre la galerie de l’orchestre puis les loges et pour les moins argentés le « poulailler ».

La visite de l’Opéra permet d’en découvrir la bibliothèque aujourd’hui musée et mémoire de l’Opéra, un lieu ouvert aux chercheurs aussi.

L’Opéra ne fut jamais terminé, la chute de l’Empire lui ayant été fatale, néanmoins la Rotonde, le grand vestibule, le Grand Foyer, seul lieu chauffé à l’origine d’où son nom, brillent de tous leurs ors, de tous leurs feux !

La salle du Foyer

Moment passionnant, monument emblématique de Paris et des Arts, Charles Garnier vit encore dans son Opéra qu’il a signé d’un entrelac de lettres au plafond de la Rotonde des abonnés.

Entrelac signant l'oeuvre du nom de Charles Garnier

Comme Rafaël, Michel Ange ou Léonard de Vinci, il s’est aussi représenté sur l’une des peintures qui orne le plafond du Grand Foyer d’où il surveille toujours artistes et visiteurs !

Charles Garnier and co surveillant son Opéra

Personnellement je n'ai guère apprécié les jeux de couleurs au niveau de l'éclairage tant au niveau de la Rotonde que pour la salle de la Pythie mais ce qui vraiment m'a semblé très fumeux c'est l'implantation de ces 2 roues de tracteur (ou camion) dorées de part et d'autre de la montée du grand escalier. Je me suis dépêchée d'oublier la symbolique mais c'est plutôt un truc d'intello, Bacri aurait dit "un truc à enc...r" les mouches, mais bon !

Do

 

Partager cet article
Repost0
18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 15:39

La grande galerie de l’Evolution fait partie du Muséum national d’Histoire naturelle. Elle est située dans le Jardin des plantes et a été créée à partir de l’ancienne galerie de Zoologie. Créé en 1635 par Louis XIII le jardin royal des plantes médicinales, s’est agrandi petit à petit afin de devenir le lieu où allaient être conservées les premières collections en lien avec l’évolution des espèces et la diversité du monde vivant !

La grande galerie voit le jour en 1889 ce qui en fait en quelque sorte la jumelle de la tour Eiffel. Après la seconde guerre mondiale, très dégradée elle finit par fermer ses portes en 1966. Toutes les collections sont remisées en sous-sol pendant une vingtaine d’années jusqu’en 1987 où un plan est lancé pour lui redonner une seconde vie, plan concrétisé par François Mitterrand qui en 1988 décide d’inclure sa rénovation à la liste des grands travaux présidentiels. Le 21 juin 1994 il l’inaugure pour le plus grand bonheur des petits et des grands, nous y avons passons de beaux moments avec nos classes et en 1998 j’y ai fait ma dernière sortie scolaire, histoire de clore en beauté mes années parisiennes. Vingt ans et quelques jours plus tard nous y avons fait notre grand retour. 

La grande galerie donc permet de découvrir le vivant, l’évolution des espèces et met l’accent sur le plus menacé. L’aventure commence avec la découverte des fonds abyssaux, elle se poursuit au premier niveau avec la savane africaine.

Partout dans les structures métalliques les hôtes du continent américain sont présents et plus nous montons dans les étages plus c’est un monde disparu qui nous est re-présenté avec évidemment toujours le même prédateur, l’humain !

Galerie des espèces menacées
Le Dodo

Notre visite terminée, avant d’attaquer la ménagerie nous sommes allées nous restaurer d’une délicieuse soupe à pas d’heure « Aux belles plantes », un restau un peu classe mais très cosy !

Aux belles plantes

La ménagerie du jardins des plantes est le prolongement logique de la grande galerie et de la galerie de Paléontologie, certes les lieux semblent un peu désuets mais tous les animaux qui peuplent cette ménagerie sont bien souvent les derniers représentants d’espèces menacées. Il faut la voir pour ce qu’elle est, un conservatoire du vivant. Le cheval de Przewalski en est l’exemple type. Lorsque ce petit cheval que l’on connaît grâce aux peintures rupestres des grottes ornées a été redécouvert chacun le croyait à jamais disparu. Quelques spécimens ont alors été capturés et un programme d’élevage mis en place, aujourd’hui l’espèce est considérée comme sauvée même si, comme c’est le cas pour quasiment toutes ces espèces sauvées, l’homme en reste le prédateur principal ! Chat de Pallas, Martre à gorge jaune, Orang-outan (il est possible d’en parrainer un, si cela vous tente !)

Le Binturong

et le binturong qui a pointé le bout de son museau juste le temps d’une photo font partis de ces êtres vivants en danger.

Nous avons passé là un bon moment et retrouvé nos réflexes d’enseignantes au contact de scolaires qui comme nous, s’extasiaient à tout propos. Une occasion pour constater encore une fois, que même en cessation d’activité, on reste marqué par le métier. Nous avons pris un réel plaisir à répondre, écouter les remarques pleines de poésie, de pertinence de ces enfants constatant également qu’ils sont nettement plus attentifs et à leur affaire quand ils ne sont pas avec leurs parents. Il n’y a pas photo, entre ceux qui cavalaient partout accompagnés de parents peu soucieux de transmettre ne serait-ce qu’un semblant d’information et les scolaires sans doute briffé par leurs enseignants mais curieux de tout, les plus indisposants étaient à priori les « mieux » encadrés !

Qu’on se le dise parce que finalement partout où l’on passe c’est le même constat, pas étonnant de toute façon n’attendons nous pas de l’Ecole outre qu’elle enseigne, qu'elle éduque et éveille, ce qui a priori fait parti des attributions familiales !

Do

 

 

Partager cet article
Repost0
15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 16:16

Plus grand cimetière parisien intra muros le cimetière du Père Lachaise porte le nom du confesseur de Louis XIV, François d’Aix de La Chaise. Installé sur le Mont aux Vignes, ce domaine changea de nombreuses fois de propriétaire et de nom par la même occasion. Tombé dans l’escarcelle de la Préfecture de Paris à la fermeture du cimetière des Innocents, Napoléon Bonaparte alors consul décida de remanier les lieux d’ensevelissement de la capitale, c’est ainsi que le Mont-Louis devint le cimetière de l’Est ; La première inhumation fut celle d’une enfant de 5 ans, fille du sonneur de la Porte St Antoine mais il fallut le transfert d’Héloïse et Abélard puis de Molière et La Fontaine pour que le Père Lachaise fasse recette.

Carré juif, carré musulman doté jusqu’à la guerre contre les turcs d’une mosquée, les enclos spécifiques furent englobés dans l’ensemble du cimetière qui reste néanmoins organisé par groupements de monuments comme ceux particulièrement flippants des victimes des camps de concentration ou le regroupement des maréchaux d’Empire.

Impossible de tout voir sauf à y retourner régulièrement ce qui en soit lorsque l’on est parisien n’est sans doute pas désagréable car le lieu est ressourçant. La Flore est belle et compte quelques essences remarquables mais un seul chêne ! En effet outre le fait que cet arbre semble ne pas avoir eu la cote dans les cimetières, le sol ici ne lui est pas favorable. La faune quant à elle est très variée, les oiseaux y sont très nombreux, même la sittelle y est présente tout comme les chauve-souris, les insectes.

Certaines tombes font le buzz comme celle de Jim Morrison, rockeur, sex symbol et engagé contre la guerre au Vietnam, d’autres ne se signalent au passant que par le bouche à oreille.

Notre visite a commencé par la recherche de Colette après nous nous en sommes remis au hasard.

Nous avons eu nos moments people, Michel Delpech, Marie Trintignant, Bécaud et même Michel Legrand par le plus grand des hasards.

Certaines nous ont mis en joie comme Chopin à quelques encablures de Pierre Desproges, Rossini voisin de Musset !

Nous avons par contre cherché longtemps Allan Kardec, le père de la philosophie spirite et Champollion qui aurait sans doute été mieux à Figeac, mais bon !

Texte d'Allan Kardec

Une visite au Père Lachaise c’est aussi le défilé de toutes les stations de métro et la réponse à une de nos interrogations récurrentes depuis l’enfance. Pourquoi un tréma sur le U de Montparnass Bienvenüe ? C’est bête comme chou, juste parce que le Père du métro parisien s’appelait ainsi et que son patronyme s’écrivait avec un tréma ! Salut monsieur Bienvenüe !

Au Père Lachaise on révise aussi l’Histoire de France et les politiques qui l’ont faite, Félix Faure est particulièrement bien entouré !

Félix Faure

Il est le proche voisin de Ledru-Rollin mais surtout de notre François Arago d’Estagel dans les Pyrénées Orientales ! Ah mais ! Do

Partager cet article
Repost0
11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:41

En 1429 Jeanne d’Arc fit halte à St Denis, elle ne savait pas encore que le Roi de France s’apprêtait à la trahir et fit don en cette occasion de son armure à la Basilique, armure sur laquelle les anglais firent fait main basse évidemment ! Seul demeure aujourd’hui de cet ex-voto une petite plaque commémorative sur la façade ouest et une plus grande sur la partie sud.

Mais pourquoi vous parler de Jeanne d’Arc ?

Pour la simple raison qu’elle est la raison de notre venue à Saint Denis.

Dans notre mythologie familiale il y a quelques faits glorieux que je ne vais pas vous détailler ici sauf un ! Notre père (qui est aux cieux) était ferronnier d’Art de formation et a dans ses jeunes années participé à deux programmes de restauration de monuments nationaux, la rampe du château de Saint Germain en Laye et la hampe de Jeanne d’Arc à la basilique St Denis.

Il n’en fallait pas plus pour que ses filles et sa petite fille mènent l’enquête.

Nous avons donc débarqué à la gare de St Denis et subi le plus gros choc culturel de notre vie. En une petite demie heure de RER nous avons fait un saut dans l’espace improbable et radical.

Le ton est donné dès la gare même si on ne peut nier que côté « idées », il y a de la réflexion et de la mise en œuvre. Très tendance « des incroyables comestibles » s’offrent (en saison) dans des « bacs à légumes » installés sur l’esplanade qui s’ouvre sur le canal Saint Denis. Le problème est que juste à côté les petits espaces verts qui s’étagent jusqu’à l’eau servent de dépotoir et de pissotière au vu et au su de tout le monde !

Dépotoir et pissotière en plein air de la gare St Denis

Gaillardement nous avons cheminé jusqu’à la Basilique qui se dresse tel un OVNI dans un environnement complètement décalé ! Partout des étals vraisemblablement illicites proposent à même le sol des vêtements, des sacs à main, des chaussures de sport et tout un bric à brac aussi vite déballé que remballé au moindre signe suspect. Il y a également des vendeurs de mini-brochettes cuisinées de manière très artisanale. Un caddy de supermarché sert de support à un couvercle, genre couvercle de lessiveuse, dans lequel rougeoie du charbon de bois sur lequel repose un grill de fortune. Un peu partout des petits tas de braises noires maculent sur le trottoir. Des vendeurs de montres et autres produits de contrefaçon sont en poste dans les encoignures de portes et des magasins dignes des souks bordent sans interruption la rue principale, piétonne. Les boucheries sont largement représentées et l’amoncellement de pieds de bœufs, des tas d’abats a de quoi faire faire une crise cardiaque à un végan ! Dans les boutiques de fringues, les jeans exposés retiennent un temps notre attention, au moins on ne leur fera pas le reproche de vêtir des « esculettes » pour reprendre une expression chère à Pagnol. Là c’est du XXXXXL, et encore !

La Basilique en ligne de mire nous traversons le marché très très coloré, celui de la Place Cassagne de Perpignan peut aller se faire rhabiller, avant de stopper devant la façade. Repéré par deux jeunes gens nous sommes sollicités pour répondre à un questionnaire et alors que d’ordinaire nous refusons, sans doute un peu commotionnées par le décalage culturel que nous venons de vivre, nous nous exécutons jusqu’à rester sans voix à l’énoncée de la dernière question : « selon vous que faudrait-il mettre en œuvre pour rendre la visite de la Basilique encore plus attractive ? ».

Doit on rester politiquement correctes ? A t’on le droit de parler de notre ressenti sans passer pour raciste ? Puis-je dire que je ne me reconnais pas du tout dans cet environnement et que personnellement je trouve détestable d’avoir l’air transparente au point d’être percutées par des rouleurs de mécaniques.

Du bout des lèvres on se lâche un peu, pas trop puis nous filons réviser notre Histoire de France car ils sont presque tous là nos rois et reines !

Louis XVI et Marie-Antoinette

Tout a commencé avec Dagobert, il avait peut-être parfois la tête chamboulée mais sans lui rien ne serait et avoir sous les yeux Clovis, Pépin le Bref et sa Berthe aux grands pieds, Hugues Capet, Philippe le Bel, Henri IV et tous les Louis franchement c’est épatant.

Berthe aux Grands pieds et Pépin le Bref

Pendant deux bonnes heures nous ne savions plus où donner de la tête, nous enrichissant d’une foule de détails techniques comme la différence entre un gisant, un priant. Un cours de l’Art car depuis le martyre de Saint Denis en 250 jusqu’au dernier roi inhumé au milieu du XIXe siècle toutes les influences artistiques majeures sont représentées comme cet hyper réalisme de la renaissance italienne que l’on retrouve dans le traitement des corps du monument mortuaire de Catherine de Médicis et Henri II.

Pieds de Catherine de Médicis

Un moment qui valait le coup même si nous avons fait choux blanc dans notre quête préliminaire mais une visite qui encore aujourd’hui me fait me poser beaucoup de questions !

Do

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 20:29

Après les quelques articles que nous avons présentés, un petit film pour découvrir Rome à travers nos photos coups de coeur !

Le tout en musique avec Paolo Conté, l’Arpagietta de Christine Pluhar et Edoardo Bennato !

Nous vous souhaitons un joli moment après ce mini album !

Un clic !

https://youtu.be/VCDBHs3fqA8

Do et Frédo

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 18:05

Jour 1

Le Colisée, Saint Pierre in Vincoli, Forum Impériaux de l’extérieur pour gagner la Place du Capitole, Santa Maria in Cosmedin et la Bocca Della Vérità

Boca della Verità à Santa Maria in Cosmedin

Jour 2

Forum Romain et Mont Palatin, Piazza di Pietra et vestiges du temple d’Hadrien, Panthéon et Piazza Navona

Fontaine des fleuves, Piazza Navona

Jour 3

Eglise San Clemente, Musei dei Fori Impériali, Le Quirinale (Piazza et Fontaine de Trevi, Piazza Barberini et fontaines del Triton et des Abeilles, piazza Venezia

Fontaine de Trevi
Fontaine aux abeilles

Jour 4

Île Tibérine et berges du Tibre jusqu’au château St Ange, Da Vinci Experience sur la via della Concilliazione, Piazza dei Campo dei Fiori, Portique de Flavi et Théâtre de Marcellus, Synagogue

Campo dei Fiori

Jour 5

Piazza del Popolo et Eglise Santa Maria del Popolo, grimpette au Pincio (sale) et découverte du Parc Borghèse, Trinita Dei Monti (église, escalier), Santa Maria Maggiore

Jardins Borghese

Jour 6

Basilique St Pierre et Musées du Vatican OU Centrale Montemartini et Basilique St Pierre hors les murs

Rencontre au coin d'une rue

Jour 7

Cinecitta, balade dans le Trastevere (très très très sale et tagué) Santa Maria de Trastevere (si vous n’êtes pas en overdose d’église) ou grimpette jusqu’au Janicule pour s’aérer par la Fontaine Paola, très beau point de vue sur Rome !

Tag artistique

Voilà, c'est fini ! Do

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 18:44

Au chapitre souvenir

Si vous souhaitez visiter la capitale italienne, un conseil, éviter de succomber aux « œuvres d’Art » qui fleurissent près des sites touristiques. Outre qu’elles n’ont rien d’artistiques c’est nourrir un nouvel esclavage. En découvrant près du Colisée un premier jeune homme, ses aquarelles étalées à ses pieds, je me suis approchée. L’aquarelle n’est pas ma tasse de thé, j’aime les teintes bien tranchées ce qui est rare avec cette technique mais là sous mes yeux des couleurs brutes éclataient. Pourtant un détail m’a inquiétée, il pleuviotait mais rien ne semblait dégorger.

Lorsqu’une cinquantaine de mètres plus loin j’ai découvert les mêmes reproductions, je me suis interrogée. Alors que notre premier « artiste » avait à ses côtés un attirail d’aquarelliste, enfin presque car si les godets étaient conformes les pinceaux eux ne l’étaient pas, le second bonhomme avait juste quelques pastilles de gouache mais les peintures étaient identiques ! Dès la fin de la première journée nous avions compris, rien d’authentique là-dedans, pas de créativité, rien d’artistique, du commerce et de l’exploitation, encore n’est-ce pas toxique !

Ces fausses œuvres ne sont pas les seules qui fleurissent sur les trottoirs romains où un réseau proposent aux badauds des posters faits à la demande, mais néanmoins tous les mêmes partout dans Rome. Réalisés à partir de pochoirs, rangés soigneusement dans un ordre précis dans des mallettes et de peintures en bombe elles exposent ceux qui les réalisent à des risques sanitaires majeurs. Composées de résines, solvants, pigments et additifs, les peintures ont une neurotoxicité certaine et affectent la santé à plus d’un titre. Pas de masque, les mains maculées, ces esclaves des temps modernes issus apparemment de l’immigration sont aisément repérés … à l’odeur insupportable qui flotte autour d’eux. 

Cartes postales

Achetez vos timbres à la Poste italienne, en aucun cas avec vos cartes postales en boutique. Vous risquez, comme cela nous est arrivé, de vous faire refiler des timbres émis par des organismes privés. A vous les kilomètres à pied pour dégotter LA boîte à lettres correspondante car comme à Rome il n’y a pas

d’Office de Tourisme au sens strict du terme, mais des bureaux de tourisme dont le gros de l’activité est de vendre des billets, pour les renseignements vous repasserez !

Encore n’est-ce pas du tout assuré que, la boîte à lettres trouvée, les cartes arrivent ! Nous attendons toujours de savoir si les nôtres vont toucher leur destinataire.

Pour le fun sachez aussi que friend Post est une entreprise privée dont les capitaux émanent pour moitié de la Poste française et de l’autre de la poste suisse. Fallait oser non ?

 

Visites

Acheter les billets d’entrée des musées sur les sites officiels avant de partir et comme dit précédemment boycottez les audio-guides.

Moïse de Michel Ange, Saint Pierre aux liens

Par ailleurs les églises sont riches en œuvres d’Art, Michel Ange, Le Bernin, Caravage et tant d’autres peuvent y être admirés sans avoir à dépenser un sou.

Le Caravage, église St Louis des français

Quant aux antiquités il y a nettement moins envahi que les musées du Vatican pour en admirer, si vous avez envie de sortir un peu des sentiers battus tentez la visite de la Centrale Montemartini. Ancienne centrale thermique désaffectée, elle abrite des statues grecques et romaines dans un cadre un peu déconcertant certes mais un peu plus vivant que le Vatican.

Enfin, pour quatre sous vous avez des visites super intéressantes permettant de comprendre la Rome antique, médiévale. Les fouilles archéologiques de l’église San Clemente nous retrace toute l’histoire de Rome du paganisme à la chrétienté, pendant que la basilique San Pierre hors les murs nous livre un admirable cloître roman aux colonnettes finement incrustées de pierres semi-précieuses et un espace de fouilles remontant au début de la chrétienté.

Basilique St Paul hors les murs

Admirablement mis en valeur on y passe un agréable moment sans compter la boutique qui pour une fois ne se contente pas de vendre des attrape-couillons, toutes mes confuses si je vous choque.

En conclusion, si vous savez sortir des sentiers battus et osez aller à l’encontre de tout ce que proposent les « tours opérateurs » vous passerez un bon moment. Evidemment le Colisée et les Forums restent incontournables comme au niveau gastronomie les innombrables spécialités culinaires, là ça tient la route !

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 18:47

Léonardo Da Vinci Experience

Voilà une visite qui réjouit l’âme, les sens. Difficile, peut-être cela vous semble t’il difficile de l’imaginer, de trouver un lieu culturel où en apprendre un peu plus sur Léonard de Vinci à Rome. Différents sites existent mais ils sont apparemment rarement ouverts au public, au mieux sur rendez-vous et fermés à la période de Noël.

Nous avions eu la chance de visiter il y a quelques années le Clos Lucé à Amboise et donc de découvrir dans le parc qui jouxte la dernière demeure du grand Léonard ses fabuleuses machines, néanmoins vous je ne sais pas mais moi, Léonard, je ne m’en lasse pas. Il m’a fallu bien des recherches sur le Net pour découvrir cette exposition qui comble de bonheur était ouverte le jour de Noël. C’est d’ailleurs en allant vérifier si les renseignements dont je disposais étaient exacts que nous avions assisté à la bénédiction papale !

Conçue de manière très didactique et dotée d’un audioguide efficace, pas comme au Vatican, l’exposition s’articule autour des domaines d’expression artistique de Léonard de Vinci. Pour qui n’a jamais eu la chance de découvrir la célébrissime Cène de Da Vinci, c’est l’occasion ou jamais de se régaler même si ce n’est qu’une copie.

Au moins on ne se démanche pas le cou pour la découvrir, il est permis de prendre son temps. Peinte à « tempéra » et non à « fresco » comme cela a longtemps été dit cette Cène est au coeur de nombreuses discussions, toutes ayant pour sujet l’identité du personnage figurant à la droite de Jésus !!!

Il est communément admis qu’il s’agit de Jean ?! d’autres assurent qu’il s’agit d’une femme ! Et si peu de preuves existent permettant de lever le doute entre Marie-Madeleine ou Jean, une chose est certaine le personnage n’est pas très viril.

Ça jase !!!

Pour en revenir à la différence entre les deux techniques picturales précédemment citées, à « fresco » signifie que l’on applique les pigments de peintures sur un enduit mouillé et il faut alors aller très vite, dans le cas de peinture à « tempéra » il s’agit certes de peinture à l’eau mais l’utilisation d’un liant permet de peindre sur un enduit sec. L’idéal quand on ne peint pas vite, ce qui était le cas de Léonard de Vinci ! Est-ce pour cela qu’il a d’ailleurs peint assez peu d’œuvres ?! Il faut dire que ce génie avait plus d’une corde à son arc, scientifique, mathématicien, botaniste, philosophe, il s’intéressait tout autant à l’astrologie et aux sciences occultes.

La Vierge au rocher, détail

La visite fait la peur belle aux inventions du grand Léonard, un vrai régal. Je ne vais pas toutes les passer en revue mais franchement quel cerveau, ça tournait à cent à l’heure ! Difficile de réaliser ce que nous lui devons ! La mitraillette, la bouée, les flotteurs, la bicyclette ...

Bicyclette invention de 1493
Marteau à came
Gants palmés, flotteurs et bouée
Pont de secours entièrement démontable et sans un clou
Perspectographe

La visite se termine sur la découverte des plus connues de ces toiles après un passage dans la chambre aux miroirs.

Un régal du début à la fin.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 18:30

Cela en valait-il la peine ? Pas sûr !

Au programme de ce séjour romain évidemment placé sous le signe de la culture, le Vatican et ses musées s’imposaient. Exécution !

La Place St Pierre

Par contre si visiter Rome vous sourit et que l’envie de découvrir la Chapelle Sixtine vous titille, alors un seul conseil, acheter vos billets avant de partir sur le site officiel (uniquement) car sans billet coupe file, autant abandonner toute idée de visite d’autant que c’est ensuite un jeu d’enfant que d’échanger le voutcher contre les billets et que cela vous soustrait aux appétits des guides de tout poil qui sévissent à Rome, aux abords des monuments, le Vatican est ce qu’il y a de pire.

Collant comme des mouches par temps d’orage, impossible de faire un pas sans les avoir sur le dos. Ayez l’air de chercher quoi que ce soit (nous nous avions perdu Françoise dans la foule et hésitions à poursuivre notre déambulation) et ils vous tombent dessus. Condescendants, ils n’hésitent devant aucun subterfuge pour alpaguer le touriste. A les entendre ils ont toujours « le plus » auquel vous n’êtes pas sensé avoir pensé à vous proposer et il en faut beaucoup pour leur faire perdre leur superbe. Nous y sommes pourtant arrivées, notre ton les a scotchés un temps avant qu’ils nous « traitent » agressivement de « gilets jaunes ».

Toutes les rues aux abords de la Piazza del Risorgimento mènent aux musées du Vatican, aussi à chaque intersection de rues il se trouve toujours un bonhomme pour vous faire remarquer que le Vatican est par là quitte à vous attraper énergiquement par le bras pour vous remettre dans le droit chemin ! Au début, ça passe, au bout d’un certain temps, ça lasse. Trop c’est trop, nous avons craqué.

Lorsque vous avez réussi à passer tous les obstacles et que vous avez enfin pénêtré dans le saint des saints, la galère continue. Inutile de compter ne visiter que ce qui vous intéresse, étant tous parqués vous êtes condamnés à suivre le flot des touristes et il est bien difficile de profiter de ce que l’on voit.

Armées du plan du Routard nous avons au moins réussi à nous faufiler et éviter les musées étrusque et égyptien pour gagner le Musée Pio Clementino en sélectionnant les pièces majeures indiquées par notre guide. Une précision au passage, ne dépensez pas un radis pour l’audio-guide, autant vous équiper du Routard ou du guide bleu, cela vous fera plus d’usage !

L'Apollon du Belvédère

Après avoir admiré l’Apollon du Belvédère, passé un petit moment devant Lacoon et ses fils, mariage parfait de deux arts majeurs, la Littérature et les Arts Plastiques, Virgile et son Enéïde et 3 sculpteurs de Rodhes, happées par la foule, un rapide bonjour à Antinoüs, toujours aussi beau et nous avons été entraînées bien malgré nous vers la galerie des Cartes de Géographie.

Antinoüs
Plafond à caissons de la salle des cartes de géographie

Peintes fin XVIe sur les indications du Père Danti, mathématicien et géographe, en 40 tableaux, cette galerie restitue l’Italie et les possessions de l’Église à la Renaissance. Finalement nous nous sommes prises au jeu et c’est avec plaisir que nous nous sommes attardées en ce lieu qui par ailleurs ne semblait pas vraiment intéresser le gros de la foule.

La Corse

Marrante cette représentation de la Corse, tête en bas si je puis dire, intéressant de retrouver la Provence et de reconnaître tous ces villages que nous connaissons sur le bout des doigts. Par contre nous avons considérablement accéléré le pas dans la galerie des tapisseries pensant larguer la foule et pouvoir jouir des « Stanze » de Rafaël tout à loisir. Grossière erreur. J’attendais le coup au coeur, rien !

Alors que je connais quand même bien ces fresques étudiées en long et en large quand je suivais les Cours du Louvre, j’ai réalisé où je me trouvais en reconnaissant « Héliodore chassé du Temple ». Comble de malchance, en raison de travaux la visite fait découvrir les « chambres » en commençant par la dernière qui n’est d’ailleurs pas l’oeuvre de Rafaël ! Ces Stanze font partie d’un ensemble de 5 pièces peintes sous le Pape Jules II. Rafaël avait à peine 25 ans quand le pape l’a choisi pour reprendre et poursuivre l’oeuvre commencée par Sodoma .

Salle des signatures, l'Ecole d'Athènes de Rafaël

Seule la Chambre des signatures est entièrement son œuvre et le tableau dit « L’Ecole d’Athènes en est le fleuron. L’artiste l’a voulu comme la communion de la Philosophie antique et de la philosophie chrétienne. Les différents personnages, comme cela est fréquent, qu’ils soient bibliques, philosophes ou hommes politiques ont été peints sous les traits de célébrités de l’époque. On y retrouve ainsi Michel Ange, Bramante, Rafael lui-même.

Bousculées dans ces pièces envahies de visiteurs bavards, nous avons quitté les Stanze déçues zappant sciemment les appartements Borggia pour gagner la Chapelle Sixtine persuadées d’y vivre un grand moment. Las !

Plafond de la Chapelle Sixtine depuis le couloir !!!

Au Vatican, l’Art n’a plus d’âme. Nous nous sommes retrouvées debout parquées au coude à coude, entassés sans avoir la possibilité de trouver la position la plus confortable pour découvrir l’environnement. Difficile de supporter les injonctions sans cesse réitérées demandant de faire silence et rappelant que les photos étaient interdites. Certes la Chapelle Sixtine est un lieu de culte mais Dieu a déserté les lieux depuis belle lurette ! Si encore il était possible de s’assoir, de prendre le temps de repérer les différents personnages, de comprendre les scènes bibliques ! Le flot des touristes qui sans cesse pénêtre dans la chapelle doucement mais surement pousse vers les sorties. Ce que nous avons fait en ayant soin de choisir celle qui débouche sur St Pierre que nous n’avions pas pu visiter le matin ! Bien que gratuite l’entrée est hyper sécurisée et chaque visiteur doit passer au contrôle. Comme à l’aéroport les sacs passent aux rayons et chacun de nous doit se dévêtir, manteaux et pour certains chaussures, pour passer les portiques de sécurité. Au bas mot 2 heures de queue pour accéder au sanctuaire en arrivant sur le coup de 10h30 !

Nous avions eu la chance de visiter St Pierre en 1986 librement, sans trop de monde et si je me souvenais parfaitement de la vue décoiffante sur la place du haut de la coupole, cette fois nous avons abandonné l’idée d’y remonter, trop de queue et surtout un tarif prohibitif, 10€ pour un petit coup d’ascenceur sachant que le gros de l’ascension reste pédestre.

Pietà Michel Ange

Nous avons donc déambulé dans la basilique et mis à part devant la Pietà de Michel Ange où subitement l’émotion m’a fauchée, la aussi je n’ai pas ressenti grande émotion. Tout est trop, trop riche, trop grand, trop de monde !

Pas de recueillement, exactement ce que nous avions constaté le jour de Noël où quand par hasard nous avions atterri sur le coup de midi devant la Basilique. Une foule incroyable était là massée et nous avions alors réalisé que chacun attendait le Pape.

Lorsqu’il est apparu le gros de l’occupation des personnes présentes a été de le mitrailler, cela parlait, riait, s’apostrophait, allait, venait comme si de rien. Certes peut-être en aurait il été autrement si des haut-parleurs avaient été branchés mais quand même. Le cirque quoi ! J’avoue être tombée de haut !

Alors St Pierre, le Vatican ?! Bof !

 

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 17:51

C’est indéniable Rome recèle de merveilleux monuments néanmoins le seul vrai moment de grâce que j’y ai vécu pendant ces jours romains c’est à Cinecittà !

Déjà, oh joie, à notre arrivée nous étions SEULES ! Incroyable surtout après l’épisode des musées du Vatican ! L’occasion de s’offrir un intermède ludique loin des yeux indiscrets !

Le temple du cinéma italien est un endroit magique, juste ce qu’il faut pour retrouver son âme d’enfant et revisiter le passé quand nous nous perfusions à coup de Huit et demi, Strada, Dolce Vita, Casanova, Ginger et Fred …

Quelle surprise de retrouver aux côtés de Vittorio Gassman, Mastroianni, Sordi, Fernandel, Delon … et de découvrir un Fellini dont je dois dire je ne connaissais pas grand-chose. Fellini caricaturiste, cela vous parle ?!

Giuletta Masina dans la Strada

Voulus par Mussolini qui souhaitait doter l’Italie d’un lieu aussi prestigieux qu’Hollywood, les studios de Cinecittà étaient avant tout un outil de propagande.

Dans une Italie majoritairement illettrée le Duce avait compris la puissance des images ! Inaugurée en 1936 la cité du cinéma tourna à plein régime jusqu’en 1939 pour vivoter jusqu’à la chute de Mussolini en 1943. Lorsque Rome fut bombardée les studios changèrent de destination accueillant un temps les victimes collatérales du conflit, sans domiciles, émigrés.

Studio n°5

Le plus grand des studios, le 5, fut alors converti en dortoir pendant que d’autres faisaient office de réfectoire, cuisine. Lorsque Cinecittà retrouva sa vocation première c’est tout naturellement que toutes ces personnes servirent de figurants gagnant ainsi de quoi faire bouillir la marmite.

La cité du cinéma a été rattrapée par la ville qui lui a grignoté 20 de ses 60 hectares, justement ceux qui accueillirent le tournage de Ben Hur et la fameuse course de chars. La visite des studios, 21 au total numérotés de 1 à 22, en Italie le 17 porte malheur et est zappé, commence par la découverte d’un studio vide, un parallélépipède tout blanc qui permet de donner vie à tous les possibles. Le studio 5 a accueilli tous les tournages de Fellini, le « maître » y vivait et sous le plancher, une piscine, celle là même qui a permis de tourner la scène du Casanova quand Vénus surgit des eaux.

Vénus du Casanova de Fellini

https://www.youtube.com/watch?v=FiTT4mqdUTg

La visite réserve des temps forts et passée la découverte des magasins d’accessoires où tout un bric à brac de lits, braseros, fausses mosaïques, statues, vaisselle antique attend de prochaines productions, tout sert encore, c’est le choc visuel.

Rome est là, Néron va sortir d’un des temples, c’est sûr ! Une manière sympathique de se faire une idée de ce qu’était la Rome antique car aujourd’hui où tout est « cassé » il faut faire un gros effort d’imagination pour se la représenter.

Il n’y aurait le soleil, très indiscret, qui nous révèle par transparence tout un montage d’échafaudages, l’illusion serait totale. Ici tout est faux, même les dalles de la voie romaine, et pourtant tout paraît vrai ! Un conseil, ne soyez pas curieux car bien évidemment tout ce qui est caché sert de poubelles !

Jouxtant la reconstitution du temple de Jérusalem, un arrêt s’impose près de la grande piscine.

A première vue rien de transcendantal juste un bassin qui semble servir de dépotoir, bordé d’un gigantesque grand écran tout vert et plutôt moche. Au sol de vrais faux rochers en résine et tout autour des carcasses de maison en bois brûlées, restes d’un décor du film de Martin Scorcèse « Gang of New York ».

La grande piscine se prête à toutes les fantaisies, transformée en port de New York par Scorcèse mais aussi camp de base pour l’ascension de l’Everest dans le film éponyme, elle peut évidemment attraper des airs de Lido vénitien. Quant au grand écran vert, sa raison d’être, outre de masquer les immeubles qui fleurissent alentours est d’accueillir les décors peints des tournages comme une reproduction de la chaîne de l’Himalaya par exemple !

La visite guidée se termine au « grand couloir » où palpitent encore les émois de tous les débutants qui y attendaient fébrilement que la Gloire leur fasse signe !

La découverte de Cinecittà n’en était pas moins terminée, déambulation dans le parc au milieu de reste de décors de films tournés à Cinecittà, le carrosse du Pinocchio de Bégnini,

le canon du film le Baron de Münchhausen, la tête de Vénus et parcours didactique pour découvrir les coulisses de la création cinématographique, nous attendaient.

Ce parcours s’achève dans la reproduction du sous-marin U-571 du film de Jonathan Mostow histoire de ne pas oublier que l’on tourne toujours à Cinecittà, Clooney y était cet été !

Le seul point à améliorer est sans doute la cafétéria, mais bon !

Nous n’avons pas vu le temps passé et c’est en deux temps trois mouvements que nous avons retrouvé le métro juste devant les studios pour regagner Rome intra muros !

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche