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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 17:03

Bien qu’ayant vécu des dizaines d’années sur Paris nous n’avions jamais pris la peine de rendre visite à Monet à Giverny. Nous avons donc mis à profit notre remontée sur le Nôôôrd pour remédier à cet oubli et amis camping-caristes, bonne nouvelle, la municipalité de Giverny met à notre disposition un vaste parking enherbé, en bordure de champs, à deux pas de la maison de Monet. Bucolique à souhait !

Ancien Hôtel Baudy

Il est même possible de déjeuner à l’ancienne épicerie-café-auberge Baudy qui ouvrit fin XIXe ses portes aux peintres impressionnistes américains de l’Académie Julian. L’établissement petit à petit évolua pour offrir à ses hôtes un confort très novateur pour l’époque comme l’eau courante et en rapport avec les activités de la clientèle dotant les lieux de deux ateliers d’artistes ! Arrivés là pour vivre dans l’Aura du « Maître », ils y restèrent suffisamment longtemps profitant du cadre, des opportunités de jouir de la nature et offrir au Giverny de l’époque un parfum très particulier. Aujourd’hui l’ancien hôtel Baudy a un petit côté musée désuet et sympathique mais si l’on déambule dans le village, soyons clair, c’est avant tout pour Monet, sa maison, le jardin et le musée des impressionnistes qui s’y est ouvert car côté vie «urbaine » à part des ateliers d’artistes, c’est avant tout un village musée.

Monet est né à Paris le 14 novembre 1840 mais c’est au Havre qu’il a grandi et démarré une carrière de portraitiste, par contre ce sont ses peintures de Honfleur qui le firent remarquer la première fois et c’est sa muse, qui deviendra sa femme, qui lui apporta son premier succès au « Salon » de Paris en 1866.

Monet a bousculé les codes picturaux, il a parfois choqué, innové. Monet peignait directement sur la toile, sans mélange employant uniquement 4 ou 5 couleurs franches. Pas de bases sombres, beaucoup de matière, des milliers de touches sur un mètre carré de toile. Monet peignait d’après nature mais terminait ses toiles en atelier. Il pouvait avoir recours à la photographie pour se remémorer des détails mais utilisait plus généralement certaines de ses toiles, celles appartenant à ses fameuses séries comme la série des « Cathédrales ». Monet qui pouvait peindre sur plus d’une dizaine de toiles en parallèle s’est particulièrement attaché aux effets de lumière d’où ses « séries » qui reprenaient un même thème à différents moments de la journée, à différentes saisons !

Les Nymphéas appartiennent à ces séries, environ 250 peintures à l’huile car si Monet était peintre c’était aussi jardinier émérite. Son jardin est une merveille !

Un perfectionniste aussi qui a détruit de nombreuses toiles avant sa mort, « je dois veiller à ma réputation d’artiste pendant que je le peux, lorsque je serai mort personne ne détruira un seul de mes tableaux, quelque mauvais soit-il ! ».

Claude Monet a presque toujours eu la Seine comme fil conducteur et la Normandie, Haute ou Basse comme pôle d’attraction et même s’il a pas mal voyagé, c’est à Giverny qu’il a quitté notre monde. C’est là-bas qu’il repose, que nous sommes allées le saluer.

Nous nous sommes régalées à Giverny partageant notre plaisir avec le sien et vous savez quoi ? Nous avons eu parfois les mêmes sources d’inspiration, la preuve … 

Do

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 17:08

Non loin du site de Vulcania se trouve un autre lieu emblématique du Puy de Dôme, le volcan du Lemptégy.

Jadis exploité pour ses scories dont les usages sont multiples, cela va des Ponts et Chaussées au jardinage en passant par ce qui touche au sanitaire, au chauffage, toute activité y a cessé en 2006.

C’est en 1945 que l’exploitation du site a démarré, la France était à reconstruire et les pierres extraites de cette carrière possédaient des propriétés avantageuses, solidité, légèreté, de quoi reconstruire vite et bien. De très nombreuses villes de Normandie lui doivent leur renaissance. Au début de l’exploitation le volcan arborait l’allure d’un cône légèrement aplati, c’est en dégageant sa structure petit à petit que les carriers ont découvert une structure plus complexe que ce à quoi ils s’attendaient, les scientifiques s’y sont intéressés, le Lemptégy est devenu depuis 2006 un laboratoire à ciel ouvert, le terrain de jeu des chercheurs du monde entier.

Une structure complexe a été mise à jour, 2 volcans imbriqués l’un dans l’autre, le plus jeune ayant ennoyé le premier sous ses scories. Le Lemptégy est âgé de 30 000 ans, ni plus jeune ni plus vieux que ces voisins, ils ont tous « pétés » ensemble ! Quel spectacle pour les hommes qui vivaient en ces lieux !

La visite du volcan se fait soit à pied soit en petit train, cela est fonction des jours, elle est par contre toujours guidée et c’est une mine de renseignements. Si vous l’ignoriez sachez que la vulcanologie est une science très récente, ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que l’on a commencé à parler de volcan. On parlait de collines, de monts, de puys mais nul ne s’était réellement penchée sur la structure géologique de ces éminences.

D’entrée de jeu notre guide a remis les pendules à l’heure. Pédagogue et carré il a commencé par poser les bases et nous préciser que ce n’est pas le volcan qui rentre en éruption mais l’éruption qui crée le volcan.

Il y a plus de 30 000 ans la région était plane mais située sur une faille géologique née de la rencontre de plaques tectoniques en mouvement. Ces déplacements de l’écorce terrestre ont créé des cheminées naturelles ouvertes sur les chambres magmatiques des profondeurs. Le magma qui bouillonne sous nos pieds s’y est engouffré donnant naissance en un laps de temps réduit à la chaîne des Puys de Limagne. Des puys de 2 natures bien distinctes, les Dômes nés d’une émission de lave visqueuse et les Cônes de scories nés d’une lave plus légère qui poussée par des gaz sous pression a été expulsée comme le champagne contenu dans une bouteille trop agitée. Des tonnes de pierres de tailles variables allant de la cendre à la méga bombe volcanique ont été expulsées plus ou moins loin en fonction de leur poids constituant petit à petit les cônes volcaniques.

Aujourd’hui les volcans d’Auvergne sont considérés comme éteints pourtant le magma est toujours là présent sous nos pieds et s’il est évident que si ceux que nous voyons ne rentreront plus en éruption d’autres cheminées volcaniques sont toujours susceptibles de se former. Notre terre est vivante, les différentes plaques tectoniques bougent, se rapprochent ici, s’écartent là et rien ne peut empêcher un volcan de naître un jour . D’ailleurs la région est très auscultée et ne serait-que que sur le Puy de Dôme 63 capteurs sismiques sont opérationnelles. Une question en l’écrivant le nombre a t’il à voir avec le numéro du département ?

D’une extrême sensibilité, ils permettraient en cas de danger de prévenir la population à temps. Evidemment en admettant que les autorités prennent le danger au sérieux et que l’on ne se retrouve pas entrain de vivre le scénario classique des films catastrophes où les élus privilégient l’aspect matériel au côté humain. J’ai mauvais esprit !

La visite en petit train nous permet de remonter le temps, plus nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan plus nous comprenons sa formation, les forces mises en œuvre. Cela devient lumineux sous la houlette de Victor qui nous invite à observer, analyser et faire la synthèse de nos observations, comme à l’école. Si dans la partie haute les scories sont noires et qu’elles sont rouge sombre au fond c’est parce que la chaleur y a été plus intense et les a « cuites » !

Au point le plus bas de l’exploitation, à moins 80 mètres de la crête nous distinguons très clairement les deux cheminées, la lave plus dense car ayant refroidi dans la cheminée n’a pu être entamée par les carriers. Toutes les couches correspondant aux différentes phases éruptives sont lisibles à plus forte raison parce que des intrus sont venus mêler leur « production » volcanique au Lemptégy. Une couche de lave émanant du Dôme des Gouttes voisin en protégeant une épaisse couche de cendres a permis non seulement la datation du site mais de pouvoir décrire comme si on y était les phases éruptives de la région et surtout de les dater !

Ici et là des arbres ont pris leurs aises dans des zones improbables démontrant si cela était nécessaire que les terres volcaniques offrent à la flore des nutriments d’une valeur nutritive exceptionnelle.

La visite se prolonge par une immersion au sein d’une éruption volcanique venant perturber un voyage en train et la projection d’un film en 4D. Marrant, on est secoué, des giclées de gaz (non toxiques) nous fouettent les mollets, tandis qu’une chaleur intense vient un court moment nous faire croire que la lave en fusion est là bouillonnant sous nos pieds.

Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, n’hésitez pas, cela vous occupera 3 petites heures et vous ferez le plein de connaissances car je ne vous ai pas tout dit !

Do

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 19:13

Depuis 2007 la région du Puy de Dôme organise chaque année entre les mois de Juillet et Septembre une manifestation artistique, Horizons Sancy, qui vise, tout en permettant à des artistes de s’exprimer, à faire découvrir des sites particuliers, leur histoire, la symbolique qui s’y rattachent.

L’occasion de randonner aussi car bien souvent l’oeuvre ne se découvre qu’en pleine nature, autant vous dire que ce sont ces découvertes là que nous privilégions. Nous y sommes fidèles et cette année bien que n’ayant pas prévu de faire halte au Sancy nous avons honoré le rendez-vous.

La vie en avait décidé autrement, enfin une fin de vie !

Nous avons donc fait halte à Besse et la première œuvre nous a permis de randonner jusqu’au Puy de Montcineyre, le monts des cendres. Lors de l’éruption qui a donné vie au volcan le cours d’une rivière a été tout chamboulé donnant naissance aux lac, étangs et tourbière des alentours !

Fleurs d'Eau

Pour rendre hommage au « Bon Géant qui aimait les fleurs », une légende locale, deux plasticiennes Sophie Paumelle et Amélie Lengrand, ont parsemé l’étang de Montcineyre des fleurs de bois tressé. Des fleurs géantes qui ont malheureusement pas trop bien survécu au temps, heureusement la forêt est grandiose et le contraste avec les pâturages râpés saisissant !

Résonnance

Dès le lendemain nous étions à pied d’œuvre pour découvrir le cirque glaciaire de Moneaux. Las, là aussi l’oeuvre a mal vécu, composée d’une multitude de miroirs, les paysages s’interpénêtrent.

Les créateurs nous disent que « l’œuvre invite à traverser les limites spatiales et temporelles de la clairière pour prendre le temps de se questionner face à l’infini ». Soit ! Comme aurait dit Bacri, « un truc à « enculer » les mouches » qui en plus se laisse découvrir dès le départ du parking ! Côté randonnée cela aurait pu tourner court, heureusement que le réseau de chemins est conséquent !

Un peu circonspectes nous avons gagné le Puy de Sancy pour y découvrir le « Trou de vert ».

Trou de Vert

Conçu comme un dialogue entre les éléments naturels cela s’est révélé l’occasion idéale pour approfondir nos connaissances en géographie car c’est en ce lieu que prend naissance la Dordogne !

Née de la confluence de la Dore et de la Dogne, deux torrents freluquets à cette époque de l’année, une rude grimpette au-dessus de ce « Trou de vert » permet de découvrir les 4 « sœurs » de la Dogne, l’Isle, la Vézère, la Cère … et la Dogne.

Mais c’est notre dernière découverte qui m’a le plus emballée et pourtant nous avions gardé un souvenir pas vraiment folichon de La Bourboule !

Le Léviathan est un monstre aquatique, mi crocodile, mi poisson, il se régale des âmes qui passent à sa portée. Au niveau mythologique son apparition renvoie à l’idée d’un cataclysme imminent, quoi de plus normal dans un pays que les volcans ont façonné.

Léviathan

Tout d’écailles d’acier nous avons osé affronter ses mâchoires et franchir la passerelle sans frissonner !

Après cela bien en jambe nous étions prêtes pour le lendemain « faire » le Puy de Dôme, à pied et du bas et découvrir les ruines du temple de Mercure !!! Do

Temple de Mercure

 

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 13:00

Si notre découverte de la Côte Ouest d’Espagne vous tente, voici un voyage « clef en main », spécial campeur certes mais il est facile d’adapter !

Bonne balade

Do et Frédo

 

Perpignan - St Jacques de Compostelle

 

Jour 1

Perpignan Pays Basque environ 600 kms

Zumaïa nombreuses randonnées

Camping Itxaspe à Itziar ACSI

Zumaïa

Jour 2

Castro Urdiales ***

Iglesia Santa Maria tlj 11h-13h/16h-19h sauf sam a-midi et dim/ Castillo gratuit tlj 11h-13h30/18h-20h/ Arche unique du pont médiéval vers et Ermitage Santa Ana (GR p 72

Castro Urdiales

Laredo

Quartier ancien

Santillana de Mar ***

Colegiata tlj 10h-19h30 3€ attention horaires très fantaisistes/ Village/ Grottes de Monté Castillo à Puente Viesgo 10h30-14h30/15h30-19h30 réservation

Camping Santillana

 

Jour 3

Alta Mira ***

Museo de Altamira mardi-Samedi 9h30-20h, dimanche 9h30-15h 3€ voir conditions de visite GR p 92

Comillas ***

Comillas

El Capricho de Gaudi tlj 10h30-20h 5€/Palacio de Sobrellano et Capilla Pantaleon mardi-dim 9h30-14h30/15h30-19h30 2 fois 3€/ ancienne Université Pontificale

San Vicente de la Barquera **

La ville haute

aux environs : Ria Tina Mayor / Cueva El Soplao mardi-dimanche 9h30-14h/15h-18h 12,50€

Camping El Rosal

 

Jour 4

Potes ***

Village / Tour del Infantado 10h-14h/16h-20h 3€

Aux environs :

Défilé de la Hermida (à l’arrivée) / Iglesia Santa Maria de Lebena tlj 10h-13h30/16h-19h30 sauf lundi et dimanche a-midi 1,5€ / Monasterio Santo Toribio tlj 10h-14h/16h-20h gratuit et nombreuses randonnées sur d’autres ermitages ruinés

Mongrovejo ***

Très beau village et randonnées

Fuente De

Cirque de Fuente De

Camping La Viorna ACSI à Potes

 

Jour 5

Santa Maria de Lebena dans le défilé de la Hermida

San Telmo et le MUJA musée del Jurasico de Asturias mercredi-vendredi 10h-14h30/15h30-18h, samedi-dimanche 10h30h-14h30/16h-19h 7,20€ gratuit le mercredi /

MUJA

Lastres *** / Tazones ***

Camping à Déva

 

Jour 6

Cudillero ***

Cudillero

Coana ***

Castro de Coana : Parque Historico de Navia (depuis Navia prendre AS-12 sur Boal) mercredi-dimanche 10h30-17h30 3,13€ tarif réduit pour les + de 65 ans

Viveiro ***

Vieille ville / Porte Carlos V et Santa Maria do Campo / praïa de Covas et nombreuses randonnées / forêt d’Eucalyptus de Chavin

Camping Viveiro

 

Jour 7

Viveiro

Betanzos

Vieille ville / Museo das Marinas / Parque Pasatiempo

A Coruna

A Coruna "le voyeur"

Visite Ville/ Passeig maritim/ Torre d’Hercules et site du Campo de la Rata

Camping à Malpica de Bergantinas

 

Jour 8

Fisterra 

Camino du cap Fisterra 

Cap Fisterra

Ezaro

Carnota

village et Horreo le plus long de Galice près de l’église / Praïa de Carnota

Muros / Louro ***

camping Ancoradoiro ACSI

 

Jour 9

Santiago de Compostelle ***

St Jacques le matamor

Camping As Cancelas ACSI

 

Jour 10

Combarro ***

Combarro

Visite du vieux port et de ses 60 horréos / Monastério de San Xaàn de Poio

Cambados ***

Île d’Arousa nombreux sentiers de découverte et possibilité de baignade

Camping Paisaxe à Vilanova d’Arousa

 

Jour 11

Lugo ***

Lugo

Mondonedo ***

La vieille ville / Cathédrale / Musée diocésain

Camping San Rafael à Foz ACSI

 

Jour 12

San Martin de Mondonedo

Puerto de la vega ***

Luarca ***

Luarca

Cabo de Vidio ***

Camping La Paz à Playa de Vidiago

 

Jour 13

Llanes ***

LLanes

Zarautz

Gran camping Zarautz à Zarautz ACSI

 

Jour 14

Getaria ***

Getaria pécheurs roche sculptée

Ville/ Cabo Sant Anton (El raton)/ Musée Balenciaga

Itxassou Pays Basque France

Camping Itxassou ACSI

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 16:41

De Zarauz à Itxassou (France)

 

Hé oui, voilà, c’est le dernier jour !

Une seule halte prévue pour aujourd’hui, à quelques kilomètres de Zarauz : Getaria. (Ne pas confondre avec Guétary, qui se trouve en France !).

Pour gagner ce petit port de pêche typique et animé, nous longeons la côte sur cinq kilomètres, découvrant un rivage austère, plutôt rébarbatif. On comprend aisément pourquoi la plage de Zarauz attire autant de monde!

Soit dit en passant, nous n’aurons guère goûté aux joies de la baignade au cours de notre périple : entre les gros rouleaux, les algues vertes, la pollution aux Escherichia colis à la Corogne, et, aux alentours du cabo Vidio, les fosses marines de 4000 mètres de profondeur où vit le calamar géant, on ne peut pas dire que nous ayons eu de grosses tentations !

Surtout compte tenu d’une température encore un peu limite pour nous autres, gens du sud méditerranéen !

A notre arrivée à Getaria, aux alentours de dix heures, les rues sont encore calmes et peu fréquentées. Nous flânons un peu entre les deux ruelles parallèles où sont installés boutiques et restos, faisons un petit tour dans l’église San Salvador, du XVème siècle, à l’architecture très étonnante et plutôt tarabiscotée, du fait de sa construction sur un terrain rocailleux ; les architectes ont dû s’adapter ! Il y a même une ruelle qui passe en tunnel sous l’église.

Nous avisons bientôt l’office du tourisme et nous nous y rendons pour avoir un plan du village. C’est là que nous apprenons que nous ne nous sommes peut-être pas garées au bon endroit, et que, surtout, nous n’avons pas vu l’horodateur où nous aurions dû mettre quelques pièces ! Aïe, aïe, aïe… Nous revenons rapidement au camion pour réparer cet oubli avant le passage des municipaux.

Nous avons beau regarder les autres véhicules en stationnement, nous n’en voyons aucun avec un ticket ; il y a même un camping car XXXL (un Concorde, un de ces mastodontes à 400.000 euros) qui occupe sans vergogne quatre places de parking. De plus, l’horodateur, enfin trouvé, ne fonctionne pas. Nous décidons donc d’aller nous garer ailleurs.

Evidemment que nous pourrions rester là, en expliquant, au besoin, que nous n’avons pas pu payer… Que les autres n’avaient pas de ticket, etc, etc… Peut-être que si nous étions en France nous le ferions, et surtout si nous n’avions pas le profil à nous faire épingler dès que nous nous écartons des clous ! Nous jouons donc la sécurité et la tranquillité en allant chercher un autre stationnement du côté du musée Balenciaga que nous avons l’intention de visiter. Et nous en trouvons un super un peu au dessus ; elle est pas belle, la vie ?

Le musée Balenciaga est un bâtiment annexe au Palais Aldamar, édifice du XlX ème siècle, ancienne résidence des marquis de Casa Torre, grands-parents de la reine Fabiola de Belgique et mentors de Balenciaga durant les premières années de sa carrière. Le mariage de ces deux styles architecturaux est surprenant, assez dissonant, mais au final, pas laid du tout.

Nous passerons un long moment dans ce musée ultra moderne consacré à l’œuvre du grand couturier où l’on peut admirer les créations qui ont fait sa renommée. Nous avons même retrouvé les hôtesses de l’air « Air France » pour lesquelles il avait créé le costume en 1968.

Né le 21 janvier 1895, d’un père marin pêcheur et d’une mère couturière qui l’initie très tôt à son art, Cristóbal Balenciaga débute sa carrière en 1908 comme tailleur, à San Sébastian, résidence d’été de la famille royale d’Espagne ; deux ans plus tard, il y fonde sa première maison de couture. Deux autres maisons suivront : en 1933 à Madrid, et en 1935, à Barcelone. En 1936, la guerre civile espagnole l’oblige à quitter son pays ; en 1937, il s’installe à Paris où il présente sa première collection. Bien avant la seconde guerre mondiale, sa renommée n’est déjà plus à faire, mais c’est dans les années 50-60, que ses créations vont révolutionner la silhouette féminine. Les grands de ce monde, les reines d’Espagne et d’Angleterre, la princesse Grace de Monaco, la duchesse de Windsor et bien d’autres encore lui sont fidèles, ainsi que Ginger Rogers, Marlène Dietrich, Carole Lombard. Les années Courrèges (Courrèges, qui est entré dans son atelier en 1950 comme assistant), la mini-jupe et le prêt-à-porter auront raison de sa créativité et en 1968, il présente sa dernière collection. Il décèdera quatre ans plus tard, en mars 1972. L’homme qui détestait paraître en public et n’aura donné qu’une seule interview de toute sa vie repose aujourd’hui à Getaria, sa ville natale.

Chemin faisant, audio guides sur les oreilles, nous découvrons toutes les innovations du couturier, pas toujours faciles à porter sans doute, pour qui n’a pas la « taille mannequin », les lignes « tonneau », « ballon », « Baby doll », les robes « sac » et les tuniques… Nous allons même jusqu’à essayer quelques modèles mis à la disposition du public (peu de choix, hélas !).

Visite terminée, nous redescendons vers le village et vers le port où la population s’est nettement densifiée. Une agitation toute hispanique anime les ruelles, et ce sera pire au retour !

Nous dépassons le port pour partir à la découverte du mont St Anton, « el raton », la presqu’île – encore une île jusqu’au XVème siècle- qui ferme le port, classée zone protégée (sans doute a-t-elle une forme de souris ?).

Une ancienne route bien ombragée, aujourd’hui réservée aux piétons, permet d’accéder à un phare qui domine la baie, et encore un peu plus haut aux ruines de l’ancienne chapelle St Anton où le panorama s’étend, à 360° sur la mer, la côte, le port et l’arrière-pays montagneux.

Autrefois, on y guettait le passage des baleines, Getaria étant un ancien port baleinier, comme la plupart des ports basques.

Pas de baleine en vue, aujourd’hui ! Dommage…

Lorsque nous remontons vers le parking, il, est suffisamment tard pour que ce soit l’heure du repas (heure espagnole, bien sûr) ! Les bars sont bondés ; assis ou debout dans la rue, tout le monde se gave de pintxos (tapas du coin), bien arrosés de cidre frais ou de Txakoli, le vin local…

Les conversations vont bon train, à un rythme de mitraillette, les enfants jouent, crient… Bonjour, les décibels !

Nous rentrons manger dans notre camion, à l’écart du tumulte, avant de reprendre la route, pour une tentative de halte à Zumaïa, à quelques kilomètres de là… Arrivées là, nous changeons d’avis ; nous n’avons pas pu nous garer à proximité du centre et nous ne sommes plus assez motivées pour marcher jusque là-bas. Et si nous rentrions en France, cette fois ?

Adjugé ! Nous revenons jusqu’à Zarauz pour attraper l’autoroute et filons vers la frontière sans nous arrêter. Ensuite, nous enchainons avec Saint Jean de Luz, Ascain, St Pée sur Nivelle, Cambo, Espelette… C’est toujours aussi beau, ici !

Il est encore assez tôt lorsque nous retrouvons le camping d’Itxassou où nous commençons à avoir nos habitudes. Le temps est gris, et plutôt frais (23°), mais cela n’empêche pas les affichages municipaux de mettre en garde les populations : « Alerte, canicule ! ». Nous comprenons bien qu’il y a des consignes préfectorales, mais on pourrait peut-être les adapter, non ? C’est risible !

Sitôt installées au camping, piscine ! Et après la détente, un petit tour jusqu’au centre du bourg pour un ravitaillement en spécialités basques (pâté, piment d’Espelette, fromage… Il faut ce qu’il faut !), en admirant au passage une démonstration de pelote à main nue… Quelle dextérité ! Et dire que personnellement, au tennis, la raquette était parfois trop petite pour arrêter la balle !!!

Voilà ! Comme toujours, après avoir passé quelques jours à l’étranger, nous sommes contentes de retrouver la France. D’ici, peu, nous recommencerons à râler et à critiquer (d’ailleurs, en fait, nous avons déjà commencé avec les panneaux municipaux, ah, ah, ah !!!), c’est sûr, mais en attendant, nous apprécions !

Nous avons quand même fait un beau voyage… 

Fredo 

 

 

 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 12:48

Ce n’est pas sans une certaine appréhension que nous quittons notre bel emplacement pour lancer le fourgon dans la descente du camping. Je n’arrive pas vraiment à me dire que les fantaisies dont il nous a gratifiées lors de notre dernier voyage sont du passé. Rien à redire le frein moteur est top et comme les cieux sont sympas avec nous nous rattrapons la route sans avoir croisé âme qui vive ! Ouf !

Une petite dizaine de kilomètres et la première halte nous attend, Llanes capitale des Asturies Orientales. Le problème majeur est (comme partout) de savoir où stationner car là nul doute que les camping-cars ou assimilés ne sont pas les bienvenus. Renseignement pris auprès de la maréchaussée et nanties d’une seule information « todo recto », nous filons droit devant, nous avons quasiment atteint la sortie de la ville quand nous nous décidons à repartir sur nos pas pour tenter de stationner « discrétos » dans une petite rue. Nous trouvons notre bonheur et après un superbe créneau ( plus le véhicule est gros, mieux nous les réussissons) nous laissons le Ptibus pour partir musarder. Seul il ne le restera pas longtemps car comme toujours un camping-car en attire un autre, inutile d’aimer la solitude, vous vous faîtes systématiquement coller !

La ville est indiscutablement pleine de charme. Nous quittons l’avenida de la Paz et ses superbes demeures (celles que l’on nomme « casas de indianos ») pour rejoindre un bout de rempart que nous venons de repérer.

Llanes ancienne cité médiévale et donc fortifiée a vite débordée de l’enceinte primitive perdant par la même occasion le côté austère qui était le sien.

Heureusement que d’énormes bougainvilliers animent la pierre brute car la hauteur des habitations et autres monuments en impose.

Basilique de Llanes

Cette fois encore nous zappons la visite des églises et autres bâtiments religieux, de toute façon la basilique n’est pas encore ouverte, pour déambuler dans les ruelles et gagner en surplomb du port l’ancien château fortifié qui le protégeait.

Le soleil commence à cogner fort et je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi il faut toujours que nous nous laissions tenter par la moindre côte ?!

Llanes et Sierra de Cuera

Le point de vue sur la Sierra de Cuera est magnifique et nous apercevons même « los Cubos de Memoria ». De l’huile de genou économisée car ce que nous pouvons en voir confirme ce que nous supputions, peu emballant.

Les gros blocs de la jetée du port ont été peints de couleurs flashies par un « artiste » basque, Agustin Ibarolla, sans doute est-ce plus gai que gris mais ni mieux ni plus mal que la digue de Llançà en Catalogne, quant au nom ? Cubos de Memoria, pourquoi ?!

Lorsque nous retrouvons le centre ville l’atmosphère a bien changé. Tout le monde est réveillé ! Là où régnait une très discrète animation, c’est la cohue. Du coup nous investissons un magasin genre traiteur et succombons ! Et hop, une quesada par ci, du chocolat bien noir par là, et des fromages Hummm ! Lestées nous retrouvons le fourgon après avoir flashé sur une ancienne casa d’indiano abandonnée. Au XIXe siècle de nombreux asturiens partirent tenter leur chance en Amérique Latine, certains revenus cousus d’or après avoir fait fortune en Argentine, au Venezuela (à l’époque c’était le top) se sont fait construire ces superbes demeures. Sans doute difficile à entretenir certaines menacent ruine tout en ayant un fort pouvoir évocateur.

A peine remontées dans le fourgon nous traverse l’idée apparemment géniale de refaire halte à Santillana de Mar pour y visiter la « Colegiata Santa Juliana » fermée lors de notre passage à l’aller, funeste erreur. Pourtant nous le savons, il ne faut pas retourner là où l’on est déjà passé.

Nous nous garons sans difficulté et je dépose notre obole dans l’horodateur. Nous filons dare dare, l’heure de fermeture approche. Devant la Colegiata c’est la foule des grands jours, nous gagnons l’entrée et nous nous faisons refouler par la Guardia Civile !! La maréchaussée pour surveiller la messe ! Nous nous sommes pressées pour rien, exceptionnellement c’est fermé ! Ecoeurées nous retrouvons vite fait notre fourgon et découvrons un petit papillon sur le pare-brise. Défaut de paiement, 100€ d’amende. On voit rouge et repartons comme des fusées à l’Office de tourisme pour nous entendre dire que les camping-cars doivent acquitter un montant forfaitaire de 10€. S’en suit un échange verbal tendu car où donc cela figure t’il ? Pas d’affichage et en plus nous occupons une place sans déborder aucunement ! La bouche en coeur la nana m’explique que c’est ainsi mais que si nous allons maintenant tout de suite payer les 10€ l’amende sera annulée. Nous regagnons donc le parking et en retournant à l’horodateur que vois-je ? Un type est là, embusqué derrière l’appareil à repérer le va et vient de véhicules ; je l’avais bien vu à l’aller sans en tirer de conclusion particulière. Je lui explique ma problématique et lui demande de bien vouloir me montrer où il est écrit que les camping-cars doivent payer 10 fois plus cher que les véhicules normaux. C’est simple à moins d’avoir la science infuse, il faut avoir l’idée de jouer du clavier pour finir par faire apparaître la dite mention. Et tout cela en Castillan !

Moralité pour 10 minutes d’arrêt nous avons au total acquitter 11€ et perdu notre temps. L’exemple type du lieu touristique par excellence où le touriste est pigeonné !

Du coup alors que nous étions sensées aller prendre l’air au Cabo Mayor à Santander, il paraît que cela ne se loupe pas, dans l’impossibilité de nous garer, seules les voitures légères sont autorisées et bien que les places ne manquaient pas où nous n’aurions gêné en rien, nous partons dégoûtées. Nous n’allons pas encore nous ramasser « une prune » ! Une aire de stationnement pour les camping-cars existe bien pour nos véhicules, mais outre le fait qu’elle est à perpette les gazons, il s’agit d’une aire de stationnement pour la nuit au taux prohibitif !

La messe est dite, nous allons gagner notre étape du soir qui sera notre dernière nuit en Espagne, Zarauzt, au Pays Basque. A l’arrivée je suis explosée. L’autoroute que nous avons suivi depuis Santander est envahi par les poids lourds qui se contrefichent des limitations de vitesse. Dans les descentes ils nous talonnent car la limitation à 80 à l’heure ne semble pas les concerner, largués en montée ils reviennent comme des bombes sur nous. Petite aparté, il n’y a bien que les français pour en faire tout un pataquès avec le 80, ce que nous avions déjà constaté en Hongrie, Autriche et Slovaquie. Je ne parlerai pas de la Suisse, là c’est une autre chanson, à 50 à l’heure ça va troooop vite !

Le camping de Zarauzt où nous atterrissons est presque aussi décoiffant que celui d’hier, nous sommes juste moins en surplomb ! L’accueil est sympa et nous sommes gratifiées d’un maximum de documentation, y’a pas à dire parler castillan est un super sésame. Le temps étant superbe nous partons gaillardement vers la plage en empruntant un chemin très pentu tout en escalier qui descend à la mer d’une traite, à la Basque !

Au passage nous découvrons les vestiges d’une ancienne station de chargement de minerai. Le fer était acheminé depuis le lieu d’extraction au moyen de bennes suspendues à des câbles jusqu’à des trémies puis transbordé dans des wagonnets qui à leur tour prenaient le chemin des airs pour être déchargés dans des navires qui ne pouvaient se permettre d’accoster. Un aménagement ingénieux des îlots, pylônes, grues leur permettaient de pouvoir recevoir leurs cargaisons sans risquer d’être drossés sur la côte.

La descente flingue un peu les genoux et nous nous abstenons de penser au retour, Vivons le moment présent d’autant que ce que nous découvrons est interpelant !

La plage est envahie de baigneurs, de surfeurs et d’ailleurs la température semble tout à fait acceptable mais par contre que signifient ces drapeaux rouges plantés en limite des flots et que des MNS déplacent aux fils des marées. Pour en avoir le coeur net, nous nous acheminons vers un groupe de sauveteurs qui surveillent la plage « en rond ». Nous connaissons d’ailleurs fort bien ce mode de surveillance très décrié par nos supérieurs hiérarchiques, preuve qu’ils n’y connaissent rien, connaissez vous un moyen plus convivial et pourtant efficace de surveiller dans toutes les directions ?

Nous apprenons ce dont nous nous doutions, le drapeau rouge signifie baignade interdite et comme ils ont décidé de nous rendre intelligentes dans la foulée la signification des autres pavillons nous est révélée. Jaune baignade dangereuse mais autorisée, rouge et bleu espace réservé aux surfeurs ! Donc en résumé c’est le grand bazar et tout le monde s’en fout ! Ceci dit on peut en rire mais c’est quand même inquiétant, ce laisser aller !

Nous continuons notre balade puis déterminées attaquons la grimpette, que nous avalons sans même nous en rendre compte. Le camping est top et notre voisinage revigorant, un fourgon hollandais, une table, une chaise … une octogénaire, voyageant seule est notre voisine pour la nuit !

Juste ce qu’il me fallait avant d’aborder mon anniversaire, qui a dit qu’on était vieux à 70 ans ?

« Bedankt mevrouw en goede reis ! »

Merci madame et bon voyage !

Do

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 16:35

On s'achemine vers la France...

De Foz à Vidiago

Pour notre première halte de la journée, nous n’avons pas à aller loin. Sitôt sorties du camping, une petite route nous mène à travers la forêt (d’eucalyptus, bien sûr !) jusqu’à un hameau doté d’une très vieille église du Xllème siècle, San Martino de Mondoňedo. Ne croyez pas le Routard qui dit (écrit) qu’elle est également appelée Obispo Santo. Cet Obispo Santo est en réalité une chapelle beaucoup plus petite, située sur la route de la première. Nous passons devant à l’aller comme au retour, sans nous arrêter.

L’église de San Martino domine le village. Elle serait le premier édifice fondé par une colonie de migrants bretons (grands)fuyant l’Angleterre au Vème ou Vlème siècle. Extérieurement, l’édifice est très beau, et son intérieur doit valoir le détour puisque l’entrée en est payante. Malheureusement, nous arrivons trop tôt ; elle n’ouvre ses portes qu’à 10h30. Tant pis ! Nous nous contentons d’un petit tour dans le bourg qui ne présente guère d’intérêt avant de reprendre le cours de notre voyage, direction plein est, objectif, Puerto de Vega !

Fortes de nos expériences passées, nous nous garons dès que nous apercevons un parking accueillant, en hauteur, à l’entrée du bourg. Une bonne descente et nous arrivons au cœur de ce petit port de pêche sympathique aux maisons colorées, animé, mais paisible.

Il est toujours étonnant de constater à quel point les digues sont renforcées de gros blocs de béton pour contenir la fureur des flots. Les tempêtes ne doivent pas être de la rigolade dans le coin ! Nous flânons dans les ruelles, et nous nous engageons sans réel projet sur un agréable sentier côtier pour accomplir une jolie boucle pédestre, la mer bouillonnant à nos pieds.

Le temps, superbe, offre des vues bien dégagées sur les falaises déchiquetées et les innombrables rochers frangés d’écume. C’est magnifique.

La balade nous ramène ensuite vers le village, sur le versant opposé à celui de notre départ.

Nous redescendons vers le port, puis remontons en face pour gagner l’iglesia Santa Marina, perchée sur la falaise, en surplomb du village et de l’immensité marine ; elle porte bien son nom.

Edifice du XVlllème siècle tout simple, de plan rectangulaire, de style baroque, elle possède, parait-il, un retable intéressant. On est content de le savoir, mais elle est… fermée !

Après Puerto de Vega, Luarca !

Bof, bof…

C’est grand, assez pittoresque, mais nous remarquons surtout que les vieux bâtiments, les plus typiques, souffrent d’une négligence manifeste. Un peu partout dans le centre ancien, ils sont souvent complètement en ruines, noyés au milieu d’immeubles récents. De nombreuses maisons de bois sont étayées, le toit effondré, les fenêtres cassées, envahies par la végétation. Pourquoi ne les abattent-ils pas, à défaut de les retaper ?

Et toujours ces immeubles modernes affreux côtoyant des bâtiments de caractère… Ça gâche tout.

Nous ne nous attardons guère et enchaînons avec la découverte du Cabo Vidio.

Encore une jolie balade sur la falaise, jusqu’au phare du même nom. Certains penseront que nous critiquons toujours, mais là encore, pourquoi avoir accolé ces affreuses constructions à un phare, qui, tout seul, devait être superbe ?

Après avoir pas mal marché, nous reprenons la route pour gagner notre camping du soir. Nous retrouvons l’autovia, contournant Gijon, direction Santander, et nous sortons à Vidiago.

Là, les choses se corsent.

Une toute petite route descend en serpentant vers la mer. Nous prions pour ne rencontrer personne. Exhaussées presque jusqu’au dernier moment, lorsque surgit un malotru qui s’engage face à nous sans ralentir, nous obligeant à piquer vers le fossé et à manœuvrer pour le laisser passer. Nous sommes arrivées au fond d’une vallée très encaissée ; à notre droite, un petit parking pour les usagers de la plage (à gauche), et en face, l’entrée du camping. La réception est située au bas d’une « méga » côte (j’aimerais bien en connaître le pourcentage) et la première difficulté est de parvenir à stationner à sa hauteur pour l’inscription. Par chance un véhicule libère une place et nous nous y glissons.

Je crois qu’à ce moment-là, si le demi-tour était plus aisé (il est en fait impossible) et si nous avions un plan B pour camper ce soir, nous repartirions illico !

Dominique passe au bureau et revient avec des instructions très strictes : « Monter en première ! Surtout, rester en première ! Ne pas passer la seconde, d’autres l’on fait et sont restés en rade". En première, donc, jusqu’au replat où nous trouverons un parking, et là, nous serons pris en charge par quelqu’un pour nous conduire jusqu’à un emplacement. Soit.

On serre les fesses, et c’est parti ! En première. Ça ronfle, ça monte, ça tourne, ça dure, mais par chance, nous ne croisons personne dans l’autre sens. Voilà enfin le replat, le parking et quelqu’un qui nous fait signe d’attendre sur le côté. Soulagées d’être arrivées là (mais conscientes qu’il faudra bien redescendre !), nous balayons notre nouvel environnement d’un œil inquiet.

Il y a des emplacements partout sur les collines avoisinantes, pas mal encore vides, des tentes, des caravanes, des camping-cars, en face, à droite, à gauche, en bas, en haut… Certains sont même très proches du vide !

"Où c'est-y qu'ils vont nous mettre???" On reste ou on repart?

Quelqu’un arrive pour nous placer, à bord d’un 4x4. (A noter que tout le monde est charmant, ici, c'est déjà ça! Nous nous hasardons à demander un emplacement plat (c’est que nous avons un problème de frein à main et, dans la mesure du possible, nous préférons ne pas avoir à le mettre !). Il rigole et répond qu’il va faire pour le mieux en nous invitant à le suivre. Et c’est reparti !

Toujours plus haut ! C’est la devise de la soirée.

Arrivé au point culminant du camping, il ralentit, et nous indique un emplacement à notre droite. Après tout ce que nous avons pu voir, nous ne pouvons que soupirer d’aise : c’est sans doute un des plus grands emplacements, très facile d’accès, il est plat et la vue est… GRANDIOSE !

Juste derrière nous, un troupeau de vaches pait tranquillement au son des clarines. On dirait des aveyronnaises… (soit dit en passant, cela nous a permis de découvrir que les vaches ne dorment pas; toute la nuit, on entend les clarines! Bon, on ne va pas leur faire un procès pour ça, n'est-ce pas?

Je pense que de toute notre carrière de campeuses, nous n’avons jamais eu une place pareille. Nous dominons la mer qui miroite en contrebas, la baie bordée de hautes falaises, et tout le camping qui s’étale en terrasses plus ou moins grandes jusqu’au niveau de l’eau… Ceci dit, les jours de tempête, ça doit être moins « fun »… Je me demande si cela leur arrive d’évacuer.

Enfin, pour aujourd’hui, le ciel est bleu et cela devrait être calme…

A tout hasard, et exceptionnellement aujourd’hui, nous mettons le frein à main.

Soirée idyllique : balade sur la plage de sable fin, au pied des falaises, les pieds dans l’eau ; elle ne semble pas si froide que cela, mais la température extérieure est assez fraîche (et dire que chez nous, c’est la canicule !) et ne nous donne pas envie de nous immerger. Le soir, après manger, nouvelle balade jusqu’à la cafeteria pour profiter d’un magnifique coucher de soleil.

Chemin faisant, nous avons quitté la Galice, nous voilà revenues dans les Asturies. Si vous passez par là, retenez l’adresse : camping « la Paz », playa de Vidiago. Franchement, ça vaut le détour, même si quelque part, on se sent un peu « piégées » !

Fredo

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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 19:41

Lorsque nous quittons Louro le soleil est de la partie et nous apprécions le paysage qui se dévoile. Où sommes nous en fait ? Il faut aujourd’hui faire un grand effort pour ne pas se croire quelque part en Norvège où sur la Côte Ouest de l’Écosse !

Nous traçons vaillamment avec en ligne de mire la ria d’Arosa, il nous faut juste remonter sur Santiago pour rattraper l’autovia qui descend sur Vigo. Nous avons choisi cette option après avoir découvert que par la route il est inutile de songer dépasser les 30 kilomètres heure et pourtant le réseau routier est de qualité.

D’ailleurs voilà une constante en Espagne, beaucoup d’autovias GRATUITES, des routes secondaires larges au revêtement nickel, un exemple à suivre en France. Par contre, et là les gilets jaunes n’aimeraient pas, bien souvent la vitesse est limitée à 80 kilomètres heure, même sur certains tronçons d’autoroutes, aïe, aïe ! Il faut dire que notamment au Pays Basque et en Cantabrie les dénivelés sont impressionnants souvent plus de 11 % et que les tunnels et viaducs alternent sans cesse !

En approchant de Santiago nous décidons d’aller repérer où se trouve le seul camping du coin quitte à y réserver un emplacement pour demain soir. Le pifomètre fonctionne à plein car côté signalétique, c’est nul et nous finissons par toucher au but. Il est tôt, le camping est vide, nous décidons de changer de programme et de nous installer pour partir découvrir la ville. Nanties d’un plan détaillé nous quittons le camping pour mettre nos pas dans celui des pèlerins et pas de risque de se perdre nous avons atterri sur le « Camino francès ».

Il suffit de repérer de loin en loin les porteurs de sacs à dos. Certains semblent passablement explosés de fatigue, démarche quelque peu titubante, œil fixe, nous n’avons pas grand mal à les dépasser sans toutefois manquer de rater notre objectif. Abasourdies nous débouchons sur la Praxa do Obradoiro et découvrons une marée de quidams le plus souvent affalés au milieu d’ amoncellements de sacs.

Deux « tirs couillons » dénotent un peu dans le paysage car si les péperins sont couleur locale, ces petits trains touristiques font un peu tache au milieu de cette place bordée d’édifices tous plus majestueux les uns que les autres. L’hôpital des pèlerins converti en Parador de luxe est le premier édifice qui capte notre attention mais nous filons carrément à l’opposé pour nous réfugier dans le Colexio San Xerome.

En Galice le X se prononce ge, chez nous c’est che, nous arrivons à nous y faire mais parfois nous avons la nette impression d’avoir une patate un peu trop chaude dans la bouche en prononçant certains mots. Requinquées nous nous décidons à attaquer le morceau de bravoure, la visite de la Cathédrale. Petite fouille, histoire de dire, et c’est le choc !

Pas au sens ou sans doute vous êtes entrain de l’imaginer, un choc tel qu’une irrépressible rigolade nous saisies et 5 minutes plus tard nous ressortons. Toute la cathédrale est sous bâche, piliers emballés, nef, travées, vitraux occultés, seul le Botafumeiro reste visible mais impossible de se le représenter en mouvement et en prime je ne suis même pas certaine que ce soit lui que nous ayons vu, j’aurais tendance à penser qu’il s’agit juste de l’Alcachofa, artichaut en castillan, le grand encensoir n’étant sorti que pour les messes.

Nous entrapercevons quelques dorures du retable et une queue, qui se révèle interminable tout autour du Maître autel, de personnes attendant pour faire le bisou à Saint Jacques. Après avoir jeté un œil sur la chasse qui renferme les reliques du saint nous ressortons tout en prenant garde de ne pas nous faire estourbir par des ouvriers occupés à édifier des échafaudages à l’extérieur. A chaque voyage nous arrivons à déplorer que des échafaudages gâchent la découverte de fleurons architecturaux, mais un programme de restauration pareil, pour nous c’est du jamais vu ! J’imagine la tête des pèlerins qui découvrent la Cathédrale ! Bigre.

Nous fuyons les lieux et au petit bonheur commençons à explorer la ville qui incontestablement est belle.

De jolies places parfois très ombragées, de belles rues à arcades comme la rua Nueva et partout de superbes monuments que nous découvrons en suivant scrupuleusement un itinéraire récupéré à l’office du tourisme.

Le chouette de l’affaire est qu’il met l’accent sur le patrimoine civil, pour tout dire côté églises nous sommes quand même en overdose, pour les mêmes raisons nous zappons les musées du Pèlerin et des Arts sacrés, pour les objets liturgiques nous verrons à Mondoňedo.

Le Mercado de Abastos est particulièrement saisissant.

Construction des années 30, inscrit dans un rectangle il se compose de 2 bâtiments de quatre nefs disposées parallèlement et symétriquement autour d’une fontaine centrale, chaque travée étant dédiée soit aux poissons, viandes, légumes, fruits etc. Quatre entrées ouvertes sur les côtés permettent une libre circulation des denrées, bestiaux et personnes. Le style est austère mais la fraîcheur qui y règne sympathique, quant à ceux qui souhaitent s’y restaurer cela semble un plan excellent. Qu’on se le dise !

Notre déambulation nous mène sur le chemin du retour au Parc de la Alameda où nous tombons en arrêt devant une curieuse composition. Un peu kitch, les statues de deux femmes fagotées comme les « Jeannes », couleurs criardes et vêtements vieillots, se font face.

Impossible de savoir si nous sommes en face de celles que l’on nommes les « deux Marie ». Si le guide indique qu’il s’agit de statues en bronze peintes de couleurs vives, il parle aussi de costumes traditionnels et là où se niche la tradition ?!

Faisant la jonction entre la vieille ville et l’Université, l’église Sainte Suzanne du XIIe siècle occupe l’un des points culminants de ce parc qui est aussi un super jardin botanique.

Entre fontaines, vieilles chênaies, eucalyptus

monumentaux et de très grands sapins le coin est chouette et après avoir admiré la ville du banc des amoureux nous le quittons pour une nouvelle plongée dans la ville.

Pour le retour, nous jouons les paresseuses et regagnons le camping en bus, 5 heures de marche presque ininterrompue, le compte est bon !

A demain !

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 16:37
De Santiago à Villanova de Arousa
Aujourd’hui, nous allons atteindre notre point le plus bas sur la côte de Galice : nous attrapons l’autoroute et filons directement à Combarro, petit port de pêche réputé pour sa « collection » d’horréos alignés le long du rivage, « étape incontournable » selon le routard !
Nous nous préparons donc pour une balade séduisante dans les venelles pittoresques, ce qui serait sans doute le cas sans une abondance excessive de restos et de boutiques de souvenirs (les mêmes souvenirs partout), dont les propriétaires ne sont pas forcément avenants. On sent que le tourisme ici est la principale ressource et on attend de lui qu’il débourse sans compter ! Comme aurait dit notre voisin, on nous prend pour des américains, ici ! Même pour prendre un chat en photo dans une boutique, on veut nous faire payer…
Des clous!
C’est un joli village, et les échappées sur la mer, les horréos, les bougainvillées en fleurs nous assurent de jolies photos.

Au fur et à mesure que les cars de touristes arrivent, la fréquentation se densifie. Nous avons eu de la chance d’arriver tôt pour trouver une belle place en front de mer ; une demi-heure plus tard, nous aurions sans doute galéré pour stationner.

Les ruelles sont pittoresques et les placettes fleuries fort sympathiques, mais… MAIS !

Mieux vaut ne pas trop regarder dans les courettes, les recoins, sous les escaliers ou derrière les balustrades, ni chercher les coins tranquilles à l’écart de la foule ! Il y a beaucoup de détritus partout, et nous sommes même tombées sur des toilettes sauvages  en empruntant une venelle déserte pour accéder à la plage.
La plage, parlons-en ! Elle ne donne pas vraiment envie d’’y marcher pieds nus, et encore moins de s’y baigner, d’autant que là aussi, les algues vertes colonisent le rivage.
Enfin, nous nous disons que cela ne valait sans doute pas la peine de descendre aussi bas et remercions une fois de plus le Routard pour ses conseils.
Notre seconde étape n’est guère plus satisfaisante. Nous remontons un peu pour aller découvrir Gambados où il parait que « tout est à voir ». Allons gambader, donc!
Nous trouvons effectivement un bel ensemble architectural de solides maisons de granit ; le cœur historique de la cité, la praza de Fefiňàns,
bordée de vieux palais et de l’église principale (fermée !),
serait sans doute beau, sans la présence de deux semi-remorques disgracieux qui ont décidé de s’y incruster.
Nous enfilons quelques ruelles (ici aussi, il vaut mieux s’abstenir de regarder dans les fossés ou les massifs de fleurs qui, trop souvent servent de cendriers et de poubelle)  pour regagner le front de mer dans l’intention de  gagner le vieux quartier de pêcheurs, mais nous en sommes assez loin, et comme nous sommes un peu dégoûtées, nous renonçons rapidement pour retourner au camion et nous en aller voir de plus près l’île d’Arousa que nous apercevons au large.
 
L’île est reliée au continent par un pont de deux kilomètres (équivalent de l'île d'Oléron ????)
Tout commence par une nouvelle déception. Nous sillonnons les rues du bourg sans grand charme, sans intérêt particulier, avant de trouver enfin la direction de la réserve naturelle protégée, puis  un endroit approprié pour arrêter le fourgon. Ici, les gens ne sont pas fous : ceux qui ont des terrains en bord de mer les transforment en parking payant. Et comme il est pratiquement partout interdit de stationner le long de la route, nous nous félicitons d’avoir pu trouver une des rares places libres et gratuites à proximité du départ de la balade.
Enfin quelque chose de satisfaisant !!!
Nous dégustons sans réserve le bleu profond de la mer, la forêt, les rochers, et les petites criques paradisiaques parfois squattées par des nudistes… Le sentier côtier chemine dans cet univers naturel pour notre plus grand bonheur. Il y a peu de monde, de rares baigneurs ici et là, bref, tout est fait pour entretenir le miracle ! Merciiiiiii !!!!!!!
Après une heure et demie de cette marche enchanteresse, nous nous rendons à notre camping du soir, quelques kilomètres plus loin, après avoir regagné le continent, le camping « paisaxe ».
Il a beau faire chaud, nous ne risquons guère de profiter de la piscine où une nuée de gosses braillards courent, s’aspergent et gesticulent. Du reste, à notre arrivée, le calme est loin de régner sur le terrain : deux employés s’agitent armés d’une tondeuse et d’une débroussailleuse. On se demande bien ce qu’ils tondent, vu que tout n’est déjà qu’herbe rare et poussière. Outre le bruit, ils dégagent un nuage de terre qui envahit les installations ; sympa ! Les gens d’ici ne semblent guère apprécier la nature ; nous remarquons que toute une partie du terrain est occupé par des résidents. Là, tous les emplacements sont recouverts de bâches plastiques, sans doute pour faciliter le ménage. Pas le moindre brin d’herbe ! Quelle tristesse. Certes, ce n’est pas la première fois que nous remarquons que les gens ont une fâcheuse tendance à sacrifier la vie pour des raisons pratiques, arbres coupés, haies taillées au cordeau sans tenir compte des saisons ou des floraisons, bâches sous gravier pour empêcher la pousse des mauvaises herbes, espace de vie bétonnés au risque de favoriser les inondations, etc, etc… Hé oui, tout le monde se plaint du réchauffement climatique, mais il y en a encore trop qui n’ont pas réalisé que seule la végétation peut en freiner l’évolution. Pauvre de nous !
Faute de baignade (en fait, nous remarquons que beaucoup de jeunes extérieurs au camping sont venus profiter de la piscine; est-ce habituel ou exceptionnel ? Nous ne le saurons pas), nous optons pour la balade en front de mer, assez sympathique au demeurant, cheminant jusqu’au village de Vilanova de Arousa, sans toutefois franchir la passerelle très aérienne qui enjambe la ria. Pour une fois, il y a beaucoup de monde sur la plage et les gens se baignent. Il faut dire qu’enfin, il fait beau et chaud…
… Qui aurait pensé qu’il pleuvrait dans la nuit ? Pas nous ! Et pourtant, si !
Fredo
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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 17:13

Lorsque nous quittons Vilanova d’Arousa il fait un temps de cochon et la traversée de Vilagarcia d’Arousa prend vite des allures de cauchemar. C’est gris, moche, aux zones d’activités succèdent des barres d’immeubles ininterrompues et la côte que nous longeons un temps a de quoi faire dresser d’horreur les cheveux sur la tête d’un écolo. Des pétroliers sont ancrés au milieu de la baie et des parcs à moules ! Beurk !

Au fur et à mesure que nous nous éloignons du bord de mer les nuages s’effilochent et lorsque nous arrivons à Lugo, dernière grande ville avant Santiago pour les pèlerins, la grisaille n’est plus qu’un mauvais souvenir. Sans difficulté nous tombons sur la muraille romaine mais réalisons que nous nous mettions sacrément le doigt dans l’œil en imaginant pouvoir stationner au pied des murailles.

La ville moderne a tout phagocyté et les places sont rares. Nous multiplions les passages, les allers-retours et au moment où nous n’y croyions plus, bingo ! Une belle place, ombragée et pas trop loin de notre but.

Arrivées Porta San Pedro nous arrivons sans difficulté en vue de la Praxa Maior. On a dû me monter le cerveau à l’envers car me voilà dans l’incapacité de me repérer sur le plan ! Lugo est la plus ancienne ville de Galice fondée au premier siècle avant notre ère ce n’est que trois cents ans plus tard qu’elle fut dotée d’une muraille percée de 85 portes. Les invasions diverses et variées ont eu raison de la grande majorité d’entre elles néanmoins il en subsiste dix remaniées mais au fort pouvoir évocateur comme la porta Mina.

Porta Mina

Tout Lugo se visite à pied, nous déambulons le nez au vent mais mis à part ce qui peut se découvrir de l’extérieur impossible de visiter quoi que ce soit tout est fermé.

Pas grave, l’architecture est belle et baroque et médiéval cohabitent harmonieusement, nous y retrouvons les maisons à galeries.

Nous passons un petit moment dans le parc du Museo Provincial qui cumule les casquettes, archéologie, peinture, sculpture.

Museo Provincial

Installé dans un ancien couvent franciscain le parc abrite une exposition temporaire de sculptures. Celle intitulé « La Paix » est interpellante.

La Paix

Quant à la halte sur la Praxa Maior je lui trouve un petit air mexicain qui me plaît bien. Seul bémol à la visite en fait un groupe de « niňos » que les adultes incitent à donner de la voix. Ce qui peut se comprendre sur un stade ou à la fête de la Bière passe quand même difficilement dans le lacis de ruelles.

Après moultes tergiversations, ayant décidé de ne pas filer sur Burgos, la canicule y sévit avec des 45° et dans le fourgon c’est l’horreur, nous filons rattraper la côte atlantique, ce qui a l’avantage de nous permettre de visiter ce que nous n’avions pas pu faire à l’aller. Au moins je n’aurai pas potassé un super circuit pour rien !

Avant de retrouver la mer nous nous arrêtons à Mondoňedo et comme il fait très chaud nous tentons de nous approcher au maximum du centre. Pas de chance les rues sont très étroites, les tournants à angle droit et le camion fait de la résistance ! On frémit d’avance en pensant à ce qu’il va falloir regrimper au retour car à Mondoňedo le pourcentage des côtes est impressionnant.

Par contre voilà un village magnifique, pas de faute de goût et la place d’Espagne s’offre à nos yeux dans toute sa splendeur … pas un seul véhicule, pas un seul pékin !

Le rêve ! Entre les arcades qui abritent quelques bistrots et restos sympas, le Palais épiscopal et les jolis demeures blasonnées, le coup d’œil est réjouissant.

Nous y parvenons bien « drivées » par un vieux monsieur qui n’a pas hésité à se détourner de sa route pour nous et pénétrons dans la cathédrale pour une visite approfondie que nous allons suivre munies d’un audioguide en français !!! Rarissime.

Là aussi toutes les époques sont présentes, roman, gothique, baroque ; l’édifice a été remanié au fil des siècles, des siècles qui nous ont laissé en héritage, entre autre, deux merveilles, une fresque murale représentant le Massacre des Innocents

et un orgue baroque et quel orgue !

Nous enfilons dans la foulée la visite du musée diocésain, installé dans les dépendances de la cathédrale, qui renferme comme il se doit de nombreuses pièces d’orfèvreries. Les objets liturgiques sont largement représentés mais pas uniquement.

Que penser de cette collections de mules en soie rebrodées de matières précieuses ou de cette charmante représentation de la Sainte Famille tout en bois sculpté et peint ?

Lorsque nous ressortons de la Cathédrale après la découverte du cloître, la place est envahie de véhicules dont un car. Lamentable, sans compter que j’aimerais bien savoir par où a bien pu arriver ce mastodonte et pourquoi les camping-cars sont interdits de stationnement mais pas eux !

Après avoir salué Alvaro Cunqueiro dont la statue surplombe la Place d’Espagne et célèbre pour avoir traduit en galicien les légendes de la Table Ronde nous tentons de trouver le « Museo del Mago Merlin », peine perdue, c’est fermé ! Difficile d’échapper aux traditionnelles visites d’églises, musées archéologique, d’art, tout ce qui sort de l’ordinaire est ouvert en mode aléatoire, même « O Rei das Tartas », une petite gâterie n’aurait pourtant pas été pour nous déplaire.

Nous resterons sur notre faim (c’est le cas de la dire), pourquoi Merlin ici ? Bon, il y a bien cette référence aux Légendes de la Table Ronde, mais pourquoi ? Après un dernier arrêt à la Fonte Vella nous traçons jusqu’au fourgon où nous arrivons comme prévu « goulinantes ».

Notre halte du soir idéalement situé en bord de mer n’est plus très loin le ciel nous y régalera d’un somptueux coucher de soleil !

* du verbe gouliner, terme à usage local (St Genis des Fontaines) issu de la contraction du mot dégouliner

 

 

 

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