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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 17:34

Coucher de soleil sur la Albufera et ballets de méduses et requins à l'Océanografic de la cité des Arts et des Sciences de Valencia !           Ollé !

https://youtu.be/MaPX3bCptlI

https://youtu.be/Rcf3715rJZ0

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 16:16

Sur la route de Sagunto, pas de feux allumés dans les orangeraies comme la veille d'ailleurs les orangers sont assez rarissimes et plutôt rachitiques. Il faut dire que l'environnement n'est pas top. Au fait savez-vous d'où vient l'orange ? De Chine !

Entre les XIe et XIIIe siècles, à l'époque des croisades, les Perses firent découvrir la bigarade aux populations arabes qui suivant la logique des choses l'introduisirent en Espagne où elle prospéra. Au XVe siècle les portugais, grands navigateurs, rapportèrent de Chine et de Ceylan une autre variété, plus douce et sucrée qui détrôna la bigarade. Son nom "naranga" emprunté par les Perses au sanskrit devint narang en persan puis nărang(a) en arabe pour donner au final naranja en castillan. Pour la dénomination française cela est plus subtil. Les "naranjas" espagnoles pénétrèrent l'Europe via le cours du Rhône jusqu'à la ville d'Orange. Mais ce ne sont pas les oranges qui ont donné son nom à la ville. Trop simple !

Appelées "pommes d'Orange" petit à petit l'appellation s'est simplifiée et l'on n'a plus parlé que d'orange ! Par contre point commun au castillan et au français, le fruit a donné son nom à une nouvelle couleur, l'orange ou le naranjo !

CQFD !

Mais revenons à Sagunto, il faut vraiment faire un énorme effort d'imagination pour retrouver la Sagunto des origines. Ville Ibère, puis comptoir grec, phénicien, ville romaine, l'environnement est à faire peur, nous avons même renoncé au "paseo archeologico" qui fait le tour du promontoire rocheux où est situé le château.

Par contre la vieille ville est assez sympa, un parcours de découverte remplit son office et tout est gratuit ! Que demander de plus ?

En fait la première chose qui me vient à l'esprit pour qualifier Sagunto est négligé, pas "fignolé" et surtout le château, encore plus cassé que les autres. Il nous a juste offert un panorama luxueux le temps d'un pique-nique. Par contre nous nous sommes régalées les yeux à l'ermitage du Calvaire, lumière grecque, cyprès faisant le lien entre Ciel et la Terre, du bleu, du blanc.

Autre sujet d'étonnement le cimetière juif ! Rien à voir avec un cimetière traditionnel, tout le promontoire au flanc duquel est installé le théâtre romain et où se perche le château est creusé de niches ayant servi, où servant encore, de sépultures à des hommes et des femmes de confession juives.

Fermées d'une porte métallique, un ménorah y est souvent gravé !

Si Sagunto que j'avais idéalisée a été une déception, sur le chemin du retour, Peniscola dont je n'attendais rien m'a séduite ! Même pas besoin de faire abstraction du béton qui borde la côte, la vieille ville sur son promontoire rocheux s'impose, elle éclipse tout et là encore c'est la Grèce qui palpite.

Et puis outre le patrimoine bâti, les églises, le château, les fortifications et le parc d'artillerie, une atmosphère bon enfant régnait dans les ruelles. Un marché de Noël ayant revêtu les atours d'une fête médiévale battait son plein offrant aux visiteurs des produits et des animations de qualité. Là encore rien de ringard, de tape à l’œil.

Mais revenons en à Peniscola avec cette question, connaissez-vous Pedro de Luna ? Benoît XIII ? Non !

Déjà c'est le même homme, un homme d'église.

Dernière forteresse templière le château de Peniscola fut transformé en siège pontifical par cet homme, devenu pape en Avignon, l'un des antipapes aux yeux de Rome, ce qui évidemment fit pas mal de vagues et contraignit Benoît XIII à fuir l'ire romaine !

Alors dernière question, où se réfugia Pedro de Luna alias Benoît XIII lors de la crise que connut l’Église à cette époque ? Ici en Pays Catalan, au Palais des Rois de Majorque faisant de Perpignan la quatrième cité pontificale de la Chrétienté avec Rome, Avignon et Peniscola !

C'est fou ce que l'on apprend en voyageant !

Do

 

 

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 16:02

De prime abord, nous avons été déçues en arrivant. Ceinture d'immeubles sans grâce, zones commerciales et industrielles assez décourageante, mais à l'horizon le gigantesque château qui couronne la crête nous faisait de l’œil. Nanties des renseignements collectés avant le départ nous avons gagné le "Jardín del Beso", joli nom, où nous avons réussi à nous garer assez facilement.

Xativa, à prononcer Rativa, possède un riche passé. Un saut dans le temps nous fait remonter à moins 30 000 ans avant JC, c'est dire ! mais c'est surtout le berceau de la famille Borja, plus connue sous sa forme italianisée de Borgia, à qui l'on doit pas moins de deux papes (Calixte III et Alexandre VI respectivement Alfonso et Rodrigo), un saint et une empoisonneuse, Lucrèce ! Brrr, quelle famille !

Castel Minor vu du Castel Major

Encore fringantes nous avons visé le château, 30 tours encore en place, 4 portes fortifiées, que l'on atteint au terme d'une bonne grimpette avalée d'une traite en repérant au passage pour la descente quelques sites incontournables. Le château de Xativa se compose de deux unités distinctes, El Castel Major et El Castel Minor reliés entre eux par la place d'armes qui permet au visiteur exténué et affamé de recharger ses batteries avant d'entamer ou de poursuivre sa découverte. Hannibal a fréquenté le lieu qui de tout temps a eu une vie trépidante et subi de nombreux aménagements au fil du temps ce qui lui donne un aspect assez décousu.

La Porta Ferrisa semble trop neuve mais plus on grimpe plus c'est "cassé" ! Les ibères fondateurs de la ville, les romains, les wisigoths, les musulmans s'y sont illustrés et il faut bien dire que ce sont ces derniers qui y ont laissé les traces les plus marquantes notamment pour tout ce qui concerne la gestion de l'eau. Citernes (aljibes), fontaines, bassins et canaux sont omniprésents.

Le château a servit aussi de prison à des fins politique et s'il a subi les outrages du temps, notamment du tremblement de terre de 1748, les ruines restent grandioses et le panorama à ses deux extrémités est décoiffant.

Castel Major vu du Castel Minor

Redescendues par des chemins de traverse nous avons fini par trouver "LA" nevera !

Un puits à glace gigantesque de 10 mètres de diamètre et autant de profondeur. Des trous à intervalles réguliers alignés verticalement font office d'escaliers.

D'origine arabe il fut reconstruit au XVIIIe siècle époque où l'Europe subit ce que l'on nomma "petite glaciation". Le puits a été en partie excavé dans la roche avant d'être surmonté d'une voûte de pierres et de briques végétalisée. Quatre ouvertures orientées aux quatre points cardinaux permettaient de déverser la neige qui sous l'action de son propre poids se compactait donnant des couches successives de glace. A la base du puits une saignée dans la roche canalisait l'eau de fonte vers des diverses conduites d’évacuation.

Avant de plonger dans la ville aux mille fontaines, celle aux 25 caňos n'est pas la moins spectaculaire,

nous avons musardé découvrant les monuments emblématiques mais aussi en quelques endroits d'admirables fresques contemporaines totalement absentes des guides touristiques pour nous régaler sur l'Albereda de Jaume I d'un délicieux "chocolate a la taza". Si vous ne connaissez pas, nous avons la recette, il faut juste demander !

Et c'est en ce lieu que nous avons repéré un chameau, vivant ! Interloquées nous avons découvert la reconstitution de ce qui m'a semblé être le village de Bethléem.

Un village peuplé de personnages grandeur nature qui s'est avéré être la plus grande crèche vivante d'Espagne, elle occupe une bonne partie de la Rambla et s'étend sur le parc attenant.

Animaux vivants et bien entretenus, fruits, légumes, plantes, la réalisation de cette crèche est le fruit de la participation de chaque habitant et d'artistes fallers ! Maintenant vous voyez de quoi il s'agit!

Matériaux recyclés, contributions solidaires, le résultat est magnifique, un régal ! 

Le hasard fait bien les choses quand même !

Et excuse moi si je vous choque mais les décorations de Noël en Espagne sont un peu moins ringardes que chez nous, moins bling bling et moins gourmandes en énergie !

Do

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 16:54

Non loin de Valencia, à quelques tours de roue, trois superbes villes !

Trois villes où ibères, grecs, romains, arabes ... ont laissé leur empreinte.

Trois villes avec en partage au moins un point commun, un château haut perché !

Chulilla est surtout connu pour ses sites d'escalade et les multiples itinéraires de randonnées qui sillonnent 

les caňons où le Rio Turia se fraie son chemin. Nous mesurons bien en découvrant son travail de sape la force de l'eau et le degré d’ingéniosité des humains qui ont tenté de le maîtriser, de le canaliser. Un travail que nos contemporains ont dû poursuivre plus loin en plaine pour protéger Valencia des humeurs meurtrières du Turia. Aujourd'hui le Turia a été canalisé, son cours détourné et régulé par des barrages a donné naissance à un gigantesque ruban de verdure qui ceinture en partie la ville. Le Bioparc, le Parc de la Cabecera, la Cité des arts et des Sciences s'y épanouissent reliés entre eux par des espaces verts sillonnés de pistes cyclables, sentiers et émaillés de pelouses qu'il est PERMIS de fouler !

Gym du matin !

Chulilla est un gros bourg tout blanc à vocation agricole. Les champs d'orangers, quelques uns de plaqueminiers et aussi de caroubiers dégringolent jusqu'au Turia avant d'en occuper le fond du lit !

Caroubier

Quant au chemin que nous avions élu il se faufile le long des falaises à mi hauteur jusqu'à rattraper le cours canalisé du rio.

Lorsque l'on débouche sur la vasque du Charco Azul, on reste sans voie et puis très vite on se félicite que les anciennes passerelles soient HS parce que vraiment "même morte" je ne m'y serais jamais aventurée.

A intervalles réguliers des ouvertures pratiquées dans la falaise rappellent que des hommes ont creusé à l'aveugle mais en respectant des normes telles que l'eau de s'écoule encore aujourd'hui avec régularité jusqu'à l'air libre !

Ouvertures du canal

Les romains étaient très forts à ce jeu acheminant l'eau sur des kilomètres en alternant canaux à l'air libre, aqueducs et tunnels comme nous l'avions découverts près d'Albarracin dans la province de Teruel.

Le Charco Azul est une vasque naturelle au débouché d'une gorge étroite "l'Hoz del Rio Turia" et nous restons sans voie devant la verticalité des falaises où nous n'avons par contre détecté aucune vie ! Pas un percnoptère, pas de buitres, rien !!!

Quelques vergers abandonnés ont finalement eu raison de nos réticences et c'est sans remord que nous avons soustrait à un oranger étouffé sous les ronces chacune une délicieuse orange ! Merci à lui.

La suite en images et à une prochaine fois pour découvrir Xativa. Do

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 16:43

Presque aussi dépaysant qu'un séjour aux Antilles, soleil, températures plus que printanières dans la journée, flore luxuriante et faune avicole un tantinet inhabituelle.

Ibis falcinelles, spatules et hirondelles, caroubiers, plaqueminiers et évidemment orangers ont enchanté notre séjour éveillant une furieuse envie d'y retourner ! Un séjour donc épatant que nous ne vous narrerons pas par le menu mais plutôt en zoomant sur ce qui nous a interpellées ou séduites à commencer par la gentillesse, la bonhommie des valenciens avec une mention spéciale pour cet homme qui nous a proposé de jouer les taxis nous dispensant mine de rien une foule de renseignements que l'on ne trouve certainement pas dans les guides.

Une longue attente du bus évitée, un vrai moment de partage dont en prime il nous a remercié !!! pour lui avoir offert l'occasion de pratiquer son français, français acquis pendant ses années Erasmus. Marrant si l'on imagine que pendant tout le trajet, pendant que je conversais en castillan il me répondait en français !

Si un séjour à Valence vous tente et que vous souhaitez jouer la carte Nature, même si la ville est très aérée et verdoyante, un hébergement dans la Albuféra a tout pour séduire et ne vous empêchera pas de jouir de l'architecture très aérienne de la ville !

 

Zone humide connue pour ses rizières, elle abrite également des espaces verts rendus à la vie sauvage et spécifiques à ce type de milieu, une kyrielle d'oiseaux migrateurs ou non qui font leur show au couchant sur la Albuféra pour le plus grand bonheur des valenciens.

Chaque soir, en grand nombre ils viennent admirer Ra s'évanouir derrière la Sierra de las Cabrillas à deux pas du camping Valencia del Saler. Un camping au personnel sympathique et aux bungalows confortables et "nickel chrome" à deux pas du village d'El Palmar, petit village sans prétention sillonné de canaux débouchant sur la Albuféra où nous avons goûté de délicieuses "cocas", de l'"Authentique" selon l'expression de Pagnol trouvé dans la boulangerie locale.

Autre atout le bus 25 offre des liaisons régulières pour Valence. En 20 minutes la Puerta de la Mar, arc de triomphe monumental érigé à la mémoire des victimes de la guerre civile est à vous !

Vamos !

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:46

Voilà une visite que nous ne sommes pas prêtes d’oublier. Tous les qualificatifs peuvent y passer, merveilleux, magique, grandiose, sublime … un régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles, un baume pour le coeur qui n’en finissait pas de chavirer d’émotion.

Après n’avoir pu honorer nos réservations en octobre, l’opportunité nous étant offerte de retrouver ma « plus vieille copine d’enfance » en Avignon nous avons eu la chance de pouvoir, enfin, découvrir ces fameuses Carrières de Lumière.

Au XIXe siècle le développement industriel imposa la construction de nombreux bâtiments signant le coût d’envoi de l’exploitation de la pierre des Baux, une roche calcaire riche en fossiles marins et vieille de quelques 20 millions d’années.

La carrière des Grands Fonds venait de prendre du service pour ne fermer qu’en 1935, l’apparition de matériaux d’un moindre coût entraînant un déclin de la demande.

Petites nous nous y étions baladées, c’était en 1961 et grâce à Cocteau la carrière doucement se réveillait.

C’est en partie dans ces lieux que fut tourné le « Testament d’Orphée », son testament ! Pour la première fois les carrières servaient de décor au monde artistique. Le cinéma, la peinture, la musique, la littérature, la danse leur donnaient leurs lettres de noblesse ... Aznavour, Picasso, Françoise Sagan, Jean Marais, Serge Lifar et tant d’autres !

Le ton était donné et dès 1977 des spectacles audiovisuels ont animé ce que l’on a commencé à connaître sous le vocable de Cathédrale de Lumière.

Depuis 2012 la carrière des Grands Fonds est devenue un centre d’art numérique selon le concept AMIEX (Art et music Immersive Expérience) et offre une immersion en musique dans l’oeuvre d’artistes plasticiens tels Renoir, Chagall, Klimt, Michel Ange …

Cette année Van Gogh est à l’honneur, l’an prochain ce sera Dali et mon petit doigt le dit que nous y ferons sans doute un tour, de toute façon nous avons repéré plein de randos dans les Alpilles, ces Alpilles qui ont tant charmé notre enfance.

En attendant si une petite mise en bouche vous tente, un clic !

Evidemment c’est un peu long mis comment réduire un tel enchantement à peau de chagrin ? 

https://www.youtube.com/watch?v=8m92JRminy4

Par contre, attention, il y fait froid ! Do

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 20:58

Les motifs pour venir à Royan ne manquent pas, joies de la mer, enfin plus exactement de l’océan Atlantique (à moins que ce soit l’estuaire de la Gironde), le front de mer à arpenter de conche en conche, la manifestation estival « un violon sur le sable » où se produit régulièrement notre Nemanja ! Enfin bref x raisons peuvent vous y conduire à commencer par y retrouver des amis ou de la famille, ce qui fut notre cas. Toujours est-il que si vous êtes un jour sur Royan pensez à diriger vos pas vers l’Église Notre Dame de Royan, à première vue rien de transcendantal et pourtant !

Mis à part quelques villas « Belle Epoque » Royan est une ville à l’architecture plutôt sans grâce, ce constat n’engage que moi évidemment ! Par contre s’y balader est très plaisant, l’atmosphère est plutôt sereine et l’on oublierait facilement que Royan a un passé tragique derrière elle !

Bombardée le 5 janvier 1945 par les alliés, apparemment ce fut fréquent nous avions déjà entendu cela en visitant en Bretagne le château de Trévarez qui a perdu tout une aile, la ville fut détruite à 95 % et l’on dénombra un nombre impressionnant de victimes décédées ou blessées. Le 15 avril 1945 une nouvelle vague de bombardements aérien, maritime et terrestre réduisit la ville en miettes.

Ce qui explique que globalement les constructions semblent récentes et confèrent à la ville une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle des villes normandes que nous connaissons. Ce qui explique également que Royan possède une église à l’architecture hyper moderne. Guillaume Gillet, l’architecte principal a réalisé de véritables prousses architecturales dont à première vue il est difficile de se rendre compte !

Orienté comme tous les édifices religieux, choeur à l’Est et parvis à l’ouest, elle a la forme d’une ellipse de 45 mètres de long et d’une hauteur totale, croix y compris de 66 mètres !

Entièrement en ciment armé, on voit encore la trace laissée par les planches des coffrages, l’épaisseur minime de la toiture, 6 centimètres, a permis de s’affranchir de piliers intérieurs. La Nef s’élève d’une seule volée pour culminer à 36 mètres aux points les plus hauts. 500 mètres carrés de verrières rythment la structure du bâtiment et permettent des effets de lumière séduisants. Ces vitraux en 3D, et oui c’est possible en installant des plaques de verre perpendiculairement à l’ensemble, ont une excellente résistance ce qui est quand même essentiel en bord de mer quand les tempêtes sont possibles !

Le choeur quant à lui est éclairé par un vitrail en cristal de Baccarat.

L’église qui peut contenir environ 2000 personnes recèle des œuvres d’art interpellantes comme cette statue de Jeanne d’Arc très stylisée, au moins cela change.

Autre œuvre de marque, l’orgue en étain martelé ! Terminé en 1984 il est classé monument historique depuis 2006 tout comme l’église.

Voilà pour Royan et son église Notre Dame, n’oubliez pas non plus de filer sur La Palmyre en longeant la côte et ses carrelets ...

d’aller faire un coucou au phare de la Courbe et pourquoi pas de pousser jusqu’au phare du Cordouan dont je ne vous en dirais rien sauf que nous ne connaissons pas et que nous espérons bien un jour aller le découvrir !

Dominique

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 20:08

De retour des Charentes, îles d’Oléron, de Ré, région de Marennes … nous avons peaufiné notre connaissance du coin et ciblé ce que nous ne connaissions pas, Saint Trojan sur l’île d’Oléron et que nous avons découvert à vélo, le Fort Louvois à la pointe du Chapus, le Château de St Jean d’Angle, tout ceci à quelques encablures de Royan !

En quelques lignes et publications, nos découvertes !

Les Cabanes Bleues de Fabio

Si un jour vos pas vous mènent sur l’Île d’Oléron allez faire un tour sur le port de St Trojan et repéré la direction « les Cabanes Bleues ».

Evidemment c’est juste « ouvert, souvent » mais hors saison vous avez quand même plus de chance d’y rencontrer le maître des lieux qu’aux Cabanes du Château d’Oléron, certes super chouettes mais qui ouvrent plus spécialement en Juillet et août quand les touristes sont là, pas cool !

Les Cabanes Bleues sont celles de Fabio. Né à Livourne, son petit accent est délicieux et son discours jouissif ! Peintures d’inspiration locale, cabanes, voiles, mer, ciel … des sujets librement traités sur toiles, bois d’origines diverses. Les prix sont modiques car ce qui anime Fabio avant tout c’est l’échange et partager des idées, des découvertes, des coups de coeur, des coups de gueule !

De la Tour de Pise à la Butte Montmartre en passant par les puces de la Porte Didot (dire que si nous l’avions su alors nous aurions pu faire connaissance, je travaillais à un jet de pierre) Fabio a roulé sa bosse en sculptant des noyaux. Oui, oui des noyaux, d’abricots, de cerises, de prunes … polis, taillés, sculptés, vernis, de minuscules œuvres d’art montées en porte-clefs, breloques.

Ce qui caractérise Fabio est son goût pour la liberté, son anti conformisme. Il continue à sillonner les routes pour gagner en famille l’Afrique du Nord où il va prêter main forte à ceux qui en ont besoin au volant d’un super carrosse. Pas de camping-car juste une fourgonnette entièrement équipée par ses soins et qui « miracolo » réussie à passer les contrôles techniques !

Auvent fait maison avec des matériaux de récupération, réservoir d’eau et douchette solaire ; le moindre objet a droit à une seconde vie comme ces chenaux de gouttière transformés en citerne dont le profil en U assure un parfait équilibre à l’ensemble. Le soleil assure le chauffage un jeu de raccords le remplissage que la vidange. Une mine d’idées, un minimum d’accessoires mais pourtant tout le nécessaire.

Evidemment nous sommes loin, très loin du concept « Concorde » et de ceux qui vivent une vie aux antipodes des fréquentations de Fabio.

Nous avons échangé, partagé pendant une bonne heure, réfléchi sur les sièges ad hoc.

Aucun doute Fabio est un adepte de la décroissance chère à Pierre Rabhi Il donne à voir, sait appuyer là où le bât blesse tout en restant toujours dans l’empathie, le respect.

Ne vous privez pas de la joie de rencontrer Fabio, cela fait un bien fou !

Dominique

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 14:46

Depuis des années Christiane tentait de nous y emmener, ce n’était jamais le bon moment et puis ce 12 septembre nous l’avons fait !

Réunion de briefing la veille, nous préparons les déplacements en fonction des spectacles que nous avons envie de découvrir, nous les situons sur le plan, estimons temps d’attente, durée du déplacement. Petit à petit nous établissons un emploi du temps cohérent et minuté. Christiane pourrait monter son agence, il n’y en a pas deux comme elle pour tout mettre en place. Le déroulement de la journée calé, nous passons à l’intendance car pour mener à bien notre journée pas question de perdre notre temps dans les cafétéria ou resto. De toute façon la salade maison que chacun va se concocter ne peut avoir d’équivalent, tous les produits viennent du jardin et sont soumis aux soins diligents de Vincent qui jardine avec amour ! Et nous nous sommes régalés !

C’est donc sous les meilleurs auspices que nous avons attaqué cette journée mémorable qui a débuté à 9h30 pour se terminer à 22h30. Nous allons « faire le Puy du Fou », une première pour nous qui n’aimons pas vraiment la foule mais si Christiane et Vincent ont tout prévu, côté organisation au Puy du Fou c’est « raccord ».

Des queues certes mais tout a été pensé, anticipé, prévu pour favoriser la circulation des véhicules, des visiteurs ensuite. Et si nous passons tous au détecteur afin de veiller à la sécurité ce n’est pas le bazar que nous avons expérimenté dans certains sites touristiques, à Rome par exemple !

Historiquement la grande aventure du Puy du Fou a débuté en 1978 lorsque Philippe de Villiers monte un spectacle retraçant l’histoire de la Vendée, une histoire mouvementée et douloureuse que lui ont inspiré les ruines du château du Puy du Fou qu’il avait découvert depuis peu. Animé par des bénévoles volontaires ce spectacle est depuis le début connu sous le nom de Cinéscénie.

En 1989 le « Grand Parc » voit le jour et ne cessera d’évoluer. 600 personnes, un millier d’animaux donnent vie au Puy du Fou qui accueille un conservatoire animal des races anciennes,

une fauconnerie, de grands espaces forestiers, divers potagers, des animaux « sauvages ».

Dotée de sa propre école de formation interne en ce qui concerne les dimensions artistique et technique, depuis quelques années une école accueille les enfants dès le CM2 pour une formation scolaire classique couplée à une formation sportive et artistique. Écoles de spectacles, équitation, voltige, école de fauconnerie …

le Puy du Fou est un modèle du genre qui d’ailleurs s’exporte puisqu’il a présidé à la création d’un parc culturel à Tolède en Espagne. A visée culturelle même s’il offre diverses attractions style manège les spectacles sont d’une qualité extrême, hyper documentés d’un point de vue historique ! En bref nous nous sommes régalées et dès l’arrivée nous nous sommes laissées emporter par la magie des lieux. de toute façon j'ai gardé mon âme d'enfant !

Nous ne pouvons qu’adhérer à ces spectacles auxquels une technologie spectaculaire confère une dimension magique.

Drakkar sortant de l’eau, chevaux et hommes émergeant des flots,

salle de spectacle pivotant sur place pour permettre aux spectateurs d’évoluer dans le temps et l’espace du récit, spectacle de chevaux grandiose au sein du plus grand carrousel au monde, reconstitution de villages à différentes époques

… impossible de dire ce que j’ai préféré. Par contre sans hésitation je peux affirmer m’être régalée en regardant les chevaux évoluer. De la Haute École mais des animaux manifestement partie prenante dans ce spectacle sans le côté soumission que nous avions pu ressentir et déplorer à Vienne !

Bien que connaissant les grands traits de l’histoire de la Vendée, le « Dernier panache » qui conte la vie de François Athanase Charrette de la Contrie m’a émue, alors il y a évidemment des détracteurs dénonçant une vision orientée de l’histoire, critiquant le terme de génocide pour qualifier les exactions commises contre la population sous la Révolution ! Peut-être mais comment justifier alors que l’on ait employé le qualificatif de « Terreur » pour nommer cette période trouble où l’on a purgé la France de tous ceux qui dérangeaient le pouvoir en place ?!

Alors si ce n’est déjà fait n’hésitez pas, le Puy du Fou n’a rien à voir avec Disney, Astérix, on y retrouve une capacité à s’émerveiller et j’étais toute émue d’entendre Gérard Depardieu conter des fables de La Fontaine ! Parce que c’est fou ce qu’il conte bien !!!

Et puis même envahi, les énergies sont agréables sans doute grâce à la musique classique diffusée partout dans le parc et qui contribue à maintenir de belles vibrations ! D’ailleurs nous avons terminé en beauté avec le spectacle des « Orgues de Feu », Mozart, Bizet, Delerue et Bach !

Do

et si le coeur vous en dit, des vidéos sont disponibles !

Le signe du triomphe https://youtu.be/0ZiKIz4QiHU.

Les Vikings                       https://youtu.be/QZJyLwKqYos

Les grandes eaux     https://youtu.be/LBnaSd5NWQk

La Fontaine                          https://youtu.be/ZPAaR7Px7_c

Les chevaliers de la table ronde  https://youtu.be/nlECwP2D5fM

 

 

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28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 14:49

A chaque fois que nous retrouvons nos amis Christiane et Vincent en Vendée, c’est sûr, on va s’instruire, on peut aussi randonner mais il y a toujours quelque chose à apprendre, à découvrir. C’est ainsi que nous avons pu visiter les chantiers de l’Atlantique à St Nazaire, impressionnant !

Voici donc un petit temps de partage !

C’est en 1862 que le premier « paquebot » voit le jour. Composé de deux noms anglais  « paquet » et « boat », à l’époque le mot un paquebot désigne une embarcation transportant des contenants.

Petit à petit le fret transporté évolue et l’apparition du phénomène migratoire né des crises sociales fin XIXe et début XXe modifie l’agencement de ces paquebots. Le transport des migrants vers les USA enrichit alors le vocabulaire de la marine, le « paquebot transatlantique » est né !

A cette époque les chantiers navals tournent à plein régime, la construction connaît un essor fulgurant. Dans les années 1920 la concurrence de l’aviation mais surtout la fermeture des frontières des USA et du Canada qui se protègent des flux migratoires (déjà, rien n’a donc changé !) mettent un coup de frein à la croissance des chantiers navals de St Nazaire qui se tournent vers l’espace. Conjuguant leur savoir faire en matière de navigation maritime, ce sont 1000 hydravions qui vont voir le jour à St Nazaire mais il faudra attendre cependant l’émergence d’un tourisme de masse pour que la construction navale se ressaisisse avec l’apparition de la mode des croisières. 

Aujourd’hui les chantiers occupent 110 hectares, l’équivalent de 144 terrains de foot, ils emploient 8000 ouvriers dont 3000 rattachés directement aux chantiers. A ce jour les chantiers n’acceptent plus de commandes jusqu’en 2026 et 4 navires sont en construction, le premier devant être livré en 2020.

C’est l’entreprise Arcelormittal qui fournit la matière première en provenance de Jijone en Espagne ou de Fos sur Mer. Un acier qui se doit d’être très souple et malléable, c’est bien connu un navire se déforme en tout sens. Entreposées à l’extérieur les plaques d’acier déplacées au moyen de portiques à électro aimants sont tour à tour grenaillées, traitées anti-corrosion, usinées, découpées au robot laser entre 5000 et 20000 degrés, soudées, ajustées. D’atelier en atelier elles gagnent l’aire de pré montage où pour plus de facilité et de confort pour les ouvriers tout est monté à l’envers.

Petite question, connaissez vous l’épaisseur de la coque d’un bateau de croisière transportant 6000 passagers ?

2 cms !

Ça fait peur, non ?

Et en prime il n’y a de double coque que pour les navires militaires et ceux transportant des matières dangereuses !

Je vous rassure, les tôles, de différentes épaisseurs selon l’usage auquel elles sont destinées sont de deux qualités : la haute tolérance pour la coque, la tolérance normale pour les aménagements intérieurs.

Le plus gros paquebot d’Europe est en gestation à St Nazaire, 2000 ouvriers y travaillent et 500 corps de métiers œuvrent à son aménagement intérieur. Le MS Grandiosa emportera en Méditerranée 6000 passagers et 2000 membres d’équipage. Long de 331 mètres, large de 43, s’il atteint 60 mètres de haut il n’a que 8 mètres de tirant d’eau !

Un délire total flottant de 19 ponts dont 18 effectifs, le 17 porte malheur en Italie et l’armateur est en partie italien ! Voilà bien un truc qui m’épate, car si le numéro n’est pas matérialisé dans les faits il y a bien un 17e pont ?!

Des bars, restos, casino, boîte de nuit et même un parc aquatique, un bowling, un tennis, un musée d’art !,

un parc accrobranche et un spectacle du Cirque du Soleil, voilà ce que le MS Grandiosa vous offrira si vous décidez de vous offrir une petite croisière. Par contre il faudra vous y tenir à carreau car il a, comme tous les paquebots, une prison. Il vous en coûtera 900€ pour une cabine avec balcon et en pension complète pour une semaine, si vous arrivez toutefois à trouver une cabine car alors qu’il n’est pas encore à flot, tout est complet !

A St Nazaire, tout semble gigantesque, plus gros paquebots d’Europe et du monde en construction, et un sentiment de démesure s’empare du visiteur à l’énoncé des chiffres qu’il convient d’associer au moindre point évoqué.

Une ancre de 11 tonnes, une aire de montage de 1,2km où les ouvriers se déplacent à vélo mais aussi en taxi pour éviter les pertes de temps (le temps c’est de l’argent, ne l’oublions pas), une semaine de séchage pour les soudures, une cale de 900 m de long (la plus longue d’Europe) contenant 800 000 m³ d’eau et qui se remplit en 3 jours pour permettre à un paquebot de 80 000 tonnes de gagner la mer !

Si vous comptez vous offrir un MSC Grandiosa il vous faudra débourser 850 millions d’euros et si vous êtes encore plus gourmand et que le Melody of the See vous a séduit pas de problème 1 petit milliard d’euros et il est à vous.

Vous pouvez même aller faire de l’œil à votre banquier pour un prêt ces joujoux sont amortis entre 3 et 5 ans, pourquoi se priver ?!

Moi personnellement il y a quand même 2, 3 petites choses qui me gênent. Déjà leur durée de vie n’excède pas les 30 ans et les centres de démantèlement sont situés aux Indes et au Bangladesh. Nous refilerons donc nos « merdes » à des pays dont les populations sont parmi les plus indigentes qui soit.

Ensuite alors que nos gouvernements n’arrêtent pas de nous stigmatiser avec nos véhicules thermiques aucune législation n’existe pour réglementer la circulation des ces engins dotés de moteurs diesel de 20 mégawatts, 4 si ma mémoire est bonne pour le MS . .. Certains armateurs peuvent faire le choix d’énergie moins polluantes comme le GML (gaz liquide), il y en a quelques uns mais … mais !

L’appât du gain est bien évidemment plus fort. Il n’y a bien que Greta Thunberg pour faire le choix du voilier pour traverser l’Atlantique !

Do

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