Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 19:17

 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

Ça roule !

Partager cet article
Repost0
14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 18:16

Besoin de bol d'air en ces temps de confinement, un petit passage du Gois !

Au fait si vous ne le savez pas ce passage millénaire a été réalisé sur un haut fond par les moines de Noirmoutier et relie l'île au continent ! La chaussée submersible résiste au temps bien mieux que certaines voies que je ne nommerai pas ! En certains endroits les pavés des moines sont toujours en place, cela saute pas mal mais c’est chouette !

Pour notre dernier passage nous fûmes quasiment seules, du jamais vu ! Prémonitoire !

https://photos.google.com/photo/AF1QipM4jcFzzAXJaApA9wAOJVzbLawahbNocYvmZe6c

Partager cet article
Repost0
20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 17:27

La Montagne de Sel est un phénomène naturel unique au monde et encore de nos jours elle grandit à mesure que la pluie l’érode.

Ses 120 mètres ne sont que la pointe d’un énorme diapir (type de formation salifère) de presque deux kilomètres de profondeur.

La visite de la Muntanya de sal dure une heure, on y accède en dévalant les montagnes de scories issues de l’exploitation, la balade découverte nous permet de nous enfoncer à 86 mètres en empruntant à la suite des mineurs un réseau de galeries offrant aux visiteurs un spectacle haut en couleurs et en saveur, à n’en pas douter !

Le spectacle des formes et des textures qu’offre le massif salin est d’une grande beauté. Aujourd’hui il nous est donné de visiter cette exploitation ainsi que la vieille enceinte minière devenue Parc culturel et témoignage vivant d’un pan de l’histoire de l’humanité !

A l’époque de la Pangée la zone du globe occupée par la région comprise entre Cardona, Suria et Manresa en Catalogne était recouverte par l’Océan Atlantique,

sans doute n’est-ce pas pour vous un scoop mais savez-vous que dans un nombre conséquent de millions d’années les continents européen, africain et asiatique auront fusionné (photo à l’appui).

Des sédiments s’y sont accumulés, l’eau s’y est retrouvée emprisonnée, la zone s’est asséchée. Le glissement et le chevauchement des plaques tectoniques européenne et ibérique ont piégé d’énormes quantité de sel. Chlorure de Sodium, Potassium, Potassium et Magnésium sont présents dans ce qui est dénommée « Conque de Cardona ».

Comme à Manresa et Suria l’extraction se fit d’abord à ciel ouvert, une exploitation qui a commencé dès le néolithique.

Le sel était une richesse fantastique tant pour les exploitants que les mineurs payés en sel ! Tel est là l’origine du terme salarié !

La mine de Cardona est la seule fournissant du Chlorure de Sodium, encore aujourd’hui subsiste une petite exploitation de sel blanc qui n’est toutefois pas destiné à l’alimentation humaine.

Dans les années 1920 l’exploitation au coeur de la mine par des galeries fut décidée. Le point le plus bas possible ayant été atteint (1300m sous terre), la fermeture de la mine fut décidée en 1990. Plus on descend en profondeur, plus la chaleur monte, atteignant 50° dans les galeries, les filons à cette profondeur étant horizontaux, le fond de la conque quasiment atteint, la ventilation des galeries étaient devenue impossible ! C’est l’érection des Pyrénées qui est à l’origine de l’inclinaison des filons de sel, une pression que ne s’est pas fait sentir en profondeur. En 1923 un nouveau projet industriel mené par Paul Floquet, un français, imposa la nécessité de faire appel à plus de manœuvres. On fit appel à des personnes émanant de régions de traditions minières : Murcia, Almeria, Huelva, Païs Vasco et Asturias. Dans les années 30 pour répondre à l’expansion de la mine, des travailleurs venant d’Andalousia, d’Extremadur vinrent se joindre à ceux déjà installés. Le flux migratoire reprit après la guerre civile, des mouvements ouvriers obligèrent la direction de l’entreprise à s’occuper du problème des logements. Trois colonies se développèrent autour du centre ville, Arqiers, Manuela et Aramburu dotées d’une chapelle, de commerces, d’écoles, ce sont les femmes qui ont constitué la colonne vertébrale de cette société.

Au fil des ans les conditions d’extraction évoluèrent, un tapis roulant de 5000 mètres de long se substitua aux wagonnets et s’il n’y avait à redouter les coups de grisou, la pollution générée par les engins mécaniques (charbon, gasoil, poussière des explosions), la corrosion dûe au sel en faisait un travail dangereux, 80 morts en 60 ans.

Aujourd’hui la mine est fermée et les galeries les plus profondes petit à petit sont ennoyées naturellement, quant aux autres elles toutes appelées à se resserrer sur elles-même sous l’effet de la pression des roches.

Voilà vous savez tout ! Do

Partager cet article
Repost0
20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 16:43

Je viens de vivre un de mes rêves ! Passer une nuit dans un Parador !

Pour ceux qui l’ignorent, les Paradors sont des hôtels « de luxe » installés dans des monuments emblématiques de l’Espagne, couvents, monastères, châteaux ou forteresses. La chaîne fut fondée en 1928 par le roi Alphonse XIII pour promouvoir le tourisme en Espagne !

Nous avions choisi celui de Cardona en Catalogne, assez près de chez nous et dans un coin où nous n’avions jamais trouvé le temps de nous rendre, trop près sans doute.

Perché, le Cardener se faufile à ses pieds. Si la ville nous a modérément emballées, nous y avons rencontré des personnes sympathiques et avons pu nous régaler lors de la visite du site emblématique du lieu, la montagne de Sel !

Une visite guidée en catalan qui nous a réjouies à plus d’un titre, déjà la découverte est passionnante mais en plus nous avons réussi à presque tout comprendre ! La preuve, l’article à venir dont le contenu est le récit fidèle des explications reçues. Nous ne parlons pas le catalan, mais c’est quand même gratifiant de constater qu’en plus de le lire nous arrivons maintenant à le comprendre ! Chouette !

Le Parador est installé au sein même du château de Cardona qui conserve encore un de ses éléments défensifs datant de la construction primitive de 880, la Torre Minyona.

Ceint de la totalité de ses remparts, le public accède librement au « Pati » d’armes,

au cloître, aux différents bastions qui subsistent et, il n’y a pas à dire, cela a quand même « de la gueule ».

La salle à manger en impose et si nous n’avions pas hérité d’une chambre avec lits à baldaquins, la salle de bains tout en marbre, le point de vue décoiffant, nous étions au dernier étage, nous a régalés !

Evidemment descendre à pied, et en remonter, pour visiter la ville et découvrir les environs se mérite ! Pas de problème, nous avons le jarret ferme !

La suite pour demain puisqu’il paraît que mes articles sont trop longs ! Do

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 17:43

Un petit saut sur Montpellier, trois petits tours dans les environs et Pof ! une super soirée !

Ça vous épate, hein !

Gardons le meilleur pour la fin et commençons par deux « idées découvertes », enfin, je l’imagine !

Ambrussum et le château de Faugergues, cela vous tente ?

Ambrussum, site archéologique d’importance est accessible librement au public, doté d’un musée, tout est entièrement GRATUIT. Un parcours de découverte, inséré dans le parcours Courbet, balisé et ponctué de panneaux explicatifs permet d’appréhender les lieux. Dès le VIIe siècle av JC le site était occupé par les Volques, peuple gaulois qui avait déjà bâti là une ville d’envergure.

Commerces, boutiques, réseau de rues pavées, toujours en place aujourd’hui, c’est une ville clé en main que les romains ont trouvé.

Desservie par la Via Domitia les romains la dotèrent d’un relais routier dont on peut encore maintenant apprécier l’ampleur, auberges, forge, bains publics, sanctuaire et si les remparts sont encore très évocateurs, la vedette en est le Pont Ambroix.

Il a sauvé des « Vidourlades » (c’est ainsi que l’on nomme les crues du Vidourle) une de ses 9 arches et nous permet encore aujourd’hui d’apprécier la maitrise technologique des romains.

Éperon bâti en amont de chaque pile, ouïes rectangulaires pour limiter la pression des eaux en cas de crues, le pont ancré sur le massif rocheux là où ce dernier est au plus près de la berge desservait les alentours d’Ambrussum, ville jalon implantée sur les 556 kilomètres de la Via Domitia.

Quant au château de Faugergues nous avons visité principalement les jardins. De nombreux arbres remarquables sont à découvrir dont un oranger des osages.

Baptisé ainsi ce n’est absolument pas un oranger, seule l’allure des fruits peut prêter à confusion. Arbre utilisé par les indiens de la tribu osage pour fabriquer leurs arcs et confectionner des teintures avec la pulpe des fruits, l’oranger des osages nous vient d’Amérique.

Si la balade dans les jardins est très plaisante, nous nous sommes régalées en découvrant l’Oasis citadine !

Il s’agit de potagers collectifs accueillant des plantations en permaculture. Entretenus par des bénévoles nous avons pu y découvrir un lieu d’accueil ouvert à tous, avec coin bistrot, poulailler et différents types de plantations qui nous apprennent comment potentialiser le rendement rien qu’en mélangeant les cultures sur un même espace.

Les racines de certaines plantes saisonnières préparent le sol à celles qui suivront, certaines aux vertus répulsives protègent les plus sensibles des insectes, les plus touffues abritent les chétives des ardeurs de la météo … Engrais et insecticides naturels, comment manger bio, local et de saison, recyclage des déchets, voici bien le lieu idéal pour comprendre comment faire pour produire et consommer dans le respect de notre Terre et pour notre bien.

Ces deux visites accomplies nous avons gagné en nous délectant d’avance le Zénith de Montpellier où nous avions rendez-vous avec Muriel Robin ! Et toc !

Sacrée bonne femme !

Pendant deux heures nos zygomatiques ont été mis à rude épreuve !

On rit, évidemment, mais pas uniquement car si pour ce spectacle Muriel Robin reprend ses sketchs cultes, elle les a quand même revisités, l’actualité du moment s’y invite avec humour, verve comme pour ce sketch qui met en relief la grande richesse qui se cache derrière les onomatopées dont bien souvent nous enrichissons nos discours. Et Paf ! une calbote à Trump au passage. Piuw ! Pan ! Coups de feu nourris en hommage à Kirk Douglas.

Mais Argh ! un seul bémol à cette soirée, le parking ! Le grand bazar et même si la « maison poulaga » orchestrait la circulation on ne peut pas dire que cela ait servi à quelque chose. 4000 spectateurs, environ 2000 véhicules ! Nous avons pris notre mal en patience dans le plus grand calme, encore sous le charme et dans les bonnes énergies de cette soirée !

Allez pour le plaisir, cadeau !

Do

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 17:46

Lors de notre séjour valencien nous avions mis à notre programme de découvertes des musées bien évidemment et il en est un où nous nous sommes régalées. Situé près des jardins de la Réal, sur les rives de l'ancien lit du Turia, le musée des Beaux Arts est installé dans l'ancien collège Saint Pie V qui s'organise autour d'un cloître.

Outre des œuvres majeures il présente des expositions temporaires de grande qualité, le tout pour un prix tellement modique que ce serait idiot de s'en passer. L'entrée est GRATUITE pour tous !

L'exposition temporaire que nous avons découverte a retenu particulièrement notre attention. Outre que nous étions contentes de retrouver, Joaquim Sorolla, un peintre découvert en visitant le Musée de Montserrat il y a quelques années je dois avouer que cela nous a agréablement requinqué le moral.

Une bonne partie des collections est consacrée à la peinture gothique des XIVe, XVe siècles (et suivants) autour dire que nous souffrions d'une certaine indigestion de descentes de croix, crucifixions, vierges et martyres de tous ordres. Non que nous soyons mécréantes mais quand même ! Il y a bien des œuvres plus laïques, Goya par exemple, mais il n'a pas vraiment la réputation d'être un "rigolo", même si j'aime !

En découvrant la partie consacrée à Sorolla et à son temps, j'avoue avoir respiré !

Joaquim Sorrola y Bastida est un peintre valencien dont l'oeuvre a largement dépassé le cadre national. C'est avec lui que la peinture moderne espagnole a pris son essor. Sorolla a, comme d'autres de son époque, sorti l'artiste de son atelier pour l'amener à poser son chevalet dans la nature, à l'extérieur.

La peinture moderne est le témoin de son temps, elle restitue l'homme dans son environnement, ses douleurs, ses joies. Finis les portraits des puissants, c'est une peinture pleine de couleurs, elle fait danser la Vie !

Sorolla, Benlliure Gil, Fillol Granell, des artistes engagés aussi qui montrent à voir le peuple, sa souffrance, font l'apologie d'hommes comme Vicente Blasco Ibaňez, un de ceux qui se sont levés pour défendre une certaine idée de la Démocratie devant Primo de Rivera, le fondateur de la Phalange !

Quittant le musée, à quelques encablures, dans le quartier del Carmen, se trouve le couvent du même nom. Ancien monastère Royal de Notre Dame du Carmen, il fut érigé en 1281 hors les murailles arabes. De nombreuses modifications ont été opérées d'où son aspect décousu et multiple. Cloîtres Renaissance et Gothique, le couvent devint Musée des Beaux Arts avant que ce dernier ne soit transféré là où nous venions de le visiter.

Devenu École des Beaux arts et des Arts et Métiers les meilleurs artistes valenciens des XIXe et XXe siècles dont Sorolla, les frères Benlliure ont étudié en ces lieux.

Des expositions temporaires y sont organisées, certaines nous ont paru un peu "déjantées" ou alors il nous manquait le code ! Encore que en ce qui concerne des œuvres comme cette Joconde, pas besoin de décodage.

Par contre nous nous sommes régalées avec une expo photo. Le thème, notre Terre et la nécessité de comprendre que les plantes sont des êtres sensibles. Elles pensent, ont des émotions, comme nous ! Pas gagné de voir le message passer !

Avant de quitter le Centre del Carme une dernière exposition a retenu notre intérêt. Un portrait en particulier, trois personnages en un, Donna Haraway, Bruno Latour, Michel Foucault et curieusement j'avais l'impression de voir Carles Puigdemont.

Pas vous ?

Le quartier del Carmen est très coloré, de faux airs de Trastevere romain, en plus propre tout de même, des tags plus léchés.

Nous l'avons traversé pour gagner "la Sixtine valencienne", San Nicolás. Evidemment c'est beau, très beau mais finalement j'ai de beaucoup préféré la place du même nom et ses "trompe l’œil", un peu plus dans la vie.

Voilà, ici s'achève la découverte, virtuelle pour vous, de Valence, mais rien ne vaut la réalité, j'espère juste vous avoir donné envie d'y aller !

Buen viaje, bon viatge !

Do

 

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 17:34

Coucher de soleil sur la Albufera et ballets de méduses et requins à l'Océanografic de la cité des Arts et des Sciences de Valencia !           Ollé !

https://youtu.be/MaPX3bCptlI

 

https://youtu.be/Rcf3715rJZ0

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 16:16

Sur la route de Sagunto, pas de feux allumés dans les orangeraies comme la veille d'ailleurs les orangers sont assez rarissimes et plutôt rachitiques. Il faut dire que l'environnement n'est pas top. Au fait savez-vous d'où vient l'orange ? De Chine !

Entre les XIe et XIIIe siècles, à l'époque des croisades, les Perses firent découvrir la bigarade aux populations arabes qui suivant la logique des choses l'introduisirent en Espagne où elle prospéra. Au XVe siècle les portugais, grands navigateurs, rapportèrent de Chine et de Ceylan une autre variété, plus douce et sucrée qui détrôna la bigarade. Son nom "naranga" emprunté par les Perses au sanskrit devint narang en persan puis nărang(a) en arabe pour donner au final naranja en castillan. Pour la dénomination française cela est plus subtil. Les "naranjas" espagnoles pénétrèrent l'Europe via le cours du Rhône jusqu'à la ville d'Orange. Mais ce ne sont pas les oranges qui ont donné son nom à la ville. Trop simple !

Appelées "pommes d'Orange" petit à petit l'appellation s'est simplifiée et l'on n'a plus parlé que d'orange ! Par contre point commun au castillan et au français, le fruit a donné son nom à une nouvelle couleur, l'orange ou le naranjo !

CQFD !

Mais revenons à Sagunto, il faut vraiment faire un énorme effort d'imagination pour retrouver la Sagunto des origines. Ville Ibère, puis comptoir grec, phénicien, ville romaine, l'environnement est à faire peur, nous avons même renoncé au "paseo archeologico" qui fait le tour du promontoire rocheux où est situé le château.

Par contre la vieille ville est assez sympa, un parcours de découverte remplit son office et tout est gratuit ! Que demander de plus ?

En fait la première chose qui me vient à l'esprit pour qualifier Sagunto est négligé, pas "fignolé" et surtout le château, encore plus cassé que les autres. Il nous a juste offert un panorama luxueux le temps d'un pique-nique. Par contre nous nous sommes régalées les yeux à l'ermitage du Calvaire, lumière grecque, cyprès faisant le lien entre Ciel et la Terre, du bleu, du blanc.

Autre sujet d'étonnement le cimetière juif ! Rien à voir avec un cimetière traditionnel, tout le promontoire au flanc duquel est installé le théâtre romain et où se perche le château est creusé de niches ayant servi, où servant encore, de sépultures à des hommes et des femmes de confession juives.

Fermées d'une porte métallique, un ménorah y est souvent gravé !

Si Sagunto que j'avais idéalisée a été une déception, sur le chemin du retour, Peniscola dont je n'attendais rien m'a séduite ! Même pas besoin de faire abstraction du béton qui borde la côte, la vieille ville sur son promontoire rocheux s'impose, elle éclipse tout et là encore c'est la Grèce qui palpite.

Et puis outre le patrimoine bâti, les églises, le château, les fortifications et le parc d'artillerie, une atmosphère bon enfant régnait dans les ruelles. Un marché de Noël ayant revêtu les atours d'une fête médiévale battait son plein offrant aux visiteurs des produits et des animations de qualité. Là encore rien de ringard, de tape à l’œil.

Mais revenons en à Peniscola avec cette question, connaissez-vous Pedro de Luna ? Benoît XIII ? Non !

Déjà c'est le même homme, un homme d'église.

Dernière forteresse templière le château de Peniscola fut transformé en siège pontifical par cet homme, devenu pape en Avignon, l'un des antipapes aux yeux de Rome, ce qui évidemment fit pas mal de vagues et contraignit Benoît XIII à fuir l'ire romaine !

Alors dernière question, où se réfugia Pedro de Luna alias Benoît XIII lors de la crise que connut l’Église à cette époque ? Ici en Pays Catalan, au Palais des Rois de Majorque faisant de Perpignan la quatrième cité pontificale de la Chrétienté avec Rome, Avignon et Peniscola !

C'est fou ce que l'on apprend en voyageant !

Do

 

 

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 16:02

De prime abord, nous avons été déçues en arrivant. Ceinture d'immeubles sans grâce, zones commerciales et industrielles assez décourageante, mais à l'horizon le gigantesque château qui couronne la crête nous faisait de l’œil. Nanties des renseignements collectés avant le départ nous avons gagné le "Jardín del Beso", joli nom, où nous avons réussi à nous garer assez facilement.

Xativa, à prononcer Rativa, possède un riche passé. Un saut dans le temps nous fait remonter à moins 30 000 ans avant JC, c'est dire ! mais c'est surtout le berceau de la famille Borja, plus connue sous sa forme italianisée de Borgia, à qui l'on doit pas moins de deux papes (Calixte III et Alexandre VI respectivement Alfonso et Rodrigo), un saint et une empoisonneuse, Lucrèce ! Brrr, quelle famille !

Castel Minor vu du Castel Major

Encore fringantes nous avons visé le château, 30 tours encore en place, 4 portes fortifiées, que l'on atteint au terme d'une bonne grimpette avalée d'une traite en repérant au passage pour la descente quelques sites incontournables. Le château de Xativa se compose de deux unités distinctes, El Castel Major et El Castel Minor reliés entre eux par la place d'armes qui permet au visiteur exténué et affamé de recharger ses batteries avant d'entamer ou de poursuivre sa découverte. Hannibal a fréquenté le lieu qui de tout temps a eu une vie trépidante et subi de nombreux aménagements au fil du temps ce qui lui donne un aspect assez décousu.

La Porta Ferrisa semble trop neuve mais plus on grimpe plus c'est "cassé" ! Les ibères fondateurs de la ville, les romains, les wisigoths, les musulmans s'y sont illustrés et il faut bien dire que ce sont ces derniers qui y ont laissé les traces les plus marquantes notamment pour tout ce qui concerne la gestion de l'eau. Citernes (aljibes), fontaines, bassins et canaux sont omniprésents.

Le château a servit aussi de prison à des fins politique et s'il a subi les outrages du temps, notamment du tremblement de terre de 1748, les ruines restent grandioses et le panorama à ses deux extrémités est décoiffant.

Castel Major vu du Castel Minor

Redescendues par des chemins de traverse nous avons fini par trouver "LA" nevera !

Un puits à glace gigantesque de 10 mètres de diamètre et autant de profondeur. Des trous à intervalles réguliers alignés verticalement font office d'escaliers.

D'origine arabe il fut reconstruit au XVIIIe siècle époque où l'Europe subit ce que l'on nomma "petite glaciation". Le puits a été en partie excavé dans la roche avant d'être surmonté d'une voûte de pierres et de briques végétalisée. Quatre ouvertures orientées aux quatre points cardinaux permettaient de déverser la neige qui sous l'action de son propre poids se compactait donnant des couches successives de glace. A la base du puits une saignée dans la roche canalisait l'eau de fonte vers des diverses conduites d’évacuation.

Avant de plonger dans la ville aux mille fontaines, celle aux 25 caňos n'est pas la moins spectaculaire,

nous avons musardé découvrant les monuments emblématiques mais aussi en quelques endroits d'admirables fresques contemporaines totalement absentes des guides touristiques pour nous régaler sur l'Albereda de Jaume I d'un délicieux "chocolate a la taza". Si vous ne connaissez pas, nous avons la recette, il faut juste demander !

Et c'est en ce lieu que nous avons repéré un chameau, vivant ! Interloquées nous avons découvert la reconstitution de ce qui m'a semblé être le village de Bethléem.

Un village peuplé de personnages grandeur nature qui s'est avéré être la plus grande crèche vivante d'Espagne, elle occupe une bonne partie de la Rambla et s'étend sur le parc attenant.

Animaux vivants et bien entretenus, fruits, légumes, plantes, la réalisation de cette crèche est le fruit de la participation de chaque habitant et d'artistes fallers ! Maintenant vous voyez de quoi il s'agit!

Matériaux recyclés, contributions solidaires, le résultat est magnifique, un régal ! 

Le hasard fait bien les choses quand même !

Et excuse moi si je vous choque mais les décorations de Noël en Espagne sont un peu moins ringardes que chez nous, moins bling bling et moins gourmandes en énergie !

Do

 

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 16:54

Non loin de Valencia, à quelques tours de roue, trois superbes villes !

Trois villes où ibères, grecs, romains, arabes ... ont laissé leur empreinte.

Trois villes avec en partage au moins un point commun, un château haut perché !

Chulilla est surtout connu pour ses sites d'escalade et les multiples itinéraires de randonnées qui sillonnent 

les caňons où le Rio Turia se fraie son chemin. Nous mesurons bien en découvrant son travail de sape la force de l'eau et le degré d’ingéniosité des humains qui ont tenté de le maîtriser, de le canaliser. Un travail que nos contemporains ont dû poursuivre plus loin en plaine pour protéger Valencia des humeurs meurtrières du Turia. Aujourd'hui le Turia a été canalisé, son cours détourné et régulé par des barrages a donné naissance à un gigantesque ruban de verdure qui ceinture en partie la ville. Le Bioparc, le Parc de la Cabecera, la Cité des arts et des Sciences s'y épanouissent reliés entre eux par des espaces verts sillonnés de pistes cyclables, sentiers et émaillés de pelouses qu'il est PERMIS de fouler !

Gym du matin !

Chulilla est un gros bourg tout blanc à vocation agricole. Les champs d'orangers, quelques uns de plaqueminiers et aussi de caroubiers dégringolent jusqu'au Turia avant d'en occuper le fond du lit !

Caroubier

Quant au chemin que nous avions élu il se faufile le long des falaises à mi hauteur jusqu'à rattraper le cours canalisé du rio.

Lorsque l'on débouche sur la vasque du Charco Azul, on reste sans voie et puis très vite on se félicite que les anciennes passerelles soient HS parce que vraiment "même morte" je ne m'y serais jamais aventurée.

A intervalles réguliers des ouvertures pratiquées dans la falaise rappellent que des hommes ont creusé à l'aveugle mais en respectant des normes telles que l'eau de s'écoule encore aujourd'hui avec régularité jusqu'à l'air libre !

Ouvertures du canal

Les romains étaient très forts à ce jeu acheminant l'eau sur des kilomètres en alternant canaux à l'air libre, aqueducs et tunnels comme nous l'avions découverts près d'Albarracin dans la province de Teruel.

Le Charco Azul est une vasque naturelle au débouché d'une gorge étroite "l'Hoz del Rio Turia" et nous restons sans voie devant la verticalité des falaises où nous n'avons par contre détecté aucune vie ! Pas un percnoptère, pas de buitres, rien !!!

Quelques vergers abandonnés ont finalement eu raison de nos réticences et c'est sans remord que nous avons soustrait à un oranger étouffé sous les ronces chacune une délicieuse orange ! Merci à lui.

La suite en images et à une prochaine fois pour découvrir Xativa. Do

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
  • Contact

Recherche