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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 17:22

Une fois encore nous nous sommes retrouvées traquant les pierres écrites !

Une obsession allez-vous penser !

Serrabone.JPGOui et nous assumons, des instincts d’archéologues sommeillent en nous depuis toujours !

Samedi 14 mai nous avons grâce à Mathé, notre voisine, bouclé la boucle, celle qui relie les différents sites de pierres écrites dans les Aspres.

Il faudra d’ailleurs que nous vous parlions de notre trouvaille à la Chapelle de la Trinité mais ce sera pour un prochain article, cette merveille le mérite.

Nous avons mis le cap sur le prieuré de Serrabone et avons démarré sur les chapeaux de roues, la météo étant assez pessimiste.

C’est pourtant, sous le cagnard, que nous avons attaqué le chemin qui s’élève en direction du Col des Arques entre les touffes de thym, de fougères arborescentes. L’absence d’ombrage a petit à petit changé notre look, Frédo arborait un air de bédouin en plein désert.

 

« Rouges avec une tomate », pour reprendre un mot d’enfant, en atteignant le premier col, nous avons choisi de zapper le crochet jusqu’au Puits à Neige. Même si son état est à ce point épatant qu’il pourrait reprendre du service, il y avait comme un doute qui planait sur le nôtre en l’atteignant ?

Nous avons donc viré à gauche sur le col des Arques et cheminé en crête sus au Cimetière des Maures !

De cimetière, point et encore moins de Maures.

Cette appellation « maure » très fréquente un peu partout, désigne en fait tout lieu, toute construction que les anciens ne pouvaient dater, qui intriguaient, inquiétaient par leur différence !

C’est ainsi qu’il y a la « Balma del Moro », le « Mas Moreu » (Mas du Maure), la « Cova de l’Alarb » (grotte de l’Arabe), le « Château des maures » sur la Via Domitia ...

Impact des invasions arabes ?

A coup sur, mais cela interpelle !

Penser que depuis 732 et Charles Martel, l’opinion publique se cherche finalement toujours les mêmes boucs émissaires pour désigner ce qui l’inquiète laisse rêveur. Les choses n’évoluent guère !

 

Cimetière des MauresAu cours de la montée nous avons repéré une pierre écrite non répertoriée, il semble finalement qu’il y en ait partout où le pastoralisme a existé dès l’Antiquité et nous avons trouvé sans peine la dalle gravée du « Cimetière des Maures ».

Un tant soit peu blasées, il faut dire que celle de Glorianes que nous voyions à l’œil nu depuis notre perchoir du jour, nous étions sur la ligne de crête voisine, est tellement extraordinaire, nous ne nous sommes guère attardées et avons continué de cheminer sur la crête pour nous restaurer auprès de l’Orry du Col des Arques.

 

CistesLe pique-nique avalé nous avons poursuivi de col en col jusqu’à retrouver l’antique chemin qui relie Boule d’Amont à Serrabone. Cette descente, pour plagier une certaine Alix, a été tout bonnement « délicieuse » au travers des cistes en fleurs, rythmée par le chant des rossignols.

Par contre la dernière demie heure a été vivement avalée, l’orage s’annonçant.

A peine le temps d’admirer un des portails du Prieuré que les premières gouttes nous éclaboussaient et c’est sous une belle avalasse que nous avons atteint notre voiture.

La douche a été brève, du coup sur le chemin du retour et sous un soleil retrouvé nous nous sommes arrêtées un peu avant Bouleternère sur le site de Sant Nazari de Barbadell. Lové dans une prairie au bord du Boulès, existait ici un village. De ces quelques feux, il ne reste qu’une église mais quelle église !

 

SN-de-B.jpg

 

De loin, le visiteur ne voit qu’une petite chapelle, ce n’est qu’en arrivant aux abords immédiats que l’on découvre son impressionnante hauteur. Un groupe de bénévoles lui a redonné vie, sauvant le site de l’abandon !

Eglise préromane du IX ème siècle de tradition wisigothique, elle a été surélevée et dotée d’une belle voûte empierrée couverte de schistes au XI ème siècle, tout cela pour finalement servir d’édifice agricole depuis le début du XXème siècle !

 

 

P1010584.JPG

 

Qu’est-il arrivé à ce village ?

Qu’elle est l’origine de ce nom, Barbadell ?

Une seule chose est sûre : la racine pré indœuropéenne « Bar-b » qui signifie torrent or il en est un, le Boulès, qui coule à 2 pas et qui devait rythmer la vie du village.

Si vous avez une explication pour la seconde partie du nom « dell », nous sommes preneuses ?

Nous avons quitté pleine de sérénité ce très beau site car si Serrabone est un endroit fort et majestueux, Sant Nazari de Barbadell est d’une belle sobriété, on sent que des hommes y ont vécu simplement !

Do

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:40

Redescendues de Glorianes, notre journée était loin d’être terminée. Vu le temps incertain, nous avons décidé de faire du tourisme. Ce qui parait incroyable c’est que après plus de 40 ans passés dans les Pyrénées Orientales, à parcourir le département en long en large et en travers, nous arrivons encore à trouver des villages que nous ne connaissions pas. Pour notre plus grand bonheur…

P1010520.JPGJamais nous ne nous étions encore arrêtées à Rigarda, joli petit village lové autour de son église Sainte Eulalie, du Xème siècle…

P1010533.JPGJamais nous n’avions mis les pieds à Joch, village déjà plus important, dressé sur un promontoire en surplomb de la vallée de la Têt… Nous nous sommes régalées à parcourir ses ruelles tortueuses et ses passages couverts jusqu’à l’ancien château… Mais c’est à Baillestavy que nous avons passé le plus de temps…

 

 

 

 

 

 

 Si vous lisez « Canigou », vous découvrirez que Baillestavy ou Vallestavia, en catalan, est un des hauts lieux de l’exploitation du fer dans le massif. A l’entour, on trouve des mines, des forges, des fours où l’on faisait « griller » le minerai extrait beaucoup plus haut, à la Pinosa ou à Batère… P1010553.JPG

Garées à l’entrée du village, au lieu dit « la Farga » (la forge), nous avons commencé notre visite en franchissant la Lentilla par un vieux pont de pierre médiéval, pour accéder au haut village, par un chemin pentu et empierré datant vraisemblablement de la même époque. P1010537.JPGLe point culminant en est l’église et sa tour clocher, unique vestige de l’ancien château. Ruelles tortueuses et demeures anciennes font de cette visite un moment fort et envoûtant. Le mobilier religieux de l’église Saint André est parait-il riche et très ancien… On le croit sur parole, l’église étant fermée comme les autres, hélas.

 

 

 

 

 

 

  

P1010544-copie-1.jpgCe n’est pas le cas de la deuxième église Saint André de Baillestavy, que nous avons découvert en redescendant, suivant le circuit de découverte du village qui emprunte un petit bout du GR 36… L’ancienne église Saint André, édifiée sur un habitat antique du premier siècle avant JC – en témoignent les pièces de monnaies et les restes de vaisselles retrouvés sur place-, se dresse près du cimetière du village, au bord de la rivière, en aval du vieux pont. Abandonnée en 1762 au profit de la nouvelle église érigée à la place du château, sa toiture a été partiellement éventrée mais on ne s’en rend compte qu’à l’intérieur. La voûte est équipée de vases acoustiques. P1010546.JPGPratique ! Pas besoin de sono ! Les ruines ont été consolidées ; le lieu est paisible et touchant. Dans le cimetière, les mêmes noms reviennent sans cesse… « Guerre »… « Maynéris »... ces noms que l’on retrouve dans le livre de Joseph Ribas.

Ecoutez le nous parler de Joséphine Guerre, dite « Fina », figure légendaire du village :

« Fina partait avant l’aube du village, montait à pieds aux mines de la Pinosa, deux heures et demie de marche ; là, elle prenait sa charge et revenait sur Valmanya par un sentier abrupt jusqu’à la Farga de Llech où on lui payait vingt sous, un franc, le voyage. Sept heures de portage harassant ! Elle rentrait le soir à Vallestavia par le col de Teixo ; deux heures à pieds plus bas ».

A titre indicatif, la charge dont il est question consiste en 44 kilos de minerai posés sur un coussinet, le « sacpall », noué sur le front et couvrant la nuque…

Laborieux petit peuple du Canigou (et d’ailleurs !). Et dire qu’aujourd’hui on est incapable de faire dix mètres à pieds pour emmener ses enfants à l’école !

Nous avons reçu les premières gouttes de pluie au moment de retrouver la voiture. Nous reviendrons à Baillestavy où le randonneur est si bien accueilli par des itinéraires de randonnée plastifiés mis à disposition sur le parking…

Nous sommes rentrées à Saint Génis en passant par Valmanya, un autre site chargé d’histoire (tragique) que nous découvrirons une autre fois… La Bastide… St Marsal… et enfin Amélie les bains… Superbe trajet, sauvage et sinueux… Assez peu de kilomètres que le spectre de la panne d’essence nous ont rendu bien longs à parcourir !

« Montanyes regalades son las del Canigó… »

 

Fredo

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:20

     Temps gris et bas, ce samedi 7 mai, mais nous avons constaté depuis longtemps qu’il ne fallait pas changer ses projets. Nous avons décidé d’aller à Glorianes, nous irons.

P1010514.jpgGlorianes, petit hameau niché sur les flancs du Canigou, tout au bout d’une route étroite et sinueuse… Sujets au vertige, s’abstenir ! Heureusement, nous ne croiserons qu’un seul véhicule en montée, et un seul en descente. Ouf !

Pourquoi Glorianes ? Qu’y a-t-il de si intéressant dans ce petit coin perdu ? Hé bien, beaucoup de choses, si l’on en croit Joseph Ribas, auteur d’un intéressant ouvrage intitulé « Canigou »,  et paru aux éditions Loubatières. L’histoire de Glorianes débute à l’époque préhistorique. On y trouve notamment un dolmen, des pierres dressées et une dalle gravée fort intéressante, le « roc de l’Amoriador ».genere-miniature-1-.gif

    Voilà ce que nous sommes allées traquer à Glorianes : la fameuse dalle de schiste ornées de gravures rupestres (célèbre, mais pas vraiment bien indiquée... Peut-être ne s'en porte-t-elle que mieux!). Du hameau, on peut aussi s’en aller gambader sur la crête jusqu’aux ruines d’une chapelle romane, Sainte Anne… Mais là, c’est clair, le temps ne nous le permettra pas. Ce sera pour une autre fois, peut-être…

    Nous nous garons près de la fontaine ; il n’y a pas trop le choix. Le site est magnifique… Nous tournons un peu autour de l’église, puis nous attaquons la grimpette. Sitôt parties, nous rencontrons un autochtone charmant qui nous confirme que nous sommes bien sur la piste qui mène à Ste Anne et à la pierre gravée, « pas facile à trouver », ajoute-t-il. Nous pourrions aussi emprunter le sentier qui passe juste derrière chez lui, plus court, mais non balisé. Nous préférons la piste, plus sûre, nous semble-t-il.

Hop, c’est parti ! Nous butons très vite sur une barrière… Privé… Chien interdit. Demi tour… Ça commence bien !

    Il ne nous reste plus qu’une solution : le sentier que l’on nous avait indiqué plus tôt. L’homme qui nous avait renseigné est toujours là... Il n’avait pas pensé au chien… On pourrait passer, mais le berger n’est pas commode. Manquerait plus qu’il ait un patou… On s’abstiendra, merci !

Nous attaquons la sente assez raide, pas toujours visible… Et nous arrivons presque aussitôt à une porte… Un petit symbole éloquent nous fait comprendre que, là non plus, les chiens ne sont pas les bienvenus !

    Alors là, c’est le comble ! Nous ne sommes tout de même pas venues jusque là pour repartir sans avoir vu notre dalle, non ? Nous passons quand même. Ras le bol. Et nous grimpons. Nous avons la carte, mais nous y allons aussi un peu au jugé car si dans les premiers mètres, un panneau indique le col des Arques, très vite, il n’y a plus rien. Et nous avons beau avoir une petite idée de la direction à prendre, il y a partout des amorces de chemins, tracés par le bétail, qui nous trompent. Bientôt, nous nous rendons compte que nous tirons trop vers la droite et nous décidons de couper à travers la végétation… Virgile, qui déjà se faisait tirer car il n’aime pas trop les côtes surtout lorsqu’il est attaché, s’arrête tous les trois pas pour se débarrasser des brindilles, des feuilles, qui s’accrochent à ses poils… Et comme il est très aimable, il cherche à nous « niaquer » si on essaye de l’aider. Quel caractère ! A la fin, nous voilà obligée de le porter ! Bref, la galère…

    Enfin, nous arrivons à récupérer la piste sur laquelle nous étions censées monter et qui, de la crête, nous nargue depuis le début… Nous passons deux barrières et parvenons à un petit col. D’après la carte, nous sommes juste au dessous du « camp de l’homme mort ». Brrr… C’est là qu’il faut chercher. Le vent souffle très fort et les nuages commencent à descendre sur le Canigou dont les cimes encore bien enneigées paraissent toutes proches. Il ne fait pas chaud. Toutefois, la vue est superbe… S’il faisait beau, sûr que nous pourrions voir jusqu’à la mer !

    Nous regardons autour de nous et presque aussitôt, nous repérons un promontoire rocheux qui pourrait bien correspondre à ce que nous cherchons. C’est un peu comme s’il nous parlait. On y va.

P1010490.jpgIl nous aura fallu peu de temps pour la trouver… Sa taille, environ trois mètres sur deux, son orientation vers le sud, sa face plane, légèrement inclinée, attirent le regard de loin. Nous nous en approchons fébrilement en nous faufilant entre les ronciers et en escaladant quelques rochers… Très vite, les gravures nous apparaissent… Eurêka ! Nous l’avons trouvée !P1010496.JPG

Nous avons lu quelque part que cette dalle compte plus de 70 gravures… Toutes ne sont pas préhistoriques… Certaines datent même du XIX ème siècle et ont été gravées par les bergers qui cherchaient à exorciser ces lieux que l’on disait hantés… Nous distinguons de nombreuses croix, des spirales, un signe en « phi », un oiseau, des fleurs…  P1010492.JPGEt même des humanoïdes dont un nous parait vraiment trop bien fait pour remonter à la préhistoire. Avec son drôle de chapeau, pour ma part, je trouve qu'il ressemble à une bretonne !

- De retour chez nous, nous partirons à la recherche de plus amples explications… Pour Jean Abelanet, ancien conservateur du musée de Tautavel, grand spécialiste des pierres gravées des Pyrénées Orientales, ma bretonne est un brigadier de l’empire, gravé au XVIII ème siècle !- Mais qu’est-ce qu’il est allé faire là, ce brigadier ? Vous me direz qu'une bretonne, c'était aussi bizarre...

Avant de redescendre, avec la satisfaction du devoir accompli, nous traînons un peu dans ces lieux chargés d’histoire… Nous ne trouverons pas le dolmen, mais plusieurs pierres dressées et une jolie cabane de berger en pierres sèches… J’aurais bien aimé être berger dans ce panorama sublime !P1010502

    Deux heures plus tard, nous sommes de retour à notre point de départ. Entre temps, dans le champ en contrebas de la fontaine, une brebis vient juste de mettre bas deux petits agneaux titubant sur leurs longues jambes toutes neuves… Première têtée, émouvante de maladresse… La maman lèche amoureusement ses deux petits ; elle nous regarde et nous lui promettons solennellement de ne plus JAMAIS manger d’agneau !

Fredo

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:34

 

Nous avons pris le Ptibus pour quelques jours : cap au nord !

Mais pour où exactement ?

Voici ce qui pourrait passer pour des indices !

Chaussures de rando aux pieds nous avons dévalé des chemins creux bordés de pierres moussues. A la recherche de menhirs, de dolmens dans des landes fleuries d’ajoncs, nous aurions pu nous croire en Bretagne.

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Mais ce n’est pas si simple car nous avons aussi retrouvé les pommiers fleuris et le Bocage normand, la forêt vosgienne aux profondes forêts de sapins, les châtaigneraies cévenoles

ou de Castagniccia, les chaos rocheux de Fontainebleau et tout cela à quelques encablures du Petit Nice !

Ce voyage a été un condensé de paysages de France.

 

Alors, on donne sa langue au chat ?

Le Tarn, pas celui des gorges mais le Tarn au fil de l’Agout ou presque !

 gue.JPG

Notre découverte a commencé par un passage à gué, très, douloureux pour les pieds !

De statues menhirs en statues menhirs, « les déesses muettes » comme on les nomme ici, nous avons croisé les brebis de Lacaune, de celles à qui l’on doit le Roquefort !

Nous avons aussi emprunté un des multiples chemins qui mènent à Compostelle, celui qui part de Arles.

Tout ceci au fil de l’Agout et de ses affluents.

 

Les villages que nous avons découverts, se suivent et ne se ressemblent pas.

Burlats qui a connu des jours glorieux. De cette splendeur passée il reste entre autre le pavillon d’Adélaïde. Comtesse de Toulouse, Adélaïde une belle aux yeux violets vivait au temps des Troubadours et a donné à « l’Amour courtois » ses lettres de noblesse. Les monuments portent dans la pierre la marque de ce temps où l’on chantait la guerre mais aussi les fées, les créatures mi humaines mi bêtes.

sirene.JPG

A quelques kilomètres se trouve Gijounet, un nom coquin pour un village nettement plus rural dont l’église pourrait répondre au nom de Notre Dame des courants d’air. Une sérieuse réfection s’impose pour cet édifice perché tout en haut d’un éperon rocheux couvert de lilas en fleurs.

notre-dame-des.JPG

Nous avons aussi déambulé avec bonheur dans Lacaze qui possède comme tout village qui se respecte sur les chemins de St Jacques, son vieux pont qu’empruntaient les pèlerins. Lacaze, compromis de Burlats et de Gijounet possède de belles maisons en encorbellement et à pans de bois, un château mais aussi un habitat rural typique du coin. Curieux effet que ces façades couvertes de grandes plaques d’ardoise anthracite.

Mais c’est à Lacaune qu’est allée notre prédilection. Outre le fait que nous y avons rencontré des hollandais sympathiques, Lacaune est célèbre pour la qualité de sa charcuterie et on confirme, c’est délicieux.

 Nous avons quitté notre perchoir avec la découverte du petit Nice, autre nom pour désigner Roquebrun, superbe village de l’Hérault qui marquait notre retour dans la plaine.

 Roquebrun.JPG

Enfin un gros coup de cœur avant de revenir à Saint Genis : Cruzy !

Si vos pas vous y mènent ne manquez pas de pousser la porte sans prétention de son musée. Vous y serez accueilli GRATUITEMENT par des chercheurs, bénévoles, qui ne regardent pas à donner de leur temps pour faire partager leur passion. Une impressionnante collection d’ossements de dinosaures, retrouvés dans le Biterrois, permet de comprendre la vie de ces disparus, leur vie mais aussi le processus de leur extinction. L’immense majorité des scientifiques s’accorde pour retenir la thèse du météorite, dont la présence est avérée dans le Golfe du Mexique, comme cause de leur disparition qui pour brutale à l’échelle des temps géologiques, a quand même été progressive.

L’impact environnemental du météore, qui a signé son passage sur notre Terre d’une couche d’iridium, a progressivement altéré les conditions de la Vie sur Terre. Le taux de fécondité de ces animaux a baissé comme le prouvent les nombreuses découvertes de nids d’œufs stériles, la faute a un régime alimentaire de plus en plus drastique. Le désastre écologique occasionné a modifié durablement et de manière irréversible les conditions de la vie terrestre.

 250px-DMSN_dinosaurs.jpg

Une note personnelle pour finir : si il y a 65 millions d’années (crétacée) un météorite a signé la fin des dinosaures, ne devrions nous pas nous inquiéter de l’impact des activités humaines de nos jours quant à la survie de notre espèce ?

Autre temps, autre danger !

A jouer les apprentis sorciers et à ne pas prendre en compte les signaux que la planète nous adresse, ne risquons nous pas de disparaître !

Do 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 15:56

 

En Avril, ne te découvre pas d’un fil ! Peut être, mais le week-end dernier c’était mission impossible d’autant que le but que nous nous étions fixées, le château de Puilaurens-Lapradelle dans l’Aude, est très haut perché.

 Chateau Puylaurens Lapradelle a 

Compte tenu de la température estivale, un petit 34 à l’ombre l’après midi, nous avions décidé de prendre le fourgon et de tester l’aire de camping-car de Lapradelle.

Bon plan ! Avis donc à Andrée et Jean-Luc s’ils ne la connaissent pas. En cours de réaménagement, il y aura bientôt l’électricité mais l’eau, la vidange sont gratuites. Implanté dans le village, elle est très calme !

Nous avons donc pris la route au départ de Lapradelle de bon matin, sac à dos, cannes et gros godillots car connaissant un peu le coin, nous savions le terrain accidenté.

 

Chateau de Puilaurens (7)Le château de Puilaurens-Lapradelle est l’un des châteaux dits Cathares bien qu’il n’ait servi de refuge à des « Parfaits » qu’entre 1241 et 1246. Situé sur le bien nommé Mont Ardu, il y avait déjà au sommet avant sa construction, vers l’an 950, une chapelle dédiée à Saint Laurent. Sachant que les mots puig, pech, puy … sont des termes utilisés pour dénommer un sommet, on voit bien d’où dérive le nom du village où l’on peut découvrir ce site historique : Puilaurens.

 

En fait cette région est occupée depuis environ 12000 ans, la montagne est truffée de grottes et d’abris sous roches qui ont délivré du matériel archéologique très évocateur.

Le château a fait partie un temps des possessions de l’Abbaye Saint Michel de Cuxa, c’est fou le nombre de biens appartenant à l’Abbaye !

Saint Louis est à l’origine de la fortification du château qui est resté longtemps un Chateau Puylaurens Lapradelle chicanesbastion défendant la frontière avec l’Aragon au temps où la frontière française n’était pas là où nous la connaissons de nos jours.

Après le Traité des Pyrénées, donc au temps de Louis XIV, la forteresse a commencé à péricliter. Le château a alors servi de carrière de pierres, les huisseries et éléments décoratifs comme les ferrures ont petit à petit été utilisés par les habitants. Quant au village initial, situé près de la citadelle, il s’est déplacé dans la vallée.

 

Avant la visite et pour prendre l’atmosphère du lieu nous avons grimpé jusqu’à la Serre des Aigles afin d’y découvrir le panorama : le château, le pic Bugarach, la forêt de Fanges, la Vallée d’Axat. Imprégnation donc et mise en jambe avant l’assaut final.

 

Nous avions découvert Puilaurens en 1975. A cette époque l’accès en était libre, mais ilChateau cours Puilaurens (2) était en mauvais état. La restauration, bien menée a rendu à l’édifice sa grandeur sans pour autant en dénaturer l’esprit. Impossible de ne pas penser au prix qu’ont dû payer ceux qui ont construit Puilaurens. A l’heure de sa construction la technologie était loin d’être ce qu’elle est aujourd’hui, la déclivité du terrain était identique et si l’accès en chicanes facilite aujourd’hui la progression du visiteur, comment imaginer que des hommes aient pu escalader la falaise, chargés des matériaux !

 

Après avoir traîné de poternes en courettes, grimpé jusqu’à la Tour de la Dame Blanche, la rando nous a menés au village de Puilaurens où Virgile a fini dans le lavoir puisque, évidemment, il n’avait rien trouvé de mieux que de s’offrir un bain de boue en chemin !

Chateau Puylaurens Lapradelle Virgile

Après 5h de marche sous le soleil, nous avons retrouvé le Ptibus et pris le chemin du retour tout en compulsant les brochures raflées à la billetterie. Je ne sais pas vous, mais nous, nous gardons l’esprit très môme et nous repartons toujours de nos visites les mains pleines de ces « trésors » que nous étudions ensuite avec grand soin pour programmer d’autres virées. Sans doute aurez-vous donc sous peu un article sur le Château des Termes puisque nous avons trouvé une doc abondante sur ce lieu mythique et comptons bien allez le redécouvrir  !

Do

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:26

 

Gourdon-du-Plateau-de-Cavillore-7.jpgIl y a peu, nous sommes parties quelques jours, destination Côte d’Azur !

Côte d’Azur ! OOoh !

Un tantinet impressionné le Oh lorsque nous avons annoncé notre destination.

Pourtant, la Côte, c’est vraiment galère !

Sortie de l’autoroute à Mandelieu, cap sur Grasse à destination de la parfumerie Fragonard, nous avons traversé la ville 3 fois, 2 en montée, une en descente avant de déclarer forfait et grimper d’une traite à presque 1000 m pour parquer le Ptibus !

La Côte c’est Paris au bord de la mer.

Tous les inconvénients de la ville, aucun des avantages de la mer.

Pourtant à quelques minutes de cette ruche bourdonnante, c’est la Nature à l’état pur. Sauvage à tel point que l’ont met en garde les randonneurs sur la présence de Lynx, de chiens errants et de loups.

Des loups !

Présence qui impose le « Patou » pour surveiller les troupeaux !

 

Montee-du-Plateau-de-Cavillore.JPGAvant de partir nous avions repéré quelques randos sympas car de ce côté-là rien à redire le réseau de randonnées est hyper bien fait.

Première halte, Gourdon. Gourdon est un vieux village perché sur une falaise vertigineuse qui surplombe Vence, la Baie de Cannes, la Baie des anges ... Il est lui-même dominée par une falaise calcaire qui limite un vaste plateau. Au terme d’une longue grimpette nous avons retrouvé l’antique voie romaine qui reliait Digne à la Méditerranée.

La Via Vintinia traverse le plateau calcaire de Cavillore truffé d’avens, à peine signalésPlateau-de-Cavillore-voie-romaine-2.jpg et peu protégés, de dolines, cuvettes naturelles dont le fond tapissé d’argile conserve l’humidité même sous le cagnard. Occupé depuis le néolithique les vestiges y sont nombreux. Le spectacle est splendide avec les Alpes enneigées qui le cernent au Nord !

La voie romaine quitte le plateau pour gagner le bord de mer par une série de lacets qui dévalent la falaise. Le chemin soutenu par des murets de pierres a plus de deux mille ans et pas une ride.

 Plateau-de-Cavillore-descente.JPG

Si près de la folie furieuse qui règne en bas sur des axes routiers engorgés, là haut la circulation est fluide. C’est heureux car les routes sont étroites, le plus souvent en corniche.

C’est une de ces voies que Napoléon a emprunté pour revenir de l’Île d’Elbe. Certes depuis son passage l’itinéraire initial a subi quelques améliorations mais les paysages et l’habitat ont conservé une âme. Les villages sont dépourvus d’artifice, quelques uns subsistent totalement ruinés. A Séranon, les 2 cohabitent, l’ancien et le nouveau avec à leur pied une chapelle au nom rigolo : Notre Dame de Gratemoine !

Tout un programme !

Notre-Dame-de-Gratemoine.JPG

Le vieux Séranon n’a pas perdu son âme, il reste vivant tant les ruines parlent à notre imaginaire !

 

Le haut Pays Grassois, comme un peu partout dans le midi est riche en ouvrages de pierres sèches. Bories en Provence, Orris dans les Pyrénées, Capitelles, Cabanes chez nous, les dénominations sont variées et leurs usages également.

Puits-d-Amon-St-Cezaire-sur-Siagne-4-copie-1.jpgA Saint Cézaire sur Siagne nous avons mis le cap sur le Puits d’Amon, superbe ouvrage de pierres sèches où nous avons fini par arriver légèrement inquiètes : un incendie prenait de l’ampleur sur la colline voisine. Outre la caillasse et la forte déclivité du terrain, nous n’en avions pas fini avec les émotions. A mi pente nous avons découvert une chèvrerie isolée. Rien n’indiquait cette exploitation et lorsque 2 Patous ont sauté hors de l’enclos pour venir vers nous, nos cervelles ont travaillé à 100 à l’heure.

Au départ d’un GR, une petite BD nous avait dispensé quelques conseils en cas de semblables rencontres. Le Patou, élevé pour protéger le  troupeau, n’est pas un chien de compagnie. Il apprécie fort peu les intrus à 2 ou 4 pattes et peut se révéler dangereux !

J’ai senti tous mes poils de bras se hérisser en les voyant arriver sur nous mais vaillamment nous avons résisté à l’envie de détaler.

Le contenu de la BD a défilé à toute vitesse dans nos têtes : ne pas porter le chien, ne pas chercher à toucher LE Patou, siffloter éventuellement ou leur parler naturellement …

Pour siffler, tintin, nous avions la bouche sèche. Leur soustraire Virgile, inutile d’y penser, restait donc à leur parler.

C’est ce que nous avons fait et sans doute très bien car l’un des deux nous a trouvé si sympathiques qu’il nous a escortés jusqu’à la fin de la balade.

Revenues à la civilisation, profitant de son éloignement momentané, nous avons piqué un pas de course jusqu’au Ptibus. Un Fox ça passe, un Fox et un Patou ça coince !

A peine installées dans notre palace à roulettes nous avons entendu arriver des canadairs. Nous avions raison d’être inquiètes !

En ce qui concerne les canadairs dont le ballet a continué tout l’après midi, savez-vous ce que nous avons appris ?

Le feu avait été mis exprès par les pompiers qui réalisaient un exercice de maîtrise de feu !

Cela nous a laissées perplexes, cher payé quand même un exercice de ce type ! Encore heureux que le vent était stable !

 Bargeme-Chateau-3.JPG

Cette virée s’est terminée sur la découverte d’un village perché : Bargème.

Un château médiéval, une adorable église romane, des remparts percés de portes fortifiées, des passages sous voûtes, des calades !!!

Un vrai régal.

C’est simple, alors que nous étions parties depuis 9h du matin, à 15h nous n’avions pas avancé d’un pouce, nous avions même reculé !

 Bargeme-eglise.JPG

A une prochaine fois, pour une prochaine balade !

 

Do

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 16:33

   Et voilà encore une superbe balade dont nous avons envie de vous faire profiter !

 

   Ce samedi, nous avons pris la direction de Villefranche de Conflent et c’est à la gare que nous nous sommes arrêtées pour démarrer cette randonnée de 4 heures (en fait, nous marcherons 5 heures), à la rencontre de deux chapelles romanes, St Etienne de Campilles et St André de Belloc. Que l’on soit croyant ou pas, il est impossible de ne pas tomber sous le charme de ces petits édifices religieux qui foisonnent dans les Pyrénées Orientales et sont toujours nichés dans une nature sublime.

   Nous nous doutions bien que la grimpette serait rude ! Passé le fort Libéria qui surplombe la ville, le sentier, assez étroit, attaque la grimpette vers le Roc Rouge par lacets successifs parfois assez raides. Aussi, plein sud, à l’abri de la tramontane qui se déchaînait dans la plaine, nous avons eu bien chaud ! Villefranche-009.jpg

   Au fur et à mesure que le chemin s’élève, la vue sur le Fort Libéria et la ville de Villefranche, tous deux fortifiés par l’incontournable Vauban, est de plus en plus grandiose. Peu à peu, les villages lovés au pied des cîmes superbement enneigées du Canigou se dévoilent : Corneilla de Conflent, Vernet les bains dans la vallée du Cady et Fuilla dans  celle de la Rotja… Comme sur une carte grandeur nature, nous repérons nos lieux de promenade favoris : la piste des Cortalets, St Martin du Canigou dont on aperçoit le clocher, la tour de Goa, le col de Jou, Marialles… A droite, le « Tres Estelle » que nous avons « vaincu » deux ans plus tôt, au départ du col de Mantet. Tout au long du chemin, murets et terrasses témoignent du courage des anciens qui ont colonisé la montagne pour pouvoir y survivre. Il y en a partout. C’est impressionnant.

 

   C’est magnifique, mais nous peinons un peu dans la dernière grimpette ; même Virgile tire la langue ! Depuis que nous avons quitté la zone des cèdres, l’ombre est assez rare.

 

 

Villefranche-011.jpg   Pourtant, enfin, le clocher de St Etienne de Campilles émerge de la garrigue en surplomb du Roc Rouge, un escarpement rocheux vertigineux, presque une falaise, qui domine la clue de Villefranche… Nous avons atteint le point culminant de notre randonnée, un peu plus de 1000 mètres et le site est absolument idyllique… Coup de foudre ! Datée du XIème siècle la chapelle possède un joli portail en marbre rose et vient d’être restaurée. Elle est accolée à un petit refuge. La vue porte jusqu’à la mer, par delà le barrage de Vinça et les collines de Força Réal…

  

   Nous mangeons face au Canigou ; on ne peut rêver mieux comme salle à manger !

       

  Après nous être restaurées (à presque quatorze heures, il était temps !) il n’y a plus qu’à se laisser rouler ! Nous redescendons en direction du nord est, à travers la forêt de conifères, vers la chapelle de St André de Belloc, Villefranche-016.jpgplus récente (XIII) et plus imposante que St Etienne, dressée en surplomb de nombreux tas de pierres, vestiges d’un ancien hameau. On aperçoit au loin, en face, la chapelle Ste Marguerite, Llugols et la chapelle St Christophe ; on pourrait presque apercevoir « nos » pierres écrites !!! (article "une bien belle rando", du 27/02/2011 sur ce blog)…

           

 

 

 Le retour sur Villefranche se fait par une minuscule sentier en corniche, accroché au flanc de la montagne, en équilibre sur les murets de pierres que le temps et les intempéries ont déjà passablement mis à mal ; les éboulements sont fréquents et nous sommes encore très haut !… Sujets au vertige, s’abstenir ! Et c’est bien le problème pour Dominique qui s’est juré que « même morte, elle n’y reviendrait pas » !

        Villefranche-018.jpg

   Cette fois encore, nous avons croisé peu de monde… Deux randonneurs à mi parcours, et trois jeunes téméraires sympas, ravis d’en découdre avec les précipices sur la fin…

   Comme toujours, même si nous sommes fatiguées et heureuses de pouvoir poser notre derrière dans la voiture, nous sommes frustrées de redescendre. On est si bien là haut, loin de la civilisation. Le retour à la réalité est rude, par les temps qui courent ! Le Japon, son séïsme, son tsunami et sa centrale nucléaire en péril… La guerre en Lybie…

  La terre est si belle ! Pourquoi donc les humains ne songent-ils qu’à la détruire ?

 

   Merci à « L’Indépendant », le journal d’ici, pour ses superbes balades et merci surtout à Françoise qui les conserve précieusement chaque semaine à notre intention !

 

Fredo

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:39

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-sur-fond-de-Corona.JPGEn ce dernier samedi de février nous avons décidé d’explorer une des vallées qui descendent du Coronat. Avec ses 2172 mètres le massif fait face au Canigou et reste souvent un des derniers sommets à être couronné de neige.

 

Après avoir abandonné à Ria les fous de ski qui se ruaient en ce jour de début de vacances sur la route du Conflent, nous avons vite fait halte au charmant village de Conat pour mettre le cap sur le hameau de Llugols par un sentier escarpé.

Nous avons été une fois encore soufflées de voir à quel point les anciens étaient industrieux. Où que se porte la vue ce ne sont que terrasses, orris et impressionnants murs de pierre sèche qui rythment la grimpette. Même chose pour la vertigineuse descente au retour.

Dire que tous ces lopins de terre furent cultivés !

St-Christophe-de-Llugols-bis.jpg

 

Nous ne l’affirmerons pas mais il y a fort à parier qu’en prime le sentier était aménagé car en de nombreux endroits le sol est empierré avec une telle régularité que ce ne semble pas être le fruit du hasard !

Cela se justifierait d’ailleurs puisque Conat est surplombé par la chapelle sainte Marguerite de Nabilles perchée à quelques 800 mètres. Elle veille depuis le treizième siècle sur un hameau dont il ne reste que quelques murs écroulés.

Est-ce la peste qui en a décimé la population comme ce fut le cas à Llugols ?

Le point de vue est époustouflant et très décoiffant surtout par forte Tramontane et bien qu’assez dégradée, la chapelle est d’une grande beauté.

Ste-Marguerite-Conat-2.JPG

 

Cette fois cependant nous poursuivions un but bien précis, trouver les fameuses pierres gravées qui couvrent le Pla de Balençou. Sans doute ne le savez pas mais nous sommes des fadas de vieilles pierres. Nous pouvons faire des kilomètres pour admirer un tas de cailloux. Nous pistons les dolmens, les tumuli. Les gravures rupestres nous font délirer.

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-2.JPG

Nous n’avons pas été déçues. Le Pla de Balençou est un haut plateau parsemé de thym et pour la grande joie de Virgile de bouse et de crottin. Nous y avons également découvert une multitude de dalles, quasiment horizontales recouvertes de motifs gravés : des croix, des formes géométriques, une possible représentation humaine.

De nombreuses cupules creusées dans la roche donnent à penser que des offrandes étaient régulièrement pratiquées sur ce plateau et que ces représentations peuvent sans doute être associées à un culte (païen) puisqu’elles sont antérieures au christianisme.

En voilà d’ailleurs une découverte qui m’a étonnée à une époque : la Croix n’a pas toujours été un symbole chrétien.

 

 

 

Elle est l’un des 4 symboles fondamentaux avec le Centre, le Cercle et le Carré.

Que des « C » !

La croix a une symbolique cosmique, c’est entre autre la symbolisation de la communication Terre-ciel.

Le Carré symbolise la Terre, c’est la solidification, la stabilisation dans la perfection.

Le cercle est le symbole de la perfection car la manifestation de l’être unique.

Quant au centre, c’est « Tout ».

Avec les moyens du bord, du crottin séché réduit en poussière, nous avons retracé les contours d’une foule de signes. 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-7.JPG 

Lorsque l’on regarde ces figures gravées, toutes réunies sur une seule et même pierre, on reste confondu !

Non ?

Reste pour nous un mystère à résoudre : qui étaient ces hommes qui vivaient là ?

Vivaient ils du pastoralisme dès que la saison était propice ?

Est-ce dans le cadre de cette vie nomade qu’ils pratiquaient leur culte car nul doute qu’il s’agissait d’un culte (monothéiste vu la présence du cercle) ?

 

Quelles merveilles sur fond de Canigou !

Canigou-vu-de-Llugols.JPG

 

Dire que j'oubliais les 2 ponts romans sur le trajet du retour. C’est beau, non ?

 pont-roman-Conat-3.JPG

Do

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:16

Après une semaine de silence…

 

Oui, nous avons fait un break à Barèges, station de ski des Hautes Pyrénées, une des plus anciennes (la plus ancienne, peut-être) des Pyrénées.DSCN5387.JPG

 

A proximité du Pic du Midi de Bigorre qui culmine à 2877 mètres d’altitude, reliée à la Mongie par le col du Tourmalet, 2115 m, c’est le plus vaste domaine skiable des Pyrénées, mais c’est aussi une importante station thermale, rendue célèbre par le duc du Maine, fils de Louis XIV, qui s’y rendait régulièrement avec madame de Maintenon.

 

DSCN5377.JPGNous, c’est à pieds et en raquettes que nous avons exploré quelques uns des multiples sentiers aménagés (bien aménagés !) et nous imaginons aisément qu’en été, cette étroite vallée surplombée de sommets impressionnants, puisse être un paradis pour les randonneurs.

Pour cette première approche du pays Toy, nous avons marché cinq à six heures par jour, et par tous les temps, grand soleil, neige ou pluie, découvert le plateau du Lienz et son restaurant d’altitude, « chez Louisette ». Nous confirmons : la garbure et la tarte aux myrtilles y sont délicieuses !

DSCN5465C’est en raquettes que nous nous sommes aventurées dans la vallée de la Glère, bien trop enneigée cependant pour que nous puissions imaginer accéder au refuge ou au lac du même nom. Mais il y avait de magnifiques photos à faire du côté des cabanes de Camou et de sa chapelle ; nous ne les avons pas ratées ! Ce jour là, un peu fatiguées, nous avons renoncé à monter jusqu’à la cabane de l’Ayré ; ce n‘est que partie remise… Inch’Allah !

 

DSCN5482Le « tour des plateaux », sur le versant sud, dit « soulane » (c’est comme chez nous, en Catalogne ! »), nous a permis de découvrir les innombrables bergeries accrochées aux  flancs escarpés, équipées à l’arrière de fortins pour dévier les avalanches, amas impressionnants de blocs de roche sombre. Les hommes ont relevé un incroyable défit… Les dispositifs pour prémunir la vallée des avalanches sont innombrables. Pourtant, les traces de coulées de neige ou de terre sont multiples. Alors, qui gagnera ?

 

DSCN5475.JPGUne autre balade, sur ce même versant, nous a menées, en passant par la vertigineuse croix St Justin, au petit village de Sers et à son émouvante église romane du XII ème siècle. Une pure merveille…

 

Quel dommage en tous cas que le funiculaire construit en 1936 pour permettre aux skieurs d’accéder aux remarquables pistes de l’Ayré ne fonctionne plus ! Les navettes sont sans doute très pratiques, mais dramatiquement polluantes… A quand des navettes électriques, silencieuses et propres ?

 

Nous ne pouvons parler des qualités du domaine skiable puisque nous ne l’avons pas expérimenté, mais nous avons remarqué au cours de ce séjour que la vie du skieur n’est pas un long fleuve tranquille… Levé à l’aube pour attraper la première navette… Il doit faire la queue aux remontées, la queue pour se restaurer… Ses déplacements à pieds, au gré d’une démarche pesante et chaloupée, sont rendus pénibles par le poids du matériel à transporter… Mais c’est le bagne ! Et en plus, ça coûte cher ! Espérons qu’au moins il s’éclate dans les descentes, sinon, autant rester au boulot, non ?

 

Enfin, Barèges, on y reviendra sans doute, et sûrement en été, pour partir à la découverte des estives et des lacs d’altitude, à la rencontre des marmottes, des aigles et des isards… Là aussi, il y a promesse de bonheur !

 

Un grand merci à Christiane et Vincent qui nous ont prêté leur « sweet home » et permis de profiter des charmes d’une région qui n’a rien à envier aux Alpes !

Fredo 

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