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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 07:42

Avant de vous relater notre court voyage dans le centre de la France (Dordogne, Corèze, Lot…), voilà une petite balade que nous n’avions pas eu le temps de mettre sur le blog avant de partir.

Comme allier le tourisme au sport n’est pas pour nous déplaire, c’est chez les gabatches * que nous avions choisi de randonner samedi dernier, en suivant un itinéraire paru dans l’indépendant au mois de janvier : le sarrat de Germa et les mines de Montgaillard. De chez nous, cela fait un peu de route, mais c’est finalement moins loin que la Cerdagne ou le Capcir et beaucoup moins stressant que la montée du Conflent ! Passé Maury, nous avons obliqué en direction du château de Queribus et du charmant petit village de Cucugnan qu’Alphonse Daudet est allé nous mettre en Provence dans ses lettres de mon Moulin… On se demande pourquoi ! D’ailleurs, il y a un très joli moulin, à Cucugnan ; cela faisait des années que nous n’étions pas allées dans ce coin là et nous ne nous en souvenions pas. Sans doute était-il ruiné, à l’époque.

De Cucugnan, nous avons gagné Montgaillard, en passant par le village de Padern surmonté des ruines de son vieux château, par une vallée sinueuse qui n’est pas sans rappeler, en moins impressionnant sans doute, le défilé de Pierre-Lys.

Garées près du cimetière de Montgaillard, 1.JPGnous avons démarré la rando vers dix heures trente, par une petite route déserte bordée de buis épais. Dix minutes plus tard, à peine après avoir vraiment commencé les choses sérieuses en abordant la piste, nous avons connu une grosse frayeur : un Patou couché sur la piste nous a avisées et s’est levé en aboyant, aussitôt rejoint par trois congénères… Il va sans dire que nous avons vite dégainé nos « bombinettes » !!! Plus de peur que de mal ; les canidés n’étaient pas mal intentionnés et nous avons poursuivi notre chemin, les jambes flageolantes…

Autant le dire tout de suite : au début, nous avons douté d’apprécier la balade… Après la rencontre des chiens, la piste descend un moment vers la rivière et passe devant un campement sauvage et délabré (outre la peur de faire des mauvaises rencontres, nous n’aimons pas commencer en descente…),  elle suit ensuite un bon moment le fond de la vallée avant de s’élever pour rejoindre un chemin de charretier où la vue s’ouvre enfin sur le décor sauvage des Corbières… La végétation est un enchantement… Buis, genévriers, bruyères, petits chênes… Le thym est en fleurs et la lavande sauvage se prépare. Après une bonne grimpette,  parvenues au replat du Sarrat de germa,  nous avons quitté un moment l’itinéraire pour faire quelques pas sur la crête dans un décor grandiose : le Canigou enneigé, les monts du Vallespir, la chaîne des Albères et la Grande Bleue… Les formes ondulantes des Corbières…

Après avoir repris des forces sur le replat, nous avons abordé la seconde partie, celle des découvertes…

Au terme d’une bonne descente, bien raide, rendue glissante par le passage répété des VTT, nous sommes vite arrivées au premier site d’extraction, les mines du Tistoulet.

Dans le secteur des Corbières, les carrières sont nombreuses. Ici, dès le second siècle avant JC, des prospections minières ont été menées, à la recherche de cuivre, de plomb et d’argent… De vastes travaux d’extraction souterrains ou à ciel ouvert y ont été menés et se sont maintenus jusqu’à nos jours. Devenue sporadique et artisanale l’exploitation en a finalement été complètement abandonnée  dans les années 60.

        La mine du Tistoulet, c’est une terrasse vertigineuse creusée dans la montagne. Des pans de roches blanches (la barytine) abruptes se dressent devant nous… Blanches ? Pas tant que ça ! Pas besoin de se pencher sur la surface avec une loupe pour découvrir les imprégnations de malachite, verte, et d’azurite, bleue, qui apparaissent dans la roche… 2-copie-1.JPGMalachite et azurite sont les deux formes carbonates du cuivre. Les veines sont bien visibles à l’œil nu ! Des pans entiers de roche où vert et bleu s’entrelacent… Le sol est recouvert de scories aux teintes étonnantes… C’est magnifique. La plupart des excavations ont été sécurisées, donc fermées.

Un peu plus loin, la galerie dite « les serpents » ressemble, en plus petit, à « l’oreille de Dionysos », à Syracuse.

« La contenance du filon avoisinait les 6 à 7% de cuivre et la proportion d’argent récoltée était relativement appréciable, de 2,1 kg pour 100 kg de cuivre métal »… Pas mal, quand même…3.JPG

Pour le retour, après ces deux sites d’exploitation, nous suivons un long chemin horizontal qui chemine à flanc de colline ; nous surplombons la vallée et la route que nous avons suivie pour arriver à Montgaillard… De l’autre côté, la crête est hérissée d’une armée d’éoliennes, évoquant les moulins de Don quichotte. Sur le chemin qui nous ramène vers le village, d’autres carrières nous retiennent un moment… Nos sacs s’alourdissent de plus en plus ! La cueillette est bonne. Nous avons même trouvé deux pierres ayant une forme approximative de cœur ! La dernière carrière est impressionnante, vaste et percée de plusieurs cavités.

Le chemin nous ramène ensuite vers Montgaillard en montant (ça non plus, nous n’aimons pas… le retour en montée…)… Après une curieuse rencontre végétale, 4.JPG(impressionnante, cette souche, non ?) nous retrouvons la voiture avec satisfaction, pour un retour à travers les Corbières avec des vues superbes sur les châteaux cathares de Peyrepertuse et de Queribus.

 

Fredo

 

* Gabatches ou gabatxes… Petit nom d’oiseau attribué aux habitants du département voisin signifiant « ânes »… De leur côté, les audois nous appellent « burros », ce qui veut dire exactement la même chose…  Petit folklore local, c’est tout !

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:04

Comme vous le savez déjà nous revenons des Alpes Maritimes, un département que nous connaissons bien mais qui a plein de trésors à révéler. är contre, nous ne le dirons jamais assez, le côté idyllique de la région cache des pièges mortels, le mot n’est pas trop fort, pour ceux qui viennent s’y installer attirer par le soleil, la Gande Bleue et le clinquant de la côte. Et encore, je fais l'impasse sur coût de la vie !!!

Malheur à celui qui n’a pas un portefeuille bien garni ou qui a une confiance un peu trop aveugle dans les institutions. Oui, je n’ai pas peur de l’écrire et c’est une manière de rendre justice à nos Oncle et Tante: mise sous tutelle, abusive, décidée en dehors de la famille, le tout sous la houlette des voisins dépités en découvrant qu’ils n’y avaient rien à attendre en récompense de leur « dévouement », je rajouterai à l’affaire une tutrice en cheville avec un commissaire priseur véreux. Cela s'est traduit par un appartement vidé de son contenu, contenu subitement volatilisé !!!

Bon, passons à autre chose mais avant d'en venir aux paysages, je m'en vais vous donner un conseil. Si vous ne voulez pas que sur vos vieux jours des tiers décident pour vous de ce que sera votre vie, filez voir votre notaire et parlez lui du "mandat de protection futur".

http://vosdroits.service-public.fr/

Ensuite inscrivez dans la rubrique rechercher : Mandat de protection futur.

 

Cela n'est pas onéreux et il vous appartient à vous seul de décider qui vous souhaiter voir s'occuper de vous. Cela courcircuite d'éventuelles manaoeuvres qui pourraient abourir à une mise sous tutelle abusive, pire un internement, ou tout simplement de vous voir dépouiller de vos biens au profit de tiers malintentionnés ou de l'E... ! Si vous ne voyez pas de quoi je parle, utiliser le téléphone, je vous préciserai la chose. 

 La-napoule.JPG

Le département des Alpes maritimes est un des rares départements où en une vingtaine de kilomètres l’on passe de la folie furieuse du bord de mer au grand calme de la montagne. Les villages y sont perchés et bien que d’une grande sobriété, tout est élégant, avec une belle unité architecturale. Pas de paillettes, que du vrai.

Plateau-de-Cavillore-descente.JPG

Cette année, avant d’aller sur Cannes, nous avions pris soin d’éviter la fête du mimosa, le MIDEM, le Festival (dit de Cannes) et bien vous ne le croirez peut être pas, nous n’avons pas réussi à arpenter la Croisette !

Nous n’avons même pas aperçu la mer, c’est dire !

Heureusement que fermant la baie, à quelques kilomètres, les stations balnéaires de La Napoule et Théoule ont à cette époque un bord de mer que l’on peut admirer en toute quiétude et qui embaume le mimosa. Il faut dire que le Tanneron tout proche en est uniformément couvert.

P1010005.JPG

Voilà un côté chouette de la région, le mimosa !

Nous, en bonnes parisiennes, on adore mais quelle déception de découvrir en arrivant dans notre midi que pour beaucoup, c’était pire que de la mauvaise herbe !

Par contre sur la Côte, c’est la star du coin. On le fête, on le cultive dans des « forceries », il parfume tout. A Grasse, capitale des senteurs, les parfumeries le déclinent sur tous les tons, que ce soit Galimard, Fragonard, Molinard … Connard, Pinard, Flémard, Trouillard etc.

Mais non, j’me marre !!! Sculpture-a-Gourdon.JPG

Ce qui nous a attristées, c’est de découvrir que le sud n’était plus très reluisant, cela s’est dégradé à vitesse V. Certes vous pourrez me dire comme certains maires de notre connaissance que c’est la faute au vent et (ou) au manque de pluie !

Perle de conseil d'école !

Mais, si le vent n’avait rien à faire voler !

En plus c’est terrible le camping-car, on voit tout de haut, rien ne peut nous échapper, sacs plastique, bouteilles, canettes.

Que la France serait propre sans les buveurs de bière !

Bon, enfin si l’on doit décerner un palmarès quant à la région la plus crade, c’est tout vu : la Plaine de la Crau aux abords de Fos sur mer !

Ils avaient déjà le terminal pétrolier, les aciéries d’Arcilormittal, des raffineries, des pôles de chimie maintenant en prime il y a des déchetteries sauvages sur tous les bords de route. Il n’y a bien que les éoliennes pour ne pas faire trop moche et rompre la monotonie de cette plaine interminable.

La Camargue, zone protégée et c’est peu que de le dire, est à deux pas. A environ 5 kilomètres de la nationale coule le Grand Rhône, ne pourrait-on étendre cette protection à la Crau ? 

Peut-être bien que sous peu on va leur rajouter une Centrale Nucléaire, c’est bien la seule horreur qui leur manque encore et puis Nicolas aime ça, alors !

  sans-titre.png

Bon, enfin, nous y repasserons pour continuer notre prospection, direction la Vallée de la Roya.En attendant, un dernier conseil à ne pas négliger si vous êtes camping-caristes surtout. Ne traverser JAMAIS Grasse, c'est un vrai labyrinthe et les rues sont très étroites ! Demandez-nous conseil au cas Zou.

Do

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 10:49

Nous avons craqué !

4 mois sans Ptibus, ce n’était plus possible.

Nous piaffions d’impatience et la météo étant bonne, nous avons mis le cap sur Cannes.

Et bien oui, c’est ainsi tous les ans, nous avons besoin de notre dose : une loyauté familiale qui a la vie dure. Un vieux reste de notre jeunesse qui ne veut pas nous lâcher.

Ayant envie de traîner rue Meynadier, une des artères mythiques de Cannes, nous avions même embarqué les vélos. Bien nous en a pris car sans eux nous ne serions jamais arrivées. Des voitures partout, des pistes cyclables en pointillés, la foule, des travaux … LE GRAND BORDEL !

Nous avons pourtant atteint notre but : le traiteur ERNEST et c’est en dégustant un succulent financier que nous avons rallié « pédibus cum jambis », la Croisette, très encombrée. Comme je suis sympa voici même l’adresse que vous pourrez rajouter à celle du pays basque que je vous avais précédemment donnée : www.ernest-traiteur.com/

Cette balade n’était en fait qu’une mise en jambe car dès le lendemain nous mettions le cap sur l’arrière pays : Gourdon, Gréolières et Cipière.

Gourdon-1.JPG

Gourdon

 

Cipière, le coup de foudre ! Même en plein travaux la place du village est pleine de charme.

Cipieres-i.JPG

Si nous quittons un jour Saint Genis, ce sera notre destination. Perché sur une crête à 700 mètres, orienté plein sud, Cipière surplombe la vallée du Loup et le village de Gréolières qui est lui adossé à la chaîne du Cheiron dont le sommet principal est le Jérusalem !

Cipieres-c.JPG

Cipière

Cipière est aussi relié à Gourdon par un chemin caillouteux emprunté depuis la nuit des temps par une population qui a dégagé des tonnes de pierre pour aménager des parcelles agricoles, des murets, même les chemins étaient empierrés !

Vivant de pastoralisme, ils ont essaimé au gré des vallons de nombreuses bories qui leur servaient d’abris temporaires. Oui, vous avez bien lu, les bories sont du genre féminin !

Borie-de-Pons-Cipieres-k.JPG

Le but de notre rando était d’ailleurs de découvrir une merveille du genre. Haute de 3 mètres, elle est dotée de tout le confort : chauffage central, placards, une voûte qui n’a rien à envier à celle du tombeau de Clytemnestre à Mycènes et même une niche pour le chien !!!

Borie-de-Pons-Cipieres-m.JPG

Borie-de-Pons-Cipieres-s.JPG

 Borie-de-Pons-Cipieres-z.JPG

Située au-dessus d’une cuvette au fond de laquelle nous nous étions installées, nous y avons passé un délicieux moment !

Le reste vous l’apprécierez en photos.

Ah, j’oubliais, la neige commence à céder la place aux perce-neige que nous avons trouvé en quantité. Et pendant que nous « botaniquions », Virgile se vautrait avec délectation dans la neige.

Borie-de-Pons-Cipieres-h.JPG

Au fait, savez-vous ce que nous avons beaucoup apprécié aussi ?

Il n'y a pas eu un souffle de vent pendant 4 jours !

Do

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:18

Ne croyez pas que nous avions remisé nos godillots, non !

Nous avons des voisins très attentionnés qui nous fournissent en itinéraires.

Deux fois par semaine, nous marchons. Nous marchons en Conflent, dans les Garrotxes … nous avons même étendu notre rayon d’action à l’Hérault pour redécouvrir Saint Guilhem le désert, une merveille !

 

St-Guilhem-le-desert--14-bis-.JPG 

Nous allons aussi dans le Vallespir, mais là vraiment il faut s’accrocher !

Vous conseillerais-je la grimpette jusqu’au col du Miracle au départ de Prats de Mollo ?

J’hésite !

Pour nous le miracle n’a pas eu lieu, nous avons souffert toute la montée de la chaleur, et oui, en février, et même l’ombre du couvert végétal nous a été refusé, la tempête Klaus ayant mis à mal des hectares de forêt de pins ! Virgile a pu observer le réveil des grenouilles (ici le modèle "rousse").

 

P1030264.JPG

 

Mercredi dernier, par contre, nous nous sommes offert une balade sympathique. Nous avons mis le cap sur Case de Pene, l’étranger en somme puisque nous avions passé la Têt !

Nous avons démarré avec la découverte de l’Ermitage Notre Dame de Pene, un lieu particulier !

Je ne sais pas si cela vous arrive aussi mais il y a comme cela des lieux qui sont à la fois ici et ailleurs. Comme si deux mondes se télescopaient. En ce qui me concerne à chaque fois que je suis passé devant cet ermitage perché, c’est celui d’Amargos en mer Egée que je voyais.

Bon, enfin, toujours est-il que nous avons commencé la balade sur un sentier en corniche, très très caillouteux bordé d’agaves, de cactus. Le sanctuaire est très vite atteint et de ce perchoir se dévoile la Tour del Far, le château de Quéribus et plein d’autres merveilles.

 

Notre-Dame-de-Pene--6--copie-1.JPG

 

En l’an mil, un château se dressait là, le Castellum de Pena puis petit à petit sa position stratégique ayant perdu tout intérêt, le château a été démantelé et la chapelle castrale s’est vue transformée en ermitage, un ermitage occupé jusqu’en 1950.

Redescendues de notre perchoir nous avons filé sur un chemin caillouteux à souhait, tout en montagnes russes, direction Baixas.

Lorsque l’on arrive à faire abstraction des explosions sur les différentes carrières des environs : Tautavel et Baixas, le coin est vraiment très chouette, décoiffant certes mais le souci de notre coiffure n’a jamais été notre truc.

En tout cas, je peux vous dire que question préservation de l’environnement, ces carrières sont vraiment une plaie, il n’y a qu’à voir le nuage que chacune génère.

 

explosion-carriere-de-Tautavel.JPG

 

Nous avons ensuite gagné la chapelle Sainte Catherine sur le territoire de Baixas. Le cas de cette chapelle est particulier car elle a été destinée dès sa construction à abriter un ermite. Une partie des bâtiments s’accroche à la roche et si bien évidemment la chapelle était fermée, le banc de pierre qui s’étire le long du mur était bien accueillant et très ensoleillé. Un régal !

Ste-Catherine-de-Baixas--1-.JPG

 

Sur le trajet du retour nous avons fait halte à la carrière de marbre bleu de Baixas célèbre jusqu’aux Etats-Unis. Là, ce n’était pas à coups d’explosifs que se faisait l’exploitation mais manuellement. D’ailleurs les blocs encore en place porte la marque de la découpe. Un travail de titan mais à l’échelle humaine !

 

Carriere-de-marbre-bleu-de-Baixas-1.JPG

 

Allez, je vous laisse admirer quelques clichés, vous verrez, vous aimerez !

Do

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 18:08

 

Ces célèbres mots de Mac Mahon, prononcés sur les bords de Loire, auraient pu lui être inspirés par le Pays Basque !

Nous nous y étions fait saucées en été.

Nous y avions connu un printemps arrosé.

La pluie nous en avait chassées en automne !

Nous venons d’y passer quelques jours très mouillés en ce début d’Hiver !

C’est fini, n, i, ni, voilà une destination que nous avons rayée de la carte.

Même avec un ciel dégagé, il pleut !

1-copie-2.JPG

Pendant notre séjour, les nuages ont gommé tout relief à tel point qu’en faisant fi de nos connaissances géographiques, et avec un peu de mauvaise foi, nous pourrions vous dire que le Pays Basque est une région légèrement vallonnée, sans aucune éminence digne du nom de montagne.

Les rares fois où le ciel semblait se dégager, c’était toujours derrière nous, exactement là où nous venions de nous faire doucher !

Un taux d’humidité à 95%, cela vous dit-il quelque chose ?

Ce qui est certain, c’est que cela semble laisser l’autochtone indifférent.

L’habillement ne tient que rarement compte des contingences météorologiques ; lorsque le touriste sort imper ou parapluie, bottes ou gros godillots, le basque porte sweat-shirt ou petit polo, mocassins ou converses en toile !

Il flâne lorsque vous hâtez le pas sous l’averse, pas étonnant devoir autant de baigneurs sur la plage de Saint-Jean de Luz.

Ils n’ont guère de mérite à se baigner en toute saison, de toute façon, ils sont toujours mouillés !

2.JPG

Même chose pour le jogging qui semble très pratiqué, c’est sans doute un moyen excellent pour passer entre les gouttes. A tester !

 

Voici à titre de curiosité un bulletin météo, décodé à votre intention.

C’est d’ailleurs celui qui a eu raison de notre résistance !

La journée commencera sous un ciel chargé avec des bruines ou des averses modérées. Les éclaircies encore rares feront leur apparition dans l’après-midi entrecoupées de pluies anecdotiques (c’est beau).

Le ciel se chargera de nouveau en soirée.

Décrypté, cela donne :

La journée a commencé sous un ciel chargé avec des pluies fortes voir localement des trombes et du vent. Les éclaircies encore rares se sont révélées inexistantes dans l’après-midi qui a été entrecoupé d’averses. Par contre, le ciel s’est très rechargé en soirée …

3-copie-1

Il y a par contre un point qui ne souffre aucune critique, la gastronomie locale que nous avons toujours appréciée, d’où notre entêtement à nous rendre au Pays Basque !

Là, rien à redire mais si nous nous sommes décidées à boycotter cette destination, c’est, pour tout dire, que nous avons déniché quelques bonnes adresses où nous ravitailler à distance.

D’ailleurs comme nous sommes sympas nous vous refilerons nos tuyaux si cela vous intéresse et à vous comme à nous, l’Axoa de veau, la Pipérade, le Salmis de palombe, le Chorizo, le Jambon du Kintoa, le Confit de piquillos ou la truite de Banka.

 

En fait nous savons maintenant pourquoi les basques font fi du mauvais temps qui ne semble pas avoir de prise sur eux :

Ils ont dans le corps, les calories qu’ils n’ont pas dehors !

Do

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:42

Allez, vous allez croire que j’ai bu un petit coup de « Muscat Pèt » et que cela m’est monté à la tête.

Et bien pas tant que cela, voyez-vous !

Ce samedi, ne sachant pas vraiment où aller marcher, nous avons finalement décidé de ne pas tenir compte des prévisions météos pessimistes et de partir à l’assaut de la montagne.

 En tout cas il peut pleuvoir tous les jours comme hier, un beau soleil et quelques gouttes vite évaporées à 50 mètres de l’arrivée, nous ; ça nous va !

 

Nous avons quitté la route des gorges de Lavail pour attaquer la grimpette qui mène au château d’Ultréra à partir du hameau de La Pave.

Font.JPG

Premier arrêt à la Fount del Bosc, petit rafraîchissement bienvenu car bien qu’étant à la mi novembre cela chauffait dur, puis jolie grimpette pour atteindre le Pic Saint Michel lui-même surplombé par les ruines du Château d’Ultréra.

540 mètres de dénivelé pour une balade qui s’est révélée plus proche de l’escalade que de la marche.

Des à pics vertigineux et des passages en corniche dans la toute dernière partie, franchie sur le derrière surtout en raison du vent qui soufflait en rafales, mais pas seulement.DO.JPGFR2DO-copie-1.JPG

 

Si nous fréquentons le coin de longue date, nous n’avions jamais encore pu visiter les ruines du château.

Nous avions donc hâte de batifoler sur cet éperon.

Pourtant ce n’est pas ce site qui a retenu le plus notre attention.

Nous ne savions pas que d’autres vestiges nous attendaient quelques mètres plus bas.

Un peu d’histoire !

Le nom d’Ultréra vient de « Vultur area », l’aire des vautours et cela se comprend parfaitement lorsque l’on voit le site.                                                         

                                                               

Machu-Picchu.JPG

 

Situé sur un éperon rocheux (troisième mamelon rocheux en partant de la gauche) il domine toute la plaine du Roussillon et s’intègre dans la ligne de défense que constituent le château Royal de Collioure, les tours de la Madeloc, la Massane. Fortifié par les Romains ce point stratégique présente des vestiges essentiellement d’époque Wisigothique.

Les revoilà, les Wisigoths !

Ceux  de Rennes Le Château ! (voir l'article du blog sur Rennes le Château)

Et là où cela devient épatant, c’est que contrairement à ce que nous croyions, le château n’est pas le seul témoignage de la présence « teutonique » en ces lieux.

En 2000, une campagne de fouilles a démarré juste sous la falaise qui défend l’accès au château, très exactement sur le Puig Saint Michel. Et là, oh merveille, c’est tout un castrum des V, VI et VII siècles qui a été mis à jour.

 

castrum.JPG

 

Contemporain donc de la Rhedae des Wisigoths de l’Aude.

Rendez-vous compte, une agglomération s’étendant sur plus de 3 hectares, juchée sur un piton escarpé où l’on tutoie le vide. Les fondations des habitations sont bien visibles et le plan de l’urbanisation très lisible dès que l’on prend de la hauteur. Jusqu'à la tour sommitale dont on distingue les vestiges.

 

Tour.JPG

 

En découvrant ces vestiges, qui épousent le relief montagneux au plus près, adossés au piton du château, Frédo a eu le mot juste : on dirait le Machu Picchu !

Nous avons déambulé un bon moment sur le site avant de gagner le château.

Un paysage à couper le souffle, des ruines majestueuses que des indélicats ont eu le front de taguer !

Plus beau, tu meurs !

 

a-couper-le-souffle.JPG

 

chapelle.JPG

 

 Nous étions tellement bien que nous avons même tenté de nous ménager une petite pause méditation. Tenté, car nous avons brusquement été interrompues par les grondements sourds de Virgile et l’irruption de « drôles » de randonneurs.

Un mec très « légion camouflée » avec un sac polochon plein à craquer, un junkie  maigrichon avec moult piercings. Ils nous ont regardé sans l’ombre d’un sourire et d’un bonjour avant de tourner bride pour revenir quelques minutes après en compagnie d’une petite blonde moulée dans un jean et soufflant comme un bœuf !

Manifestement en désaccord quand à l’itinéraire, ils avaient surtout hâte de nous voir quitter les lieux. La nana, venue à la pêche aux renseignements, nous a laissé entendre qu’ils essayaient de mettre leurs pas dans ceux de randonneurs aperçus la veille au-dessus de l’Ermitage !

Venir 2 jours de suite sans trouver le bon sentier alors que tous les itinéraires sont balisés, faut vraiment vouloir le faire !

Nous avons indiqué le chemin en question et venions à peine de tourner casaque en les laissant à leur problématique quand le premier type, dégringolant de l’accès au château, est revenu vers eux leur annonçant avoir découvert ce qu’ils cherchaient.

Compte tenu de la demande de la nana, cela nous a paru étrange.

 

A partir de là un scénario a pris forme dans nos cerveaux enfiévrés !!!

Un thriller pour le prochain roman de Frédo !!!

Que contenait donc ce gros sac ?

Des cigarettes, de hachich, de la dope !!!

Ho, ho, hooooo !

Vu leur accoutrement ce n’était pas des randonneurs !

Pourquoi semblaient-ils guetter du haut de leur perchoir ?

Qui ?

Pourquoi ?

 

ULTR2RA.JPG

 

Arrivées à l’Ermitage, la vue du château était si belle sur fond de cumulus que j’ai voulu immortaliser l’instant au moment même où le grand maigre s’encadrait dans l’ouverture d’un mur. J’avais à peine braqué l’objectif de l’appareil photo (hyper performant) en direction du piton que le mec s’était accroupi !

Certes, vous me direz que c’était le hasard !

Et bien non, le « hasard » a voulu que la même scène se représente à plusieurs reprises !!!

 

Alors nous sommes revenues mûrissant un scénario haletant !

Quelle aventure !!!

Do

 

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:21

Nous avons mis en cette fin d’octobre le cap sur l’Ariège avec comme but le château de Montségur que nous avions déjà escaladé dans les années 70. Escaladé car il n’y avait pas alors de chemin d’accès balisé.

A cette époque des fouilles venaient tout juste de commencer et l’on tenait pour acquis que le château avait été l’ultime refuge des cathares.

 

Pog-et-champ-du-bucher.JPG

 

La grimpette démarre toujours au champ du bûcher mais aujourd’hui il n’y a pas que le château qui attire l’attention. Les vestiges d’un castrum adossé à la citadelle, des carrières disséminées par ci par là, des barbacanes sont visibles au sommet du Pog qui culmine à 1207 mètres. Ces fouilles ont permis une relecture de l’histoire de Montségur et toutes les découvertes sont visibles au musée du village.

 

POg.JPG

 Le château vu des carrières

 

Au  treizième siècle le catharisme était présent dans toute l’Europe mais c’est dans le sud de la France que son influence a été la plus forte.

Pour certains philosophes, la religion cathare serait dérivée de l’Arianisme répandu par les Wisigoths entre les sixième et neuvième siècles, pour d’autres elle serait venue d’Asie Mineure.

Cette « hérésie » s’est réveillée avec le début des Croisades dès l’An Mil.

En 1200 elle était à son apogée.

C’est Dominique de Guzman plus connu sous le nom de Saint Dominique qui a lancé la première prédication contre les Cathares en 1206.

C’est à lui que l’on doit la Croisade contre cette hérésie qui a culminé avec le martyre par le feu de 200 des cathares retranchés à Montségur.

C’est aussi lui le responsable du massacre de 20000 hommes et femmes à Béziers en 1209.

Dois-je être fière de porter le prénom de ce grand inquisiteur, béatifié malgré ou pour les massacres perpétrés au nom de la « Vraie » religion ?

Il y a longtemps que je connais la réponse et c’est NON !

Pour la petite histoire, ce n’est pas en l’honneur de cet homme que je fus ainsi prénommée. J’aurais dû recevoir celui de « Frédérique », ce qui ne plaisait pas au reste de la famille. Mes père et mère se sont inclinés, cherchant un prénom aux sonorités voisines. Par contre lorsque Frédé s’est annoncée, ils n’ont pas faibli !

Mais revenons à nos moutons !

Refusant la Hiérarchie ecclésiastique, le droit à la propriété, les cathares étaient une menace pour la Papauté et le fait de croire en la réincarnation ne pouvait qu’aggraver les choses.

Pour eux pas d’intermédiaire entre l’Homme et Dieu.

Ils refusaient le Baptême tel que le conçoit l’Eglise, prônaient le respect de tout ce qui vit d’où un régime alimentaire strict.

Ils étaient majoritairement artisans, paysans, des gens simples vivant au sein des villes et villages.

Repoussés petit à petit par la violence de la répression, un noyau d’irréductibles s’était installé à Montségur dans ce village accroché à la montagne et doté d’au moins une maison forte.

 

Castrum.JPG

 Vestiges des habitations du castrum

 

Car notre grande surprise a été de découvrir que le château de Montségur, sans doute le plus connu de tous les châteaux dit Cathares, n’en était pas un !

C’est Louis IX ou « Saint » Louis qui, entre 2 croisades contre les Arabes, a confié à la famille Lévis de région parisienne cette forteresse royale qu’il a voulu sur le site expurgé de ses hérétiques.

 

Vaisseau-de-pierres.JPG

 Montésegur, vaisseau de pierres

 

La fin de Montségur nous la connaissons tous.

Le bûcher pour certains, l’emprisonnement, la torture pour d’autres.

L’ « hérésie » a perduré encore un peu, les derniers cathares trouvant refuge tour à tour sur Puylaurens, Peyreperthuse, Quéribus et c’est à Villerouge-Termenès que l’aventure du dernier « Bon Homme » s’est achevée.

Village-de-Montsegur.JPGSi vous allez là-bas, n’oubliez pas de vous arrêter au Musée dans le village que surplombe le château. 

Le village épouse curieusement le terrain et fut à l'origine le leiu de résidence des ouvriers qui ont oeuvré à la construction du Château. On y trouve, disséminé le long de l’escalier qui mène à l’étage un nombre impressionnant de témoignages recueillis auprès de ceux qui ont été capturés et torturés.

 

Leur parole résonne étrangement aujourd’hui !

La corruption, l’intolérance, rien n’a changé de nos jours.

Ni pire, ni meilleur !

Les plus humbles sont toujours les plus mal lotis, l’arrogance des nantis aussi insupportable et ce constat n’est pas réjouissant !

On rit un peu jaune !

Do

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 14:54

Voici un portrait inédit de l’Ardèche pour boucler notre périple de Septembre.

De fontaine en arc boutant, de fenêtre à meneaux en façade renaissance, vous n’avez aucune idée du nombre de visages de pierre dont nous avons croisé le regard.

Capitale du Vivarais, Viviers doit son nom à la pisciculture que les romains avaient développé en ce lieu baigné par les eaux du Rhône. Les nombreux viviers alimentaient leur cité phare d’Alba La Romaine. L’architecture de Viviers témoigne de son long passé historique, les multiples sculptures également.

 

Pot-pourri-a-Viviers.png

 

A Antraygues sur Volane, la facture est plus moderne qu’il n’y paraît alors qu’à Vogüe, incéré dans son cœur le visage que nous avons découvert ne fait pas ses 400 ans.

 

                                                     Antraygues

Antraigues-sur-Volane-copie-2.JPG                                                             Vogüe

 

Vogüe

 

 Enfin comme nous ne sommes pas à un paradoxe près, à Aiguèze haut perché au-dessus de l’Ardèche, toutes les sculptures sont de fausses œuvres médiévales, mais elles sont de toute beauté.

 

Pot-pourri-Aigueze.png

 

 

En espérant que cela vous aura donné envie d'y faire un tour !

Do

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:42

Un nom sympa qui sonne comme le titre d’une chanson !

Le nom d’un des sommets que l’on peut contempler depuis l’adorable village de Prats-Balaguer.

Riberola.JPG

Une fois encore nous avons emprunté la piste qui mène au refuge de l’Orry et gagné les ruines du vieux château et encore une fois nous sommes tombées sur une chasse en cours !

Et dire que cela va durer encore quelque mois !

A moins que le carburant ne vienne à manquer car il ne faut pas croire que les chasseurs traquent le sanglier « pédibus cum jambis ».

Vous n’avez peut être aucune idée de l’armada de 4/4 dans la montagne les jours de chasse.

On en croise dans les endroits les plus reculés. On se croirait sur les Champs Elysées !

Navrant !

Sur notre trajet, cette fois pas de marmotte, vu le temps elles doivent encore se balader à plus de 2000 mètres, mais si la température reste estivale, l’Automne est bien là et les colchiques ont refleuri dans les prés.

 

olchiques.JPG

 

Il nous a fallu presque 3 heures pour gagner le Collet d’Avall et s’autoriser à pique-niquer.

3 heures dans un paysage grandiose.

Chaque lacet dévoilant ses trésors, nous ralentissait dans notre progression. 

La vallée de la Ribérole qui ferme le Pic d’Eyne puis le Carlit, la trouée de la vallée du Carol, les pistes de Bolquère et des Angles, les Pérics, le Camporeil !

Que des endroits de rêve où nous avons traîné nos guêtres.

En tout cas, croyez-nous, le Collet d’Avall comme salle à manger, c’est grandiose et il nous y est arrivé une chose peu banale mais peut être allez-vous nous trouver « originales, drôlettes » !!!

Mireille.jpgNous avons mangé en compagnie d’une visiteuse inattendue : Mireille.

Mireille, l’abeille* !

Elle est arrivée alors que nous nous installions pour faire un sort à notre casse-croute. Elle s’est posée, à nos côtés, à portée de mains, sur la carte qu’elle a squatté pendant une demi-heure, alternant périodes de repos et phases de dynamisme. Nous ne l’avons pas chassée, elle n’était pas vraiment dérangeante.

Au moment de lever le camp, après avoir remballé notre paquetage sans que cela l’émeuve, sans penser vraiment à ce que je disais, j’ai lancée « Bon, il faut s’en aller maintenant ! »

Et hop, elle est partie !

En fait cela nous a paru normal car nous y avons vu la preuve, une fois de plus, que la Nature répond vraiment à nos intentions.

Précision, je ne suis pas entrain de vous dire que « Mireille » m’a comprise, je suis juste entrain d’expliquer que je suis convaincue que notre activité cérébrale génère des ondes qui peuvent être reçues par tout ce qui vit, même les végétaux.

Essayez, faites comme nous. Si un jour une grosse mouche ou un papillon de nuit vous importunent, demandez lui gentiment de partir, vous verrez vous serez entendu !

Même que ça marche avec les araignées pour qui je ressens un profond dégoût. Je l’ai expérimenté plusieurs fois.

Toutefois vous n’êtes pas obligé de me croire !

 Tour du Coucouroucouil (18)

Bon, comme des gens normaux nous avons pris le chemin du retour par une sente à la déclivité est vertigineuse. A Prats-Balaguer, les rotules en capilotade nous n’avions qu’un regret, avoir oublié les maillots de bains pour pouvoir filer aux bains de Saint Thomas !

Mais quelle belle journée !

  

*Mireille l’abeille est un clin d’œil aux instit de maternelle qui fréquentent aussi Frédéric le moustique, Huguette la guêpe ou Belle la coccinelle … ça élève l’esprit, non ?

Do 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 17:50

   Il nous aura bien fallu une journée pour découvrir les gorges de l’Ardèche, cette merveille géologique qui reçoit chaque année tant de visiteurs… Et pour cause !

   La route touristique est assez récente puisqu’elle n’existe que depuis 1968. De nombreux belvédères ont été aménagés dans la garrigue tout au long de la trentaine de kilomètres de ce canyon d’une beauté à couper le souffle. La découverte se fait donc par sauts de puce, de point de vue en point de vue. Pas question de s’arrêter ailleurs. Les bas côtés ont été aménagés de façon très dissuasive !P1020553.JPG

   Nous avons commencé par nous arrêter au Pont d’Arc, une arche calcaire de 60 mètres de haut qui enjambe la rivière, devenue le symbole des gorges, et ce n’est pas ce que nous avons préféré. Pont-d-Arc-4.JPGTrop de monde sur les plages, sur l’eau, et pas mal de détritus. Nous sommes pourtant dans la réserve naturelle ! Je n’ose imaginer ce que cela doit donner en plein été.

Passé Pont d’Arc, il est difficile de s’aventurer au bord de l’eau, à moins de louer un canoë et de se faire accompagner par un animateur…

   De nombreuses curiosités géologiques émaillent le parcours, grottes et Avens.  La grotte la plus célèbre est certainement la grotte Chauvet, découverte en 1994, fermée au public pour la préservation de ses trésors. Il n’y aucun panneau indicatif, du reste, sur le parcours. Comme à Lascaux, une copie serait en cours de réalisation afin de présenter au public les étonnantes peintures rupestres qu’elle renferme. Les ardéchois ne semblent d’ailleurs pas tous d’accord avec l’investissement que cela représente… Nous avons discuté avec quelques uns qui estiment que ce projet ruine l’économie du département. La discussion est ouverte… En tous les cas, il est possible de visiter virtuellement la grotte dès aujourd’hui, et gratuitement, en cliquant sur le lien suivant…

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/chauvet/fr/

Bien fait et très intéressant !

   Pour notre part, nous avons choisi de visiter la grotte de la Madeleine.

Sous la houlette d’une guide passionnée et passionnante qui avait flashé sur Virgile (toujours dans les bons coups !) et sur son « popotin » de peluche, nous nous sommes faufilées dans les entrailles de la terre pour découvrir cette autre merveille de la nature, particulièrement réputée pour la qualité de son concrétionnement… Stalactites et stalagmites… Grotte-de-la-Madeleine-draperie.JPGMais aussi et surtout, drapés d’une étonnante élégance...

 

 

 

 

 

 

 

 

 ... et  « excentriques » farfelues, concrétions de calcite assez rare sous forme de petites excroissances orientées dans toutes les directions, et donnant parfois naissance à des formes reconnaissables, comme ce poisson… Grotte-de-la-Madeleine-excentrique.jpgCe type de concrétion est assez rare et doit sa formation à l’existence d’un point chaud alors que la température d’une grotte reste constante, 15°, été comme hiver… Mais outre les performances de Dame Nature pour réaliser un si bel ensemble, notre guide n’a pas manqué de souligner les prouesses techniques et la performance humaine qui nous permet aujourd’hui de descendre à 60 mètres sous terre…

 

   C’est à la hauteur de la grotte que les points de vue sur les gorges sont peut-être les plus spectaculaires, avec la découverte, depuis le cirque de la Madeleine, de la célèbre « maladrerie »… Gorges-de-l-Ardeche-La-Maladrerie.JPGConstruite au XIIème siècle par les templiers pour accueillir les victimes de la peste et les lépreux, les ruines émergent encore aujourd’hui au sommet d’un îlot boisé, au creux d’un méandre de l’Ardèche.

 

 

 

 

     Au terme de notre découverte des gorges, après un passage rapide à St Martin d’Ardèche, c’est à Aiguèze, dans le Gard, que nous nous sommes longuement attardées, savourant la quiétude et le charme de ses ruelles moyenâgeuses. Classé dans les « plus beaux villages de France » depuis peu, Aiguèze surplombe l’Ardèche du haut de sa falaise, alignant clocher, donjon et créneaux dans un bel effet… Un régal !                                                                                 

 Fredo 

Aigueze--2-.JPG

 

 

 

 

 

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