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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 20:38
Peut-être qu’en fin de lecture un « bof » blasé vous échappera, peut-être ! Mais allez quand même jusqu’au bout …
Tout au long du lit de la Têt, l’un des deux fleuves qui enserrent le massif du Canigou, de nombreuses sources chaudes offrent les bienfaits de leurs eaux. Certaines sont captées et des établissements thermaux ont vu le jour, reconnus par la « Sécu » ils ont pignon sur rue, d’autres, nettement plus sympathiques à mon goût, se sont spécialisés dans la relaxation ludique. Il y a enfin les « brutes de décoffrage »,  fréquentées par des courageux qui n’hésitent pas à braver le froid, les sentiers escarpés, le lit tumultueux de la Têt pour venir se relaxer en pleine nature. Certains de ces sites sauvages furent jadis des bains reconnus d’utilité publique, c’est le cas des Bains de Canaveilles.
Sur la route du Conflent, après avoir passé la petite ville d’Olette, la route longe au plus près le cours de la Têt qui se faufile dans le défilé des Graus. Pour l’admirer rien de tel que de s’offrir un petit coup de « Canari », c’est le surnom affectueux donné au petit train jaune ! En effet à la hauteur du défilé, par la force des choses, la route s’écarte du fleuve se faufile sous une barre rocheuse pour ressortir à la fin du défilé, un peu avant le centre de réadaptation fonctionnelle de Thuès. Sinistre !
petit-train.JPG
C’était il y a bien longtemps, en 1977, que nous avons découvert ce coin où se nichait un hôtel impressionnant, entièrement accroché à la montagne : Le Relais de l’Infante et justement nous étions dans une des « baignoires » du petit train. Ce relais, implanté au lieu dit les bains de Canaveilles succéda après un période de sommeil de 10 ans à un établissement thermal qui de 1872 à 1931 proposa aux curistes les bienfaits des eaux alcalines et sulfureuses des 4 sources qui jaillissent toujours à une température de 60° que modère la froideur de la Têt.
cpa-canaveilles-copie-1.jpg
Fermé jusqu’en 1941, il fut cédé à un banquier qui le modernisa, remeublé dans le style Renaissance espagnole et reçut un nom tout à fait adéquat : le Relais de l’Infante. Une superbe piscine, des jardins suspendus au-dessus de la Têt, pour jouir de tout cela il fallait emprunter une petite route en balcon au-dessus du vide. En 1984 un incendie d’une violence incroyable ravagea le relais, tordant poutrelles, balustrades métalliques … dévastant tout sur son passage.
Depuis, tout tombe en ruine a commencé par la route effondrée en de multiples endroits. Pour apercevoir la carcasse éventrée de l’hôtel nous avions emprunté il y a quelques temps le sentier de randonnée dit de Vauban qui surplombe vertigineusement le défilé. Mille fois nous nous sommes démanchées le cou pour tenter d’apercevoir le bout de l’ancienne route d’accès, nous promettant d’y aller un jour. Et ce jour est arrivé, enfin !
petite-route.JPG
De retour de randonnée, nous avons parqué la voiture au bord de la 116, escaladé un tas de gravats bouchant la petite route et ignoré presqu’involontairement divers panneaux dont un grand PASSAGE INTERDIT ; cela ne concernait à coup sur que les voitures !!! Nous avons descendu la petite route, retenant notre souffle tant il y avait l’air d’avoir de chutes de pierres. Un vrai gymkhana entre les blocs rocheux et au dernier tournant à angle droit le relais nous est apparu.
Relai-de-L-infante-Defile-des-Graus--11-.JPG
porche-et-terrasse.JPG
Le porche et la terrasse du parking sont les seuls vestiges intacts, partout ailleurs c’est la grande désolation. Cela a dû chauffer dur pour que les parois rocheuses, le sol soient encore noircis presque 30 ans après. La terrasse de la piscine entièrement en surplomb au-dessus de la rivière laisse entrevoir la Têt par les nombreux trous. Les balustrades des fenêtres tordues par le feu habillent une façade dévorée par le lierre.
Ruine.JPG
Le soir tombait et nous n’avons pas osé dépasser l’entrée, Frédo avait un peu la trouille même si les lieux lui collent tellement à la peau qu'elle y a situé l'action de son prochain roman* ! 
Il faut dire que ce coin est vraiment particulier, une certaine violence s’en dégage et l’histoire du lieu n’est pas sans corroborer ce sentiment. Au IXe siècle, le territoire actuel appartenait à une abbaye aujourd’hui disparue : St André d’Eixalada. Entièrement dévastée par des pluies torrentielles il ne reste plus rien du site. A l’époque des faits les moines quittèrent les lieux pour s’installer à St Martin du Canigou. Deux autres monuments d’importance se trouvaient dans les parages immédiats du défilé des Graus : le château de Serola dont il ne reste que les vestiges d’une petite église romane et celui de Nyovols dont on peut trouver en cherchant bien deux, trois pierres.
Mais revenues saines et sauves de cette courte expédition, je sais que j’ai fait une convaincue ; nous allons attendre que la tram s’essouffle, que la neige déserte les lieux et nous descendrons jusqu’aux sources dans le lit de la Têt.
Ce serait chouette de pouvoir redonner vie à cet endroit. Si un jour je récupère de « l’argent sans nom ni titre » (vieille expression familiale), je me vois bien exploser les ruines, rendre au site son aspect primitif, installer sur l’ancienne route un parking en surplomb du défilé pour enfin créer un parcours ludique sur les rives de la Têt : des bains de nature en pleine nature !
bains de canaveielles
Ma main à couper que rien de fâcheux n’arriverait plus ici !
Do
* à propos de ce livre il est actuellement en comité de lecture mais j’espère pouvoir vous annoncer un jour la bonne nouvelle.
 
 
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 20:46

Et bien oui c’est tout à fait cela et pourtant la balade n’était pas d’un dénivelé décoiffant. Parties du niveau de la mer pour y revenir, nous nous sommes élevées à tout cassé d’une vingtaine de mètres, et encore !

Voilà pourtant une bien belle balade que nous avons envie de vous conter. Elle ne vous prendra pas trop de temps question marche, 3 heures aller retour, par contre les haltes sont nombreuses.

Cap sur l'Espagne et sur Rosas. Commencer par vous garer à la hauteur de la Citadelle qui vaut à elle seule le détour.

Elle renferme des vestiges archéologiques de la Cité Grecque de Rhodes fondée en 776 avant Jésus Christ, les ruines d’une villa romaine et de tout un quartier composé d’ateliers, boutiques, un monastère du XI ème siècle qui les jours de grisaille à un furieux air écossais !

Vous pouvez commencer la balade à gauche ou à droite, à vous de voir. En ce qui nous concerne, nous filons généralement à droite et même si cela peut sembler monotone, il y a plein de beaux points de vue sur la Baie de Rosas, l’Escala, les Îles Médès, la Serra de Montgri avec son château ruiné … mais vous verrez par vous-même.

Rosas L'Almadraba (1) 

Un petit tour sur la jetée de Santa Margarida et retour au point de départ pour une halte au café « Si Us Plau ». Les tapas sont sympathiques, le cadre, très grec, est grandiose. Nous adorons la toute petite terrasse lovée au sein d’un bien beau bougainvillée.

Requinqué partez à l’opposé en longeant toujours le bord de mer. Cela reste civilisé jusqu’au petit phare et là commence l’enchantement sur le chemin de ronde qui épouse le relief au plus près.

Rosas L'Almadraba point de vue 

Première halte à la plage de Canyelles avec un menu à établir selon les goûts de chacun, bain, pique-nique … nous en général nous lambinons au raz de l’eau puis reprenons le chemin de ronde jusqu’à l’Almadraba. La plage est superbe même si Jeannine a failli s’y noyer, et le bistro Santa Lucia est très plaisant.

Rosas L'Almadraba plage Canyelles 

Requinqué et rassasié de beaux points de vue, vous n’aurez plus qu’à refaire le trajet en sens inverse et retrouver la civilisation.

Nous, ce qui nous a été le plus dur, ce fut la chaleur de ce début janvier : plus de 30° !

Enfin, ne boudons pas notre plaisir et vivons l’instant présent.

Rosas L'Almadraba Frédé 

Nous avons remonté les pantalons, viré les chaussettes, laissé polaires et vestes dans la voiture, c’était tout bon !

Il suffit de s’adapter.

Certes certains d’entre vous penserons que cela vous fait une belle jambe de lire tout cela, car vous être peut-être loin. Mais vous pouvez toujours venir nous voir et nous vous y accompagnerons !

Do

Ps : l’invitation ne court plus en juillet et août, trop de monde.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 20:33
Après avoir consulté l’Arrêté n° 2012174-0005 du Service de l’Environnement-Forêt-Sécurité routière de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer … ouf, j’ai tout dit ! nous avons décidé de changer nos habitudes et de randonner jusqu’à nouvel ordre les mardis et vendredis !
Pourquoi ?
Parce que nous en avons marre de risquer de nous faire canarder comme ce fut le cas mercredi dernier. Ce fut notre plus courte rando, du jamais vu. Au bout d’un quart d’heure de marche, nous avons remarqué 2 chasseurs apparus comme par magie sur la piste, enfin par magie est un peu trop poétique, mais bon. 500 mètres plus loin quittant la piste pour une sente qui s’enfonçait dans un vallon cela s’est mis à mitrailler au-dessus de nos têtes : demi tour et retour à la case départ, furax ! Comment est-il possible que parmi les jours sans chasse il n’y ait pas au moins un jour du weekend et (ou) un mercredi ? Sympa les balades en famille, tous en uniforme avec de splendides gilets fluo !
A Saint Genis, certains dimanches matins ressemblent à Sarajévo au temps des snippers. Il y a quelques jours, deux chasseurs tournaient en rond, fusils prêts à tirer, autour d’un fourré ne dépassant pas les 15 m2. Cela a doucement fait « marrer » notre amie, témoin de la scène. Pour un peu ils se seraient tirés dans les pieds et tout cela pour un malheureux lapin !
Donc pour notre rendez-vous au Balatg, rien de tout cela, pas un 4/4 à l’horizon, enfin il faut avouer que nous avons renoncé à poursuivre jusqu’au parking.
Canigou « Grand site », c’est ronflant mais ne concerne pas le chemin qui lui, n’a rien de grandiose, sauf les ornières !!!
A vous de juger.
parking 1parking 2
Par contre passé cet instant délicat, ce ne fut que du bonheur.
Les balades dans le massif du Canigou ont un je ne sais quoi qui fait que lorsque nous en revenons, un sentiment de plénitude nous habite.
La côte est rude, environ 650 mètres de dénivelé en 2 heures mais l’accueil au refuge du Balatg a été à la hauteur de l’effort.
Sus-au-Balatg--3-.JPG
Un isard nous attendait.
isard.JPGNous nous sommes offert une petite flambée sympa avant d’aller visiter le vieil Orry qui trône en contrebas du refuge et de reprendre la piste avec plein feu sur ...
Bugarach-vu-du-Balatg.JPG
 le pic de Bugarach, c'est lui au fond.
Bugarach.JPG
Et oui, il est toujours là, il n’a pas changé d’un iota et pourtant nous sommes le 28 décembre 2012 !
A l’arrivée de cette balade nous peaufinions déjà un nouveau projet : dès que le chalet des Cortalets sera ré ouvert, nous gagnerons les lacs mythiques du pic, la fontaine de la perdrix par la piste du col des Voltes et à moins que la météo nous mette des bâtons dans les roues, rien ne nous empêchera de gagner la table d’orientation … et d’y chanter : Montanyas regaladas son las del Canigo que tot l’istiu florexen, Primavera y tardor, Da me l’Amor …
Précision, nous n’irons pas en 4/4, ni en calèche, nous prendrons notre temps mais cela se fera à pieds et la période de chasse sera passée.
Do
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 17:57

Lors de notre balade en pays grassois, nous avons retrouvé avec bonheur notre village coup de foudre : Cipières.

Le village est implanté au cœur d’un massif calcaire. L’érosion de l’eau, le gaz carbonique, le climat ont modelé un relief particulier, dolines et gouffres truffent cette région.

Le but de la rando était d’atteindre le rebord du plateau de Calern et un observatoire astronomique. De là on surplombe la plaine de Caussols, le massif du Mercantour, les Alpes, la baie de Cannes …

Cipieres-cerga.JPG

Je ne vous donnerai pas le détail du trajet, le topoguide est disponible dans tous les offices de tourisme. Il est assez approximatif, nous n’avons jamais trouvé le trajet du retour à la hauteur du gouffre des Baudillouns. Si vous allez à Cipières, vous ferez peut-être comme nous, l’aller et retour par le même chemin, mais cela ne vous empêchera pas de goutter le paysage.

Emerveillé vous découvrirez que bien qu’à près de 1300 mètres d’altitude vous foulez le fond de la mer …

Et grâce à qui ?

Au plissement alpin.

Tout ce qui gisait au fond de la mer s’est retrouvé à l’air libre. Les sédiments qui emprisonnaient depuis des siècles coquillages et animaux divers, à la faveur de l’érosion, libèrent ces trésors fossilisés petit à petit pour le bonheur des amateurs. Nous avons, en peu de temps, repéré de nombreux coquillages et même un morceau d’ammonite.

N’ayant pas (encore) le matériel « ad hoc » pour la sortir de sa gangue, nous ne pouvons vous donner plus de précision la concernant.

Ammonites-en-folie.JPG

Les ammonites étaient des mollusques céphalopodes qui affichaient une ressemblance certaine avec le nautile. Au fil du temps, leur coquille a évolué tant au niveau de l’enroulement  qu’en matière de décor, les deux devenant extravagants. Je n’ai retenu qu’un nom d’ammonite et un seul : L’ammonite persillée !

Sans doute en lien avec mon goût immodéré pour les escargots bourgogne au beurre persillé !

Hum ! Ceux de Marcel, quel délice !

Mais l’ammonite n’est pas que persillée et si je n’ai pas l’intention de dresser l’inventaire de toutes ces bestioles sachez simplement que peu avant leur extinction elles arboraient des formes extravagantes. Est-ce ce qui a précipité leur fin ? Mystère et balle de golf !

Mais si vous avez envie de rigoler un coup, c’est justement sur l’arrière pays grassois (ou cannois) qu’il faut aller les découvrir et précisément à Saint Césaire sur Siagne. Les murs des habitations leur servent de faire valoir et il y a des spécimens épatants.

Pour en revenir à notre rando, tout s’est révélé étonnant.

Le gouffre des Baudillouns par exemple : un abîme de 80 mètres puis des galeries qui descendent jusqu’à -433 mètres. L’eau en s’infiltrant dans les crevasses du calcaire a donné naissance à un incroyable réseau souterrain et par endroit l’eau affleure pour le plus grand bonheur des bergers et de leurs troupeaux. En pleine nature, loin de tout, on découvre des puits savamment maçonnés, il faut dire que les pierres ne manquent pas. Ailleurs l’eau est là, à hauteur d’homme et il n’y a même pas à se pencher pour venir s’y désaltérer.

Cipieres-puits.JPGDans cet incroyable endroit, où l’on ne croise quasiment personne, l’homme a marqué la terre de son empreinte. De multiples champs enclos de murets ont jadis été cultivés, les chemins de la transhumance sont dallés et partout de gigantesques « clapiers* » attestent du travail de titan réalisés par les villageois pour tirer profit de ce pays aujourd’hui aride.

Cipieres-dalles.JPG

Si de nos jours il n’y a plus aucune culture, autrefois les multiples parcelles produisaient lentilles, blé, pois chiche faisant de Cipières le grenier de Grasse. Les bergers, toujours présents, ont construits de splendides bories où ils vivaient pendant l’estive.

Borie-de-Pons-Cipieres-m-copie-1.JPG

Dans ce magnifique paysage, la nature s’est adaptée au relief et aux sols. Les arbres sont cantonnés dans les petits vallons et partout ailleurs la rocaille est piquetée d’arbustes rabougris et de lavande sauvage (et non du lavandin). A ce propos, savez-vous qu’il y a peu, bien que poussant partout à l’état naturel, les paysans n’avaient pas le droit de la récolter ?

En 1800, sous le Consulat, l’autonomie municipale ayant été instaurée, pour assurer la gestion des biens urbains et ruraux, les municipalités vendaient aux enchères l’exploitation des terres, pourtant biens communs, à des concessionnaires seuls autorisés à récolter ce que la Nature offrait.

Ramasser les glands, la ramé étaient interdits aux paysans tout comme récolter les truffes, cueillir la lavande et autres plantes sauvages.

Il a fallu attendre le début du XXè siècle pour que les choses évoluent et la cueillette n’est complètement libre que depuis 1945 !

Et maintenant, au pire on détruit, au moins pire on laisse aller à vau-l’eau !

Do

*gigantesque tas de pierres récupérées pour rendre les terrains propres à la culture 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 16:25

C’est assez tardivement que nous quittons le camping ce matin-là, retardées par des problèmes techniques. L’alimentation en gaz du fourgon nous a encore lâchées ! Mais nous ne nous tracassons pas trop : le ciel est magnifique… On va se régaler !

La situation du camping « des sapins », un peu au dessus du village de Camurac, nous permet de partir directement en direction de Montaillou pour rattraper le « chemin des bonshommes », -ainsi surnommait-on jadis les cathares-.

Tout le monde connaît les chemins de St Jacques de Compostelle, mais celui des bonshommes est certainement moins familier. Partant de Foix, il chemine vers Montségur, haut lieu du catharisme, traverse le plateau de Sault, l’Ariège, remonte en direction de l’Andorre par Ax les thermes, pour finir à Berga, en Catalogne espagnole, où les cathares venaient se mettre à l’abri des persécutions. Pour notre part, nous n’en suivrons qu’un tout petit tronçon, entre Montaillou et le col de Balagues.

Après une bonne heure de grimpette ardue, troublée par les échos d’une chasse en cours, nous sommes récompensées de l’effort par un splendide panorama sur un nombre époustouflant de sommets pyrénéens.Circuit des crêtes de Camurac (9)

 

 

 Le majestueux St Barthélémy à notre droite, la célèbre dent d’Orlu, à notre gauche, nous béons d’admiration devant cet alignement de cimes déjà légèrement enneigées. DSCN6934.JPG

Passé le col de Balagues, le chemin des Bonshommes poursuit vers le sud, plongeant dans la vallée pour gagner Ax les thermes. Nous, nous partons à gauche, vers l’est, chevauchant les crêtes, en direction du roc de Quercourt, point culminant de cette randonnée, avec ses 1820 mètres d’altitude. Circuit-des-cretes-de-Camurac--12-.JPG

Nous flânons beaucoup, mitraillons tant et plus, frustrées de ne pouvoir nommer chaque pic, chaque dent, chaque col de ce splendide décor… Nous pensons reconnaître le Carlit, le Camporeil… Aucun doute en ce qui concerne le massif des Trois Seigneurs que nous avions longuement côtoyé au mois de juillet lors de notre séjour à Massat. Même certitude en arrivant au sommet du Quercourt et en découvrant vers le nord-ouest la falaise aride du Bugarach, reconnaissable entre tous.

Passé le roc de Quercourt et un échange sympathique avec trois autres marcheurs, il ne nous reste plus qu’à redescendre en direction des pistes de ski de Camurac. Mais ça, c’est en théorie, parce qu’en pratique, suite à une petite erreur d’interprétation sur la carte, nous nous sommes repayées une bonne grimpette au milieu des chalets de la station haute qui, il faut bien le dire, manque singulièrement de charme, ce qui nous a ensuite obligées à tâtonner pour retrouver les sapinières et l’itinéraire de retour.

Après près de six heures de marche, nous pénétrons dans la forêt, foulant le sol tapissé de fraisiers sauvages. Evidemment, à cette époque, il n’y a plus rien à ramasser, mais à ce propos, avez-vous déjà entendu parler de l’échinococcose alvéolaire?... Non ?... Hé bien nous non plus, avant de faire cette balade dont nous avons eu le descriptif dans l’Indépendant qui met en garde contre la consommation des baies sauvages. Alors sitôt rentrées, nous sommes allées aux renseignements.

Donc, il s’agit « d’une maladie rare mais qui peut être grave et peut même engager le pronostic vital ! Elle est due à un parasite appelé Ecchinococcus multilocularis ou plus communément "ver du renard". Cet agent infectieux parasite à l’état adulte certains carnivores, le renard et le chien en particulier. La larve de l’échinocoque se développe habituellement dans le foie des rongeurs sauvages, et accidentellement dans le foie de l’homme ».

« L’homme peut se contaminer en ingérant des œufs du parasite. Ces œufs existent dans les excréments des carnivores. On les retrouve sur les végétaux et baies sauvages accessibles aux renards et aux chiens et souillés par leurs déjections. »

Bref, dans un contexte extérieur particulièrement déstabilisant,  voilà encore un truc de plus pour vous faire « flipper » si comme nous vous avez l’habitude de grappiller framboises, fraises et myrtilles au cours de vos randonnées ! Ils vont bientôt nous faire croire que la nature est plus dangereuse que toutes les cochonneries industrielles mises à disposition sur le marché… Alors, haut les coeurs! Profitons sans retenue des richesses de Dame Nature; c'est quand même sûrement moins risqué que le bisphénol A... N'est-ce pas, Mi?...

 

Fredo   

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 17:01

De temps en temps, ça nous prend aux tripes, il nous faut aller voir comment se porte notre Balmette ! Quelque soit la saison, elle nous réserve un accueil grandiose mais c’est quand même à l’Automne qu’elle se pare des plus belles couleurs.

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-1.JPG

La Balmette est un joli lac montagnard qui s’atteint après avoir gravi âprement deux verrous glaciaires. La symphonie colorée des sorbiers, pins à crochets et colchiques, la petite odeur acidulée des genets, les chants d’oiseaux et en cette période le brame du cerf sont une invitation à la fête pour nos 5 sens.

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-1-bis.JPG

Je ne vais pas vous narrer par le menu le circuit de rando que nous avons expérimenté cette fois, nous varions les approches. Si cela vous dit, vous n’aurez qu’à gagner le village des Angles et le départ de la balade n°7 au belvédère de Balcère puis suivre le balisage d’un bout à l’autre. Il est en principe efficace, en principe car j’imagine que les panneaux manquants, ce qui nous a bien fait flipper, auront été remplacés. Si ce n’est pas le cas, vous ferez comme nous … vous irez au pifomètre !

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-2.JPG

La Balmette est aussi le nom d’un petit refuge, 3 verrous au-dessus du lac, à ne pas manquer.

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-4.JPG

Les flans de la montagne, rabotés par les glaciers qui couvraient la région il y a quelques millions d’années, sont tout en rondeurs à cet endroit. Lorsque vous aborderez le sommet de la croupe rocheuse, à coup sûr un « OH » émerveillé franchira vos lèvres. La chaîne du Carlit, les Péric (petit et grand), les trois pics Roges, le Puig de la Grave … vous en mettront plein les mirettes, mais ce n’est pas tout !

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-3.JPG

 

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-5.JPG

 

Si vous suivez bien l’itinéraire, lorsque vous aurez atteint le Mont Llaret, vous resterez scotché en découvrant tout autour de vous un panorama décoiffant, du mythique Canigou (le plus beau), à la Sierra Del Cadi et j’en passe évidemment !

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-7.JPG

Après ça roule tout seul, c’est tout en descente, raide, bien raide même.

La-Balmette-Le-Roc-d-Aude-8.JPG

Voilà, un conseil, si vous avez envie de profiter du calme choisissez un jour sans chasse, ici c’est mardi ou vendredi. Ce n’est pas tant que vous courrez le risque de recevoir du plomb dans les fesses, de toute façon ils sont équipés de balles, mais vous éviterez de vous gâcher le paysage avec des 4/4 dans les endroits les plus sublimes.

Ah, ça, on sait nous parler protection de l’environnement mais de là à envisager de réglementer l’accès de la montagne aux chasseurs, il y a un grand pas que l’on n’est pas près de franchir.

Vous voyez ce panneau routier ?

P1050804.JPG

Nous l’avons découvert à 2100m d’altitude !

Vous voyez ces ornières de véhicules ?

P1050803

Ils se trouvent juste après le panneau !

No comment  !

Do

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:54

Nous avions envisagé un séjour sur la Presqu’île de Giens qui n’a pu se faire à la date prévue et comme lorsque ce fut chose faisable, les campings étaient fermés, enfin ceux qui sont abordables*, nous nous sommes rabattues sur le Pays de Sault. C’est épatant ce coin, très dépaysant : mousses de Floride aux arbres, grands sapins des Ardennes ou des Vosges, petits chênes verts du Causse, landes bretonnes, drailles aveyronnaises, coteaux ensoleillés du Valais … on est partout à la fois !

Nous avons marché 5 jours durant, soit un dénivelé cumulé de plus de 2000m ! Un séjour très ressourçant dans un fourgon glacial le matin, le gaz était HS !

10° au réveil et 25° dans la journée. C’est bien la technologie, quand ça marche ! Vive l’électronique et ses états d’âme !

Encore une fois nous avons expérimenté la simplicité volontaire et fait du bien à la Planète. Pas de chauffage mais couettes, couvertures, chaussettes  accumulées. Nous avons fait chauffer notre eau pour la douche et avons pu constaté que 5 litres pour se bien laver étaient plus que suffisant. Un petit bleu nous a permis de nous sustenter de bons petits plats bien revigorants : pates, lentilles, soupe maison. Heureusement que comme dit le dicton « qui est de Meudon est à précaution », nous avons de quoi faire face à pas mal de situations critiques : lampes à huile, barbecue et réchaud à gaz …

* les campings du Sud de la France ferment en général le plus tôt dans la saison, normal, ils font le plein l’été ! Quant aux tarifs de ceux de la côte d’Azur et du Var, ils sont hallucinants. Exemple, 5€ pour un chien ! Je me demande si à ce prix, ils ont accès aux sanitaires puisqu’ils ne fournissent même pas les sacs à crottes ?

Do

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:54

Nous avions envisagé un séjour sur la Presqu’île de Giens qui n’a pu se faire à la date prévue et comme lorsque ce fut chose faisable, les campings étaient fermés, enfin ceux qui sont abordables*, nous nous sommes rabattues sur le Pays de Sault. C’est épatant ce coin, très dépaysant : mousses de Floride aux arbres, grands sapins des Ardennes ou des Vosges, petits chênes verts du Causse, landes bretonnes, drailles aveyronnaises, coteaux ensoleillés du Valais … on est partout à la fois !

Nous avons marché 5 jours durant, soit un dénivelé cumulé de plus de 2000m ! Un séjour très ressourçant dans un fourgon glacial le matin, le gaz était HS !

10° au réveil et 25° dans la journée. C’est bien la technologie, quand ça marche ! Vive l’électronique et ses états d’âme !

Encore une fois nous avons expérimenté la simplicité volontaire et fait du bien à la Planète. Pas de chauffage mais couettes, couvertures, chaussettes  accumulées. Nous avons fait chauffer notre eau pour la douche et avons pu constaté que 5 litres pour se bien laver étaient plus que suffisant. Un petit bleu nous a permis de nous sustenter de bons petits plats bien revigorants : pates, lentilles, soupe maison. Heureusement que comme dit le dicton « qui est de Meudon est à précaution », nous avons de quoi faire face à pas mal de situations critiques : lampes à huile, barbecue et réchaud à gaz …

* les campings du Sud de la France ferment en général le plus tôt dans la saison, normal, ils font le plein l’été ! Quant aux tarifs de ceux de la côte d’Azur et du Var, ils sont hallucinants. Exemple, 5€ pour un chien ! Je me demande si à ce prix, ils ont accès aux sanitaires puisqu’ils ne fournissent même pas les sacs à crottes ?

Do

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:54

Nous avions envisagé un séjour sur la Presqu’île de Giens qui n’a pu se faire à la date prévue et comme lorsque ce fut chose faisable, les campings étaient fermés, enfin ceux qui sont abordables*, nous nous sommes rabattues sur le Pays de Sault. C’est épatant ce coin, très dépaysant : mousses de Floride aux arbres, grands sapins des Ardennes ou des Vosges, petits chênes verts du Causse, landes bretonnes, drailles aveyronnaises, coteaux ensoleillés du Valais … on est partout à la fois !

Nous avons marché 5 jours durant, soit un dénivelé cumulé de plus de 2000m ! Un séjour très ressourçant dans un fourgon glacial le matin, le gaz était HS !

10° au réveil et 25° dans la journée. C’est bien la technologie, quand ça marche ! Vive l’électronique et ses états d’âme !

Encore une fois nous avons expérimenté la simplicité volontaire et fait du bien à la Planète. Pas de chauffage mais couettes, couvertures, chaussettes  accumulées. Nous avons fait chauffer notre eau pour la douche et avons pu constaté que 5 litres pour se bien laver étaient plus que suffisant. Un petit bleu nous a permis de nous sustenter de bons petits plats bien revigorants : pates, lentilles, soupe maison. Heureusement que comme dit le dicton « qui est de Meudon est à précaution », nous avons de quoi faire face à pas mal de situations critiques : lampes à huile, barbecue et réchaud à gaz …

* les campings du Sud de la France ferment en général le plus tôt dans la saison, normal, ils font le plein l’été ! Quant aux tarifs de ceux de la côte d’Azur et du Var, ils sont hallucinants. Exemple, 5€ pour un chien ! Je me demande si à ce prix, ils ont accès aux sanitaires puisqu’ils ne fournissent même pas les sacs à crottes ?

Do

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 19:46

Nous voici, une fois encore, de retour d’un séjour découverte. Cette fois nous avions mis le cap sur l’Ariège, ce n’est pas loin et nous ne connaissions pas vraiment. Et bien c’est très dépaysant. Le trajet est pépère sauf sur le tronçon emprunté par le tour de France. Le bitume est tout « grabouillé » et impossible de tout déchiffrer à moins de s’arrêter tous les 30 mètres. Nous avons ensuite rencontré d’autres écrits, mais là, c’était soft et très explicite : OURS NON !

Pas besoin de décodeur.

Nous avons réussi à mettre à notre actif, 2 belles randonnées avec le Pic des trois seigneurs comme toile de fond.

Pour la première il fallait une bonne dose d’imagination pour se faire une idée du paysage, nous sommes restées tout le temps dans les nuages. Nous avions décidé de découvrir les hameaux des Goutets. Ces hameaux étaient destinés à accueillir les bêtes pendant l’estive. Abandonnés un paquet d’années, ils renaissent de leurs cendres et depuis quelques temps, certaines cabanes sont utilisées par un berger.

C’est une architecture typiquement montagnarde, schiste à tous les niveaux.

Le-Hameau-des-Goutets-de-La-Foulie-Massat--22-.JPG

La nature des toits permet de différencier l’usage de ces cabanes. La lause pour abriter bêtes et gens, le couvert végétal pour aider à la fermentation des laitages.

Si cette balade vous intéresse, voici quelques tuyaux.

Au départ de Massat, il faut suivre le cours de l’Arac jusqu’au village de Le Port. A partir de là, la route file sur Arac et Le Carol et croyez moi, ce n’est pas de la tarte. Déjà avec une voiture, c’est coton, alors avec un fourgon !

Théoriquement, en montagne celui qui monte est prioritaire toutefois il vaut mieux repérer les « passing place » (ainsi nommés en Ecosse) de manière à pouvoir dégager la chaussée, si nécessaire. Avons-nous impressionné par notre gabarit ? Les chauffeurs croisés ont tous été charmants et nous sommes arrivées sans encombre au terminus. S’y garer fut une autre paire de manches, mais en Ariège, la population semble très accommodante !

Atteindre les Hameaux des Goutets, ils sont 3 dans un paysage très andin, est somme toute facile. Il y a juste à suivre l’itinéraire balisé, le 16, au départ du hameau de la Foulie où l’on stationne. Attention cependant à ne pas perdre la trace car par temps de brouillard, c’est risqué.

Nous avons grimpé gaillardement 2 petites heures sans souci, pente est raide sans plus. Par contre arrivées aux premières cabanes, brouillard total, des vaches partout et donc autant de petits chemins que de ruminants. Nous avons erré un bon moment jusqu’à ce qu’un trouée dans les nuages nous permettent de repérer la grange isolée figurant sur le topo guide.

Le-Hameau-des-Goutets-de-La-Foulie-Massat--12-.JPG

Alléluia !

Nous avons patouillé dans les tourbières, les bouses pour le plus grand plaisir de Virgile et fini par récupérer le balisage aux Hameaux.

Pour le retour un choix multiple s’offrait à nous : la piste dans son intégralité, le sentier de rando balisé jaune ou un cocktail maison alliant piste et sentier. Ce fut notre choix pour raison de sécurité mais apparemment chaque trajet est plein de charme, à vous de voir.

 

Notre seconde équipée nous a permis de découvrir la cascade d’Ars au départ d’Aulus les bains. Un tuyau, évitez le sentier balisé jaune et préférez lui le GR 10. C’est plus ombragé, évidemment tout dépend de la météo, et très riche en découvertes, enfin, c’est nettement moins fréquenté.

A part cela, reste le compromis : départ matinal par le sentier « touristique », retour par le GR.

Ars-totalite.JPG

La cascade, haute de 246 mètres, se fracasse en 3 chutes distinctes. C’est très pentu, exigu et le raidillon terminal est plutôt adapté aux isards qu’aux humains. Arrivées tôt dans la matinée, nous avons pu jouir de la beauté des lieux en toute tranquillité.

Ars-gros-plan.JPG

Par contre et jusqu’à ce que nous atteignions le GR 10, nous avons croisé en redescendant une foule digne des Champs Elysées.

La solitude des montagnes !!!

Ce n’est pas possible qu’ils aient pu tous tenir là-bas ou alors « y’a un truc ! ».

Le trajet qu’emprunte le GR est splendide. Au terme d’une rude descente (ou montée, c’est selon) il débouche sur une gorge étroite et profonde, « le Pas d’Enfer », puis se faufile jusqu’à l’arrivée au pont de la Mouline à Aulus entre de superbes murs.

Muret.JPG

C’est tout un patrimoine architectural que l’on découvre et qui nous permet d’imaginer ce que fut la vie montagnarde. Celle des charbonniers qui exploitaient la forêt, les restes de la construction circulaire d’un four à charbon de bois subsistent.

four.JPG

Celle des paysans éleveurs qui exploitaient un peu partout de petits lopins de terre.

Des ponts rustiques faits d’énormes dalles (on se pose la question quant à la force qui animait ceux qui les ont posées là), sont encore en place.

Pont-megalithique.JPG

Les clôtures aux murs cyclopéens s’effondrent, des maisons sont éventrées même si l’on remarque des tentatives de restauration avortées.

C’est tout une vie qui a déserté les lieux rendus à la Nature qui a repris ses droits.

De toute façon, et ce n’est pas moi qui l’invente, depuis 150 ans la forêt pyrénéenne ne cesse de s’étendre alors que la population humaine vivant et travaillant dans les montagnes diminue. Toutes les études le confirment.

Si l’humain, en incluant le touriste, est de moins en moins présent dans la montagne Pyrénéenne, pourquoi donc cette opposition violente à la présence de l’ours ?

L’ours est présent dans le Pyrénées depuis 250 000 ans, autant dire qu’il a eu le temps de s’habituer à son environnement. L’agropastoralisme par contre n’existe que depuis 3000 ans ? Certes, nous ne sommes plus à l’âge des cavernes et au fil des siècles l’homme a empiété sur le territoire des bêtes sauvages, réduisant ces populations à peau de chagrin. Mais si petit à petit et parce que l’homme cède du terrain, certains reviennent, pourquoi ne pas chercher à cohabiter ?

De quel droit faisons-nous la morale aux populations africaines qui ne défendent pas comme elles le devraient, selon nous, l’éléphant ou le rhinocéros, alors que nous ne sommes même pas capables de favoriser la survie de l’ours dans nos montagnes.

Des attaques d’ours contre des humains n’ont jamais été enregistrées mais les agressions de Patous qui protègent les troupeaux sont monnaie courante. Je peux vous assurer que, nous qui randonnons pas mal, avons eu souvent de grosses frayeurs en croisant certains de ces chiens de berger et si nous n’avons encore jamais vu, de nos yeux vu, d’ours, nos routes ont croisé celles de 2 d’entre eux. Une belle crotte toute fraîche au printemps, une superbe empreinte d’antérieur dans la neige, à chaque fois dans le massif du Canigou, ne nous ont pas incité à rebrousser chemin.

ours.jpg 

L’ours est méfiant et à moins de tomber sur lui par un malencontreux concours de circonstances, nous ne risquons rien de lui.

Jadis, l’ours était chassé par les éleveurs qui en tiraient un certain revenu, les primes d’indemnisation n’existaient pas encore. Aujourd’hui, les dégâts qu’il cause représentent moins de 1% des pertes globales des éleveurs, pertes compensées par de nombreuses mesures. Pourquoi dans ce cas une telle opposition à la présence d’un groupe viable d’ours dans les Pyrénées ?

Il y a une vingtaine d’années, je me souviens que la réintroduction des lynx dans les forêts vosgiennes avait remué les foules, aujourd’hui, ils sont là et cela n’émeut plus personne.

Peut-être en sera-t-il ainsi pour les ours et alors « Lou Moussu* » aura retrouvé droit de cité dans les Pyrénées !

Do

*Le monsieur, autre nom de l’ours avec Martin et Lou Pé Descaous (le va nu pieds)

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