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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:17
 
Le petit train jaune, quel bordel !
Depuis longtemps, nous envisagions une « dépose » en petit train jaune (pas question d’hélico, restons modeste) pour redescendre pédibus le long de la vallée de la Têt avec halte aux bains de St Thomas. 
St-Thomas.jpgProfitant de la présence d’amis marcheurs, nous avons donc peaufiné notre rando y ajoutant un crochet par Mont Louis, histoire de se ravitailler, ensuite il n’y aurait plus qu’à suivre le cours de l’eau.
 A peine garés, nous rallions la gare de Villefranche, non sans avoir repéré d’un œil soupçonneux un groupe de scolaires qui, à coup sûr, risque de nous piquer les places dans la « baignoire », entendez par là, le wagon découvert.
Dans la gare, l’affluence des grands jours, nous attend : deux guichets ouverts, deux queues plus ou moins organisées.
queue.jpg Si tout va bien, cela devrait aller vite.
 Mais justement tout ne va pas bien !
 Cela s’agite dans le guichet de gauche, coups de fil à répétition et c’est l’émigration massive vers le guichet de droite, où nous faisons la queue.
 Profitant de ce moment de flottement, un couple avec 3 mouflets, fraichement débarqué dans le hall, en profite pour nous passer devant. Il fait beau, nous sommes entre gens civilisés, on laisse faire. Après tout d’autres wagons et baignoires sont en gare !
 L’attente se prolonge, nous sommes plusieurs à faire la queue à tour de rôle, un petit saut aux toilettes étant envisageable. Escapade que je vous déconseille car côté sanitaire le constat est assez lamentable ; côté dame, je ne suis pas allée voir ailleurs, 2 WC dont un bouché et (car ?) sans eau et un second à la serrure arrachée.
 
De retour dans le hall, écouter les conversations aux guichets aide à passer le temps. Instructif car Christiane à l’ouïe particulièrement fine.
 Au seul guichet opérationnel, une grosse dame s’incruste depuis un moment pour arriver à récupérer son dû : réduction de 90% en qualité de femme de cheminot retraité, qui lui voyage gratos, tout comme l’enfant de 3 ans qui les accompagne ! C’est qu’elle en connaît un rayon en matière de tarif, la bougresse !
 Qui paie vraiment sa place, à part nous qui allons payer plein pot et le chien demi -tarif ?                                                                                                                                                                                   Demi tarif pour les enfants de 4 à 12 ans et gratuit au-dessous de 4 (ils sont majoritairement les plus nombreux), des réductions ou exonérations à foison sauf pour les séniors, évidemment !
 
On patiente et on reprend espoir car dans le guichet de gauche, une certaine agitation semble indiquer que la file d’attente va peut-être se résorber. La responsable du groupe des scolaires qui monopolise les lieux depuis tant de temps s’apprête à récupérer les X billets aller et X billets retour de ses élèves. La guichetière ayant tamponné, signé je ne sais combien de bordereaux, nous piétinons sur place, tous autant que nous sommes. Nous voilà prêts à bondir vers ce fichu guichet quand une personne se présentant comme handicapée (quel handicap, mystère !), en profite pour se propulser au comptoir qui vient de se libérer, tout en nous fusillant tous du regard.
 
Qu’à cela ne tienne, zen, il n’y a plus que le jeune couple resquilleur à passer et c’est à nous !
C’est ce moment précisément que choisit la guichetière de droite pour annoncer à la cantonade qu’après CES personnes, le train est complet !
Nous nous faisons préciser la chose.
 Nous avons bien compris, nous répète t’elle et nous n’aurons qu’à prendre le prochain train à 13h50 (il est 9h30 !).
 
Beaucoup on besoin de se faire répéter l’annonce, notamment ceux qui comme nous ont payé leur parking (à la journée, il n’y a pas d’autre possibilité).
Ecœurés, nous sortons en compagnie d’un touriste étranger, furieux. C’est la troisième fois qu’il tente de prendre ce train. La première, l’absence de contrôleur avait fait capoter l’expédition, le second, il y avait grève … aujourd’hui il n’y a plus de place.
Dire que si nous n’avions pas été aussi cool avec la petite famille de 3 mômes (5 places occupées dont seulement 2 payantes), nous aurions pu faire cette balade !
Sans compter que pour la SNCF, il y aurait eu plus de profit, nous représentions quand même 4 occupées et 5 payées car si Virgile « paie » (9.25€ quand même), cela m’étonnerait qu’il puisse profiter de la banquette, encore que !!!  
petit train jaune
Chaque année, nous entendons dire que des menaces pèsent sur la survie de ce petit train, franchement, cela n’a rien d’étonnant, comment pourrait-il être rentable ? Les trois quarts des voyageurs occupent des places qu’ils ne paient pas, ou à peine.
 Si l’été, il circule souvent avec 2 baignoires et au moins 5 wagons fermés, n’aurait-il pas été possible de mettre un des autres wagons présents en gare en service ? Nous avons été au moins une trentaine de personnes à devoir renoncer à nos projets.
 
Et dire que dans les années 70, nous nous sommes mobilisés pour le sauver de la privatisation. Si je me rappelle bien des japonais voulaient l’acheter. Les connaissant de réputation, cela aurait été mieux gérer !
 
La SNCF, c’est vraiment le bordel, quant à la mairie de Villefranche, propriétaire du parking (dixit la guichetière) elle ne peut que se frotter les mains en constatant la situation. Nous avons été un sacré nombre à quitter le parking après avoir régler un stationnement pour des prunes et ce ne doit pas être un cas isolé.
 
A suivre …
 
Do
 
 
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 20:15

Serres est un chouette village non loin de Rennes les bains donc par voie de conséquence de Rennes le château.

Serre-Pech-Cardou-1.JPG

Un admirable pont en dos d’âne de l’époque médiévale sur le Rialsesse, un ancien château et l’église constituent une partie du patrimoine culturel de ce beau village. Patrimoine architectural qui intrigue les passionnés d’ésotérisme qui rodent autour de Rennes le château pour en sonder le mystère.

Concernant Rennes, sans rentrer dans les détails, c’est un lieu fort où nous avons vécu un moment extraordinaire et qui, nous l’avons découvert au hasard de nos lectures, a à voir avec Serres.

L’église de Serres, restaurée en 2000 présente quelques particularités : une double croix dont la partie horizontale est commune,

serres_double-croix.jpg

des peintures murales apparemment commanditées par l’ordre du Temple et une porte des morts, murée et portant une étrange croix pattée surmontée d’un arc reliant les deux extrémités de la partie horizontale.

serres-croix-pattee.jpg

Ce lieu est plein de mystère et le seul document datant de 1347, susceptible de nous en apprendre plus, se trouve au Vatican … qui refuse à le livrer. Autant dire que cela ne fait qu’ajouter au crédit de ceux qui tentent de percer le mystère de Rennes.

Serres est le départ d’une très belle et rude balade : le Pech Cardou.

De ce sommet se dévoile un panorama exceptionnel : Rennes les bains, le Pech de Bugarach, château d’Arques … un panorama à 360° et au sol un curieux assemblage de pierres.

Serre-Pech-Cardou--10-copie-1.JPG

Apparemment, cela intrigue mais aucune réponse satisfaisante comme le curieux délire d’un québécois auquel je ne comprends rien. Mis à part que dans ce cercle de pierres d’autres cercles dessinent une croix, je n’ai su qu’en penser jusqu’à ce que nous allions visiter le prieuré Saint Michel de Grandmont.

Ce prieuré, situé près de Lodève est implanté dans une région excessivement riche en dolmens. C’est dans ce lieu que j’ai découvert les vestiges d’un dolmen arrasé.

Dolmen-ruine.JPG

Et si la construction du Pech Cardou était une ancienne sépulture mégalithique ?

Il y a dans le coin pas mal de menhirs, alors pourquoi pas ?

Bon !

Si vous avez testé la recette de brioche vendéenne de Frédo et que vous avez besoin d’exercice, au départ du pont de Serres, celui-ci franchi et tournant le dos au village remonté droit devant vous jusqu’à un panonceau indiquant « Pech Cardou direct » et suivez le balisage. Cela grimpe raide jusqu’en haut et redescend encore plus sec jusqu’au petit col aux tables de pique-nique déglinguées mais ce n’est pas suffisant pour perdre ces calories !!!

Pour éliminer la brioche, le retour ne se fera pas par le même chemin mais par Rennes les bains. Faut ce qui faut ! Et puis à Rennes, il est possible de faire trempette gratos, alors !

Do

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:55

Si la Foi déplace des montagnes, elle les fait gravir, aussi !

Nous nous étions déjà fait la réflexion en gravissant le piton volcanique de Saint Michel d’Aiguilhe au Puy en Velay, nous en avons été convaincu à Arlempdes.

Le-Puy-en-Velay--28-.JPG

Arlempdes, prononcer « Arlande » est un site remarquable de Haute Loire à environ 30 kilomètres au Sud du Puy en Velay.

Perché à 100 mètres au-dessus du cours torrentiel de la Loire, sur un piton volcanique, le château et sa chapelle se donnent des allures de météores.

Meteores.JPG

 

Tout autour de spectaculaires coulées basaltiques, des orgues, déploient leurs parois austères.

Le lieu est une merveille que chacun peut découvrir à son rythme, il suffit de récupérer la clef du château à l’auberge du village et de se mettre dans la peau du châtelain.

Le vestige le mieux conservé est aussi le plus ancien. Il s’agit de la chapelle datée des XI ème et XII ème siècles !

L’appareillage de pierres volcaniques lui donne un curieux air inachevé mais quelle beauté au moindre rayon de soleil, rouge sur fond noir.

Arlempdes--44-.JPG

Le château est tout entier imbriqué dans la roche dont il épouse la moindre anfractuosité. Les appareils défensifs sont adaptés à la topologie du site. La herse par exemple, elle existe bien mais pas telle que nous la connaissons d’habitude, verticale. Là, elle se déploie à l’horizontal sous la forme de mandrins que les hommes de garde plaçaient dans des trous superposés verticalement.

Herse.JPG

Déambuler librement dans ce château est un pur plaisir, les vestiges sont très évocateurs, fenêtres à meneaux, geôles, salle d’armes, tours, créneaux … on s’y croirait ! Et puis ce panorama !

La découverte terminée nous avons soigneusement refermé la porte d’entrée et gagné les bords de Loire pour repenser à cet exemple épatant de restauration menée par des gens comme vous et moi, des passionnés, qui ne tirent aucune gloriole d’un titre de noblesse qu’ils n’ont pas.

Arlempdes-et-la-Loire.JPG

Alors si un jour, vous passez non loin, faîtes un crochet d’autant que le coin, bien que touristique, n’est quand même pas surpeuplé, nous nous y étions les seules.

Do

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 20:19

Je vais faire soft, peu de texte et des photos pour cette rando à couper le souffle au propre et au figuré.

Banyuls-1.JPG

Parties de Banyuls, nous avons commencé par longer la route, le sentier littoral ayant été avalé par une résidence privée !!! Résidence de vacanciers absents majoritairement qui nous prive de ce que je croyais être un droit inaliénable, l’accès au littoral, depuis que la Loi Littorale existe (1976). Sans compter que cette même loi interdit toute construction à moins de 100 mètres du rivage en dehors des zones urbanisées ! Bon, évidemment reste à se mettre d’accord sur ce que l’on entend par zones urbanisées parce qu’en repoussant sans cesse la périphérie d’une agglomération, il est certain que l’on peut se mettre à bétonner à tout va.

Enfin, la suite de la balade est grandiose.

Banyuls-2.JPG

La côte est déchiquetée, caps et vallons alternent pour le malheur des jarrets du randonneur mais pour le bonheur des yeux. Toutes les fleurs de la création s’étaient données rendez-vous sur le parcours : asphodèles, géraniums de Robert, églantiers, chardons violets, cistes, laurier-tin …

Banyuls-3.JPG

 

Banyuls-4.JPG

autant d’occasions de s’arrêter pour admirer mais aussi pour écouter chanter les rossignols. Vous connaissez, j’espère ! Si non, je vous offre un petit moment musical, cliquez sur le lien ci-dessous pour découvrir le « Chant des Oiseaux » de Jannequin. Ensuite vous reconnaitrez le rossignol !

http://www.youtube.com/watch?v=fnTcoiqlLgQ

Arrivées au Cap Rederis, nous en avions plein les gambettes et plutôt que de filer vers le Col de la Creu, nous avons avisé avec bonheur une piste montant sagement dans le vignoble. Dire que ces terrasses existent depuis des siècles et que le savant réseau de  murettes, canaux d’évacuation des eaux, est l’œuvre des  templiers !                                                                                                                   

Banyuls-6.JPG

Les templiers ! Bon sang, mais c’est bien sûr ! Le Banyuls Templiers et le sellier du même nom, c’était pas de la rigolade ?!

Nous la referons cette balade mais en hiver et je m’arrangerai pour ne pas perdre mon appareil photo. Heureusement que ce n’était pas le bridge, je n’aurais plus eu qu’à lui trouver un remplaçant !                                                                                         Dommage pour le Coolpix ! J’aurais mieux fait de le refiler à Thomas !

Do

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 16:45

Vous êtes vous déjà posé la question de savoir comment étaient faites les maisons à pans de bois ?

Moi, cela ne m’avait jamais effleurée et il s’en est fallu de peu que je ne zappe l’explication même si, penserez-vous ce n'est pas vital que d'être au courant.

C’est en visitant l’Eco musée d’Alsace que j’ai découvert cette invraisemblable technique que voilà.

facade-maison.JPG

Déjà, le bois servant à l’ossature de l’édifice était coupé depuis belle lurette lorsque qu’il était utilisé pour la construction. Coupé à la sève descendante, donc avant l’hiver, il était remisé plusieurs années pour bien sécher.

Jadis, l’outillage que nous connaissons n’étant pas aussi perfectionné, les poutres étaient façonnées à la main et leur tracé suivait le fil du bois, c’est ce qui explique que l’on trouve des poutres complètement courbes sur les plus vieux édifices ! Un moyen assez imparable pour repérer les fausses vieilles maisons des vraies.

architecte--1-.JPG

Lors de la mise en œuvre, on commençait par tracé un plan. Le charpentier préparait alors les 4 façades de la maison en ajustant la longueur des poutres selon les directives du plan, découpant tenons et mortaises, perçant les trous pour les chevilles. Chaque poutre avait un nom et toutes étaient numérotées à la hache, d’où l’utilisation des chiffres romains.

L’assemblage SE FAISAIT A PLAT, tout était posé à même le sol !

architecte--2-.JPG

Ensuite, les façades étaient amenées in situ, REDRESSÉES puis réunies pour donner corps à l’habitation … mais ce n’est pas tout !

redresser.JPG

Il fallait boucher les trous.

bout-de-bois.JPG

Dans les espaces délimités par les poutres, des bouts de bois étaient fichés à intervalles réguliers puis avec des colombins de torchis, mélange de glaise et de paille, on réalisait le remplissage des vides. La tâche était facilitée par l’existence de ces morceaux de bois qui permettaient une meilleure tenue des galettes de torchis et une plus grande régularité de la répartition du torchis.

remplissage.JPG

Ensuite une nouvelle couche, à la manière d’un enduit, colmatait les petits interstices et uniformisait les façades (intérieur, comme extérieur).

C’est simple mais il fallait y penser.

Je n’affirmerais pas que l’ossature de toutes les maisons à pans de bois de par le vaste monde est ainsi faite mais pour ce qui est des maisons alsaciennes, c’est sûr.

Reste un point de détail soulevé par Frédo : y avait-il des fondations ?

En ce qui concerne celles démontées et remontées au musée, oui, pour les anciennes encore debout, mystère !

Si cet article est très didactique, tant mieux, les profs ou assimilés pourront toujours s'en inspirer !

Do

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les petits dessous de nos grds parents

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 19:03

Nous voici revenues d’un séjour de plusieurs jours des deux côtés du Rhin : un régal !

Nous allons donc vous distiller quelques petits articles afin de partager avec vous certaines de nos impressions.

Toute chose ayant un début, nous commencerons logiquement par le trajet suivi tant à l’aller qu’au retour.

Premier volet, la Nationale 7.

Comment gagner l’Est de l’hexagone au départ de Perpignan, en un minimum de temps ? La réponse est simple : en empruntant le réseau autoroutier soit une énumération de A … A9, A46, A37, A36 … A7

A7 entendons par là, l’ex Nationale 7.

Il est bien loin le temps où Charles Trenet nous la chantait.

nationale-7.jpg

Phagocytée par l’autoroute, elle a même en certains endroits complètement disparue pour, sur d’autres tronçons, changer de rive.

Et si l’on peut toujours chanter « Route des vacances … qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence et la banlieue d’St Paul de Vence », ce n’est plus du tout pour les mêmes raisons !

Considérant ce que sont les environs de Paris où grandes surfaces, entrepôts, usines, barres d’HLM sont au touche-touche, il est certain qu’à partir de Lyon, ce n’est guère différent, même Saint Paul de Vence est complètement noyé par les buildings !

Je dirais même que c’est pire qu’en région parisienne !

La campagne est quasi inexistante tout au long de ce désespérant ruban d’asphalte. Les carrières grignotent les monts voisins, Feyzin empuantit l’atmosphère sur des kilomètres et de Vienne à Orange ce ne sont rien moins que 5 centrales nucléaires qui plombent l’ambiance !

centrale-nucleaire.png

Une tous les 40 kilomètres !

Tous ces fourneaux du diable ont éclipsé les merveilles antiques de Vienne, Orange, les jolis villages de Grignan, St Paul les trois châteaux ne semblent guère tentants vus de l’autoroute …

Est-ce vraiment cela le progrès ?

D’autant que si la Nationale 7 a disparu, la A7 qui l’a supplantée a tout perdu du semblant de charme qu’elle eut un jour ! Il fut un temps, lointain, où les aires d’autoroute avaient un peu d’âme, las ! C’est tout juste si maintenant les voitures arrivent encore à y stationner. Les poids lourds ont tout envahi, les Mac Do y ont fleuri. On ne voit quasiment personne, hormis de péquins pressés de se recaler le derrière dans leurs autos pour avaler les kilomètres. En prime, les gares de péage sont automatisées.

Parties du Boulou, à deux pas de la frontière espagnole, nous avons quitté le réseau autoroutier un peu avant Mulhouse et rencontré UN seul et unique poste de péage abritant un(e) employé(e) aux environs de Belfort ! Du coup, trop contentes, on s’est taillé une bavette.

Tout cela m’amène à un triste constat : l’automatisme gagne du terrain, partout : les hôtesses de caisses de supermarchés disparaissent au profit de scanners, les stations service n’ont même plus de caissier (ou caissière) ... et tout cela pour aller toujours plus vite, pour gagner du temps !

Mais que va-t-on en faire de ce temps lorsqu’il n’y aura plus de travail et donc plus de « sous » à dépenser ?

On supprime consciemment des emplois et, hypocrisie suprême, on s’étonne que le chômage grimpe en flèche.

Vive le progrès !

 

Deuxième volet : Ça saute et ça se saute ! Qu’est-ce que c’est ?

Réponse : un millier de participants à une partie de jambes en l’air que nous avons pu reluquer tout à loisirs lors d’une de nos randos alsaciennes et qui ont transformé le lac du Fischboedle, non loin de Münster, en lupanar !

Fischboedle.JPG

Un lac de montagne devenu réserve à grenouilles, garde-manger pour cigognes.

Fortiches, les batraciens, ils sautent, nagent, se baladent en s’accouplant comme si de rien.

Batraciens.JPG

Bon, vu le nombre d’œufs couvrant le lac et les précautions prises localement pour les protéger, signalétique routière adaptée, les cigognes ne sont pas près de mourir de faim !

Cigogne.JPG

Par contre, je me demande si leur pêche est autorisée. Enfin en ce qui me concerne, cet étalage de cuisses, m’en a quelque peu dégoûté, même en persillade.

Fredo-et-la-Wurrmsa.JPG

Je terminerai avec un petit mot sur la rando, quand même du genre sportive. Déjà, la fonte des neiges ayant emporté une passerelle, traverser la Würmsa bouillonnante derrière un Virgile bondissant, car ragaillardi par le froid, ne fut pas de la tarte, ensuite la signalétique du club vosgien (toutes mes « confuses ») ne vaut pas un pèt de lapin !

Nous avons fait 4 randos, nous nous sommes perdues 4 fois !

Les codes ne sont pas les mêmes que partout ailleurs concernant les changements de direction ou le codage des GR et autres circuits :

Les principaux types de balisages de randonnes

Ça, ils ne connaissent pas et comme leurs petits panneaux sont fichés sur des arbres qui parfois les ont phagocytés ou sont tombés, nous avons fait beaucoup d’aller-retour parfois pour nous y retrouver. Si nous y revenons, nous embarquerons une carte IGN et promis, nous ne critiquerons plus les petits manquements que nous constatons parfois dans les PO !

 

Troisième Volet

7 ans quand même que nous n’étions plus retournées en Allemagne !

Navigation-sur-le-Forggensee.JPG 

Un tout de force pour nous qui y faisions naguère de fréquentes incursions.

J’avais oublié et j’ai déjà envie d’y retourner.

Parce que, il n’y a pas à dire mais c’est quand même autre chose. Je ne parle pas des paysages même si j’avoue que ça me parle toujours aussi fort au cœur.

Côté nourriture, je ne dirai pas grand-chose non plus même si j’adore leur charcutaille (hum ! le leberkäs), les spätzle, le pain noir, le fromage sur sa tranche d’ananas. Ils sont juste nuls pour le café, vraiment pas fortiches sur ce coup pour qui l’aime à l’italienne !

Non, ce n’est pas ce qui m’enthousiasme à ce point mais plutôt la manière dont tout semble pensé pour faciliter les relations et la vie de tous les jours.

C’est nickel, même les bords de route en rase campagne sont entretenus. Les villes et villages ont toujours un petit côté opérette, j’adore. Et puis ce n’est pas tout ! Des aires de covoiturage partout (et pleines), des trains, trams à foison, des pistes cyclables (espaces partagés piétons et vélos) à la pelle reliant les villes et villages entre eux et traversant mêmes les centres urbains loin des axes routiers, permettant aux piétons et aux cyclistes d’être en sécurité !

Skt-Trudpert.JPG

En Forêt Noire (au moins) nous avons pu constater que chaque petite ville avait sa maison de retraite et pas installée en rase campagne, implantée en centre ville. Là nous avons carrément rêvées !

Pouvoir aller au bistrot facilement sans avoir à prendre de voiture, se promener aisément avec le fauteuil roulant sans devoir ahaner comme une bête sur une petite route de montagne défoncée et loin de tout. Des aînés restant encore dans la vie, conservant leurs repères, ouahou !

Vous me direz que je ne sais pas tout et que ce n’est peut-être pas toujours aussi idyllique que cela en a l’air, peut-être mais il y a quand même des signes qui ne trompent pas et ce que nous avons vu, nous ne l’avons pas rêvé.

Se faire regarder comme des bêtes de foire parce que vous vous baladez avec une dame âgée, nous l’avons connu même si depuis quelque temps nous arrivons à nous fondre mieux dans le paysage. L’usage du déambulateur, comme moyen de sauvegarder la motricité, est une évidence alors que nous avons eu à batailler avec le médecin pour qu’il en prescrive un. Il y en a à la pelle et personne ne semble y prêter attention.

Il y a juste un « truc » qui nous a surprises, le nombre de jeunes femmes ne semblant pas travailler et accompagnées d’enfants ! Les incite t’on à rester au domicile ou est-ce un choix de vie ? Est-ce une façon de pallier à un manque de système de garde des enfants, à une organisation du temps scolaire particulière, à un manque de travail ?

Nous creuserons la question, histoire d’en savoir plus, mais si d’aucuns parmi vous ont la réponse, dîtes le nous !

Toujours est-il que nous y étions bien. Titisee, Todnau, Freiburg ...

chute-de-Todnau.jpg 

Nous ne nous sommes jamais senties non désirées avec notre fourgon. Dès lors que l’on respecte les emplacements, il est possible de visiter n’importe quoi comme n’importe quel automobiliste. Les chiens et leurs propriétaires ne sont pas montrés du doigt comme chez nous (et encore c’est pire en Espagne) mais par contre il y a des poubelles et des distributeurs de sacs à crottes (ce n’est pas poétique mais c’est pratique) partout. A Saint Genis, si votre chien à le bon goût de faire sa crotte au début de la balade, je vous mets au défit de ne pas revenir de la dite promenade avec le sac odorant à bout de bras. Notre cher maire peste contre les déjections canines mais a fait retirer TOUTES les poubelles !!!

Bon, nous avons donc sur le feu de nouveaux projets outre Rhin, des courts et un TRÈS long. Mais là, c’est encore le point d’interrogation même si l’on y pense très fort. Le motif : aller sur Graz en Autriche via la Bavière, histoire de revoir le Neuschwanstein, pour y découvrir le village de nos ancêtres maternels. Après qui nous empêchera  de filer plein nord sur Brême et Lübeck, Frédo en rêve depuis si longtemps !

A suivre ...

Do

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 19:51

En crapahutant au-dessus de Villefranche de Conflent, nous avions repéré faisant face au fort Libéria ce qui ressemblait à une construction au sommet d’un des pitons qui verrouillent la Clue où est implantée la cité fortifiée. Carte IGN en main, nous avons découvert qu’il s’agissait là d’une redoute que l’on pouvait atteindre de Villefranche. Jusqu’à présent nous avions renoncé, trop raide !

On avait besoin de faire un break mais voilà que nous avons découvert qu’il existait un autre itinéraire balisé, nettement plus cool.

Résultat des courses, nous avons fait ce mercredi, premier jour du printemps, une des plus belles virées de notre existence. Alors si le cœur vous en dit, suivez le guide.

Dès le départ, on en prend plein les mirettes. Le sentier démarre à la hauteur de l’église de Corneilla de Conflent, un superbe édifice autrefois doté d’un cloître dont il ne reste qu’une seule arcature de marbre rose. Cette église au clocher du XI e siècle possède de magnifiques sculptures tant sur le tympan que sur les chapiteaux des colonnes des fenêtres.

sculptures.JPG

Le sentier démarre en descente, ce n’est pas le top mais une fois franchie la passerelle de bois qui enjambe le torrent, on attaque sec en grimpette une ancienne draille. Mentionnées nulle part, pas même sur la carte, de nombreuses cabanes émaillent la montée. Encore une fois, nous constatons à quel point la voute intérieure est splendide, elle nous rappelle celles que nous avons pu découvrir en visitant cairns et tombeaux antiques.

voute orry

 Voute de l'Orry

80px-TombeClytemnestre

         Voute du tombeau de Clytemnestre

 

Avant de commencer la descente et attaquer la seconde partie de notre itinéraire, nous nous offrons une vue plongeante sur Villefranche, les Grottes des Canalettes, le Fort Libéria. Dommage qu’une ligne THT s’incruste dans le paysage !

Jamais nous n’aurons cumulé sur une seule rando autant de découvertes.

Pour filer vers la Redoute nous longeons les vestiges d’une ancienne carrière de Talc que jouxte une mine de manganèse désaffectée et tombons par hasard sur un panneau indiquant une bergerie romane. UNE PURE MERVEILLE !

Personnellement, si c’est une bergerie, je suis la reine d’Angleterre. Je ne dis pas qu’elle n’a pas abrité (ou n’abrite pas encore) des moutons, qu’elle n’a pas été une fromagerie, mais très certainement ce ne fut pas sa vocation initiale.

bergerie-romane.JPG

9 mètres de long pour 4 de large, un appareillage intérieur aux petits oignons, une structure qui s’apparente plus à celle d’un édifice religieux et une voute qui ressemble à s’y méprendre à celle que l’on trouvait dès 5000 avant JC dans de nombreux édifices. A coup sûr ceux qui ont bâti ce chef d’œuvre n’étaient pas des néophytes.

Appareillage-bergerie.JPG

Une nef centrale, des niches latérales et une voute en encorbellement qui n’est pas sans rappeler celles que l’on peut découvrir dans de nombreux bâtiments antiques : Ugarit en Syrie, Maeshowe en Ecosse (Orcades), Mycènes en Grèce … Une merveille !

Projet1.png

Nous avons repris notre route jusqu’à la Redoute après un petit crochet par la citerne Font de la Perdiu. Un panorama à 360° avec vue sur la Méditerranée, le Canigou et toutes nos randos des jours passés.

panorama-360.JPG

 

redoute.JPG

Toutes ses petites chapelles que nous avons découvertes s’offraient à notre vue, St Etienne de Campilles, St André de Belloc, St Christophe de Llugols, Ste Marguerite de Mabilles, St Jacques de Calahons … toutes, plus celles que nous ne connaissons pas encore mais que nous allons mettre au programme de nos prochaines randos !

C'est parti !

rando.JPG

Do

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:23

Si vous n’avez pas trop de temps pour une grande randonnée sportive, mais que cela vous démange de faire un peu d’exercice, un petit tour à Notre Dame de vie s’impose. Pour ce faire, il vous faudra vous rendre à Villefranche de Conflent. Afin d’éviter les parkings payants, vous pourrez vous garer devant l’école s’il reste une place, ou dans la rue principale du faubourg.

La randonnée débute par quelques mètres sur la RN 116… Il faut traverser le passage à niveau et poursuivre sur quelques mètres jusqu’à un petit oratoire derrière lequel se cache le départ du sentier. Ceux qui connaissent le coin ont déjà compris que cela va monter dur et c’est vrai. Et tous ceux qui ont l’habitude d’emprunter la RN 116, qu’ils fassent partie ou non des fêlés, ont peut-être déjà remarqué cette construction perchée comme un nid d’aigle au cœur de la falaise… Hé bien nous, cela fait des années qu’elle nous fait fantasmer ! Alors aujourd’hui, c’est parti !

Notre Dame de Vie Villefranche (3) 

Un peu d’histoire : appelé San Pere de la Roca (on comprend pourquoi) jusqu’au treizième siècle, Notre Dame de vie fut le siège d’un prieuré de 1225 à 1342, avant de devenir un ermitage. Tombé en ruine, il fut restauré au dix-septième siècle. Aujourd’hui, il est soigneusement entretenu par une association et des aplecs de sardane y sont donnés régulièrement (des messes aussi, vraisemblablement). Une chose est sûre : pour y assister, mieux vaut avoir le jarret ferme et ne pas être sujet au vertige.

Très vite, nous nous élevons au dessus de la vallée de la Têt qui rugit en contrebas. Nous franchissons plusieurs rangs de paravalanches. On voit tout de suite qu’ils ne sont pas inutiles et la taille des pierres qui se sont détachées de la montagne pour venir échouer dans les mailles du filet est impressionnante. Notre Dame de Vie Villefranche (36)On se fait le pied le plus léger possible pour éviter de déclencher un cataclysme. Défense d’éternuer ! Le terrain est instable ; c’est plus qu’une évidence. La circulation est dense en ce dernier jour de vacances d’hiver. Un canari passe… Je parle du Petit Train Jaune ! Peu à peu, la vallée de la Rotja s’ouvre à nous et tout autour,  nous repérons nos balades favorites… La tour de Goa, le Tres Estelles, Marialles…

Une heure de rude grimpette et nous y voilà. Notre Dame de Vie Villefranche (33)Nous nous attendions à trouver une ruine et nous sommes surprises de découvrir sur la façade sud de l’édifice, celle qui surplombe le vide, deux très beaux chapiteaux ouvragés. Notre Dame de Vie Villefranche (15)L’approche est superbe, mais lorsque nous franchissons le dernier passage pour déboucher sur l’esplanade de l’ermitage, nous tombons sous le charme. Après cette ascension au cours de la quelle on se sent petit, tout petit et vulnérable, à la merci des avalanches de pierres ou d’un mauvais pas, on se sent bien, préservé, protégé. Notre-Dame-de-Vie-Villefranche--17-.JPG

   

C’est l’endroit idéal pour une pause repas et nous en profiterons largement, après une petite incursion au dessus de l’ermitage jusqu’à la grotte qui le surplombe. Vertigineux !!!Notre Dame de Vie Villefranche (2)

Autant le dire tout de suite : pour la suite de la rando, nous nous sommes dégonflées. En effet, il est possible, depuis Notre Dame de vie, de rallier la chapelle Saint Etienne de Campille qui domine Villefranche et le fort Libéria (voir "En avant marche", du 20 mars 2011 dans "randonnées, voyages") et c’est bien ce que nous comptions faire. Mais lorsque nous avons vu les éboulis qu’il nous fallait traverser pour contourner la barre rocheuse et poursuivre l’ascension, nous avons changé notre projet et préféré redescendre. Pour l’aller et retour, il nous aura fallu un peu moins de deux heures et demi, en comptant la pause déjeuner. Et comme cela ne nous suffisait pas, nous sommes retournées faire une petite visite à Saint Martin du Canigou. Pèlerinage annuel oblige, mais sans la visite de l'abbaye ! 

Fredo 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 20:02

Nous voici de retour d’un séjour de quelques jours non loin de Grasse. Si côté météo nous avons bénéficié d’une belle accalmie, ce ne fut pas suffisant pour nous permettre de réaliser les randos que nous avions repérées. Pluies et neige ont eu raison de l’état des chemins. Glissements de terrain, gués impraticables nous ont obligées à mettre le cap sur le bord de mer.

Eze village, au départ d’Eze sur mer, sur la moyenne corniche, 360 mètres plus haut, fut donc notre but.

Un dénivelé modeste mais une montée quasiment verticale sur le chemin dit « chemin de Friedrich Nietzsche ».

Nietzsche187c.jpg 

Nous avons entamé la montée vaillamment nous attendant à une grimpette, certes en lacets, mais néanmoins propice à la réflexion.

C’est quand même sur ce trajet, plusieurs fois emprunté par lui, que Nietzsche a donné naissance à « Ainsi Parlait Zarathoustra » !

Cette œuvre n’est rien moins qu’un cinquième évangile, à la fois un long poème et une parodie. L’ouvrage se compose de discours, poésies, chants … et commence par l’annonce de la mort de Dieu. Pour l’auteur c’est une promesse d’avenir pour l’Homme. Soit !

Quel parcours nous apprêtions nous à découvrir ?

Quelles révélations allaient nous tomber dessus ?

Mettre ses pas dans ceux du célèbre philosophe, ce n’est pas rien !

En tout cas, réfléchir à notre fragile condition d’humain a été presque immédiatement notre préoccupation : un hélico hélitreuillait au-dessus de nos têtes, à l’aplomb de la falaise, une forme saucissonnée au bout d’un filin : un coup à claquer sur le champ. ! Quelques mètres plus loin, nous nous faufilions péniblement entre le muret qui borde le début du chemin et un car de police, le trajet était-il mal fréquenté ?  Le chemin était pourtant présenté comme bucolique, odoriférant et avec une vue décoiffante !

baie.JPG 

A mi montée, rebelote ! 2 gendarmes et quelques mètres plus loin des militaires en tenue de camouflage ! Nous avons poursuivi notre route bientôt rejointes par une randonneuse un brin angoissée : un homme, parait-il, était recherché !

Elle a filé loin du danger, nous laissant totalement absorbées par la montée. Des marches, encore et toujours des marches, cela casse les jambes, le rythme quand comble d’infortune elles sont inégales. Une horreur que ces chemins de randos aménagés !

Aménagés ?

Mais dans quel but ?

Eze 

Pas pour la sécurité en tout cas, en atteignant Eze sur la moyenne corniche, nous apprenions que l’hélitreuillé du départ avait succombé suite à sa chute sur le chemin de Nietzsche !

Mais comment ce diable de philosophe a pu concevoir cette œuvre sur un pareil trajet, en quatre livres en plus. Combien de fois l’a-t’il monté et descendu ?

Il aurait écrit un truc sur les douleurs articulaires, les problèmes de ménisques, de rotules, les crampes, les contractures, j’aurais compris mais « Ainsi parlait Zarathoustra » ! Ecrire une œuvre pareille sur un trajet où dès lors que l’on ne regarde plus où l’on met ses pieds, c’est la « gamelle » assurée, où la moindre pierre est un piège mortel, nous en avons eu la preuve, où pour regarder le paysage il faut faire la pause, cela me laisse baba !

Bon, en tout cas, la côte, pour nous, c’est fini, n, i, ni !

Do

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 21:16

Ou sur le chemin des bergeries de Jujols.

Ce samedi pas de vent, soleil, douceur … le grand beau quoi !

Nous avons mis le cap sur Jujols et choisi dans un premier temps de suivre le chemin de Vauban. Pourquoi Vauban ? Parce que ce chemin relie Mont-Louis à Villefranche de Conflent et que ces deux cités ont été remaniées par Sébastien Le Preste, marquis de Vauban. C’est fou cet homme ! il n’y a quasiment pas une citadelle sur laquelle il ne se soit pas fait la main.

C’est simple, Vauban est aux fortifications ce que Violet Le Duc est à la restauration !

Deux hyper actifs !

Pour en revenir à nos moutons, normal une partie de la balade s’intitule « sur le sentier des bergeries », si l’aventure vous tente, cette rando est une des plus belles que nous ayons faite depuis longtemps, suivez le guide.

Jujols--7--vue-de-l-eglise.JPG

Sitôt la sortie du village après vous êtes garé près de l’église, direction Flassa et premier coin sympa, la fontaine oratoire de la Sainte Famille avec une petite aire de pique-nique.

Fontaine de la Sainte Famille Jujols 

Tout au long du parcours des bergeries ponctuent la montée.

Jujols (3) bergerie 

Bordé de murs presque jusqu’à la piste qui monte de Joncet et relie le hameau de Flassa, le sentier se faufile sous une végétation méditerranéenne.

Le chemin est jalonné de petits cairns, il emprunte sur quelques mètres la piste de Roquefumade puis attaque pleine pente pour gagner « notre bergerie », le cortal du Pla del Farré. Une ruine qui nous a séduite depuis des années et qui sait, peut-être sera-t-elle notre un jour ?

Jujols (7) cortal pla del farré 

Restauré, vous attaquerez la suite du parcours en descente, comme si vous rentriez sur Jujols, avant d’attaquer sec la montée. Nous avons tout fait sur les traces de quelques cerfs et d’un nombre sans doute impressionnant de sangliers, vus les espaces labourés. Nous avons même été survolées par le Gypaète barbu, emblème de la réserve .

Nous nous sommes offertes toutes les options, le Roc Coste, la grimpette dans les combes enneigées avant de déclarer forfait pour le col du Diagre, trop de neige, Virgile disparaissait de temps à autre.

Jujols (27) Canigou vu du Roc Coste 

Nous sommes redescendues plus rapidement que nous étions montées mais bigrement contentes de cette balade, voici de quoi rêver !

Jujols--15--vue-du-cortal-pla-del-farre.JPG

 

 

Jujols--31--fleur-de-cedre.JPG  Fleur de Cèdre

 

Jujols--36--sur-le-sentier-des-bergeries.JPG

Ah ! au fait, peut-être vous demandez-vous pourquoi j’ai intitulé cet article « merci François » ?

C’est simple, sans lui, je n’aurais jamais pu faire cette balade qui sur une bonne partie du trajet est en corniche au-dessus du vide. Avant lui, j’avais le vertige !

Pour plus de précisions vous pouvez toujours rechercher la série intitulée : Ce que je crois.

Do

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