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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 16:24

  Superbe randonnée ce mercredi, par un temps relativement estival, au départ des Cluses dans le massif des Albères. Une autre façon de découvrir le Perthus qui n’est pas l’endroit du département que nous préférons, loin s’en faut ! Mais les environs sont vraiment superbes.

Avant d’entreprendre ce petit périple, nous avions un peu craint les nuisances de l’autoroute A9. Mais si on le voit souvent,  et si on l’entend pas mal, les beautés du parcours font vite oublier ces petits désagréments.

 Garées à proximité de la mairie des Cluses, nous avons commencé par y faire une petite halte, afin de se faire remettre la clef de l’église St Nazaire, première étape du parcours, à une quinzaine de minutes du départ. De quoi alourdir sensiblement le poids du sac à dos, cette clef, vraisemblablement d’époque, doit mesurer quelques trente bons centimètres !   Les Cluses Panissars par Bellegarde (7) Sitôt parties, nous nous engageons sur un charmant sentier escarpé qui pénètre rapidement dans la forêt de chênes verts. Idyllique.

Nous parvenons bientôt aux premières ruines qui vont jalonner l’itinéraire, celles d’un fort romain qui chapeaute l’éminence du hameau des Cluses hautes.

Depuis toujours, le col du Perthus est une voie de passage entre la France et l’Espagne. Le fort de la Cluse Haute contrôlait le passage de la voie de crête et s’étendait d’est en ouest sur une longueur de 110 mètres et une largeur maximale de 35 mètres. De ce promontoire, de l’autre côté de la vallée de la Rom, on aperçoit, noyé dans la végétation, les vestiges d’un second fort de dimension respectable, lui aussi, le castel des maures. Nous y passerons au retour. Malgré son nom, il n’a rien à voir avec les maures. Bon nombre de choses ici, dans l’ignorance de leur origine exacte, ont reçu cette appellation, le maure représentant l’étranger, l’inconnu et la menace par excellence. (mais est-ce que ça a changé, en fait ?????)

 

Les forts romains des Cluses sont un ensemble défensif unique en Europe, de par leur conservation. Ils constituent un élément majeur de la Via Domitia ; érigés à l’endroit le plus étroit de la vallée de la Rom, leur présence permettait d’en surveiller aisément le trafic, et même de l’interrompre éventuellement : des restes de murs montrent qu’il était possible de fermer la voie si nécessaire.

 De ce premier fort, nous apercevons le clocher mur de l’église St Nazaire vers laquelle nous nous dirigeons.

Les Cluses Panissars par Bellegarde (5)Construite sur la route de St Jacques de Compostelle, incluse dans le système défensif du château, elle possédait vraisemblablement une avant-nef pour l’accueil des pèlerins, comme en témoigne l’arc préroman qui orne sa façade. Edifice caractéristique du premier art roman, son portail en marbre blanc des Albères est plus tardif. Il est surmonté par une fenêtre à chapiteau trapézoïdal avec entrelacs. L’intérieur, auquel on accède en descendant quelques marches, est assez impressionnant, avec ses trois nefs et ses trois absides en cul de four.  Nous flânons un moment, admirant le mobilier classé et les fresques attribuées au maître de Fenollar, Christ en majesté, lion de St Marc, aigle de St Jean, (de facture très moderne, le maître de Fenollar a été une des sources d’inspiration de Picasso), puis nous poursuivons notre chemin, après avoir soigneusement refermé l’édifice. Le hameau des Cluses Haute est un lieu idyllique, mais il y a un bémol : il est surplombé par l’autoroute qui passe juste derrière.

Les Cluses Panissars par Bellegarde (32)

« Ach ! Tommach !!! »  

 Deuxième objectif, le Perthus. Nous nous dépêchons de passer sous l’autoroute pour gagner des cieux plus paisibles, remontant le « correc dels Pocs » (un peu de catalan : correc veut dire ravin et « poc », peu…) par une piste très agréable et ombragée, et admirant, juste au dessus de nous, sur notre gauche, le Pic St Christophe que nous avons gravi déjà plusieurs fois, nous contournons la pyramide de Ricardo Bofill qui surplombe l’autoroute et nous redescendons vers le Perthus en gagnant le stade et en franchissant le pont médiéval dont nous ignorions complètement l’existence jusqu’à ce jour. C’est fou !

 Nous ne nous attardons pas au Perthus. Juste une petite halte aux toilettes publiques pour asperger le chien qui crève de chaud et aurait bien pris son bain dans la Rom dont, hélas, les berges sont totalement inaccessibles. De là, nous attrapons le GR 10 et filons en grimpette vers le fort de Bellegarde, équivalent plus moderne des forts romains de tout à l’heure.

 Construit par l’inévitable Vauban au XVII ème siècle, le fort de Bellegarde est un édifice militaire impressionnant qui a succédé à une tour de surveillance érigée en 1285 par Jacques II, roi de Majorque. La colline qui surplombe le village frontière du Perthus est semée d’ouvrages de défense et après le fort, nous longeons un fortin de bonne taille, avant de redescendre vers une ancienne redoute où nous nous posons enfin pour nous restaurer. Nous avons l’Espagne à nos pieds, la Jonquère et son trafic infernal, et pouvons encore constater les dégâts de l’incendie de l’été 2012 tout autour de nous. Vaillamment, la végétation repousse, mais les troncs des chênes sont restés bien noirs.  

 Sitôt le pique-nique terminé, en quelques mètres, nous abordons les ruines de Panissars. C’est là que la via Domitia devient la via Augusta avant de redescendre vers l’Espagne,  et c’est là que Pompée, après sa victoire sur le gouverneur Quintus Sertorius, fit édifier un monument à la gloire de son armée, le célèbre « Trophée de Pompée » dont on peut toujours admirer les vestiges. Il devait ressembler au trophée de la Turbie, dans les Alpes maritimes. 

Les-Cluses-Panissars-par-Bellegarde--29-.JPG

 Après Panissars, nous empruntons un bon moment la véloroute n°8 en direction de Riunogues (clin d’œil à Pierre : hum, le saucisson de Riunogues !!!) avant de bifurquer en direction du Castel des Maures, déjà évoqué. A titre indicatif, cette véloroute conduit de Cadiz à Chypre !!! Si ça vous tente, 5888 kms, une broutille, quoi…

L’un dans l’autre, l’itinéraire est bien ombragé, et c’est heureux car il commence à faire chaud ! Une fois parvenues aux ruines du castel, le sentier se faufile en crête entre ce qui reste des fortifications et une végétation luxuriante. Ça sent bon les cistes ; c’est magnifique, et les rives de la Rom que nous atteignons ensuite au terme d’une bonne descente sont enchanteresses. Virgile y barbote avec bonheur et nous nous disons que nous en ferions bien autant, sans nous douter que quelques minutes plus tard, nous serons obligées de le faire, l’itinéraire prévoyant que nous passions sur l’autre rive pour rejoindre notre point de départ ! Il y a bien quelques grosses pierres, mais rien de pratique et le risque de se mouiller les pieds est grand. Alors, nous préférons patouiller. Ce n’est pas si froid, en fait… Et après cinq heures de marche ça fait du bien aux « nougats » !

 Et nous voilà de retour aux Cluses, après avoir admiré le Pont Vieux qui enjambe la Rom. Encore un vestige romain ?

Les-Cluses-Panissars-par-Bellegarde--46-.JPG

C’est quand-même beau, le Roussillon… Et après près de cinquante ans passés à explorer les lieux, on arrive encore à faire des découvertes ! Elle est pas belle, la vie?

 Fredo

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:04

En cette fin de campagne électorale nous avions décidé de nous aérer les méninges et rien de tel qu’une belle rando. Parties des célèbres Orgues en bord de la Têt, nous avons arpenté pendant 4 bonnes heures le plateau granitique qui s’étend jusqu’à Montalba.

Orgues.JPG

Dame Nature nous a gâtées, toutes les teintes des rayons animaient cette montagne qui a brûlé il y a quelques années mais où la végétation se remet bon an mal an.

fleurs.png

Un grand vent était de la partie, normal !, ça souffle toujours chez nous et dans toutes les directions.

La mer, l’eau, le vent, les mouvements tectoniques ont donné naissance à ce relief particulièrement tourmenté. Chaos granitiques, ravins et falaises argileuses ne rendent pas toujours la marche aisée mais impose parfois une démarche  précautionneuse de funambule, surtout à nos âges et vu que nous sommes des « tombeuses » pour reprendre l’expression d’une de nos petites élèves.

Jusqu’au Traité des Pyrénées, en 1659, la frontière entre la France et l’Espagne passait par là, matérialisée de loin en loin par des bornes frontières. L’une d’elles, érigée presqu’au sommet du Puig Pedrous et remaniée en 1658, nous a servi de repère un certain temps. Elle nous fut d’ailleurs très utile car les travaux initiés dans le cadre de la lutte contre les incendies ont considérablement modifié le tracé initial de la piste.

 

 

Borne.JPG

 

 

Nous avons fait de jolies découvertes ce samedi, des bartavelles en pleine parade, une perdrix grise en vadrouille, comme nous.

 

Bartavelle.JPG

 

Nous avons terminé au hameau abandonné de Casenoves. Une chapelle romane du XIe siècle, un château dont  subsistent outre une superbe tour, des pans de murailles et les douves, des vestiges d’habitations, le tout au milieu d’une mer de très vieux oliviers, un régal.

 

 

Cazenove-eglise.JPG

 

Cette journée, s’est terminée sur un léger bémol !

Lorsque nous avons quitté le parking et emprunté le pont sur La Têt, un bruit venu du toit s’est fait entendre. Je me suis soudainement rappelée avoir déposé mes bâtons de marche sur le toit ! Nous nous sommes arrêtées pour constater que si un des bâtons était resté coincé contre l’essuie-glace de la vitre arrière, l’autre avait dû tomber au cours de notre bref trajet.

 Revenues une première fois sur nos pas, nous avons fait chou blanc.

 Un second aller retour nous a permis de constater que le bâton semblait s’être volatilisé. Opiniâtres, nous sommes retournées au parking une troisième fois pour demander aux pique-niqueurs installés juste derrière la place que nous occupions sur le parking s’ils ne l’avaient pas trouvé le bâton …

 Leur réponse nous a interloquées mais nous a permis de comprendre la raison de leur air goguenard lors de notre départ : « Non, mais ils étaient sur votre toit quand vous êtes parties ! ». Sympas !

Etait-ce si difficile de nous avertir ?

 Décevant en tout cas et intriguant car quand même l’objet en question n’a pu que tomber dans les parages circonvoisins !

Do

 

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 17:50

Je ne sais pas vraiment comment qualifier cette rando que nous avions sous le coude depuis pas mal de temps. Nous sommes déçues mais conscientes que quelque chose s’est passé là-bas.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est une balade qui impose de prendre quelques précautions si la météo n’est pas de votre côté. N’oubliez pas de prévoir des rechanges si le taux d’humidité est excessif, nous n’étions jamais revenues aussi crottées d’une virée.

Toujours pour les mêmes raisons un ou deux bâtons de marche ne sont pas superflus pour conserver un semblant d’équilibre. Sol calcaire et couches argileuses, tapis de feuilles mortes … un cocktail à vous faire remporter une médaille, catégorie patinage.

plongee-dans-le-vert.JPG

A défaut de boussole, un certain sens de l’orientation est requis dans le labyrinthe vert dont nous sommes sorties grâce au chien. Epatant si l’on doit revenir sur ses pas. Par contre si votre ami à 4 pattes est corpulent, il y a des endroits où il aura quelque difficulté à se faufiler entre les blocs rocheux, vous aussi d’ailleurs si vous avez quelque embonpoint !

Si le patrimoine bâti de Nébias est intéressant, ce n’est pas pour lui que nous avions quitté Saint Genis, nous le connaissions ! Nous visions le sentier nature qui traverse une zone géologique particulière.                               

La forêt de Nébias, implantée sur un plateau calcaire, offre une multitude d’occasions de se perdre. L’eau, le vent, la végétation ont conjugué leurs efforts pour donner naissance à un dédale incroyable, un relief karstique, envahi par une végétation quasiment équatoriale. Dommage que côté température il nous ait manqué quelques degrés.  

Epiphytes-1.JPG

Les plantes épiphytes ont tout colonisé, roches, troncs et branches : une plongée dans le vert. Vert des buis, des sapins et en saison des chênes et autres végétaux. Géré comme réserve biologique, le sol est un enchevêtrement inextricable de branches, troncs et il vaut mieux ne pas perdre le marquage de vue.                                                             

Occupée depuis des siècles, les hommes ont laissé leur empreinte : menhirs, pierre sacrificielle, enclos pastoraux, corps de fermes, zones de cultures, œuvres d’art (brut ?!) comme le Roc d’Anel. Le minéral donne naissance ici à un espace spectaculaire mais delà à accréditer les délires de ceux qui y voient la marque d’extra-terrestres ou d’une civilisation disparue, il y a quand même un pas que je ne franchirai pas. Nous sommes dans un relief ruiniforme typique comme on en trouve dans la Chartreuse, en Aubrac, sur le Larzac.                                                                          

Au hasard de notre balade en forêt de Nébias où les arbres se sont adaptés au relief si particulier, nous avons fait quelques jolies découvertes comme celle de l’arbre lyre.

Arbre-lyre.JPG

Un sapin que les intempéries ont couché au temps de sa jeunesse et qui en 25 ans a cherché vaille que vaille à grimper vers la lumière. Le circuit de découverte est conçu comme dans un jeu de piste et sans doute ce qui nous a gâché le plaisir car la plongée dans cet univers n’a plus rien de spontané.

Du coup, c’est en personnes blasés que nous avons découvert le « vieux chêne » qui au premier abord nous a même déçu. 250 ans ! C’est bien mais bon ! Et puis il y a eu le coup de l’arbre poulpe.

arbre-poulpe.JPG

Pas du tout celui que j’avais vu sur le site internet. De toute manière au hasard de la randonnée, nous en avons trouvé trois méritant l’appellation ! Pour nous, le moment le plus intense fut au sortir du clôt des Encantats, le grand Lapiaz !                                                                                           

Au départ de notre vadrouille, lors de notre immersion en forêt de Nébias, nous étions toutes les deux comme saoulées.                                            

Ce ressenti a perduré longtemps, un sentiment d’enfermement, pas de vue, trop de vert ! Ce n’est qu’en pénêtrant sur l’espace dégagé du grand Lapiaz que nous nous sommes senties respirer.

Lapiaz.JPG

Nous y étions bien, à l’aise dans nos baskets. Nous étions sur une petite éminence, nous pouvions voir le ciel, le regard portait au loin. Nous y avons rechargé nos batteries et nos estomacs avant d’affronter le labyrinthe vert. Et là, nous n’avons pas du tout, du tout, apprécié.                            

Ce sentiment d’enfermement, cernées de toute part par des marques menant dans de multiples directions, a eu raison de notre détermination à jouer le jeu. Si encore, il avait fait beau, un peu chaud. Il faisait gris et je me suis vue instantanément affronter le crépuscule dans ce dédale moussu et silencieux.

Pas un seul chant d’oiseaux !

C’est avec un immense soulagement que nous avons suivi Virgile pressé lui aussi de retrouver l’entrée du labyrinthe et le sentier nature qui nous a ramené au bout de 4 heures d’errance à notre point de départ : le site des moulins à vent.

Moulins.JPG

Ce lieu, la forêt de Nébias, est curieux, la nature y est extravagante, interpelle les imaginations même si à l’évidence on a un peu forcé la chose, histoire de donner du grain à moudre à ceux que la Nature ne suffit pas à faire rêver et qui ont besoin d’une dose de fantastique. Dommage car cela fausse la donne, pour nous en tout cas.

Arbre-cloture.JPG

Il n’en reste pas moins vrai que l’énergie dégagée n’est pas du pipeau. En regagnant la voiture j’ai constaté que ce qui me plombait depuis quelques jours c’était envolé ! Plus de fatigue ! Le sentiment d’être passée à autre chose. L’énergie circulait en moi, mes chakras « tournaient à plein rendement », la forme était revenue !

Nébias vaut donc le détour, mais s’il est nécessaire de suivre le marquage pour ne pas s’y perdre, laissez vous surtout porter par la force de la Nature, c’est en ça que le site est extraordinaire.

Do

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 08:16

Ne pouvant arriver à incérer la vidéo promise et intitulée "une rando à Paris sur un air de Mark Knopfler, voici u lien qui devrait vous permettre d'y accéder !

Bonne balade.

http://www.youtube.com/watch?v=5UtxD5mkQ58

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 18:17

15 ans que nous n’avions pas déambulé sur le pavé parisien !

 Et bien voyez-vous, je ne me souvenais pas que c’était si beau.

 Je ne m’attendais pas à être aussi émue en débouchant sur le Pont Neuf après avoir quitté la place Dauphine.

 Ce que je vous propose là, maintenant, tout de suite, ce n’est pas notre rando parisienne par le menu mais plutôt une balade ponctuée de haltes que j’espère inédites.

En tout cas il s’agit bien d’une rando, pour preuve le logo rouge et blanc que l’on découvre dès le square Henri IV.

Passé le Pont Neuf, nous avons emprunté le Quai de Conti sans quitter les eaux tumultueuses de la Seine des yeux où une bouée dansait comme une folle !

  bouée 

Un coup d’œil à la future résidence de Frédo et laissant l’Académie Française derrière nous, nous avons traversé la Passerelle du Pont des Arts bien alourdie par ses multiples cadenas accrochés en grappes sur le moindre bout de ferraille !

Il n’y a pas à dire, elle me plaisait mieux avant son relooking !

 

Autre nouveauté qui par contre me plait bien, le nouveau nom du quai des Tuileries et du quai du Louvre réunis : « quai François Mitterrand » ! Même revenues de presque tout, cela me va !

 

Gagnant la cour Carrée où tout à fait « raccord » avec l’austérité du lieu, 3 militaires armés « pour de vrai » arpentaient l’espace, jetant un œil suspicieux sur tous ceux qu’ils croisaient, nous avons compris qu’il y avait bien di conflit dans l’air !

  flics.JPG 

A ce stade de la balade, nous avions retrouvé tous nos repères, la Pyramide de Pei, l’arc de triomphe du Carrousel, les Tuileries et ses multiples statues.

Caïn ravagé après le meurtre de son frère

Cain.JPG

« le Bel costumé » de Dubuffet

Dubuffet.JPG

Juste avant de rejoindre la rue de Rivoli, « les mains » de Louise Bourgeois !

Magnifique !

  mains.JPG 

Rue Danielle Casanova, ravitaillement puis dégustation d’un sandwich figues et foie gras en musique dans les jardins du Palais Royal !

  fluttiste.JPG 

Convenablement requinquées nous avons retrouvé l’Île de la Cité et Notre Dame.

Les gargouilles sont toujours aussi impressionnantes et les statues ne se sont pas encore « cassées la gueule » comme le faisait remarquer un de nos petits élèves. C’était il y a longtemps, quand il était encore possible d’emmener sa classe visiter une cathédrale sans déplaire aux parents d’autres confessions, à la hiérarchie laïque !

 

Nous avons fini cette belle journée en déambulant au hasard du quartier latin. Chez Gibert nous nous sommes offertes l’introuvable chez nous, un choix démentiel de bouquins en espagnol et anglais, à deux pas de St Michel terrassant son « dragon ». Quelle tête !!

  Satan.JPG 

Notre plongée s’est arrêtée place du Fürstenberg et c’est en regagnant la Place Dauphine que nous sommes tombées, rue Jacques Caillot, sur quelques curieuses statues !!!

  Quartier-latin.JPG 

Voilà, c’est fini, et si vous avez envie de continuer la balade, parmi nos sites amis, en cliquant sur le lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=5UtxD5mkQ58

vous découvrirez une petite vidéo sur un air entraînant de Mark Knopfler. En plus vous n’aurez pas à déplorer, comme nous, les ravages de la pollution !

Do

 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:10

Nous vous avions déjà parlé de cette fameuse bergerie romane que nous avions découverte non loin  de Villefranche de Conflent. Fascinées par cet « orri », nous avions constaté que loin d’être le seul de cette facture, il avait même quelques clones sur les flans du Canigou.

D’autres merveilles !

Au départ de Taurinya, il faut gagner un étroit chemin, emprunté depuis des siècles par les bergers et qui mène au Pic, le seigneur des lieux !

le-Pic.JPG

Le sentier grimpe âprement et au bout d’une petite heure, on aborde une partie toute en crête. Deux heures après le départ, le village est atteint aux environs de 1370 mètres.

Sublime !

Depuis le Moyen âge les pâturages de Llassères ont été utilisés par les bergers de Clara et de Taurinya.

Tout l’été, ils subsistaient en cultivant des terrasses aménagées sur le site.

Les plus grands des orris, construits en coque de bateau retournée, étaient parfois divisés en plusieurs travées, comme l’orri d’En Ciscal ou celui d’En Coronell, d’autres de forme circulaire semblent avoir servi de dépendance.

Llasseres-1.JPG

Les constructeurs ont utilisé les roches présentes sur les lieux pour ancrer leurs orris, des murs naturels en quelque sorte !

Llassères 2

La couverture de ces grands orris est complexe ; en ce qui concerne la jonction des « piliers », de grandes dalles les relient et constituent une partie du toit, par contre les sections les plus larges présentent un mode de couverture traditionnelle pouvant s’apparenter à une coupole. Le tout était ensuite uniformisé et l’étanchéité du toit était assurée par une couche de fumier puis de terre engazonnée.

Llasseres-3.JPG

Les orris servaient à entreposer le lait et le fromage, à abriter bergers et troupeaux. Aujourd’hui, ils offrent des abris temporaires aux randonneurs, chasseurs et bestiaux.

Llassères 4

Cette randonnée sportive était notre troisième tentative pour découvrir la perle de ce hameau pastoral, l’orri d’En Manuel. Encore une fois nous avons fait chou blanc ! Le dénivelé de plus de 900 mètres dans les jambes, a eu raison de notre détermination d’autant qu’il avait neigé et que le sentier était par endroits verglacé. Et franchement vu la déclivité du chemin, cela avait tout du toboggan.

Mais franchement quelle importance ?

Llasseres-5.JPG

Il faisait un temps de rêve et si le vent se déchaînait sur les crêtes, nous, nous étions au calme. Le Coronat, le Madres, le Carlitt, les Tres Estelles mais aussi les Aspres, la plaine roussillonnaise et au loin la Méditerranée … un paysage magique s’offrait à nous et nous ne faisions qu’un !

Llasseres-6.JPG

Nous étions tout ça la fois !

Do

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:17

Il y a quand même des moments épatants dans la vie, je le savais certes mais vraiment vendredi dernier, 29 novembre, a été une journée à marquer d’une pierre blanche.

Déjà, le temps était splendide, un ciel au levant à peine rosé sur l’horizon, un froid qui piquait et un azur dès plus profond tout le reste de la journée. Les multiples torrents que nous avons croisés étaient gelés offrant de magnifiques cascades de glace, les hêtres avaient encore leur parure d’or ! Le pied !

St Guillem (2)

Ajoutez à cela que nous étions accompagnées. L’âme de Jeannine était avec nous (je vous ai déjà narré à quels signes  nous détectons les présences) et comme à chaque fois que cela se produit, où que nous soyons, un petit rouge-queue est là à nos côtés !

En arrivant à l’ermitage de St Guillem, où nous nous rendons fréquemment, j’ai sorti le pendule pour savoir si le site était énergétiquement bon. Des faits passés m’incitaient à cette démarche.

L’endroit est tout simplement magique. En balcon au-dessus du Vallespir, la vue est dégagée sur les monts du Vallespir, la vallée du Tech et l’Espagne. La gorge que la Coumelade a entaillée se dévoile à peine mais le grondement du torrent, lui, ne se laisse pas oublier.

St-Guillem--8-.JPG

Cet ermitage est sur l’un des multiples chemins de Compostelle, on peut y gagner le pic du Canigou et si le site semble propice à la méditation, lors de nos dernières visites nous n’avons jamais pu vraiment arrivées à nous y sentir complètement détendues. Virgile y était aux aguets, grondant souvent, la truffe inquisitrice. J’y ai même fait l’avant dernière fois où nous y sommes montées une belle chute, avec le sentiment d’avoir été poussée. Ceci dit je n’ai pas à m’en plaindre car si la chute a été douloureuse, les contusions passées, elle m’a été bénéfique. La sciatique dont je souffrais s’était envolée !

Toujours est-il que j’avais envie de savoir s’il n’y avait pas un travail de libération des lieux à faire et que, ayant eu confirmation de ce que je pressentais, j’ai officié pour libérer l’énergie.

Nous avons pu ensuite vivre chacune de notre côté un beau moment de méditation avec un lâcher-prise total, un festival de couleurs dans les yeux et le sentiment d’être pleinement épanouies, de remplir notre corps, totalement.

Tout vibrait, un ressenti beau à en pleurer.

St-Guillem--15-.JPG

Et nous sommes rentrées émerveillées mais accompagnés* !!!

*ce n’est pas une faute d’accord.

A la maison, des petits bruits se sont fait entendre sans que je réagisse, puis le comportement de Virgile a changé, il était effrayé. Là, nous avons compris que nous n’étions pas revenues seuls. Une âme (ou plus)  étai(en)t là, qui réclamai(en)t de l’aide et c’est avec plaisir que j’ai réendossé mon rôle de passeur d’âme(s).

Une confirmation de plus que ce que j’avais initié au côté de Jeannine était bien une de mes missions de vie.

Une preuve aussi que ce que François mettait en évidence lors d’un soin était ce que l’on attendait de moi : libérer des lieux de leurs mémoires, de leurs souffrances.

Pour en revenir à cette randonnée, un reste d’esprit cartésien continuant à m’habiter, je vous dirai que notre route du retour a croisé celle d’une bête qui me semble bien être un loup !

St-Guillem--22-.JPG

Alors que Frédo photographiait une dernière fois l’ermitage sur fond de neige, une forme sombre plutôt ramassée, non sans rappeler celle d’un chien a giclé du ravin. En 2 bonds elle a traversé la piste assez large à cet endroit et disparu dans le couvert du talus.

Le tout en silence, à une trentaine de mètres de nous.

Si je ne peux affirmer ce que c’est, je sais que le canis lupus est présent dans les PO et je sais ce que ce n’était pas.

Plus grand qu’un renard cela n’en était pas un. Ce n’était pas un chien (et Virgile l’aurait intéressé). La taille n’était ni celle d’un chat sauvage ou d’un lynx (non présent apparemment dans le sud). Rien à voir avec un blaireau, une martre. Sa discrétion n’était pas celle du sanglier ou d’un cervidé, cervidé que nous avons d’ailleurs dérangé en fin de parcours et dont la galopade en détalant signait à coup sûr l’identité.

Je n’affirmerai donc pas, mais pour moi cela ne fait aucun doute, notre route, au retour a croisé celle d’un loup ! De toute façon, ils sont présents sur les montagnes des Pyrénées catalanes, cela ne fait plus l’ombre d’un doute.

C’est chouette !

Et puis une dernière vue pour le plaisir des yeux !

St-Guillem--26-.JPG

Do

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 21:01

Nous voici de retour d’une virée de plus de 3000 kms sur les routes françaises. Notre but, retrouver des amis que nous n’avions pas eu la joie d’embrasser « in live » depuis plus de 4 ans, notre intention, renouer avec l’itinérance.

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Résultat, 13 jours d’errance et de plaisir en s’arrêtant au gré de notre inspiration ou selon ce que le hasard plaçait sur notre route.

 

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Les cieux nous ont été favorables et même si nous avons été copieusement arrosées le temps d’une balade à vélo, une bonne heure à pédaler sous des trombes, quand même, cela nous a donné l’illusion de braver, seules au monde, les éléments déchaînés.

Nous n’avons rencontré aucune manifestation de « mauvaise humeur » à l’encontre de la mise en place de l’écotaxe, dommage ! Nous serions allées ajouter notre voix au concert de protestation avec une suggestion : instituer une écotaxe à faire acquitter aux ministres, députés, président de la République.

Après tout si leur conscience écologique les titille, qu’ils mettent la main au porte-monnaie. Bon, je ne m’étendrai pas sur le sujet, enfin pas encore !

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Notre progression, toujours plus au Nord, nous a offert la joie d’atteindre le Mont Saint Michel à vélo en empruntant les multiples pistes cyclables qui sillonnent l’Ouest, constatant une fois encore que l’on se plait à rapporter beaucoup de bêtises. Si donc un jour le cœur vous en dit, sachez que si les parkings sont payants (c’était déjà le cas avant le réaménagement de toute façon) des navettes vous emmènent gratuitement jusqu’au pied du Mont et qu’il n’y a pas de péage à pied à acquitter comme cela nous avait été raconté !

Par contre, côté tarif pour visiter l’Abbaye, c’est surprenant : gratos si vous avez moins de 26 ans et ce quelque soit votre nationalité, 9€ si vous êtes un vieux crouton de citoyen européen (de plus de 26 ans) et 5.5€ si vous n’êtes pas un membre de la communauté européenne ! Comme le Mont semble pris d’assaut par l’Asie et la jeunesse, autant dire que les caisses ont besoin de nous autres, les séniors pour rester à flots.

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Avant de rentrer à notre bergerie, nous avons repris nos vacances de Juillet là où elles étaient restées en rade, au pied d’un télésiège, Frédo attendant les secours !

Le Lac Pavin, le sanctuaire de Vassivière …

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Des heures de balade avec une guibole au top pour Frédo et un feu d’artifice de couleurs automnales, après avoir constaté de visu que les gendarmes devaient sacrément avoir de la gadoue dans les yeux pour ne pas nous avoir repérées les attendant. Du parking, nous ne voyons que cette fameuse arrivée du télésiège où nous avions poireauté en plein soleil. Sur la photo c’est juste là où il y a la flèche !

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Autre moment fort, nous avons testé une superbe hôtellerie de plein air.

Nous avons séjourné GRATOS aux portes d’Avallon dans un camping coté au moins 5 CARCASSES. Oui, vous avez bien lu, des carcasses, pas des étoiles !

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La batterie du fourgon nous a plantées d’un coup, à Vézelay, en soirée. Le garagiste mandaté par l’assurance nous a donc offert le gîte dans sa casse, cool !

Enfin, avant de réintégrer nos pénates, nous avons découvert un lieu d’une grande Zénitude, le Temple aux Mille bouddhas, je vous en reparlerai !

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Et pendant tout ce voyage, l’âme de Jeannine n’a jamais été loin de nous, libre !

Do

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 13:44

Allez-vous me croire si je vous dis que nous avons eu bien du mal à réaliser ce qui nous arrivait !

Sans doute que oui si vous lisez ce qui suit mais je sais bien que certains d’entre vous ne saurons que croire !

Mardi 3 septembre nous avons mis cap à l’ouest et après quelques étapes au gré de notre curiosité, nous avons franchi en début d’après midi, jeudi 5 septembre, le seuil d’un camping idéalement situé en plein front de mer.

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Au terme d’une journée bien remplie, sur le coup de 22h30, nous avons plongé avec délectation dans nos duvets et nos bouquins quand des bruits répétitifs sont venus troubler notre quiétude.

Qu’est-ce donc qui tapait sur la carrosserie ?

Une sortie, dans le vent léger qui venait de se lever, pour remédier à la situation et je rentrais déconfite. RAS, rien ne frottait, ne tapait, tout était nickel.

A peine recouchée, rebelote. Avec détermination, j’ai ouvert successivement les 2 lanterneaux pour constater que de ce côté-là aussi, il n’y avait rien d’anormal.

Nouveau plongeon dans le duvet.

Nouveaux bruits.

Nouvelle sortie.

Un arbre éloigné, une haie taillée au cordeau ; la cause de ce tapage ne pouvait leur être imputée. J’ai réintégré l’habitacle, ma couchette, tenté de replonger dans ma lecture, mission impossible ; ça tapait encore !

Le panneau solaire étant peut-être en cause, munie de la lampe frontale, d’un bond j’étais sur la table et accédais au panneau par le lanterneau pour constater que l’installation était correcte … Mais ça tapait toujours !!!

Rien de tangible expliquant ces coups, il devait bien y avoir une raison qui m’échappait … j’ai attrapé le pendule pour quelques éclaircissements.

Que voici :

Rien de matériel à l’origine de ces coups … mais une présence que nous dérangeons s’exprimait … une entité féminine souffrante qui n’avait toujours pas trouvé la paix … inutile de songer à déménager, nous ne devions plus ressortir !

Photo-Kamel-Dridi.JPG

                                    Photographie de Kamel Dridi (oeuvre originale)

 

Comme j’en ai l’habitude j’ai tenté un rituel de libération pour aider cette âme, mais sans y croire vraiment. Sans bougie ni possibilité de sortir pour parler à cette présence, je ne le sentais pas. C’est donc sans surprise que les coups ont repris et que je me suis recouchée.

Ça a tapé toute la nuit et cessé soudainement à l’aube lorsque les premiers oiseaux de mer ont commencé à criailler.

Nous sommes sorties roder autour du fourgon, tout était OK, pas de branche, de courroie, de sandow en goguette, rien !

Avant de quitter les lieux, sans regret, en mon absence, Frédo a sorti son pendule et mené une interrogation qui a confirmé les informations que j’avais recueillies précisant toutefois que cette femme était décédée sur le lieu où nous avions stationné le fourgon.

La nuit suivante a été d’un calme parfait, tout comme celle d’après à ceci près que le réveil a été très matinal.

A 5 heures du matin, 2 coups sonores ont retenti sur la carrosserie suivis d’un « bis répétita » aussi sec et de quelques répliques atténuées puis cela a cessé avec le jour.

Encore une fois, rien ne pouvait expliquer ces bruits, le fourgon trônant en plein milieu d’un espace complètement dégagé. J’ai donc mené une nouvelle interrogation au pendule.

Pour faire bref et clair, notre âme s’était décidée à ascensionner et se rappelait à notre bon souvenir. Bien que désireuse de l’aider nous avons essayé de mettre toutes les chances de notre côté.

Ayant avisé une petite chapelle isolée, dédiée à Saint Louis, nous nous y sommes arrêtées et j’ai mené le rituel déposant au pied du calvaire attenant une petite bougie que nous avions retrouvée au fond d’un placard.

Nous avons repris la route et les quelques nuits suivantes dans le « Ptibus » nous ont assuré un bon repos.

A coup sûr, notre âme est enfin en paix, les pendules l’ont confirmé.

Tout est bien !

 

Do

 

 

 

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 19:37

Le secours en montagne. Nous avons testé pour vous.

Parties dans le Massif Central avec en tête deux projets, grimper les sommets du Puy de Sancy et du Puy Mary, samedi 27 juillet au matin, nous étions à pied d’œuvre pour attaquer au départ de Super Besse le premier cité.

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Un constat immédiat, ce n’est pas de la montagne à vache. Le sol des chemins majoritairement décapé, semé de petits cailloux, genre pouzzolane, s’apparente à un tapis roulant.

 2 b

 

En deux heures, nous avions atteint notre objectif, panorama grandiose sous un ciel splendide, mais vent d’enfer.

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Le chemin du retour, partiellement en crêtes et encore agrémenté de quelques névés, devait nous ramener à notre point de départ, en un peu moins de trois heures.

Alors que nous arrivions en vue du fourgon parqué sur la station, par un sentier à très forte déclivité, Frédo s’est gamellée en beauté après avoir entendu un petit claquement sec dans le mollet. Palpitations et sueurs froides, j’ai commencé par imposer les mains sur la zone douloureuse, espérant la soulager quelque peu ; la fin de la balade s’annonçait difficile.

Elle l’a été, certes, mais nous avons eu l’occasion d’expérimenter ce qu’est la solidarité.

Une première femme a appelé les secours, ce que nous n’avions pas eu l’idée de faire, à tord ou à raison, vous jugerez par vous même ! Nous étions bloquées là pour 40 minutes, nous ont précisé les pompiers, ils avaient à faire ailleurs et allaient nous rappeler !

Un beau jeune homme est passé par là et s’est penché sur le cas de Frédo. Il s’est présenté : kiné espagnol en vadrouille, il pouvait tenter un diagnostic. Il a palpé, trituré, appuyé là où ça faisait mal, fait grimacer l’intéressé et annoncé dans un français à peine teinté d’un charmant petit accent: « claquaze » ou petite « déssirure » du « zambier » antérieur !

Nous avons retenu le qualificatif de petite pour la déchirure, c’était déjà ça !

Il nous a quittées après 10 minutes de consultation, suggérant à Frédo de mettre dès que possible de la glace sur sa patte folle.

Qu’à cela ne tienne, alors que nous pensions ne pouvoir le faire qu’une fois regagné notre palace à roulettes, une famille nantie de 3 jeunes gamins descendant le GR et ayant entendu notre Kiné, nous a proposé un de ses blocs réfrigérés trimballés pour le pique-nique. Nous hésitions à accepter pour ne pas les bloquer en pleine pente, mais ils se sont assis à nos côtés environ un quart d’heure, le temps que la glace fasse effet, avant de nous quitter.

Le secours en montagne ne s’étant, à ce stade toujours pas manifesté et commençant à griller sur place, Frédo a entrepris de descendre le raidillon sur le derrière, histoire de trouver un peu d’ombre. J’ai de nouveau imposé les mains sur la partie douloureuse, histoire de tromper l’attente.

Une petite heure après la chute, la gendarmerie s’est enfin manifestée. Ils allaient arriver mais je devais leur préciser notre position. Regardant alentour nous avons fait notre possible pour les renseigner : à l’arrivée  d’un petit télésiège démarrant du lac de Besse, au pied de la cascade, faisant face au départ de la méga tyrolienne, le téléphérique sur notre gauche … Comme cela ne leur parlait pas, il m’a été demandé de préciser le nom du télésiège, les numéros de pylônes, la « qualité » des pistes de ski (rouges, bleues, vertes …).

Sous le cagnard, j’ai monté, descendu les pentes avoisinantes pour tenter en vain de les informer. Ils ont alors proposé de réaliser des essais de sirène pour que nous leur disions si nous les entendions, et où !

Pour entendre, nous entendions mais dans le téléphone.

Frédo qui commençait à en avoir marre de poireauter, ayant tenté de se lever, a constaté, ravie, qu’elle arrivait à clopiner en s’aidant de nos bâtons de marche. Devant la difficulté à se faire secourir, elle a informé les gendarmes de cette bonne nouvelle et de son intention de redescendre sans plus attendre puisqu’ils ne nous trouvaient pas.

Nous étions vraiment perplexes, il n’y a sur la station (que nous dominions nous avions même plein feu sur le fourgon) qu’un seul télésiège démarrant du lac, comment pouvaient-ils ne pas nous trouver à son arrivée.

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Finalement les gendarmes m’ont suggéré de laisser Frédo sur le GR et de redescendre jusqu’à la station où ils allaient m’attendre pour que je les guide !

Equipée de nos deux sacs à dos, je me suis donc exécutée en un temps record, pendant que Frédo marchotait vers un zone d’ombre bienvenue.

Le 4/4 des gendarmes était là près de la gare du téléphérique. Je m’attendais à être invitée à m’y installer quand le chauffeur m’a annoncé que nous allions remonter pédibus pour retrouver Frédo et son collègue qui venait enfin de faire la trouver.

Il m’a fallu évaluer la corpulence de « la blessée » afin qu’il s’équipe !!! et nous sommes remontés à l’assaut du GR. Il trottait bien, je ramais pas mal avec mes deux sacs à dos. Virgile, lui, semblait trouver l’affaire à son goût et grimpait gaillardement. Au bout de quelques mètres, j’ai invité le gendarme à suivre le GR et à prendre de l’avance, trop chaud, trop dur, trop raide. Si encore galamment il m’avait délesté d’un sac !

J’ai continué ma progression me ménageant quelques pauses puis j’ai vu apparaître le second gendarme talonné de près par celui qui m’avait largué !

Où était Frédo ?

Son état nécessitait-il qu’ils aillent chercher du matériel ?

Je leur avais à peine posé la question qu’elle apparaissait dans mon champ visuel, boitillant et cramponnée à ses deux bâtons.

La suite se résume ainsi : elle a fait la redescente seule ou presque. Et si dans les passages les plus raides elle a bénéficié d’une épaule secourable, se fut la mienne, les gendarmes caracolant en tête.
Ils étaient sympas, certes (nous leur devons même une super adresse de restau : Chez BRAS à Laguiole), mais franchement côté secours, y’a un doute !

Ma conclusion, je vous la livre : si vous partez en montagne, arrangez-vous pour ne pas avoir de pépins, ne croyez plus en ces sornettes de localisation par téléphones portables, arrangez-vous pour ne jamais être seul(es) et ou investissez dans un GPS, car nos gendarmes, en prime, n’avait même pas une carte IGN actualisée ! Le fameux télésiège où nous étions ne figurait pas sur la leur !

Faut le faire quand même !

Heureusement que les randonneurs qui nous ont secourues étaient mieux équipés et plus compétents car, côté diagnostic médical, les gendarmes n’ont pas jugé utile d’accompagner Frédo au cabinet médical, tout juste nous ont-ils chargées sur 500 mètres dans leur 4/4 pour regagner le fourgon.

Bon, tout est bien qui finit bien, Frédo clopine toujours un peu mais cela va mieux par contre elle a fait mentir leur pronostic, elle ne cavalait pas le lendemain.

Heureusement que le Puy de Sancy, n’est pas l’Annapurna !

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Quant à moi, le lendemain, j’ai grimpé seule le Puy Mary, mais j’avais quand même un peu la trouille de me rétamer, comment m’aurait-on retrouvée ? Y’a même pas un télésiège ou un pylône pour se repérer ! Suis-je bête il y a la croix au sommet !

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Sur ce, nous sommes rentrées fissa à St Genis, au moins vu la taille du jardin, si on tombe les secours devraient arriver à nous localiser.

Do

 

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