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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 14:10

  

Nous vous avons déjà parlé de la RN 116, cette superbe route de montagne qui permet de gagner à partir de Prades la Cerdagne ou le Capcir, théâtre de parcours pédestres enchanteurs. Pour cette fois encore, nous avons jeté notre dévolu sur le secteur des Bouillouses et c’est armées de bonnes intentions que nous avons pris la route ce vendredi-là : pas d’énervement si un véhicule plus lent ralenti notre progression, le principal, c’est d’arriver ! Si, si, nous progressons ; nous avons dû atteindre l’âge de raison.

Oui, mais il y a des limites à la patience ! Ainsi, lorsque, passé Joncet où les travaux de déviation semblent être au point mort, puis Olette où la situation commence à s’améliorer (plus d’un an de travaux tout de même !), nous découvrons le panneau annonçant une circulation alternée pour réfection des enrobés drainants, nous éprouvons un certain agacement. La dernière fois que nous sommes « montées », nous en avions déjà essuyé plusieurs, en d'autres endroits. Ça continue et ça dure : près d’un quart d’heure, cette fois. Et comme les travaux publics ne semblent pas avoir les moyens, ce ne sont pas des feux tricolores qui règlent la circulation, mais deux pauvres gars, armés de piquets mobiles, vert d’un côté, sens interdit de l’autre, qui s’y collent. Grisant, comme travail (mais bon, ça fait des emplois)!

Bon, nous voilà passées, ouf… Mais ça remet ça avant le pont Séjourné !!! Arg, nous sommes maudites ! Et encore, nous, ce n’est pas grave, ce n’est que pour le plaisir. Mais ceux qui travaillent où qui vivent là? Mine de rien, il y a des années que ça dure ; toujours un ou plusieurs tronçons en travaux sur cette route. C’est infernal.

Vaille que vaille, nous progressons ; nous avions réussi à partir un peu plus tôt que d’habitude, mais nous arriverons sûrement plus tard que la dernière fois. Bon, allez, ce n’est pas grave. Presque arrivées au but, encore une circulation alternée, à la sortie de Fedges, sur un tronçon où les enrobés drainants ont été refait lors de notre dernier passage (fin septembre)… Que se passe-t-il donc, alors ? Hé bien tout simplement, des types sont en train de placer des filets de protection, tout en faisant tomber au marteau-piqueur de gros morceaux de roche instable sur le beau macadam tout neuf. Je sais, ce n’est pas bien de critiquer et je n’y connais rien dans ce domaine, mais n’y aurait-il pas un léger défaut d’organisation ?... C’est une question, mais le point de vue est partagé par les gens du cru.

Enfin, nous voilà à Mont-Louis et la route semble libre. La montée aux Bouillouses se fait derrière quelques lambins ; vacances oblige, il y a pas mal de touristes. Nous piaffons un peu ; pourvu qu’on ne nous pique pas la montagne !!!

Mais non, elle est là, et bien là. La voiture garée au pied du barrage des Bouillouses, le paradis s’offre à nous. Les lacs d’altitude miroitant au soleil, les troupeaux de chevaux, les petits sentiers caillouteux, les pins à crochet… Que du bonheur ! Merci la vie.

Allez, plus grand-chose à dire, regardez…

 

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Un groupe de randonneurs sur le GR 10. Sympas...

 

 

 

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La vallée de la Grave... Et au milieu coule... un fleuve: la Têt.

 

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Le lac d'Esparver, en surplomb de la vallée de la Grave, but de notre randonnée. On ne vous montrera pas le côté gauche, ravagé par un incendie il y a quelques temps, hélas. C'est quand-même très beau.


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Vue sur la Bouillouse, après avoir quitté l'Esparver.


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Sur le chemin du retour, le long de la Bouillouse.

 

 

Et pour redescendre chez nous, nous avons boycotté la 116 au profit de la petite route qui redescend de la Llagone par le col de la Llose et Ayguatébia jusqu'à Olette... Etroite et parfois impressionnante, mais on en a encore pris plein les mirettes!


Voilà. Nous nous demandons parfois ce que nous allons chercher ailleurs!

 

Fredo.

 


 


 

 


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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 19:38

Notre dernière virée pourrait fort bien s'intituler « elles voient des noix partout »* car si nous avons traversé des vignobles aussi prestigieux que Mercuès, Monbazillac, Saint Emilion pour échouer au pays du Cognac, la constante qui a dominé notre balade a plutôt été le noyer !

Nous avons repris notre exploration à quelques encablures de là où nous l'avions laissée en septembre, gagné Cahors et fait une première halte au château de Bonaguil, il vaut vraiment le détour !

Bonaguil

Bords du lot, de la Dordogne, de la Gironde, sur notre lancée nous avons piqué sur Oléron avant d'opérer un virage sur l'aile pour découvrir le plateau de Millevaches et découvert un village dont le nom nous a interpellées, comment s'appellent donc ses habitants ?

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Château d'eau de la France le plateau de Millevaches ne tire pas son nom des bêtes à cornes qui y pâturent mais plus vraisemblablement d'une origine celte « vacca » qui veut dire source.

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Les points forts n'ont pas manqué : Montpazier, Bergerac, Saint Emilion et ses macarons (il n'y a pas que le vin pour contribuer à sa renommée), les cabanes colorées du château d'Oléron ... Une dernière halte à Martel, comme Charles dénommé Martel de manière posthume apparemment, et nous avons regagné notre home. Rassurez-vous je ne vais pas vous conter ces 10 jours par le menu mais vous n'échapperez pas à certains de nos coups de cœur.

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Oléron dont la réputation n'est plus à faire a quand même dû faire face au déclin de l'ostréiculture. Petit à petit de nombreuses cabanes ostréicoles du port d'Oléron ont été abandonnées. Souvent en assez piteux état, rachetées par la commune, elles sont depuis louées à des artisans, des créateurs. Cette démarche de la municipalité, particulièrement heureuse, a évité leur vente à des particuliers. Belle initiative pour contrer des démarches spéculatives qui auraient eu vite fait de transformer ce lieu unique et populaire en un Éden pour gens friqués comme à la Corderie Royale de Rochefort dont une grande partie a été transformée en hôtel 5 étoiles. Les cabanes ont retrouvé leurs couleurs pimpantes et cheminer au long des canaux, où s'entassent encore les poches d’huîtres, les vieux chalands à fond plat, les fers pour les tables d'élevage, est une surprise de chaque instant. Ateliers de lutherie, de céramique, ateliers d'enluminure, bar à huîtres, petits restos façon « lolo » antillais, elles arborent des couleurs qui vibrent entre elle. L'orange côtoie le rose vif, le bleu et le vert pomme s'harmonisent ; une symphonie pleine de dissonances pour le bonheur des yeux et de l'âme.

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Un parcours pédestre permet de les découvrir et si vous avez de la chance peut-être même arriverez vous à visiter le Fort Pâté autour duquel les cabanes sont disséminées. Le proprio semble un peu caractériel et ouvre selon son bon plaisir, c'est lui qui le dit, mais sur un malentendu cela peut marcher ! Construit au XVIIe siècle le Fort était une protection avancée de la citadelle d'Oléron, aujourd'hui il abrite des sculptures et se repère facilement, un énorme moustique posé sur la partie centrale semble narguer les touristes. Chez nous, dans les PO, cela flirterait avec de la provocation, peur du chikungunya oblige ! Si vous avez envie d'avoir une idée plus précise de la chose, un clic et cloc !

 http://www.couleurs-cabanes.fr/

 

Notre second coup de cœur concerne les « Lapidiales » ! Nous venions de quitter le château de la Roche Courbon (superbe) un peu au nord de Saintes et rallions les bords de la Charente lorsque notre regard a été attiré par des sculptures posées en pleine forêt. Nous avons abandonné le fourgon sur le bord de la route et mues par notre irrépressible curiosité nous n'avons pas hésité à pénêtrer dans une zone de carrières. Le chemin annonce la couleur d'entrée de jeu en buttant sur un gigantesque « tag » sculpté dans le calcaire et évoquant (pour moi) les bas-reliefs mayas.

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Les carriers du lieu dit « les Chabossières », au fil des siècles, en dégageant les blocs de calcaire ont créé un gigantesque labyrinthe majoritairement en plein air, mais pas uniquement. Nous n'avons pas eu le cran de dépasser le porche couvert et d'explorer les galeries. Nous avions une excuse imparable, nous n'avions pas emporté nos lampes frontales. En ce qui me concerne, de toute façon, inutile de compter sur moi pour découvrir un autre Lascaux, je suis plutôt claustrophobe.

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Ceci dit, la partie en plein air est impressionnante et assez confondante. Tout est sculpté, sur des hauteurs respectables car, à vue de nez, certaines créations atteignent bien les 10, 15 mètres.

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Chaque sculpture a été réalisée uniquement avec des outils à mains, l'inspiration est variée certes mais quand même assez morbide, à notre goût. C'est d'ailleurs sans doute ce côté un peu « tracassé » qui nous a mis légèrement mal à l'aise.

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Il faut dire que nous étions absolument seules et que nous ignorions où nous mettions les pieds et où nous allions ressortir ! Seul indice, Virgile était à l'aise, nous pouvions donc persévérer dans notre entreprise ! En tout cas, ces Lapidiales de Port d'Envaux sont une belle initiative et prouvent que mettre l'Art à la portée de tous n'est pas un rêve. Encore un clic à disposition pour information !

 http://www.lapidiales.org/

 

Dernier coup de cœur, Gimel les Cascades près de Tulle. Là, il vaut mieux avoir le jarret ferme, le « palpitant » costaud et des chaussures qui adhèrent bien !

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Ça glisse, c'est vert et très humide, ça descend raide et monte idem. La rivière, la Montane, se précipite dans une gorge qu'elle franchit en trois belles cascades, Le Grand Saut, La Redole, La queue de Cheval qui se jette dans le gouffre de l'Inferno.

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Le dénivelé doit bien avoisiner les 132 mètres à partir du point de départ à quoi il convient d'ajouter toute la partie du village qui, elle aussi, est assez pentue. Le village est d'ailleurs d'une belle unité architecturale, la visite des ruines du château est gratuite et libre, ça change ! Au hasard de notre découverte, nous avons appris d'une dame rencontrée fortuitement et qui a endossé pour nous le costume de guide, que ce site a bien failli disparaître lorsqu'EDF, ça devait s'appeler autrement en 1912, a voulu noyer le coin en installant un barrage. Un peintre voyageur, ethnographe, Gaston Vuillier, séduit par les lieux et vraisemblablement argenté, a racheté tous les terrains au grand dam de la population locale appâtée par les retombées supposées du barrage ! Décédé en 1915, il a eu le temps d'aménager l'endroit et de l'ouvrir au public. Aujourd'hui, nul ne regrette cette décision au village, car si la visite de ce site privé est payante, les touristes contribuent largement à faire vivre l'économie locale. Comme quoi, résister au chant des sirènes et à l'appât du gain, peut déboucher sur une situation plus constructive et qui préserve la Nature !

Dernier coup de cœur, tout au long de ce voyage, nous avons collecté quelques kilos de noix qui ne vont pas tarder à agrémenter nos réalisations culinaires à commencer par des tartes au noix et de BAKLAVAS, c'est bon comme là-bas, dit !

Do

* A ce propos si vous ne connaissez pas la pièce de théâtre « elle voit des nains partout » et que la possibilité vous est offerte de la découvrir, ne vous privez pas du plaisir de rire un bon coup !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 20:08

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Et voilà, nous avons renoué avec nos vieilles habitudes. Godillots, cannes de rando, sacs à dos et nous avons gaillardement mis le cap sur le point culminant des Pyrénées catalanes, affrontant une nouvelle fois la mythique 116 où les travaux s'éternisent.

Grande nouvelle toutefois, je me suis fait une raison, j'accepte les lambins, les timorés et mis à part sur Fonpédrouse où j'occupe la chaussée en sa totalité, voies montante et descendantes confondues, je grimpe, presque, sagement !

Je ne vous décrirai pas la balade, le conseil général a balisé les itinéraires et édité des topos guides parfaits, gagnez juste les Bouillouses, visez « les Bones Hores ». Dans l'épingle qui précède le parking de l'hôtel, virez à gauche.

Après il n'y a plus qu'à suivre le chemin balisé de cairns. Cela grimpe dur jusqu’au premier lac, mais le verrou glaciaire avalé, c'est le paradis !

« Le désert du Carlitt » !

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Les lacs s'égrainent au sein d'une nature grandiose, royaume de l'Isard, des marmottes mais aussi des chevaux.

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Si dans la plaine l'été joue les prolongations, là pas de doute, c'est l'automne !

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Viver, Llong, Commasse, Balleuil, Dougnes, Castella, Trebens … c'est un chapelet d'une douzaine de lacs au pied du Carlitt !

C'est en touchant au but que nous avons fait la trouvaille qui a couronné cette journée ! Des cèpes de Bordeaux !

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Une cueillette éclaire, plus d'un kilo juste là où j'avais posé mon auguste popotin !

Si le cœur vous en dit, vous connaissez maintenant le chemin mais si vous voulez le faire avec nous, pas de problème, nous vous attendons pour y retourner en votre compagnie !

Do

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:32

Notre journée d'hier fut un parfait condensé de notre itinérance de 10 jours sur les routes de France.

 

Parties sans programme, nous avions juste planifié des retrouvailles avec des amis de longue date, « expatriés » comme nous. Que du bonheur à se retrouver « in live » car s'il est possible d'entretenir le lien avec le Net, cela ne reste qu'un pis aller. Tout au plus peut-on aider la mémoire de ce qui fut à rester vivante, mais ce n'est pas par ce biais que l'on crée des souvenirs. Nous en avons donc engrangé de nouveaux, un plus pour cette relation qui sans cesse s'enrichit de nouvelles expériences.

 

Nous sommes revenues à la bergerie, le cœur en fête, la tête pleine d'idées glanées ici et là et que nous allons tenter maintenant de faire vivre mais de toutes nos découvertes, c'est sans aucun doute celle faite dans les Monts Blonds qui mérite en « prime time » un petit article … que voici !

 

Les Monts Blonds constituent les premiers contreforts du Massif Central, un peu au nord ouest de Limoges. Le point culminant atteint quand même les 515 mètres, les paysages y sont variés, forêts, landes, lacs … les villages d'une grande richesse architecturale n'ont rien de tape à l’œil et pour les amateurs de randonnées de nombreux circuits permettent de découvrir les multiples mégalithes qui attestent d'une présence humaine fort ancienne en ces lieux.

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Notre périple a commencé à Mortemart. Petite bourgade au passé glorieux remontant grosso modo à l'époque romaine, Mortuum Mare, l'ensemble architectural de Mortemart est splendide : château démantelé sur ordre de Richelieu, douves, halle et couvent des Carmes et des Augustins. La pierre est dorée (nous sommes dans les monts Blonds !)et l'église, jadis chapelle du couvent recèle des stalles sculptées d'un réalisme ébourriffant.

Nous avons quitté le village par le chemin des moines et gagné un peu au pif Montrol-Sénard dont nous ne savions pas grand chose.

Village typique du Limousin, la première impression ne nous incitait guère à dépasser la découverte de l’Église quand, sans nous être consultées, nous avons avisé un bâtiment identifié comme étant l'école communale !

Un choc !

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Une école comme avant. Oui, j'ose le dire, j'ai connu les serpents dans le formol, la bibliothèque Rouge et Or, les leçons de morale calligraphiées par la maîtresse avant notre arrivée. Celle de ce jour était bien belle « l'ignorance toujours mène à la servitude. ».

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Sortant de l'école nous découvert à la faveur d'un affichage que presque tout le village était consacré à une évocation de la vie rurale du début du XXe siècle. Un café, une grange à cidre, un sabotier, un lavoir … une foule de lieux authentiques restituant l'atmosphère d'une époque où le lien social ne se tissait pas virtuellement.

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Un musée ethnographique donc ?!

Un musée ethnographique certes, mais d'un genre très particulier. Ce sont les Monteros (les habitants du village de Montrol-Sénard)qui ont collecté, restauré, regroupé cette multitude d'objets, les ont animé en ouvrant leurs maisons à la visite, GRACIEUSEMENT !

Vous avez bien lu, le visiteur peut aller librement au gré de ses envies, partout dans ce village paisible, joliment fleuri sans débourser un centime et tout cela grâce à des bénévoles dont on découvre au final les « trombines » sur un gigantesque montage, dans une grange.

trombines

 

Quittant ce village de rêve, nous avons traversé les Monts Blonds de Blond (« la capitale ») à Cieux. Nous avons contournéLimoges, enfilé la A 20 que nous avons quitté pour éviter Toulouse, Castelnaudary en ligne de mire. A Nègrepelisse nous avons mis le cap sur deux villages que nous avions repéré lors d'un précédent voyage : Larroque près de Bruniquel et Castelnau de Montmirail, superbe !

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La nuit était depuis longtemps tombée lorsque nous avons lancé le Ptibus à l'assaut des contreforts de la Montagne Noire.       

Un moment magique !

Quel étrange et bienheureux sentiment de liberté que de filer ainsi dans la nuit chaude et en musique ! Tout le nécessaire à notre portée, portable coupé, poursuivre ou s'arrêter, c'était à nous de décider.

Nous avons refait à l'envers l'itinéraire que nous prenions au retour de nos vacances dans le sud à l'époque lointaines où nous étions encore parisiennes.

La route, majoritairement bordée de platanes, merci Colbert, et sinueuse à souhait était à nous seules. Les variations pour piano de Beethoven (Allegretto for piano in C minor, Wo 53) nous donnaient des ailes ! Jubilatoire !

Do

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:16

         

L’un des temps forts de notre périple autrichien aura été la visite des mines de sel de Bad Dürrnberg, près de Hallein, en Autriche.

Proche de Salzburg d’une dizaine de kilomètres, Hallein n’est pas une très jolie ville, mais elle nous a plus, par son authenticité non touristique, justement. Le camping « Auwirt » y est d’ailleurs une halte des plus satisfaisantes.

L’Autriche est riche en gisements salins. Toutes les villes comportant le préfixe « hall » ont été où sont encore des hauts lieux de l’extraction de cette précieuse denrée qui a fait leur richesse (Hallein, Hallstatt, Hall in Tirol, Bad Hall, etc), la halite étant la désignation minéralogique du sel gemme. On récolte le sel en Autriche depuis l’âge du bronze mais si les chasseurs-cueilleurs furent à l’origine de la découverte des dépôts salins, ce sont les Celtes qui, les premiers, récoltèrent le sel à ciel ouvert. Acheminé jusqu’à Salzburg (qui signifie littéralement, en allemand, « château de sel ») sur la rivière Salzach, « l’or blanc » est à l’origine de la fortune des princes archevêques qui gouvernèrent la ville pendant plus de mille ans. Bon nombre d’édifices prestigieux de la ville de Mozart témoignent de cette richesse.Est-2014--154-.JPG  

La visite commence par une halte au vestiaire où chacun est tenu d’endosser la tenue traditionnelle des mineurs, d’un « chic » discutable, mais à coup sûr pratique et indispensable pour la suite ! Est 2014 (110)On est ensuite invité à s’installer à bord d’un petit train très spécial, tous assis à califourchon, bien serrés et bien droits, les uns derrière les autres, pour un départ imminent vers les entrailles de la terre. Les mises en garde inquiètent un peu : il ne faut surtout pas se pencher car compte-tenu de la vitesse, le risque de percuter la paroi est grande !  

C’est parti, et ça va vite, très vite ! Est 2014 (152) 

Pour nous, la visite sera en allemand et en anglais. Soit, on fera avec ! La visite alterne les tronçons « pédibus », les haltes dans les salles aménagées où sont dispensées les explications, parfois à l’aide de petits films sous-titrés en français (une chance pour nous !).  

Dans la mine, la température est constante. La climatisation de l’époque était ingénieuse : le réseau de galeries a deux entrées, une pour le haut, une pour le bas, et entre les deux un puits. Compte tenu de la température extérieure (l’air chaud montant, l’air froid descendant), au niveau du puits, on activait l’une ou l’autre bouche de façon à ventiler naturellement la mine. Est 2014 (146) 

On passe d’un étage à l’autre (dans le sens de la descente) en se laissant glisser à califourchon, par grappes de deux, trois ou quatre (plus si affinité) sur des toboggans vertigineux. Est-2014--140-.JPGCrise de rire assurée, même si la première fois, on se demande vraiment si on va s’arrêter, d’autant qu’il est fortement décommandé de chercher à freiner avec les pieds : soleil assuré !!! (Il y a un escalier parallèle pour les trouillards… A vrai dire, compte-tenu de l’abondance de recommandations, j’ai été tentée de l’emprunter comme certains ; puis j’ai pensé à Jeannine qui, pour rien au monde, n’aurait raté cette expérience, (même que le saut à l’élastique la tentait, c’est dire), alors, pas question de déchoir : zou, « andavant » !).  

 

 

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Sous terre, passage de la frontière austro-allemande!

 

   

Est 2014 (139)

Les canalisations, en bois, ont parfaitement résisté à l’usure du temps.

      

Est 2014 (145)

Le sel était conditionné sous forme de cônes pour faciliter le transport.  

 

La visite s’achève, à 350 mètres sous le niveau d’entrée, par la traversée d’un lac souterrain, avant une remontée au jour assez rapide, et un retour à la case départ par le même petit train qu’à l’aller, pour s’en aller découvrir les photos des pseudos mineurs prises en cours de trajet (il y a des caméras partout sur le parcours) ; 7 euros la photo… Ils nous prennent pour des américains ou quoi ?

 

Pour terminer, petit tour au village celte, dont l’entrée est juste à côté de celle de la mine. Pas de chance pour nous, tout est en travaux. Mais ce n’est pas trop grave, on a déjà quelques connaissances sur cette époque (D’accord, on peut toujours en avoir plus ; mais tant pis !).

Est-2014--143-.JPG

 

Bon, enfin, 18 euros par personne pour la visite (mine et village celte), c’est un peu cher, mais franchement, on repart avec le sentiment d’en avoir eu pour son argent !   

 

Et si vous avez quelques difficultés à vous représenter les différentes étapes de cette visite, cliquez sur le lien ci-dessous pour découvrir un petit film (en allemand) sur la mine de Dürrnberg. Tout est à peu près fidèle à ce que nous avons vécu, sauf la collation du début ; en ce qui nous concerne, ceinture !  

 

http://www.youtube.com/watch?v=BA-7g5HGcN8#t=165

 

Bonne visite ! Fredo

 

 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 14:04

Pour commencer, les « coups de cœur » !

Côté écolo, c’est grandiose ! Ecologie intégriste aussi mais ce sera peut-être pour un autre fois. En Allemagne, c’est moins flagrant en Autriche, les toits sont recouverts de panneaux solaires photovoltaïques, impressionnant. Et comme nous venons nous aussi de sauter le pas, nous avons été capables d’apprécier l’économie d’énergie que cela représentait et le beau cadeau fait à la Nature !

Autre découverte séduisante, les réseaux de revente d’objets de seconde main en Suisse. Cela semble surtout concerner les articles de puériculture (mais pas que) et c’est vraiment un plus si l’on considère que ces produits, indispensables et onéreux, sont très vite inutiles.

Dernier coup de cœur, la vertu thérapeutique des tunnels. Si vous êtes claustrophobes, comme moi, lorsque vous aurez affronté couramment des successions de tunnels de plus de 3, 4 kilomètres (il y a plus) si vous avez survécu à la panique, vous constaterez à votre retour, que ce qui vous filait des crises d’angoisse, ne vous fait plus ni chaud ni froid.

 

Poursuivons avec les surprises.


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La première … c’est qu’allemands, autrichiens n’ont absolument pas le même système de régulation thermique que nous. Dès que le thermomètre a franchi les 15° ils sont en sandalettes, bras nus et gambettes à l’air. S’il pleut, cela ne les affecte pas ! Ils continuent à déambuler cool sous la pluie et il faut vraiment que cela tombe dru pour qu’ils envisagent de sortir le parapluie. Autant dire que nous faisons figure d’extra terrestre avec nos capes de pluie.

Une surprise de taille maintenant. Ces populations parait-il très disciplinées, ne le sont guère. Ils s’assoient sur les règlements tout autant que nous, chez nous. Les plus disciplinés sont les touristes, sans doute par la force des choses car allez vous expliquer quand votre connaissance de la langue ne vous permet pas de maîtriser les finesses linguistiques ? En ce qui me concerne, j’ai l’impression d’avoir suivi un stage de rééducation, depuis notre retour je suis exemplaire.

Autre mythe qui a du plomb dans l’aile, le Bio. Très difficile de trouver des fruits et légumes bio et mis à part une « biocoop » à Salzburg (fermée) nous avons dû nous contenter de ce que nous offraient les grandes surfaces, trois fois rien. Heureusement que nous étions parties avec nos provisions !

Un dernier sujet d’étonnement, la circulation routière. Effroyable et pourtant le réseau ferré (le ferroutage est apparemment inexistant) semble très développé (pas comme chez nous). Il n’empêche que la circulation a rarement été fluide. Normal, l’habitat se concentre dans les vallées (géographie oblige), le trafic se condense aux mêmes endroits, les villages sont au touche-touche, le dénivelé des routes toujours en zig zag est souvent considérable.

Enfin, les chocs !

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Le premier est un constat inquiétant, quel que soit le pays traversé, nous avons pu constater à quel point la ressource en eau diminue de manière phénoménale. Des 3 lacs de Gosau près d’Hallstatt, un a complètement disparu et les 2 autres sont extrêmement bas, les glaciers qui les alimentent se réduisent à peau de chagrin et comble d’infortune, le printemps a été sec ! Idem en France où le Doubs a disparu purement et simplement sur une partie de son cours.

Autre point de convergence quel que soit le pays, la disparition des commerces des centres villes et l’explosion des grandes surfaces qui gangrènent la périphérie des villes et villages. Si en France cela tend à gagner du terrain, en Allemagne et Autriche c’est un fait acquis. Ne cherchez pas un commerce de bouche dans les villages, tout juste parfois trouve t’on une boulangerie lorsqu’elle est couplée avec un « bistrot ». Les villages ressemblent plus à de beaux musées ethnographiques qu’à des lieux de vie. Y subsistent cafés, restaurants, hôtels, pensions, gîtes et magasins de souvenirs (tous pareils et faits en Chine). Il faut vraiment sortir des itinéraires touristiques pour trouver de vrais villages où il fait bon s’arrêter.

 

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Enfin dernier point commun, que ce soit en Allemagne, en Autriche, en Suisse, découvrir la Nature se fait le plus souvent sous contrôle, nous avons même trouvé des chemins bétonnés en plein champ. La rando telle que nous la pratiquons, sur des itinéraires certes balisés mais avec des chemins à peine tracés, voir pas du tout, dans la caillasse et pour aboutir à « mille lieux de toute terre habitée », ne semble exister que pour les initiés. Pour partir hors des sentiers battus, il faut le plus souvent emprunter un train à crémaillère ou (et) un téléphérique ou (et) un télécabine (très très cher) qui vous mène à votre point de départ, sachant aussi qu’il faut payer auparavant le parking de stationnement (cher car presque toujours réglé à la journée). Certes nous avons fait de belles marches mais pour certaines les sentiers étaient à péage ! Enfin, si la balade ne se fait pas au départ d’un parking payant, elle aboutit quasiment toujours à un restaurant avec boutique de souvenirs et bistrot. Et comme il faut les ravitailler, la balade emprunte une piste qui n’est pas toujours bucolique !

Je terminerai cet article avec ce qui nous a le plus pris aux tripes, les fantômes noirs. Je m’explique !

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Certaines régions, dont la renommée dépasse les bords de la Méditerranée comme Genève, Lausanne, Cran Montana, Salzburg … nous l’avons constaté personnellement, sont littéralement prises d’assaut par la population friquée des Emirats arabes, du Koweït, d’Abu Dabi. En arrivant à Zell am See, un superbe lac aux allures de Riviéra Italienne, nous avons été estomaquées de découvrir des rues, des commerces envahis de fantômes noirs parfois même (compte tenu de la taille) à peine sorti de l’enfance. Apparemment le phénomène prend de l’ampleur et dérange les autorités. Les hôtels sont censés remettre à leurs clients des livrets pour leur expliquer les us et coutumes de leur pays d’accueil et leur rappeler que le mot d’ordre est « Adaptation ». Nous sommes allées à la pêche aux infos et avons découvert que cette population représente la seconde population touristique étrangère en Autriche. Il est évident que cela interpelle et dérange. Cliquez ou copiez l’adresse suivante si cela vous intéresse, le contenu est édifiant : http://fr.myeurop.info/2014/05/27/a-zell-am-see-des-touristes-oui-mais-sans-burqa-13924.

Oui, j’ose le dire cela me dérange toutes ses femmes dont on ne voit même pas parfois les yeux, accrochées au bras d’un homme dès que le terrain devient un peu accidenté car l’équilibre leur fait défaut. Oui, je ne supporte pas leurs regards méprisants lorsqu’elles nous toisent dans nos tenues d’été. Oui, ces mecs qui traînent leurs femmes (plusieurs parfois) mais se permettent de nous draguer comme si nous n’avions aucune moralité, m’insupportent d’autant qu’il font passablement négligés et dépoilés, eux. Sait-on vraiment qui se cache dessous ses grandes robes noires ? Dire que l’on interdit aux motards de pénétrer dans les lieux publics avec un casque !

 

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Evidemment, nous avons assisté à quelques scènes cocasses, une femme entièrement voilée avec une glace à la main ! Comment fait-elle ? Cette autre reluquant des tenues très très coquines dans un magasin de lingerie, qu’y a-t-il donc sous ses burkas ? Un couple parlementant avec un portraitiste, qui souhaitait se faire tirer le portrait en pleine rue, lui ou elle ? Si c’est elle, c’est fastoche !!!

 

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Voilà au risque de vous paraître simpliste, je vous dirai que puisque l’on doit se conformer aux lois en vigueur et se voiler si l’on veut aller en Iran, je ne vois pas pourquoi la réciproque n’est pas envisageable ! Enfin, si je sais pourquoi, il y a de l’argent à la clé. Pourtant il faudrait peut-être revoir vite la copie parce que j’ai cru comprendre pourquoi en Autriche il y a une certaine poussée de l’extrême droite d’autant que c’est un pays ultra catholique !

Nous l’avons vérifié le jour de la Fête Dieu où nous avons été complètement assommées en découvrant que TOUT, absolument TOUT était fermé. Intriguées de se casser le nez à chaque boutique, en interrogeant notre moteur de recherche favori, nous avons découvert le pot aux roses. Des défilés en pagaille mêlant le sabre et le goupillon.

 

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Do

 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 13:49

Il a vraiment commencé avec une première halte dans le Jura, à Poligny dont je ne vous vanterai pas le charme des fruitières à Comté, ni des caveaux de vignerons puis à Arbois …

 

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 «Quand je bois du vin clairet, amis tout tourne, tourne, tou, ou, ou, rne, aussi désormais je bois Anjou ou Arbois ! ».

 

Ensuite les étapes se sont faites plus courtes, les rives du lac de Constance, la Bavière et enfin l’Autriche. Par sauts de puce, nous avons parcouru le Salzkammergut, le Tyrol et le Vorarlberg avant de retrouver l’Alsace. Ravissement ! Nous pouvions enfin rouler, ce n’était pas pure chimère que de rêver de routes dégagées, de nature à perte de vue ! Nous avons même goûté le plaisir de faire halte dans un « vrai » camping où branchement électrique compris nous avons acquitté la modique somme de 11€. Modique parce que camper en Autriche revient à multiplier cette somme par 2, en autonomie complète qui plus est, en Allemagne ça triple. Que vous soyez en camping-car, en caravane ou toute petite tente, c’est du pareil au même, pas très égalitaire comme système !

 Une petite incursion dans le canton de Vaud, histoire de déguster des filets de perche, et nous avons craqué.

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De belles randos nous attendaient toujours, depuis la chute de Frédo l’an passé, du côté du Puy de Sancy, et au lieu donc de filer vers « l’autoroute du Sud », nous avons mis cap à l’Ouest.

Cela nous a permis de découvrir les Dombes, à vélo ! Avis aux amateurs car là, contrairement à ce que nous avons découvert en Autriche, les itinéraires cyclistes n’empruntent pas les grandes routes. Les voies communales, vicinales ont été « relookées » et sillonnent la campagne permettant de belles trouvailles. Comme quoi il est possible de pédaler en sécurité, sans être parqué ! Car si l’Autriche se vante d’un réseau cycliste hors pair et s’il est vrai que les « Randweg » affichent des centaines de kilomètres, la majeure partie du temps, la piste double une route à forte circulation quand elle ne disparaît pas purement et simplement. De quoi faire le plein de particules nocives coincés derrière une glissière de sécurité : jarrets fermes mais poumons encrassés.

 

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Nous avons connu entre les lacs de Sankt Gilgen et du Mondsee une expérience plutôt stressante. Sans cesse doublées sur la route hyper touristique qu’empruntait l’itinéraire cycliste, la piste cyclable s’étant volatilisée, nous avons rallié notre but passablement écoeurées puis désireuses de ne pas renouveler l’expérience de l’aller, nous avons opté pour une piste défoncée en pleine forêt pour le retour. Nous avons ahané comme des bêtes dans une pente démente, sur un sol glissant pour retrouver au terme d’une interminable montée le trajet initial, là où la piste cyclable reprenait enfin ! Musarder, pédaler nez au vent, s’arrêter et admirer, n’est pas chose courante en Autriche. Ils pédalent à toute allure, comme si leur vie en dépendait !

 

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La dernière halte de notre voyage s’est située en Aveyron, à Brousse le Château, une merveille ! Le frigo plein de tomme fraîche, Salers, Comté, lard fumé, saucisse de Morteau, jambon cru et autres joyeusetés, nous avons regagné nos pénates, le Ptibus totalisant 4000 kilomètres de plus au compteur. De notre côté, nous sommes revenus avec plein d’idées à partager.

C’est parti !

Do

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 19:40

Coucou, les brebis sont de retour après quelques semaines de transhumance entre Allemagne, Autriche et Suisse.


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Lumières à Halstatt

Je ne vais pas vous relater par le menu, là, maintenant, tout de suite, nos découvertes mais il en est une, essentielle pour nous, qui va me servir de préambule et pourra peut-être vous profiter, que je peux résumer comme suit : ce n’est pas mieux ailleurs, ce n’est pas pire chez nous !

 En fait c’est partout pareil. L’Europe existe donc bel et bien d’autant que le seul pays où nous nous soyons senties à « l’étranger », c’est la Suisse. Et la Suisse, ce n’est pas un scoop, n’en fait pas partie. Une Suisse qui se referme encore un peu plus sur elle-même et qui l’affiche ! Lors d’une dernière « votation » en février dernier, les helvètes s’étaient prononcés pour une limitation de l’immigration, une pub les incite maintenant à ne pas prendre leurs vacances à l’étranger ! « Les vacances c’est aussi en Suisse, cet été on reste ici ! »

En tout cas, personnellement, notre route de vacances ne passera plus par là. Trop cher ! Un exemple qui résume tout : 43€ un nuit en camping dont 25€ pour l’emplacement nu (sans branchement électrique) ! Trop lent aussi, 3 heures pour parcourir 80 Kilomètres entre la frontière autrichienne et Constance. D’ailleurs, le Suisse se méfie tellement de la vitesse que même le vélo électrique lui fait peur. Une campagne publicitaire bat son plein en ce moment : « Le vélo électrique ça va plus vite qu’on ne le pense ! ».

A part cela nous avons renoncé quasiment dès les premiers jours de voyage à atteindre notre objectif, trop loin compte tenu de la circulation tant en Allemagne qu’en Autriche ! Des camions en pagaille, des motos à foison, des voitures … et des travaux partout. Du coup nous avons laissé tomber la « chasse aux ancêtres » et fortes de nos enseignements passés, nous avons décidé de privilégier la découverte, d’aller au gré de nos envies.


Salzburg

Salzburg

Tout ce que nous avons fait était donc une première à commencer par Salzburg où Mozart est omni présent (un peu comme en URSS lorsque l’on s’attendait à voir Lénine même en ouvrant la porte des WC), les mines sel de Hallein, Constance et même si nous sommes retournées dans des certains coins déjà connus, c’était pour continuer notre prospection.


Neuschwanstein.JPG

le Neuschwanstein

 

Nous avons refait halte à Füssen, en Bavière, pour randonner autour de l’Alpsee qui sert de miroir aux châteaux royaux de Louis II en Bavière ! Si vous ne les connaissez pas, attendez au moins que l’afflux touristique soit passé pour les découvrir, si c’est possible, mais renoncer à contempler le Neuschwanstein quasiment désert comme nous en avions eu la chance dans les années 80. La visite ne se fera pas non plus à votre rythme, en prenant le temps de s’imprégner de l’atmosphère unique des lieux. La visite, obligatoirement guidée, doit être bouclée en 35 minutes, même le trajet d’approche est réglementé !

Voilà, c’est maintenant parti pour un nouveau carnet de voyage !

Bonne route !

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:25

Bon, sans doute trouverez-vous l’article sur le bouquin de Frédéric Lenoir (j’entends déjà des « encore lui !!! ») indigeste d’autant que cela pêche par manque d’illustrations.

Tant pis !

De toute façon, vous avez 3 semaines pour le lire, au moins 3 semaines, car le blog des brebis prend des vacances.

 

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Pour tout dire, nous avons déjà l’esprit ailleurs et caracolons en pensée sur la Deutsche Alpenstrasse. A nous Salzburg, Hallstatt, Graz et plus si affinités !

 

Bis bald !

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 19:42

Le 24 avril, cap au Nord avec comme première halte en ligne de mire, le Pays d’Auge. Cabourg, Honfleur, ciel bleu et avalasses en alternance. Cela n’entame pas notre moral et notre détermination à grimper encore plus haut.

 Ce que nous visons fait « bip, bip », le Cotentin !

 Nous avons collecté une belle documentation. A nous le Marais du Bessin, les circuits vélo de La Hague, le Val de Saire, les dunes de Lindbergh, les phoques. Le plus dur a été de faire le tri dans tous ces dépliants qui nous ont adressé. Nous avons arrimé nos vélos flambants neufs, histoire de pédaler sous le bleu du ciel, à l’instar de tous ces gens à moitié « tout nus » que nous présente la doc des offices de tourismes.

Marais du Bessin, vent, pluie ! Les parapluies sont remisés, décollage assuré.

Saint Vaast La Hougue, trombes, bourrasques. Les godillots de rando sont trempés, les pantacourts détrempés.

Barfleur ! Du soleil ! On n’y croit pas et on a raison, ça reflotte.

Nous consultons la météo locale. Ce n’est ni demain ni après que nous pédalerons des jardins de Jacques Prévert au cap de la Hague. Je me demande bien pourquoi sur toutes les cartes postales il fait toujours bleu ? C'est de la publicité mensongère, en fait !

 Le Cotentin présente au moins un avantage : la péninsule a la taille fine. Quelques tours de roues et nous nous posons à Carteret. Nous découvrons miraculeusement au sec le cap (de Carteret) et la vieille chapelle ruinée, la nuit est arrosée.

 

carteret

 

Heureusement que nous avons des « plaques de désembourbage » et savons anticiper sur les faits. Nous quittons facilement les lieux, en pariant que cela ne sera pas le cas de nos voisins. Les averses se succèdent, nous craquons. Le Cotentin nous boude, cap à l’Ouest !

Nous découvrons l’île de Bréhat sous le soleil. Impressionnants ces chaos rocheux et plutôt chouette cette absence de voiture !

 

Bréhat

 

C’est juste un peu friqué et la population locale n’est pas très chaleureuse. La flore par compte est splendide, c’est un festival de couleurs que nous réserve les longues heures de marche que nous nous imposons, pour le plaisir. Toutefois, hormis à l’abri du vent, pas question de quitter le polaire.

Afin de compléter notre connaissance de la Bretagne nous mettons au programme la découverte de l’île de Batz. Le soleil n’est pas loin mais ça vente !

 

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Plus authentique et moins huppée que Bréhat, l’île de Batz est impressionnante d’austérité d’autant que les tempêtes de cet hiver ont mis à mal les côtes les plus exposées. Nous découvrons une foule d’oiseaux de mer et rigolons en regardant les bécasseaux (sanderling) courir comme des petites mécaniques à la limite des vagues. Les courlis restent zen au milieu de cette agitation, nous n’en avions jamais vu d’aussi près. Moins agréable comme constat, nous notons que la gestion des déchets n’a pas toujours été aussi bien organisée que ce qu’elle est actuellement. Si l’ère Jurassique est loin derrière, nous, nous sommes en pleine ère Plastique. La mer est indiscrète !

 

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Pointe de Kermorvan au Conquet avant d’atteindre la pointe Saint Mathieu (plus à l’ouest, tu meurs). Vent et soleil mais le K-way reste de rigueur d’ailleurs chaque matin au réveil la température dans le camion ne dépasse pas les 11°.

Des envies de Sud nous titillant, nous avons rebroussé chemin et finalement rattrapé la Nationale 20.

Cap sur Limoges.

A Cahors, nous avons senti que l’air se réchauffait, le ciel était uniformément bleu et quand nous avons garé le Ptibus à Montricoux puis Bruniquel pour une découverte de ces villages médiévaux, nous avons poussé un « ha » de bonheur !

Il faisait bon chaud.

Adieu polaire, K-way, parapluie ! Bonjour T-shirt !

Si vous ne connaissez pas ces villages, ne boudez pas votre plaisir. Leur patrimoine bâti (c’est comme ça que l’on dit) est splendide.

 

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Montricoux possède un nombre incroyable de maisons à pans de bois avec souvent 2 niveaux d’encorbellement quant à Bruniquel, le village a servi de cadre pour le tournage du film de Robert Enrico « le vieux fusil ».

 

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Classé parmi les plus beaux villages de France, il mérite largement son appellation même si personnellement je trouve Montricoux plus authentique.

Nous nous serions bien arrêtées encore pour arpenter Puycelci, Larroque, Saint Antonin Noble-Val et d’autres encore mais il fallait bien rentrer … alors histoire de nous donner du cœur à l’ouvrage, nous avons commencé à concocter un prochain itinéraire !

A suivre donc.

Do

 

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