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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 19:11

C’EST MOI QUI SOULIGNE

Traduit du russe par Anne et René Misslin

Nina BERBEROVA

(Actes Sud, 1989)

Elle lit pour vous, encore et toujours

« Ceci n’est pas un livre de souvenirs, c’est l’histoire de ma vie » ; ainsi Anna Berberova (1901-1993) débute t-elle son « autobiographie » traduite du russe.

Femme de lettres et poétesse née à Saint-Pétersbourg en 1901 dans un milieu très privilégié, sa vie traverse le 20ème siècle et ses terribles soubresauts.

Elle porte un regard terriblement lucide sur le rôle des intellectuels :

« A cette époque (la fin des années 20), dans l'ensemble du monde occidental, il ne s'est trouvé aucun écrivain éminent pour intervenir en notre faveur, prêt à élever la voix contre les persécutions que subissent les intellectuels en U.R.S.S., contre les répressions, la censure, les arrestations, les procès, la fermeture des journaux. La vieille génération, Wells, Shaw, Rolland, Mann, était entièrement gagnée à la "Nouvelle Russie" et à "l'expérience intéressante" qui avait liquidé "les horreurs du tsarisme". Elle soutenait Staline contre Trotski, comme elle avait soutenu Lénine contre les autres chefs politiques. Dreiser, Sinclair Lewis, Upton Sinclair, André Gide (jusqu'en 1936) et Stefan Zweig prenaient la défense, dans tous les débats, du parti communiste contre l'opposition. Puis venait la génération intermédiaire, avec le groupe de Bloomsbury et Virginia Woolf, Valéry et Hemingway, qui ne montraient pas d'enthousiasme à l'égard du communisme, mais restait indifférente aux événements des années trente en Russie. »

Quel terrible réquisitoire contre nos intellectuels. On a envie de dire « Et aujourd’hui ? »… ah oui ! pardon, il n’y a plus d’intellectuels ….

« Il n’aurait pas fallu aller au-devant du peuple pour lui demander pardon, mais construire des chemins de fer, vacciner contre la variole et généraliser l’instruction » dit-elle en 1917.

Une femme libre et sans concession d’une grande lucidité, un livre passionnant fort et émouvant.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 19:40
Frédo a lu

Femme libre et indépendante, Eva traverse l’Italie du nord au sud, pour s’en aller retrouver Vito, celui qu’elle considère comme son père, tout en se remémorant l’histoire de son pays et celle de sa mère…

C’est une histoire des plus complexes que nous découvrons au fil des pages, à travers les destins croisés d’une foule de personnages, petit peuple pauvre et laborieux de ce pays déshérité, bientôt précipité dans l’étourdissante conquête de l’or blanc. A l’image de leur pays, la plupart des personnages sont les victimes plus ou moins dociles d’un destin souvent cruel. Personnage central, Gerda n’est encore qu’une enfant lorsqu’on l’envoie travailler en cuisine dans un grand hôtel de Merano. Au fil des ans, elle gravira tous les échelons, et deviendra une grande cuisinière, un travail qui ne lui laissera que peu de temps pour sa vie privée, et sa fille unique, Eva.

Dans les années 1980, lorsqu’à plusieurs reprises, nous avons eu l’occasion de traverser la magnifique région des Dolomites pour gagner Venise, après un petit séjour en Bavière, je n’aurais jamais soupçonné quels traumatismes la région du Haut Adige et ses habitants avaient pu subir et subissaient encore dans la plus grande indifférence du reste du monde. Un grand merci, donc, à Francesca Melandri, pour ce très utile rappel historique, toile de fond de son roman « Eva dort ». Italien, le Haut-Adige, ou Tyrol du sud, ne l’est effectivement que depuis 1919, lorsqu’au lendemain de la première guerre mondiale, l’Autriche a été amputée de ce territoire, au bénéfice de l’Italie. Italianisée de force par Mussolini, la région gagnera au terme de longues années de lutte un statut d’autonomie, par la volonté d’un seul homme, Silvius Magnago.

Un beau roman et une page d’histoire trop vite oubliée…

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 19:36
Mi a vu

CITIZENFOUR Documentaire de Laura Poitras* (2014)

C’est un américain de 29 ans, il s’appelle Edward Snowden et il est ce qu’on appelle aujourd’hui « un lanceur d’alerte ». C’est sous le pseudo de « citizenfour » qu’il contacte Laura Poitras, une documentariste américaine qu’il ne connaît pas. Cet ancien informaticien de la NSA et de la CIA a décidé de divulguer des documents secret-défense qui prouvent une surveillance de masse. Ils se retrouvent dans un hôtel de Hong-Kong avec Glenn Greenwald et Ewen MacAskill, deux journalistes britanniques du Guardian qui décident de révéler l’affaire au monde entier. Laura Poitras filme toute cette aventure incroyable. C’est évidemment une des plus grosses révélations du siècle. Snowden sait le risque qu’il prend, ce n’est pas un fou et il n’agit pas pour le goût du scandale mais en tant que citoyen américain choqué. Il ne révèle aucun nom ni détail « croustillant », non il dénonce un système. Le documentaire peut faire penser à un de ces films des années 70 (« les hommes du Président », etc …). Interdit dans son pays, il s’agit pour Snowden de trouver un asile politique (on ne se bouscule pas …) c’est finalement la Russie qui va l’accueillir. Un relent de guerre froide qui n’a rien à envier aux meilleurs films d’espionnage. *OSCAR DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE 2015

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 19:32
Mi a lu

Mr MERCEDES (Mr MERCEDES) Stephen KING (Scribner, New-York, 2014) (Albin Michel, Paris, 2015) Voici Stephen King dans un registre nouveau pour lui, celui du polar.

Mr Mercedès est en effet le premier roman policier de sa longue bibliographie et annoncé comme le premier volet d’une trilogie mettant en scène Bill Hodges, policier à la retraite (Finders Keepers, le second tome, sera publié en version originale le 2 juin 2015). Foncer sur une foule dans sa SL 500 12 cylindres : le moment le plus grisant de la vie de Mr Mercedes. Et le carnage lui a tellement plu qu’il n’a qu’une envie : recommencer. Au plus vite. Le criminel court encore qui a lancé une Mercedes grise SL 500 12 cylindres sur un groupe de chômeurs du Midwest, il y a quelques mois. Bill Hodges, jeune retraité de la police déprime sec face à sa télé, quand …. Il reprend une enquête laissée sans résultat il y a quelques mois. Le livre se présente comme un polar pur jus, un bon cru classique. On découvre une Amérique en crise (nous sommes en 2009), avec des tueurs fous comme l’actualité nous en distille fréquemment. Stephen King, on le sent, est un grand amateur de séries policières ; il y a ici tous les ingrédients pour passer un excellent moment. Incontestablement un bon roman policier, mais le S. King que je préfère personnellement est plutôt celui du fantastique où il peut laisser libre cours à son humour corrosif, à son imagination délirante.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:49

LE MÉTÉOROLOGUE

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Olivier ROLIN

(Paris, Seuil, 2014)

 

  « Son domaine c’était les nuages », ainsi débute le dernier roman*  d’Olivier Rolin. La vie d’Alexei Féodossiévitch Vangengheim (1881-1937) est celle d’un russe ordinaire, une victime anonyme de la Grande Terreur stalinienne.

  Né dans une famille de petite noblesse, il devient en 1929 le premier directeur du service hydro-météorologue de l’URSS (le service météo). Toute sa vie il a rêvé de domestiquer l’énergie des vents et du soleil. Un écolo avant l’heure quoi !

  Comme le souligne Rolin : « Je n’ai pas cherché à en faire un héros exemplaire. Ce n’était ni un génie scientifique ni un grand poète. C’était à certains égards un homme ordinaire, mais c’était un innocent ».

  Et c’est là notamment que réside la force de ce beau livre : montrer le prix payé par le peuple russe à la « construction du socialisme » selon Staline et ses sbires.

  Malgré le sujet, ce livre est lumineux. En annexe les herbiers arithmétiques, les dessins de la faune et de la flore que Vangengheim a fait pour sa petite fille durant les 3 années de sa captivité sur les îles Solovki (1934-1937) avant son exécution.

 

*sélectionné pour le Goncourt 2014    

 

Mi

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:38

 

 

 

MADAME DE NEANDERTAL

 

Journal intime

 

 

 

Pascale LEROY & Marylène Patou-Mathis

 

(Editions Nil, 2014)

 

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Le roman se présente comme le journal, au jour le jour, d’une néandertalienne appelée « La Grande ».

 

Nous apprenons une quantité de détails sur la vie quotidienne de l’époque. La vie dans la grotte, les relations entre les différents membres de la tribu, mille et une choses sur leur vie.

 

Les Néanderthaliens se croyaient seuls au monde, tranquilles, peinards. Quand un jour, revenant d’une cueillette, ils croisent de drôles d’individus qu’ils nomment « les zigues ».

 

Qui sont ces zigues ? D’où viennent-ils ? Sont-ils dangereux ? Faut-il fraterniser, fuir ? Le débat fait rage, la confusion est dans les esprits et dans le cœur de « La Grande » qui a craqué sur un de ces Zigues et voudrait bien faire sa connaissance.

 

On l’a compris il s’agit de la première rencontre entre les Néanderthaliens (petits et trapus) et les Homo sapiens (plus grands, plus élancés), nos aïeux. L’époque dite de « l’homme de Néanderthal » fut longue, de 250 000 à 28 000 ans avant notre ère. Ce journal intime annonce la fin des Néanderthaliens mais 1 à 3% de leurs gènes se trouvent dans notre génome, selon une étude publiée en janvier dernier. Dans un entretien, Marylène Patou-Mathis* précise : «  Sapiens et Néandertal se sont donc croisés, probablement au Proche-Orient (pas en Europe) il y a environ 70 à 80 000 ans. Pour que nous ayons actuellement ce pourcentage, le croisement a eu lieu entre populations et non pas entre quelques cas isolés. »

 

Original et amusant, bien et sérieusement documenté*, sans prise de tête.

 

 

 

*Marylène Patou-Mathis est directrice de recherches au CNRS, docteur en préhistoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 19:59

DES GENS TRÈS BIEN

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Alexandre JARDIN

(Paris, Grasset, 2010)

 

  A la question « que faisait, les 16 et 17 juillet 1942 le directeur de cabinet de Pierre Laval ? » la famille Jardin esquivait. Car Jean Jardin, dit « le Nain Jaune » - directeur de cabinet de Pierre Laval - était un homme si gentil que Pascal, son fils admiratif, lui a même consacré une biographie (« le Nain Jaune » Julliard, 1978). Il a fallu attendre que son petit-fils, Alexandre, se pose les questions qui fâchent et fasse sa propre enquête en cachette de sa famille pour que la personnalité du grand-père se révèle.

  Car les 16 et 17 juillet 1942 à Paris c’est la rafle du Vel d’Hiv (13 152 juifs sont arrêtés et déportés dont 4 115 enfants) et le petit fils doute que son illustre grand père puisse ignorer cet événement. Ce livre n’est pas un roman, il est inclassable ; suite de questionnements, de souvenirs, de constats « le carnet de bord de ma lente lucidité » dit Alexandre Jardin.

  Pour le lecteur c’est pénétrer dans l’intimité d’un homme, d’une famille totalement déconnectés de la réalité, sûrs d’être dans le vrai. C’est à la fois pathétique et terrifiant.

 

  Si, pour les historiens, le livre d’Alexandre Jardin n’a pas la rigueur d’un travail historique digne de ce nom, il a le mérite d’exister et sans aucun doute il a eu un rôle thérapeutique pour son auteur dont l’héritage familial était trop lourd à porter.

 

Mi

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:16

 

Les dépossédés

 

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Voici le titre d'un livre que vient de publier une journaliste indépendante, Valérie Labrousse. Les dépossédés ou Enquête sur la mafia des tutelles est une enquête sans concession qui fait froid dans le dos.

Valérie Labrousse, arrivée jusqu'à nous par le biais de notre blog et d'un tag « tutelle abusive », nous avait contacté au printemps 2012 pour savoir à quoi nous faisions référence en parlant de tutelle abusive dans un article traitant de l'arrière pays grassois.

Nous avions eu quelques contacts au cours desquels nous lui avions relaté les déboires de nos oncle et tante, dépouillés après une mise sous tutelle lancée à l'instigation de voisins et victimes de la gestion mafieuse d'une tutrice épaulée par un commissaire priseur.

Dans ce livre, si vous arrivez à en voir le bout, rien ne nous est caché : les maisons de retraite qui servent de vivier aux associations gérantes de tutelles, les mutuelles, les pompes funèbres qui marchent main dans la main et œuvrent pour racketter les majeurs protégés. Vous saurez comment la justice est impuissante à faire respecter les lois mises en place et sensées protéger les citoyens. Vous découvrirez que des associations, que je nommerai pas, noyautent des sociétés immobilières qui de leur côté repèrent les personnes seules et ou fragilisées pour de multiples raisons.

Si vous avez encore quelques illusions sur la justice en France, je pense quelles seront vite dissipées mais, une chose est sûre, ce livre est une mine de renseignements pour le citoyen qui rêve de déjouer les pièges qui menacent votre sécurité; un brûlot qui, je rêve peut-être, devrait faire bouger cette énorme machine qu'est la protection juridique des majeurs.

Des réponses un peu réjouissantes, je vous avoue, ne pas en avoir trouvé mais au cours de ma lecture j'ai au moins isolé quelques pistes qui devraient pouvoir aider à éviter le piège de la tutelle !

En premier lieu, entretenir des liens d'affection avec les siens et si ce n'est pas le cas, essayer de restaurer l'Amour. Dans une grande majorité des cas, c'est ce non amour qui met le feu aux poudres. Les enfants s'acharnent sur leurs parents, ils se déchirent entre eux et toujours pour le fric. L'Héritage, le nerf de la guerre !

Ensuite, cultiverson autonomie pour ne pas avoir à solliciter son entourage à tout moment, mettresonoriginalité un peu en veilleuse, ça indispose et paraît louche surtout auprès des institutions : mairie, corps médical, assistantes sociales.

Entretenir son corps, l'esprit, pour garder contact avec la réalité.

Rester discret et ne pas anticiper outre mesure sur la vie. Oublier par exemple les contrats obsèques et même le mandat de protection future. Si au tout début de sa création l'idée était louable, se protéger d'une mise sous tutelle injustifiée en nommant la personne de son choix qui s'occupera de vous si vous perdez vos boulons, c'est devenu LE piège ! Une mise sous tutelle volontaire, anticipée sans avoir la certitude que le juge accréditera votre choix pour nommer un tuteur à son goût.

Bien évidemment les victimes de tutelles abusives sont le plus souvent des personnes âgées vivant seules, propriétaires d'un bien convoité ou locataires d'appartements dont elles ignorent l'identité du propriétaire mais il n'y a pas de règles définies … alors si la curiosité vous titille et peut-être aussi le désir de vous protéger, au cas ou … une suggestion: les dépossédés de Valérie Labrousse aux éditions du Moment.

Do

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 15:07

    VIVA

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Patrick DEVILLE

(Ed du Seuil, Paris, 2014)

 

   Mexique, 1937. Le pays a fait sa révolution sept ans avant la Russie, ses héros sont Zapata et Villa. Le Mexique attire et fascine artistes et révolutionnaires qui y sont passés ou s’y trouvent.  

 Patrick Deville nous faire revivre avec son brio habituel des destins qui s’entrecroisent. Les destins notamment de l’écrivain Malcolm Lowry qui travaille à son chef d’œuvre « Au-dessous du volcan » et du révolutionnaire Léon Trotsky qui, désormais proscrit, poursuivi par Staline, erre d’exil en exil et arrive en cette année 37 dans la maison bleue de Frida Kahlo et Diego Rivera.

  Mais ce beau livre ne peut se résumer à cette trivialité, il fourmille d’anecdotes, de coïncidences qui deviennent des destins, plongés au sein de « cette petite bande » nous revivons ce bouillonnement d’idées, d’art, de talent, de culture, d’amitié, d’amour, de trahisons.

  Le révolutionnaire et le génie littéraire ne se rencontreront jamais mais Deville suit leurs tragiques destins parallèles : la poursuite d’un rêve absolu, une poursuite à en mourir.  

  Après plusieurs ouvrages dont Kampuchéa, l’auteur poursuit son cycle de voyages et de « romans sans fiction » (personnages réels, histoires vécues).

 

 

 

Et aussi...

 

 

 

 

 

 

 

BAZAAR

(« Needful Things », Ed. Viking, 1991)

 bazaar[1]

Stephen KING

(Albin Michel, Paris, 1992)

 

 

 

  Castle Rock est une de ces petites villes du Maine que Stephen King affectionne tant et où il a déjà situé la plupart de ses livres. Un concentré de nature humaine. Ambiance : cancanages et ragots, jalousies …tout le monde se connaît, chacun connaît la vie de tout le monde.

  Un beau jour, l’ouverture d’une nouvelle boutique « le bazar des rêves » focalise toutes les attentions de la population. Leland Gaunt, le propriétaire est un homme « charmant » mais étrange et plus étrange encore il semble vendre l’objet que chacun rêve secrètement de posséder.

  Contre une somme dérisoire et « un petit service » l’objet est au client, ravi d’avoir fait une bonne affaire. Oui mais quand le King est aux manettes, les choses s’emballent et dérapent.

  Castle Rock devient une poudrière.

  Bazaar, écrit il y a plus de vingt ans, n’est pas sans nous faire penser à « Dôme » (paru en 2009) où les habitants d’une ville, coupée du monde et  devenue une zone de non droit, laissent libre cours à leurs instincts les plus vils.   

  Stephen King connaît la nature humaine et même s’il force le trait dans ses livres, il met le doigt sur nos « petits travers », hélas la réalité peut parfois dépasser la fiction.

 

Bazaar a été nommé en 1992 au prix Bram Stoker du meilleur roman.

Adapté au cinéma sous le titre « le bazar de l’épouvante » par Fraser Clarke Heston (1993)

 

 

 

 

Mi

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:58

        Les brumes de l'apparence

Frédérique Deghelt

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roman

Actes sud

 

 

Gabrielle, parisienne allergique aux mots même de campagne ou de nature, rationnelle et matérialiste pur jus (et pas très sympathique au demeurant...), reçoit en héritage une terre qui lui vient de sa famille maternelle, au fin fond du fond de la France profonde. Elle se rend aussitôt sur place, bien décidée à vendre au plus vite cet encombrant patrimoine. Mais arrivée à destination, après une nuit dans une masure délabrée perdue dans une étrange forêt, sa vie bascule. Plongée dans ce nouvel univers, loin de ses repères habituels, Gabrielle se découvre des dons de médium et plonge du jour au lendemain dans un irrationnel déstabilisant. Au fil des pages, presque malgré elle, sa vraie nature va se révéler aux yeux de tous, opérant un tri magistral dans sa vie passée, l’obligeant à tout remettre en question, famille, amis, et surtout vision personnelle d’un monde beaucoup plus complexe qu’elle ne le pensait jusqu’alors.

 

L’auteure, Frédérique Deghelt, va loin, très loin, au risque de braquer peut-être les incrédules et les dubitatifs (même nous, pourtant aguerries dans ce domaine, avons craint à un moment que cela ne vire au Stephen King - pas mal, dans son genre, quand-même- !).

 

Toujours est-il que si vous croyez que l’existence terrestre est une sorte d’accident de parcours purement physique, que vous êtes arrivé là par hasard et que vous disparaitrez un jour dans un néant absolu, que vous ayez laissé ou non une trace de votre passage ici-bas, bref si vous êtes un matérialiste convaincu, je ne sais pas si cette histoire arrivera à vous persuader de l’existence d’une vie après la vie. Par contre, si comme nous, parce que vous avez vécu des évènements similaires, vous êtes déjà persuadé que les défunts continuent à vivre auprès de nous, dans une autre dimension, invisibles, mais non disparus, vous trouverez dans ce livre une aide précieuse pour mieux conceptualiser ce monde parallèle et la façon dont il peut se manifester auprès de nous.

 

Quoiqu’il en soit, ce livre, bien écrit, est agréable à lire, alors, vous, les sceptiques, ça vaut peut-être le coup d’essayer ? Bonne lecture!

Fredo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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