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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:44
Mi reprend du service, un livre à découvrir

LES CHAUSSURES ITALIENNES

« Italienska skor »

Ed. Leopard förlag (Stockholm, 2006)

traduit du suédois par Anna Gibson

(Ed. Seuil 2009)

Henning MANKEL

Fredrik Welin, la soixantaine, est un solitaire. Depuis plusieurs années il vit sur une île avec pour seule compagnie une vieille chienne, une vieille chatte et une fourmilière qui prend sa place dans sa maison. Sa vie va à vau l’eau. Une vie rythmée par la visite épisodique de Jansson, le facteur hypocondriaque qui assure la liaison avec l’île. Chaque jour, en hiver, pour se prouver qu’il est encore en vie Fredrik creuse un trou dans la glace et s’y plonge quelques instants. Un beau jour, Jansson débarque sur l’île une femme âgée en déambulateur. Pour Fredrik cette arrivée marque le début d’un énorme cataclysme. Un retour vers un passé qu’il a occulté et à une humanité retrouvée. C’est un livre beau et profond, bouleversant. Henning Mankel est un romancier et dramaturge suédois tout particulièrement connu comme auteur d'une série policière ayant pour héros l'inspecteur Kurt Wallander. Il est décédé le 5 octobre 2015.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 18:31
intérieur "cosy" du refuge du Balatg
intérieur "cosy" du refuge du Balatg

Avant propos

Lorsque nous randonnons, il est vraiment très exceptionnel de croiser d'autres marcheurs. Dans le Puy de Dôme, en 6 jours de marche nous avons rencontré un seul et unique groupe de 4 personnes ! Or si cheminer seules en pleine nature ne nous a jamais posé problème, nous avons régulièrement une petite appréhension en arrivant sur les refuges. Pas les refuges gardés mais ceux à l'aménagement sommaire dont l'entretien est assuré bénévolement (et très occasionnellement) par les utilisateurs.

Que ces abris isolés puissent réserver de mauvaises surprises, comme un cadavre ! est une possibilité qui m'a parfois traversé l'esprit !

Drôle de préoccupation, certes, mais c'est ainsi.

L'idée m'était donc venue d'écrire une nouvelle, genre thriller avant d'y renoncer par peur que la réalité dépasse la fiction.

Finalement afin d'exorciser cette idée récurrente, sans risquer de générer de mauvaises vibrations, j'ai imaginé le récit que je vous propose en essayant de dépasser le côté thriller par l'ajout d'une petite touche de psychologie.

1

S'aimer? Émilie s'en était toujours bien gardée. Ne lui avait-on pas seriné dès son plus jeune âge qu'elle se regardait un peu trop le nombril ? Elle avait toujours entendu prôner la nécessité de cultiver l'humilité ; sa grand-mère surtout, ne manquait pas une occasion de lui rappeler son insignifiance. Elle avait donc fini par admettre que, sans doute, elle n'avait que peu d'importance.

Adolescente, ceux que sa famille qualifiait de petits « branleurs » l'avait séduite. En leur compagnie, la vie pétillait, elle avait le sentiment d'exister. Son parcours scolaire s'en était ressenti. En fin de seconde, Emilie s'était découvert une passion pour l'horticulture, réalisant qu'elle s'était trompée d'orientation. Que n'avait-elle déclenché en annonçant ce soudain engouement et son intention de passer un bac pro !

Découragée, elle avait baissé les bras et continué cahin-caha sa scolarité. Bac en poche - après la session de rattrapage, ne manquait-on de lui faire remarquer ! - majorité atteinte, elle avait quitté sa famille pour se joindre à un groupe de marginaux qui, eux, ne la traitaient pas comme quantité négligeable.

A défaut d'horticulture, Emilie avait trouvé un emploi de « femme à tout faire » dans une jardinerie. Le salaire n'était pas phénoménal mais lui laissait la possibilité de se payer quelques petites fantaisies, d'autant qu'elle n'avait aucun problème de loyer. Un jour chez l'un, une semaine chez l’autre, elle se constituait un petit pécule et avait vu la vie en rose lorsque son employeur lui avait proposé le studio laissé vacant par le gardien. Cerise sur le gâteau, une des horticultrices, l'avait prise sous son aile, se régalant à lui dévoiler les bases du métier.

Lorsque Juan était apparu dans la vie d'Emilie, sa « tutrice » comme elle se plaisait à désigner Christine, était devenue sa confidente ; cette mère de substitution avait perçu immédiatement le danger que cet homme représentait pour la jeune femme. Mâle dominant dans la bande, il avait jeté son dévolu sur une Emilie éblouie d'être préférée et prête à tout pour conserver son statut de favorite ! Querelles d'amoureux puis scènes de jalousie s'étaient succédées, cependant la jeune femme finissait toujours pas l'excuser ; au moins était-elle aimée ! Juan ne supportait pas Christine qu'il accusait de chercher à asseoir son pouvoir sur Emilie ; aussi, ne savait-elle comment manœuvrer pour alerter sans provoquer une crise qui lui aurait fait perdre le contact avec sa jeune amie. Elle avait profité d'un cambriolage survenu à la jardinerie pour lui conseiller de mettre ses quatre sous d'économies sur un compte épargne. L'affaire avait été rondement menée et dans la foulée, Emilie, sans trop savoir pourquoi, avait confié à son amie quelques papiers et documents qui lui tenaient à cœur.

Peu de temps après, Emilie disparut sans laisser d'adresse, désertant son poste de travail, ne prenant même pas la peine de vider entièrement le studio. Ce fut Christine qui s'en chargea !

S'aimer, aimer la vie

2

La petite famille grimpait vaillamment le chemin qui traçait à flan de coteau sa voie vers l'estive. Rien ne semblait pouvoir venir à bout de la détermination des 2 jeunes garçons fortement motivés par une possible rencontre avec les marmottes. Elles avaient selon toute vraisemblance dû sortir de leur hibernation ! La première halte près du petit lac, lieu de prédilection de ces petits mammifères, était donc ardemment attendue d'autant qu'elle serait l'occasion de casser une petite croûte !

Ils abordaient le dernier raidillon avant le replat qui surplombe la vallée de l'Orry quand le chien stoppa net face à un homme grand et maigre, vêtu en tout et pour tout d’un saroual plutôt défraîchi et d’une paire de rangers. Il grommela un vague bonjour puis s'enquit d'une manière abrupte de leur destination avant de poursuivre son chemin, apparemment satisfait de la réponse.

- « C'était qui le monsieur ? » demandèrent en cœur les 2 garçons qui venaient de débouler du sous-bois où ils batifolaient.

- « Sans doute un des babas qui viennent ici pour les sources chaudes ! Allez, sus aux marmottes ! ». - « Pourquoi lui as-tu dit que nous nous arrêtions au lac ? »

- « Ben, c'est vrai ? Non ? Et puis quelle importance ? »

L’en-cas avalé, chaque enfant avait repris son barda, les parents avaient échangé les leurs et la troupe était repartie vers le refuge, avant dernière halte avant leur but ultime, le vieil orry. Dans son porte-bébé, la plus jeune randonneuse de la bande donnait de la voix, maintenant bien éveillée au grand dam de son père qui en avait hérité !

La vallée venait de dévoiler le sommet pyramidal du Nou Founts quand un concert de sifflets éclata pour la grande joie de tous. Les marmottes s'étaient juste trompées de rendez-vous ! Un dernier effort et la grillade tant attendue était à leur portée. Restait à mener à bien la collecte de pignes, de branchages et à faire le plein d'eau.

Chacun s'affairait quand un cri étouffé se fit entendre ; la gamine étant scrupuleusement entrain de déguster la flore locale, sa mère n'y prêta pas attention ! Les garçons devaient chahuter. Elle venait de s'asseoir près de sa fille quand le cri se fit entendre de nouveau.

Elle attrapa la petite, la cala sur la hanche et s'achemina vers le refuge dont la partie réservée aux bergers était verrouillée. Elle pensait avoir rêvé quand retentirent quelques coups secs et un appel feutré ! Elle contourna vivement la bâtisse et avisa une ouverture en hauteur.

- « Y'a quelqu'un ? »

- « Aidez-moi ! »

Ne prenant pas la peine de répondre, elle repartit à toute allure, appelant à pleine voix son mari.

- « Y'a quelqu'un dans le refuge qui appelle au secours, là-haut ! T'as rien entendu ? »

- « Si mais je pensais que c'était la petite ! »

Au moment où ils atteignaient la construction, les garçons arrivèrent ventre à terre traînant derrière eux un vieux sac à dos.

- « Regardez ce qu'on a trouvé ! »

- «Lâchez ça, c'est dégoûtant ! Et venez, on a besoin de vous ! »

Quelques instants plus tard, ce qui faisait office de table ayant été placé sous la fenêtre, ils découvraient à l'étage, allongée sur le sol, une jeune femme entravée !

Dès lors les évènements s'emballèrent. Il leur fallait s'éloigner au plus vite pour se mettre en sécurité, après avoir toutefois résolu un problème crucial : leur inconnue était pieds nus !

Trop en vue, ils décidèrent d'éviter l'orry et remontèrent le long du torrent pour tenir un véritable de conseil de guerre. Après avoir tenté de comprendre ce qui avait conduit leur protégée au refuge, un plan d'attaque fut dressé qui, au grand désespoir des garçons, zappait le pique-nique. Premier acte, retourner au refuge pour récupérer le sac à dos trouvé par les garçons et contenant vraisemblablement les tennis d'Emilie ; autant dire un grand moment d'angoisse !

Acte deux, regagner la civilisation, les communications ne passant pas !

3

En quittant la jardinerie, Emilie et Juan s'étaient joints à un groupe de marginaux qui écumaient la vallée de la Têt et ses multiples sources chaudes. Ils vivaient de petits boulots dans des camping-cars rafistolés ou faisaient la manche. Très vite Emilie tenta de faire comprendre à son compagnon que cette vie ne lui plaisait pas, mais en vain. Elle envisageait de le quitter et commençait à chercher comment fausser compagnie à la bande. Mettant à profit les renseignements glanés ici et là, elle tentait de donner le change et croyait avoir endormi la jalousie maladive de Juan quand il lui proposa une virée jusqu'à l'estive. Marcher n'étant pas son truc, elle refusa.

Une volée de coups s'abattit sur elle et c'est dans un état second, terrorisée par la violence qu'elle lisait dans le regard de Juan qu'elle se retrouva sur le chemin qui grimpait au refuge.

Arrivés sur place, il la fit monter dans le grenier où les bergers gardaient leurs quelques possessions au sec en saison, la déchaussa avant de l'attacher et de disparaître.

Lorsqu'Emilie eut terminé son récit seul le silence lui répondit ; son auditoire était médusé ! Les garçons furent les premiers à récupérer.

- « On dirait un film de bandits ! » chuchota le plus jeune.

- « Ouais, c'est géant ! »

Un plan fut échafaudé qui n’enthousiasmait pas du tout Emilie : redescendre par le chemin pris à l'aller, avec le risque de croiser Juan qui, selon toute vraisemblance, était allé récupérer des affaires personnelles.

Il fallut lui expliquer longuement qu'il n'y avait pas d'autre solution. Si par malheur ils le croisaient, ce dernier verrait ce qu'il s'attendait à voir : la famille entrevue à l'aller !

En effet, lorsqu'en montée leur route avait croisé la sienne, les garçons étant occupés dans le sous-bois ; il avait rencontré un couple avec un bébé et un chien. C'est donc un couple, un bébé et un chien qui allaient redescendre !

Au terme d'un long conciliabule ils mirent leur plan à exécution. Les deux femmes échangèrent vêtements et chaussures, la meilleure des « couvertures » étant la fillette dans son porte-bébé dont Emilie venait d'être chargée.

Les deux garçons et leur mère allaient emprunter le GR 10 pour atteindre un village plus haut dans la vallée. Le trajet n'était pas trop technique et présentait l'avantage de rallier un gîte d'étape toujours ouvert où les garçons et leur mère seraient en sécurité.

Quant à Emilie et son compagnon d'infortune, histoire de limiter le risque de mauvaise rencontre, ils rattraperaient à partir du lac la piste carrossable, un itinéraire plus long mais offrant une chance de se faire prendre en charge par d'éventuels automobilistes !

Au moment où le couple se mettait en marche, Emilie craqua, terrorisée à l'idée de paniquer et de mettre en danger la vie de l'enfant qu'elle portait ! Lorsqu'elle comprit que le couple ne changerait pas d'avis, elle se résigna et se mit en marche, émue aussi de la confiance qu’on lui témoignait.

S'aimer, aimer la vie

4

En ce superbe jour d'automne, de son perchoir près du vieux château, Emilie cherchait à entrevoir la piste où elle avait cru vivre ses dernières heures il y a quelques années, en quittant le refuge avec le bébé dans le dos.

Elle avait imaginé une rencontre avec Juan, vaguement envisagé de tomber sur un 4/4 de chasseurs mais en aucun cas ne s'était préparée à croiser l'un des vieux camping-cars lancé à l'assaut de la piste défoncée.

En apercevant le véhicule bariolé débouchant de l'épingle, Emilie s'était statufiée, le cœur battant à tout rompre. Son compagnon l'avait alors empoignée sans ménagement, l'obligeant à continuer la descente tout en manœuvrant pour rester toujours à sa hauteur.

A l'instant précis où ils allaient se croiser, le véhicule stoppa et le chauffeur les héla ! Le cœur aux bords des lèvres, Emilie vit son complice avancer avec détermination vers le camion, non sans lui avoir enjoint de continuer son chemin. Elle s'éloigna les jambes flageolantes, n'osant se retourner, inquiète de voir la conversation s'éterniser. Elle avait reconnu les occupants plutôt du genre excité. Le chien devait le sentir car il grondait, ramassé sur lui-même aux côtés de son maître.

Elle avait progressé d'une centaine de mètres quand une galopade derrière elle lui mit le cœur aux bords des lèvres, elle accéléra le pas incapable de penser. - « Tu passes le turbo ?! Ils voulaient savoir comment était la piste plus haut. Je les ai rassurés mais y'a un hic, s'ils ne peuvent passer les ornières, on risque de les retrouver derrière nous ! » - « Qu'est-ce qu'on fait ? »

- « On trace, vite fait, passe moi la gamine. »

Ils avaient avalé un bon bout de piste quand une pétarade se fit entendre derrière eux. Terrorisée, Emilie stoppa net et se précipita sur le bas-côté, l'estomac en révolution, les oreilles bourdonnantes. - « Elle est malade la p'tite dame ? »

Un gros pick-up venait de stopper non loin d'eux ; un coup de pouce du destin ! En deux temps trois mouvements, ils se retrouvèrent coincés à l'arrière du véhicule au milieu d'un attirail de chasse, non sans avoir dû argumenter pour que le chien n'aille pas rejoindre ses congénères dans la benne ! Ballottés et passablement incommodés par l'odeur fétide qui imprégnait l'habitacle, ils commençaient à tout juste se détendre lorsque, arrivant en surplomb du village, Emilie aperçut le véhicule de Juan, garé devant l’Église. Une crise de panique la submergea, contraignant les chasseurs, totalement déstabilisés, à les débarquer sur la piste.

Ne cherchant pas à se faire préciser ce qui se passait, son partenaire lui fit rebrousser chemin pour atteindre le vieux château où débouchait l'antique chemin menant du village à l'estive, seule autre alternative pour regagner le village en évitant le parking.

A l'approche du vieux clocher républicain, fierté du bourg, il la conduisit dans une petite ruelle où un vieux tilleul ombrageait une minuscule courette, lui confia le bébé et le chien, et partit au pas de course récupérer la voiture. Jamais le temps n'avait paru aussi long à Emilie, son imagination lui inspirant les pires scénarios ; Juan refusant de bouger le camion, jouant des poings … Elle avait fini par craquer, déstabilisant complètement le bébé qui pleurait à fendre l'âme au grand dam du chien qui leur dispensait force coups de langue pour tenter de les réconforter !

Le clocher républicain
Le clocher républicain

Epilogue

Le temps avait passé. Emilie, après avoir récupéré ses quelques possessions conservées par Christine, avait quitté la région et entamé une formation pour devenir horticultrice.

Les formalités policières bouclées avec l'aide de ceux qui l'avaient secourue, son amie avait joué à fond son rôle de tutrice.

Une association d'aide aux victimes de violence et son équipe de juristes, psychologues, assistantes sociales l'avaient aidée à se faire confiance.

CAP en poche, elle poursuivait son chemin et avait retrouvé avec joie, et douleur aussi, cette famille que la Vie avait placée sur sa route pour l'aider à se découvrir et s'aimer !

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 20:49
La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

Cet ouvrage de Frédéric Lenoir commence par un état des lieux de notre Monde. Evidemment je ne vous étonnerai pas si je vous dis que le constat n’est pas brillant. La première partie est donc assez plombante pour le moral. Par contre arrivé au chapitre « solutions », l’étau se desserre, une issue semble se profiler.

La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

L’état des lieux.

Confort, éducation, connaissance, santé, liberté ont progressé, les épidémies, les guerres se sont raréfiées mais alors qu’il serait possible de dire que le monde va mieux, il va très mal.

Nous avons réussi à vaincre de nombreux maux et pourtant nous vivons des crises multiples à répétition. Sanitaires, économiques et financières, politiques, sociales nées de la difficulté de vivre ensemble, leur incidence sur les écosystèmes est palpable.

Ils peuvent à tout moment s’effondrer et notre planète expulser l’espèce qui lui est la plus nuisible : l’homme.

Ces crises, toutes reliées entre elles, tout comme les hommes le sont, même s’ils n’en sont généralement pas conscients, ont pour origine commune la révolution occidentale.

Née du siècle des lumières, mondialisée, elle s’est accompagnée d’une révolution scientifique et technologique.

La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

L’effet le plus marquant est l’accélération de la vitesse dans tous les domaines. Le monde est en perpétuelle mutation et si nous avons le sentiment que le temps va de plus en plus vite, l’instantanéité de l’information implique un rétrécissement de l’Espace.

Donc de multiples changements.

Ce spectacle médiatique du monde à la portée de tous, génère du stress, nous ne pouvons plus être acteur !

Nous sommes impuissants et l’interdépendance existant entre les humains fait que chaque « effondrement » dans un espace donné concerne toute l’humanité. La vie spirituelle est ce qui nous relie !

La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

La cause. Toutes ces crises ont une origine commune, la philosophie cartésienne.

La philosophie cartésienne considère le monde comme une mécanique dont chacun peut disposer, c’est la science expérimentale.

Cette philosophie, alliée au développement du capitalisme (idéologie de la rentabilité) a créé le plus de profits possibles, forçant toujours plus la consommation.

L’alliance de l’ultra libéralisme et de la philosophie cartésienne a conduit à une logique de croissance infinie dans un monde fini !

Une fuite en avant sans solution dont l’une des conséquences est le pillage de la planète dont on ne sortira qu’en abandonnant le « toujours plus » pour « le mieux être ».

La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

La solution.

Pour trouver le bonheur durable, il faut sortir de la loi qui combine attraction et répulsion, la loi de l’Ego. Dépasser l’Ego n’est pas le tuer.

L’Ego nous est nécessaire pour survivre, il a une fonction d’alerte.

Sortir de la loi « attraction, répulsion » c’est créer une paix intérieure en acceptant le réel tel qu’il est, que cela nous plaise ou non.

On ne peut transformer que ce qui relève de soi et lutter contre ce qui ne dépend pas de nous ajoute de la difficulté à l’épreuve.

Avoir présent à l’esprit que tout a une fonction d’être, que les difficultés, les obstacles font grandir, permet d’accepter l’épreuve comme une possibilité de grandir, d’atteindre la condition d’éveillé.

Changer son regard sur la vie, accueillir ce qui nous arrive avec une ouverture de cœur est un travail que chacun de nous a à faire.

Bonheur et malheur sont en nous et celui qui est malheureux (heureux) le sera partout. Pour guérir le monde il faut en revenir à des valeurs universelles, partagées par tous, actuellement seul le consumérisme est partagé de tous.

Ces valeurs sont celles que l’on retrouve dans toutes les cultures, les religions :

  • Vérité et véracité
  • Justice
  • Respect d’autrui
  • Amour et compassion
  • Liberté (ne se limitant aux seuls droits de l’homme mais prenant en compte la capacité à se maîtriser) Beauté
La Guérison du Monde Frédéric Lenoir

Quant à la guérison économique du monde, elle passe par la sortie de la productivité.

La productivité est source de pollution, nuit à la (bio)diversité et au respect du monde animal.

Si les pouvoirs politiques, économiques sont incapables d’opérer cette mutation, il nous est possible en tant que consommateur de devenir acteur et d’imposer ce changement en adoptant un comportement responsable : échanges et solidarité, commerce équitable, sortie du gaspillage … le monde peut guérir par la Révolution de la conscience et des règles internationales en matière de finance, économie, écologie.

La révolution de la conscience est un phénomène qui agit par contamination. Tout dépend de nous, si nous devenons le changement que l’on veut pour le monde.

Do

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 17:33

La Minibib nous vaut de temps à autre des arrivages de livres d'horizons variés. Il y a peu, c'est une bonne trentaine de bouquins neufs qui nous ont été offerts dont celui qui donne le titre à cet article : Un place à prendre de JK Rowling.

Une place à prendre !

Sa parution avait été médiatisée en son temps, j'avoue pour ma part n'en avoir rien su.

Comme nous sommes attentives à ce que nous mettons à disposition des amateurs de notre petite « Bib », nous avons à coeur de lire les ouvrages qui nous sont inconnus, ne serait-ce que pour pouvoir répondre aux questions des lecteurs en mal de conseils !

Voici donc quelques lignes pour vous parler de ce pavé de 680 pages qui n'intégrera pas la Minibib.

Il faut s'accrocher pour y « retrouver ses petits » et pendant une bonne moitié du livre le lecteur navigue à vue, se demandant qui est qui.

Le fond du roman est noir, truffé d'obscénités dès lors que les personnages s'expriment. Je me suis sentie très mal à l'aise d'un bout à l'autre du récit où il n'y a pas un seul personnage sympathique, tout juste est-on touché par la détresse de la jeune Suckvinder !

Impossible de dire que c'est une peinture sans concession de la société ! Cela relève d'un parti pris certain de se vautrer dans la fange ou alors c'est à désespérer. J'avoue qu'aux deux tiers du livre j'ai commencé à sauter des pages, je n'aime pas cette sensation de me polluer le mental.

Platon
Platon

Nous sommes bien loin des trois B : le Beau, le Bien, le Bon ! Principe faisant référence aux idéaux de Platon le Beau, le Bien et le Vrai, Platon déterminant ce qui doit être tenu pour vrai à partir de ce qui est bon.

Je n'habite pas chez Mickey et si j'ai eu l'occasion ne serait-ce que dans l'exercice de mon métier de rencontrer le pire, il y avait quand même toujours des raisons d'espérer !

JK Rowling a sans doute voulu s'affranchir de Harry Potter, dommage ! Au moins dans ce monde là, même s'il y a de la noirceur à la pelle, les « bons » sont à l’œuvre !

La lecture terminée je suis allée à la pêche aux critiques et ai pu constater avec une certaine satisfaction que mon point de vue était très largement partagé.

Et dire que l'auteur n'a eu aucun mal à se faire éditer !

Grrr !

Do

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 13:48
Un amour impossible, de Christine Angot

UN AMOUR IMPOSSIBLE

Christine ANGOT

(Paris, Flammarion 2015)

Dans ce roman (bien construit) on peut distinguer plusieurs parties (plusieurs amours), comme dans une boucle de vie. Châteauroux fin des années 50, Pierre intellectuel bourgeois et Rachel Schwartz jolie jeune fille juive issue d’un milieu populaire travaillant à la Sécurité Sociale vivent un amour fou. Il veut un enfant d’elle mais par contre il ne l’épousera jamais. Rachel accepte ce marché de dupes. Après la naissance de Christine débute une seconde partie où mère et fille vivent, modestement certes mais, dans une relation remplie d’amour et de tendresse. Le père (marié et père de famille) se manifeste épisodiquement. Puis vient l’adolescence et bientôt le père accepte de reconnaître Christine (jusqu’ici « née de père inconnu », Christine Schwartz devient Christine Angot). Père et fille se voient régulièrement. Christine découvre un autre milieu social, intellectuel. Quand elle rentre d’un week-end chez son père elle semble lointaine, inaccessible, la relation mère-fille devient difficile malgré la tendresse toujours présente. Rachel se méprend sur le comportement de Christine, se sent à nouveau rejetée, inférieure. Jusqu’au jour ou un ami de la famille lance une bombe et révèle la vérité à Rachel (cette vérité, le lecteur la connaît déjà, elle a fait l’objet de deux précédents livres de Christine Angot, « l’inceste » et « deux semaines de vacances » que, personnellement je n’avais pas lu). Vient enfin la dernière partie, la plus bouleversante, celle de l’explication entre mère et fille. Il est très difficile de faire passer dans un résumé la force de frappe de ce livre. Christine Angot réussi à nous émouvoir au plus profond avec une écriture belle simple et minimaliste. Ce livre - à ne pas rater - vous poursuivra longtemps.

Mi

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 11:06
Berezina, de Sylvain Tesson

BEREZINA Sylvain TESSON

(Ed. Guérin, 2015) Octobre 2012

Deux cents ans exactement après la défaite de Napoléon aux portes de Moscou et la tragique retraite de la grande armée, Sylvain Tesson et ses amis le géographe Cédric Gras et le photographe Thomas Goisque, tous fondus de Russie et d’aventure se lancent un défi : refaire le voyage de retour dans un side-car soviétique des années 30 accompagnés de Vassili et Vitaly deux compères russes.

Quatre mille kms, 12 jours de folie en plein hiver russe, un récit où Histoire et voyage de nos cinq larrons sont habilement mélangés, rendant ce livre passionnant, haletant. Ajouter à cela un humour décapant mais aussi une grande élégance dans les pages relatant les terribles conditions de vie (et de mort) des soldats de 1812, vibrantes d’humanité.

Oh bien sûr les pisse vinaigre pourront toujours critiquer des imprécisions historiques, le goût exacerbé pour la vodka de Tesson et de ses potes, l’admiration pour Napoléon, les considérations sur la médiocrité de notre époque, etc … mais au bout du compte il reste (pour moi) un grand plaisir de lecture comme il en est rarement donné et n’est-ce pas cela le plus important ?

Mi

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:33

2 livres pour la détente que vous pouvez fort bien avoir déjà lu ! Le premier bouquin est parfaitement réjouissant.

Si on lisait !

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de l'auteur suédois Jonas Jonasson démarre sur les chapeaux de roues et le rythme ne faiblit pas une seconde.

En fait je préfère le titre espagnol, « El viejo que salto por la ventana et se largo ». Apprendre qu'un résident d'une maison de retraite s'est fait la malle en sautant par la fenêtre pour partir vivre sa vie, un centenaire, tête brûlée, ça fait rêver.

Si l'intrigue déroule une invraisemblable course poursuite avec des rebondissements totalement inattendus et délirants, tout se tient. Il faut dire que le centenaire a derrière lui une vie totalement débridée, ceci explique cela !

Si vous ne l'avez pas lu, je ne saurais trop vous conseiller ce bouquin pour vous remettre des journées laborieuses qui vous attendent ! Jouissif ! A défaut de se donner le droit de ne pas supporter l'insupportable, il est possible de le faire par procuration.

Si on lisait !

Le second, Hexagone, est un livre sans prétention que j'ai lu avec plaisir !

Le propos se construit au fil des routes de France et des pays limitrophes, un voyage immobile qui a été une bonne occasion pour remettre au clair certaines données historiques de base. Mérovingiens, capétiens, carolingiens … j'avais quand même des manques.

Je ne suis pas sans ignorer que l'auteur est au cœur de bien des débats, ne serait-ce que parce que sa légitimité d'historien est contestée mais comme le dit lui-même, Laurent Deutsch, il ne se considère pas comme un historien : « Je n'ai pas cette prétention, « Ce qui m'amuse, c'est de raconter l'histoire et de donner envie aux gens de la découvrir ». Personnellement, lorsque j'aborde un bouquin, choisi généralement pour son sujet, je me considère seule maître à bord. Je prends ce qui me convient. Si cela m'insupporte trop, j'abandonne et passe à autre chose.

Il n'y a que lorsque le livre est refermé que je m'autorise à livrer ma pensée, mais ce n'est jamais que mon point de vue, reste à chacun la possibilité de se déterminer.

Pour en revenir à ce livre, j'y ai trouvé matière à m'étonner notamment grâce aux petites anecdotes dont il fourmille. Je n'ignore plus aujourd'hui la signification de l'expression « pour des prunes », l'origine des cabanes de cantonniers ou celle de l'été de la St Martin.

Noirmoutier en l'Île
Noirmoutier en l'Île

J'ai été ravie d'apprendre que l'île de Noirmoutier avait été une base viking très influente. J'adore depuis l'enfance ce bout de terre d'où petit à petit les « Normands » envahirent le pays auquel ils s'assimilèrent si bien qu'ils donnèrent à la France la lignée des ducs de Normandie et une reine, l'épouse d'Hugues Capet !

Si on lisait !

Et puis dans ce livre, l'histoire avec un grand H côtoie notre histoire de chaque jour.

Par exemple, nous avons vécu de longues années à Meudon, quartier du Val Fleury, à l'angle de la rue du docteur Vuillième et de l'avenue de Paris, pile poil où eut lieu la première catastrophe ferroviaire le 8 mai 1842 ! Je sais aujourd'hui pourquoi je ne me suis jamais sentie à l'aise avec la présence de cette voie ferrée au-dessus de nos têtes !

Enfin, ce qui me concerne, le livre se termine sur un clin d’œil. En 1936 à l'occasion des premiers congés payés une plage a été créée sur les bords de l'Oise. Plus accessible pour les moins fortunés que les plages normandes, ce site existe toujours et bien qu'en assez piteux état il tend à reprendre vie, c'est la plage du Lys Chantilly !

Boran sur Oise, aujourd'hui
Boran sur Oise, aujourd'hui

Nous y étions en ce début d'Août et détaillant les lieux nous nous étions interrogés sur ce qu'était ce grand cornet en béton au-dessus de la rotonde de la salle de restaurant.

Et bien la réponse est dans Hexagone, il s'agit d'un haut-parleur !

Pour en finir avec cet ouvrage, en me plongeant dans cette lecture au demeurant aisée, j'ai fait une dernière découverte : l'unité de notre pays ne s'est pas faite par la force. C'est à la puissance de la langue que nous la devons.

A la mort de Charlemagne lorsque son unique fils, survivant, débarqua à Aix la Chapelle pour succéder à son père, Louis dit Le Pieux, roi par défaut, ne parlait pas le francique, langue germanique.

Élevé en « Aquitaine », l'Aquitaine d'alors débordait largement des frontières que nous lui connaissons, Louis parlait le roman, forme ancienne de notre français !

Petit à petit, le roman s'imposa dans toute la Francie, de la côte atlantique à ce qui est aujourd'hui la Rhénanie provoquant l'unification de ce royaume très métissé !

Autant dire que cette découverte m'a interpellée car si une langue a pu « faire » un pays, ne sommes nous pas entrain en appauvrissant la notre de défaire une culture millénaire qui plonge loin en Grèce, dans la Rome antique ?

Mais peut-être suis-je "réac"

Do

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 15:43
Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Vous avez peut-être lu le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary Ann Shaffer et Annie Barrow, et comme la plupart des gens, vous avez aimé... Comme nous. C’est la raison pour laquelle, nous avons tenu à découvrir dès sa sortie « le secret de la manufacture de chaussette inusables ». Un titre bizarre et accrocheur qui n’a pas grand-chose à voir avec l’original, beaucoup plus sobre : « The truth according to us ».

Mary Ann Shaffer étant décédée en 2008, Annie Barrow en est l’auteur exclusif.

Dès les premières pages, nous plongeons dans l’été torride de Macédonia, petite ville de Virginie occidentale, et découvrons avec Layla Beck, l’un des trois personnages principaux, les secrets de la famille Romeyn. Mélangeant le style et la forme, avec des passages écrits à la première personne (c’est alors Wylla, douze ans, qui parle), des lettres, et des épisodes narratifs, c’est une histoire vue sous différents angles qui se construit peu à peu, au fur et à mesure que le suspens s’épaissit. Il ne s’agit pas d’un suspens policier, bien sûr, mais on devine rapidement qu’il y a « quelque chose » qui cloche ; on a envie de savoir et de comprendre le drame vécu par cette famille atypique, marginale et éminemment sympathique.

Et même si au final, j’ai préféré « le cercle littéraire… », je me suis vraiment prise d’affection pour ces personnages attachants. Six cents pages ? Franchement, on ne les voit pas passer. L’écriture vivante, agréable et bourrée d’humour d’Annie Barrow nous plonge dans l’ambiance fascinante du sud des Etats-Unis dans les années 40, côté terrasse, rocking-chair et thé glacé. Un bon moment à passer, plein d’optimisme et non violent.

Alors, What else ?

Fredo

PS : Si vous n’avez pas lu, le Cercle littéraire…voir la présentation sur notre blog, grâce au lien ci-joint :http://www.longville-dofredo.com/article-so-british-de-la-lecture-pour-les-vacances-67201471.html

Article de Mii du 14 février 2011). Edité en livre de poche.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 13:46
Le roman que Mi vous conseille

MINIATURISTE (The Miniaturist)

Jessie BURTON

Peebo & Pilgrim Limited, 2014

(traduit de l’anglais par Dominique Letellier)

Paris, Gallimard, 2015

ATTENTION : COUP DE NUITS BLANCHES GARANTIES

Nous sommes à l’automne 1686, Petronella Oortman, dite Nella, 18 ans quitte son village et, suite à un mariage arrangé par sa mère, arrive à Amsterdam rejoindre son mari le riche et beau Johannes Brandt. Cet homme est l’un des riches marchands de la ville. Il vit dans une belle maison avec sa sœur Marin, célibataire austère, rigide et ses deux domestiques. Comme cadeau de mariage, Johannes « qui parle toutes les langues sauf celle de l’amour » offre à sa jeune femme une maison de poupée, réplique exacte de leur propre intérieur. Nella d’abord vexée se prend au jeu et fait appel à un miniaturiste pour meubler la petite maison. Très vite elle va de surprise en surprise ; découvre les « petits secrets » des uns et des autres. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir de lecteur, ce serait criminel ! C’est le premier roman de Jessie Burton qui s’est inspirée de la maison de poupée de Petronella Oortman exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam. Un récit extrêmement documenté, une écriture délicate, un conte fantastique. Une évocation sans concession d’une société conformiste, où puissants et religieux règnent sans partage. On ferme le livre et on se pose la question : le monde a t-il si peu changé ?

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 17:20

SOUMISSION Michel Houellebecq (Ed. Flammarion, Paris, 2015)

Je n’aime pas l’auteur dont j’ai lu péniblement un livre, le second m’est tombé des mains ; je m’étais promis d’arrêter là cette pénible expérience dont on sort avec le dégoût de tout. Une amie m’a prêté ce dernier. Dans le contexte politique et social actuel, la polémique etc … je l’ai lu ; le dégoût est toujours là, peut être moindre car la situation politique prend le dessus sur les divagations pessimistes de l’auteur et son apitoiement insupportable sur lui-même. Non ici ce qui dérange c’est son désenchantement (qu’on peut concevoir !) de la société qui est la nôtre (et dont il participe ne lui en déplaise !) et surtout l’aboutissement où le conduit son mépris universel : tout étant vain c'est vers l'islam, par pragmatisme, soumission, opportunisme (ce qui lui plait c’est un bon salaire et la perspective d’avoir plusieurs femmes), que son personnage se tournera. Au fond, « ... ce serait la chance d'une deuxième vie, sans grand rapport avec la précédente. Et je n'aurais rien à regretter ». Inutile de préciser que le « héros » ne se range pas dans la catégorie « grand résistant ». Donc nous sommes en 2022, après deux calamiteux quinquennats de Hollande et pour faire obstacle au Front National, tous les partis (droite, centre et PS) s’unissent autour de la « Fraternité musulmane » ; son leader Mohammed Ben Abbes (un religieux modéré, soucieux de « présenter l'islam comme la forme achevée d'un humanisme nouveau, réunificateur », devient président d’une France déboussolée. Dès lors le pays s’installe dans un optimisme délicieux, aussi délicieux que le plaisir apaisant de la soumission. L’occasion pour Houellebecq de s’interroger mollement sur le sentiment religieux (son « héros » est un universitaire spécialiste de Huysmans « esthète misanthrope et solitaire », et des écrivains décadents de la fin du XIXe siècle). On a envie de pleurer tellement tout ceci est triste, désespérant et on a envie de lui dire : « JE NE SUIS PAS COMME TOI, MEC ».

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