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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 17:28

En février de cette année Michel Serres présentait dans le cadre de l’émission La grande Librairie son dernier ouvrage « Morales espiègles », nous venons de visionner la vidéo de l’émission, un régal.

Si cela vous tente, juste un clic.

https://www.bing.com/videos/search?q=la+grande+librairie+michel+serres&view=detail&mid=D53D65C40740435498B8D53D65C40740435498B8&FORM=VIRE

Mais avant quelques pensées qui font du bien glanées au gré de l’émission et qui nous ont touchées, en vrac et pas du tout chronologiquement, en commençant par la vibrante déclaration d’Amour de Michel Serres à la Paix et à l’Europe. 

Savez-vous que depuis l’origine des temps, historiques évidemment, l’Humanité a été en paix 5 % du temps de son histoire ! D’où la gratitude éperdue de Michel Serres pour l’Europe qui nous a apportée depuis plus de 70 ans la paix car « La paix est exceptionnelle » et d’ajouter ce que nous devrions méditer « la Guerre c’est la mémoire, la Paix c’est l’oubli ». Lui n’a pas oublié,en 1930 dès ses 4 ans il a connu la guerre et son cortège d’horreurs, Guerre d’Espagne, 39-45, Algérie, Vietnam ! Quitter l’Europe est une fausse solution à nos problèmes, une conduite suicidaire selon lui car le problème majeur de notre Humanité est environnemental, « nous sommes en danger de détruire notre environnement ! ». « On ne peut laisser le Monde tel qu’il est, il faut le voir lucidement … Être pessimiste ne sert à rien, le pessimiste est « ronchon ». Il faut opter pour un optimisme de combat, être lucide et agir ! ».

Michel Serres a connu aux USA la genèse des nouvelles technologies dans la Silicon Valley et ce qui fut un grand espoir est devenu le problème XXXL que l’humanité a à affronter, « il faut payer le prix a un progrès donné ! ».

L’Internet portait l’espoir du partage, aujourd’hui les réseaux sociaux sont devenus les agents d’un lynchage virtuel, notre grand ennemi est la tyrannie des GAFAS, ces entreprises les plus puissantes du Monde de l’Internet. Derrière ce sigle se cache Google, Apple, Facebook, Amazon (et accessoirement on y rajoute Microsoft).

Face à leur tyrannie Michel Serres nous suggère deux solutions.

La première est d’ordre juridique, les états s’attellent à démanteler la puissance des GAFAS. La seconde est personnelle, c’est aussi la plus facile. Il suffit de ne jamais ajouter foi aux mensonges et d’essayer de répandre la vérité en rectifiant, en les contrant. Nous sommes nombreux, nous avons le pouvoir face aux bobards, face aux fakenews en restant critiques, lucides, en sachant toujours nous mettre à la place de la victime avec une seule vraie motivation : « se tirer de la merde ».

De toute façon « si la question vient de l’autre, la réponse vient de nous ! ».  L’heure est au combat de résistance et si nous avons à nous battre c’est contre les comportements, les attitudes, ce que l’on nomme « la conduite » pas contre la personne.

Cette interview est une mine de petites phrases à méditer, savourer, en voici un panel.

« Rien n’est pire que la tristesse »

« La philosophie, c’est la joie … »

« L’intelligence rajeunit, la bêtise vieillit »

« Si on ne désobéit pas, on n’invente pas … il faut inventer sa vie », chacun a au fond de soi quelque chose qui résonne en lui, à nous de le trouver.

Et une petite dernière ...

« La morale, c’est la non violence … l’accès à la morale par le rire est la meilleure option ».

Michel Serres s’est aussi penché sur le don et la dette.

Le don réciproque, ce qui est prêté doit être rendu. Le don transitif pour tout ce qui nous est donné mais que l’on ne peut rendre comme la vie donnée par les parents, le savoir acquis grâce aux enseignants …

Une dette se rembourse au prêteur, on ne rembourse pas un don à un donateur !

Tout ce que l’on a reçu mais que l’on ne peut rendre directement nous avons à le transmettre à d’autres ! Les savoirs que nous acquérons doivent circuler autour de nous en ne se limitant pas à sa seule famille. Transmettre ne se réduit pas à faire écouter à son enfant la musique que l’un de nos parents aimaient, nous pouvons transmettre une philosophie de vie, des savoirs qui mènent à la connaissance, l’amour reçu !

Merci Michel Serres sans doute faîtes vous des heureux de l’autre côté !

Do

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 17:32

Cet été, alors que nous campions sur une île de l’Atlantique, un couple de retraités occupait l’emplacement voisin du nôtre. Au fil des heures et des jours, ils ont été rejoints par ce qui nous a semblé être leur famille, enfants et petits-enfants, tout ce petit monde profitant pleinement de leur séjour au détriment de leurs aînés qui géraient une intendance de plus en plus lourde.

Par ailleurs, un nombre grandissant de personnes de notre entourage se retrouvent aujourd’hui victimes de leurs décisions concernant la transmission de leur patrimoine de leur vivant, lésées par leur propres enfants !!!

C’est ainsi, qu’inspirée par ces situations, j’ai imaginé cette nouvelle, intitulée « Léa et Léo ».

Il faut avouer que j’ai de plus en plus de mal à accepter la manière dont nos aînés sont considérés chez nous, c'est-à-dire avec de moins en moins de respect et de considération. Très marginale en Europe, pour ne pas dire exceptionnelle, la suppression des tarifs séniors dans les musées et autres lieux culturels -qui proposent parfois la gratuité des jeunes jusqu’à 28 ans !- en est la parfaite illustration. Les vieux doivent payer pour les jeunes, c’est clair. Qu’ils se délestent de leur patrimoine au profit des jeunes générations est bon pour l’économie, puisque, c’est bien connu, les jeunes consomment plus que les anciens. Consommez, consommez, mais cependant, enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, rappelez-vous que séniors ne veut pas dire séniles. Les anciens sont des adultes à part entière qui ont encore le droit de choisir leur vie !!!

 

Pour découvrir la nouvelle, cliquez sur le lien ci-dessous!

https://drive.google.com/file/d/1YntIkR8MOq_EnfmSKSjlYnttVNBFXZpg/view?usp=sharing 

Bonne lecture!

Frédérique

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 20:26

 

Sommes-nous trop bêtes pour comprendre l’intelligence des animaux ?

Frans de Waal

Editions Babel

 

Frans de Waal est éthologue. Dans ce livre, il nous présente, souvent avec beaucoup d’humour, de nombreuses expériences conduites auprès d’espèces diverses, (non seulement des primates, mais aussi des mammifères marins, des chiens, des oiseaux, et même des mollusques), visant à évaluer les capacités cognitives des animaux.

Au vue de toutes les preuves accumulées dans ce livre, si nous ne sommes pas trop bêtes pour comprendre l’intelligence de nos confrères ou consœurs à poils ou à plumes, et même à écailles, (et oui, n’oublions pas que nous faisons partie du règne animal !), nous sommes très certainement bien trop prétentieux pour le reconnaître. Non, nous ne sommes pas la seule espèce vivante capable d’utiliser des outils, d’analyser des situations et d’anticiper des évènements, de manifester des intentions claires et d’élaborer des stratégies pour parvenir à ses fins, de faire preuve d’empathie et de pratiquer l’entraide, j’en passe et des meilleures… Pour certains, comme les perroquets, il ne leur manque même pas la parole, qui, parait-il, est le propre de l’homme !

 

Testée en milieu naturel, comme en milieu fermé, l’intelligence animale éclate au grand jour au fil des lignes. Mais il faut croire que ce n’est pas encore suffisant puisque l’on continue à expérimenter, évaluer, mesurer, et cela ne semble pas devoir s’arrêter de sitôt.

Mais quand donc notre Ego surdimensionné reconnaîtra-t-il l’intelligence des « autres » animaux ? Qui détruit la planète ? Eux ou nous ?

 

Parfois technique, ce livre se lit pourtant sans peine, tant il est émaillé d’anecdotes parfois amusantes, et souvent  émouvantes surtout lorsque l’on réalise à quel point on a sous-estimé et l’on sous-estime encore le potentiel de tous ces animaux que nous dominons, utilisons et asservissons. Pourrons-nous un jour (nous, l’humanité) réparer tout le mal que nous leur faisons depuis que nous existons ? Nous leur concédons tout juste aujourd’hui le qualificatif d’êtres sensibles. C’est toujours mieux que d’être considéré comme des meubles, mais est-ce suffisant pour améliorer la condition animale ?

 

Tout comme nos sociétés humaines, les sociétés animales, de quelques espèces qu’elles soient, sont extrêmement hiérarchisées. Il y a toujours les dominants et les dominés, les dominés allant parfois jusqu’à mourir littéralement de faim s’ils sont de rangs très inférieurs et empêchés d’accéder à la nourriture par les dominants. Chez les chimpanzés, la mise en place d’un nouveau mâle alpha (le leader de la communauté) est un véritable jeu politique qui n’a rien à envier à nos campagnes électorales ! Et s’il n’y a pas de discours ni de meeting, les manœuvres sont tout aussi hypocrites et sournoises que celles de nos chers politiciens ! C’est bien la preuve que nous ne sommes pas mieux qu’eux !

Aussi, pour moi l’homme ne fera la preuve de sa supériorité que lorsqu’il sera capable de mettre en place une vie sociale égalitaire, fondée sur le respect des autres, de son environnement et de soi, une société d’amour et de partage, où le plus faible n’aura plus à craindre pour sa vie et où il n’y aura plus sur terre ni exploitant, ni exploité.

Pas demain la veille, quoi.

Fredo

 

 

 

 

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 14:41

Bon, je ne vais pas vous mentir ; je n’ai pas lu l’Ethique de Spinoza. J’aimerais bien mais je ne sais pas si je serais capable d’aller bien loin. Un grand merci, donc, à Frédéric Lenoir d’avoir disséqué pour nous dans "Le miracle Spinoza" la pensée de ce philosophe juif néerlandais d’origine espagnole né au Portugal, rendue passablement obscure par le langage du XVIIème siècle. Grâce à lui, la philo paraît facile, réjouissante !

Nourrissante, même, je dirais. Et pour quelqu’un qui s’est ramassé un 3 au bac (en philo!), franchement, c’est jubilatoire.

L'auteur, Frédéric Lenoir

 

La modernité de la pensée de Spinoza, à l’exception de son point de vue sur les femmes et les animaux, malheureusement très représentative de son époque, est étonnante. De fait, on pourrait dire qu’il est l’inventeur du « New Age ». Voyez plutôt…

Pour Spinoza, élevé dans la tradition juive puis rejeté par sa communauté pour ses idées subversives, il n’y a pas de séparation entre Dieu et le monde. Dieu n’a pas créé le monde. Dieu est en tout, Il est le monde.

Spinoza revendique la liberté de pensée et dénonce la superstition dont jouent toutes les religions pour prospérer, manipuler et asseoir leur pouvoir sur les hommes. Cependant, il ne rejette pas les Saintes écritures qui ont le mérite de poser un cadre social, politique, permettant d’organiser la vie en collectivité. C’est du reste à partir de ce cadre que « l’homme sage », qui aura appris à exercer sa raison pour analyser toute chose, cessera d’obéir aveuglement et saura déterminer par lui-même ce qui est bon pour lui tout en respectant spontanément le bien commun, ses semblables et son environnement.  ( Ce n’est pas gagné !)

La raison est la clé de la sagesse spinozienne.

Baruch Spinoza est persuadé que l’homme peut tout expliquer. Tout phénomène, tout  comportement humain, répond à des lois de causalités qu’il suffit de connaître pour comprendre.  En écho au « Ne jugez pas ! » du Christ, pour lequel Spinoza nourrit une fervente admiration puisqu’il est selon lui le seul prophète à avoir reçu véritablement le message divin, il nous dit de : «  ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais (de) comprendre ».

Comprendre permet de dominer ses émotions, de se détacher de la peur, de la haine, de la colère, (ce que Spinoza nomme les passions tristes), et d’accéder à la joie qui nous permet de grandir en puissance. Un individu sera d’autant plus utile à ses semblables et à la société qu’il aura appris à se connaître et à déterminer ce qui est bon pour lui, son « bien utile ». C’est pourquoi l’éducation est primordiale, non pas en tant qu’acquisition de savoirs faire mais surtout de savoirs être.

« La raison ne demande rien contre la Nature ; elle demande donc que chacun s’aime soi-même, qu’il cherche l’utile qui est le sien, c'est-à-dire ce qui lui est réellement utile, et qu’il désire tout ce qui conduit réellement l’homme à une plus grande perfection ».

Cette idée, que pour être bien avec les autres, un individu doit déjà être bien avec lui-même, est aujourd’hui à la base de toutes les techniques de développement personnel. Etonnant, non ?

Spinoza a compris trois siècles avant Gandhi que la véritable révolution  est intérieure et que c’est en se transformant soi-même qu’on changera le monde.

La sagesse spinoziste est étonnamment proche de la philosophie indienne ou bouddhiste, mais s’il évoque l’éternité, Spinoza ne parle jamais de réincarnation. Il croit donc en un Dieu cosmique, présent dans toute chose, et en une humanité faisant partie intégrante de la Nature, du cosmos, naturellement esclave de ses passions, mais apte à s’en libérer par l’exercice de la raison. Plus un être humain développera par la raison de pensées justes, plus grande sera la part de lui-même qui survivra après sa mort.

A l’opposé des religions traditionnelles qui promettent le bonheur comme récompense d’une conduite bonne et juste, Spinoza pense que c’est parce que nous serons heureux que nous aurons envie de bien nous conduire. Aussi nous propose-t-il de chercher ce qui nous met en joie et nous donne de la force, pour nous aider à nous engager sur le chemin de la sagesse qui conduit à la béatitude.

Voilà finalement un programme que je ne demande qu’à suivre ! Pas vous ?

J’espère en tout cas avoir réussi à tirer la substantifique moelle de ce livre passionnant de Frédéric Lenoir et vous avoir donné envie de le lire ; vous ne le regretterez pas !

 

Frédérique

 

Et si vous n'avez lu aucun livre de Frédéric Lenoir, je voudrais ajouter qu'ils sont tous plus passionnants les uns que les autres. Alors allez-y! Petit traité de vie intérieure, l'âme du monde, la guérison du monde, la puissance de la joie, et j'en oublie... Une mine de richesses à la portée de tous.

 

 

 

 

 

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 16:38

 

Deux ans de passé depuis le « Trait d’union » ! Et pour vous prouver que je me suis pas tourné les pouces, je vous annonce la sortie de mon petit dernier, toujours aux éditions du net, « Disparues ».

Pour cette histoire, vous allez vous téléporter dans les brumes du nord, du côté de nos attaches paternelles : les Ardennes. Car pour ceux qui l’ignorent encore, notre arrière grand-père était belge (nous ne le savions pas nous-mêmes il y a huit ans !) et il n’y a pas très longtemps que nous avons découvert, Herbeumont, le berceau de nos racines, au pays de la Semois, jolie rivière qui serpente entre la France et la Belgique, au cœur de la forêt touffue des Ardennes. C’est très beau.

L’histoire se situe du côté français, au cœur du parc naturel des Ardennes belges. En voici le résumé :

« Pour échapper à la tyrannie de son époux, Mathilde a choisi de disparaître avec sa fille, Valentine. Avec la complicité d’une amie, Juliette, toutes deux trouvent refuge au cœur du parc naturel des Ardennes françaises. Pour chacune, avec la complicité d’un petit groupe d’autochtones, l’heure d’un nouveau départ a sonné. Apprendre à se connaître, à se faire confiance et à écouter sa petite voix intérieure... Sur ce chemin difficile, Mathilde et Valentine parviendront-elles à trouver leur propre voie vers la liberté? »

Si vous avez envie de connaître la réponse, je vous invite à me le faire savoir afin de vous faire parvenir un exemplaire. Il vous en coûtera 17€, augmenté éventuellement des frais de port. Si vous résidez dans les PO, je peux même faire la livraison! Vous pouvez aussi, si vous préférez, vous connecter au site des éditions du net:

http://www.leseditionsdunet.com/roman-pour-adultes/5424-disparues-frederique-longville-9782312057361.html

et le commander directement. J’espère que vous ne le regretterez pas !

Je vous remercie de votre confiance et je vous souhaite une bonne lecture !

Frédérique

 

 

 

 

 

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 17:37

Bien que ne me considérant nullement comme ce que l’on appelle un « être spirituellement éveillé », c’est à dire dans un état de conscience « supérieur », et imaginant que le chemin pour atteindre cet état sera encore long et nécessitera peut-être plusieurs incarnations pour y parvenir, je voudrais tenter dans cet article de faire un bilan du chemin parcouru, tant pour les lecteurs que pour moi-même. Je voudrais surtout mettre l’accent sur ce qui m’a aidé à avancer sur la voie de la spiritualité, sur tout ce qui m’a permis d’acquérir des connaissances et à élaborer une première ébauche de l’Univers, tel que je le conçois aujourd’hui.

Les orbes font leur festival au Puy en Velay

Ma vision est certes encore bien floue, mais elle continue à se préciser chaque jour et je me ne désespère pas d’appréhender à la perfection le fonctionnement du cosmos d’ici quelques décennies… L.O.L !

Toujours est-il que cette vision, en m’éloignant peu à peu du matérialisme, me permet aujourd’hui de me sentir plus sereine, plus optimiste et plus confiante en l’avenir. C’est déjà beaucoup.

Lorsque nous avons commencé nos recherches, Do et moi, aux alentours des années 2000, dans le seul but de comprendre et d’aider notre mère, victime de perturbations qui dépassaient largement le cadre et les compétences de la médecine purement physique, nous ne partions pas vraiment de zéro en matière de spiritualité. Mais peut-on vraiment dire où et quand tout à commencé ? Dans cette vie-là, ou dans une incarnation antérieure ?

Bref, pour ne considérer  que cette existence présente, notre mère possédant déjà quelques dons médiumniques, nous étions préparées dès l’enfance à aborder la vie au-delà de sa dimension purement matérielle. Cependant, point de religion dans tout cela ! Dans notre famille (famille nucléaire, je précise, père-mère-filles) de tradition catholique, mais non pratiquante,  nous avons eu droit au minimum syndical : baptême et communions. Nous n’avons jamais adhéré aux enseignements religieux et nous avons très vite compris que les religions ont à cœur de maintenir les populations dans l’ignorance partielle ou totale de leur propre divinité, brandissant le spectre du châtiment éternel pour maintenir le troupeau dans l’obéissance.

Nous pensons qu’aucune religion n’est meilleure qu’une autre. Toutes endoctrinent et manipulent si l’on n’y prend garde. C’est avec un grand intérêt d’ailleurs que nous avons lu (plusieurs fois !) le livre de Gérard Bavoux, « Le porteur de lumière » qui donne un aperçu de la puissance de l’Eglise dans les grands évènements politiques. Avec lui, plongez dans les sombres arcanes du Vatican ! C’est édifiant.

Ci-dessous, lien avec l’article du blog sur ce livre, je m’aperçois que je m’étais trompée dans le titre en écrivant le « passeur » de Lumière !

http://www.longville-dofredo.com/article-lancez-vous-a-vaut-le-coup-111099285.html

 

Mais nous n’avons jamais été athées. Nous avons toujours cru, en dehors de toute liturgie, des rituels et des dogmes, en l’existence de « Quelque Chose » de plus grand, de plus beau, d’éternel, et nous n’avons jamais douté de la réalité de Jésus, de Marie, et des Saints.

Vierge à l'enfant, oratoire, Saint Jacques de Calahons, Pyrénées Orientales

Plus tard, nous avons aussi compris l’importance de l’énergie des mots et la force de la prière, encore plus puissante pratiquée en groupe.

Avant 2000 et les évènements qui nous ont précipité dans notre quête spirituelle, nous  avions déjà lu plusieurs ouvrages sur la réincarnation, notamment, aux éditions Robert Laffont « La vie après la vie », de Raymond Moody et « Nous avons tous déjà vécu », d’Edith Fiore. Plus tard, du même auteur, on nous a conseillé « les esprits possessifs ». Passionnant.

 

Mais l’aventure a vraiment commencé avec la découverte sur Internet d’un texte assez court intitulé « D’où vient la maladie », signé Jean Jacques Dubois, écrivain (« Anthropologie chamanique », « Comprendre le malheur », « Psychologie et chamanisme »…) canadien psychologue chamaniste, spécialisé en psycho-anthropologie.

Ci-dessous, deux liens : le premier avec le texte « D’où vient la maladie », le second avec le site de Jean Jacques Dubois.

http://www.les-voies-libres.com/articles/d-ou-vient-la-maladie

http://jjdubois.ca/index.html

 

 Les influences magico-religieuses de la maladie physique et psychique nous questionnant particulièrement dans le cas de notre mère, nous avons lu les trois livres cités ci-dessus (intéressants, mais pas faciles !) et sommes entrées en contact téléphonique avec ce praticien qui aura été le premier à nous faire vraiment progresser dans notre problématique. Procédant par exercices de visualisation, il nous a permis d’identifier certaines des influences toxiques présentes dans notre environnement familial, amical ou professionnel, et tenté de nous aider à nous en libérer. Parallèlement, nous entamions tout un travail en psychogénéalogie avec un ami prêtre, renforcé par la lecture des ouvrages d’Anne Ancelin Schutzenberger (à mes souhaits !), « Aïe mes aïeux » et « psychogénéalogie ».  

 

Cependant, tous ces ouvrages, fort intéressants, ne nous avaient pas encore permis de construire les fondations de notre spiritualité.

Une première lecture, « La prophétie des Andes », de James Redfield, nous a permis de comprendre ce que les suivantes ont confirmé, un premier principe : TOUT EST ENERGIE

 

Beaucoup plus tard, on nous a conseillé la lecture de trois ouvrages de Shirley Mac Lane (oui, l’actrice) : « Le voyage intérieur », « Danser dans la Lumière » et « Amour et Lumière ». Facile à lire et déterminant. Ces livres contiennent les enseignements que nous n’avons cessé de retrouver par la suite.  Pour n’en citer que quelques uns :

  • Nous sommes des reflets individués de la Source. Dieu est en nous. C’est le principe de la non-dualité. Nous sommes tous UN.
  • Le Karma est le moyen pour chaque âme d’arriver petit à petit à la perfection. Chaque Karma est une leçon que nous avons acceptée.
  • La vie est énergie. L’énergie ne meurt jamais. (Même Lavoisier l’a dit ! " Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme".)
  • L’énergie toute entière se meut en fonction de la loi de cause à effet ; ce que nous semons nous revient toujours. Nous créons ce qui nous arrive.
  • Nous devons réapprendre la nature au travers des animaux ; ils n’ont pas d’égo, ne jugent pas. Ils vivent l’instant présent.
  • Il faut savoir écouter son intuition, c’est notre âme qui nous parle.

 

A ce stade, nous avons commencé à pratiquer la méditation. La méditation permet de se relaxer, d’accéder à son espace intérieur, visant la tranquillité de l’esprit, le calme de la personnalité, l’apaisement du mental. Après plusieurs années de pratique, je suis aujourd’hui capable de me calmer plus rapidement lorsqu’un évènement me déstabilise, je domine mieux mes agitations intérieures. Et ce moment quotidien de méditation est devenu un réel plaisir. Oui, mon esprit s’évade encore, mais beaucoup moins qu’avant en tout cas !

 

Je passe rapidement sur quelques lectures, intéressantes, mais trop imprégnées  de doctrines religieuses à mon goût : « les morts nous parlent » du père François Brune, en deux tomes, et « Le livre des esprits », du médium Allan Karadec. Cependant, ils nous ont permis d’avancer, tout autant que « La mort n’est jamais un accident » de Johanne Razanamahay, un document étonnant.

Je dois aussi citer au passage deux films, peut-être « grand public », mais très pédagogiques, et qui ont peaufiné notre vision de l’Au-delà : « Le sixième sens » et « Ghost ». Frissons garantis. Nous avons d’ailleurs une amie qui a vécu dès l’enfance le quotidien du héros du 6ème sens. Ce n’est donc pas que du cinéma…

 

Le deuxième grand principe découvert tout au long des lectures, des vidéos, des rencontres est celui de la LOI d’ATTRACTION UNIVERSELLE. Nous attirons ce que nous émettons, ce que nous vibrons, en paroles et en pensées.  Bien des documents étayent ce principe de cause à effet, en particulier le livre, « Le secret », de Rhonda Byrne, dont on peut trouver le film éponyme sur You tube. Comme je l’ai dit dans un article posté sur notre blog, c’est très américain, mais ça a le mérite d’être clair.

Voici un lien avec l’article du blog sur ce sujet :

http://www.longville-dofredo.com/2016/07/ils-l-ont-imagine-c-est-arrive.html

 

A partir de cette certitude, il est donc possible de transformer la réalité de chaque jour. C’est ce que nous explique aussi le livre « Que sait-on vraiment de la beauté ? » (« What the bleep do we know ? » en anglais), également adapté au cinéma (lien ci-dessous).

https://www.dailymotion.com/video/xk184x

 

 

La Loi d’Attraction Universelle est le grand cheval de bataille de Joéliah, dont nous suivons les enseignements sur les Rayons Sacrés depuis des années, par le biais de son site Internet, de ses livres et de ses stages.

En lien, le site de Joéliah :

https://lejardindejoeliah.com/

 

C’est Joéliah qui nous a recommandé la lecture de « Retour à Dieu », de Neale Donald Walsh. A lire et à relire ! (mais pas facile à trouver !)

Lien avec le film de Neale Donald Walsch : conversation avec Dieu (2006)

https://www.youtube.com/watch?v=oKmyUEuBd4g

 

 

Un autre livre clé à découvrir est « Dialogue avec la nature » de Michael J Rodes, qui montre bien l’importance d’être le plus souvent possible au contact de la Nature.  Elle nous protège et nous ressource. Elle nous donne des leçons aussi ! Lisez-donc « La vie secrète des arbres », de Peter Wohlleben, et vous ferez des découvertes stupéfiantes. Les animaux devraient être nos modèles. Qui mieux qu’un chien sait donner de l’amour, aimer sans juger et vivre l’instant présent ? En cela, Virgile a été notre maître à penser.

Merci, Pépère!

Pour découvrir ce que Virgile nous apporté:

http://www.longville-dofredo.com/2015/07/une-vie-de-chien-un-enseignement.html

et:

http://www.longville-dofredo.com/2015/06/virgile.html

 

Depuis quelques années, nous suivons avec intérêt toutes les parutions de Frédéric Lenoir, et si son avant-dernier livre, « Lettre ouverte aux animaux et à leurs maîtres » nous a paru un peu utopique à la fin, nous ne sommes jamais déçues. Son « Petit traité de vie intérieure » est une vraie leçon de vie, d’aptitude au bonheur. Mais nous n’avons pas moins aimé « L’âme du monde », « La guérison du monde » ou « La puissance de la joie ». Avec Frédéric Lenoir, c’est la philosophie accessible à tous. De nombreuses vidéos, conférences sont accessibles sur Youtube ; ne vous en privez pas !

Le site officiel de Frédéric Lenoir :

https://www.fredericlenoir.com/

 

 

Tout récemment, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt « Prendre soin de l’enfant intérieur » de Thich Nhat Hanh, bien que je ne parvienne pas à adhérer complètement à ce que je connais de la philosophie bouddhique qui ne reconnaît pas l’existence d’âmes individuées. Il y a malgré cela beaucoup d’enseignements à tirer de cette lecture, notamment en matière de consommation. Attention aux nourritures toxiques, non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit, celles que nous consommons avec nos différents organes sensoriels, musique, magazines, livres, films, activités de loisirs… Si ce que nous regardons, lisons, écoutons, véhicule de la colère, de la peur, de la violence, ces sentiments toxiques pénètrent en nous et nous polluent. Il nous appartient de faire le choix de ce que nous consommons ou refusons.

 

Je termine actuellement un livre de Serge Reiver Nazare, dont nous avons lu déjà de nombreux textes et vu de passionnantes vidéos sur Internet, « Pèlerin du Cosmos ». C’est une biographie passionnante, avec quelques petites choses sur lesquelles je bloque encore, comme ses rencontres avec des gnomes et des lutins. J’ai encore un peu de mal avec les fées, les sirènes, les dragons… même après avoir lu les « Esprits de la Nature de Yann Lipnick, un géobiologue bien connu par chez nous (très présent également sur Youtube). Mais je ne rejette plus rien d’emblée ! Je finirai peut-être par admettre leur existence, tout comme j’ai admis celle des extra-terrestres. C’est vrai, pourquoi serions-nous seuls dans le cosmos ? Bref, je crois qu’aujourd’hui, je suis prête à tout accepter.

 

Enfin, s’il est un point essentiel, repris et souligné PARTOUT, c’est bien la nécessité d’apprendre à OUVRIR SON CŒUR… Seul l’Amour Universel peut sauver notre humanité polluée par la cupidité, les faux-semblants et la perversion. Je pourrais citer Gandhi, apôtre de la non violence et défenseur de la paix, mais je terminerai sur ces paroles de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ». Et j’ajouterai : sans avoir peur de vous aimer vous-même, bien au contraire !

Frédérique.

 

 

 

 

 

 

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 18:24

S’aimer

Kristin Neff

Editions Belfond

 

 

Après avoir lu le livre de Rupert Isaacson, « l’enfant et le cheval de vent » (lien avec l’article du blog pour rappel : http://www.longville-dofredo.com/2017/11/l-enfant-et-le-cheval-de-vent-a-lire.html), nous avons eu envie de découvrir l’œuvre de sa femme, Kristin Neff, maître de conférences au département de psychologie de l’éducation de l’université du Texas, à Austin. Kristin Neff est notamment connue pour avoir conduit les premières recherches dans le domaine de l’autocompassion.

 

« S’aimer » est LE livre à lire si vous avez l’habitude de vous déprécier et de vous culpabiliser systématiquement.

Notre culture, loin de valoriser l’autocompassion, tend au contraire à la condamner. En effet, être gentil avec soi-même et compatir à ses erreurs, à ses souffrances, est souvent considéré comme de l’égoïsme. On voit bien pourtant que l’autocritique et la culpabilisation ne font qu’envenimer les choses.

 

La compassion est une valeur fondamentale chez les bouddhistes qui estiment inutile d’espérer savoir prendre soin des autres sans s’être déjà accepté soi-même.

D’où l’idée de l’autocompassion.

Trois attitudes sont fondamentales en matière d’autocompassion :

  • Etre capable de se considérer avec bienveillance, car, lorsque l’on prend l’habitude d’être bienveillant avec soi-même, la souffrance devient une occasion d’expérimenter l’amour et la tendresse depuis sa propre source intérieure.

« Qui, autour de vous, est capable de vous apporter affection et bienveillance sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre ?... Vous-même. »

  • Admettre son humanité, et se sentir en lien avec les autres car le sentiment d’échec et d’insuffisance font partie de l’expérience même de la vie sur terre.
  • Pratiquer la pleine conscience.

 

La pleine conscience, ou pratique de l’écoute intérieure, permet de repérer ses moments de souffrance. Etre en pleine conscience c’est très simple en fait. Cela signifie prendre conscience d’être conscient. Au lieu d’être en colère, je prends conscience que je suis en colère, et déjà, je prends du recul, j’envisage les choses sur un plan plus objectif, je gagne en sagesse et en capacité d’analyse. Je remarque ce qui se passe : une pensée colérique, une peur, un malaise physique… mais je ne m’identifie plus à cette colère, cette peur, ce malaise. «  La faculté d’écoute intérieure nous donne les moyens de répondre aux évènements au lieu d’y réagir ».

 

La pleine conscience, lorsqu’elle s’accroît, se traduit automatiquement par une augmentation du degré de compassion.

 

L’autocompassion n’a rien à voir avec l’estime de soi. L’estime de soi correspond à une évaluation de soi-même, un jugement attestant que l’on est quelqu’un de bien et de valeur, et mieux que les autres, de préférence. Par le biais de l’évaluation, de la comparaison, elle nous sépare des autres.

« Aujourd’hui, l’accent mis sur le besoin de se construire une image positive tend à accroître de manière inquiétante le narcissisme au sein de la société. Et les conséquences à long terme sont désastreuses ».

L’estime de soi est une manifestation de l’Ego. A l’opposé, l’autocompassion fait passer l’Ego au second plan. Grâce à cette pratique, on cesse de s’évaluer en tant qu’individu isolé des autres pour se percevoir comme une partie d’un grand tout interconnecté.

L’estime de soi nous maintient dans la dualité : il y a moi et les autres. Avec l’autocompassion, il y a moi, comme partie du tout.

Or que fait la société actuelle, dès l’école ? Elle nous sépare des autres en nous obligeant sans cesse à nous comparer, par la compétition et la concurrence. Nous nous comparons et nous nous opposons les uns aux autres, mais nous comparons également et opposons nos groupes d’appartenance. Or c’est bien l’identité groupale qui est la source des conflits.

 

Les messages positifs et réconfortants créent un climat propice à notre épanouissement et nous permettent d’exprimer le meilleur de nous-mêmes ; alors ne soyons pas les premiers à détruire notre confiance en soi en nous autocritiquant sans cesse. Rappelons-nous que les jugements négatifs agissent comme des éteignoirs… Sur soi-même comme sur les autres.

 

 

A l’inverse, parallèlement à l’autocompassion, développons nos capacités d’autoappréciation.  Il faut savoir pointer ce qui nous rend heureux, même dans les moments difficiles, et cultiver la gratitude. On le dit, on le répète, « merci » est un mot magique. « S’entraîner à noter les points positifs de l’existence aide à savoir apprécier l’instant présent. L’auto appréciation permet de se délecter de tout ce qu’il y a de positif en soi et dans sa vie ».

En résumé et en conclusion, l’autocompassion, c’est « être capable de se relier avec bienveillance à tout ce que l’on croise sur le chemin de l’existence semé de triomphes et de tragédies ; percevoir son interdépendance avec tous les êtres et toutes les choses et prendre conscience de l’instant présent, sans le juger ».

 

Tout un programme, à découvrir dans ce livre, facile et agréable à lire, émaillé d’anecdotes et d’expériences personnelles. Car si Kristin Neff donne des conseils, c’est qu’elle les a elle-même expérimentés. Vous le verrez, son chemin n’est pas un long fleuve tranquille et prouve bien que l’autocompassion est un réel moyen d’aller mieux, même dans la vraie vie.

 

Frédérique

 

En lien, ci dessous, un texte intéressant sur la méditation de l'amour altruiste, par Matthieu Ricard:

http://www.matthieuricard.org/blog/posts/meditation-sur-l-amour-altruiste-1

 

 

 

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 16:37

LES YEUX DANS LES ARBRES

 

« The Poisonwood Bible, »

Barbara KINGSOLVER

(Ed. Harper Collins Publishers, N.Y. 1998)

traduit de l’anglais par Guillemette Belleteste

Ed.Rivages, 1999

 

Le roman couvre les années 1959 à 1984.

En 1959 Nathan Price, pasteur baptiste américain fanatique part hardi petit évangéliser le Congo belge (devenu plus tard le Zaïre, il emmène sa famille (sa femme et ses quatre filles). Le livre est un roman choral raconté du point de vue des cinq femmes ; successivement chacune d’elles raconte sa version de leur vie de la famille au Congo, de leurs difficultés au sein de la famille et au sein du village ; un choc culturel et émotionnel brutal intense ! ; ce mode narratif nous permet de découvrir le caractère de chacune. 

Le roman est bouleversant. Malgré la destinée tragique de la famille, la situation des africains et celle du Congo en pleine crise politique, (assassinat de Patrice Lumumba, Indépendance, prise du pouvoir par Mobutu), il y a des moments drôles, tendres, un humour ravageur qui, surtout dans la première partie du livre, allège la situation de cette famille que rien n’avait préparé à cette folle aventure coloniale.

Le livre est foisonnant et complexe, abordant de multiples thèmes essentiels ne pouvant laisser personne indifférent.

Quand vous refermez le livre, l’histoire, les personnages, l’Afrique, l’humain dans toute sa complexité restent ancrés en vous pour longtemps, pour toujours.

Un grand coup de cœur

J’ai dans mon élan lu tous les livres de Barbara Kingsolver, tous réussis et notamment « Un été prodigue » (même éditeur) ; je ne saurais trop vous encourager à découvrir cet auteur si ce n’est déjà fait.

Mi

 

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 17:31

« L’enfant et le cheval de vent » est une aventure humaine extraordinaire. L’auteur, Rupert Isaacson est un journaliste texan spécialisé dans les problèmes d’environnement et de droits humains, dont le petit garçon, Rowan, a été diagnostiqué autiste à l’âge d’environ deux ans.

Dans un premier livre, « l’enfant cheval », devenu best-seller international, il a raconté comment son fils avait commencé à s’éveiller grâce à la médiation d’une jument, Betsy, et relaté l’incroyable périple familial accompli à travers les steppes de Mongolie pour aller à la rencontre des chamanes et y trouver la guérison. Mais les progrès accompli à ce moment-là n’ont pas été définitifs ; un an plus tard, Rowan a régressé et son père s’est souvenu des paroles du chamane : l’enfant aurait besoin de trois autres soins de ce type avant d’être guéri.

Dans ce second livre, à travers cette quête, nous partons à la découverte des cultures chamaniques dans divers coin du monde : bushmans en Namibie, aborigènes en Australie et indiens Navajo en Amérique du nord. Parallèlement, nous suivons pas à pas la création d’une méthode originale de soins et d’apprentissage destinées aux enfants autistes, et du centre qui lui est consacré, « New Trails ».

 

https://www.horseboyfoundation.org/

 

Ce livre est un document passionnant dans de nombreux domaines. Les rites chamaniques, les transes et les guérisons qui s’ensuivent ne sont pas feintes ; là où souvent la science cartésienne et la médecine traditionnelles ont échoué, elles sont bien réelles et montrent bien à qui n’en est pas encore convaincu que tout n’obéit pas à la loi de la rationalité.

Et puis il y a cette façon de vivre le handicap, loin des sentiers battus de l’obligation scolaire (par la force des choses !), dans l’action, le contact avec la nature, basée sur le vécu, l’expérimentation, enrichie par le contact animal, l’observation du vivant.

Evacuer le stress, les stimuli sonores ou visuels trop violents et organiser autour des enfants un univers joyeux, calme, serein. Facile à dire, diront certains, quand on vit déjà en pleine nature, au milieu des chevaux, comme c’est le cas de la famille Isaacson ! Oui, mais…

Si le cheval est un fabuleux partenaire pour détendre les enfants (et les adultes), activer la production d’ocytocine, l’hormone du bien-être qui favorise l’échange et l’accès aux apprentissages, on peut se servir d’un trampoline pour obtenir le même résultat.

Apprendre en s’amusant pour apprendre mieux ! Les enfants autistes sont ainsi capables de progrès stupéfiants et leurs compétences dépassent souvent très vite celles des enfants dits « normaux ».

Mais alors, pourquoi donc réserver ce traitement aux seuls enfants autistes ? Ne serait-ce donc pas là le moyen de combattre, entre autre, la phobie scolaire dont souffre un nombre croissant d’enfants, les problèmes d’inattention, l’hyperactivité, tous ces maux du siècle que l’on préfère soigner à coups de médicaments ? Les enfants d’aujourd’hui, soumis à la pression constante des évaluations, de la compétition, du souci de normalité, voire de conformité des profs, contraints à l’immobilité des heures de rang, dans un cadre fermé, austère, n’auraient-ils pas tout à gagner dans une pédagogie de l’action capable de réveiller leur curiosité, de stimuler leur imaginaire défaillant, de booster leurs capacités d’analyse et de déduction, au sein d’un environnement stimulant la joie de vivre, l’amour de tout ce qui nous entoure, et susceptible aussi de favoriser une véritable socialisation ? (L’enseignante qui sommeille toujours en moi, se lâche !)

Les cas d’autisme ont augmenté de façon fulgurante depuis quelques années, et cela n’a sûrement pas fini de s’arranger. Dans ce livre, nous découvrons que ce handicap difficile à gérer peut malgré tout de devenir une richesse, le professeur Temple Grandin à qui un film a été consacré en 2010, en est la preuve vivante.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/cecile-david-weill/cecile-david-weill-temple-grandin-la-star-des-autistes-13-03-2014-1800210_507.php

L’auteur met en avant une des principales particularités des autistes : ils n’ont pas d’Ego. Et dans notre monde ultra compétitif, c’est réconfortant, même si, du coup, il faut leur apprendre à se protéger !

Ce livre est un message d’espoir avec une « happy-end » dont aucun esprit chagrin ne saurait dire que ce n’est pas la vraie vie ! Il suffit d’y croire, de vouloir, de se dire que si c’est juste, cela se fera.

Juste un bémol : on parle beaucoup du papa, beaucoup moins de la maman… Et pourtant, elle est toujours là, du début à la fin. Mais bon, seule l’œuvre de Dieu est parfaite !

Bonne lecture

Frédérique

 

 

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 15:09

Chanson douce

Leïla Slimani

 

 

C’est un peu par hasard que ce roman m’est arrivé entre les mains car je n’avais pas lu de critique à son sujet (mis à part celle de Mi, sur ce blog!). Ayant décroché le Goncourt en 2016, j’imaginais cependant d’emblée qu’il s’agissait d’un livre de qualité. Enfin, en principe, c’est un signe de qualité. Cela devrait en tout cas.
Je confirme. Chanson douce est un livre de qualité, nourri d’une belle écriture.
Thriller, suspens, dit-on. Pour moi non, puisque d’emblée, dès le premier chapitre, nous savons ce qui va se passer. Les enfants sont tués par leur nourrice. Il s’agirait donc plutôt d’un ouvrage psychologique s’attachant à décrire les relations entre les différents personnages : outre les enfants, un jeune couple ayant de grosses difficultés à mener de front vie de famille et vie professionnelle, une nounou providentielle, parfaite, dont ils ne pourront bientôt plus se passer, et l’engrenage infernal qui s’installe peu à peu, s’accélère jusqu’au dénouement final, irrémédiable et dramatique.
Dès le début, j’ai eu la sensation de pénétrer dans un univers malsain, pervers, noir ; trop noir. Un univers en totale contradiction avec le titre « chanson douce » sur lequel je m’interroge encore. Mais ce n’est pas le seul sujet d’interrogation pour moi : pourquoi ce parti pris du drame inéluctable et de la noirceur absolue ? Le livre aurait-il eu moins de qualités si la nourrice s’était contentée de kidnapper les petits (et s’ils avaient été retrouvés, bien sûr !) ? Le lecteur aurait-il était déçu de ce happy end ? Le Goncourt aurait-il alors échappé à Leïla Slimani, pour s’en aller récompenser un auteur plus pessimiste qu’elle ? Faut-il pour avoir du succès opter systématiquement pour ce qu’il y a de plus laid, de plus violent, de plus effroyable dans ce monde ? Le lecteur a-t-il besoin de cela pour se dire que, finalement, au regard de ces catastrophes, son sort est plutôt enviable ?
Le happy end est mal vu, je sais. Il parait que ce n’est pas la « vraie vie ». Comme si toutes les histoires humaines finissaient forcément mal. Comme s’il n’y avait jamais de dénouement heureux dans la réalité. Comme si l’être humain n’était sur Terre que pour en baver et que lui laisser croire le contraire dans la littérature était néfaste !
Mais il faut croire que la majorité des lecteurs aiment cela, au regard des critiques élogieuses de ce livre, que je peux cependant comprendre ! Mais moi, je dis que du début à la fin de « Chanson douce », j’ai été dans le malaise, le dégoût et la grogne. Et je n’aime pas ça. On me dira que je n’avais qu’à laisser tomber. C’était une option, effectivement, mais j’avais envie de connaître la suite… Pas la fin, puisqu’on la connaît dès le début. Et c’est ce qui me met en colère. De devenir addicte à quelque chose qui ne me fait pas de bien.
Non, pour moi, ce n’est pas un beau livre. Je ne saurais déconseiller à personne de le lire, ce ne serait pas juste, mais j’aimerais que la beauté du monde soit un peu plus souvent soulignée, plébiscitée par les éditeurs et plus souvent mise en scène dans les best-sellers. Elle existe, et pas seulement « chez Mickey », même si elle a tendance à être éclipsée par son contraire, surtout dans les médias qui voudraient tellement nous faire croire que tout est pourri autour de nous.
Allez, s’il vous plaît, rendez nous l’émerveillement et le rire.
Rendez nous l’espoir.
Frédérique
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