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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:21

Cela fait quelques années que nous avons le sentiment qu’il ne faut pas attendre de nos dirigeants de grandes idées pour préserver l’environnement. Ils ont beau se réunir et papoter pendant des heures et des jours, les avancées sont inexistantes. D’ailleurs, avant même l’ouverture d’un congrès comme la dernière conférence de Rio, on sait que cela ne servira rien, que personne n’est d’accord et qu’aucune lumière ne jaillira de la discussion, tous les pays campant sur leur position. Bref, on pourrait s’en passer et ça ferait des économies.

Une chose est claire : c’est à nous, les obscurs, les sans-grade, de prendre les choses en main et c’est par nos petits gestes quotidiens que nous parviendrons peut-être à faire avancer le « schmilblic ».

De toute façon, tant que le seul objectif de nos gouvernements sera de nous faire consommer davantage, on ne s’en sortira pas. Tant que l’argent restera la seule valeur clef de notre société, nous courrons tout droit à notre perte.

D’abord parce que si l’argent rendait heureux, ça se saurait… Ensuite, parce tant que les richesses ne seront pas mieux réparties, il y aura toujours une partie de la population qui se fera avoir par l’autre. Un type qui gagne 14 millions d’euros, - net d’impôts ! -, pour taper dans un ballon ( pour taper bien, d’accord…), c’est proprement scandaleux, surtout quand on pense au tintouin qu’a provoqué la dernière hausse de 2% du smic ; 22 euros de plus par mois, quel pactole ! Et dire qu’à écouter certains politiques (de droite), cette mesure allait mettre la France sur la paille…

Nous, à la Bergerie, depuis quelques années, -étant retraitées, nous gagnons moins d’argent-, nous avons une tactique efficace : nous avons pris l’habitude, lorsque nous avons envie de quelque chose, d’attendre un peu. Petit à petit, nous nous demandons si vraiment nous en avons besoin… Et au final, nous concluons souvent que nous pouvons très bien nous en passer. Ainsi,  « poc a poc », nous ramenons nos besoins à l’essentiel, et, - je reviens à ma préoccupation première-,  nous tentons de limiter notre empreinte économique sur la planète.

Nous avons la conviction depuis fort longtemps que la consommation n’apporte pas le bonheur et qu’en réduisant notre appétit de biens matériels, nous contribuons à ralentir la destruction des ressources naturelles, tout comme en faisant la chasse au gaspillage nous économisons l’énergie sous toutes ses formes. Comme quoi faire du bien à la planète, ce n’est pas bien compliqué ; et nous n’avons rien inventé puisque cela porte un nom : la Simplicité Volontaire.

Chateau-d-usson--3-.JPG

Voilà ! Comme monsieur Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir, nous, les brebis, nous nous sommes mises à pratiquer la Simplicité Volontaire, alors que nous ne savions même pas que ça existait ! C’est-y pas beau ?

L’expression de « Simplicité Volontaire » est apparue pour la première fois en 1936, dans un article de Richard Gregg, un disciple de Gandhi mais on peut dire que ce mode de fonctionnement remonte à l’Antiquité, a inspiré les communautés monastiques, Saint François d’Assise, Gandhi ; revenu à la mode avec les mouvements communautaires, tels que celui des Hippies, il se développe largement aujourd’hui dans les pays industrialisés. En France, l’agro écologiste et écrivain, Pierre Rabbhi, est une de ses voix les plus médiatiques.

Au départ, il faut avoir envie de remettre en cause des habitudes de consommation souvent dictées par les médias (vous allez penser que je leur en veux ;… ben oui !). Juste un exemple : si on écoutait les vendeurs de téléphonie mobile, on changerait de portable (au moins) tous les deux ans. « Un téléphone mobile, au bout de un an et demi, deux ans, c’est fichu »… C’est ce que l’on m’a dit en 2006 lorsque j’ai acheté le mien (un modeste Nokia, qui ne fait même pas appareil photo… C’est pour téléphoner, quoi !) ; Au bout de six ans, il était un peu faible du côté de la batterie… C’est généralement comme ça que ça se termine, avec les mobiles. J’allais être bonne pour en racheter un autre… Que nenni !!! Après avoir cherché sur Internet, j’ai trouvé une batterie neuve sur Amazon (on trouve tout sur Amazon!)… Et mon mobile est reparti pour six ans !

Même chose… Ne croyez pas ceux qui disent qu’un ordinateur est obsolète au bout de deux ans… Le notre en a six et marche encore. Il rame un peu, mais on attend qu’il rende l’âme pour en changer.

Et si on ne nous avait pas imposé la TNT, nous aurions encore notre vieille télé de vingt ans… D’ailleurs nous ne l’avons pas jetée et elle fonctionne toujours.

J’en entends certains penser qu’on ne va pas contre le progrès… Qu’on ne peut pas revenir en arrière… Et pourquoi pas ? J’aime bien cette petite phrase de Bernard Shaw : « les gens intelligents s’adaptent à la Nature, les imbéciles cherchent à adapter à eux la Nature, c’est pourquoi ce qu’on appelle le progrès est l’œuvre des imbéciles ».

La Simplicité Volontaire, c’est alléger sa vie de tout ce qui l’encombre et privilégier l’Etre plutôt que l’Avoir. Remettre au goût du jour les valeurs humaines telles que l’entraide, l’échange et le partage.

Il est par chez nous un village de moyenne montagne au pied du Canigou, Fillols, où les habitants ont coutume, un jour par mois, de déposer devant leur porte tout ce dont ils ne se servent plus. Et tout le monde se promène, regarde, prend ce qui l’intéresse… Ils ont tout compris.

Ici aussi, nous commençons à nous y mettre… Dans notre rue, deux fauteuils en cuir, en parfait état, sortis par notre « voisin du bout », ont ainsi trouvé preneur… Nous avons mis deux portes vélo qui ne nous servaient plus… Ils sont partis rapidement… Des livres aussi… Dans notre quartier, « l’Indépendant », -le journal d’ici-, passe de main en main ; les revues circulent de voisin en voisin… On se passe les films ; on essaye de ne pas acheter les mêmes pour élargir le choix… Notre bibliothèque solidaire démarre et balbutie ; il faut lui laisser le temps de se mette en route.

DSCN6707-copie-1.JPGLa Simplicité Volontaire, c’est aussi essayer de faire beaucoup par soi-même plutôt que d’acheter… Et c’est souvent très gratifiant ! Tiens, mettant les pas dans ceux de mon grand-père Jules qui était boulanger, après avoir fait du pain en machine durant des années, je viens de passer à la réalisation manuelle… (Il faut dire que c’est la troisième machine qui me lâche…) C’est génial ! Une réelle émotion, vraiment que de sortir du four un beau pain maison. Je suis heureuse. Do vous dira tout pareil avec ses conserves…DSCN6708.JPG

La simplicité est aussi parfois involontaire et elle l’a été pour nous durant de longues années ; petites, nos parents avaient du mal à joindre les deux bouts et la vie n’était pas facile. On se débrouillait et on était heureux. C’est aussi peut-être cette « formation » qui nous incite à traquer toute forme de gaspillage. Radines ? Pas du tout… Agacées, par tous ces faux besoins que la société nous crée pour mieux nous presser et nous tenir sous sa dépendance. Le mot croissance est à la mode, comme remède à cette crise où nous nous enlisons ; et si la solution, justement, était la décroissance ?

Les critiqueurs diront que les adeptes de la Simplicité Volontaire ne représentent qu’une goutte d’eau dans la mer et que ce n’est pas ce qui va changer le monde… « Mais si nous n’agissons pas, cette goutte d’eau ne se rendra pas jusqu’à l’océan », disait Mère teresa.

 

Alors si comme nous vous pensez que le plus important est de sauver la planète tout en améliorant la qualité de la vie, si vous avez d’autres idées allant dans le sens de la Simplicité Volontaire, faites nous en part et nous nous efforcerons de les faire partager ! Merci d’avance…

Fredo

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:15

Aujourd’hui notre route a croisé celle d’un martinet. Tombé du nid, il s’agitait au pied du monument érigé à Sorède en l’honneur du Padre Himalaya, un gigantesque cadran solaire « new look » pour ceux qui ne sont pas au courant. Sans plus réfléchir, j’ai récupéré l’oisillon comptant le déposer dans un jardin voisin, mais de jardin, point ! Une prospection infructueuse fait que ce soir, nous avons à la bergerie un invité qui a commencé par nous poser bien des problèmes et qui est à l'origine des deux questions que vous trouverez à la fin d'article.

Heureusement que Google, notre moteur de recherche préféré,nous a permis de glaner des renseignements pour le sustenter.

Nous avons aussi appris qu’en opérant ce sauvetage nous nous étions mises dans de sales draps car, vous l’ignorez sans doute, le martinet est une espèce totalement protégée par la loi. Il ne peut être soigné que par des personnes munies d’une autorisation spéciale !

Nous devons donc impérativement sous peine de poursuites le déposer dans un centre d’hébergement de la faune sauvage tout en le maintenant en bonne forme.

Si cela vous arrive, sachez que vous devez le gaver de micros boulettes de viande hachée, nous nous n’avions que de la saucisse (mais de la catalane !) et l’aider à se désaltérer sous un mince filet d’eau de l’épaisseur d’un cheveu !

DSCN6684.JPG

Voilà, c’est fait mais demain à nous la route du sud car les Pyrénées Orientales n’ont pas ce type de centre, nous irons donc faire un tour en Espagne, aux Aïguamolls, le déposer et dire bonjour à nos copines les cigognes.

 

Et maintenant, les questions !

L’humain sera-t-il un jour une espèce totalement protégée, quelque soit son lieu de résidence sur le globe ?

Pourra-t’il en tout lieu être soigné par des hommes en ayant les compétences ?

On se pose la question à chaque fois que l’on écoute les infos !

Do et Frédo

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:53

Nous sommes parties 2 jours, c’est peu et long, mais cela a été riche en découvertes.

Les-planches.JPG

Notre première halte a été pour Peyriac de Mer. N’ayant aucun programme arrêté, nous avons démarré la promenade en empruntant les « planches ». Assez vite notre attention a été attirée par la grande diversité d’espèces à plumes. Des flamants roses, des cormorans, des canards inconnus, des hérons et puis de gros oiseaux bizarres…

Peyriac-de-mer-flamands-roses--5-.JPG

Des pélicans ! Savez-vous que le Pélican est un oiseau tout à fait extraordinaire. Cet oiseau a plus de 100 millions d’années, un record de longévité que le pélican partage avec les grèbes, les cigognes et les hérons. Il en existe plus de 66 espèces et leur aire de répartition couvre les 5 continents. Leur présence a été particulièrement forte en Europe.                                                                      

Peyriac-de-mer-pelican--9-.JPG

Par contre à d’autres détails, le pélican est terriblement humain. Comme nous, les parents s’occupent en alternance des jeunes qui fréquentent même très rapidement une crèche collective !  Etonnant, non ?  En matière de drague également. Lorsque les mâles prennent l’initiative, et oui ! ils se livrent à une parade collective. Démarche lourdaude, coup tendu, massif, ils vont et viennent en tentant d’allumer les femelles. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m’a fait penser au Carlton ! Que les pélicans m’excusent de ce sous-entendu peu flatteur, mais en lisant cette description, j’ai eu l’image d’un certain mâle qui a l’impudence de porter mon prénom.

Passons, m’étant promue zoologiste, je reviens à ma préoccupation première. Le pélican est l’un des plus lourds oiseaux capable de voler mais la Création a bien fait les choses. Il jouit d’un phénomène dit de pneumatisation : ses os sont évidés et ses poumons enveloppés de 5 « sacs aériens ». En s’emplissant d’air, ils donnent au pélican le poids idéal pour voler. Tout chez cet oiseau est bien pensé, la poche « gulaire » sous le bec par exemple l’aide à maintenir sa température constante lorsqu’il la déploie et l’agite. Il y a aussi l’onglet corné et coloré sur son bec qui sert de stimulus visuel à ses petits pour leur apprendre à picorer. Que me reste –il à vous dire ? Que les pélicans s’apparient pour ne plus se quitter tant que les petits ne sont pas élevés ? Rassurez-vous dès 75 jours ils peuvent voler !

Bon, pour finir cet exposé, je vous dirai que le pélican est un oiseau migrateur, l’hiver il file vers l’Afrique ou l’Inde, que ceux de Peyriac de Mer, tout laisse à penser que ce sont des spécimens qui se sont « fait la malle » de Sigean. Ce sont des pélicans à dos rosé (ça ne se voit pas sur la photo) originaires de Madagascar et de la Corne de l’Afrique. Sans doute ont-ils filoché en compagnie d’Ibis Sacré pour notre plus grand plaisir visuel.

Gorges-d-Heric--1-.JPG

Nous avons mis à notre planning également les Gorges d’Héric, les villages et leurs environs de Cessenon et Faugères et terminé par Gabian ! Voilà bien un village étonnant et à la pointe de l’innovation depuis des siècles. Ce village peut se targuer de posséder depuis 1605 le premier puits de pétrole de France, la Font de l’Oly. L’huile de naphte, sa première appellation, fut utilisée à des fins médicamenteuses par le prieuré de Cassan et les évêques de Béziers jusqu’en 1880. Cette exploitation devint industrielle et perdura jusqu’en 1950, ce furent 25000 tonnes de brut qui furent ainsi extraites.

P1030447.JPG

Aujourd’hui pour la production d’énergie, Gabian s’est tourné vers le solaire prolongeant ainsi une longue tradition écolo, l’école entre autre a ses toitures couvertes de panneaux solaires. Mais il y a mieux ! Imaginez qu’au XIIe siècle 5 moulins furent construits. Installés en enfilade le long de la pente, en relation avec un gigantesque bassin, Perlette et ses copines gouttes d’eau circulaient en souterrain successivement dans les moulins. Après le dernier, l’eau était dirigée vers un pré filtrant où elle était rendue potable pour être consommée par les habitants ! A Gabian, les évêques de Béziers n’avaient jamais que 8 siècles d’avance sur nous car c’est ce système d’assainissement de l’eau qu’utilise les allemands pour purifier l’eau potable que boivent les munichois ! Evidemment ce n’est pas dans un pré que l’eau est décantée, toute une vallée y participe !

Voilà quand même 2 jours bien remplis, vous en conviendrez.

Do

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:26

Mercredi dernier l’émission « Des Racines et Des Ailes » nous invitait à découvrir la Camargue.

vacares.jpg

Nous avons vu des coins surprenants, une faune, une flore « exceptionnelles » mais avec un hic de taille : si vous ou moi décidez d’y aller traîner vos guêtres : Niet !!!

Découvrir ! Ce n’est pas ça, découvrir.

Ce genre d’émission fait appel au mental or toute connaissance doit passer par les sens. Voir, toucher, sentir, écouter, goûter !!!

Réduire la découverte d’une région, d’un pays à un cours magistral, c’est quand même un peu fort. Il y a longtemps qu’en matière d’enseignement ce type de cours est dépassé, on y a ajouté les Travaux Pratiques !

Alors, je vous vous le demande, les TP, on les fait quand, dans ce genre d’émission ?

Et bien, jamais et tout ça au nom de la préservation de l’environnement !

Encore qu’en matière de préservation de la Nature, il y a un petit bémol du côté des seules personnes autorisées à fréquenter ces lieux !

Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de véhicules écolos, à défaut pourquoi ne pas utiliser le cheval ? En Camargue cela semblerait évident !

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Pour préserver les zones sensibles, ne pourrait-on proposer aux touristes des visites guidées à effectifs limités ? Comme pour visiter les grottes d’Altamira, de Lascaux par exemple !

Cela permettrait de faire connaître, sensibiliser, responsabiliser au lieu d’INTERDIRE.

Et puis imaginez ce qui se passerait si chaque région se mettait à définir ses zones protégées ?

Que deviendrons nous ?

PARQUES !

Nous serons parqués en ville.

Pour découvrir la Nature nous nous affalerons devant la télé, un diffuseur de parfum artificiel à portée de mains, un CD Nature et Découvertes dans les oreilles !

CD-Au-Fil-de-l-Eau-17104160-57201.jpg

Quel pied !

Do

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:37
Chapitre 2
Lorsque nous sommes venues pour la première fois en vacances dans les Landes, c’était dans les années 60, nous campions à Vieux-Boucau et le paysage que nous avions sous les yeux était enchanteur.
Lorsque la mer était démontée, c’était fréquent, nous nous baignions dans le « courant » ! Entendez par là, le déversoir naturel du lac de Soustons, vestige de l’ancien cours de l’Adour et qui était soumis à un phénomène de mascaret.                    C’était super marrant, avec ou sans bouée, nous nous laissions emporté par la force de l’eau qui nous entraînait sur plusieurs centaines de mètres.   Evidemment, tout dépendait de la marée et certains jours, selon l’horaire et ou  par grosse mer, il n’y avait pas de bains.                                                                                                      Mais à cette époque, tout le monde s’adaptait.                                                              S’il était impossible de se baigner, on allait se balader en forêt, faire du tourisme, découvrir l’environnement. Malheureusement de telles pratiques n’ont plus vraiment cours, aussi pour permettre aux touristes de se baigner en toutes circonstances (et surtout de rester sur place pour dépenser leurs sous) là où jadis on pouvait voir les moutons brouter et se balader entre landes et forêt de pins, a été creusé un lac marin !!!
Résultat des courses, plus de baignade dans le courant car le lac s’ouvre sur l’Océan par un barrage aux lâchers d’eau inopinés et dangereux.                                                          
Autre conséquence, il arrive que la baignade soit interdite dans le lac qui, asphyxié par la prolifération d’algues (et les cochonneries qui réapparaissent après les tempêtes), est déclaré insalubre !
Autre souci, la dune !  2-copie-1.JPG                                                                                                                                  Dans les années 60, Vieux-Boucau, petit village paisible, était encore protégé par un beau cordon dunaire et un peu de forêt. L’accès à la plage se faisait par une longue rampe qui escaladait la dune, avec à son sommet un seul et unique bistrot.                       Pas de promenade maritime, pas d’habitation.                                                             Rien, les oyats, le sable et en contre-bas, l’Océan !                                                  Seulement la tentation d’habiter au plus près de l’eau a été la plus forte et des villas ont poussé sur la dune, à ses pieds, là ou jamais aucun humain sensé n’avait songé à s’installer. Le résultat est dramatique !                                                                         LE LITTORAL AQUITAIN RECULE, entend-on dire.                                                  DES HABITATIONS SONT EN DANGER, il faut agir !!!                                              Ah oui ??? 
Est-ce donc si surprenant ?                                                                                                              Mais pourquoi devrait-on maintenant injecter des fonds à perte pour sauver ce qui n’aurait jamais dû exister, pour sauvegarder ce que l’on continue de construire alors qu’à quelques mètres la preuve du danger est une réalité tangible ?                                                                                                                                   Tout cela parce que certains ont voulu avoir les pieds dans le sable !         
                                                           

Ce que nous avons découvert à Vieux-Boucau nous a effrayées.                                     Un hameau fantôme sur la dune !  

                                                         3-copie-2.JPG                                                                                                                                         

Une promenade recouverte de tonnes de sable que des ouvriers municipaux dégageaient à coups de bulldozer.  

                                 4.JPG                                                                                                                                             

  Un quartier récent menacée par les sables et loin de la mer !

8

 

Tout cela à un coût exorbitant pour les finances publiques, pour les assurances et pourquoi, pour qui ?                                                                                                                              En majorité pour des personnes qui ont placé du fric dans des appartements qui se dégradent à vitesse grand V et qui sont loués au prix fort en saison touristique mais restent inoccupés dans l’année.    

             6.JPG                                                                                                                                            

Je vous le demande, en période de crise, alors que tous nos dirigeants grappillent de gauche de droite des « sous » sur notre dos, jusqu’à quand va-t-on continuer ainsi ?    

                                                                                                                                      Je crois que nous avons eu la réponse sous les yeux !                                             Jusqu’à ce que le Nature prenne les choses en mains et comme à Vieux-Boucau avale tout ce qui a été construit au mépris de ses lois !

Finalement c’est bien, c’est juste !

 

Do
   
                                                                                                                
 
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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:27

Toujours avec en toile de fond notre séjour basque, traquant les coins les moins arrosés entre Landes et Pays Basque, nous avons mis le cap sur Hossegor puis poussé jusqu’à Vieux-Boucau !                                                                                               L’article semble long mais je pense que le sujet le mérite, d’autant qu’il est applicable à d’autres lieux. Néanmoins pour ceux qui veulent aller droit au but, ils peuvent passer au volet 2 directement, quitte à lire le 1 ensuite !                                                           Chacun fait ce qui lui plait !

Première partie.                                                                                                                                       Une petite révision tant géographique qu’historique.                                           L’hydrographie :                                                                                                            Vieux-Boucau, autrefois Port d’Albret, pourrait être encore le premier port du littoral landais, à l’embouchure de l’Adour, si le fleuve n’avait été détourné en 1578 pour lui donner son estuaire actuel à Bayonne.                                                                              Vieux-Boucau signifie « vieille embouchure ».

1-copie-3.JPG

Autrefois, l'Adour se terminait par un delta. Grâce à des documents anciens, on peut suivre sa course capricieux. Il a souvent changé d'embouchure errant au gré de l'ensablement de son delta. En 910 une crue le dirige vers le nord par Soustons et Vieux-Boucau. En 1164 il perce la dune face à Bayonne puis retourne à Capbreton. En 1562 la ville de Bayonne, alors en déclin, obtient de Charles IX un accès direct à l'océan. C'est Louis de Foix qui, aidé par une crue providentielle de la Nive, fait réaliser la trouée vers l'océan dans laquelle le fleuve s'engouffra le 25 octobre 1578.                                                                                                                                       De cet ancien cours, il reste un chapelet de lacs ; Soustons, Hossegor, Seignosse etc.

La forêt :                                                                                                                   Aujourd'hui, la forêt des Landes est à cheval sur 3 départements et pour 9/10 est plantée en pins maritimes mais il existe localement, au sein de la forêt, des vestiges du boisement original de cette partie du Sud-ouest : chêne, aulne, bouleau, saule, houx principalement au bord des cours d’eau. Cette forêt-souche était vraisemblablement plus étendue jusqu'au milieu du Moyen Age, époque à partir de laquelle les défrichements liés à l'extension de l'activité pastorale et au besoin en bois de construction ont entraîné le recul des zones forestières.                                                                                                                                                      Il faut savoir qu’initialement la plus grande partie du territoire aujourd'hui occupée par la forêt des Landes était une zone humide, travaillée, possédée en commun jusqu'au XIX e siècle par une population d'éleveurs ovins. C’est le cliché type du berger landais sur échasses.

Le système est resté viable jusqu’à l’implantation massive des pins maritimes, parfaitement adapté à ces régions alors présentées comme des "colonies de l'intérieur", implantation décidée par les gouvernants de l’époque au XIX e siècle.                                                                                                                                              La volonté d'implanter la forêt est due à plusieurs raisons dont celle de fixer les dunes mobiles du littoral qui menaçaient les villages. Longtemps encore les paysans ont continué de pratiquer le gemmage, ces saignées que l’on fait sur l’écorce du pin pour en récolter la sève dans des petits pots fixés sur le tronc, puis cette activité emblématique a disparu face à la concurrence, entre autre, des produits pétroliers qui se substituent à la colophane et à l'essence de térébenthine. En 1990, après plus de 2000 ans d'existence, le gemmage disparaissait.

L’habitat :                                                                                                Historiquement, en dehors du bassin d'Arcachon et de l'embouchure de l'Adour, les villages landais n'étaient pas tournés vers la mer. Le littoral n'étant pas fixé, les dunes mobiles menaçaient d'ensevelir les villages. Un exemple célèbre est l'église de Soulac qui fut recouverte par une dune en 1756. C'est surtout au XXesiècle que se développèrent les stations balnéaires du littoral lorsque l’État a donné la possibilité aux communes qui le souhaitaient de créer des « fenêtres océanes ».

A suivre !

Do 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:21

La nature souillée même à sa porte, cela fait mal.

Ce type de découvertes en rando, ce n’est pas le top.

Devant ces trouvailles il y a plusieurs attitudes possibles : râler, râler et laisser en place, râler et ramasser, regarder au loin pour ne plus voir. Nous avons pratiqué les 3 premières pour finalement opter pour un ramassage hebdomadaire systématique dans un périmètre défini !

Défini parce que, quand même, nous ne sommes pas, tout à fait, zinzin !

 

Pendant un temps nous fûmes pleines d’illusions d’autant que nous avions fait des émules.

Les opérations de ramassage étaient plus rapides et nos sacs bien moins lourds. Nous en étions arrivées à rêver d’organiser avec quelques bonnes volontés du quartier une opération nettoyage de plus grande envergure.

Aujourd’hui nous doutons.

Trop, c’est trop !

Déjà il y eu la découverte dans notre rue d’un tas de déchets verts, sur le bord du chemin ! La déchetterie est à 2 pas et celui qui les avait déposés là avait fatalement un jardin. Pourquoi ne pas les stocker dans un coin !

Quelques jours plus tard, dans la Ciurède que nous avons plusieurs fois appropriée, quelqu’un s’est soulagé sur le petit chemin, à la vue de tous et en laissant là la marque de son indélicatesse !

Même en pleine nature notre chien a l’idée de se mettre à l’écart pour faire ses besoins et il n’est pas le seul, le labrador de notre amie agit de même.

Comment peut on se comporter pire qu’un animal ?

Ebony-et-Virgile.JPG

En fait il n’ y a pas que les vaches qui laissent des bouses au milieu du chemin !

Nous ne sommes pas repassées par le petit bois, les déchets y ont prospéré mais l’herbe y a poussé. Si d’autres personnes « ont posé culotte », envisager un nettoyage n’est pas sans risque !

 

Jusqu’où peut on considérer que l’on fait ce qui doit être fait ?

Allons nous continuer à collecter les déchets ou renoncer ?

 

190px-McDonald_svg.pngAvec l’afflux touristique nettoyer devient trop compliqué et je tire mon chapeau à ceux qui ont en charge le nettoyage des promenades maritimes. En quelques jours, vacances de Printemps obligent, les pelouses d’Argelès sont devenues de vrais dépotoirs.

Il me vient une idée tout en écrivant : et si l’on faisait payer une éco taxe à tous ceux qui achètent chez « Mac Do », « Quick », « Big Burger » et autres fast food ?

Et si l’on étendait la mesure à tous ceux qui consomment de la Bière, fument puis balancent leurs canettes et emballages de cigarettes après usage ?

 

Cela permettrait peut être de créer des emplois !

 

En ce qui nous concerne, sans doute allons nous dans le meilleur des cas surseoir et attendre que l’été, même si cela fait long, soit terminé pour reprendre nos éco-randonnées.

 

Do

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:57

En ce moment l’écologie a le vent en poupe.

Toujours est il que nous nous interrogeons depuis pas mal de temps sur la meilleure attitude à adopter pour ne pas compromettre davantage le fragile équilibre de la Planète.

Je dois dire qu’aujourd’hui, vu le contexte j’ai déjà un début de réponse : sortir du nucléaire !

Mais ce sera pour une autre fois. Peut être !

Peut être car il faudrait, à défaut de trouver d’autres sources d’énergie, restreindre nos besoins et ce n’est pas gagné !

En ce qui nous concerne, pour protéger notre environnement nous essayons simplement d’avoir une conduite respectueuse. Nous emportons nos déchets, voir ceux des autres, nous ne laissons pas de mouchoirs encore moins de PQ derrière nous, nous ramassons systématiquement les crottes du chien, photographions les végétaux qui nous séduisent et nous ne prélevons aucun animal même plus les têtards, c’est dire !

Ils furent pour nous d’excellents supports pédagogiques mais nous ne sommes plus en fonction et c’est interdit.

INTERDIT !

Voilà le mot qui coince !

 

120px-Zeichen_267_svg.pngSous prétexte de protection de l’environnement, on définit de plus en plus de parcs régionaux, nationaux, de réserves naturelles, de « grands sites » où tout est réglementé, c'est-à-dire où les interdits foisonnent !

 

Finalement vu tout ce qui est défendu au nom de la préservation des espèces sauvages, nous pouvons nous demander pourquoi l’humain est encore autorisé à pénétrer dans ces zones car en matière de dégradation, il est champion.

Ce qui nous donne « la haine », c’est que chaque interdit est systématiquement accompagné de la même formule « sauf ayant droit », et c’est fou ce qu’il y en a !

Au nom de ce principe de préservation nous sommes donc interdites de randos dans certaines zones comme les réserves naturelles puisque les chiens y sont interdits, même en laisse. Cela ne semble pas biler grand monde vu le nombre d’entorses au règlement que nous constatons mais en ce qui nous concerne, nous respectons car dès que nous transgressons, nous nous faisons pincer ! Et il est très désagréable de se sentir pris en faute.

Juste une anecdote !

En décembre nous redescendions du Balatg sur les flans du Canigou, Virgile en laisse comme l’exigeait le règlement. Nous sommes tombées sur des randonneurs qui nous ont fait remarquer notre stupidité en le voyant attaché. Notre réponse les a fait rire : il est interdit de laisser les chiens divaguer. Un peu plus bas, Noël approchant, nous n’avons pu résister à la tentation de cueillir UNE branche de houx. Que croyez-vous qu’il arriva ? Nous nous sommes faites remonter les bretelles par deux bonshommes au motif qu’il est interdit de prélever des végétaux sur le « Grand site » du Canigou, par contre leurs 2 chiens étaient libres !

Voilà pourquoi, nous ne prenons pas de risques mais pestons contre ceux qui n’ont rien à faire des règlements.

Il arrive même que la fureur nous égare. Et oui !

Ainsi, nous avons parsemé la piste que nous remontions péniblement sous le cagnard de quelques grosses pierres, exaspérées de devoir respirer les gaz d’échappement de 4/4 pourtant interdits.

Piètre satisfaction mais satisfaction quand même, pour passer, ils ont eu à lever leurs popotins de la voiture afin de libérer la voie. !

 

Il y a donc d’un côté les espaces protégés et les autres qui sont pourtant souvent très beaux mais accessibles au plus grand nombre. Il faut bien reconnaître que pour aller randonner dans la Vallée des Merveilles, par exemple, il faut quand même être en bonne forme physique.

Ces lieux « communs » du fait de leur facilité d’accès sont bien souvent désolants de saleté. On y trouve de tout, des canettes de bière, des paquets de tabac à foison, des vestiges de pique-nique mais aussi des « encombrants », style vieux matelas que tu en frémis d’horreur en pensant qu’il y a peu des humains dormaient là-dessus !

Nous, nous aimerions que l’on admette que ce ne sont pas les chiens qui sont indélicats mais leurs propriétaires parce que si l’on va par là interdisons aussi les bébés ! Les couches abandonnées sur la plage, les parkings, voilà qui est indisposant.

 

220px-Marcellus_Shale_Gas_Drilling_Tower_1_crop.jpgNe pourrait on avoir un peu plus de tolérance d’un côté et être un peu moins laxiste de l’autre. Que va-t-il se passer si d’ici peu, tout ce qui n’est pas protégé devient un immense dépotoir ?

A quoi serviront ces sanctuaires lorsque tout sera pollué ?

Combien de temps survivront-ils cernés par la saleté, par les outrages que les hommes font subir à notre Terre pour lui soutirer ses richesses.

En Ardèche existe un parc régional aux règles draconiennes. Il y est interdit de toucher les animaux, les végétaux. Même y écraser une fourmi est interdit stipulait un de ses administrateurs lors d’une émission télévisée !

Grotesque car qui peut être sûr de n’avoir jamais croisé par mégarde la route d’un de ces insectes.

Ce parc aujourd’hui protégé de l’intrusion des chiens a été survolé par le nuage nucléaire japonais, comme d’autres Parcs et Grands Sites.

Certes c’est totalement inoffensif nous dit-on mais les fuites d’éléments radioactifs n’étant pas prêt de s’arrêter, cela risque de recommencer si ne n’est pas encore fait et à la longue d’avoir un impact désastreux sur l’Environnement !

Alors y’en a marre des interdits qui sanctionnent les moins nuisibles d’entre nous, interdits qui, par-dessus le marché, se révèlent complètement inopérants dès que des enjeux financiers sont en cause. En Ardèche toujours, notre HAUTE AUTORITE n’a t’elle pas donné le feu vert à l’exploitation du gaz de schiste, exploitation qui a dévasté des régions entières aux USA ?

 

La Terre est notre bien à tous et tout ce qui est dans la nature est beau et a droit au respect car a sa raison d’être même la mauvaise herbe. Qui l’a qualifiée de « mauvaise » d’ailleurs ?

220px-Geranium_robertianum1003.jpgC’est joli un jardin lorsque tout ce qui y pousse est arrivé « spontanément ». Dans le nôtre il y a des Poireaux sauvages, de l’Ail des ours, des Papyrus, des Géraniums de Robert, du Plantain lancéolé, un pied d’Acanthe et pour couronner le tout, de l’Asparagus, comme chez le fleuriste !

Rien de tout cela n’a été planté, le vent, les oiseaux nous les ont offert et cela résiste bien mieux que tout ce que nous avons acheté en jardinerie. Pourtant ce sont des « mauvaises herbes » !

 

 

C’est à nous, les pékins lambdas, de nous réveiller.

Interpellons nos élus sur ce qui nous paraît incohérents et commençons par agir à notre porte pour protéger notre environnement immédiat.

Si je n’ai pas de solution miracle, il y a des pistes que nous pouvons suivre.

Marcher, pédaler et oublier de temps à autre la voiture, la moto ou les quads !

Ramasser les déjections canines et maintenir les chiens en laisse, ce n’est pas trop dur et évite bien des désagréments selon les situations.

Utiliser les déchetteries même pour les déchets verts. Chez nous la déchetterie est à 2 pas mais des indélicats utilisent la Ciurède (bois de chênes liège) voisine comme dépotoir pour leurs branchages !

Résister aux implantations inconsidérées de zones d’enfouissements de déchets dont on ignore la toxicité à long terme, à l’installation d’émetteurs, d’antennes, de lignes HT, THT etc. qui sont gravement nuisibles pour la santé.

Nous pouvons rester vigilants et nous inquiéter de tous ces produits que l’on utilise dans l’agriculture. Si chaque année nous sommes alertés sur la raréfaction des hirondelles, celle des abeilles qui de surcroît sont malades, comment s’en étonner lorsque l’on voit, par exemple, que les pêchers sont traîtés en pleine floraison. Ces pratiques ne gênent pas grand monde mais par contre « on » diabolise de plus en plus ceux qui pratiquent l’agriculture bio ou bio dynamique !

Nous avalons une nourriture souvent dommageable pour la santé. Mais ne sommes nous pas responsable de cet état de fait. Quelle(e) cochonnerie(s) peut bien renfermer ce beurre toujours mou qui existe sur le marché ? Tout cela pour le rendre facile à tartiner ! Le beurre, toujours, est souvent jauni artificiellement par adjonction de béta carotène parce qu’il se vend mieux. A qui la faute ?St-Guillem-de-Combray-25-janvier-2011-copie-1.jpg

C’est à nous, par notre comportement, de montrer la voie.

Peut être arriverons nous alors à mettre un frein à tous ces interdits qui nous pourrissent la vie.

Do

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 16:51

Il faudrait que l’on m’explique, je ne comprends pas !

Quoi, Me direz-vous ?!

Et bien, plein de choses.

Voilà.

 

J’ai toujours été passionnée par la géographie. Dès l’école primaire cette matière a été pour moi une bouffée d’oxygène, un moment d’évasion. Je m’étais même inscrite en licence de géo en Fac mais mener de front des études et être instit c’était mission impossible !

Bon !

Toujours est-il que j’aime cette matière et tout ce qui y est associé. La géologie, la tectonique des plaques, la dérive des continents, tout cela est passionnant et a contribué à me fait sentir la fragilité de la condition humaine face aux phénomènes géologiques, climatiques.

 

Il y a donc plein de choses que je ne comprends pas lorsque je vois tout ce que les hommes peuvent inventer pour fragiliser un peu plus leur condition de survie sur la Terre.

 

Prenez Dubaï avec ces îles artificielles dont celle en forme de palmier, ces tours gigantesques pour milliardaires. Je ne saisis pas et je ne me place pas sur le plan « politique » ! Géologiquement le coin est instable, d’ailleurs le tremblement de terre qui avait dernièrement secoué l’Iran y a été ressenti, n’ont-ils pas imaginé ce qui adviendrait en cas de séisme et de tsunami ?

 

 

220px-The_Great_Wave_off_Kanagawa-copie-1.jpg

 

Notre Terre est vivante, les zones à risques y sont donc innombrables, impossible d’en dresser l’inventaire mais lorsque la Chine a entrepris de construire le Barrage des 3 Gorges, j’étais abasourdie. Non seulement l’impact de l’ouvrage sur l’environnement s’annonçait dramatique mais en plus il est situé à proximité d’une faille sismique ! Malpasset à la puissance 1000 peut être !!!!

Cela s’est pourtant fait au mépris de toutes ces considérations, sans doute parce que là-bas comme ici les hommes ont tendance à penser que le danger ne concerne que les autres !

D’ailleurs si l’on regarde en France et plus précisément vers la plaine d’Alsace, nous avons en pleine zone de failles, une centrale nucléaire, celle, fort contestée, de Fessenheim !

Certes depuis 1356, date où la ville de Bâle avait été entièrement détruite par un tremblement de terre, il n’y a pas eu de séismes majeurs à déplorer, il n’en reste pas moins vrai que le fossé Rhénan est un Rift avec tour ce que cela sous-entend !

Il n’y a qu’à voir ce qui vient d’arriver au Japon.

Et là, vraiment, je ne comprends plus, mais plus rien du tout !

Situé à cheval sur 4 plaques tectoniques (Pacifique, Nord américaine, Philippines et Eurasiatique), le Japon compte de nombreux volcans actifs et 1/5 des tremblements de terre du globe s’y donnent rendez-vous, tous avec des magnitudes égales ou supérieures à 6. D’ailleurs hier, un japonais racontait que lorsque la secousse a commencé à s’éterniser il avait cru que c’était « le Big one », ce qui laisse à penser que la population s’attendait au pire et que le pire est donc à venir !

Mais alors pourquoi ce gigantisme dans la construction ?

Savez-vous que Tokyo compte dans les années à venir se doter d’une tour baptisée « M.O.T.H.E.R » de 1321m (220 étages) et que pour 2050 se profile le projet le plus fou, à savoir « X speed 4000 », une tour de 4000m. En admettant que ces constructions résistent au « Big One », qu’adviendrait il si l’alimentation électrique était défaillante ! Plus de climatisation, d’ascenseurs !  Car on le voit aujourd’hui le nucléaire, ce n’est pas le top !

 

235px-Shinjuku_2006-02-22_a.jpg

J’avoue n’avoir jamais réfléchi à la production d’électricité au Japon et c’est avec effarement que j’ai découvert le nombre de centrales nucléaires dans ce pays. Certes la place manque ; le Japon est plus petit que la France (377835 km2 contre 543965 km2) et 2 fois plus peuplé mais il est tout de même étonnant que ce pays fragilisé géologiquement et marqué dans son histoire par le nucléaire (Nagasaki et Hiroshima) ait choisi de telles options !

 

Dernier point d’incompréhension : le peu de cas que nous tirons des leçons du passé. Entendant un correspondant de presse au Japon parler de la possibilité d’émanations radioactives suite à l’accident dans l’une des centrales touchées par le tsunami, j’ai été stupéfaite de constater qu’il se disait rassuré, les vents leur étant favorables car soufflant vers lePpacifique. Quel cynisme vis-à-vis de ceux vers qui ces émanations se dirigent, sans compter que les vents changent fréquemment d’orientation.

Bon, enfin, pas de problème en ce qui nous concerne, même si nuage il devait y avoir, tout s’arrêterait à la frontière !

Mais ne me demandez pas laquelle !

 

Non, vraiment je ne comprends pas trop ce qui se passe et j’ai bien peur que malgré l’opposition que se manifeste nous ayons droit à l’exploitation du gaz de schiste, à la prospection pétrolière au large de la Guyane.

Avions nous vraiment besoin d’offrir à des sociétés américaines d’autres terrains de jeux vu les dégâts causés à leur environnement en traquant le gaz et le pétrole de schiste ? Peut on faire confiance à BP qui a si bien souillé le Golfe du Mexique.

Si j’osais je dirais que le Mal est à l’œuvre et que ceux qui tapent à bras raccourci sur les nuisances de certaines technologies comme c’est le cas pour les éoliennes devraient vraiment y réfléchir à 2 fois. Pour ce qui est de la France, nos 58 réacteurs nucléaires devraient largement suffire à notre malheur.

Même obsolète une centrale nucléaire présente toujours du danger.

 

A une époque où l’on prône le 100% sécurité et où l’on déclare la guerre aux bactéries qui sont pourtant à l’origine de nos si délicieux fromages, c’est quand même bizarre de nier le risque que représente la fission de l’atome.

A moins que l’horrible odeur du Munster ne soit une nuisance olfactive majeure !

 

220px-Operation_Upshot-Knothole_-_Badger_001.jpg

 

Do

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:51

Voilà,

Nous avons quelque peu tardé à vous l'annoncer mais il semblerait que le printemps soit tout près d'éclore !

Chez nous, il y a quelques jours, les premiers passages de cigognes ont été repérés et en Bourgogne ce sont les grues qui ont été vues et entendues.

Voici un beau vol saisi par notre amie Kaja à Maillot !

 

 

2010-jardin-017.jpg

 

 

Belle soirée à tous.

 

Do

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