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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 20:26

Conduite vertueuse

 

Lorsque nous allons être sortis de cette mauvaise passe, cela finira bien par arriver, Gaïa respirera mieux mais je pense que nos gouvernements, économistes et « tutti quanti » auront vite fait d’oublier la leçon qui vient de nous être infligée. Peut-être ne seront ils pas seuls !!! Nous sommes rentrés dans le mur de plein fouet et si c’est à des degrés moindres, nous avons tous notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

Pourquoi ?

Certes nous ne sommes pas, c’est un exemple parmi d’autres, les instigateurs de ces délocalisations massives qui ont détruit nos outils de travail, nos savoirs faire et conduit les multinationales à faire de la Chine le premier importateur de la majorité des produits que nous utilisons.

Une ligne directe Paris Wuhan a même été ouverte. Néanmoins si nous avions été plus vigilants et moins sensibles au moindre coût en faisant fi de la qualité, nous aurions peut-être pu freiner la fuite en avant et nous ne nous serions pas fait dans le même temps les complices de ces esclavagistes des temps modernes qui ont utilisé éhontément les enfants pour amasser toujours plus de profit.

Sans vergogne nous avons pillé les ressources minières de pays pour disposer de ces minerais rares si utiles à notre appétit de consommateurs insatiables.

Nous les avons pollués ne leur laissant pour survivre que des terres exsangues comme en Guyane où pour extraire l’or la pollution au plomb et au mercure atteint des taux considérables et touche une population déjà très fragile et fortement marquée par les ravages de l’esclavage ! Aurons nous avoir le cran au sortir de cette crise de ne plus changer de téléphone portable tous les quatre matins ?

Allons nous renoncer à polluer les mers et les océans avec tous ces tankers, porte-containers qui acheminent des confins de la planète des produits dont nous avons les équivalents, je pense au Miel de Manuka ou aux baies de Goji mais c’est exactement le même phénomène pour les fruits et légumes !

Quand les haricots verts nous arrivent du Pérou, quel bénéfice pour notre santé et quel impact environnemental ? Je peux admettre qu’il soit tentant de manger des fraises en février mais franchement ce désir peut-il résister à une analyse poussée ; énergie dépensée pour chauffer les serres (en France), mers de plastiques installées jusque dans des zones protégées en Espagne (Parc naturel de Donana), sols lessivés par des polluants de toutes sortes et aussi secs que des « pets de coucou » !

Manger local et de saison a plus d’un avantage.

Si cela est moins gouleyant au palais c’est infiniment meilleur pour la santé et le porte-monnaie car plus une nourriture est saine plus son pouvoir nourrissant est important et la quantité pour être rassasié est moindre ! Les vitamines et sels minéraux résistent mal au transport, au temps, nous devrions ne plus l’oublier !

C’est aussi une manière de faire vivre l’économie locale, de créer du lien ne serait-ce qu’en adoptant dare dare la monnaie locale !

La preuve de ce que j’avance nous l’avons sous le nez en ce moment ; qui sont ceux qui livrent, font du portage à domicile ? Les plus petits !

Lesquels augmentent leur chiffre d’affaire mais refusent de livrer, voire ferment les « Drive ». Les grosses enseignes !

Aurons nous compris la leçon et renoncer à enrichir les armateurs en désertant leurs mégas paquebots qui jamais ne coupent leurs moteurs et polluent à tour de bras.

Et après « on » nous dit que notre vieille guimbarde est une plaie pour l’environnement !

Et si nous restions chez nous ? On pourrait même aller à la mer en boudant tous les trucs flottants et polluants qui pullulent sur les plages et gaspillent de l’énergie !

Evidemment nous n’avons pas été aidés, il y a eu des « complicités » comme ces ministres successifs de la santé qui avec l’aval de la Sécurité sociale ont permis que bon nombre de médicaments soient fabriqués dans des laboratoires étrangers (Inde, Chine) allant jusqu’à entraîner des ruptures d’approvisionnement dramatiques.

Que dire du marché très lucratif de ces génériques et des problèmes qu’ils entraînent, conditionnement, enrobage, sécabilité … différents ? La Sécurité sociale n’hésite pourtant pas à pénaliser médecins et patients qui les refusent. 

Pour finir j’ajouterai que nous devons aller plus loin et sortir de la dépendance du tout technologique, réapprendre à communiquer autrement que par les réseaux sociaux, revenir à une échelle humaine pour TOUT car imaginez que les sources d’énergie, LA source principale, l’électricité, viennent à manquer.

Que se passerait-il si un méga bug affectait la production d’énergie. Les vignes par chez nous sont de plus en plus mécanisées, les terres remembrées couvrent des surfaces considérables et nécessitent des engins monstrueux, la traite de troupeaux de plus en plus importants de vaches est entièrement mécanisée ! La main d’œuvre est inexistante pour vendanger, labourer, traire … les savoirs faire sont souvent perdus.

Les seules qui actuellement ont une chance de tirer leur épingle du jeu sont les artisans !

On ne sait même plus parfois raconter une histoire à son enfant sans le support d’un livre ! Conter pourtant quel bonheur quand l’imaginaire est bien vivace.

Si je ne suis pas voyante extra lucide, ce qui nous est arrivé là, je le savais depuis déjà pas mal de temps, rêves, manifestations sonores, flashs visuels. Sans être vraiment préparées nous savions sans équivoque que quelque chose était en germe.

J’espère juste que nous allons tirer la leçon de cette crise et vraiment faire machine arrière car je crains que dans le cas contraire on nous en mette une couche !

Et là cela fera vraiment mal, j’espère juste que cela attendra mon futur centenaire, égoïste ? Non je ne crois, j’essaie de faire au mieux pour ne pas impacter la Planète, nous tendons vers la Sobriété Heureuse !

Merci Pierre Rabhi !

Dominique

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 20:38

Mesdames, messieurs,

Depuis quelques années à chaque élection c’est le casse-tête ! Comment faire le bon choix, celui qui ira dans le sens du meilleur pour tous ? Question épineuse d’autant que je suis obligée de poser ce constat lamentable … extrême gauche (j’étais jeune), gauche, droite, sans étiquette … finalement je me suis toujours fourvoyée. Il y a bien une option que je n’ai jamais choisie mais là c’est rédhibitoire. Jamais !

Aujourd’hui la situation mondiale n’est pas brillante, c’est un euphémisme et le temps nous est compté. Il se pourrait bien qu’un jour notre Terre n’en puisse plus de nous supporter. J’ai donc réfléchi à ce que je souhaiterais voir mis à vos programmes en fonction de quoi je pourrais me déterminer en matière de vote de manière plus éclairée.

Économie

J’aimerais voir adopter comme l’ont fait de très nombreuses régions européennes (donc françaises également) une monnaie locale … parce qu’elle ne permet pas de thésauriser (elle doit circuler impérativement), parce qu’elle favorise le commerce local, les entreprises de proximité. C’est une monnaie solidaire qui permet aux citoyens de se réapproprier le pouvoir d’agir, de décision. Elle permet de tisser du lien social, favorise la réinsertion des plus faibles. Cela ne peut être qu’une idée intéressante puisque même la Suisse l’a adoptée ! (voir film « Demain » ou « Sacré croissance de Marie-Monique Robin).

Habitat, énergie

En matière d’habitat, garder des villes et villages à taille humaine, cesser de les agrandir en périphérie et réhabiliter l’habitat des centres villes désertés. Occasion pour les personnes n’ayant pas les moyens d’accéder à la propriété de trouver à se loger aisément, ce que ne permet plus le développement incontrôlé de Airbnb.

Favoriser les projets visant à construire des maisons à énergie passive et assortir l’obtention du permis de construire à l’implantation de panneaux solaires en auto consommation (inutile d’enrichir un peu plus ENEDIS) chaque fois que l’orientation est propice afin de permettre de réduire la consommation des énergies fossiles. Installer des ombrières photovoltaïques, des capteurs solaires installés pour alimenter en électricité les équipements publiques.

Social

Dans le même but recentraliser les lieux de vie dans les villes et villages en en finissant avec le "syndrome de la rousquille" qui fait la part trop belle à la voiture. Cela permettrait aux personnes « fragiles » (enfants, personnes âgées), aux personnes non motorisées de faire vivre les cœurs de villes et pas seulement d’y attirer les touristes. A ce propos une résidence senior par commune serait plus que bienvenue surtout pensée de manière à accueillir de jour les personnes en perte d’autonomie.

Environnement

Lancer une vraie réflexion sur un type d’habitat moins impactant pour l’environnement et ne plus rien construire en zones inondables (qu’elles soient dans des lits secondaires ou occasionnels). Les bassins d’orage ne règlent rien sur le long terme et ce mode de construction déplace le problème.

Que l'on cesse de détruire les terres agricoles et que l'on arrête avec l'hypocrisie des dénominations "ferme photovoltaïques" ou "ferme éolienne".

Que l’on oublie plus que CONSOMMER LOCAL, DE SAISON, EN CULTURE BIO OU RAISONNÉ est la seule façon de préserver notre Terre et donc tout ce qui est, nous inclus donc ! 

Citoyenneté

En matière d’éducation à l’environnement j’aimerais :

  • que soient mis en service des zones compostage collectifs, partout où cela est possible.

  • voir chaque commune adopter la fin de l’éclairage nocturne (bureaux, commerces, éclairage public), source de pollution lumineuse nuisible à la faune et à la flore et source de gaspillage.

  • Que soit organisé à intervalles réguliers des actions solidaires et régulières pour entretenir l’environnement urbain et rural.

En bref que les futurs élus s’engagent à ce que chacune de leur décision nous amène, nous les citoyens, à entrer dans la décroissance pour à goûter à la sobriété heureuse.

Merci

L’écritoile

 

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 17:43

Un petit saut sur Montpellier, trois petits tours dans les environs et Pof ! une super soirée !

Ça vous épate, hein !

Gardons le meilleur pour la fin et commençons par deux « idées découvertes », enfin, je l’imagine !

Ambrussum et le château de Faugergues, cela vous tente ?

Ambrussum, site archéologique d’importance est accessible librement au public, doté d’un musée, tout est entièrement GRATUIT. Un parcours de découverte, inséré dans le parcours Courbet, balisé et ponctué de panneaux explicatifs permet d’appréhender les lieux. Dès le VIIe siècle av JC le site était occupé par les Volques, peuple gaulois qui avait déjà bâti là une ville d’envergure.

Commerces, boutiques, réseau de rues pavées, toujours en place aujourd’hui, c’est une ville clé en main que les romains ont trouvé.

Desservie par la Via Domitia les romains la dotèrent d’un relais routier dont on peut encore maintenant apprécier l’ampleur, auberges, forge, bains publics, sanctuaire et si les remparts sont encore très évocateurs, la vedette en est le Pont Ambroix.

Il a sauvé des « Vidourlades » (c’est ainsi que l’on nomme les crues du Vidourle) une de ses 9 arches et nous permet encore aujourd’hui d’apprécier la maitrise technologique des romains.

Éperon bâti en amont de chaque pile, ouïes rectangulaires pour limiter la pression des eaux en cas de crues, le pont ancré sur le massif rocheux là où ce dernier est au plus près de la berge desservait les alentours d’Ambrussum, ville jalon implantée sur les 556 kilomètres de la Via Domitia.

Quant au château de Faugergues nous avons visité principalement les jardins. De nombreux arbres remarquables sont à découvrir dont un oranger des osages.

Baptisé ainsi ce n’est absolument pas un oranger, seule l’allure des fruits peut prêter à confusion. Arbre utilisé par les indiens de la tribu osage pour fabriquer leurs arcs et confectionner des teintures avec la pulpe des fruits, l’oranger des osages nous vient d’Amérique.

Si la balade dans les jardins est très plaisante, nous nous sommes régalées en découvrant l’Oasis citadine !

Il s’agit de potagers collectifs accueillant des plantations en permaculture. Entretenus par des bénévoles nous avons pu y découvrir un lieu d’accueil ouvert à tous, avec coin bistrot, poulailler et différents types de plantations qui nous apprennent comment potentialiser le rendement rien qu’en mélangeant les cultures sur un même espace.

Les racines de certaines plantes saisonnières préparent le sol à celles qui suivront, certaines aux vertus répulsives protègent les plus sensibles des insectes, les plus touffues abritent les chétives des ardeurs de la météo … Engrais et insecticides naturels, comment manger bio, local et de saison, recyclage des déchets, voici bien le lieu idéal pour comprendre comment faire pour produire et consommer dans le respect de notre Terre et pour notre bien.

Ces deux visites accomplies nous avons gagné en nous délectant d’avance le Zénith de Montpellier où nous avions rendez-vous avec Muriel Robin ! Et toc !

Sacrée bonne femme !

Pendant deux heures nos zygomatiques ont été mis à rude épreuve !

On rit, évidemment, mais pas uniquement car si pour ce spectacle Muriel Robin reprend ses sketchs cultes, elle les a quand même revisités, l’actualité du moment s’y invite avec humour, verve comme pour ce sketch qui met en relief la grande richesse qui se cache derrière les onomatopées dont bien souvent nous enrichissons nos discours. Et Paf ! une calbote à Trump au passage. Piuw ! Pan ! Coups de feu nourris en hommage à Kirk Douglas.

Mais Argh ! un seul bémol à cette soirée, le parking ! Le grand bazar et même si la « maison poulaga » orchestrait la circulation on ne peut pas dire que cela ait servi à quelque chose. 4000 spectateurs, environ 2000 véhicules ! Nous avons pris notre mal en patience dans le plus grand calme, encore sous le charme et dans les bonnes énergies de cette soirée !

Allez pour le plaisir, cadeau !

Do

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 20:08

Ras le bol de votre métier, tentez le safran !

Vous pouvez toujours faire comme nous, anticiper et si ce n’est pas possible il y a aussi la reconversion, plus ou moins radicale.

Un de nos collègues enseignant, après s’être donné corps et âme à son métier et y avoir laissé une bonne part de ses illusions, tout en restant fidèle à la Culture, est passé à celle du … safran !

Le safran est obtenu par la culture du Crocus sativus L, qui comme son nom l’indique appartient à la famille des Crocus. Les bulbes sont stériles, ils ne donnent pas de fruit, mais après la floraison ne meurent pas pour autant. Un nouveau germe se forme au dessus du précédent qui va constituer une enveloppe chargée de le protéger.

L’été rien ne distingue vraiment un terrain mis en culture, c’est à partir de septembre que commencent à pousser ce que l’on peut tout à fait prendre pour des touffes d’herbe vigoureuse, vient ensuite la récolte vers la mi octobre lorsque les fleurs éclosent. Chaque pied

peut porter jusqu’à 8 fleurs lorsque la floraison est au maximum, petit à petit le rythme ralentit. Reste cependant que cette culture exigeante demande de passer tous les matins vérifier les plants scrupuleusement pour procéder à la récolte qui n’a rien d’une sinécure.

Le geste doit être précis pour libérer la fleur sans l’abîmer quant à l’émondage ensuite pour ôter les 3 stigmates rouges du pistil, je ne vous en parle même pas. Juste un chiffre pour se faire une idée du travail, il faut 150 000 fleurs pour obtenir 1 kilo de safran.

Une épice qui comme le vin a un goût qui diffère d’un site de production à l’autre, question de terroir et si le Crocus sativus L a une origine méditerranéenne certaine il est cultivé sous des latitudes variées aujourd’hui !

Nombreux sont ceux qui se lancent dans l’aventure d’ailleurs à ce propos et si vous avez besoin de précisions autres que celles que je

vais vous donner ici, je ne saurais trop vous conseiller la lecture du roman « Les moutons Noirs » de Frédérique Longville paru aux éditions du Net et disponible aussi tant à la Fnac que dans n’importe quelle librairie, même Amazon (on s’excuse!!!).

https://www.leseditionsdunet.com/roman/3363-les-moutons-noirs-frederique-longville-9782312036526.html

Au chapitre pratique, sachez déjà que le terrain n’a pas besoin d’être immense et c’est tant mieux parce qu’autrement il y a de quoi se fusiller le dos, les genoux, c’est déjà bien assez fatigant comme cela.

Dans le cas de la safranière que nous avons visité tout a commencé par une opération de démaquisage, même si le terme maquis n’est pas locale.

Ensuite il a fallu remonter les terrasses effondrées ce qui demande une certaine connaissance et la pratique du travail de la pierre sèche avant de recréer un réseau d’écoulement des eaux de ruissellement du genre de ce qui a été créé par les Templiers dans les vignobles du Banyuls voisins.

Depuis il a été nécessaire de décaisser les terrasses sur une profondeur d’environ 20 centimètres et de remblayer de sable les surfaces dégagées pour drainer le sol recouvert de terre ensuite.

Lorsque tout cela est fait reste à planter les bulbes et à affiner sa technique au fil des ans.

Aujourd’hui après différents essais notre ami privilégie l’emploi du BRF (Bois ramifié Fragmenté) pour favoriser la production d’humus sans avoir à utiliser de fertilisant !

Ce bois broyé très finement limite la déperdition d’humidité et les opérations de désherbage tout en faisant office d’engrais. Autant dire que ce safran est bichonné et soigné sans aucun produit chimique (l’emploi des huiles essentielles est envisagé) mais en combattant selon les principes homéopathiques le mal par le mal. Des champignons contaminent le sol ? qu’à cela ne tienne d’autres vont les éradiquer après ensemencement de la zone infectée !

Enfin le safran est plus qu’un épice, c’est une ressource inépuisable de bienfaits pour la santé. Du bêta-carotène comme anti-oxydant pour lutter contre le vieillissement cellulaire, du fer pour un sang riche en hémoglobine, du magnésium contre le stress, l’anxiété, les crampes. Contenant du safranal il est analgésique et il stimule la digestion en agissant sur notre foie !!!

Bon, j’arrête la à vous maintenant de laisser parler votre imagination. Juste quelques pistes car son emploi ne se réduit pas à la paella. Vous pouvez l’incorporer dans n’importe quel plat de poisson, dans des risottos, dans une pâte à brioche maison à déguster avec du foie gras, dans un thé ou simplement en mettre une pointe sous la langue. Et si vous êtes dans le coin, faites un crochet au magasin « les potagers bios du tech » à côté des piscines Coral dans la zone artisanale de Laroque des Albères, Vincent vous dira tout ce que je ne vous ai pas dit sur le safran de notre ami avant de vous en vendre !
http://www.potagers-bio.fr/

Do

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 17:08

Non loin du site de Vulcania se trouve un autre lieu emblématique du Puy de Dôme, le volcan du Lemptégy.

Jadis exploité pour ses scories dont les usages sont multiples, cela va des Ponts et Chaussées au jardinage en passant par ce qui touche au sanitaire, au chauffage, toute activité y a cessé en 2006.

C’est en 1945 que l’exploitation du site a démarré, la France était à reconstruire et les pierres extraites de cette carrière possédaient des propriétés avantageuses, solidité, légèreté, de quoi reconstruire vite et bien. De très nombreuses villes de Normandie lui doivent leur renaissance. Au début de l’exploitation le volcan arborait l’allure d’un cône légèrement aplati, c’est en dégageant sa structure petit à petit que les carriers ont découvert une structure plus complexe que ce à quoi ils s’attendaient, les scientifiques s’y sont intéressés, le Lemptégy est devenu depuis 2006 un laboratoire à ciel ouvert, le terrain de jeu des chercheurs du monde entier.

Une structure complexe a été mise à jour, 2 volcans imbriqués l’un dans l’autre, le plus jeune ayant ennoyé le premier sous ses scories. Le Lemptégy est âgé de 30 000 ans, ni plus jeune ni plus vieux que ces voisins, ils ont tous « pétés » ensemble ! Quel spectacle pour les hommes qui vivaient en ces lieux !

La visite du volcan se fait soit à pied soit en petit train, cela est fonction des jours, elle est par contre toujours guidée et c’est une mine de renseignements. Si vous l’ignoriez sachez que la vulcanologie est une science très récente, ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que l’on a commencé à parler de volcan. On parlait de collines, de monts, de puys mais nul ne s’était réellement penchée sur la structure géologique de ces éminences.

D’entrée de jeu notre guide a remis les pendules à l’heure. Pédagogue et carré il a commencé par poser les bases et nous préciser que ce n’est pas le volcan qui rentre en éruption mais l’éruption qui crée le volcan.

Il y a plus de 30 000 ans la région était plane mais située sur une faille géologique née de la rencontre de plaques tectoniques en mouvement. Ces déplacements de l’écorce terrestre ont créé des cheminées naturelles ouvertes sur les chambres magmatiques des profondeurs. Le magma qui bouillonne sous nos pieds s’y est engouffré donnant naissance en un laps de temps réduit à la chaîne des Puys de Limagne. Des puys de 2 natures bien distinctes, les Dômes nés d’une émission de lave visqueuse et les Cônes de scories nés d’une lave plus légère qui poussée par des gaz sous pression a été expulsée comme le champagne contenu dans une bouteille trop agitée. Des tonnes de pierres de tailles variables allant de la cendre à la méga bombe volcanique ont été expulsées plus ou moins loin en fonction de leur poids constituant petit à petit les cônes volcaniques.

Aujourd’hui les volcans d’Auvergne sont considérés comme éteints pourtant le magma est toujours là présent sous nos pieds et s’il est évident que si ceux que nous voyons ne rentreront plus en éruption d’autres cheminées volcaniques sont toujours susceptibles de se former. Notre terre est vivante, les différentes plaques tectoniques bougent, se rapprochent ici, s’écartent là et rien ne peut empêcher un volcan de naître un jour . D’ailleurs la région est très auscultée et ne serait-que que sur le Puy de Dôme 63 capteurs sismiques sont opérationnelles. Une question en l’écrivant le nombre a t’il à voir avec le numéro du département ?

D’une extrême sensibilité, ils permettraient en cas de danger de prévenir la population à temps. Evidemment en admettant que les autorités prennent le danger au sérieux et que l’on ne se retrouve pas entrain de vivre le scénario classique des films catastrophes où les élus privilégient l’aspect matériel au côté humain. J’ai mauvais esprit !

La visite en petit train nous permet de remonter le temps, plus nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan plus nous comprenons sa formation, les forces mises en œuvre. Cela devient lumineux sous la houlette de Victor qui nous invite à observer, analyser et faire la synthèse de nos observations, comme à l’école. Si dans la partie haute les scories sont noires et qu’elles sont rouge sombre au fond c’est parce que la chaleur y a été plus intense et les a « cuites » !

Au point le plus bas de l’exploitation, à moins 80 mètres de la crête nous distinguons très clairement les deux cheminées, la lave plus dense car ayant refroidi dans la cheminée n’a pu être entamée par les carriers. Toutes les couches correspondant aux différentes phases éruptives sont lisibles à plus forte raison parce que des intrus sont venus mêler leur « production » volcanique au Lemptégy. Une couche de lave émanant du Dôme des Gouttes voisin en protégeant une épaisse couche de cendres a permis non seulement la datation du site mais de pouvoir décrire comme si on y était les phases éruptives de la région et surtout de les dater !

Ici et là des arbres ont pris leurs aises dans des zones improbables démontrant si cela était nécessaire que les terres volcaniques offrent à la flore des nutriments d’une valeur nutritive exceptionnelle.

La visite se prolonge par une immersion au sein d’une éruption volcanique venant perturber un voyage en train et la projection d’un film en 4D. Marrant, on est secoué, des giclées de gaz (non toxiques) nous fouettent les mollets, tandis qu’une chaleur intense vient un court moment nous faire croire que la lave en fusion est là bouillonnant sous nos pieds.

Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, n’hésitez pas, cela vous occupera 3 petites heures et vous ferez le plein de connaissances car je ne vous ai pas tout dit !

Do

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 19:53

L’Amazonie brûle, l’Afrique est tout autant mal en point et ne parlons pas du reste !

Mis à part en parler, dénoncer les dérives qui ont conduit à ces catastrophes que pouvons nous faire si ce n’est voir au-delà et comprendre que nos choix de vie (alimentation principalement) ne sont pas étrangers à ces catastrophes. Lorsque l’on déforeste pour replanter en vue de produire de l’huile de palme, nourrir des animaux qui seront massacrés après avoir vécu l’enfer dans des mégas « fermes » d’élevage intensif, dès lors que nous achetons ces produits nous cautionnons !

L’homme est le premier responsable de l’état dramatique de notre planète. Le moindre de nos gestes a toujours une répercussion en un point de notre terre. Nous oublions bien souvent notre dimension cosmique, chacun de nos actes mais aussi nos pensées affectent l’Univers, tout est énergie !

Perruche en Île de France

Un peu partout nous constatons que nos habitudes, nos goûts impactent l’environnement. Les tortues de Floride déciment la faune locale, les perruches colonisent la région parisienne au point d’entrainer la mort de certaines espèces

Ecureuil de Corée relâché dans les bois

implantées depuis toujours, il fut un temps où les écureuils de Corée menaçaient la survie de notre bon vieil écureuil. A chaque fois le scénario est identique, devenus gênants ils ont été discrètement relâchés dans la Nature ! Inconscience, irresponsabilité de l’homme.

Au niveau de la flore le constat n’est pas meilleur, là c’est bien souvent l’usage des pesticides, herbicides, qui a commencé à porter le coup fatal et lorsque l’on n’a pas pu ou su arrêter le désastre en amont la catastrophe se répand, partout même dans les coins les plus reculés et improbables !

Nous étions récemment en randonnée dans le Vallespir, une vallée pourtant réputée pour son côté préservé et encore sauvage. Catastrophe !

Si vous allez y trainer et que vous constatez que des pans entiers de montagne ont apparemment déjà revêtu leur parure automnale, détrompez vous !

Ce sont les buis qui meurent. Attaquez par la pyrale, pas un ne survit.

Pyrale du Buis

Gagnant Notre Dame du Corral au départ de Lamanère, nous avions été alertées, ce ne fut pas en vain la dernière portion du GR est quasiment impraticable.

En un rien de temps une multitude de fils invisibles nous collaient à la peau, de petites chenilles qui y pendouillaient se baladaient sur nous, dans les cheveux et partout des buis, morts. Même sous la hêtraie ils ne survivent pas !

Pareille désolation nous l’avions vécu l’an passé dans les Corbières où des pinèdes entières étaient ravagée. Encore pouvions nous dire que ces arbres qui ne faisaient pas partie des peuplements indigènes mais avaient été introduits par l’homme (toujours lui) étaient sans défense face aux chenilles processionnaires !

Là rien de tel, les buis ont toujours été là !

La pyrale, elle, est étrangère à nos régions. Clandestin ailé elle fut introduite accidentellement en 2000 en Europe et depuis 2008 elle a parcouru depuis l’Alsace presque tout l’Hexagone trouvant des conditions favorables à sa survie dans des régions où elle n’avait pas de prédateurs naturels. Voilà pourquoi même s’il est tentant de rapporter de voyage à titre de souvenir des spécimens locaux ou des graines, nous devons être conscient de notre responsabilité et du danger que nous faisons courir à notre environnement.

Avec la disparition des buis c’est toute l’énergie de régions qui est perturbée.

Cela ne peut être anecdotique et sans conséquence.

Arbre sacré dans l’Antiquité, considéré comme un symbole d’éternité depuis l’époque gallo-romaine, cette plante toxique à forte dose est à dose infinitésimale efficace pour éliminer virus et infection !

La symbolique du buis est complexe. Son feuillage toujours vert renvoie à l’Eternité, son bois dur, compact et imputrescible symbolise la persévérance, la fermeté. Le bois est appelé « Bois béni » en langage populaire, n’est-il pas béni au moment de la fête des Rameaux ?

"Le buis, c’est la vie, la mort puis la vie éternelle."

Que doit-on penser alors de cette catastrophe écologique ?

Si elle n’a pas le côté médiatique de ce qui se déroule actuellement en Amazonie d’une manière subtile elle nous invite à plonger en nous et à comprendre qu’en privilégiant à tous les niveaux l’aspect matériel nous sommes entrain de tuer le divin.

De nous tuer à petit feu ! Do

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 17:11

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le LINKY

Des informations, des idées, des solutions tirées de la réunion d’informations du 12 avril à Laroque des Albères où une petite centaine de citoyens, majoritairement rocatins, s’étaient déplacés. Le contenu de cette réunion était passionnant même s’il en a fait « flipper » plus d’un !

Pour avoir une idée plus précise du sujet :

  • Le compteur Linky ne bénéficie d’aucune homologation, il a juste une auto-certification émanant d’Enedis, on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Dire que son déploiement est obligatoire n’est pas exact car si les directives européennes demandent dans le cadre de la transition énergétique de donner aux usagers les moyens de surveiller leur consommation, elles n’imposent nullement le Linky !

  • Le compteur Linky présente quelques particularités à prendre en compte comme le fait de permettre la coupure de courant à distance ce qui est un acte non reconnu juridiquement mais rendu possible par l’installation en son sein d’un disjoncteur unipolaire (qui ne coupe qu’un fil). Ce disjoncteur unipolaire présente pour l’usager un risque en cas de réenclenchement automatique après coupure de courant par et de la part du fournisseur d’énergie. Il vient en sus du disjoncteur installé au domicile.

  • Le Linky ne possède pas de « chambre d’arc », critère nécessaire à l’homologation du produit et comme le système de fixation est différent du compteur traditionnel (une seule vis et non deux) , il requiert un serrage parfait sous peine de formation d’arc électrique et donc d’incendie.

  • Le compteur Linky ne répond pas aux normes requises par les règlements sanitaires départementaux notamment en ce qui concerne la fixation sur tableau de bois. En cas d’installation à l’intérieur de la maison, il est nécessaire de changer ce tableau pour un autre toujours en rapport avec les risques d’incendie.

  • Le compteur Linky sera à terme équipé d’un module ERL (Emetteur Radio Linky) actuellement ce module ne répond pas aux normes juridiques en vigueur. L’appareil génère des radios fréquences qui ont été incriminées dans l’apparition de problèmes sanitaires (cancer, leucémie, diabète et autres joyeusetés) et ont amené des pays comme le Canada à désinstaller les compteurs. Par contre il n’est pas obligatoire !

A propos du fonctionnement du compteur Linky, celui-ci fonctionne en injectant en plus du courant électrique d’une fréquence de 50 Hz, du CPL d’une fréquence qui va de 95 Kz à 490 Kz et se rajoute à la fréquence précédemment mentionnée. Ces émissions de CPL (pas si innocentes que cela comme certains le pensent) génèrent des ondes électromagnétiques qui font antenne en diffusant le long des fils électriques. Un risque accru pour les installations vétustes notamment mais aussi pour les différents appareils (batteries d’ordinateurs et autres, appareils électroménagers, LED !!! et pour tous ceux qui utilisent des appareils d’assistance pour leur santé connectés - apnées du sommeil)

Pour les adeptes de la voiture électrique séduit par le faible coût de rechargement un rappel d’information, une prise « Link » existe déjà et fera son apparition sous peu. Le courant sera alors surtaxé, manœuvre aisée, le compteur Linky étant prévu pour reconnaître la signature de tout appareil « connecté ». Il est donc en mesure de renseigner le fournisseur d’énergie sur les appareils que nous utilisons, quand et comment, la prise Link sera immédiatement repérée. Le but étant de taxer le courant électrique d’une manière similaire à la taxation des produits pétroliers ! Principe équitable !

Vous serez peut-être également intéressés de savoir que les nombreuses actions engagées commencent à payer et que des jugements font jurisprudence. Par exemple le Tribunal de La Rochelle a reconnu en Juin 2017 le droit de refuser le compteur Linky et celui de protéger son compteur de la pose forcée. Des solutions existent répondant à tous les cas de figure, les « mécanismes anti-vandalisme » sont donc autorisés (précision, le coffret abritant le compteur est notre propriété).

Outre les renseignements exposés précédemment de nombreuses possibilités existent pour se prémunir des désordres occasionnés par ces compteurs, car il faut être conscient que même si vous le refusez, les compteurs posés ailleurs que chez vous génèrent des nuisances liées au CPL qui circulent le long de tous les réseaux électriques. Nous avons personnellement depuis 2006 eu le temps d’étudier la question et des solutions existent : interrupteurs bipolaires, filtre CPL, blindage, biorupteurs. A ce propos un lien vers notre pétition en ligne qui vous en dira encore plus http://www.mesopinions.com/petition/politique/soussignes-demandons-premier-representant-etat-etes/25088

Toutefois la meilleure façon de se protéger (ainsi que les autres) est de refuser l’installation, de nombreux modèles de lettres de refus existent, il suffit de consulter les sites Priartem, Robin des toits, stoplinky66.

Petit à petit les refus gagnent du terrain, des communes entières se mobilisent (liste à partir du lien suivant : http://www.santepublique-editions.fr/objects/liste-par-departement-communes-refus-linky.pdf ), des collectifs d’élus comme en Alsace dernièrement se constituent !

Et pour vous protéger faites un tour sur www.navoti.com ou www.cem-vivant.com

A bon entendeur !

Do

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 17:50

Le Cormoran, oiseau sauvage, appartient à une espèce protégée, pourtant chaque année en France des milliers d’entre eux sont abattus en toute impunité, ce qui n’a rien d’étonnant puisque les préfectures, comme c’est le cas dans les Pyrénées Orientales, n’hésitent pas à prendre des arrêtés autorisant l’abattage (contrôlé soit disant, un quota est fixé !!!) d’individus !

Le motif invoqué est le mécontentement des pêcheurs (ailleurs ce sont peut être les pisciculteurs) qui jugent l’appétit de cet oiseau préjudiciable à leurs prises !

Un oiseau qualifié de prédateur par les pêcheurs puisqu’il a le toupet de se servir dans les mêmes eaux poissonneuses des rivières, lacs et étangs qu’eux !

Et eux n’en sont-ils pas des prédateurs ? N’ont-ils pas une quelconque responsabilité dans la raréfaction du poisson ? N’est-ce pas faciliter la tâche aux cormorans et autres oiseaux plongeurs que de créer des zones de pêche artificiellement « empoissonnées » ? Chaque année des lâchers de poissons ont lieu afin de permettre aux pêcheurs de s’adonner à leur passe-temps, il suffit d’être opportuniste.

L’homme génère pour assouvir ses plaisirs des déséquilibres dans la Nature. Des espèces (poissons ou autres animaux, plantes) inadaptées sont introduites et prolifèrent exponentiellement entraînant la disparition d’espèces locales, des cultures et points d’eau à destination du gibier sont installées dans certaines régions pour le fixer (notamment dans les Corbières) gibier que l’on accuse ensuite de proliférer !

Abreuvoir en pleine nature pour le gibier

Pas de doute l’humain est vraiment la première, voire la seule espèce nuisible sur cette planète, une espèce qui a totalement oublié que la loi c’est la loi et qu’à force de passe-droits, d’aménager les interdits (tout le monde est un ayant-droit en puissance) tout « fout le camp » !

On a totalement oublié que la loi est un garde fou qui protège des dérives et est susceptible d’assurer à chacun le même traitement.

Aujourd’hui le seul argument massue est « j’ai le droit », mais est-ce viable sur le long terme ? Il semblerait que non.

Pour ma part j’attends avec impatience que se confirme ce que certains chasseurs craignent et ont exprimé en assemblée dernièrement à St Laurent de Cerdans, à savoir que les animaux commencent à réagir et semblent s’organiser.

Après avoir déploré la diminution des sangliers (il y a peu ils pullulaient!) et accusé les cueilleurs de champignons de faire fuir le gibier par leurs cris pour éviter de se faire canarder, un certain Thierry a avancé l’idée « qu’il se passait quelque chose … les sangliers semblent se regrouper. A certaines battues on en voit beaucoup mais le plus souvent pas du tout, comme s’ils pressentaient que quelque chose va arriver, mais quoi ?

Quelle question, les chasseurs, tient !!!

Après tout quand on a lu « Sommes nous trop bêtes pour comprendre l’intelligence des animaux » il semble possible qu’à force de nous croire tout puissants nous allions droit dans le mur ? N’allons pas un jour nous faire damer le pion car je crains que l’homme ne sorte pas vainqueur de la confrontation !

Do

 

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 20:16

Mercredi 27 février nous avons randonné au départ de La Palme dans l’Aude pour un tour dans les vignes avec retour par le littoral. Passage sur le ruisseau du Rieu et après avoir atteint la gare de Leucate La Franqui retour le long de l’étang de La Palme en suivant les pistes qui traversent une zone identifiée sur la carte sous le nom de La Prade. Cet itinéraire semble sur l’intégralité du tracé en zone Natura 2000 mais s’il ne l’était pas en fait cela ne changerait pas grand-chose ou ce serait pire ! De toute façon le Rieu se jetant dans l’étang tout ce qui le concerne impacte le reste !

Nous avons été horrifiés de constater que de nombreux endroits ne sont en fait que des décharges à ciel ouvert.

En traversant le Rieu, qui se jette dans l’étang de La Palme soit dit en passant, nous avons constaté que son lit accueillait tout un bric à brac d’objets (pneus, matelas etc.).

En prenant à la hauteur de la discothèque située sur la D 6009 une voie qui file vers l’étang on atteint sans difficulté le site où ont été prises les photos jointes et outre le lit du Rieu les terrains avoisinants semblent être une ancienne décharge !

De retour sur La Palme en empruntant depuis la Gare de Leucate La Franqui les pistes qui traversent la zone de La Prade nous sommes tombés sur un second dépotoir (carte IGN mentionnant à proximité grange Gauthier). Il est carrément au bord de l’étang d’ailleurs un affut de chasseurs y est installé et aux dires des personnes qui nous accompagnaient il a récemment été relooké à renfort de feuillage.

Pour y arriver il a fallu enjamber des bouts de placo, un tronçon de canalisation, des amas de pierres et de gravats, le top quoi.

Certes nous avons pu voir les Tadornes de Belon qui séjournent sur l’étang mais cela manque de poésie et ne correspond ni aux descriptifs dithyrambiques de votre site ni à ce que l’on est en droit d’attendre d’une zone Natura 2000. C’est vraiment lamentable de traiter de la sorte l’environnement !

Merci de nous avoir lu, en espérant que cela fera avancer la prise en compte de notre environnement d’une manière concrète car il est évident qu’entre ce que l’on écrit et ce qui est fait il y a un réel fossé.

Do

 

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 20:51

Hier le temps étant particulièrement agréable nous avons filé plein ouest et pris la direction du Massif du Canigou pour une rando que nous avons fait de nombreuses fois mais qui nous réserve toujours de belles surprises. Le plateau d’Ambouilla s’atteint de multiples façons, nous privilégions le départ de Corneilla de Conflent ne serait-ce que pour jeter toujours un petit coup d’oeil aux superbes arcatures en marbre du chevet de l’Eglise. La région a été occupée dès la préhistoire, les vestiges sont nombreux et les fouilles ont livré un important matériel, ossements humains, animaux, du matériel archéologique. On y trouve aussi un dolmen datant du second millénaire avant J.-C., de nombreuses cabanes en pierre, des orries, et une superbe bergerie, encore que le terme bergerie reste sujet à caution. Datée approximativement de l’époque pré-romane, cette bergerie est une pure merveille d’architecture. L’appareillage parfaitement agencé, la taille des pierres est un modèle du genre et n’est pas sans évoquer celle d’un bâtiment religieux. Personnellement j’y ressens toujours une grande Paix et nous ne manquons pas d’y faire halte. Du matériel préhistorique a été retrouvé sur son « toit », ce qui interpelle car comment a t’il pu s’y retrouver si elle est d’époque postérieure ?

Mais là n’est pas le sujet du jour.

Contrairement à nos autres visites nous ne nous y sommes pas restaurées mais avons gagné un promontoire qui offre un panorama décoiffant sur Villefranche de Conflent. Une salle à manger très étoilée avec devant soi une vue imprenable sur le Canigou, le Tres Estelles et tout au loin le Cambre d’Aze.

Nous connaissons nombre de ces sommets et nous mangions en nous remémorant les multiples randonnées que nous avons pu y faire quand nous avons reçu une visiteuse très improbable, une sauterelle.

Calmement elle s’est avancée jusqu’à moi puis a sauté sur ma manche gauche où elle est restée sans bouger, seules les antennes étaient mobiles. Ayant attrapé un petit bout de pulpe de banane je l’ai posé à proximité puis ai continué à manger. Elle a pivoté, attrapé le bout de banane avec ses pattes avant puis a commencé à grignoter. Evidemment je ne vais pas vous dire qu’elle a dévoré le morceau en un clin d’oeil mais je peux vous assurer qu’elle a pris le temps de se restaurer, les mandibules très actives. J’ai longtemps eu des élevages de grillons, c’était un vrai bonheur que d’arriver en classe et de les entendre chanter, eux aussi ne boudait pas leur bonheur lorsque je leur donnais des fruits et notamment de la banane.

La sauterelle est restée cinq bonnes minutes à « manger », une petite toilette antennes et pattes antérieures en action puis elle a déambulé quelque peu sur mon bras avant de me quitter d'un bond !

Evidemment vous allez sans doute trouver ce fait d’une grande banalité, pourtant je peux vous assurer que ce moment m’a laissé un ressenti particulier.

De plus en plus souvent je me sens touchée par toute forme de vie, toute me paraisse respectable. Il y a peu c’est une araignée qui s’est carrément arrêtée à ma hauteur, ramassant ses pattes avant que je ne vienne la « cueillir » pour la mettre dehors.

D’ordinaire ce sont les chats, les chiens qui viennent à nous pour nous dire deux mots, les oiseaux ne sont pas en reste mais en ce qui concerne les insectes, c’est assez récent.

Cette sauterelle était parfaitement confiante, je n’étais pas une menace pour elle, elle a accepté mon obole me montrant qu’il est possible de tisser des liens entre toute forme de vie !

Nous sommes tous UN !

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