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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 18:50

 

Quelques lignes pour vous narrer la galère quasi quotidienne de ceux qui sont au prise avec un fauteuil roulant et encore me placerai-je uniquement du côté de ceux qui le poussent.

En ce qui nous concerne, le fauteuil a été notre bouée de sauvetage car ce fut le sésame qui nous a ré ouvert les portes de la liberté lorsque Jeannine a commencé à avoir des problèmes de mobilité. Pour ceux qui ne sont pas au courant, Jeannine est notre « Manman » !

le-jour-d-apres-Do-et-Jea-aux-Valberes-9-mars-2010-3.jpgNous n’avons pas froid aux yeux et pas grand-chose ne nous arrête. Même qu’on a fait la Pointe du Van, en Bretagne, par grand vent et sous la pluie !

Vous me direz que personne ne nous y obligeait si ce n’est que même en fauteuil roulant il est permis à une personne à mobilité réduite d’avoir envie de découvrir les mêmes sites que les valides !

Alors voilà !

Déjà cela a été tout un binz pour avoir « THE » fauteuil : pas trop grand, pas trop lourd … afin de pouvoir le manœuvrer à l’intérieur car tout n’est pas aux normes dans la maison. Il devait aussi nous suivre dans tous nos déplacements ; en ce qui nous concerne, la voiture, le camping-car…

Finalement c’est encore ce qui est le plus facile.

Rien à voir avec ce que c’est que de se déplacer dans un lieu public.

Accroche toi !

Chez nous au village, que ce soit la Poste, la Mairie, même l’Eglise, aucun problème pour s’y mouvoir, il est impossible d’y pénétrer, des volées de marches en défendent l’accès. Nous avons même une galerie d’Arts dont l’escalier est si raide que même des valides ont renoncé à l’escalader pour cause de vertige.

Qu’on se le dise, en fauteuil, rien n’est simple.

Aux abords d’une file d’attente il y a à tous les coups un zig pour vous passer sous le nez.

Les stationnements réservés sont rarement occupés par qui de droit. C’est fou ce qu’il y a comme « miraculés » qui bien qu’ayant la carte européenne de stationnement trottinent gaillardement hors de leur véhicule.

Être en fauteuil roulant relève aussi de la course d’obstacles.

Il y a toujours un arbre, un poteau au beau milieu du trottoir lorsque l’on a la chance ou la malchance, c’est selon, d’en avoir.

Les petites routes ont des allures de chemin des dames or le moindre petit trou est dangereux surtout si le fauteuil est poussé avec dynamisme. Il s’apparente alors à un siège éjectable et c’est l’infernale spirale, pompiers et (ou) SAMU, urgences hospitalières, etc.

Jeannine a donné : fracture ouverte du nez, contusions multiples au visage et sur le corps. Le plus triste est que cet accident n’a même pas servi à la cause publique. Le conseil général, notre député, alertés par nos soins, ne nous ont jamais répondu. Non que nous ayions écrit pour demander un dédommagement quelconque. Nous souhaitions juste alerter les autorités des difficultés que les personnes handicapées rencontraient au quotidien !

Le seul retour que nous avons eu venait d’une infirmière qui nous a fait remarquer que c’était une drôle d’idée de sortir ainsi notre mère, le fauteuil roulant n’étant pas fait pour cela. Ah bon, à quoi diable doit il servir ?

sur-la-piste-du-puits-a-neige-casot-del-guard--1-.JPG

                                              Une vue du col de l'ouillat

Au fait j’oubliais de vous dire qu’au col de l’Ouillat, dans le massif des Albères, à environ 1000 mètres d’altitude, le Conseil Général a aménagé une promenade accessible aux handicapés. Dommage que cela fasse si loin !

C’est balot quand même surtout qu’il ne manque pas de petites routes à aménager dans les environs ! 

Do

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 18:45

 

Mercredi 16 mars, France 3 nous a présenté lors de l’émission Des Racines et des Ailes tout un reportage sur la Corse. 100px-Coat_of_Arms_of_Corsica_svg.png

 

Outre les trésors architecturaux, la Faune, la Flore, il y avait tout un volet sur la Gastronomie Corse qui doit tant aux plantes du maquis : lentisque, myrte, thym, romarin, cyste.

Je ne sais pas si vous connaissez l’Île de Beauté mais lorsque l’on va en Corse, il n’est pas question de régime.

« Même pas t’y penses ! »

Outre la charcuterie, Lonzu, Figatellu, il y a aussi le Miel, la gelée d’arbouse et celle de myrte, tous les produits dérivés de la Châtaigne comme les Pisticcine, la Polenta, le vin et le Muscat pétillant, prononcez « Muscat Pette ».

Il y a aussi le fromage !

Ah le fromage corse ! Quelle saveur, quel fumet ! Impossible de décrire l’odeur qui imprègne les soutes des ferries de retour de l’île, c’est grandiose.

Je ne vous les citerai pas tous, juste le Brocciu !

L’émission était hyper bien faite, fringale assurée à la fin !

Pour un peu nous partions tout de suite.

 

Mais, patatras, vendredi c’était la cata !

Au journal de Treize heures, nous avons saisi au vol en arrivant à la maison de retraite un reportage sur les ravages de Tchernobyl en Corse. Ben oui ! Avec la catastrophe du Japon, il faut bien faire peur, donc on nous ressort Tchernobyl !

Heureusement que les papis et mamies sont un peu « dur de la feuille » globalement, car c’était à vous faire se dresser les cheveux sur la tête.

Des personnes atteintes de pathologies cancéreuses diverses et variées ont expliqué qu’au mépris de tout principe de précaution, les chèvres et autres bestioles ayant brouté la végétation contaminée par le nuage radioactif de 86, ils avaient été intoxiqués en consommant les produits dérivés du lait !

Là, nous avons tourné les talons !

Parce que si nous les suivons dans leur logique, avec les cochons qui se gavent de châtaignes, les vaches qui se délectent des feuilles d’olivier, tous, tous, ont donc participé à la contamination dès lors que l’on a consommé leur viande !

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour nous, trop, c’est trop !450px-Fromages Corse

Si encore nous sentions que le monde était prêt à revoir sa copie en matière de nucléaire !

Et bien, même pas peur d’abord et vive la gastronomie corse !

A moi le saucisson, le frometon, contaminés ou non !

Do

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 17:00

Un peu tardivement nous aimerions ici rendre hommage à Annie Girardot.

En apprenant sa disparition notre première pensée a été de nous dire qu’elle était sans doute enfin en Paix, partie vers la Lumière, puis, nous avons repensé aux films où nous l’avions apprécié. Le premier en ce qui nous concerne a été « La Vieille Fille ». Ses « gesticulades » sur la plage, dans sa cabine de bain serrée au cou, n’était pas sans nous rappeler nos contorsions, à une époque où la pudeur était de rigueur. Elle y était touchante en solitaire coincée !

Il y a eu ensuite « La Gifle ». Difficile de l’oublier celui-là. Outre le fait que de demander « 3 gifles, SVP » à la caisse est assez marrant, son accent british typiquement français était délicieux et son rôle émouvant.

 

834865444_ML.jpg

Je ne dresserai pas sa filmographie, sur Google tout y est !

Elle a joué avec et sous la houlette des meilleurs, du coup nous nous voyions passer quelques bonnes soirées en imaginant ce que les chaînes de télé allaient bien pouvoir choisir comme films pour lui rendre hommage !

Foin de tout ça ! Mis à part TV5 Monde qui a programmé « Traitement de choc », la 1 et la 2 ont tout axé sur la maladie d’Alzheimer ! Vous trouvez cela chouette vous de ne garder d’Annie Girardot que ce portrait de femme fauchée par la maladie !

 

Quant à la 3, elle a eu le culot de choisir « La Zizanie » !

Sans doute un des plus mauvais films qui soit. De Funès (nous sommes capables pourtant de l’apprécier dans de nombreux films) y gesticule lamentablement et si mes souvenirs sont exacts Annie Girardot n’y est pas vraiment mise en valeur.

Un tel choix aurait d’ailleurs tendance à nous conforter dans notre impression qu’elle a souvent été traitée avec légèreté par les médias et le show biz !

Nous avions le sentiment qu’elle n’avait pas droit au même régime que d’autres acteurs souvent moins talentueux mais qui avaient l’heur de plaire, eux !

Sentiment apparemment partagé par le public qui a mieux su lui rendre hommage lors de ses obsèques et n’a pas hésité à dénoncer l’ostracisme dont elle était victime !

A entendre les médias, une grande dame nous a quitté, cela méritait un tout autre hommage !

 

Do

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 18:36

J’aime écrire depuis toujours… Avec quatre manuscrits achevés, j’ai bien sûr déjà démarché auprès des éditeurs, des grands et des petits, mais en vain… Pour qui n’a pas déjà une certaine notoriété, ou n’a pas la chance de porter un nom célèbre, trouver un éditeur est pratiquement mission impossible. C’est la raison pour laquelle j’ai fini par opter pour l’autoédition, solution par défaut mais pas sans défaut (vous le verrez plus loin) ! DSCN1268.JPG

Tout en prospectant dans ce domaine, j’ai fait quelques découvertes que je souhaiterais aujourd’hui partager… Cela peut peut-être servir à quelqu’un et de mon côté, je ne suis pas hostile à recevoir des conseils si vous avez des tuyaux !!!

Les solutions les plus connues pour se faire éditer sont l’édition à compte d’éditeur (la plus noble, celle que tout auteur recherche, bien évidemment) et l’édition à compte d’auteur, diabolisée à outrance, et pour cause !

Dans l’édition à compte d’éditeur, l’auteur cède tous ses droits à l’éditeur, y compris les droits d’adaptation cinématographique. Il ne débourse rien et touche un pourcentage sur les ventes, « les droits d’auteur ». Il arrive qu’on lui propose une avance sur les ventes… L’éditeur décide du montant ; à prendre ou à laisser. De même, c’est l’éditeur qui fixe le montant des droits d’auteur, en général, pour un roman, 10% du prix de vente hors taxe du livre. De ces 10%, il faudra encore déduire les cotisations sociales, sécu (même si l’auteur a une sécurité sociale ailleurs), CSG, RDS… Oui, oui ! Donc si un livre coûte 18€ dans le commerce, l’auteur touchera moins de 1,7€ par livre vendu. Waouh !

Le reste est à partager entre l’imprimeur, l’éditeur et le libraire. Merci l’auteur !

Et déclaration au fisc dès le premier euro perçu, bien évidemment !

 

Que se passe-t-il pour le compte d’auteur ? Comme son nom l’indique, c’est l’auteur qui paye.

Là, j’ai un exemple concret : j’avais reçu une réponse positive d’une maison d’édition à compte d’auteur. Il faut dire que dans leur présentation, cela ne sautait pas aux yeux. En général, je les évite.

J’avais envoyé mon manuscrit par mail (ça, c’est pratique et je me demande bien pourquoi les maisons d’édition à compte d’éditeur n’accepte que des manuscrits sur papier… Cela éviterait pourtant des impressions inutiles… Bonne nouvelle pour les arbres, non ?) et presque aussitôt, j’ai reçu un courriel où on m’annonçait qu’à la première lecture, mon texte intéressait. Si cela était confirmé par le comité de lecture, je recevrais un contrat par la poste, et le tour serait joué ! Je n’aurais, disait-on, que la maquette du livre à financer. Je n’ai pas réussi à savoir quelle somme j’aurais à débourser pour cette maquette avant d’avoir effectivement reçu le contrat… 2900€ !

Sachant que dans le contrat à compte d’auteur, l’auteur touche environ 20% du prix hors taxe (là, on parle de bénéfices et non de droit d’auteur), j’ai calculé que pour un livre à 18€ toujours, je devrais vendre au moins 853 exemplaires pour rentrer dans mes frais… Et comme la promotion de l’ouvrage est loin d’être aussi efficace que ce qu’ils ont l’air d’annoncer (les forums d’Internet sont parfois très utiles), ce n’était pas gagné !

Sans compter que là aussi, le fisc attend l’auteur au coin de la rue…DSCN1264.JPG

 

Alors, il me restait la solution de l’autoédition. Pas facile de choisir. Il y a des quantités de sites. Cela peut-être complètement gratuit mais si l’auteur souhaite une couverture un peu sophistiquée pour son ouvrage, ainsi que quelques services particuliers (dépôt légal, et diffusion dans les librairies en ligne de type FNAC, Amazon, etc…), cela lui coûtera entre 150 et 250 €… Pas de relecture et de correction de l’ouvrage à ce prix là. Il faut s’appliquer ! Et lire, relire, rerelire… Et encore, il restera des fautes, c’est presque sûr.

 

Les bénéfices, dans le cas de l’autoédition, sont à peu près comparables au compte d’auteur… 20%, si le livre est commandé directement sur le site de l’éditeur en ligne… 10% s’il est commandé en librairie ou à la FNAC. Mais toutes les ventes sont-elles bien signalées à l’auteur ? That is the question !!! Aujourd’hui, je sais que plusieurs personnes ont commandé mon livre en librairie. Pourtant, je n’ai pas été avisée de ces ventes et je commence à me poser des questions.

 

Je m’achemine à présent vers une quatrième solution… Faire la maquette de mes livres (hé oui, j’ai d’autres projets !), trouver un imprimeur et commercialiser moi-même mes ouvrages. Faudra-t-il alors envisager de  créer une société ? C’est apparemment ce qui est conseillé car dans ce cas précis, l’auteur devient un « éditeur percevant des bénéfices » et son statut fiscal est celui d’entrepreneur. Grâce au statut d’auto entrepreneur, il semble que ce soit très facile de créer son entreprise, mais ce n’est pas gratuit. Toutefois, s’il n’y a pas de bénéfice, il n’y a pas de frais. C’est déjà ça !

 

Je songe aussi à diffuser gratuitement les « ebooks » sur le blog… Techniquement, je ne sais pas encore comment il faut faire, et compte tenu du nombre de personnes que la lecture en ligne rebute, cela risque de ne pas remporter un franc succès. Alors quoi ? Comment diffuser à moindre prix, tant pour l’auteur que pour le lecteur ? Vous avez la réponse, vous ?

 

Merci de me la communiquer!

Fredo

 

 

 

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:50

Précisions avant d’aller plus avant, loin de moi l’idée de me poser en donneur de leçons et je ne nage pas dans la béatitude du ravi.

Bien, je me lance !

Alors que notre vie accusait quelques turbulences et parce que nous recevions de nombreux mails allant tous dans le même sens, un jour, je me suis décidée à mettre en pratique leur contenu. Chaque soir j’ai tenté de recenser ce qui pouvait donner matière à me réjouir, même si cela était infime.

Au début cela fut difficile, tout étant galère du travail à la vie familiale. Pourtant en cherchant bien j’ai isolé une valeur sûre, grande pourvoyeuse de joie : la présence chaleureuse et facétieuse du chien.

Vigile-espion.JPG

Petit à petit je me suis aperçue qu’il y avait en fait matière à ne pas désespérer tout à fait. Un beau soleil couchant, un coup de fil sympa, le bonjour d’un passant, une blague rigolote, toutes ses petites choses ont eu un effet boule de neige.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais aujourd’hui chaque jour apporte son lot de plus en plus important de bonnes choses et j’en suis pleine de gratitude !

Merci !

Je suis lucide, mais je sais que la vie est pleine de petites choses très belles et qu’il est important d’en être conscient. Ceux qui sont revenus des « camps » où l’horreur était totale témoignent de l’impact que de menus faits ont pu avoir sur leur survie.

 

Aujourd’hui ce qui m’interpelle c’est à quel point les médias, certains écrivains, cinéastes essaient de nous gaver de choses « moches ».

On peut coller à la réalité sans que cela soit systématiquement sordide.

Pourquoi cet exhibitionnisme malsain ?

Cela plombe le moral et empêche de rebondir !

 

Parlons bouquins !

Comment peut on s’immerger dans un roman lorsque le héro est malade, incurable qui plus est, revenu de tout même de l’Amour et entouré de personnages tous plus noirs et pervers les uns que les autres ?

Et je ne parle pas de son cadre de vie, Zola à côté c’est du vaudeville !

Pour être séduit par un tel sujet il faut sans doute être dans un état d’esprit tel que la fiction légitime inconsciemment notre propre détresse.

 Ne serait il pas possible que l’on nous propose des romans où l’on peut s’attacher aux personnages et où le côté noir de la vie n’est là que pour permettre à la Rédemption de faire son œuvre !

J’en ai marre des tragédies, raz le bol d’avoir peur d’être contaminée par les problèmes des personnages.

 

En ce qui concerne les films ce n’est pas mieux. Quelle impossibilité y a-t-il à finir sur une note optimiste à tout le moins sur une page de vie en suspens. Nous savons bien que du jour au lendemain tout peut basculer mais pourquoi la balance devrait elle toujours pencher du mauvais côté ?

En fait je crois que je préfère encore ce qui se termine, comme disait une de mes tantes, « en eau de boudin », au moins chacun peut imaginer ce qu’il veut !

 

La vie répond à nos intentions et nous avons plus de chance de connaître le meilleur si nous pensons cela possible, c’est affaire de vibrations.

Allez une belle image pour s’en mettre plein les yeux et se faire plaisir.

 14-janvier-2008-levant-bis.JPG

Sur ce, bonne soirée !

 

Do

 

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