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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 19:17

 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

Ça roule !

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 19:17

 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

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 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

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 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 19:17

 Finies les landes d’altitude, les forêt de sapins, seule subsiste l’empreinte des volcans ! De spectaculaires coulées basaltiques servent d’écrin aux cascades, villages qui ponctuent les cours de la Fontaulière et de l’Ardèche. Notre premier arrêt à Montpezat-sous-Bauzon est assez décevant, rien n’est indiqué, un petit circuit touristique serait le bienvenu d’autant que l’office du tourisme bien qu’indiqué ouvert est fermé. Nous en avons l’habitude certes et l’épidémie de Covid a bon dos. En fait nous nous apercevons que chacun décline la situation à sa guise.

Certains sites ont ré-ouvert normalement, d’autres sont obstinément fermés quant à la grande majorité des autres c’est à la carte, comme à l’Abbaye de Montmajour près d’Arles. Ayant découvert qu’une inscription sur Internet était recommandée mais que des créneaux horaires existaient pour les visiteurs occasionnels, nous avons tenté notre chance, le parking étant vide. Peine perdue, même sans l’ombre d’un pékin à l’intérieur nous n’avons pu entrer ! Une certaine psychorigidité qui en a découragé d’autres que nous ! Mais c’est la faute au Covid évidemment.

 Montpezat fut pendant des siècles un important relais muletier, les tuyaux relevés avant de partir signalant des détails architecturaux remarquables, nous sommes parties à leur recherche et par hasard en avons découvert certains comme Notre Dame de Prévenchères et le Prieuré de Clastres, fermés évidemment, une croix de la peste avec ses bubons sculptés sur le pied droit.

Bigre ! Verra t’on fleurir de semblables monuments commémoratifs d’ici quelques décennies ?

Seule la roseraie restant accessible nous n’avons pas boudé notre plaisir avant de filer sur la cascade de Pourcheyrolles. Née d’un volcan elle jaillit d’une coulée basaltique de 32 m de haut mais elle a le grand tord de ne s’atteindre qu’au prix d’une descente vertigineuse. La chaleur nous plombant, nous renonçons à la découvrir depuis les rives de la Fontaulière, l’idée de tout remonter est juste inconcevable, finir une rando en montée, très peu pour nous ! J’en connais un qui nous comprendrait, n’est-ce pas Vincent ? La découvrir depuis le belvédère sera suffisant de toute façon, Meyras nous attend !

Nous découvrons son circuit des fresques qui fait la part belle aux métiers d’autrefois mais le village pourrait être celui de la Belle au Bois dormant. Pas un chat, tout est fermé, pour un peu nous aurions le trac, nous sommes les seules êtres vivants ! Le « bâti » est beau mais austère, un bistrot égaierait l’atmosphère ! Les celtes et les romains sont passés par là, mais où ? Mystère. Du coup nous anticipons sur notre planning et filons sur ce qui va se révéler un coup de coeur, Thueyts !

En quête de l’aire de camping-car nous repérons au passage que le village est animé !

L’aire aussi d’ailleurs. Nous installons le Ptibus sous des mûriers sous le regard curieux de camping-caristes et nous filons sur le Pont du Diable et l’échelle du Roi !

L’office du tourisme est ouvert, les cafés aussi, c’est chouette !

Gaillardement nous nous engageons sur un petit sentier qui passe sous le pont de la Gueule d'enfer. Pont du Diable, gueule d’enfer, le ton est donné !!!

Le chemin suit le pied de la falaise d’orgues basaltiques incrustées d’olivine, une des plus importantes d'Europe, 80 mètres de haut ! Déconseillé par temps de pluie, nous comprenons vite pourquoi, un toboggan !

L’arrivée au pont est superbe et l’Ardèche nous fait de l’œil. Les baigneurs sont nombreux mais nous avons juste oublié les maillots. Impossible ne faisant pas partie de notre vocabulaire, nous longeons la rivière sur l’autre rive et avisons une superbe plage de galets maousse-costauds. Quelques secondes plus tard drapées à l’antique dans les écharpes que nous avons toujours avec et qui ne cachent que le minimum de notre anatomie, nous nous offrons un petit plouf !

Tant pis si les poissons en perdent la vue et c’est si bon de transgresser !

Gonflées à bloc et rhabillées nous finissons la balade en empruntant l’échelle du Roi. Franchement en descente je me serais dégonflée l’inclinaison de la pente flirte avec les 70 %. C’est raide, très raide et glissant ! Le parcours emprunte une faille naturelle taillée au sein des orgues basaltiques, équipé de mains courantes, ça aide !

L’arrivée au haut de la falaise se mérite mais offre une vue plongeante sur les gorges de l’Ardèche, le pont ! Magnifique !

Notre virée ardéchoise tire à sa fin, notre dernière visite est pour Jaujac le lendemain après un tour sur le joli marché de Thueyts.

Jaujac possède aussi un sublime pont romain que nous découvrons au terme d’un parcours de découverte qui fait la part belle aux ouvrages hydrauliques qui régulent le cours capricieux du Lignon et une échelle à saumons.

Toute la région de Pont de Labeaume est réputée pour ses sources thermales, en région volcanique nous le croyons sans peine d’autant qu’il y en a même qui sourdent au pied de la falaise que nous longeons un petit moment ! La lage est plaisante mais l'eau plutôt fraiche !

Bye Bye l’Ardèche, la Drôme nous attend pour notre dernière nuit.

Nous en profitons pour aller saluer la Marquise de Sévigné à Grignan, nous ravitailler à Tulette qui possède une chocolaterie réputée et réviser le parcours qui va le lendemain nous mener près d’Avignon pour récupérer notre séchoir solaire !

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 16:52

Haute Ardèche, encore et toujours

Ciel radieux, pas un souffle de vent … nous gagnons les Estables, l’un des points de départ pour gagner le Mont Mézenc. Le village nous avait déjà séduites par le passé et de nouveau nous voici sous le charme. Cela doit être chouette en hiver.

Tiens ! une idée vient de germer !!!

Nous repérons au passage une miellerie et filons dare dare vers notre but. Landes arides, fraîcheur des sous-bois, sols moelleux, petit à petit la pente devient de plus en plus raide et le sol instable. Dans le même temps le panorama s’ouvre, les deux têtes du Mézenc se découvrent.

Le Mézenc est un volcan de type dôme, pas de cratère, la lave visqueuse accumulée dans les deux cheminées s’est solidifiée. Le plus haut des sommets du Mézenc culmine à 1754 m mais de chacune ses deux têtes le panorama se découvre à 360°. C’est un peu comme dit Meryl Streep dans Out Of Africa, on nous offre « le Monde à travers l’œil de Dieu ».

A notre arrivée à la croix (on a toujours une pensée pour un de nos compatriotes St Génisien parti en guerre contre ces croix, ça le déchaine, va savoir pourquoi !!!) la foule des grands jours était au rendez-vous.

Coup de chance nous approchons de midi et les estomacs des randonneurs doivent crier famine car en deux temps trois mouvements, le sommet est pour nous seules, nous nous régalons les yeux, sans doute un peu trop longtemps car nous faisons chou blanc à la miellerie.

Par contre un tuyau qui vaut son poids nous est glissé dans le trou de l’oreille, les tartes à myrtille du boulanger sont divines ! Et hop, le dessert est assuré !

Pour notre deuxième rando de la journée, nous gagnons le Lac d’Issarlès, un lac de cratère d’origine volcanique de plus de 100 mètres de profondeur, il est d’ailleurs le lac de Maar le plus profond de France.

En faire le tour est un classique du genre et permet de découvrir, en s’accordant un crochet par le village histoire de se ravitailler en miel, aux alentours du camping un habitat troglodytique étonnant habité encore il y a une petite centaine d’années par le garde-pêche d’Issarlès.

Le Lac d’Issarlès fait partie d’un complexe hydraulique conçu par EDF (ce n’est pas un coup de pub) qui relie ce lac naturel à trois autres lacs de barrages au moyen de galeries jusqu’à la centrale hydroélectrique de Montpezat sur Bauzon. J’avoue que savoir que ces galeries ont été creusées au fond des lacs me laisse perplexe, comme dit Bernard Blier dans un de ses films (en adaptant le temps de conjugaison) « mais comment c’est y qui font ça » ?

Une dernière soirée en altitude et nous suivons un temps le cours de notre Loire après une halte extra au village de Sainte Eulalie. C’est jour de marché et nous faisons le plein de normalité. Dégustation de fromages, vache, brebis, chèvre, le choix est vaste, de pain artisanaux et bios, d’abricots dégoulinants de jus. Sur une table brinquebalante chaque producteur a déposé pour dégustation un échantillonnage de ses produits. Une gamine attaque un saucisson avec détermination, de mon côté je fais un sort aux fromages … et en papotant avec un couple de grands-parents dynamiques nous avons confirmation de la face cachée de la reprise scolaire. Si pour les enfants la reprise de l’école était obligatoire, dans les faits c’est loin d’être effectif et cela n’a rien à voir avec un éventuel boycott des familles. Cela a plutôt à voir avec la pensée magique de notre ministre de l’Éducation Nationale, très fort là-dessus. Dans les faits très peu d’enfants ont pu être accueillis normalement, 2 jours par semaine pour certains, une demie journée par jour pour d’autres, pas de cantine ou d’accueil péri scolaire, les normes sécuritaires ne favorisent pas vraiment un retour à la normale et nombreux sont ceux qui las de jongler avec des horaires abracadabrants ont confié leurs progénitures à des bonnes volontés !

En tout cas une chose est sûre, les gamin(e)s s’éclate(nt).

Le fourgon avale nos victuailles et nous repartons pour la découverte d’autres paysages également façonnés par les volcans !

A demain !

 

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 19:50

Nous voici de retour d'une de nos randonnées préférées, l'ermitage St Guillem de Combret au départ du hameau de la Llau !

Si vous voulez en savoir plus sur les origines de l'ermitage, un petit tour sur notre blog pourrait vous intéresser ! Le lien est là :       

http://histo-arts.de.brebis.over-blog.com/2016/09/st-guillem-de-combret.html

La grimpette se fait en balcon au-dessus de la Coumelade et se termine par la traversée d'un arboretum qui a payé un très lourd tribu lors de la tempête Klaus en janvier 2009. Comme de coutume nous avons sonné la cloche de la chapelle après avoir goûté tout notre saoul le somptueux panorama qui s'offre à nous du parvis de la chapelle.

Pieds nus pour mieux nous ancrer à notre Mère Terre, connectées aux énergies célestes nous y vivons toujours un moment de pur bonheur et signons toujours notre passage en déposant une pierre en forme de coeur à la fenêtre de l'ermitage.

De toutes celles que nous avons déposées il en restait deux les autres ayant été, selon les dires d'une randonneuse avec qui nous avons papoté, déplacées à l'intérieur de la chapelle.

Pour le retour nous avons opté par le grand tour par le col de la Roue avec le secret espoir de nous livrer à notre activité de cueilleuse. Bien nous en a pris car la récolte du jour de Bouillon Blanc et de Millepertuis a été exceptionnelle.

De quoi soigner d'éventuels maux de gorge, des coups de soleil ou des brûlures !

Marcher est pour moi, pour nous deux, un pur bonheur. L'expression la plus aboutie de ce qu'est pour moi "la liberté".

Tout est dans le sac à dos, de quoi faire du feu, une réserve d'eau, quelques vivres, une cape de pluie qui peut faire tente de camping ... un polaire, un sifflet, mon laguiole, quelques huiles essentielles incontournables ... j'ai tout ce qu'il me faut pour être bien. Et nous sommes là toutes les deux à nous repaître de nature, à expérimenter l'unité avec le tout !

Dominique

 

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 20:05

Cet article est passionnant ... à lire à fond et pour vous donner envie, voici le dernier paragraphe :
Agir à la fois individuellement et ensemble, se méfier des moyens mêmes qu’on déploie, à raison, pour lutter contre l’épidémie et qui peuvent menacer nos libertés individuelles et l’exercice même de la démocratie, et penser que la démocratie n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est menacée et qu’on a peur pour elle. Ayons peur pour la démocratie – dans les deux sens du mot pour : inquiétons-nous pour elle, et utilisons cette inquiétude pour faire de l’autonomie des citoyens une réalité politique. Et ainsi préparer le monde d’après la pandémie.

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2 juin 2020 2 02 /06 /juin /2020 20:32

Aujourd’hui pas de grande rando mais un pur moment de bonheur sur les flans du Canigou ! Nous avons repris la route du Conflent et cela nous a fait tout drôle, il y a avait si longtemps que nous n’avions pas retrouvé la mythique 116 et ses inévitables circulations alternées ! Cette route est maudite.

L’histoire de St Martin du Canigou est mouvementée, située à 1055m d’altitude c’est le 13 novembre 1009 que la nouvelle abbaye voit le jour.

Miséreux, le monastère fait la vie dure aux moines ! Comme pour nous aujourd’hui la pente qui mène de Casteil où se trouvaient les terres cultivables à l’abbaye étaient rude aux moines.

Dotée par la force des armes des reliques de St Gaudérique (celles de St Martin ne devaient pas être disponibles ?!) l’abbaye vit des moments difficiles. En 1428 « le séisme de la Chandeleur », qui vient de détruire les remparts de Prats de Mollo fait s’effondrer une grande partie de l’abbaye.

Renaissance, stagnation … le 7 décembre 1783 la communauté de St Martin du Canigou est dissoute et St Gaudérique est transporté à Perpignan. Ruinée, démantelée l’abbaye n’est plus que ruines quand elle est rachetée par l’évêque de Carsalade du Pont au début du XXe siècle.

De 1952 à 1971 la restauration suit son cours et ce n’est que depuis 1988 qu’elle a vraiment été rendue à la vie spirituelle. Une éclipse de 200 ans !

Depuis 1968 nous montons régulièrement à St Martin, il est arrivé que des isards nous accompagnent et c’est toujours la même félicité !

Aujourd’hui par contre nous ne sommes pas redescendues par les gorges du Cadi, trop d’eau ! Do

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 14:52

Papa,


Une dernière nuit près de toi. Des bougies, un peu de whisky, ta main si fine et féminine qui sert la mienne jusqu’au p’tit jour du dernier jour. Ton regard enfantin qui désarme un peu plus le gamin que j’redeviens. Au-dessus de ton lit, un bordel de photos, de Jean-Loup Dabadie à Gisèle Halimi, de Desproges à Camus en passant par Guitry. Ça ne votait pas pareil, ça ne priait pas les mêmes fantômes, mais vous marchiez groupés dans le sens de l’humour et de l’amour.

Au bout de tes jambes qui ne marchent plus, tes chats – sereins, comme des gardiens. Sur la table de nuit, un fond de verre de Coca, ultime lien entre ce monde et toi, quelques gorgées de force qui te permettent, du fin fond de ta faiblesse, de nous lancer des gestes d’une élégance et d’une tendresse insolentes. Fâché de ne plus pouvoir parler, tu envoies des baisers muets à ta femme adorée, à ta fille bien aimée, à la fenêtre sur l’Île Saint Louis, au soleil que tu fuis. Des gestes silencieux qui font un boucan merveilleux dans nos yeux malheureux. Tu auras mélangé les vacheries et l’amour jusqu’au baisser de rideau. Les « foutez l’camp » et les « je t’aime ». Caresses et gifles, jusqu’au bout. Incorrigible Cabotin, tu avais bien prévu ton coup : dans ton dernier morceau d’ mémoire, tu avais mis des « vous êtes beaux, je suis heureux, j’ai de la chance. C’est ta mère, là, devant moi ? C’est ma femme ? Oh Tant mieux ! ».

On va t’emmener, maintenant, dans ton costume de scène. Celui des sketches et des revues de presse, des télés et des radios, celui qui arpenta la France, en long en large et en travers de la gorge de certains maires. J’ai dénoué ta cravate noire. On va t’emmener où tu voulais, c’est toi qui dicte le programme, c’est toi qui conduit sans permis. D’abord à l’église Saint Germain, tu n’étais pas très pote avec les religions, mais les églises, ça t’emballait. Tu disais « Faudrait qu’on puisse les louer pour des spectacles de music-hall, des projections de films, des concerts de poésies ». Il y aura des athées, plein d’arabes et plein de juifs. Ça aurait consterné ta mère, tu aurais bien aimé que ta mère soit fâchée. Puis on t’envole en Corse, dans ce village qui te rendait un peu ta Méditerranée d’Alger. On va chanter avec Izia et les Tao, du Higelin, du Trenet, du Dabadie et Nougaro. On va t’faire des violons, du mélodrame a capella : faut pas mégoter son chagrin, à la sortie d’un comédien. Faut se lâcher sur les bravos et occuper chaque strapontin. C’est leur magot, c’est ton butin. D’autant que je sens que tu n’es pas loin... Tu n’es pas mort : tu dors enfin.

Nicolas Bedos

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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