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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:49

Minette acrobate et joueuse !

 

 

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:37

Lors de notre découverte des villages perchés de la Drôme nous avons exploré la Vallée de la Gervanne. Affluent de la Drôme son cours atteint à peine 30 kilomètres mais quelle pétulance ! Entre Vercors et Drôme elle s’est taillée un lit sur mesure, marmites de géants, canyon, cascades elle fait son show pour le bonheur des amoureux de Nature. Nous n’avons pas poussé notre exploration jusqu’à dans la vallée d’Omblèze, trop froid ! Nous avons préféré explorer les quelques villages autour de Beaufort sur Gervanne en commençant bien évidemment par ce village.

Fortifié, tout à fait charmant, accueillant, il y a une aire de stationnement gratuite pour les camping-cars en plein village, il conserve quelques vestiges de ses fortifications et la vie y est plus animée qu’ailleurs ! Une des raisons en est son épicerie solidaire ! Un lieu insolite où une petite équipe de passionnés à créer en 2016 un lieu de vie où se décline des valeurs plutôt mises à mal.

Partage, solidarité, joie mais aussi le goût des belles et bonnes choses. Lorsque l’on rentre dans cette petite épicerie nous sommes immédiatement séduits par l’ambiance. Outre le calme, on s’y parle, on vous parle, même si vous n’êtes pas du coin. Certes les produits bios sont très présents, la Drôme est quand même dépositaire du label « biovallée » étant le premier département bio français en nombre de producteurs et en terme de surfaces cultivées, mais pas uniquement. L’exceptionnel est quand même d’avoir mis l’accent sur les circuits courts donc sur les productions locales, souvent intimistes. La chocolaterie artisanale Frigoulette y régale les papilles tout comme les petits éleveurs qui peuvent ainsi faire connaître de délicieux petits fromages de chèvre aux herbes aromatiques du cru ou des inventifs qui proposent des créations totalement inédites genre tartinades de patate douce et artichaut, tapenades déclinées de multiples façons. Cette épicerie solidaire est une entreprise participative qui a le mérite d’avoir créé 4 emplois permanents contribuant à fixer une population dans une village qui a échappé à l’exode rural. Association à but non lucratif, pendant le confinement de mars 2020 permanents et bénévoles ont tout mis en œuvre pour continuer à fonctionner au mieux malgré les restrictions draconiennes imposées. Une seule personne à la fois dans le magasin, qu’à cela ne tienne, des paniers ont été proposés, livrés.

Dans l’épicerie un planning permet de connaître les besoins en personnel pour la mise en rayon, la tenue de la caisse, le ménage. Des formations, différentes activités, animations autour de thèmes donnés sont proposées !

Chaque habitant à la parole et les projets sont mis aux voix. Nous y avons trouvé aussi des bibs de rue, comme la nôtre !

A Saoû une autre épicerie tout aussi exceptionnelle nous a accueillies.

On y trouve de tout et là aussi les circuits courts sont privilégiés. Plus grandement logée, l’épicerie propose aussi des livres à destination des grands comme des petits, de l’artisanat uniquement local et de goût, si vous aimez les boules avec de la neige vous ferez chou blanc et le dimanche un petit café est offert, oui, oui, offert ! Le vrac est privilégié notamment en matière de café, à la demande on vous le moud à la carte en fonction de votre type de cafetière !

Là aussi l’organisation est exemplaire quant à la boîte placée à l’entrée du magasin où chacun peut déposer ou prendre GRATUITEMENT des produits de première nécessité voilà une idée à reprendre surtout en cette période troublée et troublante !

A une prochaine fois en Drôme !

Dominique

 

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 19:07

Je suppose que vous connaissez tous le professeur Charbonnier mais peut-être ne savez vous pas ce qu’est la TCH, trans communication hypnotique ? Ce concept a été créé par le professeur Charbonnier, médecin anesthésiste à Toulouse. Son but est d’aider à apaiser les souffrances du deuil mais aussi les angoisses liées à la mort. Cet état de conscience modifié qui s’apparente à une EMP (expérience de mort provisoire) nous permet également de révéler des facultés nouvelles.

Voici le témoignage d’une participante à l’une des dernières séances organisée par le professeur Charbonnier, bouleversant il devrait sans doute pouvoir aider ceux parmi vous qui s’interrogent sur ce qui se passe « de l’autre côté » ou qui doute même qu’il puisse y avoir quelque chose.

En ce qui nous concerne nous avons eu déjà tellement de signes, voire de contacts que nous ne doutons pas que tout continue reste que se serait si chouette de pouvoir rencontrer ceux qui nous ont quittées … Jeannine, Papa et va savoir si d’autres ne seraient pas au rendez-vous ?

Et maintenant le témoignage …

 

ÇA VA ALLER MAMAN, NE T’INQUIÈTE PAS, JE SUIS LÀ !

 

Retour TCH samedi 27 mars Grenoble. Bonsoir.

Je pensais attendre avant de faire mon retour et ouïs hier j'ai pris la plume sans trop réfléchir et voilà ce que j'ai écrit sur mon retour de ma TCH :

Aujourd'hui j'ai fait ma première séance de TCH.

Je vous livre mon expérience mais tout d'abord je vous raconte brièvement mon histoire.

Le 2 octobre 2019, ma fille Myriam 13 ans, après s'être battue 18 mois contre un sarcome d'ewing s'en est allée pour un monde d'amour et de lumière. Ma petite princesse est décédée. Nous l'avons accompagnée jusqu'au bout à la maison. Elle a été si forte.

À la suite de son décès, j'ai intégré un groupe de parole. L'aurore de l'association Locomotive.

C'est grâce à cette association que j'ai pu participer ce matin à cette séance de TCH. Nous sommes samedi 27 mars à Grenoble.

J'ai lu un livre du docteur Charbonnier. Regardé des vidéos YouTube. Découvert la tch.

Évidemment j'avais des attentes. Un contact défunt bien sûr. Et puis cette envie de lâcher prise, de me dire que je ne voulais pas être déçue. Mais au fond, j'attendais.

Après la présentation de Mr Charbonnier voilà que je m'installe confortablement dans le fauteuil. Couverture, masque et casque. Me voilà prête.

Les larmes coulent déjà. La séance commence, je sens que très vite je pars. J'ai déjà fait de l'hypnose, de la méditation. Je connais ce sentiment de lâcher prise.

Donc me voilà partie, loin, très loin et soudain j'entend dans le creux de mon oreille "tu y es presque". Je n'entends plus la musique ni Jean-Jacques, juste de façon douce et très nette ces petits mots.

Les larmes coulent. Je le vois, je les sens.

Je vois devant moi une espèce de brouillard léger, lumineux. Elle est là, Myriam me regarde, je suis en sanglot, son amour m'envahit, elle s'approche de moi. Encore une fois je n'entend plus ce qu'il y a dans le casque mais j'entend ma fille me dire "merci maman d'être venue me voir". Des frissons violents presque douloureux me font trembler. Elle prend ma main. Pendant toute la séance ma main gauche était chaude alors que la droite est restée froide. Elle m'emmène, elle me fait "visiter". Des paysages magiques. Tout s'entremêle, la mer, la forêt, la montagne. Tout se mélange. On est bien. On monte on descend. Je ne sais pas trop comment on se déplace mais à un moment on s'arrête. Je vois que ma fille me parle mais je n'entend pas ce qu'elle dit, je vois sa bouche, ses lèvres bougent mais je ne perçois rien. Je n'entend rien. Ce n'est pas grave. Elle est là. Je crois qu'à ce moment là pour moi rien d'autre n'a d'importance.

Et puis j'entends le casque, Jean-Jacques nous suggère de monter encore. Je ne veux pas quitter ma fille. Je ne veux pas partir de là. Et puis ma main lâche la sienne. Je me vois m'engager dans un espèce de tuyau et d'un coup j'entends Myriam. Elle me dit "maman, j'ai le droit de t'accompagner"

Pour la petite anecdote, Myriam de son vivant avait un caractère très fort. Elle décidait de tout. Et même pendant sa maladie elle a tout décidé, elle a fait plier les médecins, elle choisissait ce qu'elle voulait ou non. Et tout le monde lui donnait ce qu'elle voulait. Tous, nous ne pouvions pas lutter contre Myriam. Elle imposait ses décisions. Jusqu'à la dernière de vivre ses derniers instants à la maison entourée de sa famille. Je voulais, 4 jours avant, la faire hospitaliser parce que je n'arrivais plus à la nourrir. Elle m'a promis de manger si je l'a ramenait à la maison. Voilà, elle était comme ça Myriam. Commandante, cheffe, dirigeante.

Donc je reprend, je ne suis pas sur qu'elle avait vraiment le droit de continuer de m'accompagner dans la lumière mais elle l'a pris, le droit.

Elle était à côté de moi, ne m'a jamais lâché la main.

Je suis arrivée dans la lumière et là rien…. Rien de rien…. Juste ma fille et moi. Le silence, l'amour, le bonheur de la sentir si près de moi…..

Et puis c'est le moment de partir…. Déjà ? Je veux rester.

J'entends de nouveau ma fille dans le creux de mon oreille, elle me dit "maman je t'aime, tu sais faire maintenant. Ne t'inquiète pas, je suis près de toi, je t'attend mais ne te presse pas, tu as encore des choses à vivre, mais je suis là maman….. Je te tiens la main…. Toujours"

Nous sommes revenues toutes les 2 dans ce léger brouillard. J'ai froid. Myriam me lâche. Elle doit voir que je veux pas partir. Elle me rassure. Tout le temps de ma "descente" je l'entend me dire "ça va aller maman, ne t'inquiète pas, je suis là". Ces mêmes mots que je lui ai dit dans son dernier souffle.

Me revoilà au novotel de Voreppe. Je m'effondre. Je pleure, beaucoup. J'ai du mal à retrouver mon souffle et mes esprits.

Le voyage fût magnifique. L'émotion intense. L'amour.

Nous pouvons témoigner en quelques mots tout de suite après la séance. Beaucoup d'émotions. J'ai hésité, j'ai dit que j'allais essayer. J'ai dit que j'attendais un contact défunt avec ma fille, et que je l'avais eu.

En partant, une jeune femme est venue me prendre dans ses bras spontanément. J'ai trouvé ce moment très beau. Je l'ai remerciée.

Je vous remercie Mr Charbonier pour ce cadeau. Pour ce moment. Pour cette découverte.

Aurelia Mandavit-Varenne.

Maman en deuil en cours d'apaisement.

Ps: vous pouvez si vous le souhaitez partager mon témoignage sur les réseaux

Merci

 

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 20:51

Si au total nous n’avons marché que 3 bonnes heures ce jeudi, ne comptons pas les arrêts de jeu, la virée nous a paru finalement longuette. La faute en revient au balisage. Pourtant nous étions nantis de trois topos de rando. Partis sur le circuit intitulé « Au travers des âges » nous nous sommes retrouvés cheminant « Au fil de l’eau ». Heureusement Frédo est du genre prudente et bien lui en a pris. Le descriptif d’une randonnée réalisé par notre ami Gilbert compilant les deux itinéraires, imprimé au cas où, nous a tiré d’affaire.

Le site de Belesta est occupé depuis le néolithique comme l’essentiel des zones semi montagneuses du département. Aspres, Fenouillèdes, Albères, Bas Vallespir et Bas Conflent regorgent de vestiges. Les mégalithes et les caunes de Tautavel et de Belesta sont évidemment les plus connus ! A Belesta pas de star comme notre Homme de l’Arago à Tautavel et ses 450 000 ans, mais de belles trouvailles qui nous éclairent sur la vie de ces ancêtres au passé quand même un peu dur à retracer ! Le Musée consacré à la caune de belesta, installé dans le vieux château est fort intéressant, quand il est ouvert ! Heureusement que nous l’avions déjà visité à une époque où aucun virus n’était encore venu jouer les troublions !

La rando passe par la grotte, fermée évidemment pour sa préservation, mais en cherchant bien nous n’avons pas manqué de découvrir une anfractuosité nous faufiler.

Petite elle présente néanmoins deux belles « colonnes » formées par la rencontre de stalactites et stalagmites ! J’imagine que vous savez qui est qui ?

Quittant la grotte et sa vue décoiffante, qu’il est beau notre Canigou, au terme d’une descente vertigineuse, genre tapis roulant, merci aux VTT qui ont bien décapé le terrain, nous avons fini par trouver le puits à glace !

Fort peu creusé contrairement à ceux des Albères, il était surmonté d’une voûte dont on aperçoit le début du décrochement et apparemment recouvert de terre à la manière des dolmens. Une chose est évidente, bien qu’installé sur le versant nord (ubac) ce n’est pas maintenant que l’on irait tasser la neige pour la conserver jusqu’en pleine été ! Le réchauffement climatique ne fait pas un pli et le monument ne devant pas être très vieux il est évident que la situation se dégrade et vite !

La balade riche en découvertes l’est aussi en passages à gué dont un que nous avons passé pieds nus, pour le fun, Frédo et moi.

Après un intermède aquatique, l’itinéraire chemine le long d’un ancien canal d’arrosage et l’Aïgat de 40 a laissé de terribles traces, nous avons repris de la hauteur. Pas question de passer à côté des bornes frontières. Maçonnées, ce sont les derniers vestiges attestant qu’entre 1258 et la signature de traité des Pyrénées le royaume de France s’arrêtait là ! Les deux que nous avons trouvées sont à quelques encablures l’une de l’autre, gageons que l’une est française et l’autre aragonaise comme la croix pattée sculptée à sa base le laisse supposer.

Nous avons fini notre virée, par contre, assez dégoûtés, décharge à ciel ouvert, puante, fumante et centre de rétention pour chiens de chasse !!!

Et maintenant une demande si vous avez tenu bon et lu la totalité du texte pouvez-vous mettre en commentaire juste « vu », je saurai que je ne me suis pas fatiguée pour rien. Les photographies (en général) sont certes intéressantes mais un texte a lui aussi son utilité pour qui aime partager ! Merci d’avance !

Dominique

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 21:06

Vendredi 26 février, retrouvailles du Club des Quatre vénérables !

Nous gagnons le Fort de Bellegarde et démarrons notre rando à la hauteur du cimetière militaire où nous repérons quelques tombes encore dotées d’inscriptions, un vosgien est tombé là en 1869 !

Au moins le soleil a réchauffé ses vieux os ! Nous attrapons le GR10 et passons devant la redoute de Panissars pour retrouver la Via Domitia, celle qui passe à Roquefort des Corbières !

Ici se dressait le célèbre Trophée de Pompée dont nous s’il ne reste pas grand-chose nous pouvons maintenant avoir, grâce aux fouilles et ouvrages de Georges Castellvi, une idée précise. Restent de ce monument les tranchées qui ont quand même jusqu’à 2 mètres de profondeur. Taillées dans la roche elles s’adaptent parfaitement au relief sous forme de gradins et permettent d’affirmer que le soubassement en gros appareils du Trophée s’inscrivait dans un carré de 37 mètres de côté.

Erigé en 67 avant J.-C. il a vu passer les éléphants d’Hannibal, aujourd’hui se dresse à sa place la borne frontière 567.

Sans doute l’ignorez vous, tout comme c’était mon cas, mais cette borne n’est pas banale ! Comme toutes les autres réparties au long de la frontière entre la France et l’Espagne son histoire colle à notre Histoire de France. Le bornage des Pyrénées fut décidé lors du Traité de Bayonne en 1868 soit, à la louche, 200 ans après de Traité des Pyrénées. Réalisé majoritairement à partir de bornes en pierre, il se compose également de croix gravés, nous avons d’ailleurs raté la 566 !

Avant de poursuivre notre périple nous déambulons dans les ruines de ce qui reste du site antique fortement remanié par les religieux de Arles au IXe siècle qui utilisèrent les pierres à disposition pour édifier une chapelle. Dénommée selon les écrits Notre Dame du Remède ou Ste Marie, l’édifice s’agrandit par la suite et devint prieuré, « priorat » en catalan. Déserté au XVIIe siècle par les moines il fut reconstruit côté espagnol, toujours au moment du Traité des Pyrénées.

Mais où ?

Voici la question qui nous agita lors de cette randonnée, notamment en arrivant au Col du Priorat où nous avons découvert des ruines quand même imposantes mais que nous ne pouvons même avec l’aide de Google identifier !

Nous avons retrouvé nos premiers émois lorsque nous dévorions le Club des Cinq et découvert en jouant les intrépides explorateurs quand même deux salles voûtées dont une intacte.

Mais pas de vin de messe, pas un tonneau !

Juste un abreuvoir qui a il faut bien le dire plus de « gueule » que ces fichues baignoires qui servent à abreuver les animaux d’ordinaire ! C’est un détail certes mais ça compte !

Une chose est acquise nous allons revenir et explorer le coin !

La marche en montée est splendide, en crête, et se fait sous les chênes-liège essentiellement mais le « must » fut de cheminer et de pique-niquer en Espagne. Dire qu’en cherchant le topo sur le Net nous sommes tombés sur un avertissement nous invitant à vérifier si nous avions le droit de pénétrer en territoire étranger compte tenu de l’état d’urgence sanitaire. On rêve enfin, on cauchemarde, au fou !

Notre dernière trouvaille fut la fontaine militaire des Miquelets, datée de 1688, elle se compose de 2 parties, la plus grande semblant n’être qu’une cuve, quant au nom « Miquelets » il désigne des mercenaires et miliciens catalans et français qui sévissaient sans doute dans le coin une fois le Traité des Pyrénées signé.

L’ouvrage est en tout cas en bon état et plus élégant que la cuve que nous avons immortalisée en chemin, encore dois-je l’avouer est-ce plus pour le symbole peint sur ses flans. Toute imprégnée de découvertes archéologiques j’en serais presque arrivée à me demander si ce graphisme de poisson ne nous renvoyait pas aux premiers chrétiens !?

Encore une belle journée !

Il faut dire qu’elle est bien belle notre Catalogne !

Merci la vie de nous avoir un jour offert cette mutation qui a fait de nous des sudistes et puis tant que j’y suis merci Jeannine d’avoir eu en 1940 le coup de foudre pour les Pyrénées Orientales !

Ta présence nous a accompagnées d’ailleurs sur une bonne partie du trajet, nous l’avions parcouru si souvent ensemble !

Dominique

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 21:34

Les sites parlant de Liberté ne se comptent plus dans notre département et depuis 1968 nous avons eu tout loisir en déambulant par monts et vallées, pics et plaines d’en découvrir une belle quantité. Il y a bien sûr tous ces chemins de l’exil quand ils ne s’appelaient pas encore de la Retirade mais aussi tant d’autres que les passeurs ont emprunté pendant la dernière guerre. Dernière ?!

Tous ces passages aujourd’hui bouclés nous étaient familiers, nous sommes passés pour le plaisir en Espagne dans la neige, le brouillard par Coustouges à une époque pas si reculée où la route reliant Tapis à Maçanet n’existait pas, aurions nous cru qu’un jour cette route serait interdite, même aux piétons ? Au col d’Ares aussi ou à la Illas quand nous avions coutume de filer sur La Vajol par ce point de passage où se trouve le monument commémoratif dédié à Lluis Companys, bouclé lui aussi …

Lors de ces marches nous avons découvert une foultitude de cabanes pastorales, de casemates, de chapelles qui furent autant de refuges à ceux qui fuyaient, principalement les pouvoirs politiques !

Certes toutes les fuites n’étaient pas « nobles » ! Lorsque nous campions à Laroque des Albères, quelque peu isolées au sein de nos chênes liège, la nuit, quand ce n’était pas les sangliers, des bruits de pas venaient souvent troubler notre sommeil. Les cigarettes sont de grandes voyageuses !!! Il y a peu d’ailleurs nous avons dérangé tout à fait innocemment deux convoyeurs qui ne s’attendaient pas à tomber sur nous dans les ruines du château d’Ultrera, à Sorède. Je crache le morceau, tant pis !

Aujourd’hui, nous avons refait une petite balade dans les chênes liège, à peine 3 heures mais que du bonheur, pour retrouver la chapelle San Llorenç du Mont au-dessus d’Argelès.

Petit bijou architectural du XIIe elle n’a jamais subi de transformation notable, toujours dans « son jus » elle donne une idée plus que précise de ce qu’était l’architecture religieuse roussillonnaise à cette époque.

Ce qui ne cesse de me surprendre est de découvrir en pleine nature, perché au sommet de son mont, un édifice de cette taille. Le plus spectaculaire étant la hauteur intérieure de l’édifice où l’on pénètre par une porte latérale en descendant quelques marches.

Propriété de l’abbaye de St Genis des Fontaines en son temps, elle desservit les mas isolés des Albères avant d’être petit à petit abandonnée puis sauvée par le général d’Empire François-Joseph de Palmarole que les Bourbons contraignirent à l’exil. Exil, encore !

Réfugié, lui aussi, au mas Pardès sur la commune d’Argelès, notre rando y passait justement, il acheta cette église vendue comme bien national !

En 1930 elle servit d’abri à des républicains espagnols qui y trouvèrent refuge pendant que d’autres étaient parqués sur les plages d’Argelès, de Saint Cyprien... et que de nombreuses femmes étaient accueillies dans ce que l’on nomme aujourd’hui la « Maternité Suisse de Elne » au château d’En Bardou.

Que de vies ont été placées sous le signe de la Liberté !

Ont elles été sacrifiées en vain ?

Serons nous défendre cette liberté jadis devise de notre pays ?

La balade en tout cas est à déguster, elle démarre au château de Valmy où pour lors rien n’est à déguster, tout est fermé, et pour cause.

Dominique

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 20:10

Allons, un peu de légèreté et un bon bol d’air.

Quittant la 116, par bonheur sans aucune circulation alternée, nous avons endossé notre sac à dos et monté vaillamment le raidillon qui quitte le village d’Olette pour gagner Evol par un sentier que nous qualifierons de muletier.

Notre but initial était de rallier ensuite Oreilla sur le versant opposé. Mais non ! Poussives, nous avons préféré en plus jouer la carte de la sécurité en évitant d’emprunter le sentier qui exposé au Nord présentait encore en cette matinée trop de plaques gelées.

Poussives, nous partîmes, poussives nous revînmes ! Il faut dire qu’à notre décharge, les variations de température ne nous ont pas aidées. Un petit degré au départ, 21° au retour et entre temps des passages en plein vent et à l’ombre puis en raidillon et au soleil. De quoi affoler nos thermostats intérieurs. Du coup nous avons choisi quitte à grimper encore un peu, d’aller pique-niquer au château d’où l’on peut jouir d’une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées et à l’abri de la tram !

Le village d’Evol a comme presque tous les villages des PO une histoire compliquée puisque bien longtemps notre département faisait majoritairement partie du royaume de Majorque, que les rois d’Aragon en jouir. La terre d’Evol en des temps reculés fut vendu par un des comtes de Cerdagne à l’Abbaye de Ripoll, c’est fou ce que ces édifices religieux pouvaient posséder comme territoires… simplicité, pauvreté, rien de tout cela !

Situé à 800 mètres d’altitude, grosso modo, il y eu au début vraisemblablement à l’emplacement de l’actuel château féodal une construction en bois pour protéger le village qui connut les sévices de l’Inquisition. L’un des seigneurs finit même sur le bûcher lors des guerres menées contre les cathares.

L’actuel château fut construit sur la ligne défensive protégeant le royaume d’Aragon du royaume de France et si aujourd’hui il est plutôt ruiné, on reconnaît aisément l’usage attribué à certains espaces.

Les départs d’arcatures, même brisées, prouvent qu’il y eut là jadis la salle des gardes tout comme les restes de l’immense cheminée (que nous sommes autorisés à utiliser comme place de feu) attestent que nous sommes bien dans l’ancienne cuisine du château.

Ce château vite relégué au second plan dès lors que celui de la Bastide, sur les rives de la Têt, fut construit par le seigneur des lieux, a été vendu comme bien national en 1812 puis racheté par la commune d’Evol en 1990 qui depuis a mené des campagnes de restauration excellentes. Nous y avons fait halte avec plaisir et cerise sur le gâteau avons même découvert que le site était doté de toilettes sèches, nickel chrome !

Merci pour l’attention.

Nous sommes redescendues par l’incontournable chapelle St Étienne avant de nous offrir une déambulation dans les rues de ce village qui mérite bien d’être classé comme l’un des plus beaux villages de France.

Restait à négocier l’arrivée sur Olette très pentue et glissante avant de pouvoir siroter notre petit jus, petite pause que nous devons anticiper le matin puisque tous les bistros sont fermés. Coup de grâce pour ces villages que l’on traverse maintenant sans état d’âme !

Catastrophique !

Do

 

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 20:49

Il y a quelques mois j’ai commencé à me sentir tenailler par l’envie de pénétrer plus avant dans le monde des Huiles Essentielles, distiller, la suite logique de notre formation. J’ai commencé à me balader de site en site, je suis entrée en contact avec des producteurs de HE dans la région et j’ai sauté le pas. Mi novembre trônait sur le bahut, faute de place, un superbe alambic en cuivre arrivé tout droit de Pontévédra.

Prise par nos multiples occupations mais surtout impressionnée par l’appareil et l’activité de distillation, je me suis trouvée pas mal d’excuses pour retarder. La rencontre avec un producteur local lors de l’anniversaire de notre BIOCOOP a été déterminante. Nantie de quelques conseils, la chose s’est précisée et après une très belle cueillette de Romarin dans les Corbières, je n’avais plus d’excuse. 7 jours de séchage et je me devais de passer à l’action.

Pas de chance, installée dans le kiosque, la température avoisinant 0°, au bout d’une heure l’aiguille du thermostat n’avait quasiment pas bougé, j’ai remis au lendemain pour ne pas vider la bonbonne de gaz pour rien. Ayant galéré tout hier pour remettre en place le nouveau tuyau de gaz, l’autre était périmé depuis plus de 7 ans mais dehors cela importait peu, j’ai réalisé ma première distillation en cette soirée !

50cl d’Hydrolat de Romarin et un chouya d’Huile Essentielle, peu importe nous attendons l’essencier, mais quelle joie de voir l’Hydrolat s’écouler petit à petit.

Toute la maison embaume après ce premier pas.

Reste une question majeure à régler, quel chémotype avait mon Romarin ? Camphre, cinéole ou verbénone ?

Mais je vais trouver et déjà c’est un excellent super de parfum, alors en Hydrolat mêlé à de la lavande, cela doit pouvoir se faire !

Et maintenant que c’est parti, je vais continuer avec le Laurier, là aucune question à se poser je sais où je vais comme pour la Menthe !!!

Dominique

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 20:25

POURQUOI ? 

Pourquoi (B) ill (G) ates a réuni ses copains en octobre 2019 pour simuler une pandémie de coronavirus dans le monde entier ?

Pourquoi le mari de Buzin est lié au laboratoire de Wuhan ?

Pourquoi un "couvre-feu" alors qu'il s'agit d'un virus ?

Pourquoi les conseillers scientifiques de Macron sont payés par Gilead, laboratoire qui vend le Remdesivir ?

Pourquoi on écoute davantage un informaticien milliardaire qu’un médecin de terrain ?

Pourquoi l’OMS est-elle financée en partie par (B) ill (G) ates ?

Pourquoi les autopsies ont été interdites sur les personnes au printemps ?

Pourquoi les antennes 5(G) ont été installées rapidement pendant le confinement ?

Pourquoi les médecins perçoivent plus d’argent lorsque le test C.o.v.i.d est positif ?

Pourquoi les médecins perçoivent plus d’argent lorsque le certificat mentionne comme cause de décès le C.o.v.i.d ?

Pourquoi les tests PCR ne sont-ils pas identiques sur tout le réseau national ?

Pourquoi change-t-on d’indicateurs constamment pour faire des statistiques ?

Pourquoi l’État n’a pas ouvert de nouveaux lits de réanimation après le printemps ?

Pourquoi l’État a gazé en 2019 les soignants qui demandaient plus de moyens ?

Pourquoi l’État n’utilise pas les lits des cliniques privées, en situation de tension ?

Pourquoi n’y-a-t-il pas de preuves de l’efficacité des masques ?

Pourquoi n’y-a-t-il pas de preuves de l’efficacité des confinements ?

Pourquoi a-t-on interdit la vente des masques aux pharmaciens ce printemps ?

Pourquoi ne dit-on pas que le taux de mortalité du C.o.v.i.d est identique à celui d’une mauvaise grippe ?

Pourquoi la grippe a disparu des statistiques des causes de décès cet hiver ?

Pourquoi une balade seule en forêt est dangereuse tandis qu'un bus bondé pour emmener les esclaves au travail est autorisé ?

Pourquoi un livre vendu dans une petite librairie est plus dangereux qu’un livre vendu à la FNAC ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d'explosions d'hospitalisations ou de décès en juin avec la fête de la musique, en juillet/août avec les manifestations, déplacements, rassemblements touristiques ? Pourquoi connaissait-on la date du reconfinement (28 octobre) depuis cet été ?

Pourquoi Chevènement savait qu’un prof allait se faire décapiter la veille du fait avéré ?

Pourquoi ne parle-t-on pas de la vague de dépressions et suicides que cette situation cause ? Pourquoi les médecins qui ont une approche alternative se font agresser sur les plateaux TV ? Pourquoi le vocabulaire utilisé pour dépeindre cette situation sanitaire est celui de la guerre ? Pourquoi n’entend-t-on jamais parler de système immunitaire ?

Pourquoi Facebook, Twitter, YouTube ont augmenté de manière exponentielle la censure ces derniers mois ?

Pourquoi ne demande-t-on pas au peuple de quelle manière il souhaite être gouverné dans cette situation de crise ?

Pourquoi n’a-t-on pas fait tout un scandale en 2017 alors que la grippe a été un peu plus meurtrière cette année-là ?

Pourquoi ne dépense-t-on pas autant d'énergie et d'argent pour traiter de diminuer l'incidence de maladies dont le taux de mortalité est plus élevé (maladies cardio-vasculaires, cancer, diabète, tuberculose) ?

Pourquoi tous les médias ont la même approche de cette situation ? …

Pourquoi ?

Parce qu'il est l'heure de se réveiller...

 

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:19

Nous avions sous le coude depuis belle lurette le topo d’une petite balade sur les rives du Canal du Midi, alors ce matin, histoire aussi de retourner traîner dans la caverne d’Ali Baba qu’est la Librairie Ancienne du Somail, nous sommes parties faire du tourisme.

Par un froid de canard ou de gueux, emmitouflées comme cela ne nous est jamais arrivées dans notre sud, nous sommes parties à l’assaut des vignes curieuses de découvrir le plus vieux pont canal au Monde. Excusez nous du peu mais c’est écrit !

Terminé en 1676, ce pont permet au canal du Midi de franchir le Répudre.

Il est dû au génie de Pierre-Paul Riquet, le concepteur et réalisateur de ce canal qui relie la Méditerranée à Toulouse. Notre père, un passionné du sujet, possédait un ouvrage dûment documenté sur cet ingénieur visionnaire que j’ai souvent feuilleté petite. Quinze années furent nécessaires pour que les eaux captées dans la Montagne Noire se mêlent à celles de la Grande Bleue grâce à 76 écluses, celles de Fonseranes sont exceptionnelles, 63 à l’origine auxquelles s’ajoutent les 13 qui depuis l’inauguration du canal permettent de rallier Port La Nouvelle. Revenues non sans mal à notre point de départ et congelées, après avoir considérablement allongé le trajet initial des malotrus ayant «occulté» l’embranchement du chemin à emprunter en un point stratégique, nous avons avalé notre pique-nique, siroté le petit jus que nous avions préparé, ressortant pour l’occasion notre vieille thermos, les bistrots étant tous fermés et mis le cap sur Le Somail.

Notre but ? La Librairie Ancienne et ses 50 000 livres.

Une librairie cathédrale dédiée à tous les genres littéraires. On y trouve tout et de tout, pour tous les âges, les goûts.

Je suis même tombée sur la collection complète des « Martine ». C’est le froid qui nous a fait déguerpir après une petite heure d’errance dans cet antre mais nous ne sommes pas venues pour rien. Nous avons une bonne réserve de bouquins et pour pas cher encore !

La FNAC à côté, de la Gnognotte ! De la même veine je ne vois que Le Bleuet à Banon dans les Alpes de Haute Provence, mais peut-être en connaissez-vous d’autres ?

Notre prochaine expédition « littéraire » sera pour le village de Montolieu où chaque boutique, ou presque est une librairie. Que du rêve là aussi !

J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche !!!

Dominique

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