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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 17:09
"Compagnon du bonheur", nouvelle

Cela fait des jours, plusieurs semaines déjà, qu’elle revit en boucle ce jour tragique où elle a dû prendre la décision la plus difficile de sa vie, celle de se séparer définitivement de son petit compagnon.

Brusquement, son état s’était dégradé. Oh, il faisait de son mieux pour donner le change, lui témoigner encore sa volonté de vivre, son amour inconditionnel, mais elle voyait bien que c’était la fin, qu’il n’en pouvait plus et que l’inéluctable était à l’œuvre. Simplement, comme toujours, il ne voulait pas l’inquiéter, lui faire de peine, il « assurait » pour lui faire plaisir. Quel courage !

Alors qu’elle déjeunait sans appétit, tourmentée par sa faiblesse et encore indécise, vacillant sur ses pattes, titubant, il était venu quémander une ou deux miettes de pain, avant de s’affaisser, à bout. Le moment était-il venu ? Pouvait-elle vraiment faire ça, « lui » faire ça, le trahir de la pire façon, en décidant arbitrairement que c’en était assez. Etait-ce son souhait, à lui ? Voulait-il en finir ? Comment savoir ?

La vétérinaire avait été parfaite, douce, compréhensive. « Vous savez, les animaux ont cette chance, eux ; on peut les aider à partir » avait-elle murmuré en lui adressant un regard rassurant et bienveillant. Une façon de valider sa décision, de lui signifier qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Elle avait accepté d’intervenir dans la voiture, garée à l’ombre d’un petit olivier dont l’ombre providentielle atténuait les ardeurs du soleil de juin. C’était mieux que dans cette clinique froide et impersonnelle qu’il détestait tant, où il avait toujours eu si peur. Cette voiture était sa deuxième maison. Toujours prêt à grimper à bord pour partir à l’aventure !

Il n’avait pas eu l’ombre d’une crainte ; il n’avait pas bronché. En quelques secondes, tout était fini ; il était parti très vite. Avait-il réalisé ce qui se passait ? Etait-il soulagé ? S’était-il senti trahi ? Avait-il compris qu’elle avait accompli à son égard l’acte d’amour le plus éprouvant qui soit ?

Un dernier baiser sur la truffe, une dernière caresse sur son corps apaisé, et il avait été emporté loin d’elle. Huit jours plus tard, elle avait récupéré ses cendres.

C’est désormais tout ce qui reste de son existence terrestre, de ces douze années de bonheur et d’émerveillement partagés. Une parenthèse magique s’est refermée. En dépit des photographies, d’une multitude de souvenirs précis, drôles, émouvants, et même, exceptionnellement, terrifiants, elle a parfois l’impression d’avoir rêvé cette belle aventure, ce cadeau du ciel, splendide et éphémère, comme la vie.

Irréel, et non moins douloureux. Cruel.

Elle a beau tenter de se consoler en se disant qu’il ne souffre plus, que son âme est libérée, le vide est immense. Jamais elle n’aurait pensé souffrir autant. Le manque est permanent. Elle s’attend à le voir partout. Or il n’est plus nulle part.

Elle ne s’habitue pas.

Seuls ceux qui sont déjà passés par là peuvent comprendre. Ceux qui ont vécu avec un chien ou tout autre animal une relation forte, portée par un amour réciproque, authentique, et désintéressé ; et qui plus est, une relation égalitaire car jamais elle ne l’a considéré comme son inférieur. Il avait besoin d’elle ; elle était responsable de son bien-être. Et elle avait autant de respect pour lui que pour n’importe quel être vivant, humain ou non.

Elle qui a déjà vécu la douleur d’une séparation définitive, découvre qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la mort quand on aime. Elle souffre.

Elle est en deuil.

Un deuil souvent mésestimé.

Elle entend parfois des stupidités : « Ah, te voilà libre, maintenant ! Tu vas pouvoir voyager ! ». Oui, c’est vrai, depuis qu’il était entré dans sa vie, elle avait renoncé à prendre l’avion et à tous les endroits interdits aux chiens, de plus en plus nombreux. Pas question de le confier à un chenil pour voyager sans lui, ne serait-ce qu’une seule journée. Elle avait accepté ces contraintes sans regret. Ce n’était pas un sacrifice. Elle l’aimait, c’était normal. De toute façon, elle n’avait personne pour le garder. Elle avait donc décidé qu’il irait partout où elle irait ; et s’il ne pouvait pas y aller, elle n’irait pas ! Simple comme bonjour. Stupide pour certains, mais elle n’en avait que faire.

Elle s’était bien sûr autorisée occasionnellement des sorties de quelques heures sans lui ; mais l’un dans l’autre, elle s’en était tenue à sa décision. Il l’avait accompagnée (presque) partout, dans toutes ses passions : en voyage, en randonnée, à la mer, à la neige, en vélo, en bateau, en pédalo, en télésiège, en téléphérique. Ils étaient indissociables. Il était de toutes les fêtes, de toutes les réjouissances et elle avait tiré un trait sur ceux qui ne voulaient pas de lui. Mais ce n’était arrivé qu’une seule fois, Dieu merci !

Autour d’elle, il y a ceux qui ne parlent plus jamais de lui, comme s’il n’avait jamais existé. Par tact ? Par gêne ? Ont-ils peur de lui faire du mal ? S’ils savaient comme elle a besoin de parler de lui ! Reconnaître sa douleur est la meilleure façon de l’aider à l’exprimer. Mais ils évitent soigneusement le sujet. Certains remarquent son absence, disent que « ça fait bizarre ». Elle acquiesce en soupirant, une boule douloureuse dans la gorge. Pourtant, elle préfère ça au silence. C’est comme s’ils prenaient à leur compte un peu de sa peine. Elle en est pleine de gratitude.

D’autres veulent savoir si elle va le « remplacer ». Comme une vieille casserole, un gilet troué ou une chaise cassée. Le remplacer. Tout a fait significatif de cette société ultra matérialiste qui n’accorde aux animaux guère plus d’importance qu’aux meubles. Non, pour elle, un chien, un animal, ne se remplace pas ; au mieux, on lui trouve un successeur. Mais pour sa part, elle ne cherchera même pas. Elle ne veut pas.

Elle ne veut pas un chien ; elle veut son chien ! Elle veut celui qui saluait chacun de ses retours en se trémoussant de joie et en haletant de soulagement, la couvrant de lichettes désordonnées, lui mordillant amoureusement les poignets, et enfouissant son museau sous son bras pour accueillir ses caresses… Celui qui se livrait sans retenue à des simulacres de combat, facétieux, joyeux, espiègle et vaillant. Mais aussi « bêtiseux », voleur et râleur invétéré ! Un vrai mousquetaire : bon cœur et mauvais caractère. Celui qui manifestait sa joie en se contorsionnant les quatre fers en l’air, dans l’herbe, le sable, sur le lit ou sur le canapé. Mal élevé ? Peut-être ; on s’en fiche !

C’est lui qui lui manque et qu’elle veut. Pas un autre ! Même si elle sait qu’elle saurait l’aimer ; elle n’en veut pas. C’est tout.

Une chose est sûre : elle a fini d’avoir peur. Peur d’avoir un accident, de ne plus être en mesure de s’en occuper et de le voir finir ses jours dans un chenil. Peur qu’il se perde, qu’il soit volé, attaqué par un autre chien ou qu’on lui fasse du mal gratuitement ; il y a encore tant de barbarie dans le monde vis-à-vis des plus faibles. Il y avait en elle un souci permanent de le protéger. Au moins aujourd’hui, la voilà soulagée : il ne risque plus rien.

Et ce n’est pas tout : fini aussi de se battre contre les vaccinations néfastes et inutiles, tous ces poisons administrés à titre de « protection »… Un marché comme un autre, en fait, comme celui de la nourriture industrielle, croquettes, boîtes, et compagnie. Non, plus question de repasser par là.

Reste à gérer l’absence, le manque physique ; et tout le problème est là. Ne plus pouvoir le voir, le toucher, le caresser, le sentir… Ses sens sont en manque de lui.

Pourtant, elle sait qu’il est là et que son âme l’accompagnera jusqu’à son dernier souffle, se moquant désormais de tous les interdits, de toutes les discriminations.

Il est partout où la vie palpite, gambadant librement dans les prairies fleuries, se roulant avec délice dans les bouses de vache odorantes, pataugeant dans les torrents bavards, ou escaladant les rochers escarpés.

Il est en elle, autour d’elle ; il est l’oiseau qui vocalise, le papillon qui voltige et le cheval qui détale au galop. Il est partout.

Elle n’oubliera jamais. Un jour, elle souffrira moins, sans doute.

Peut-être.

La page est tournée.

Mais quel beau livre ils ont écrit ensemble !

Fredo

(et merci à Jean Luc pour l'idée du titre, et à Andrée pour avoir été à nos côtés... )

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 19:42

Si je vous dis que nous sommes allées passer quelques jours de vacances chez les isariens et que l'un des 12 cours d'eau qui arrosent la région se nomme l'Automne, saurez-vous trouver où nous étions en ce début du mois d'Août ?

Non ?

Je continue.

Clovis en a arpenté les différentes voies de communication et dans l'une de ces cités Hugues Capet a été élu roi, un autre y fut assassiné. Les armistices de 14-18 et de juin 40 y furent signés, une célèbre crème y vit le jour …

Je vous lasse ? et bien soit.

Nous étions dans l'Oise, un coin de France que nous ne connaissions presque pas même si nous avons résidé de longues années sur Paris (49 ans en ce qui me concerne).

La campagne est belle, vallonnée et quasiment chaque ville ou village est riche en monuments de toute sorte. L'habitat rural est majoritairement construit en brique et ou silex incrusté mais les maisons à colombages sont légions, ce que nous avons pu constater en visitant l'un des plus beaux villages de France, Gerberoy.

Cheminées à Gerberoy
Cheminées à Gerberoy

A proximité de Beauvais, jolie ville qui s'enorgueillit de posséder la cathédrale dotée du plus haut chœur gothique au monde, Gerberoy, jadis cité fortifiée, notamment pour résister à l'envahisseur anglais, possède une collégiale du XI e siècle, de nombreuses demeures construites entre le XVe et le XVIIIe siècle.

Henri IV y séjourna et le peintre post-impressionniste Henri Le Sidaner s'y installa contribuant à la renaissance de cette ville (titre qui fut attribué à cette cité par Philippe Auguste dès 1202) grâce à la création d'un superbe jardin à l'italienne, à ne pas manquer.

Oeuvre de Henri le Sidaner
Oeuvre de Henri le Sidaner

Contrairement à ce que l'on s'imagine, le climat est suffisamment clément pour permettre à Gerberoy de posséder un vignoble planté en pinot noir et muscat et une multitude de rosiers.

Pierrefonds, le village et l'un des châteaux
Pierrefonds, le village et l'un des châteaux

Dédaignant la visite du château de Chantilly qui fut jadis la demeure ancestrale de notre plus illustre ancêtre, le Grand Condé, nous mîmes le cap sur Pierrefonds dont le château du XVe siècle, démantelé sur ordre de Napoléon III a subi un sérieux relooking par Violet le Duc.

Si tout suscite l'intérêt, il y a au moins 2 manifestations qui ont retenu notre attention : le son et lumière dans les caves et l'exposition temporaire installée dans le donjon.

Bal des Gisants à Pierrefonds
Bal des Gisants à Pierrefonds

Les caves de Pierrefonds abritent le bal des gisants, une quantité impressionnante de gisants (pas tous « habités ») mais quand même très solennels auxquels les jeux de lumière confèrent un côté sinistre.

On n'a pas vraiment envie de s'y attarder et vous n'êtes pas obligé de me croire mais j'ai détecté en ces lieux au moins une présence non incarnée.

Till l'espiègle
Till l'espiègle

L'exposition temporaire était par contre beaucoup plus lumineuse.

Différentes salles du donjon servaient de cadre à des scènes d'Opéra aux costumes flamboyants. Le Roi d'Ys, Till l'espiègle, le château de Barbe Bleue, la Chauve souris … une débauche de couleurs dans un cadre austère.

Lac, Château et église de Pierrefonds
Lac, Château et église de Pierrefonds

Si un jour vous tentez la visite, pour vous remettre les guibolles d'aplomb, sachez que différentes options s'offrent à vous : un petit tour en pédalo qui vous permettra de jouir de la vue sur le village dont le patrimoine bâti est assez exceptionnel ou une dégustation de macarons (assez chers toutefois) à moins que vous optiez pour une halte dans l'un des nombreux restos.

Evidemment rien ne vous oblige à choisir, le cumul est possible surtout si vous avez en vue d'autres visites.

fenêtre rococco
fenêtre rococco

Nous, nous avons terminé la journée non loin de la mer de sable, à l'abbaye cistercienne de Chaalis. Un site superbe, avec de très belles ruines et une chapelle refermant des fresques du XVIe siècle signées de Primatice et ses élèves.

Abbaye de Chaalis et chapelle
Abbaye de Chaalis et chapelle

Peintre, architecte, sculpteur italien, Francisco Primaticcio est venu en France à la demande de François Ier (le roi) et fut l'un des maîtres de l'Ecole de Fontainebleau.

Les peintures de la chapelle de Chaalis sont réalisées à la fresque, c'est à dire sur un enduit pas encore sec et avec des pigments spéciaux qui pénètrent le support et durent plus longtemps. Cette technique d'une grande maîtrise nécessite une grande rapidité d'exécution. Léonard de Vinci était passé maître en cet art qui a passé les siècles. Les tombes étrusques, certaines villas de Pompéi arborent ces décors.

Peintures à fresque de Primatice
Peintures à fresque de Primatice

Voilà un petit tour d'horizon des merveilles qui vous attendent dans l'Oise et si vous vous décidez pour y traîner vos guêtres, un conseil, n'oubliez pas Royaumont, une splendeur !

Do

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 19:16

Champeix, Puy de Dôme !

Première pensée à méditer.

Pensées profondes

Marvejols, chez un bijoutier !

Pensées profondes

Pensée profonde et ô combien vraie !

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 19:03
Quand expo rime avec rando

Notre Dame del Coral, voici la rando culturelle dont je vous avais brièvement entretenu dans l'article intitulé de l'Art encore de l'Art.

Commençons par un peu d'histoire. Lors de la conquête de la Septimanie par les sarrasins, le Roussillon et notamment la vallée du Tech furent dépeuplés. En 733 (non, ce n'est pas une erreur de ma part mais le résultat des dernières recherches d'historiens) Charles Martel étant intervenu pour stopper net l'invasion arabe, dans le but de repeupler les régions désertifiées, des abbayes furent construites un peu partout et de nouveaux lieux virent le jour.

Non loin de Lamanère, en Vallespir, sur un site ayant successivement accueilli un culte païen puis un petit oratoire, Sainte Marie de Corallo, une « Villa », la villa Miralles vit le jour en 936.

Rattachée à une possession du monastère de Camprodon aujourd'hui en Espagne, puis à la paroisse de l'actuelle Prats de Mollo, un village se développa, Miralles.

En 1428, un tremblement de terre mit à terre toute la région n'épargnant pas le village. Quelques maisons résistèrent et restèrent habitées jusqu'au milieu du XVIII e siècle, puis le village s'éteignit. Ses ruines affleurent encore sur le site. Des années plus tard une statue de la Vierge fut miraculeusement retrouvée intacte au milieu des ruines. Objet de dévotion, le culte à Marie engendra la création du sanctuaire que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Notre Dame del Coral !

Le coin étant riche en champignons, quelques orages étant venus l'arroser nous envisagions la possibilité d'une cueillette en ce début d'Août.

Le jour J le cœur nous manquait un peu. De girolles en trompettes de la mort, lors de notre dernière vadrouille nous avions bien manqué nous perdre et si le flair de Virgile nous avait remis sur le bon chemin, cette fois nous serions seules !

Quand expo rime avec rando

Nous avons quand même gagné Lamanère, chaussé les godillots et endossé le sac avant de gagner le GR.

Nous cheminions depuis quelques minutes lorsqu'une petite chienne nous a rattrapées et fait une fête à tout casser ... une fête qui a continué jusqu'à l'ermitage qui abrite, outre une chapelle, un restaurant, des chambres et dortoirs et une ancienne étable.

Elle ne nous a pas quittées d'une semelle. D'une sagesse exemplaire pendant le pique-nique ou attendant que nous ressortions de la chapelle, elle a suivi la visite de l'exposition installée dans les parties communes avec nous, piaffant manifestement de retrouver les bonnes odeurs du sous bois.

5 heures plus tard nous étions revenues à bon port, la chienne nous a fait quelques affections et est retournée chez elle, mission accomplie !

Pour en revenir à l'exposition, incongrue si loin de tout, elle est passionnante et l'artiste qui nous a fait les honneurs du lieu captivant.

Originaires de Lille, Marc Crepy et Catherine Janssens exposent assez rarement en France. C'est à un coup de foudre pour le site et au dynamisme de Frank et Isabelle qui ont repris il y a peu l'ermitage qui nous devons cette découverte.

Demie lune
Demie lune

Des lavis, des dessins de Marc Crepy je ne dirai rien sauf que j'ai aimé mais je serai plus expansive en ce qui concerne ses sculptures. Il travaille l'ardoise qu'il façonne en s'inspirant des différents supports de l'écrit : bouquins, affiches, lettres …

Fortement marqué par l'Antiquité, les tablettes mésopotamiennes sont à la source de son inspiration. Il a donné ensuite à ses écrits un tour très personnel réinventant sa propre écriture, écriture qui varie selon le sujet !

Quand expo rime avec rando

Ce qui m'a par contre « chamboulée », ce sont les aquarelles de Catherine Janssens.

Il a vraiment fallu que je colle mon nez dessus pour bien me persuader que je ne rêvais pas tant la profondeur des teintes est surprenante.

Peu de couleurs, juste quelques touches qui semblent transpercer l'espace. Des noirs d'encre impénétrables et qui palpitent. Extra !

L'expo étant ouverte jusque fin Août, ne vous privez pas du plaisir d'y faire un tour. En plus les tarifs des boissons sont hyper doux !

Bonne balade !

Do

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 15:43
Le secret de la manufacture de chaussettes inusables

Vous avez peut-être lu le « Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary Ann Shaffer et Annie Barrow, et comme la plupart des gens, vous avez aimé... Comme nous. C’est la raison pour laquelle, nous avons tenu à découvrir dès sa sortie « le secret de la manufacture de chaussette inusables ». Un titre bizarre et accrocheur qui n’a pas grand-chose à voir avec l’original, beaucoup plus sobre : « The truth according to us ».

Mary Ann Shaffer étant décédée en 2008, Annie Barrow en est l’auteur exclusif.

Dès les premières pages, nous plongeons dans l’été torride de Macédonia, petite ville de Virginie occidentale, et découvrons avec Layla Beck, l’un des trois personnages principaux, les secrets de la famille Romeyn. Mélangeant le style et la forme, avec des passages écrits à la première personne (c’est alors Wylla, douze ans, qui parle), des lettres, et des épisodes narratifs, c’est une histoire vue sous différents angles qui se construit peu à peu, au fur et à mesure que le suspens s’épaissit. Il ne s’agit pas d’un suspens policier, bien sûr, mais on devine rapidement qu’il y a « quelque chose » qui cloche ; on a envie de savoir et de comprendre le drame vécu par cette famille atypique, marginale et éminemment sympathique.

Et même si au final, j’ai préféré « le cercle littéraire… », je me suis vraiment prise d’affection pour ces personnages attachants. Six cents pages ? Franchement, on ne les voit pas passer. L’écriture vivante, agréable et bourrée d’humour d’Annie Barrow nous plonge dans l’ambiance fascinante du sud des Etats-Unis dans les années 40, côté terrasse, rocking-chair et thé glacé. Un bon moment à passer, plein d’optimisme et non violent.

Alors, What else ?

Fredo

PS : Si vous n’avez pas lu, le Cercle littéraire…voir la présentation sur notre blog, grâce au lien ci-joint :http://www.longville-dofredo.com/article-so-british-de-la-lecture-pour-les-vacances-67201471.html

Article de Mii du 14 février 2011). Edité en livre de poche.

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 20:04

Le téléphone portable comme guide de visites, vous connaissez ?

Oui ?

Non ?

Voilà une réponse qui me va mieux parce que j'aurai la possibilité de placer ce qui suit.

C'est en Auvergne, toujours, que nous avons découvert ce mode de visite.

Ste Marie de Colamine
Ste Marie de Colamine

Alors que nous avions fixé notre dévolu sur une église dont nous avions entendu vanter les charmes nous avons repéré à l'entrée du chemin qui y mène, une borne agrémentée du panneau suivant :

Innovation

Le principe est simple.

Il suffit de composer le numéro de téléphone indiqué sur la borne puis de préciser le numéro d'identification de l'édifice, numéro figurant également à côté du numéro de téléphone et hop !

Innovation

C'est parti !

En un rien de temps le lieu n'a plus de secret pour nous.

Pas bête, non ?

Do

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 19:36

Notre virée en région parisienne s'est faite au prix d'une infidélité !

Nous avons délaissé le fourgon pour la voiture.

Du coup nous avons renoué avec de vieilles habitudes : les pique-niques, le soir en rase campagne !

Infidélité

Coup de chance, l'Auvergne n'est pas avare en aires de plein air un peu partout et de préférence dans des endroits ravissants.

Ne croyez pas que ce fut pour autant des repas pris sur le pouce, pas du tout.

Petits plats mijotés étaient au menu, nous avions tout prévu.

Et si nous sommes parties en oubliant notre popote de route, nous avons racheté l'essentiel à commencer par un petit bleu nouvelle génération.

Infidélité

Il ne manquait que la cuvette pour la vaisselle.

Pas de problème, les torrents étaient là pour y remédier, le sable est un excellent détergent.

Infidélité

Enfin, parties à 2 nous avons ramené un nouveau compagnon offert par Mi de Paris.

Infidélité

Sympa, non ?

Infidélité

Il ne vous rappelle personne ?

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 16:55

Préambule

Art plastique (art pictural, sculpture), art brut, land art, mail art … globalement nous sommes friandes de tout ce qui peut être proposé à notre curiosité, néanmoins nous revendiquons différentes façons de découvrir et d'apprécier ce qui nous est donné à voir. De par ma formation et parce que j'ai été jusqu'à la mutation maître relais en art plastique en région parisienne, j'ai pris l'habitude de parcourir les manifestations artistiques un peu comme les enfants que j'ai eu à former. Je pense qu'il n'y avait pas une bonne ou une mauvaise manière de découvrir une exposition, un musée, un château …

Vivre l'expérience en étant le plus disponible possible à ce qui nous est proposé me semble la condition essentielle pour profiter de l'instant.

Du coup, comme le professe Daniel Pennac (Comme un roman aux éditions Gallimard) dans une exposition, nous nous autorisons le droit de grappiller, pour tirer profit (profiter) des richesses exposées. Ce n'est donc, à mon sens qu'après coup que l'on peut savoir si l'expérience a été enrichissante et que l'on peut dire si l'on a aimé, ou non !

Aux enfants je proposais souvent un livret de découverte que j'avais au préalable réalisé à leur intention. Ce livret n'était pas un carcan qui leur imposait telle ou telle forme de visite, c'était plutôt un support qui leur offrait une vision globale de ce qu'ils allaient découvrir et qui leur permettrait ensuite de fixer leurs ressentis. Sans doute est-ce pour la même raison que nous récupérons toujours une foule de documents lors de nos visites.

Puy du Chambourguet Sancy
Puy du Chambourguet Sancy

En ce qui nous concerne nous avons vécu à peu de temps d'intervalle trois expériences passionnantes. La première fois ce fut lors d'une randonnée dont le but avoué était une bonne cueillette de champignons mais cela fera l'objet d'un prochain article.

Les deux autres découvertes artistiques ont eu lieu lors de notre virée dans le Nôrd et sont aux antipodes l'une de l'autre, l'une dans un musée et l'autre en pleine nature !

Musée des Arts Premiers, jardins
Musée des Arts Premiers, jardins

Si je ne peux nier avoir préféré la seconde plus conforme à mes aspirations, l'autre a suscité de nombreux questionnements.

Redescendant de Paris, nous avons fait halte dans la région du Sancy pour nous régaler des Rencontres « Horizons, Arts Nature », comme cela avait déjà été le cas par le passé. Cette année nous avions sélectionné 3 sites pour ce qu'ils offraient à voir mais aussi parce qu'ils permettaient de belles balades : une tourbière, un puy volcanique, un tour de lac bucolique.

Lac de Bourdouze, pappus lactés
Lac de Bourdouze, pappus lactés

Le lac de Bourdouze et ses Pappus lactés fut notre première halte. Inspirée par un conte d'Auvergne, le bon géant qui aimait les fleurs, l'artiste a peuplé un champ d'aigrettes de pissenlits géantes au milieu desquelles déambulent visiteurs et bovins.

Pappus, détail
Pappus, détail

Un coup de cœur que ces fleurs faites de bouteilles de lait et qui culminent à presque 5 mètres de haut et nous font sentir lilliputiens. L'idée est marrante et l'ensemble s'intègre parfaitement dans le site et rehaussent même les teintes que la Nature a posé au cœur de la tourbière.

Zone de turbulences
Zone de turbulences

Notre seconde découverte se fit au terme d'une grimpette au puy de Chambourguet, voisin du Sancy. A l'intérieur de l'ancien cratère, faite de planches de bois récupérées dans les scieries du département, gît une carcasse d'Airbus explosée.

Si l'artiste a voulu suggérer que progrès techniques et scientifiques nous mènent peut-être droit dans le mur et nous amener à réfléchir à nos propres limites, chacun est libre d'y voir ce qu'il veut ! Zone de turbulences, un titre bien vu pour cette œuvre qui annonce à plus d'un titre la couleur car de là-haut le panorama qui se dévoile sur 360° est à couper le souffle !

Lac de Gayme
Lac de Gayme

Comme il nous restait un peu de temps nous avons fini la journée au bord du lac de Gayme pour découvrir une création intitulée Walden Raft !

Sympa, sans plus, car si le visiteur est sensé pouvoir se fondre dans le décor en pilotant cette maison radeau, encore faudrait-il pouvoir y accéder !

La fragilité de l’œuvre, incapable sans doute de résister aux ardeurs des nombreux visiteurs, la cantonne maintenant à quelques encablures du bord. Une frustration pour qui se prépare à faire l'expérience d'un cocon flottant !

Si cette manifestation vous intéresse, 3 clics pour découvrir les œuvres dont je viens de vous parler tout en sachant qu'il y en a 8 autres tout aussi étonnantes.

https://www.youtube.com/watch?v=J6DbLDDFNrc

https://www.youtube.com/watch?t=46&v=eovinBPGGsk

https://www.youtube.com/watch?v=dI_b4p3El3I

De l'Art, encore de l'Art !

Je finirai cet article avec notre découverte du Musée des Arts Premiers, quai Branly à Paris. Venus pour découvrir une exposition intitulée l'Inca et le conquistador et consacrée à Pizarro et Atahualpa, nous avons vite quitté les lieux pour partir à la découverte des collections permanentes. Trop de monde pour une exposition qui ne pouvait se lire que selon un sens prédéfini. Résultat, des pékins massés devant vitrines et affichages et l'impossibilité, en tout cas pour nous, de ressentir une quelconque émotion, pas de Liberté dans la découverte.

Cercueils
Cercueils

Les autres collections (Océanie, Papouasie, Amazonie, Amériques) nous ont par contre beaucoup parlé et interpellé après coup. En visionnant les photos que nous avons faites, nous avons découvert que la grande majorité des objets étaient en lien avec la mort.

Statuette support pour jeter des sorts
Statuette support pour jeter des sorts

Possession et sorts, cultes des défunts, rituels funéraires, armes ... une immersion dans une autre dimension qui surprend un peu d'autant que l'ensemble des salles est relativement plongé dans la pénombre.

De l'Art, encore de l'Art !

Si nous n'avons pas réussi de l'espace intérieur du Musée à gagner la façade végétalisée, nous avons par contre déambulé avec plaisir dans les jardins extérieurs.

Parfaitement conçus et aménagés pour se remettre (en ce qui nous concerne en tout cas) des perturbations ressenties au sein de cet espace fermé qu'est le Musée, investir ces jardins plantés d'espèces peu exigeantes en soin et acoutumées au climat parisien, pourvus de transats, poufs nous a permis de récupérer des effets de la climatisation qui n'est vraiment pas notre amie !

Quel bonheur de découvrir différentes installations culturelles au milieu des prêles, bambous, euphorbes, magnolia ...

N'attendant rien de particulier de cette visite, nous en retirons la satisfaction d'avoir découvert un lieu que nous ne connaissions pas où les contrastes sont de mises et la certitude que la Nature est le plus beau musée qui soit.

Du positif donc !

Do

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 16:36
Petit coup de pub pour les moutons noirs!

Voici un lien qui permet d’accéder à un magazine littéraire en ligne afin de découvrir de nouveaux auteurs, dont... MOI! (en deuxième position, avec mon dernier livre, “les moutons noirs”)

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/six-livres-pour-passer-ses-vacances/59797

Vous pourrez voir quel en est le sujet et lire le premier chapitre.

Alors si vous pouvez me faire un peu de pub en transmettant à tous vos contacts, ce serait vraiment sympa!

Et, en plus, vous pouvez l’acheter (pour le lire, pour l’offrir...) ! Formidable, non? Allez, merci d’avance pour ce coup de pouce!

Et désolée pour ceux qui ont déjà reçu ce texte directement par mail...

Merci encore,

Fredo

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 14:39
L'écritoile
L'écritoile

Lasses de nous en remettre aux autres pour faire connaître nos œuvres, nous nous étions décidées à ouvrir la maison et plus spécialement la partie « atelier » au public, espace signalé entre autre par un superbe drapeau !

Le must.

L'Ecritoile

Avec la complicité de nombreux partenaires, commerçants, blog de St Genis, journalistes et amis qui ont relayé notre annonce, nous avons eu le plaisir de belles rencontres samedi et dimanche dernier et nous espérons que cela sera encore le cas pour le dernier jour d'ouverture, samedi 1er Août ! Beaucoup de plaisir à bavarder, à retrouver d'anciens acheteurs, peu de vente, une aquarelle, mais nous sommes certaines que samedi ça va cartonner !

L'Ecritoile

Certaines toiles et bouquins sont sur le départ puisque nous avons été sollicitées pour animer le Cellier qui vient de rouvrir dans de nouveaux locaux et j'espère bien, non je sais, même si rien de tangible ne me permet de l'affirmer que ces toiles et bouquins ne vont plus tarder à trouver preneurs ! Do

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Présentation

  • : Hist' toiles
  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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