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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 19:21
De l'autre côté

Ce que je vais vous compter là est une histoire vraie, pas de la littérature, un témoignage !

Coralie vit au Canada et vient de temps à autre passer des congés en France où elle réside chez ses grands-parents. Lors de son dernier séjour, elle eut l'occasion de rencontrer un ami de sa famille qu'elle ne connaissait pas jusqu'à présent, notre voisin Pierre.

Au cours de cette visite, elle vit tout à coup apparaître dans le jardin un oiseau blanc avec à ses côtés, une femme qui resta là un certain temps puis repartit aussi discrètement qu'elle était venue. Coralie tut la présence de la visiteuse et ce n'est que de retour chez ses grands-parents qu'elle fit le récit de ce qu'elle avait vu et du sentiment d'étrangeté qui depuis ne la quittait plus.

Qui donc était cette femme, d'un certain âge, dont le visage était déformé ? La joue enflée provoquait une torsion de la bouche qui l'empêchait de s'exprimer autrement qu'en écrivant sur une ardoise, comme elle l'avait montré gestuellement à Coralie !

Pour ses grands-parents le déclic fut instantané. Coralie avait vu Mathé. Ils lui expliquèrent que cette dernière était la femme de Pierre. Souffrant d'un cancer de la sphère ORL, elle avait subi une opération qui lui avait laissé de lourdes séquelles l'obligeant à communiquer par écrit avec son entourage.

L'explication bien que lumineuse ne rasséréna cependant pas Coralie car, lui précisèrent ses grands-parents, Mathé était décédée depuis bientôt 2 ans ! Bien que coutumière de ces visions, du haut de ses 15 ans Coralie avait toutes les peines du monde à s'y habituer !

Quelque jours plus tard Pierre a été mis au « parfum » mais n'a pas été étonné. Une seule chose cependant l'interpellait et le chagrinait : Mathé était elle toujours aussi lourdement handicapée ?

C'est alors qu'il est venu nous trouver.

Nantie d'un « témoin » fiable, un objet ayant appartenu à Mathé, à la demande de Pierre, je suis entrée en contact par le biais du pendule avec cette âme que nous savions ascensionnée et j'ai pu le rassurer. Mathé va bien mais elle voulait que les siens sachent qu'elle était toujours près d'eux. Se faire reconnaître de cette manière était pour elle la seule façon de signaler sa présence.

Je tenais à vous raconter cette tranche de vie un peu particulière au cas ou certains d'entre vous douteraient que de l'autre côté cela continue ! L'Amour n'a ni fin ni commencement. Il est vivant comme ceux que l'on a aimé. Do

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 20:44
Minibib Longville
Minibib Longville

Tout au cours de notre virée, nous avons rencontré … devinez quoi ? Nous avons rencontré les petits frères et sœurs de notre Minibib.

Sierck les bains
Sierck les bains

A Sierck les bains, point de rencontre de 3 frontières : Allemagne, Luxembourg et France.

Dasburg
Dasburg

A Dasburg, en Allemagne, juste de l'autre côté de l'Our.

Berbezit
Berbezit

A Berbezit dans les Monts du Forez.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 20:11
The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

The Family of man est une exposition de 503 photographies Noir et Blanc.

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

Exposition légendaire de l'histoire de la photographie, inscrite au registre de la mémoire du monde de l'Unesco, 273 photographes, connus ou anonymes, issus de 68 pays ont donné vie à ce manifeste pour la Paix.

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

L'exposition a été conçue par Edward Steichen pour le MoMA de New-York dont il était directeur de la section photographie. Artiste américain d'origine luxembourgeoise l'inauguration de cette manifestation a eu lieu en février 1955. Elle a ensuite tourné pendant 10 ans dans le monde entier pour le bonheur de plus de 10 millions de visiteurs.

Château de Clervaux Luxembourg
Château de Clervaux Luxembourg

Offerte au Grand Duché au décès de Steichen, elle est gérée par le Centre National de l'Audiovisuel luxembourgeois (CNA) et a été installé dans le château de Clervaux. Manifeste pour la Paix, Steichen, fortement ébranlé par les horreurs de Nagasaki et Hiroshima, a voulu montré l'égalité fondamentale entre les humains et l'iniquité de la guerre ! Diantre, cela sonne bizarre aujourd'hui !

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

Toutes le photographies sont des originaux, restaurées certaines portent pourtant les traces de l'engouement qu'elles ont suscité. De l'une à l'autre nous passons du rire aux larmes.

Même perplexité !
Même perplexité !

C'est beau, c'est intense en émotion et ce qui est extraordinaire, c'est que bien qu'il n'y ait aucune touche colorée, tout est Lumière. Avec la photographie Noir et Blanc, rien qu'au moment du développement d'un cliché, la vie palpite avec une intensité jamais égalée et si la chambre noire porte ce qualificatif, pour moi, ce ne fut jamais mon ressenti. Développer une photo c'est prendre un bain de lumière, ni plus ni moins que peindre avec ces ocres que j'affectionne.

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

Steichen nous livre la condition humaine dans un monde sans frontière. Frères en humanité !

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

Tous les moments emblématiques de la vie, naissance, mort, rituels et fêtes se déroulent sous nos yeux prouvant s'il en est besoin que bien que différents nous sommes tous parents ! Steichen nous livre ce qui donne à l'humain toute sa dimension dans la joie, la compassion …

The Family of man, Château de Clervaux au Luxembourg

Si vos pas vous mènent à Clervaux, n'hésitez pas ! Family of man, c'est un moment unique et si en prime vous êtes nostalgique de la photographie argentique Noir et Blanc, c'est magique. En visionnant l'expo, je me suis rendue compte que si j'aime faire des photos je me régale bien moins maintenant que je ne les développe plus. A Clervaux tout l'art du photographe de la prise du cliché à son tirage est palpable. Regret !

Do

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 16:24
Esch sur Sure Luxembourg
Esch sur Sure Luxembourg

Rapido-presto, un inventaire à la Prévert pour brosser à grands traits un grand tour au Luxembourg et un vagabondage dans nos verts bocages.

A Valmy
A Valmy

Des rencontres improbables et magiques, des randos, des expos mais aussi des châteaux sur des routes semées d'histoires, petites ou grandes. Un voyage dans les pas de grands hommes dont un qui s'est fait raccourcir et encore et toujours le Grand Condé ! A ce stade ce ne peut plus être un hasard !

Wormeldange et la Moselle
Wormeldange et la Moselle

Un vagabondage sur les routes des grands crus où les noms s'égrainent avec délectation. Vins de Bourgogne, des coteaux mosellans, de Champagne, j'aime vos noms moi qui pourtant vous préfère le Rhum ou le muscat pet de Corse !

Et au milieu coule la Semois !
Et au milieu coule la Semois !

Une virée pour retrouver l'arrière grand-père paternel, retourné « au pays » pour y reposer en toute discrétion à Muno, province du Luxembourg en Belgique sur les bords de la Semois.

St Ilpiz non loin de Brioude
St Ilpiz non loin de Brioude

Une balade qui a eu son point d'orgue dans les monts du Forez à Saint Ilpiz et nous a vu passer à Lodève juste avant que l'eau du ciel ne coupe la Méridienne au Bosc. Un voyage dont il nous reste un bouquet de noms riches en couleurs et en saveurs.

Plan confiture, dans le fourgon près de Nancy
Plan confiture, dans le fourgon près de Nancy

La Lorraine et ses mirabelles, Echternach (à vos souhaits), Clervaux, Vianden, Herbeumont, le copain Godefroy (de Bouillon bien sur), Varennes et Sainte Ménehould, Valmy, Châlon en Champagne et le Centre Afrique !!!, Berbezit.

Eligriv
Eligriv

Ah, au fait j'oubliais de vous présenter notre mascotte, Eligriv !

Mais sans doute l'avez-vous repéré ?

Do

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 14:34
Mémé, de Philippe Torreton. Encore de la lecture!

Mémé

de Philippe Torreton

aux éditions L’iconoclaste

C’est un tout petit livre, farci d’amour et d’humour.

Dans une langue à la fois simple et poétique, Philippe Torreton nous dresse le portrait d’un des piliers de son enfance, sa grand-mère.

Sa « Mémé ».

Ce livre plongera dans l’émotion toute personne qui, immanquablement, y reconnaîtra une mère, une grand-mère, une tante… quelqu’un de très proche en tous les cas. « Mémé », c’est l’enfance qui ressurgit à chaque page, sous l’œil vigilant, attentif, énergique et rassurant d’une « sacrée bonne-femme », endurcie par une vie sans indulgence, une vie de sacrifice à sa terre et à sa famille.

Si j’apprécie l’acteur, je ne connaissais pas l’écrivain, Philippe Torreton. Une belle découverte, donc ; j’aime ses mots, ses expressions imagées ou cocasses qui évoquent si bien la vie toute simple de sa « Mémé », transpirent l’amour et l’admiration qu’il a pour elle. Et je peux vous dire que s’il m’est souvent arrivé de sourire en lisant ces lignes, les dernières m’ont franchement noué les tripes.

A dédier à toutes les Mémés (Mamie, Grand-mère, Grand-maman, Mutti, Mamina, O’ma, etc…) de la création, dont on oublie un peu trop facilement à la fin de leur vie tout ce qu’on leur doit ! Fredo

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 13:48
Un amour impossible, de Christine Angot

UN AMOUR IMPOSSIBLE

Christine ANGOT

(Paris, Flammarion 2015)

Dans ce roman (bien construit) on peut distinguer plusieurs parties (plusieurs amours), comme dans une boucle de vie. Châteauroux fin des années 50, Pierre intellectuel bourgeois et Rachel Schwartz jolie jeune fille juive issue d’un milieu populaire travaillant à la Sécurité Sociale vivent un amour fou. Il veut un enfant d’elle mais par contre il ne l’épousera jamais. Rachel accepte ce marché de dupes. Après la naissance de Christine débute une seconde partie où mère et fille vivent, modestement certes mais, dans une relation remplie d’amour et de tendresse. Le père (marié et père de famille) se manifeste épisodiquement. Puis vient l’adolescence et bientôt le père accepte de reconnaître Christine (jusqu’ici « née de père inconnu », Christine Schwartz devient Christine Angot). Père et fille se voient régulièrement. Christine découvre un autre milieu social, intellectuel. Quand elle rentre d’un week-end chez son père elle semble lointaine, inaccessible, la relation mère-fille devient difficile malgré la tendresse toujours présente. Rachel se méprend sur le comportement de Christine, se sent à nouveau rejetée, inférieure. Jusqu’au jour ou un ami de la famille lance une bombe et révèle la vérité à Rachel (cette vérité, le lecteur la connaît déjà, elle a fait l’objet de deux précédents livres de Christine Angot, « l’inceste » et « deux semaines de vacances » que, personnellement je n’avais pas lu). Vient enfin la dernière partie, la plus bouleversante, celle de l’explication entre mère et fille. Il est très difficile de faire passer dans un résumé la force de frappe de ce livre. Christine Angot réussi à nous émouvoir au plus profond avec une écriture belle simple et minimaliste. Ce livre - à ne pas rater - vous poursuivra longtemps.

Mi

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 19:25

L'heure est au bilan car voici maintenant un an que nous avons nos panneaux solaires et le moins que l'on puisse dire est que notre consommation a diminué de moitié.

Alors, contentes allez-vous penser ?!

En ce qui concerne notre impact sur la planète, nous avons toutes les raisons d'être satisfaites mais …

Il y a un mais …

mais côté facturation ce n'est pas vraiment la même chanson !

La diminution est vraiment minime.

EDF augmente bien ses tarifs, ce n'est pas une vue de l'esprit.

Conclusion, nous dépensons moins mais payons plus !

CQFD

Do

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 11:06
Berezina, de Sylvain Tesson

BEREZINA Sylvain TESSON

(Ed. Guérin, 2015) Octobre 2012

Deux cents ans exactement après la défaite de Napoléon aux portes de Moscou et la tragique retraite de la grande armée, Sylvain Tesson et ses amis le géographe Cédric Gras et le photographe Thomas Goisque, tous fondus de Russie et d’aventure se lancent un défi : refaire le voyage de retour dans un side-car soviétique des années 30 accompagnés de Vassili et Vitaly deux compères russes.

Quatre mille kms, 12 jours de folie en plein hiver russe, un récit où Histoire et voyage de nos cinq larrons sont habilement mélangés, rendant ce livre passionnant, haletant. Ajouter à cela un humour décapant mais aussi une grande élégance dans les pages relatant les terribles conditions de vie (et de mort) des soldats de 1812, vibrantes d’humanité.

Oh bien sûr les pisse vinaigre pourront toujours critiquer des imprécisions historiques, le goût exacerbé pour la vodka de Tesson et de ses potes, l’admiration pour Napoléon, les considérations sur la médiocrité de notre époque, etc … mais au bout du compte il reste (pour moi) un grand plaisir de lecture comme il en est rarement donné et n’est-ce pas cela le plus important ?

Mi

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 14:32

Un os de petit doigt vieux de 1,8 millions d'années a été découvert en Tanzanie.

Un petit doigt très bavard qui a permis aux chercheurs d'en savoir plus sur ces hominidés dont nous sommes les descendants même indirectement.

Un petit doigt qui nous parle de la main cette merveille qui est à l'origine de notre évolution car comme le dit l'un des « inventeurs », entendez par là découvreur du petit bout d'os : « Notre main a évolué pour nous permettre toutes sortes de gestes et manipulations … C'est cette capacité à manipuler avec précision qui a interagi avec notre cerveau et permis le développement de notre intelligence, principalement grâce à l'invention et l'usage des outils. »

Quand on sait par ailleurs que de nos jours l'utilisation d'un outil scripteur (crayon, stylo, pinceau etc.) donc le fait d'écrire MANUELLEMENT a un rôle dans la construction de notre personnalité et l'élaboration des circuits neuronaux, rattachant cet état de fait à la précédente découverte, l'enseignante que je reste en conclut donc que la motricité fine (utilisation d'outils diversifiés) est déterminante pour la survie de l'humain et pour son épanouissement psychique, physique.

Un petit doigt m'a dit !

Je ne peux donc que m'émouvoir et m'inquiéter lorsque je constate que de plus en plus fréquemment l'outil scripteur est abandonné au profit de l'ordinateur et que certains pays dont la Suède, mais d'autres y pensent très fort, ont décidé d'abandonner dès les classes préparatoires l'apprentissage de l'écriture manuelle.

Arg !

Do

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:33

2 livres pour la détente que vous pouvez fort bien avoir déjà lu ! Le premier bouquin est parfaitement réjouissant.

Si on lisait !

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de l'auteur suédois Jonas Jonasson démarre sur les chapeaux de roues et le rythme ne faiblit pas une seconde.

En fait je préfère le titre espagnol, « El viejo que salto por la ventana et se largo ». Apprendre qu'un résident d'une maison de retraite s'est fait la malle en sautant par la fenêtre pour partir vivre sa vie, un centenaire, tête brûlée, ça fait rêver.

Si l'intrigue déroule une invraisemblable course poursuite avec des rebondissements totalement inattendus et délirants, tout se tient. Il faut dire que le centenaire a derrière lui une vie totalement débridée, ceci explique cela !

Si vous ne l'avez pas lu, je ne saurais trop vous conseiller ce bouquin pour vous remettre des journées laborieuses qui vous attendent ! Jouissif ! A défaut de se donner le droit de ne pas supporter l'insupportable, il est possible de le faire par procuration.

Si on lisait !

Le second, Hexagone, est un livre sans prétention que j'ai lu avec plaisir !

Le propos se construit au fil des routes de France et des pays limitrophes, un voyage immobile qui a été une bonne occasion pour remettre au clair certaines données historiques de base. Mérovingiens, capétiens, carolingiens … j'avais quand même des manques.

Je ne suis pas sans ignorer que l'auteur est au cœur de bien des débats, ne serait-ce que parce que sa légitimité d'historien est contestée mais comme le dit lui-même, Laurent Deutsch, il ne se considère pas comme un historien : « Je n'ai pas cette prétention, « Ce qui m'amuse, c'est de raconter l'histoire et de donner envie aux gens de la découvrir ». Personnellement, lorsque j'aborde un bouquin, choisi généralement pour son sujet, je me considère seule maître à bord. Je prends ce qui me convient. Si cela m'insupporte trop, j'abandonne et passe à autre chose.

Il n'y a que lorsque le livre est refermé que je m'autorise à livrer ma pensée, mais ce n'est jamais que mon point de vue, reste à chacun la possibilité de se déterminer.

Pour en revenir à ce livre, j'y ai trouvé matière à m'étonner notamment grâce aux petites anecdotes dont il fourmille. Je n'ignore plus aujourd'hui la signification de l'expression « pour des prunes », l'origine des cabanes de cantonniers ou celle de l'été de la St Martin.

Noirmoutier en l'Île
Noirmoutier en l'Île

J'ai été ravie d'apprendre que l'île de Noirmoutier avait été une base viking très influente. J'adore depuis l'enfance ce bout de terre d'où petit à petit les « Normands » envahirent le pays auquel ils s'assimilèrent si bien qu'ils donnèrent à la France la lignée des ducs de Normandie et une reine, l'épouse d'Hugues Capet !

Si on lisait !

Et puis dans ce livre, l'histoire avec un grand H côtoie notre histoire de chaque jour.

Par exemple, nous avons vécu de longues années à Meudon, quartier du Val Fleury, à l'angle de la rue du docteur Vuillième et de l'avenue de Paris, pile poil où eut lieu la première catastrophe ferroviaire le 8 mai 1842 ! Je sais aujourd'hui pourquoi je ne me suis jamais sentie à l'aise avec la présence de cette voie ferrée au-dessus de nos têtes !

Enfin, ce qui me concerne, le livre se termine sur un clin d’œil. En 1936 à l'occasion des premiers congés payés une plage a été créée sur les bords de l'Oise. Plus accessible pour les moins fortunés que les plages normandes, ce site existe toujours et bien qu'en assez piteux état il tend à reprendre vie, c'est la plage du Lys Chantilly !

Boran sur Oise, aujourd'hui
Boran sur Oise, aujourd'hui

Nous y étions en ce début d'Août et détaillant les lieux nous nous étions interrogés sur ce qu'était ce grand cornet en béton au-dessus de la rotonde de la salle de restaurant.

Et bien la réponse est dans Hexagone, il s'agit d'un haut-parleur !

Pour en finir avec cet ouvrage, en me plongeant dans cette lecture au demeurant aisée, j'ai fait une dernière découverte : l'unité de notre pays ne s'est pas faite par la force. C'est à la puissance de la langue que nous la devons.

A la mort de Charlemagne lorsque son unique fils, survivant, débarqua à Aix la Chapelle pour succéder à son père, Louis dit Le Pieux, roi par défaut, ne parlait pas le francique, langue germanique.

Élevé en « Aquitaine », l'Aquitaine d'alors débordait largement des frontières que nous lui connaissons, Louis parlait le roman, forme ancienne de notre français !

Petit à petit, le roman s'imposa dans toute la Francie, de la côte atlantique à ce qui est aujourd'hui la Rhénanie provoquant l'unification de ce royaume très métissé !

Autant dire que cette découverte m'a interpellée car si une langue a pu « faire » un pays, ne sommes nous pas entrain en appauvrissant la notre de défaire une culture millénaire qui plonge loin en Grèce, dans la Rome antique ?

Mais peut-être suis-je "réac"

Do

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  • : Nous sommes deux soeurs... L'une peint, l'autre écrit. Nous avons envie de partager nos vécus, nos ressentis, nos expériences; de témoigner... Nous aimons par dessus tout la nature, notre plus grande source d'énergie... Sur ce blog, nous vous présenterons des peintures, des livres, mais aussi des photos de nos voyages, de nos randonnées, des récits... Nous tenterons enfin de vous entraîner dans la grande aventure de notre vie: notre cheminement spirituel vers l'Amour et la Lumière.
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