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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 09:21

Voilà, nous ne pouvons attendre car il y a urgence à vous faire partager le moment de pur bonheur que nous avons vécu hier, au ciné !

Si ce n’est pas chose faite, courez voir « les femmes du 6ème  étage ».

 

19634258_jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110110_010355.jpg

 

 

Outre le fait que tous les acteurs sont épatants, c’est drôle, émouvant sans pour autant tomber dans la mièvrerie. Un film comme nous en rêvions sur une tranche de vie, rien de sordide, un film qui montre et dénonce aussi sans accuser pour autant.

Le snobisme et une certaine classe de la société y sont égratignés, c’est bien et juste.

On y sent bien que devoir prendre la vie à bras le corps rend plus humain !

Quelle lumière, quelle chaleur et quelle joie de vivre chez ses femmes que vous rêverez de pouvoir à côtoyer. Nous, nous avons d’ailleurs cette chance au quotidien.

Il n’aurait pas été si tard, nous aurions bien filé vite fait en Galice pour les retrouver. Cela aurait eu le mérite supplémentaire de nous soustraire à la tramontane infernale qui souffle en ce moment.

Do, Frédo

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:51

Voilà,

Nous avons quelque peu tardé à vous l'annoncer mais il semblerait que le printemps soit tout près d'éclore !

Chez nous, il y a quelques jours, les premiers passages de cigognes ont été repérés et en Bourgogne ce sont les grues qui ont été vues et entendues.

Voici un beau vol saisi par notre amie Kaja à Maillot !

 

 

2010-jardin-017.jpg

 

 

Belle soirée à tous.

 

Do

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:39

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-sur-fond-de-Corona.JPGEn ce dernier samedi de février nous avons décidé d’explorer une des vallées qui descendent du Coronat. Avec ses 2172 mètres le massif fait face au Canigou et reste souvent un des derniers sommets à être couronné de neige.

 

Après avoir abandonné à Ria les fous de ski qui se ruaient en ce jour de début de vacances sur la route du Conflent, nous avons vite fait halte au charmant village de Conat pour mettre le cap sur le hameau de Llugols par un sentier escarpé.

Nous avons été une fois encore soufflées de voir à quel point les anciens étaient industrieux. Où que se porte la vue ce ne sont que terrasses, orris et impressionnants murs de pierre sèche qui rythment la grimpette. Même chose pour la vertigineuse descente au retour.

Dire que tous ces lopins de terre furent cultivés !

St-Christophe-de-Llugols-bis.jpg

 

Nous ne l’affirmerons pas mais il y a fort à parier qu’en prime le sentier était aménagé car en de nombreux endroits le sol est empierré avec une telle régularité que ce ne semble pas être le fruit du hasard !

Cela se justifierait d’ailleurs puisque Conat est surplombé par la chapelle sainte Marguerite de Nabilles perchée à quelques 800 mètres. Elle veille depuis le treizième siècle sur un hameau dont il ne reste que quelques murs écroulés.

Est-ce la peste qui en a décimé la population comme ce fut le cas à Llugols ?

Le point de vue est époustouflant et très décoiffant surtout par forte Tramontane et bien qu’assez dégradée, la chapelle est d’une grande beauté.

Ste-Marguerite-Conat-2.JPG

 

Cette fois cependant nous poursuivions un but bien précis, trouver les fameuses pierres gravées qui couvrent le Pla de Balençou. Sans doute ne le savez pas mais nous sommes des fadas de vieilles pierres. Nous pouvons faire des kilomètres pour admirer un tas de cailloux. Nous pistons les dolmens, les tumuli. Les gravures rupestres nous font délirer.

 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-2.JPG

Nous n’avons pas été déçues. Le Pla de Balençou est un haut plateau parsemé de thym et pour la grande joie de Virgile de bouse et de crottin. Nous y avons également découvert une multitude de dalles, quasiment horizontales recouvertes de motifs gravés : des croix, des formes géométriques, une possible représentation humaine.

De nombreuses cupules creusées dans la roche donnent à penser que des offrandes étaient régulièrement pratiquées sur ce plateau et que ces représentations peuvent sans doute être associées à un culte (païen) puisqu’elles sont antérieures au christianisme.

En voilà d’ailleurs une découverte qui m’a étonnée à une époque : la Croix n’a pas toujours été un symbole chrétien.

 

 

 

Elle est l’un des 4 symboles fondamentaux avec le Centre, le Cercle et le Carré.

Que des « C » !

La croix a une symbolique cosmique, c’est entre autre la symbolisation de la communication Terre-ciel.

Le Carré symbolise la Terre, c’est la solidification, la stabilisation dans la perfection.

Le cercle est le symbole de la perfection car la manifestation de l’être unique.

Quant au centre, c’est « Tout ».

Avec les moyens du bord, du crottin séché réduit en poussière, nous avons retracé les contours d’une foule de signes. 

Pierres-Gravees-Roca-de-Creu-7.JPG 

Lorsque l’on regarde ces figures gravées, toutes réunies sur une seule et même pierre, on reste confondu !

Non ?

Reste pour nous un mystère à résoudre : qui étaient ces hommes qui vivaient là ?

Vivaient ils du pastoralisme dès que la saison était propice ?

Est-ce dans le cadre de cette vie nomade qu’ils pratiquaient leur culte car nul doute qu’il s’agissait d’un culte (monothéiste vu la présence du cercle) ?

 

Quelles merveilles sur fond de Canigou !

Canigou-vu-de-Llugols.JPG

 

Dire que j'oubliais les 2 ponts romans sur le trajet du retour. C’est beau, non ?

 pont-roman-Conat-3.JPG

Do

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:50

Précisions avant d’aller plus avant, loin de moi l’idée de me poser en donneur de leçons et je ne nage pas dans la béatitude du ravi.

Bien, je me lance !

Alors que notre vie accusait quelques turbulences et parce que nous recevions de nombreux mails allant tous dans le même sens, un jour, je me suis décidée à mettre en pratique leur contenu. Chaque soir j’ai tenté de recenser ce qui pouvait donner matière à me réjouir, même si cela était infime.

Au début cela fut difficile, tout étant galère du travail à la vie familiale. Pourtant en cherchant bien j’ai isolé une valeur sûre, grande pourvoyeuse de joie : la présence chaleureuse et facétieuse du chien.

Vigile-espion.JPG

Petit à petit je me suis aperçue qu’il y avait en fait matière à ne pas désespérer tout à fait. Un beau soleil couchant, un coup de fil sympa, le bonjour d’un passant, une blague rigolote, toutes ses petites choses ont eu un effet boule de neige.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain mais aujourd’hui chaque jour apporte son lot de plus en plus important de bonnes choses et j’en suis pleine de gratitude !

Merci !

Je suis lucide, mais je sais que la vie est pleine de petites choses très belles et qu’il est important d’en être conscient. Ceux qui sont revenus des « camps » où l’horreur était totale témoignent de l’impact que de menus faits ont pu avoir sur leur survie.

 

Aujourd’hui ce qui m’interpelle c’est à quel point les médias, certains écrivains, cinéastes essaient de nous gaver de choses « moches ».

On peut coller à la réalité sans que cela soit systématiquement sordide.

Pourquoi cet exhibitionnisme malsain ?

Cela plombe le moral et empêche de rebondir !

 

Parlons bouquins !

Comment peut on s’immerger dans un roman lorsque le héro est malade, incurable qui plus est, revenu de tout même de l’Amour et entouré de personnages tous plus noirs et pervers les uns que les autres ?

Et je ne parle pas de son cadre de vie, Zola à côté c’est du vaudeville !

Pour être séduit par un tel sujet il faut sans doute être dans un état d’esprit tel que la fiction légitime inconsciemment notre propre détresse.

 Ne serait il pas possible que l’on nous propose des romans où l’on peut s’attacher aux personnages et où le côté noir de la vie n’est là que pour permettre à la Rédemption de faire son œuvre !

J’en ai marre des tragédies, raz le bol d’avoir peur d’être contaminée par les problèmes des personnages.

 

En ce qui concerne les films ce n’est pas mieux. Quelle impossibilité y a-t-il à finir sur une note optimiste à tout le moins sur une page de vie en suspens. Nous savons bien que du jour au lendemain tout peut basculer mais pourquoi la balance devrait elle toujours pencher du mauvais côté ?

En fait je crois que je préfère encore ce qui se termine, comme disait une de mes tantes, « en eau de boudin », au moins chacun peut imaginer ce qu’il veut !

 

La vie répond à nos intentions et nous avons plus de chance de connaître le meilleur si nous pensons cela possible, c’est affaire de vibrations.

Allez une belle image pour s’en mettre plein les yeux et se faire plaisir.

 14-janvier-2008-levant-bis.JPG

Sur ce, bonne soirée !

 

Do

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:48

Sandra, 5 ans revient de la « musique médicale » et a perdu ses premières dents de « laine ».

*

 

Nous passons un extrait de Bambi dans la salle de cinéma. A un moment le lapin Panpan crie à travers un tronc d’arbre creux et écoute l’écho :

-         Y’a personne, c’est sa voix qui traîne ! conclut Carine, 5 ans.

*

 

Un enfant a pris Tina, le hamster, pour une souris. Je corrige et Leïla, 4 ans, à mes côtés précise :

-         Avant, c’était un hamster ; maintenant c’est Tina !

*

 

Sur le tee-shirt d’Emilie, il y a un petit personnage qui cligne de l’œil.

-         T’as vu ? il fait un coin d’œil !

*

 

Adrien, 3 ans et demi, feuillette un catalogue et s’arrête sur une image de grille-pain :

-         Ca c’est une cage pour faire cuire le pain !

*

 

Au cours d’une promenade, Sébastien, 5 ans, marche le nez en l’air :

-         Oh ! regarde le ciel, il avance !

*

 

Laurent

Adrien

 

 

 

 

Cette année le pays connaît une période d’inondations importantes. La Seine est sortie de son lit. Yann, 4 ans, est allé à Paris et raconte ce qu’il a vu :

-         Tu sais, maîtresse, la seine, elle est pleine d’eau. Les péniches, elles peuvent plus passer sous les ponts

*

 

J’ai bien recommandé aux enfants de ne pas glisser les doigts entre les barreaux de la cage du hamster. Je leur ai expliqué qu’elle risquait de les prendre pour de la nourriture et de les croquer sans hésitation.
Thomas, 4 ans, est très impressionné :

-         Elle croit que ça sent la chair fraîche dit-il.

*

 

La classe va assister à une éclosion d’œufs de poules. Nous observons des oeufs à différents stades et remarquons que nous pouvons déterminer si les naissances sont imminentes ou non.

Nous écoutons le poussin pépier à l’intérieur de la coquille.

Joël, 5 ans, porte un oeuf à son oreille et sourit.

-         Tu l’entends ?

-         Oui.

-         Qu’est-ce qu’il fait ?

-         Il klaxonne !

*

 

Vanessa, 3 ans, raconte sa vie :

-         Ma marraine, elle habite Abidjan !

-         Et tu as un parrain ?

-         Non, mais j’ai un parapluie !

*

 

 

Yaelle.JPG

Yaelle et Stéphane 

Nous revenons du zoo de Vincennes. Christophe, 4 ans, a aperçu des TGV.

Sans doute, en pensée, en arrive t’il à évoquer d’autres moyens de transport, car, tout à coup, il m’interpelle :

-         Tu sais les métros, ils vivent dans les tunnels !

*

 

Les enfants ont fait leur rentrée, les poux aussi.

La maîtresse, après de nombreuses tentatives a mis au point un traitement personnel à base de vinaigre. Ce matin, elle s’est traitée la chevelure. Manon, 5 ans, s’approche pour recevoir son bisou matinal et s’étonne :

-         Pourquoi tu sens la salade, maîtresse ?

*

 

Pauline, 3 ans, a comme meilleur copain Florent Lebeau. Quand elle sera grande elle se mariera avec.

-         Lui, c’est Florent Lebeau, dit-elle, moi je « suitrai » Pauline Labelle !

 

 

à suivre

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:31

SEUL LE SILENCE

« Quiet Belief in Angels » (Ed. Orion, Londres, 2007)

R.J. ELLORY

 

(Ed. Sonatine, Paris, 2008, traduction de Fabrice Pointeau)

 arton10358-0372d-1-.jpg

 

 

R.J. Ellory nous plonge dans la tragédie d’un homme, dans le sud de l’Amérique profonde, au cœur de la Géorgie. L’histoire de Joseph Vaughan commence l’année de ses 12 ans, en 1939 ; cette année là son père meurt en juillet et en novembre une fillette est assassinée. Première victime d’un tueur en série puisque 32 meurtres d’enfants seront dénombrés en 30 ans.

Ce livre est un thriller mais n’est pas écrit comme tel, c’est la biographie d’un homme obsédé par son destin. Joseph Vaughan aura une vie incroyable, deviendra un écrivain célèbre jusqu’au dénouement final qu’il serait criminel de révéler ici.

Le style est singulier, envoutant, déroutant au début, puis on se glisse dans la peau de Joseph Vaughan et on se consume avec lui. Le livre traite de la fin de l’innocence, du Bien et du Mal, de la culpabilité, des blessures et des fantômes de l’enfance, de la vie.

« Seul le silence », est le  5ème roman de R.J. Ellory, mais le premier traduit en français.

Dédié à Truman Capote, « Seul le silence » a connu un formidable succès. Plusieurs fois primé, il a fait connaître son auteur au public français. Un grand auteur.

 

Mi

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:16

Après une semaine de silence…

 

Oui, nous avons fait un break à Barèges, station de ski des Hautes Pyrénées, une des plus anciennes (la plus ancienne, peut-être) des Pyrénées.DSCN5387.JPG

 

A proximité du Pic du Midi de Bigorre qui culmine à 2877 mètres d’altitude, reliée à la Mongie par le col du Tourmalet, 2115 m, c’est le plus vaste domaine skiable des Pyrénées, mais c’est aussi une importante station thermale, rendue célèbre par le duc du Maine, fils de Louis XIV, qui s’y rendait régulièrement avec madame de Maintenon.

 

DSCN5377.JPGNous, c’est à pieds et en raquettes que nous avons exploré quelques uns des multiples sentiers aménagés (bien aménagés !) et nous imaginons aisément qu’en été, cette étroite vallée surplombée de sommets impressionnants, puisse être un paradis pour les randonneurs.

Pour cette première approche du pays Toy, nous avons marché cinq à six heures par jour, et par tous les temps, grand soleil, neige ou pluie, découvert le plateau du Lienz et son restaurant d’altitude, « chez Louisette ». Nous confirmons : la garbure et la tarte aux myrtilles y sont délicieuses !

DSCN5465C’est en raquettes que nous nous sommes aventurées dans la vallée de la Glère, bien trop enneigée cependant pour que nous puissions imaginer accéder au refuge ou au lac du même nom. Mais il y avait de magnifiques photos à faire du côté des cabanes de Camou et de sa chapelle ; nous ne les avons pas ratées ! Ce jour là, un peu fatiguées, nous avons renoncé à monter jusqu’à la cabane de l’Ayré ; ce n‘est que partie remise… Inch’Allah !

 

DSCN5482Le « tour des plateaux », sur le versant sud, dit « soulane » (c’est comme chez nous, en Catalogne ! »), nous a permis de découvrir les innombrables bergeries accrochées aux  flancs escarpés, équipées à l’arrière de fortins pour dévier les avalanches, amas impressionnants de blocs de roche sombre. Les hommes ont relevé un incroyable défit… Les dispositifs pour prémunir la vallée des avalanches sont innombrables. Pourtant, les traces de coulées de neige ou de terre sont multiples. Alors, qui gagnera ?

 

DSCN5475.JPGUne autre balade, sur ce même versant, nous a menées, en passant par la vertigineuse croix St Justin, au petit village de Sers et à son émouvante église romane du XII ème siècle. Une pure merveille…

 

Quel dommage en tous cas que le funiculaire construit en 1936 pour permettre aux skieurs d’accéder aux remarquables pistes de l’Ayré ne fonctionne plus ! Les navettes sont sans doute très pratiques, mais dramatiquement polluantes… A quand des navettes électriques, silencieuses et propres ?

 

Nous ne pouvons parler des qualités du domaine skiable puisque nous ne l’avons pas expérimenté, mais nous avons remarqué au cours de ce séjour que la vie du skieur n’est pas un long fleuve tranquille… Levé à l’aube pour attraper la première navette… Il doit faire la queue aux remontées, la queue pour se restaurer… Ses déplacements à pieds, au gré d’une démarche pesante et chaloupée, sont rendus pénibles par le poids du matériel à transporter… Mais c’est le bagne ! Et en plus, ça coûte cher ! Espérons qu’au moins il s’éclate dans les descentes, sinon, autant rester au boulot, non ?

 

Enfin, Barèges, on y reviendra sans doute, et sûrement en été, pour partir à la découverte des estives et des lacs d’altitude, à la rencontre des marmottes, des aigles et des isards… Là aussi, il y a promesse de bonheur !

 

Un grand merci à Christiane et Vincent qui nous ont prêté leur « sweet home » et permis de profiter des charmes d’une région qui n’a rien à envier aux Alpes !

Fredo 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:39
LE CERCLE LITTERAIRE
 DES AMATEURS D’EPLUCHURES51KCLqLYGNL. SL500 AA300 [1]
 DE PATATES

“The Guernsey Literary and Potato Peel Society” (Dial Press, New-York, 2008)

Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

(Ed. NIL, Paris, 2009)

 

 

« Peut être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal ».

Nous sommes à Londres en janvier 1946, Juliet Ashton, écrivain correspond avec Sidney son éditeur et ami, elle manque d’inspiration. Un jour, elle reçoit la lettre de Dawsey Adams un habitant de Guernesey. Celui-ci vient d’acquérir un livre lui ayant appartenu, témoin de leur admiration commune pour le même auteur. Une correspondance s’établit entre Juliet et Dawsey au cours de laquelle on apprend comment est né le « cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates » sur l’île anglo-normande occupée par les nazis. Ce cercle regroupe plusieurs habitants de Guernesey et résistera à sa façon à l’occupant allemand sans jamais se prendre au sérieux. Petit à petit Juliet entre en contact avec tous les membres du cercle ; au fil de leur correspondance nous découvrons ce groupe, son histoire, le point de vue des différents protagonistes. Ce roman épistolaire, aux personnages variés, attachants, est aussi délicieux que son titre. C’est amusant, intelligent, original, léger et grave à la fois. Un vrai régal !

Il s’agit du premier roman de Mary Ann Shaffer, bibliothécaire et libraire née en Virginie Occidentale écrit avec sa nièce Annie Barrows, auteur de livres pour enfants). M.A. Shaffer est décédée en février 2008.

 

Mi

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 18:15
Images poétiques

 

 

Toute la classe assiste à un spectacle de cirque.

Un tigre bondit.

-         Oh ! ça vole ! s’écrit Jude 4 ans.

*

 

Nous sommes partis pique niquer dans les bois.
Après le repas, nous faisons un petit tour. Courbés par le vent les arbres le long du sentier sont tous inclinés du même côté. Cela inquiète certains enfants.

-         Ils vont nous tomber dessus !

Alexandre, 4 ans se veut rassurant.

-         Mais non, y sont bien collés !

 

 Alexandra-copie-1

 

 Alexandra

 

 

Caroline, 3 ans a des problèmes avec une petite fille noire.
- Maîtresse, elle me fait mal la marron avec des cheveux qui moussent !

*

 

En promenade dans la rue, nous avons croisé une religieuse…….

-         Oh, une fée d’église ! s’écrie Caroline.

*

 

Aujourd’hui, Cyril, 4 ans a une orange sanguine pour son goûter. Il explique à ses copains.

-         Ca, c’est une orange à la fraise.

*

 

Sylvain, 5 ans arbore une paire de gants en jacquard, toute neuve dont il est très fier ;

-         Regarde maîtresse, il y a des fleurs qui poussent sur mes gants.

*

 

Les enfants ont tendance à caresser Quenotte, le cochon d’inde de la classe, à rebrousse-poils.

Ludovic, 5 ans proteste.

-         Faut pas la décoiffer !

*

 

Aujourd’hui il faut rajouter un peu d’eau dans l’aquarium des poissons. Les enfants surveillent et s’étonnent :

-         Pourquoi tu leur donnes de l’eau, tu les arroses ?

Anna, 5 ans, enveloppe les poseurs de questions d’un regard méprisant :

-         Ben, c’est parce qu’ils ont soif, tiens !

Amélie, 4 ans, annonce ce qu’elle va manger ce soir dans sa maison :

-         Ce soir, je vais manger du « gratin de chinois ».

*

 

Cyril, 5 ans passe la moitié de son temps débraillé, le ventre à l’air, la chemise ouverte…

Il a déjà fallu lui répéter 3 fois de boutonner sa braguette. A la longue, devant l’inutilité d’un tel geste et un peu excédé, il a un geste d’abandon et rétorque vivement :

-         Mais !!! y va pas s’envoler.

*

 

Nous avons trouvé un escargot dans les bois en nous promenant et Steve tient absolument à le ramener dans sa maison.
Johan, 6 ans, regrette la décision de son copain et tente de le faire changer d’avis :

-         Oui, mais s’il a une femme et des p’tits bébés !

*

 

Elodie, 4 ans a avalé de travers et tousse violemment :

-         Oh, j’ai bu du vent ! dit-elle en retrouvant son souffle.

*

 

Dans la grotte aux histoires nous nous apprêtons à regarder quelques diapositives. Tout est prêt sauf……..

-         Attends maîtresse il faut brancher l’appareil ! Tiens elle est là, la branche ! dit Davy, 5 ans en empoignant la prise électrique.

 

 

corinne

Corinne

 

Nicolas a perdu sa grand-mère et revient à l’école après l’enterrement. Le visage grave, il raconte ce qui lui est arrivé :

-         Ma mamie, elle avait un « corsaire », elle avait des petits cailloux dans le ventre et pis elle est morte.

*

 

Ce matin, Jérôme est déçu il n’a pas passé une bonne soirée :

-         Hier, y’avait pas d’ télé, y’avait la « grêle »!

*

 

Laurent et Julie, 5 ans discutent et ne sont pas d’accord. Julie a le dessus, Laurent boude. Julie bouche pincée, tout en continuant de dessiner, calme et hautaine conclut :

-         Hé oui, mon p’tit vieux ! c’est comme ça ! c’est la vie.

*

 

Le petit copain de Caroline est malade, il a une angine.

-         Il a une rouge-gorge, explique t-elle.

*

 

Nous sommes allés pique niquer et la journée a failli mal se terminer ; soudain un enfant présente une rougeur et une enflure inquiétante aux yeux. Puis 2, 3 enfants sont atteints à leur tour. Il faut trouver un médecin.

Un peu plus tard, Patrice, 4 ans, tout fier de son aventure explique aux autres les raisons de leur indisposition.

-         Le docteur a dit qu’on avait de « l’énergie » dans l’œil !

*

 

Discussion politique dans les rangs……..

Christophe est tout fier d’annoncer :

-         Mitterand, on le voit à la télé, il est déguisé en grenouille !

*

 

L’école a été vandalisée par une bande de loubards dans la nuit. Les enfants ont été très choqués. Le soir, Sandra, 6 ans, romanesque explique à sa mère :

-         Y’a 40 voleurs qui sont entrés dans l’école !

 

 A suivre.

 

 

 Do et Frédo

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:58

J’ai le plaisir de vous présenter mon dernier bébé !

Paname !

Paname 

Les-collines-de-Meudon.jpgJe vais essayer de vous relater les différentes étapes de la mise en oeuvre qui se sont succédées tout au long de ces 5 mois de gestation !

Tout a commencé avec le souvenir que j’avais gardé de Paris vu de l’Observatoire de Meudon, une de nos petites balades citadines d’avant. Nostalgie ?

 

 

Des esquisses jetées sur un carnet de croquis en tenant compte du format du cadre choisi et du rendu souhaité pour déterminer l’allure générale du tableau. Un croquis un peu plus précis pour équilibrer la composition puis un dessin à la mine de plomb fouillé pour servir de support lors du tracé des grandes lignes du paysage sur la toile.

Enfin une esquisse un peu moins détaillée mais en couleurs, pastels ou aquarelle, pour déterminer l’équilibre des teintes.

Le regard doit circuler sans encombre sur la toile, rien ne doit le bloquer !

Après, c’est le saut dans l’inconnu car souvent le tableau a sa propre vie. Tracé au fusain sur la toile que l’on estompe (avec le plat de la main) pour pouvoir déposer la première couche de peinture : le jus !

Les couches de peinture, en général au nombre de 3, se posent « gras sur maigre ». Le jus est très dilué et donne un peu l’aspect d’une aquarelle, la dernière couche ne contient plus de médium.

 

 Paname-la-tour-et-le-sacre-coeur.JPGJ’ai attaqué le tableau pleine d’enthousiasme

avec une idée très précise de ce que je souhaitais rendre comme impressions et il m’a échappé.

Le contraste entre l’aspect rural de Meudon et la Ville tentaculaire à ses pieds, le Noir et Blanc qui gomme la diversité et la Nature haute en couleurs, tout cela s’est imposé.

Très vite il n’est rien resté du souvenir charmant que j’avais conservé de mes années parisiennes.

J’ai même été un certain temps dans l’incapacité de travailler sur la toile, elle m’étouffait !

 

 

Paname-et-la-Seine.jpgCette impression a perduré jusqu’à ce que je m’attaque à la Seine. L’œil pouvait enfin circuler plus librement, la sensation d’enfermement s’est apaisée.

Je suis contente de pouvoir contempler Paris revisité sur ce tableau enfin terminé, mais je n’ai plus envie d’y retourner.

Au bout du compte, je me suis libérée de mon passé parisien.

 

 

 

Do

 

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